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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 19 octobre 2026 21 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

MACRON 20H : 17 OCTOBRE ET PANIQUE BOURGEOISE !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « Les puissants ont paniqué. Ils vont donc sortir les dents. Les voilà qui hurlent au chaos. Les mêmes qui saccagent les vies à coup de réforme étrangle. »
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    « Il était normal que je remette ma démission. Maintenant, le sujet qui se pose effectivement, c'est que ça ne se reproduise pas. »
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    « L'hypothèse d'un état d'urgence est également sur la table. Un régime d'exception donc qui permettrait notamment de restreindre les déplacements, d'assigner des personnes à résidence. »
  • 14:18non_speechFait
    « Derrière cette violence, il y a eu des appels, des incitations à la violence par monsieur Mélenchon qui parlait d'attaquer la citadelle, par monsieur Bagayoko qui disait que la violence pouvait être légitime. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Locuteur

Qu'est-ce que tu fous avec ta balayette là ? Malou ! Ben, j'étais en République. Je Bah oui, je nettoie parce que le problème de la révolution c'est que c'est sale. Il y a des vélos, il y a de la poussière. Voilà, c'est non. Ah oui, bah après quand on a coupé la tête du roi, je vais pas te mentir, ça a coulé sur les pavés hein. Ça fait partie du truc quoi, tu vois. Oui, mais en fait le enfin non mais alors j'entends mais c'est enfin en alors en fait c'est pas tu Non mais tu comptes pas. Tiens, tu as oublié ta balayette. Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le lundi 19 octobre et ce weekend, le peuple français s'est soulevé avec sa jeunesse en première ligne.

Pendant quelques heures, celles et ceux qu'on condamne à subir ont cessé de demander la permission. Ils ont occupé la rue, défi l'autorité, bousculer un pouvoir qui voudrait les voir courber les chines jusqu'à la fin de leur jour. Et soudain, le rapport de force est inversé. La police a reculé, le pouvoir a vacillé. Pour une fois, ce ne sont pas les gens d'en bas qui ont eu peur. Et je préfère vous prévenir tout de suite. Ne comptez pas sur moi pour m'en désoler. La violence, celle-là, elle n'est pas tombée du ciel. Elle a une histoire des responsables et des bénéficiaires.

C'est celle d'un système qui broit des vies, organise la précarité, laisse des services publics crevés à petit feu et demande ensuite aux victimes de rester poli. Un système où les plus riches accumulent les milliards pendant qu'on explique aux autres qu'il n'y a plus d'argent, plus de droit, plus d'avenir, mais qu'il reste toujours des grenades et des policiers pour faire respecter les règles du jeu. Souvenons-nous des mots d'Elder Camara, cet évêque brésilien du siècle dernier. Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres et la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétu les dominations, les oppressions et les exploitations.

Celles qui écrasent et lamin des millions d'hommes et de femmes dans des rouages silencieux et bien huilés. La seconde est la violence révolutionnaire qui née de la volonté d'abolir la première. La troisième est la violence répressive qui a pour objet d'étouffer la seconde en se faisant l'auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres. Il n'y a pas de pire hypocrisie de n'appeler violence que la seconde en feignant d'oublier la première qui l'a fait naître et la troisième qui l'a tue. Ce weekend, le peuple a relevé la tête et maintenant c'est la bataille du récit qui s'engage. Les puissants ont paniqué. Ils vont donc sortir les dents.

Les voilà qui hurlent au chaos. Les mêmes qui saccagent les vies à coup de réforme étrangle. Les services publics, condamnent des millions de personnes à compter chaque euro chaque mois de leur vie et déroule le tapis rouge aux grandes fortunes. Cela découvre soudain les vertus de la paix sociale. Il tolère la violence quand elle descend du sommet, qu'elle s'exerce depuis les bureaux des ministères. Mais quand elle remonte de la rue, quand les victimes cessent de tendre l'autre joue, c'est l'état d'urgence dans les beaux quartiers. Que les bourgeois gardent leurs leçons de civisme.

Le calme qu'ils réclament ce n'est que le silence des gens qu'ils écrasent parce que ce qui les arrange, ce n'est pas la paix, c'est que rien ne change, que les riches continuent à s'enrichir, que les pauvres continuent à payer et que personne, surtout personne, ne vienne déranger cette petite mécanique bien huilée. Mais ce weekend, la mécanique s'est grippée et les puissants se sont souvenus que leur tranquillité ne tient qu'à notre docilité. Avant de continuer cette chronique, je vous rappelle que le média doit absolument réunir 10000 donateurs mensuels pour pouvoir tenir et continuer à vous informer. C'est à partir de 3 € par mois.

C'est vous qui choisissez le montant de votre contribution selon vos moyens et puis c'est déductible des impôts. Toutes les infos sont sur capsuddicap.lemediatv.fr. J'insiste, c'est une question de survie. Puis je profite de cette petite pastille pour vous rappeler que plus de 6000 mineurs ont été interpellés dans le cadre du mouvement lycéen. Près de 1500 d'entre elles et eux sont poursuivis en justice. Face à la répression sans précédent, le média a lancé une pétition pour exiger une loi d'amnistie pour ces jeunes. Artistes, personnalité et organisation se mobilisent déjà. Alors vous aussi, signez et faites circuler cette pétition. Elle est disponible sur amnistie-léen.fr.

Fin de la réclame. On retourne au récap. Et nous sommes donc lundi, le lundi d'après, le samedi 17 octobre, jour annoncé du grand retour des gilets jaunes, nouvelle génération. Partout en France ce weekend, les révoltes ont grondé durement. C'est un fait. Et depuis donc la machine médiatique tourne à plein régime. En pleine période électorale, c'est l'état d'alerte dans les rédactions. Les feux de poubelle et les vitrines fracassées tournent en boucle sur les chaînes d'info. On tend le micro aux commerçants légitimement meurtri, aux badeau médusés, aux experts de plateau qui viennent nous expliquer toutes les 10 minutes que le pays sombre dans le chaos.

Bref, mesdames et messieurs, la panique bourgeoise s'étale en direct. Quand les pauvres trinquent en silence, c'est la vie. Quand ils font du bruit, c'est toute la République qui serait en danger. Ça vous a pas fait de la peine vous de voir ça ? Je suis rentré je suis rentré chez moi effondré. J'en je suis rentré à 1h du matin. Je n'ai pas dormi de Hier soir, le chef d'orchestre du chaos a lui-même décidé de nous servir son petit sermon paternaliste à heure de grande écoute. Une fois n'est pas coutume, Emmanuel Macron s'est souvenu que la politique intérieure existait. Pendant 8 minutes, le président en bout de course a pris sa voix la plus grave et son air le plus solennel.

Tout ça pour nous expliquer bah qu'il était pas content. Bon bah ça tombe bien, nous ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser. Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre. OK Jupiter, bah commence par nous filer ton RIP parce que ta facture à toi, elle est particulièrement salée, tu vois. Alors, aucune annonce, hein, de la part de Macron hier soir euh et surtout rien dans sa besace pour apaiser les colères. Pas un geste pour les lycéens, pas une concession pour les travailleurs pauvres, pas même une promesse en carton pour faire semblant devant les caméras.

Le président a parlé mais il n'avait manifestement rien à proposer pour pas changer. Sa seule décision c'est de refiler la patate chaude à Sébastien Lecnu hein. Toujours prié de jouer les moines soldats pendant que le chef lui joue les professeurs tournesol ailleurs car le monarque a d'autres chats à fouetter. Figurez-vous que ce lundi, direction le Cit, première étape d'une tournée de plusieurs jours au Moyen-Orient. Les colères sociales peuvent bien s'accumuler à la maison. Jupiter a des affaires autrement plus prestigieuses à gérer à l'étranger.

Mais avant de s'envoler vers d'autres cieux, Macron a tout de même trouver le temps de refuser la démission de Laurent Nugèz, le ministre de l'intérieur. Je remets ma démission parce que je suis responsable de tout ce qui se passe. Voilà, j'ai remis ma démission au président de la République pour ces raisons. Moi, j'ai été haut fonctionnaire, j'ai un sens de l'intérêt général et vu les dégâts qu'il y a eu, il était normal que je remette ma démission. Maintenant, le sujet qui se pose effectivement, c'est que ça ne se reproduise pas. C'est ce que le président de la République a dit hier, c'est il faut être évidemment meilleur dans l'anticipation de la mobilisation telle qu'elle se produit.

Et puis évidemment face au ordre de casseur depuis qu'il y a eu de l'immobilisation importante du militant de l'ultra gauche aussi partout dans de nombreuses villes qui ont sans doute été incité par les discours qui ont pu être nus dans les jours précédents implique sans doute que nous nous modifions aussi nos doctrines d'intervention face à des groupes extrement mobil. Bah oui, Emmanuel Macron n'allait quand même pas sacrifier un ministre pour quelques nuits agité dans son bon vieux royaume. Selon lui, cela répond à, je cite, la nécessité d'un commandement continu des forces de l'ordre dans le contexte actuel.

Bah oui, après tout, c'est bien beau de faire sauter les fusibles pour l'opinion publique, mais quand les remplaçants ne se bousculent pas au portillon et que les manifestants tentent de toquer à l'Élysée, vaut mieux y réfléchir à deux fois. on peut bien lui accorder d'ailleurs, on y était nous allé lyssée et puis partout dans les rues de Paris ce samedi. Je vous laisse quelques images de notre reportage disponible sur YouTube. Donc là où je vous parle, on est à à quelques mètres de l'Élysée. Ça fait maintenant plus d'une heure.

On est resté en tout je pense presque 2h au côté de l'Élysée où un petit groupe est vraiment motivé à atteindre l'Élysée et les charges policières en revanche, elles continuent aussi. On est gazé et on est chargé de tous les côtés. loin là. En plus, il y a des policiers qui nous ont attrapé qui ont attrapé ma copine. Regardez juste en 15 minutes le bleu qu'elle a eu. C'est son bleu en 15 minutes. Donc ça veut dire qu'ils l'ont vraiment pensé très fort. Ce n'est pas normal. Et moi ils m'ont gazé à bout portant pareil j'ai cru que j'allais crever on je répète qu'on est des manifestants pacifiques.

chém on pas cassé on n pas on vient juste pour depuis donc ce Ce matin, le corps nu missionné par le grand patron enchaîne les réunions de crise et les déclarations à la presse. Vous serez surpris d'apprendre que ces réponses sont essentiellement répressives. Le ministre de l'intérieur a de son côté demandé au préfet d'instaurer des couvre-feux partiels et localisés dès ce lundi soir. Officiellement pour protéger les commerces notamment. Et ce n'est pas tout. L'hypothèse d'un état d'urgence est également sur la table.

Un régime d'exception donc qui permettrait notamment de restreindre les déplacements, d'assigner des personnes à résidence, d'organiser certaines perquisition sans feu vert préalable d'un juge et d'interdire des manifestations. Ça tombe quand même bien. Évidemment, tout ceci vise à tuer dans l'œuf la révolte populaire en cours. C'est tout ce qui les intéresse. Selon le premier ministre le corn, les Français doivent même choisir leur camp. Moi, je le dis aussi avec beaucoup de solenité. C'est désormais le moment aussi de choisir son camp.

Soit on est dans le camp de la République et donc des forces de l'ordre et celles et ceux qui protège les biens et les personnes et qui appliquent les lois sont du côté des casseurs. Soit on est du côté de ces qui ont un projet violent pour la République et contre la République. Quand même une drôle de conception de la démocratie he décidément ce gouvernement. Le premier ministre gagnerait du temps à poser clairement son dilemme au peuple. Soit vous êtes du côté du pouvoir et on vous laisse tranquille, soit vous êtes contre nous et vous allez prendre cher parce que c'est ça le message. Enfin bon, pour l'instant c'est eux qui ont pris cher. Faut quand même le dire.

Ce weekend la police la plus armée d'Europe, on le rappelle, la plus meurtrière aussi a reculé face à l'intensité de la contestation populaire. Elle s'est trouvée complètement désemparée face à une jeunesse qui l'a défi sans relâche pendant des heures. Une jeunesse insais qui cavale dans les rues, monte des barricades et se joue de la lourdeur du maintien de l'ordre. D'ailleurs, alors qu'un deuxième acte de mobilisation se profile pour samedi prochain, Laurent Nugèz sort déjà le carnet de commande sécuritaire.

Le ministre promet de revoir le schéma de maintien de l'ordre et de déployer davantage de policiers et de gendarme comme si on pouvait croire un instant qu'il avait eu la main légère sur les quietes pour cette première édition. C'est pas vraiment le genre de la maison, on les connaît bien maintenant. On rappellera à toute fins utile comment le mouvement bloqu du 10 septembre 2025 pour nous citer que celui-ci avait été stoppé avant même de commencer dès les premières minutes de mobilisation. Quand il s'agit d'empêcher une mobilisation de prendre, le pouvoir s'est se montrer prévoyant.

D'ailleurs, ce weekend, les consignes étaient évidemment similaires et les forces de l'ordre ont bien tenté de reproduire la bonne vieille recette miracle répressive, sauf que cette fois et ben ça n'a pas marché, la colère était plus forte. Faut dire que aussi la force de la mobilisation actuelle, c'est notamment qu'elle ne tient pas en un seul cortège ni en un seul appel. Les points de rendez-vous se multiplient à la vitesse de l'éclair d'une ville à l'autre, parfois à quelques rues d'écart. Comme autant des gilets jaunes, les réseaux sociaux servent de caisse de résonance à des rassemblements spontanés qui s'organisent très vite et échappent évidemment aux circuits habituels.

Pas de déclaration préalable évidemment, pas de grand défilé unique à encadrer, pas de parcours bien balisé à verrouiller. Pour un ministre de l'intérieur, bah c'est globalement un cauchemar à gérer hein. Alors Nunè peut bien envoyer davantage de flics dans les rues. Il y a fort à parier que ça ne suffis pas à régler son problème mais tout ça ça vise surtout à donner l'impression qu'il gère évidemment et à rassurer les bourgeois qui panique, on l'a dit, à commencer par la droite et l'extrême droite qui s'inquiète toujours plus des poubelles brûlées que des vies massacrées hein, chacun sa cause. Il rivalise tous de créativité autoritaire depuis de jours.

On a Bardella qui veut [ __ ] tout le monde en tôle et qui s'inspire ouvertement du Salvador pour sa politique pénale. On écoute lorsqu'on voit que en 10 ans le président de la République a été incapable de construire les 7000 places de prison promise et qu'en 6 mois le Salvador a construit 40000 places de prison, c'est bien je crois là une question de volonté politique plutôt que d'être une question de moyen. On rappelle à toute fins utiles que Nagib Boukellé le président du Salvador est un autocrate aux méthode dignes d'une dictature qu'il fout en tôle tous ceux qui le dérangent. Dans son pays, les enfants des 12 ans peuvent être condamnés à la prison à perpétuité.

Les organisations internationales alertent d'ailleurs très régulièrement sur le démantellement accéléré de l'état de droit dans ce petit pays d'Amérique centrale. Mais visiblement pour Jordan Bardella, c'est un modèle, tout va bien. Sans surprise, l'auxiliaire du RN qui est Bruno Rotaillot est sur la même ligne et il veut voir tout le monde en tôle et que les flics tapent plus fort sur les gosses. avec tous ses petits copains républicains, il répète en boucle sur tous les plateaux qu'il faudrait interdire elle et fille parce qu'un jour Méluche il a dit abattez la citadelle, on le rappelle, c'était en 2023. Bref, on écoute le secrétaire général des républicains là que personne connaît.

Je pense que c'est un parti qui ne respecte plus les lois ni les règles. Je pense que c'est un parti qui est totalement en dehors de l'arc républicain. Et on le voit puisque derrière cette violence, il y a eu des appels, des incitations à la violence par monsieur Mélenchon qui parlait d'attaquer la citadelle, par monsieur Bagayoko qui disait que la violence pouvait être légitime. Je note qu'ils ont été entendus puisque nous avons eu des scènes de violence parce que des gens se sont sentis autorisés à basculer dans la violence. Donc je pense que la France insoumise est un parti à combattre à tout prix. Nous nous sommes même posé la question avec Bruno Retaillot de son interdiction.

Et puis on a les macronistes hein en mal de buzz on le sait qui s'y mettent aussi évidemment. Édouard Philippe a repris le couplet sur LFI. Bon bah ça c'est facile. Gabriel Atal nous a ressorti également son costume d'apprenti dictateur qui veut mat la jeunesse sans manquer d'envoyer un petit taquet à Macron au passage. Bah oui hein la présidentielle approche. On l'écoute sur RTL. Je suis arrivé à Matignon. J'ai dit qu'un des problèmes problèmes de la France, c'est euh le défaut d'autorité et le sentiment d'impunité. Vous n'avez pas réussi à la restaurer ce effectivement tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter.

J'ai annoncé un projet de loi de lutte contre la délinquence des mineurs qui devait être examiné par le parlement à l'été 2024. Qu'est-ce qui s'est passé entre-temps ? La dissolution qui m'a empêché d'aller au bout de ce texte. Et vous vous rendez compte, c'est Landro que ça va faire 2 ans et c'est 2 ans après qu'arrive le texte casseur payeur au parlement puisque c'est en octobre qui va être examiné par le Sénat. Vous rendez compte du temps perdu et puis tranquillou Atal il nous a sorti du chapeau. Une brillante idée pour sortir de la crise [souffle coupé] envoyer l'armée sur la jeunesse. Voilà c'est ça ça propalle.

Est-ce qu'il y a encore des forces de l'ordre aujourd'hui qui sont chargés de garder en statique des bâtiments ? Si c'est le cas, ils doivent être envoyés sur le terrain et s'il faut temporairement, ils sont pas là pour faire du maintien de l'ordre, donc juste pour tenir des bâtiments public en statique, avoir recours à des forces armées, il faut le faire. Bon, après tout, ce serait pas la première fois qu'il envoie les blindés sur son peuple, faut quand même le stipuler. Et puis bah, c'est pas Gluxman qui va le calmer non plus, hein. Tous les moyens sont bons, paraît-il. Tout ce qui permet de rétablir l'ordre civil est le bienvenu. Il faut qu'on revienne à un état normal.

ce à quoi on a assisté, c'est à un pays où plus rien n'était contrôlé, plus rien n'était gouverné, c'est insupportable. Et donc oui, si ça permet d'aider, nous soutiendrons. Alors, me demandez pas pourquoi il parle comme ça. Moi, je sais pas. C'est peut-être laaamé qui l'a mal branché cette nuit. Peut-être qu'elle a pas payé l'abonnement premium de chat GPT. Je je sais pas, je vous dis. Alors, il y en a un autre qui m'a un peu tapé sur le système ce matin, c'est Fabien Guel, le sénateur PCF. Je vous propose de commencer par l'écouter. Ça fait des dizaines d'années qu'on connaît ça. Euh ces gens-là n'ont rien à voir avec le mouvement social qui s'étend.

Alors d'ailleurs, il faudrait avoir une étude sociologique. Qui ils sont ? Pourquoi ? Pourquoi sont-ils venus manifester et piller ? Bon bref, peu importe. Mais je le dis, on jamais vu une telle violence, ils sont l'ennemi, ils sont l'ennemi du mouvement social puisque la question est maintenant détournée, c'est-à-dire qu'on parle plus des revendications légitimes et pire que ça, on fait peur puisque le gouvernement dit "On va réprimer et donc les gens qui pourraient légitimement se dire "Écoutez moi aussi je suis en colère, moi aussi mes conditions de vie sont dégradées.

Tiens pour une fois, je vais aller manifester." Mais les gens qui sont hésitants, ceux qui feraient que nous passions de 800000 à 3 millions de personnes, c'est-à-dire un mouvement puissant, cela se dise si c'est pour aller manifester, se faire gazer, matraquer, je n'irai pas parce que je ne veux pas être associé au pillard. Pardon, mais c'est un naufrage. Alors, je veux bien que les communistes soient attachés au mouvement social classique avec les trois petits tours de centre-ville, les saucisses et le muscadé à midi, hein, on a bien compris mais à un moment, faudrait peut-être arrêter de faire semblant de pas comprendre. Bon ben d'abord, on sait que ça suffit pas hein.

Les manifestations bien encadrées, bien sages où chacun rentre chez de soi après avoir brandi ses pancartes. Ça fait des années qu'on en organise et ça fait des années qu'on nous explique qu'il y a pas d'argent, qu'il faut faire des efforts et que rien n'est possible même si on demande tous en même temps. Sans rapport de force, rien ne bouge dans ce pays. Et ce weekend, le pouvoir a justement été confronté à un rapport de force qu'il ne maîtrisait plus.

Ensuite, nous ressortir le couplet sur les violences qui feraient peur aux braves gens et qui les dissuadrait de manifester, c'est non seulement passer à côté du sujet, mais c'est aussi reprendre exactement le discours que le pouvoir veut imposer. Et puis ça revient à faire de la respectabilité, une condition préalable à toute contestation, ce qui est pas vraiment acceptable. Comme si les dominants eux, ils avaient jamais accordé des droits aux classes populaires parce qu'elles avaient demandé poliment. Bon, mais le plus étonnant venant d'un communiste, c'est peut-être de ne pas voir que les pillages qui ont eu lieu ce weekend, bah elles ont une dimension évidemment politique.

On vit dans une société où l'argent est roi, où la consommation est devenue une promesse permanente de bonheur et quasiment unique, où on vous bombarde de publicité pour vous vendre une vie à laquelle vous n'aurez jamais les moyens d'accéder. Le capitalisme fabrique du désir à la chaîne. C'est son fond de commerce. Il transforme les marchandises en symbole de réussite sociale puis laisse une partie de la population évidemment sur le bord de la route.

Et après, on s'étonne que ces jeunes hein qui n'ont pas un rond, qui galèrent à se projeter dans l'avenir et qui subissent de plein fouet la vie chère et ben qui s'en prennent au temple de la consommation, au beau milieu d'une révolte contre la vie chère. Vraiment, ça vous surprend ? On s'étonne vraiment qu'ils aillent se servir chez Footlers pour récupérer des baskets made in China qui sont revendus à 250 balles. On peut évidemment discuter de la portée politique de ces actes et un pillage ne devient pas révolutionnaire par essence.

OK, mais faire comme si ces scènes n'avaient rien à voir avec les contradictions du système capitaliste, c'est quand même un peu incomble pour des communistes, si je puis me permettre. À quoi ça sert de dénoncer l'aliénation par la marchandise, l'exploitation et les inégalités de classe ? Si au moment où ces contradictions explosent dans la rue, on se contente de sermonner celles et ceux qui en sont les victimes. La critique du capitalisme ne peut pas s'arrêter aux portes de Footlur ou de Chédior. Bon, moi je vais m'arrêter là parce que sinon demain j'aurai la BRI dans mon salon.

Si vous avez pas de nouvelles de moi demain soir, bah vous saurez pourquoi hein et vive la jeunesse et merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire ou par email si vous voulez nous aider à faire durer l'aventure du média et c'est urgence, j'insiste, rendez-vous sur capsurdica.v.fr pour devenir un de nos 10000 donateurs mensuels. Puis si vous aimez le récap particulièrement, bah moi je vous attends pour discuter ensemble sur le canal Instagram dédié à l'émission. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'info YouTube. Un grand merci à vous et une très bonne soirée sur le média.

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Non speech

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Locuteur

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