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InterviewRTL (sur YouTube)· 25 janvier 2015 25 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéEurope & internationalTravail & emploiInstitutions & élections

Xavier Bertrand, invité du Grand Jury, dimanche 25 janvier 2015 - Partie 2 - RTL - RTL

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous y êtes favorable ? Est-ce que c'est possible ?

  • 3:58OuverteRéponse partielle

    La ministre de la Justice, Christiane Taubira, est souvent accusée par l'opposition de mener une politique laxiste. Est-ce que vous la considérez comme la personne qu'il faut aujourd'hui pour mener les réformes nécessaires ?

  • 5:47OuverteRéponse directe

    J'aimerais vous interroger sur cette question qui pose une question d'alliance de la France avec un certain nombre de pays du Moyen-Orient.

  • 7:28RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça, à vos yeux, c'est tenable ? Ou bien est-ce qu'il faudra se dire un jour, finalement, si notre ennemi c'est Daesh, il faut peu ou prou se rapprocher de Bachar ?

  • 8:08OuverteRéponse directe

    Notamment, est-ce que ce pays, le Qatar, pour lesquels il y a quelques fantasmes sur son financement ou pas du terrorisme, est un pays tabou lorsqu'on est à l'UMP ou pas ?

  • 8:44ComplaisanteRéponse directe

    Que ce soit les avions décollent, que leurs avions décollent aussi, et que leurs bombes atteignent les combattants de Daesh.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Invité politiquePromesse
    « je pense qu'il faut engager ce combat. »
  • 0:43Invité politiquePromesse
    « Je pense qu'il faut pouvoir retirer la nationalité française, entendons-nous bien, même quand il ne s'agit pas de binationaux. »
  • 2:19Invité politiqueFait
    « L'Angleterre a mis en place, notamment avec les Control Orders, voilà quelques années, des mesures qui leur ont permis de mieux se protéger face au terrorisme. »
  • 2:35Invité politiquePromesse
    « je demande à ce que l'on fasse exactement la même chose en France. »
  • 2:40Invité politiquePromesse
    « si vous partez, vous ne reviendrez pas en liberté. »
  • 4:58Invité politiquePromesse
    « est-ce qu'elle aura sa place ? »
  • 5:10Invité politiquePromesse
    « Nous ne pourrons pas avoir de politique en matière de sécurité forte si nous n'avons pas à l'avenir davantage de places de prison. »
  • 5:35Invité politiquePromesse
    « Quartiers spéciaux, dans un premier temps, je pense qu'à l'avenir, il nous faudra des quartiers avec davantage de places que ce qui est prévu aujourd'hui par le gouvernement. »
  • 9:11Invité politiquePromesse
    « tout cela doit être condamné, et on doit vraiment faire preuve d'une tolérance zéro vis-à-vis de tous ceux qui commettent de tels actes. »
  • 10:19Invité politiquePromesse
    « La laïcité coercitive, comme dit mon ami Alain Marceau, voilà ce qu'il nous faut. »
  • 12:02Invité politiqueFait
    « Trop d'austérité en Grèce. »
  • 12:12Invité politiqueFait
    « Quasiment les mêmes familles qui sont partagées le pouvoir, qui ont menti sur la réalité des chiffres du budget en Grèce. »
  • 15:51Invité politiqueFait
    « Ce sera leur choix. »
  • 17:45Invité politiquePromesse
    « je ne voterai pas cette loi. »
  • 18:24Invité politiquePromesse
    « Je voterai contre. »
  • 24:06Invité politiqueFait
    « Le PNR, le fameux programme qui permet d'avoir des informations sur les passagers. Elle ne veut pas le voter. »

Temps de parole

  • Xavier Bertrand64 %
  • Présentateur12 %
  • Présentateur 211 %
  • ?9 %
  • Invité3 %

≈ 67,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Suite du grand jury. RTL, le Figaro LCI. Invité ce soir, Xavier Bertrand, député maire UMP de Saint-Quentin. Le débat est dirigé par Jérôme Chapuis. Nous sommes de retour dans le grand studio d'RTL avec Xavier Bertrand. Encore un mot, Xavier Bertrand, sur les suites des attentats,

0:23
Locuteur

les

0:23
Présentateur

nombreuses mesures qui ont été évoquées. Parmi celles qui divisent la droite et la gauche, il y

0:27
Locuteur

a

0:27
Présentateur

la question de la déchéance de nationalité, notamment pour les personnes qui n'ont qu'une seule nationalité, la nationalité française. Est-ce que vous y êtes favorable ? Est-ce que c'est possible

0:36
Locuteur

? Je

0:38
Xavier Bertrand

sais que c'est compliqué,

0:39
Locuteur

mais

0:40
Xavier Bertrand

je pense qu'il faut engager ce combat.

0:43
Locuteur

On

0:43
Xavier Bertrand

acquiert bien la nationalité française. Je pense qu'il faut pouvoir retirer la nationalité française, entendons-nous bien, même quand il ne s'agit pas de binationaux.

0:52
Locuteur

On

0:52
Xavier Bertrand

se pose toujours des questions existentielles par rapport au droit. Je préfère gérer des problèmes juridiques que de gérer des phénomènes de guerre sur notre territoire. La question précise, c'est qu'on crée des apatrides. Est-ce que c'est légal

1:04
Locuteur

du

1:05
Xavier Bertrand

point de vue du droit international ? Alors on fait bouger le droit international. Le terrorisme, c'est quelque chose de très particulier.

1:10
Locuteur

Le

1:10
Xavier Bertrand

terrorisme s'en prend au droit international,

1:12
Locuteur

s

1:12
Xavier Bertrand

'en prend à notre mode de vie, s'en prend à notre société. Alors la société et le droit international doivent évoluer. Parce que vous dites qu'ils sont apatrides,

1:20
Locuteur

mais

1:21
Xavier Bertrand

quand ils vont se former aux techniques de guerre du djihad au Yémen, pourquoi ce n

1:26
Locuteur

'est

1:26
Xavier Bertrand

pas le Yémen qui les accepte dans ces conditions-là, de la même façon pour la Syrie ou de la même façon pour la Libye ? On

1:32
Locuteur

parle en l'occurrence de pays

1:34
Xavier Bertrand

où les États sont extrêmement faibles, voire quasi inexistants. Eh bien, dans ces cas-là, ce que je veux vous dire, c'est qu'il y a bien des pays pour les accueillir, pour préparer les massacres futurs. Alors dans ces conditions, je demande à la communauté internationale, je demande à la France de porter ce débat. Parce que c'est toujours commode de dire, vous savez, on ne peut pas. Et eux, ils se gênent avec le droit. Donc moi, je ne dis pas qu'il faut ne pas s'embarrasser du droit, je dis qu'il faut faire évoluer le droit.

1:56
Locuteur

Avec ses voies-elles

1:56
Invité

? Donc ça suppose de faire évoluer ou de

1:58
Xavier Bertrand

sortir d'un certain nombre de dispositions de la Convention européenne des

2:00
Invité

droits

2:01
Xavier Bertrand

de

2:01
Locuteur

l

2:01
Xavier Bertrand

'homme ? Bien sûr.

2:01
Locuteur

Et

2:02
Xavier Bertrand

ça,

2:02
Locuteur

c

2:02
Xavier Bertrand

'est possible ? La Convention européenne des droits de l'homme, on peut avoir la lecture qui nous empêche de tout faire, mais dans ces cas-là, excusez-moi, n'invitez plus de responsables politiques, que plus personne ne s'engage en politique. C'est pour dire, vous savez, nous, on aimerait bien, mais on ne peut pas. Ça va bien. L'Angleterre a mis en place, notamment avec les Control Orders, voilà quelques années, des mesures qui leur ont permis de mieux se protéger face au terrorisme.

2:23
Locuteur

Il

2:23
Xavier Bertrand

y avait la Convention européenne des droits de l'homme.

2:25
Locuteur

Mais

2:26
Xavier Bertrand

l'article 15 permet, quand il y a un péril imminent pour la nation, de pouvoir prendre des mesures, même temporaires. Je demande à ce que l'on fasse exactement la même chose en France. Parce que je crois qu'il faut, d'une certaine façon, une présomption de culpabilité.

2:39
Locuteur

Dans

2:40
Xavier Bertrand

le procès, on sait bien que c

2:41
Locuteur

'est

2:41
Xavier Bertrand

la présomption d'innocence. Mais avant qu'il y ait un procès, c'est de dire, si vous partez,

2:45
Locuteur

vous

2:46
Xavier Bertrand

ne reviendrez pas en liberté.

2:49
Locuteur

Surveillance de

2:49
Xavier Bertrand

la résidence, bracelets électroniques, d'autres mesures, comme des centres de rétention. D'autres pays l'ont fait, qui étaient aussi soumis

2:57
Locuteur

à

2:58
Xavier Bertrand

la lecture, à l'application de la CEDA. Je demande exactement la même chose en

3:00
Locuteur

France. C'est une

3:01
Xavier Bertrand

présomption de culpabilité pour les djihadistes. Mais quelqu'un qui va faire le djihad, il y va pour quoi

3:05
Locuteur

? Il

3:06
Xavier Bertrand

y va pour s'entraîner et ramener la guerre dans notre pays. C'est bien pour nous faire la guerre. Nous le savons. Ne les laissons pas revenir. Et ceux qui sont sur le territoire aujourd'hui,

3:15
Locuteur

il

3:16
Xavier Bertrand

faut en permanence les harceler.

3:17
Locuteur

Il

3:18
Xavier Bertrand

faut les convoquer au commissariat pour quelques motifs que ce soit. Et il faut les débusquer pour leur permettre d'éviter ce qu'ils sont en train de

3:25
Locuteur

préparer. Nous avons des bons barotins de mort. Ça veut

3:27
Invité

dire quoi ? Un djihadiste,

3:29
Locuteur

soit

3:29
Invité

on le déchoie de sa nationalité, on ne le laisse pas revenir sur le territoire national. Une possibilité.

3:35
Locuteur

Soit on

3:36
Invité

le laisse rentrer. Et là, vous

3:37
Xavier Bertrand

dites, si on le laisse rentrer, il faut quoi ? Il faut le mettre en prison. Résidence surveillée,

3:40
Locuteur

brasse

3:40
Xavier Bertrand

électronique ou centre de rétention. Privation de sa liberté telle qu'il entendait. Nous savons pourquoi il revient. Nous savons pourquoi il est parti. Et on va laisser faire. Je ne veux plus détourner le regard

3:50
Locuteur

de cette réalité

3:51
Xavier Bertrand

que nous connaissons.

3:52
Locuteur

Je sais

3:52
Xavier Bertrand

que c'est dur, mais je l

3:53
Locuteur

'ai

3:53
Xavier Bertrand

dit tout à l'heure. C'est leur liberté ou c'est la nôtre ? Alors c'est la nôtre qu'il faut préserver.

3:58
Présentateur

Xavier Bertrand, une question politique. La ministre de la Justice, Christiane Taubira, est souvent accusée par l'opposition de mener une politique laxiste. Est-ce que vous considérez qu'elle est la personne qu'il faut aujourd'hui pour mener les réformes nécessaires

4:09
Xavier Bertrand

dans la lutte contre le terrorisme ? Dans les mesures qui vont être annoncées complètement par le gouvernement, et on verra si le gouvernement entend aussi les arguments, les propositions de l'opposition,

4:19
Locuteur

on

4:20
Xavier Bertrand

verra si Mme Taubira écoute ou pas, et si elle suit le Premier ministre ou pas.

4:24
Locuteur

Elle a écrivé des réserves sur une mesure. Ce

4:27
Xavier Bertrand

n

4:27
Locuteur

'est

4:27
Xavier Bertrand

pas probable. Écoutez, ton Premier ministre aussi de faire preuve d'autorité dans son gouvernement, on

4:34
Locuteur

ne

4:34
Xavier Bertrand

peut pas imaginer qu'une ministre ne mette pas en application le plan gouvernemental, même si je souhaite que le plan gouvernemental aille plus loin encore. Elle a déjà dit qu'elle ne pensait

4:41
Locuteur

pas

4:42
Présentateur

que du bien de l'idée de l'indignité nationale, proposée par l'UMP, examinée par Manuel Valls.

4:48
Locuteur

Moi,

4:48
Xavier Bertrand

si j'étais à la tête de l'État et du gouvernement, je sais ce que je ferais. C'est-à-dire

4:51
Locuteur

? Dans

4:52
Xavier Bertrand

ces cas-là, si elle ne suit pas ce plan aussi essentiel, sur un sujet aussi essentiel, est-ce qu'elle aura sa place ? Maintenant, j'ai une vraie différence de fond avec Mme Taubira sur deux aspects.

5:02
Locuteur

Nous

5:03
Xavier Bertrand

ne pourrons pas avoir de politique en matière de sécurité forte si nous n'avons pas à l'avenir davantage de places de prison.

5:10
Locuteur

Que

5:11
Xavier Bertrand

nous isolions les imams qui, en prison, ceux qui sont emprisonnés, mais qui continuent

5:17
Locuteur

à

5:18
Xavier Bertrand

professer

5:18
Locuteur

justement

5:19
Xavier Bertrand

le djihad. Je pense à tous ces salafistes djihadistes, les salafistes djihadistes, qui eux ont clairement décidé

5:26
Locuteur

de

5:26
Xavier Bertrand

nous anéantir. Tout cela en prison. Vous pouvez en mettre certains à

5:30
Locuteur

l

5:30
Xavier Bertrand

'écart. Je pense que ça ne suffira pas. Il faudra des places supplémentaires à l'avenir. Il faut des prisons spéciales ou des quartiers spéciaux ? Quartiers spéciaux, dans un premier temps, je pense qu'à l'avenir, il nous faudra des quartiers avec davantage de places que ce qui est prévu aujourd'hui par le gouvernement. Mais il nous faudra davantage de places en prison. C'est une évidence dans les années qui

5:46
Locuteur

viennent.

5:46
Présentateur

Xavier Bertrand, vous avez effleuré la question. J'aimerais vous interroger dessus, sur cette question, qui pose une question d'alliance de la France avec un certain nombre du pays du Moyen-Orient. J'aimerais juste vous citer une phrase d'Edgar Morin dans le journal Le 1, qui résume la chose ainsi. Cette guerre comporte des aspects qui paraîtraient grotesques s'ils n'étaient tragiques. L'Occident combat le régime d'Assad, met son allié contre Daesh et bénéficie de ses services de renseignement. L'Occident est hostile à l'Iran, mais est son allié objectif, puisque l'Iran soutient militairement le pouvoir chiite irakien.

Et puis la Turquie, dit le philosophe, est plus hostile aux Kurdes de Syrie, frères des Kurdes de Turquie, qu'à Daesh. Est-ce qu

6:21
Locuteur

'il

6:21
Présentateur

ne faut pas, lorsqu'on pointe ces manquements de la diplomatie occidentale et sans doute française, se poser la question de revoir nos alliances au Moyen-Orient, révision dans laquelle peut-être on pourrait même englober le Qatar

6:34
Locuteur

? Notre

6:35
Xavier Bertrand

ennemi premier,

6:36
Locuteur

c

6:36
Xavier Bertrand

'est Daesh.

6:38
Locuteur

Ils

6:39
Xavier Bertrand

veulent nous anéantir, il faut les anéantir.

6:41
Locuteur

Et

6:41
Xavier Bertrand

ce que je demande,

6:42
Locuteur

c

6:43
Xavier Bertrand

'est à tous les pays que vous venez de citer, vous parlez de Qatar,

6:48
Locuteur

l

6:48
Xavier Bertrand

'Arabie Saoudite, la Turquie, d'être au premier plan, d'être au premier rang pour les combattre. Que ce soit leur bombe à eux aussi qui frappe Daesh.

6:57
Locuteur

Ce

6:58
Xavier Bertrand

que je leur demande, c'est d'être non pas derrière nous,

7:01
Locuteur

mais

7:01
Xavier Bertrand

c'est d'être devant nous,

7:03
Locuteur

de

7:03
Xavier Bertrand

façon à bien montrer que ce combat est international.

7:07
Locuteur

Voilà

7:07
Xavier Bertrand

ce que je demande pour qu'il

7:08
Locuteur

y

7:08
Xavier Bertrand

ait une clarification.

7:09
Locuteur

Il y a

7:09
Xavier Bertrand

de l'ambiguïté aujourd'hui de la part de ces pays ? J'entends régulièrement les questions posées, notamment sur la Turquie. Vous l'avez dit vous-même, qu'à un moment donné, on aurait pu davantage stopper l'offensive de Daesh.

7:19
Locuteur

Mais

7:19
Xavier Bertrand

que les Turcs, visiblement, ne l'ont pas fait comme il le faudrait. Donc là, nous avons besoin d'une clarification totale. Et vis

7:26
Locuteur

-à

7:27
Invité

-vis de la Syrie, aujourd'hui, la position de la France, c'est ni Bachar, ni Daesh. Est-ce que ça, à vos yeux, c'est tenable ? Ou bien est-ce qu'il faudra se dire un jour, finalement, si notre ennemi c'est Daesh, il faut peu ou prou se rapprocher de Bachar ? Bachar est un boucher

7:38
Locuteur

qui

7:39
Xavier Bertrand

a exterminé son peuple.

7:41
Locuteur

Je

7:41
Xavier Bertrand

ne l'oublie pas, je ne l'oublierai pas.

7:43
Locuteur

Mais

7:43
Xavier Bertrand

l'ennemi premier, c'est Daesh. Donc

7:45
Locuteur

?

7:45
Xavier Bertrand

Éric Revelle

7:45
Locuteur

? Je

7:46
Xavier Bertrand

viens de vous le dire clairement. Éric Revelle ? On a besoin d'éradiquer Daesh.

7:49
Présentateur

Pardonnez-moi, je reviens sur la question du Qatar, parce que Nicolas Sarkozy avait fait de ce pays la pierre angulaire, le pays pivot de sa politique au Moyen-Orient. François Fillon, dans Le Monde, estime que l'engagement de Doha, donc du Qatar contre le terrorisme, doit être éclairci. Bruno Le Maire, il faut réexaminer les relations avec le Qatar. Notamment,

8:09
Locuteur

est

8:09
Présentateur

-ce que ce pays, le Qatar, pour lesquels il y a quelques fantasmes sur son financement ou pas du terrorisme, est un pays tabou lorsqu'on est à l'UMP ou pas ?

8:21
Locuteur

Je

8:21
Xavier Bertrand

vous l'ai dit tout à l'heure, j'ai cité moi-même le nom du Qatar, comme de l'Arabie Saoudite, comme d'autres pays.

8:26
Locuteur

Le

8:26
Xavier Bertrand

problème, c'est qu'ils doivent être très clairement devant, en premier, pour frapper Daesh. C'est comme ça que la clarification, ce que certains appellent de leur vœu, sera effective.

8:36
Locuteur

Un

8:37
Présentateur

mot pour clore ce débat sur

8:38
Locuteur

la suite des

8:38
Xavier Bertrand

attentats.

8:39
Locuteur

Que

8:39
Xavier Bertrand

les avions décollent, que leurs avions décollent aussi, et que leurs bombes atteignent les combattants de Daesh. Voilà ce que je demande.

8:44
Présentateur

Un mot sur ce qui se passe chez nous, et sur les populations musulmanes, ici en France. On a beaucoup dit qu'elles pouvaient être victimes d'amalgame. Qu'est-ce que vous répondez à celles et ceux qui dénoncent les actes très nombreux, les actes anti-musulmans qui ont été commis depuis une quinzaine de jours,

9:04
Xavier Bertrand

et qui demandent des actes

9:05
Locuteur

? Tous

9:06
Xavier Bertrand

les actes racistes, tous les actes antisémites, tous les actes islamophobes, tout cela

9:10
Locuteur

doit

9:11
Xavier Bertrand

être condamné, et on doit vraiment faire preuve d'une tolérance zéro

9:17
Locuteur

vis

9:17
Xavier Bertrand

-à-vis de tous ceux

9:18
Locuteur

qui

9:19
Xavier Bertrand

commettent de tels actes.

9:20
Locuteur

Maintenant, il

9:21
Xavier Bertrand

y

9:21
Locuteur

a

9:21
Xavier Bertrand

aussi autre chose

9:22
Locuteur

qui

9:22
Xavier Bertrand

est importante.

9:23
Locuteur

Je

9:24
Xavier Bertrand

veux entendre en France,

9:25
Locuteur

de

9:26
Xavier Bertrand

la part de responsables musulmans,

9:27
Locuteur

la

9:28
Xavier Bertrand

même phrase que celle que j'ai entendue de la part d'un responsable politique musulman qui met en avant sa religion,

9:34
Locuteur

c

9:34
Xavier Bertrand

'est le maire de Rotterdam.

9:35
Locuteur

Le

9:36
Xavier Bertrand

maire de Rotterdam, M. Aboutaleb, a dit la chose suivante.

9:39
Locuteur

Les

9:39
Xavier Bertrand

musulmans qui ne goûtent pas à la liberté d'expression doivent retourner en Orient. Il faut comprendre que la République française,

9:46
Locuteur

c

9:47
Xavier Bertrand

'est aussi la liberté, et c'est donc la liberté d'expression. Il n'y a aucune restriction à cela. Cette

9:53
Locuteur

phrase, vous la

9:53
Xavier Bertrand

reprenez à votre compte.

9:55
Locuteur

Les

9:55
Xavier Bertrand

musulmans

9:55
Locuteur

doivent...

9:56
Xavier Bertrand

Je veux l'entendre.

9:58
Locuteur

Je

9:58
Invité

veux l'entendre. De la part des responsables musulmans de France,

10:00
Locuteur

dont vous trouvez qu'aujourd

10:01
Invité

'hui, ils n'expriment pas assez ce genre de...

10:03
Xavier Bertrand

La phrase, elle est forte, elle est très forte. Je veux l'entendre également. Parce que c'est la seule condition pour bien comprendre

10:10
Locuteur

qu

10:10
Xavier Bertrand

'entre les salafistes djihadistes

10:12
Locuteur

et

10:13
Xavier Bertrand

les musulmans, ça n'est pas la même chose. Comme je souhaite également qu'il n'y ait plus du tout la moindre ambiguïté, que tout le monde soit sur la même ligne pour lutter contre le port de la burqa sur le territoire national. Que plus personne ne cherche d'excuses ou d'explications quand il y a aujourd'hui encore des ambiguïtés sur le refus de soins par un médecin. C'est-à

10:35
Locuteur

-dire,

10:35
Xavier Bertrand

en clair, qu'un médecin homme ne peut pas soigner une femme. C'est insupportable dans notre pays. Plus de certificats de complaisance pour éviter que des jeunes filles aillent à la piscine et encore moins d'auraient réservé dans les piscines. La laïcité coercitive, comme dit mon ami Alain Marceau, voilà ce qu'il nous faut. C'est-à-dire une laïcité qui permet de comprendre qu'il n

10:55
Locuteur

'y a

10:55
Xavier Bertrand

aucune loi religieuse, ni au niveau ni au-dessus des lois républicaines. C'est la seule façon que nous pourrons avoir cette offensive

11:01
Locuteur

républicaine que j'ai appellue. Benoît Paru dénonce lui à l'inverse

11:03
Invité

le totalitarisme laïc à Rapparu, qui est un proche d'Alain Juppé.

11:06
Xavier Bertrand

Ça n'est pas la même chose dont parle mon ami Alain Marceau. Oui, c

11:09
Locuteur

'est

11:09
Xavier Bertrand

même le contraire, en l'occurrence. Non, non, mais il n

11:11
Locuteur

'est

11:11
Xavier Bertrand

pas visé par ce que dit Benoît Paru. Ce n

11:13
Locuteur

'est

11:13
Xavier Bertrand

pas la même chose.

11:14
Locuteur

Non, mais il dit qu'il faut assouplir la laïcité, il faut

11:16
Invité

sortir de la

11:17
Locuteur

loi

11:17
Xavier Bertrand

de 1905.

11:18
Locuteur

On n'aura pas le temps d'ouvrir le débat sur les religions dans l'espace public. Aucune exception.

11:23
Xavier Bertrand

En France, on accepte les lois de la République française. C'est aussi simple que cela. Et ça s'applique à tous. Xavier

11:29
Locuteur

Bertrand,

11:30
Présentateur

on clôt ce débat. Évidemment, on pourrait en parler encore pendant des heures. Je voudrais qu'on évoque avec vous l'actualité de ce week-end, qui est la victoire très probable du parti de gauche Syriza en Grèce. On n'a pas encore de résultat définitif, mais les projections laissent penser que si ce n'est pas une majorité absolue, on en est tout proche. Est-ce que vous faites partie de ceux dans la classe politique française qui ont peur de Syriza ?

12:00
Locuteur

On

12:00
Xavier Bertrand

va attendre les résultats, mais si Syriza gagne, ce n'est pas une surprise.

12:05
Locuteur

Tout

12:05
Xavier Bertrand

le monde l'annonçait. Pourquoi

12:06
Locuteur

? Trop

12:07
Xavier Bertrand

d'austérité en Grèce.

12:09
Locuteur

Et

12:09
Xavier Bertrand

puis aussi la faillite d'une classe politique complètement discréditée. Quasiment les mêmes familles qui sont partagées le pouvoir, qui ont menti

12:16
Locuteur

sur

12:17
Xavier Bertrand

la réalité des chiffres du budget en Grèce. Il ne

12:19
Locuteur

faut

12:19
Xavier Bertrand

pas s'étonner

12:19
Locuteur

que

12:20
Xavier Bertrand

là-bas,

12:21
Locuteur

les

12:22
Xavier Bertrand

électeurs, les Grecs, aient eu envie de faire un autre

12:24
Locuteur

choix.

12:25
Présentateur

Ça, ce sont les causes. Mais les conséquences, les conséquences pour la France notamment, qui détiennent 50 milliards d'euros de

12:29
Locuteur

dettes

12:30
Xavier Bertrand

grecques ? Les conséquences, elles sont

12:32
Locuteur

déjà

12:33
Xavier Bertrand

à mesurer à l'aune de ce qu'a dit M. Tsipras.

12:36
Locuteur

Il

12:36
Xavier Bertrand

ne

12:37
Locuteur

veut

12:37
Xavier Bertrand

pas sortir de l'Europe et il ne veut pas sortir de l'euro. Et il veut rembourser la dette ? De façon négociée. Mais une chose est certaine. Il faut effacer la dette ? Ce n'est pas le contribuable français qui paiera à la passe des contribuables grecs. Ça, c'est une chose qui, pour moi, est une évidence. Maintenant, pour le reste, ça montre aussi un point important.

12:52
Locuteur

C

12:53
Xavier Bertrand

'est que vous pouvez demander des réformes structurelles. C'est évident, c'est important. Mais seulement vous ne pouvez pas donner le sentiment d'en demander trop et de saigner un peuple. Voilà aussi quel est le message, à mon sens, de l'élection, si elle se confirme, de M. Tsipras.

13:07
Locuteur

L

13:08
Présentateur

'analyse économique,

13:09
Locuteur

puis

13:09
Présentateur

l'analyse plus politique, peut-être, sur laquelle j'aimerais vous entendre. Pour la vie politique française, la victoire de l'extrême-gauche en Grèce, est-ce que ce n'est pas la deuxième bonne nouvelle de la semaine pour François Hollande, après celle de la BCE qui injecte massivement

13:24
Locuteur

de

13:25
Présentateur

l'argent dans le système économique européen ? Parce qu'en réalité,

13:29
Locuteur

la

13:29
Présentateur

victoire de l'extrême-gauche en Grèce, c'est sans doute, pour la Banque centrale européenne et pour Bruxelles, l'idée très précise que l'austérité, que le débat sur l'austérité et sur les réformes structurelles est en train de s'éloigner.

13:46
Locuteur

Est

13:46
Présentateur

-ce que pour François Hollande, ce n'est pas une bonne nouvelle ?

13:50
Xavier Bertrand

Écoutez, si on pense que parce qu'il y a cette décision, ce pas important de la BCE, on peut s'endormir, c'est qu'on n

13:58
Locuteur

'a

13:58
Xavier Bertrand

rien compris. C'est qu'on n'aurait strictement rien compris. La politique de la BCE aujourd'hui, ce plan ambitieux, important, c'est déjà pour nous éviter le pire, l'effondrement

14:08
Locuteur

dû à la déflation. Ça vous l'approuvez.

14:09
Xavier Bertrand

Bien sûr. Sauf que, vous savez, je plaide depuis des années pour qu'on ait un changement dans le traité. C'est-à-dire que la BCE soit là pour

14:16
Locuteur

lutter

14:17
Xavier Bertrand

contre l'inflation, mais qu'elle soit là aussi et que ce soit clairement écrit,

14:22
Locuteur

favoriser l'emploi.

14:25
Xavier Bertrand

Si vous voulez me faire dire que je préfère M. Draghi et M. Trichet, ah oui, évidemment. Mais il va aux limites de ce qu'est aujourd'hui son mandat. Et d'ailleurs, ce que je voudrais... Il va au-delà même, disent les Allemands. Ils disent, la BCE

14:36
Locuteur

a outre passé son mandat. Vous

14:37
Présentateur

voyez

14:38
Locuteur

bien que la

14:38
Présentateur

force de la proposition est inversée. Avant, l'Allemagne donnait le ton. Il disait, faites de l'austérité, faites des réformes, et ensuite on verra comment on peut vous aider, y compris, en recyclant nos excédents commerciaux. Et avec la décision de M. Draghi,

14:51
Locuteur

c

14:51
Présentateur

'est exactement le contraire qui est en train de se mettre en place. C'est, j'injecte des liquidités, et n'oubliez pas de faire les réformes. La proposition allemande vient de s'inverser.

14:58
Locuteur

Non,

14:59
Xavier Bertrand

mais en ce qui concerne le message de la BCE,

15:01
Locuteur

c

15:01
Xavier Bertrand

'est de dire, j'évite le pire, j'évite la déflation, j'évite l'effondrement, mais il faut aussi bien comprendre qu'on ne peut pas en permanence avoir une austérité budgétaire. Faites aussi les réformes. Ce message-là, je l'entends. La seule chose, ce qui manque à mon avis, dans le plan de la BCE aujourd'hui, c'est de fixer un objectif, pas de durée d'étalement du plan, mais de fixer un objectif sur notamment l'emploi ou plutôt un taux de chômage. C'est ce qu'ils font aux États-Unis. Et là, en définitive, aujourd'hui, vous retrouvez les limites du mandat de la BCE européenne qui, à la fois, lutte contre l'inflation ou la déflation, la stabilité des prix, mais qui ne regarde pas assez, qui

15:37
Locuteur

ne se mobilise pas assez encore

15:39
Xavier Bertrand

pour la croissance

15:40
Locuteur

et pour l'emploi. C'est ça que j'attends aujourd'hui.

15:42
Invité

Vis-à-vis des Grecs, qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce qu'il faut passer les ponts sur la dette pour qu

15:45
Locuteur

'ils

15:45
Invité

restent dans l'euro ?

15:46
Locuteur

Ou

15:47
Invité

bien est

15:47
Locuteur

-ce

15:47
Invité

qu'il faut dire « Vous payez vos dettes, sinon vous sortez de l'euro, ce n

15:49
Locuteur

'est

15:49
Invité

pas grave ». Écoutez, s'ils veulent sortir de

15:51
Xavier Bertrand

l'euro, ce sera leur choix. Voilà.

15:52
Locuteur

Donc vous vous dites « Ce n'est pas grave ».

15:53
Xavier Bertrand

Ce sera leur choix. Moi, j'ai une règle, claire. Ce n

15:56
Locuteur

'est

15:56
Xavier Bertrand

pas le contribuable français qui paiera à la place des Grecs.

15:58
Locuteur

Qui doit payer. Il y a un risque

16:00
Xavier Bertrand

qui paye si on efface la dette. Mais vous savez, M. Tsipras,

16:12
Locuteur

a

16:12
Xavier Bertrand

continué en matière d'immigration ce que l'Europe a laissé faire pendant des décennies. Mais pour le reste, plus il approchait des responsabilités et d'une victoire, moins il a parlé de sortir de l

16:22
Locuteur

'euro. Il n'en parle pas de ce programme. Ça reste quand même un

16:23
Présentateur

programme. 13e mois pour tous les retraités. 300 000 familles pauvres qui ont l'électricité, les coupons repas, hausse du SMIC et de 10%. Tout ça est quand même un programme de

16:32
Locuteur

gauche.

16:32
Xavier Bertrand

Lui, il n'a pas compris

16:32
Locuteur

que le

16:33
Xavier Bertrand

plus important n'était pas la conquête du pouvoir.

16:35
Locuteur

Mais

16:35
Xavier Bertrand

c'est l'exercice du pouvoir. Mais ça, les semaines et les mois qui viennent vont le ramener à cette dure réalité.

16:42
Locuteur

On ne peut pas promettre n'importe quoi en politique.

16:43
Xavier Bertrand

Ça a marché par le passé.

16:44
Locuteur

La

16:45
Présentateur

gauche

16:45
Locuteur

française,

16:46
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon, le Parti communiste, ont raison de se réjouir de cette victoire

16:50
Locuteur

quand

16:50
Présentateur

ils disent que ça peut nous pousser, nous, en

16:54
Xavier Bertrand

France. Mais il n

16:55
Locuteur

'y a

16:55
Xavier Bertrand

pas que la gauche et l'extrême gauche qui l'ont dit.

16:57
Locuteur

Il

16:58
Xavier Bertrand

y a aussi l'extrême droite, il y

16:59
Locuteur

a

16:59
Xavier Bertrand

aussi Mme Le Pen qui s'en est réjouie par avance de l'élection de M. Tsipras.

17:04
Locuteur

Ce

17:05
Xavier Bertrand

n

17:05
Locuteur

'est

17:05
Xavier Bertrand

pas la première fois que Mme Le Pen fait le choix de

17:06
Locuteur

la

17:07
Xavier Bertrand

gauche ou de

17:08
Locuteur

l

17:08
Xavier Bertrand

'extrême gauche.

17:09
Locuteur

En

17:09
Xavier Bertrand

matière de programme, elle aussi est sur ses propositions folles, impossibles à réaliser sur la retraite à 60 ans. Aux élections présidentielles, elle a choisi la gauche.

17:17
Locuteur

Aux

17:18
Xavier Bertrand

élections législatives, dans ma circonscription,

17:20
Locuteur

elle

17:20
Xavier Bertrand

voulait me faire battre. Elle a fait le choix

17:22
Locuteur

d

17:22
Xavier Bertrand

'appeler à voter pour la gauche, pour le Parti socialiste. Ce n

17:25
Locuteur

'est

17:25
Xavier Bertrand

pas la première fois pour Mme Le Pen.

17:27
Locuteur

Vous

17:27
Présentateur

avez parlé des réformes tout à l'heure. Quand on évoquait la BCE, il y a une réforme, et même plusieurs réformes, qui arrivent cette semaine au Parlement avec la loi Macron. Question très simple. Cette loi qui prévoit notamment de réformer le travail de dimanche. Est-ce que vous la voterez

17:43
Locuteur

? Non,

17:45
Xavier Bertrand

je ne voterai pas cette loi.

17:46
Locuteur

Je

17:46
Xavier Bertrand

l'ai regardée de près.

17:49
Locuteur

Je

17:49
Xavier Bertrand

voulais savoir s'il y avait ce qui me semble le plus essentiel, c'est-à-dire tout ce qui touche au droit du travail, au code du travail. J'avais plaidé pour qu'il y ait un contrat de travail unique,

17:58
Locuteur

qu

17:59
Xavier Bertrand

'on touche réellement aux conditions du licenciement, ce qui permettait, même sans reprise économique, de pouvoir permettre aux employeurs d'avoir moins de réticences. Il n'y a rien de tout cela. Vous savez, cette loi, son titre, c'est loi pour la relance et la modernisation de

18:13
Locuteur

l

18:13
Xavier Bertrand

'économie. L'activité croissance, je crois.

18:15
Locuteur

Vous

18:15
Xavier Bertrand

trouvez vraiment qu'il

18:16
Locuteur

y a ce qu'il faut pour

18:16
Xavier Bertrand

relancer l'activité ? En raison de ce qu'il n'y a pas dedans. Bien sûr. Elle n'est pas de nature à relancer l'économie. Et même pour

18:22
Locuteur

le reste... Je veux de mots

18:22
Xavier Bertrand

précisions, c'est une abstention ou un vote contre ? Je voterai contre.

18:25
Locuteur

Je

18:26
Xavier Bertrand

voterai contre. Il y a deux points sur lesquels je veux insister. Les professions réglementées. Il y a tellement de choses qui ne marchent pas dans notre pays qu'on pourrait réformer. Là, ce qui marche, le gouvernement veut le casser. Les professions réglementées étaient vraiment prêtes, je pense notamment aux notaires, à avancer dans le sens de la modernisation, de l'adaptation. Mais non. Non.

18:44
Locuteur

On

18:44
Xavier Bertrand

a voulu faire un exemple et casser ce qui fonctionne avec le notariat.

18:48
Locuteur

Et

18:48
Xavier Bertrand

vous avez aujourd'hui deux risques. Le premier risque, c'est que vous allez avoir des déserts notariaux qui vont se constituer dans les années qui viennent.

18:56
Locuteur

Et

18:56
Xavier Bertrand

il n

18:56
Locuteur

'y a

18:56
Xavier Bertrand

pas en France que les grandes métropoles et le désert autour. Vous avez ce vrai risque. Et puis, on veut ouvrir

19:02
Locuteur

à

19:03
Xavier Bertrand

la finance le capital des études de notaires. Je ne savais pas que les études notariales avaient besoin de tellement d'argent. Je voudrais savoir quel est le lobby qui est derrière tout ça pour que M. Macron prenne une

19:12
Locuteur

telle décision. C'est à lui

19:13
Xavier Bertrand

de le dire. Comment se fait-il qu'on ouvre

19:15
Locuteur

à

19:16
Xavier Bertrand

ce point qu'on ait besoin d'ouvrir le capital des études notariales ? Je ne savais pas qu'il y avait un besoin. M. Macron devra répondre à cette question. Qu'est-ce qu'il y a ? Ce n

19:24
Locuteur

'est

19:24
Xavier Bertrand

pas l'Europe qui est derrière.

19:25
Locuteur

Bien souvent

19:26
Xavier Bertrand

à

19:26
Locuteur

l

19:26
Xavier Bertrand

'abandon, mais ce n

19:26
Locuteur

'est

19:26
Xavier Bertrand

pas l

19:26
Locuteur

'Europe. Et ensuite, le

19:27
Xavier Bertrand

travail du dimanche. Sur le travail du dimanche... Ça,

19:30
Locuteur

ça

19:30
Xavier Bertrand

va quand même plutôt dans le sens de ce que vous vouliez ? C'est un recul en arrière. M. Macron donne le sentiment de faire un pas en avant et en fin de compte, il fait un pas en arrière au moins. Vous savez, les fameuses, on les appelait comme ça, excusez le nom, les puces, c'est-à-dire plan de campagne. Plan de campagne. Aujourd'hui, plan de campagne ouvre le dimanche. Nous avons fait voter les dispositions avant 2012, M. Revelle. C'est parfois critique sur la période d'avant. On l'a fait. Et ça a permis de maintenir des emplois et d'en créer. Aujourd'hui, même plan de campagne, il faudrait un accord collectif pour pouvoir ouvrir plan de campagne.

Et moi, j'étais notamment pour un droit de tirage pour les commerçants. Non, non. Il faudra le feu vert du maire. Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, des zones qui ouvrent le dimanche sont menacées

20:12
Locuteur

Il y en aura moins demain

20:13
Xavier Bertrand

que hier. C'est possible.

20:15
Locuteur

C

20:15
Xavier Bertrand

'est hélas possible. Et encore une fois, pourquoi ? Parce que M. Macron a voulu tout simplement faire plaisir à la frange à gauche de sa majorité et de ne pas avoir de problème. Xavier

20:25
Locuteur

Bertrand,

20:26
Présentateur

question politique pour terminer. Il y

20:27
Locuteur

a

20:27
Présentateur

des élections régionales à la fin de l'année. On parle de vous pour la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Ce matin, sur RTL, le porte-parole de l'UMP Sébastien Huig, qui est député du Nord, disait qu'il fallait que ce soit vous qui alliez mener ce combat. Est-ce que vous serez candidat au régional de 2015

20:45
Locuteur

?

20:48
Xavier Bertrand

Cette nouvelle grande région, c'est une formidable chance pour tourner le dos au déclin que nous connaissons depuis des décennies en Picardie et dans le Pas-de

20:56
Locuteur

-Calais. Mais répondez à la question.

20:58
Xavier Bertrand

Première des choses, c'est qu'il y a d'autres candidats qui sont possibles. Sur ce plateau, prenez par exemple Gérald Darmanin, Philippe Rapneau peuvent

21:05
Locuteur

être aussi des candidats. Gérald Darmanin

21:06
Invité

et Marc-Philippe D'Aubresse

21:07
Xavier Bertrand

ont dit si c'est Bertrand, on n'y va pas, on le laisse

21:08
Locuteur

y aller. Je vous dis qu'ils

21:09
Xavier Bertrand

sont des candidats possibles. La deuxième chose, c'est qu'il faudra une liste d'union pour

21:12
Locuteur

pouvoir remporter UMP,

21:14
Xavier Bertrand

UDI, notamment également CPNT,

21:17
Locuteur

les

21:17
Xavier Bertrand

chasseurs. Et que pour le reste,

21:20
Locuteur

je

21:21
Xavier Bertrand

vais vous dire aussi une chose, c'est qu'il faudra bien montrer que cette région a un avenir. Et clairement, ce n

21:27
Locuteur

'est

21:27
Xavier Bertrand

pas le moment aujourd'hui.

21:28
Locuteur

Est-ce

21:29
Présentateur

que c

21:29
Xavier Bertrand

'est

21:29
Présentateur

exclu

21:29
Xavier Bertrand

que vous soyez candidat pour

21:30
Locuteur

poser la question différemment ? Je peux vous le

21:31
Xavier Bertrand

dire dans tous les sens, toutes les façons. Le problème est simple. Il

21:34
Locuteur

y a

21:34
Xavier Bertrand

aujourd'hui des candidats qui sont mobilisés sur les départementales. Il est important aussi d'aller en soutien de ces candidats. La victoire aux départementales est importante, notamment dans cette nouvelle grande région.

21:45
Locuteur

J'ai une

21:45
Présentateur

petite question perfide sur le sujet avec Xavier Bertrand. Vous

21:49
Locuteur

dites ça avec une gourmandise M. Revelle. Oui, parce

21:51
Présentateur

que comme le député maire de Tourcoing est ici, ça s'adresserait peut

21:55
Locuteur

-être

21:55
Présentateur

à lui. Quand on voit que des proches de Manuel Valls poussent Mme Aubry à aller dans cette campagne, quand on voit que certains proches de Nicolas Sarkozy vous poussent à aller dans cette campagne, avec peut-être l'hypothétique candidature de Mme Le Pen, est-ce que ce n

22:09
Locuteur

'est

22:09
Présentateur

pas une formidable

22:10
Locuteur

peau

22:10
Présentateur

de banane qu'on va vous mettre sous les pieds si vous êtes candidat ? Oui, c'est perfide.

22:14
Xavier Bertrand

Ça fonctionnerait comme ça la politique ? Oh, ben ça serait la première fois alors. Non, écoutez, je sais bien qu'en ce moment on est tenté de revenir dans nos travers, les petites phrases, tout ça, la politique politicienne. Vu ce que l'on a connu, ce que l'on connaît encore, si on était capable de se mettre à la fois au niveau des circonstances et de l'exigence des Français, ça ferait du bien à la politique et je pense que ça ferait du bien aussi

22:35
Locuteur

à

22:35
Xavier Bertrand

la République. Il y a parfois

22:36
Présentateur

des dernières pensées en politique. Il s'agit d'élire le successeur de Pierre Moscovici. Vous évoquiez tout à

22:44
Locuteur

l

22:44
Présentateur

'heure le Front National et Marine Le Pen. Est-ce que vous pensez que le climat actuel, les attentats, peuvent profiter au Front National

22:51
Locuteur

? Madame

22:52
Xavier Bertrand

Le Pen, elle a voulu se différencier. Elle a échoué.

22:56
Locuteur

Elle

22:57
Xavier Bertrand

s'est placée en dehors de ce grand

22:58
Locuteur

mouvement

23:00
Xavier Bertrand

populaire national qu'il y a eu à Paris.

23:03
Locuteur

Elle

23:03
Xavier Bertrand

a préféré faire sa manifestation

23:06
Locuteur

dans

23:06
Xavier Bertrand

son coin et tenir un meeting.

23:08
Locuteur

Je

23:08
Xavier Bertrand

pense que c'est cela aujourd'hui que les Français regardent. et le regardent aussi d'autres choses.

23:12
Locuteur

C

23:12
Xavier Bertrand

'est que Mme Le Pen essaye de faire un exemple avec M. Choprade à qui elle a retiré ses responsabilités.

23:17
Locuteur

Qu

23:18
Xavier Bertrand

'est-ce qu'elle attend

23:18
Locuteur

pour

23:19
Xavier Bertrand

retirer ses responsabilités à Jean-Marie Le Pen

23:22
Locuteur

? M.

23:23
Xavier Bertrand

Le Pen a eu des propos injurieux

23:25
Locuteur

à

23:25
Xavier Bertrand

l'égard de nos services de renseignement, ceux dont on parlait tout à l'heure. Il a dit que tout ce qui s'est passé pouvait être un coup monté des services secrets. C'est une insulte à nos services.

23:35
Locuteur

Et

23:35
Xavier Bertrand

il faut absolument

23:36
Locuteur

qu

23:37
Xavier Bertrand

'elle en tire les conclusions. Ce sont

23:39
Locuteur

des propos

23:39
Présentateur

pour être précis dont elle s'est démarquée.

23:41
Xavier Bertrand

Quand on n'arrive pas à mettre de l'ordre dans sa famille politique, je ne

23:44
Locuteur

vois

23:44
Xavier Bertrand

pas comment on pourrait mettre de l'ordre dans notre pays. Qu'est

23:47
Locuteur

-ce

23:47
Xavier Bertrand

que vous lui

23:47
Locuteur

demandez ?

23:49
Xavier Bertrand

Vous imaginez que Jean

23:50
Locuteur

-Marie

23:50
Xavier Bertrand

Le Pen puisse exclure Jean-Marie Le Pen du Front National ? Un tel désordre qu'elle tolère dans son parti, dans sa famille politique, ça montre bien qu'elle serait incapable de remettre de l'ordre contre à moi ce qu'elle dit dans notre pays. Et je veux même plus loin. Il y a des mesures qui sont importantes pour la sécurité des Français. Le PNR, le fameux programme qui permet d'avoir des informations sur les passagers. Elle ne veut pas le voter.

24:13
Locuteur

Vous

24:13
Xavier Bertrand

avez aussi le contrôle des sites djihadistes. Elle ne veut pas qu'on les contrôle ou qu

24:17
Locuteur

'on

24:17
Xavier Bertrand

les ferme. Pourquoi ? Parce qu'elle est dans une logique.

24:19
Locuteur

Elle

24:20
Xavier Bertrand

est dans la logique où aujourd'hui, les libertaires, ceux qui ne veulent aucune restriction aux libertés, même au nom de la sécurité, elles veulent les voix. Et dans ce moment où je pense que les responsables politiques ont montré qu'ils attachaient plus d'importance aux pays qu'aux partis, ça n'a pas été le cas de Mme Le Pen.

24:35
Présentateur

Xavier Bertrand, merci d'avoir été l'invité de ce grand jury.

24:38
Locuteur

C

24:38
Présentateur

'est la fin de cette émission. Dans un instant, sur RTL, RTL en direct de l'équipe avec Ludovic Vandekarkov. Une édition spéciale sur LCI pour commenter les élections en Grèce. On attend encore les résultats officiels. On va se retrouver pour le grand jury et le débrief sur RTL.fr, lefigaro.fr et MyTF1 News. Très bonne soirée, très bonne semaine.