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InterviewFrançois Fillon· 29 août 2016 21 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécuritéImmigration & asile

"Je suis le contraire d’un démagogue" - François Fillon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous dites être prêt à être président pour un seul mandat. Pourquoi ce choix ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-il vrai que vous aviez pensé être candidat en 2012 ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Élection présidentielle réduite aux enjeux sécuritaires : vous le regrettez ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    L'État doit-il faire un effort pour les agriculteurs ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Vous vous dites gaulliste. Que pensez-vous de la phrase sur de Gaulle mis en examen ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    Un responsable politique mis en examen devrait-il pouvoir se présenter ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30François FillonFait
    « On voit aujourd'hui des responsables politiques qui axent toute la campagne sur la question de la sécurité comme si le chômage et la dette n'existaient plus. »
  • 3:30François FillonChiffre
    « Il y a 6 millions de chômeurs, il y a 2 milliards de dettes. »
  • 7:00François FillonFait
    « Vous avez des ministres qui paient pas leurs impôts. Vous en avez qui ont des comptes en Suisse. Vous avez 18 millions à l'UMP qui ont disparu et que personne n'a jamais retrouvé. »
  • 9:00François FillonPromesse
    « Un responsable politique mis en examen ne devrait pas pouvoir se présenter à la présidence de la République. »
  • 13:00François FillonFait
    « Le cri des Français c'est on en a assez de travailler pour ceux qui travaillent pas. »
  • 17:30François FillonPromesse
    « Je réclame qu'on multiplie par 10 ou par 20 le nombre des magistrats du pôle antiterroriste. »
  • 28:00François FillonPromesse
    « Je mettrai fin aux enseignements de langue et de culture d'origine. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

invité ce matin, François Fillon, bonjour, merci d'être avec nous. J'ai lu avec attention votre discours de Sabl sur Sart. Je suis prêt, dites-vous, prêt à être président de la République.

On vous a pas posé la question pour un seul mandat ou pour deux mandatsellement. qu'un seul mandat. Un seul mandat pour une raison simple.

Enfin, la principale raison, c'est que je pense que le pays est tellement difficile à réformer, qu'il y a un un effort tellement considérable de transformation économique et sociale à conduire, qu'il faut donner toutes les forces immédiatement, ne pas se préoccuper un seul instant de sa réélection et et laisser dans l'histoire la trace de celui qui a fait des réformes. Et la seule façon de le faire pour moi, c'est de ne faire qu'un mandat. parce qu'Alin Jupeté a dit la même chose.

On attend Nicolas Sarkozy pour des raisons différentes, pour des raisons d'âge. Euh je pense. Euh on attend Nicolas Sarkozi.

La question ne lui a pas été posée. J'espère qu'elle lui sera posée. Je ne veux pas que mon pays soit livré au démagogue.

Oui, je crois que c'est le sujet de la campagne d'aujourd'hui. C'est-à-dire que on voit aujourd'hui des responsables politiques qui axent toute la campagne sur la question de la sécurité comme si le chômage et la dette n'existaient plus. Euh on voit euh des euh responsables politiques qui proposent des solutions dont tout le monde sait qu'elles sont irréalistes et qu'elles sont euh impossibles à mettre en œuvre.

Donc moi, je veux lutter contre cela. Je veux proposer au projet, au pays un projet qui soit un projet à la fois ambitieux mais réaliste. Je suis le contraire d'un démagogue et je l'ai Je vais y revenir.

Je vais y revenir. Est-il vrai que vous aviez pensé être candidat en 2012 ? Mais en 2012, une grande partie pensé être candidat.

Enfin, j'ai pensé être candidat. Une grande partie de la majorité de l'époque ou en tout cas une partie de cette majorité me le demandait, pensait que Nicolas Sarkozy ne serait pas réélu. Il y avait des sondages tous les jours qui montraient un écart considérable entre le Premier ministre et le président de la République.

Je n'ai jamais pensé être candidat parce que j'ai toujours été loyal. J'étais le premier ministre choisi par le président de la République. Je pense en plus que dans le fonctionnement de nos institutions auxquelles je suis particulièrement attaché, il ne peut pas y avoir un combat entre le Premier ministre et le président de la République.

Donc, j'ai été loyal et discipliné. Simplement, je dis aujourd'hui, je pense que j'aurais pu gagner l'élection de 2012. Voilà.

Et j'ai été loyal, discipliné. Aujourd'hui aujourd'hui j'ai repris ma liberté et je me suis engagé dans le combat pour mes convictions. Élection présidentielle déjà réduite aux enjeux sécuritaires.

Vous le regrettez ? il ne le faut pas et je me battrai pour les enjeux sécuritaires sont très importants et je fais des propositions qui sont très radical sur la question de la sécurité de la luch terrorist mais en même temps j'étais la semaine dernière avec des agriculteurs, des éleveurs laitiers dans la Sart qui à 50 ans produisent 490000 litres de lait et se pay 500 € de salaire par mois. Il y a des artisans tous les jours qui sont étranglés par le RSI.

Euh, il y a 6 millions de chômeurs, il y a 2 milliards de dettes. On va pas quand même résumer euh l'élection présidentielle euh à l'élection d'un super ministre de l'intérieur. On a besoin d'un président de la République qui guide le pays vers une transformation économique et sociale.

Alors, tiens, petite parenthèse sur le lait. Est-ce que l'ctalisme doit faire un effort aujourd'h ? Oui, il doit Oui, bien sûr.

Enfin, il y a deux choses. Il y a deux choses. La France doit faire un effort en baissant ses charges.

Les Allemands produisent du lait à des prix beaucoup plus bas que nous. Pourquoi ? parce qu'ils ont moins de charge parce qu'ils ont moins de dépenses publiques.

Et ça nous ramène au débat fondamental que j'ai lancé déjà depuis 3 ans sur la liberté, sur la libération de notre économie. Mais en même temps, aujourd'hui, l'actalis doit pas laisser crever des producteurs qui vont disparaître. L'exemple de celui que je vous citais, c'est un couple, c'est des gens modernes, ils ont investi dans un un robot de traite.

C'est pas du tout des des des agriculteurs dépassés. Bon, ils vont pas continuer comme ça à vivre avec 500 € par mois. au moins 30 centimes voilà en dessous de 300 € la la tonne, c'est impossible aujourd'hui en France compte tenu des charges cont tenu de l'environnement de de vivre correctement.

Si vous ajoutez à ça le fait que c'est c'est pas de la faute du c'est de la faute de personne mais qu'il va y avoir une récolte de céréales épouvantable les agriculteurs vont vraiment être pris à la gorge. Je suis gauliste, dites-vous. Il ne sert à rien de parler d'autorité quand on n'est pas soi-même irréprochable qui imagine le général de Gaul mise en examen.

Cette phrase prononcée hier a fait beaucoup de bruit évidemment. Alors, je vous pose une question directe. Elle s'adresse à Nicolas Sarkozy.

Elle s'adresse à tout le monde. Elle s'adresse à tout le monde. Pourquoi ?

Est-ce que on a une dégradation de la vie publique ? Il y a un problème de probité et ensuite il y a un problème de fonctionnement de nos institutions. C'est une question de de probité où ?

Il y a un problème de probé partout. Vous avez des ministres qui paient pas leurs impôts. Vous en avez qui ont des comptes en Suisse.

Vous avez 18 millions à l'UMP qui ont disparu et que personne n'a jamais retrouvé. C'est quand même des sujets qui sont le signe d'une dégradation morale, d'une dégradation de la vie publique. Et moi ce que j'ai voulu dire en faisant référence au général de Gaulle, c'est que si j'étais président de la République, je ferais fonctionner les institutions avec un un souci prioritaire d'exemplarité, de probé.

Je pense que les les responsables politiques euh ne peuvent pas s'asseoir euh sur la loi, ne peuvent pas se considérer comme au-dessus de la loi. Sinon, comment pourrait-il rétablir l'autorité dans le pays ? Et c'est ce que j'entends partout, c'est j'ai fait tout le Tour de France pendant 3 ans.

C'est ce que j'ai entendu partout. J'ai entendu des hommes et des femmes qui me disent commencer par respecter la loi dans tous ces aspects. Euh euh supprimer les cortèges, supprimer les privilèges.

Si vous voulez vous imposer, nous imposer votre autorité, soyez exemplaire. Donc un responsable politique mis en examen ne devrait pas pouvoir se présenter à la présidence de la République. C'est c'est le choix de chacun.

Et moi, je ne porte pas de je ne porte pas de jugement sur le passé. Je je vous dis ce que je ferais. Si j'étais présent si j'étais président de la République.

Oui, je feris en sorte que candidat, vous seriez mis en examen. Est-ce que vous seriez candidat ? Non, je ne serai pas candidat.

Non, non, certainement pas. Mise en examen pour des raisons morales. Non, mais certainement pas.

Pour des raisons éthiques pour une raison pour le fait que vous ne pouv Pourquoi vous ne seriez pas candidat ? Parce que je pense moi c'est c'est mon choix personnel. Je n'attaque personne.

Je m' je mon je je vous je donne mon opinion. Je donne mon donne mon opinion. Si j'étais mise en examen, je considéis que je ne suis pas en mesure d'assurer la direction du pays dans des conditions une question morale.

Oui, c'est une question morale bien sûr. Et qui est mise en examen ? Ou il y a beaucoup de gens Nicolas Sarkozi parmi les candidats parmi les candidats à la primaire, il n'y en a qu'un.

Oui. Des républicains. Oui.

Non mais d'accord. Mais ne tournons pas autour du pot. Je ne tourne pas autour du pot.

Je dis simplement que s'il y en a qui sont leur sujet, c'est leur problème mais mais que chacun que chacun est-ce que Nicolas Sarkozy aurait dû renoncer ? Mais c'est à lui, c'est pas la question que je pose. Je je me projette dans l'avenir.

D'ailleurs, dans cette phrase qui est une phrase double, j'évoque un 2uxe sujet qui est euh la conception du pouvoir. Je dis que depuis quelques années, nous avons des présidents de la République qui euh interviennent à tort et à travers, qui empiètent sur le rôle du gouvernement, qui empiètent sur les fonctions du teles qu'elles sont. Vous en avez souffert.

C'est pas une question d'en souvrir. Il y a une constitution qui a été voulue par les les le général de Gaulle et par les fondateurs de la 5e République pour faire un équilibre. Il y a un président de la République qui est un arbitre et il y a un premier ministre, un gouvernement qui gouverne devant un parlement qui est élu démocratiquement.

Bon etth bien ces institutions doivent être respectées ou alors il faut les changer et moi je dis que si j'étais président de la République, je ferais respecter le fonctionnement des institutions. Alors j'ai lu donc avec attention votre discours. Vous proposez un gouvernement euh resserré, 15 ministres.

Vous dites il faut absolument établir rétablir une égalité des régimes sociaux entre publics et et privés. Vous dites aussi "Laissez-nous travailler, libérez-nous des contraintes, des normes inutiles, des charges exorbitantes." C'est un peu le cœur de votre projet.

C'est c'est ce que j'ai j'appelle depuis 3 ans la bataille pour la liberté. J'ai entendu dire que la liberté c'était pas un sujet que les Français n'aimaient pas la liberté. J'ai même entendu un candidat à la primaire qui explique que le problème c'est pas la liberté, c'est la régulation.

Mais il y a besoin de liberté dans on est dans un pays où et ça nous ramène d'ailleurs aux agriculteurs que j'évoqué tout à l'heure, pourquoi est-ce qu'ils ont pas de revenu ? parce que les trois/4 de leur ressources passent en charge en impôts et en application de normes qui sont des normes excessives. Donc il y a besoin de libérer le pays.

Oui, le cri des Français c'est on en a assez de travailler pour ceux qui travaillent pas. On a on en a assez de travailler pour financer un système social qui n'est ni juste ni efficace. Il y a un c'est un cri général, c'est un cri de colère.

Et ben, il faut y répondre. Est-ce que l'habileté de François Hollande ou l'énergie de Nicolas Sarkozy peuvent tenir lieu de projet ? C'est ce que vous posez comme question.

Je je dis qu'un pays en sarois se poserait la question de savoir si l'habileté et l'énergie sont suffisants pour redresser un pays au lieu et place des convictions et du projet. Voilà, il faut des convictions et il faut être permanent dans ces convictions. Moi, j'essaie de pas changer d'avis sur tous les sujets.

Je le dis dans le discours que j'ai fait hier à Saamé, sur la sur la lutte contre le totalitarisme islamique. J'ai jamais changé d'avis. Je dis la même chose depuis 4 ans.

Vous me ramenez sur le sujet là. Il faut une alliance avec les Russes. Il faut le mot identité est utilisé de tout côtés.

Vous le dites aussi. Il est utilisé à t et à travers de tout côtés. Il est utilisé par des gens qui ne savent pas de quoi il parle.

Voilà. C'est-à-dire que c'est-à-dire que euh le le le débat sur l'identité euh dans une situation où nous sommes attaqués puisqu'on est dans une situation au fond de de de d'attaque qui d'ailleurs concerne pas que la France, qui concerne une grande partie du monde. Je dis dans ce discours qu'on imagine pas trop le général de Gaul et Churchill attaqué par le nazisme s'asseoir sur une chaise en disant quelle est l'identité de la France et quelle est l'identité de l'Angleterre.

On est dans une bataille, il faut se battre et il faut se battre sur la souveraineté. Et je trouve que ce qui définit la France, c'est la bataille pour la souveraineté. Depuis euh euh la création de la France, il y a euh le baptême de Clovis Sarins, euh tous les pouvoirs se sont battus pour la souveraineté nationale et je pense que notre identité c'est notre souveraineté.

C'est ce n'est pas en proposant après chaque attentat le vote de nouvelles loi pour remplacer celle qu'on applique pas que l'on que l'on assurera la sécurité. Bien sûr, bien sûr. Vous avez un exemple que je je je défends depuis des semaines et des semaines.

Vous avez dans le code pénal un article qui permet de condamner jusqu'à 30 ans de prison toutes les personnes qui entretiennent des relations avec l'ennemi. Ce qu'on appelle l'intelligence avec l'ennemi. Cet article n'est pas appliqué. il est pas appliqué avec des mauvaises raisons pour des mauvaises régions juridiques.

Ça veut dire que si on le voulait, on pourrait euh condamner à des peines de prison très lourdes les personnes qui se rendent en Syrie et qui combattent avec l'État islamique. Ceux qui ont des rapports en permanence avec les recruteurs de l'État islamique. Ça supposerait une volonté politique.

Donc que le le gouvernement donne des instructions au procureur pour qu'il réclame la mise en œuvre de cet article. Et ça supposerait d'avoir une des magistrats, un nombre de magistrats suffisants pour traiter les affaires. Il y avait autrefois dans le système judiciaire français une cour de sûreté de l'État justement pour faire face à ces difficultés.

Je ne réclame pas ça rétablissement et je réclame qu'on multiplie par 10 ou par 20 le nombre des magistrats du pôle antiterroriste. Le président de votre parti, le nouveau par intérim, le renvoqué propose lui d'interner tous les fichiers s. Et bien, je me battrai toujours contre cette solution qui est une solution qui est contraire euh à toutes les valeurs euh qui font de mon engagement politique.

Euh on ne va pas s'asseoir sur des principes essentiels euh des droits de l'homme, de la déclaration des droits de l'homme, de la Constitution de la 5e République parce que euh on est attaqué par des barbares qui justement veulent la fin de la démocratie et de la liberté. C'est c'est le général de Gaulle qui a fait inscrire dans la Constitution le fait que personne ne peut être privé de sa liberté sans jugement. Euh vous croyez à l'impartialité de leur voquer qui a déjà pris euh pris position pour l'un des candidats à la primaire ?

Franchement, est-ce que c'est ça ? Est-ce que c'est ça ? Je connais bien Laurent Voquet, il a été euh candidat avec moi à la présidence de l'UMP en d'autres temps.

J'espère que il aura la force de caractère de tenir les équilibres. En tout cas, c'est très important parce que la situation du pays est difficile. On est on fait face à des crises économiques, sociales et en même temps internationales.

Franchement, on n pas besoin en plus d'avoir une élection primaire qui soit une élection primaire déséquilibrée. Un restaurateur de Tremblé en France a renvoyé deux clients de samedi au prétexte qu'elles étaient voilées en lançant tous les musulmans sont terroristes. Il s'est excusé hier auprès de des musulmans de de trembler.

Est-ce qu'il doit être sanctionné à vos yeux ? Ah bah, il doit être sanctionné si la justice le sanctionne, c'est-à-dire si les personnes en question euh portent plainte contre lui. Euh la loi en France euh ne permet pas à un restaurateur de refuser des clients en fonction de leur tenue vestimentaire.

Hm. Euh alors je comprends l'exaspération, on sent bien cette exaspération montée. C'est d'ailleurs pour ça que les responsables politiques doivent être calmes et sereins.

Si les responsables politiques attisent le le le sentiment qu' Français que l'ensemble des musulmans représente un danger terroriste pour le pays, alors on va vers une forme de guerre civile. Et c'est justement ce que veulent les terroristes. C'est pour ça que je pense que dans l'élection présidentielle, la question de la sérénité, du calme, de la distance, de la hauteur de vue, de la vision est absolument fondamentale.

À propos de Burkenny, Emmanuel Vals affirme que la suspension par le Conseil d'État de l'un des arrêtés pris par les maires ne clôturait pas le débat. Vous êtes d'accord avec lui ? Oui, parce que il y a deux façons de voir le sujet, hein.

Ou bien on le voit comme euh le voit l'étranger, les gens qui nous regardent en disant "Qel débat ridicule en France" par rapport on va pas réglementer la tenue des gens sur les plages. Ou alors on le voit par rapport à l'attaque qui est menée contre nous par les totalites islamiques qui cherchent en permanence des symboles pour déstabiliser notre société. Donc sur ce sujet, je serais plutôt d'accord avec Manuel Vals.

Contrôle administratif du culte musulman. Aujourd'hui, réunion autour de de Bernard Casneu. Alors, comment former les imams ?

Euh, comment financer les mosquées ? La première chose à faire, la première chose à faire, je crois, c'est de réformer le CFCM. C'està-dire le l'organisme qui est censé représenter euh le le les musulmans, le culte musulman, pas les musulmans mais le culte musulman, il faut le réformer.

Il a été fondé sur des mauvaises bases. Son système d'élection est mauvais et donc il faut que la religion musulmane soit représentée par des personnes qui aient une autorité morale, une autorité spirituelle qui soit forte. La deuxième chose, il faut interdire les financements étrangers.

C'est pas possible. C'est vous savez, ce sont des des débats qu'on a eu à propos de l'église catholique, qu'on a eu à propos de l'église protestante, qu'on a eu à propos des juifs, à propos des bouddhistes. Troisème sujet, il faut pas la question est pas la formation des imames.

La question c'est d'interdire les prêches qui sont contraires à aux valeurs républicaines. Si si un imam prêche dans une mosquée, c'est d'ailleurs pour ça que je réclame des prêches en français. H si un imam prêche le djihad et ben il pas sa place et il doit être immédiatement soit expulsé soit sanctionné s'il est français.

Vous êtes vous êtes le candidat de la raison François Fillon. Je je dans cette primaire je suis je suis méfiant à l'égard des passions et je pense que la raison c'est une d'abord je pense que c'est une vertu française. Oui.

C'est une vertu mais la passion c'est quoi ? On s'emporte quand approche une élection. On a des passions personnelles mais s'agissant du gouvernement de la France, c'est la raison qui compte et et pour moi la raison c'est deux références au fond c'est c'est les les philosophes qui incarnent cette raison d'Hydro Voltaire et cetera, mais c'est aussi euh les les gens de l'Ouest qui qui au au contact desquels j'ai été formé, ce que j'appelle d'une manière réductrice le paysan de l'Ouest pour qu'il a raison s'appelle le bon sens en fait.

Oui, le bon sens. Pas toujours partagé. Est-ce que vous trouvez là début en fanfare de la primaire des républicains pendant tout le weekend ?

Vous avez entendu les phrases des uns et des autres ? Vous-même vous avez nourri ? Il y a un débat et c'est normal.

C'est normal parce que j'ai entendu Nicolas Sarkozy ce matin dire ah non non mais je n'entrerai pas dans ces dans ces débats. Je ne répondrai pas. Je trouve ça dérisoire.

Bien sûr, bien sûr. Je suis l'ancien président de la République et donc je suis au-dessus de l'ensemble de ces débats. Pourtant la primaire, elle est faite pour trancher des questions fondamentales.

La question que j'ai posée sur l'exercice du pouvoir, est-ce que le président de la République est un PDG ? Est-ce que ou est-ce que c'est l'arbitre que la Constitution a voulu ? Est-ce que le Premier ministre a dirige le gouvernement ?

Est-ce que le Parlement a encore un sens dans notre pays ? Ça, c'est des questions que je vais poser et personne ne m'empêchera de le faire. Personne ne vous empêchera.

Même si parfois les l'affrontement sera rude. Oui, mais il reste il reste dans vous êtes beaucoup vous reprochent beaucoup vous reprochent de d'être toujours sur la réserve, d'être toujours justement dans la raison. C'est pour ça que je vous oublie.

Mais je suis dans la raison en posant les questions que je suis en train de poser. Oui. Vous aviez préparé votre petite phrase concernant la mise en examen.

Oui. Oui. Ça, j'imagine.

Mais en l'écrivant, vous êtes dit ça va faire du bruit, ça va ça va être repris. Pose pas des questions comme ça. Je je dis ce que j'ai envie de dire et ce que je pense et ce que je ressens.

Voilà. Je passe pas par des cabinets de communication ou par des ou je fais pas écrire mes mes discours par des collaborateurs parce que je pense que dans une élection présidentielle, il faut dire tout ce qu'on a sur le cœur. Il faut dire tout ce qu'on a envie de dire et moi voir que mon pays est aujourd'hui un pays qui considère comme presque anecdotique les questions de moral publique et ben c'est quelque chose qui me choque.

Vous pensez que certains candidats pensent que ces questionsl sont des questions anecdotiques ? seulement certains candidats, le système médiatique bien sûr. Regardez les réactions politique le système politique comment les réactions de ce matin c'est-à-dire c'est-à-dire que voilà, on se dit quand même c'est très violent tout ça alors que la question qui qui devrait se poser, c'est pas est-ce que c'est violent, c'est est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est pas vrai ?

Si c'est vrai, alors il faut réser est-ce qu'une mise en examen doit empêcher un candidat d'être candidat Est-ce que Est-ce que il n'y a pas un effort de moralité, d'éthique et de probité pour répondre au sondage que vous avez commenté ce matin qui montre que la majorité des Français pensent que finalement droite et gauche c'est la même chose. Oui. Dernier mot.

Dernier mot, vous dites, c'est la rentrée scolaire cette semaine, vous dites "Je mettrai fin aux enseignements de langue et de culture d'origine." C'est-à-dire, vous savez que dans dans pour des raisons historiques, on a dans notre pays des enseignants qui sont recrutés et financés par l'Algérie, le Maroc, la Tunisie et cetera qui viennent dans les classes primaires enseigner les langues d'origine, donc l'arabe et la culture d'origine. Bon, c'était un système qui avait du sens euh dans un mécanisme d'intégration dans une France qui n'était pas soumise aux tensions d'aujourd'hui.

Je pense qu'aujourd'hui euh on a des jeunes français qui maîtrisent pas la langue française, qui maîtrisent pas la lecture. On a un énorme problème d'intégration. Il faut arrêter ça et il faut mettre le paquet sur l'apprentissage du français.

Il faut mettre le paquet sur l'apprentissage des langues européennes. On supprime les classes européennes et en même temps, on maintient euh les les langues et cultures d'origine. Je pense qu'il faut arrêter.

Il y a il y a une bataille pour l'assimilation, pour l'intégration qui doit être conduite et elle commence à l'école. Merci François Fillon. 8h56.

Yeah.