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InterviewFront Populaire· 24 mars 2026 61 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsImmigration & asile

François Asselineau : Face aux géants et enchaînée à l'UE, la France condamnée ?

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:43OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il était nécessaire de lancer la construction du nouveau porte-avions ?

  • 6:59OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on a encore ces muscles ?

  • 12:26OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on est capable de penser le long terme ?

  • 17:33OuverteRéponse directe

    Quel bilan faites-vous de l'action diplomatique d'Emmanuel Macron en Afrique ?

  • 25:52OuverteRéponse directe

    Par rapport à la question algérienne, est-ce que la France doit se repentir ?

  • 34:57OuverteRéponse directe

    Vous craignez un partage de la force nucléaire française avec ses voisins ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 47:08PrésentateurFait
    « Non seulement je le crains, mais je suis absolument contre toute évolution dans ce domaine. »
  • 47:27PrésentateurFait
    « Il voudrait être un jour le président des États-Unis d'Europe. »
  • 48:11PrésentateurFait
    « Il a expliqué qu'il fallait que tous les Français comprennent bien que leur progéniture allait devoir mourir pour l'Ukraine. »
  • 48:51PrésentateurFait
    « La France n'a rien à faire dans le conflit entre l'Ukraine et la Russie. »
  • 54:04PrésentateurFait
    « On est dirigé en matière de politique étrangère par Mme Kadja Kalas, un pays de 2,6 millions d'habitants. »
  • 59:03PrésentateurPromesse
    « Moi, je suis évidemment pour une force de frappe modernisée. »

Temps de parole

  • Présentateur90 %
  • François Asselineau5 %
  • ?5 %

≈ 42,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Macron a réussi à nous fâcher avec la planète entière. Je ne sais même pas. Est-ce qu'il

0:03
Locuteur

y a

0:03
Présentateur

un pays avec lequel il ne nous a pas fâchés ? Je ne sais pas.

0:13
Locuteur

Dans

0:13
François Asselineau

un contexte géopolitique particulièrement mouvementé, où va la France aujourd'hui à l'international ? Pour en parler, j

0:19
Locuteur

'ai

0:19
François Asselineau

le plaisir de recevoir à nouveau le président de l'UPR, François Solineau.

0:23
Présentateur

Bonjour. Et puis merci à la Front Populaire de m'inviter. Et bonjour à tous vos auditeurs.

0:28
Locuteur

Écoutez,

0:28
François Asselineau

nous vous recevons avec plaisir. Alors pour commencer cet entretien, je vous propose d'aborder dans un premier temps une première partie sur le volet militaire de la France. On va parler déjà du porte-avions, parce que ça a été la grande annonce de la semaine précédente, le nouveau nom du futur grand porte-avions. Qu'avez-vous pensé de ce nom « France libre »

0:45
Locuteur

?

0:47
Présentateur

Honnêtement, j'ai trouvé que c'était pas mal. Pour une fois que je suis en général assez féroce

0:51
Locuteur

sur

0:52
Présentateur

tout ce que décide Macron, j'ai trouvé que c'était pas mal. C'est assez rassembleur. Bon, ce qui est un peu caricatural, c'est que ce soit lui qui choisit ce nom-là, puisque lui, c

1:02
Locuteur

'est

1:02
Présentateur

plutôt la France asservie. Enfin avoir choisi ce nom, je trouve que c'est plutôt une bonne chose pour succéder au Charles de Gaulle. Finalement, c'est pas mal.

1:11
Locuteur

Je

1:12
Présentateur

me permets de signaler qu'il faut dire ce porte-avions, il faut l'appeler

1:16
Locuteur

donc

1:17
Présentateur

la France libre et non pas le France libre, parce que Macron s'est trompé.

1:22
Locuteur

Puisque

1:23
Présentateur

je vous rappelle une règle qu'elle a souligné,

1:26
Locuteur

une

1:26
Présentateur

règle en bon français, c'est que dans la marine marchande, on met les noms au masculin. Par exemple, on va dire le paquebot Normandie, le France. Mais dans la marine militaire, on doit être féminin. Donc on dit par exemple l'agenda, qui on doit dire la France libre.

1:42
Locuteur

Voilà. — Et

1:44
François Asselineau

dans un pays aujourd'hui qui est en déficit, en crise comme le nôtre, donc la France, est-ce qu'il était nécessaire de

1:50
Locuteur

lancer

1:52
François Asselineau

la construction finalement de ce nouveau porte-avions destiné à prendre d'ailleurs la relève du précédent, le Charles de Gaulle

1:59
Locuteur

? —

2:00
Présentateur

Alors je suis un petit peu partagé là-dessus, puisque moi, j'avais dans mon programme en 2017, justement, le lancement d'un nouveau porte-avions. D'ailleurs, ça m'a été reproché par M. Galzy, qui avait essayé de me coincer sur le prix du porte-avions, parce que c'est vrai que ça coûte très cher. J'avais fini par anonner quelque chose comme 4 à 5 milliards d'euros. C'était à peu près le prix en 2017. Mais ça dépend beaucoup des options. Alors depuis 2017, il s'est quand même passé... Il y a de l'eau qui a coulé sous les ponts et dans la mer. Et maintenant, on voit bien que les porte-avions, c'est quand même très fragile par rapport aux attaques du monde contemporain.

Il y a quand même un changement technologique majeur qui est intervenu. D'une part, avec des missiles hypersoniques à changement brutal de trajectoire, qui fait que c'est pas évident de protéger un porte-avions. Avant, quand il y avait des missiles balistiques, on les repérait de loin. Et puis, j'allais dire, ils étaient un peu poussifs dans leur vitesse. Maintenant, vous avez des missiles qui peuvent faire du 4 000, 5 000 km à

3:02
Locuteur

l

3:02
Présentateur

'heure, voire davantage, et qui, au dernier moment, peuvent changer de direction. C'est beaucoup plus compliqué. Et puis un deuxième changement technologique majeur, c'est l'arrivée des drones. Les drones, c'est quand même la bataille du futur, semble-t-il. En attendant d'ailleurs peut-être un troisième changement technologique,

3:24
Locuteur

je

3:24
Présentateur

pense à ça si j'observe ce qui se passe en Chine,

3:27
Locuteur

puisque

3:27
Présentateur

la Chine est d'ores et déjà le premier producteur mondial de drones. Je crois qu'ils en produisent quelque chose comme 500 000 par mois, qui est absolument colossal.

3:35
Locuteur

Ils

3:36
Présentateur

sont d'ailleurs spécialisés, vous avez vu, par exemple, pour des fêtes nationales. Ils arrivent à faire des esseins de drones où il y a des milliers qui représentent des figures dans le ciel, etc.

3:46
Locuteur

Mais

3:46
Présentateur

les Chinois sont également les champions du monde, et très très en avance sur tout ce qui est robotique et les humanoïdes.

3:52
Locuteur

On

3:53
Présentateur

peut donc imaginer qu'à peut-être à l'horizon de quelques années, finalement, il n'y ait les batailles... Il n

4:00
Locuteur

'y

4:00
Présentateur

a plus de soldats en chair et en os qui aillent sur le front. On est des humanoïdes qui aillent sur le front. Je pense par exemple à la guerre d'infanterie qu'il y a

4:11
Locuteur

et

4:12
Présentateur

la guerre de tranchées qu'il y a en Ukraine, par exemple. Et les drones, les gens l'observent suffisamment avec ce qui se passe,

4:21
Locuteur

par

4:22
Présentateur

exemple, en Iran. Avec un drone qui peut coûter 20 000 $, vous pouvez détruire quelque chose qui... Déjà un missile intercepteur qui vaut du million de dollars. Donc il y a un rapport de 20 à 100

4:34
Locuteur

entre

4:35
Présentateur

le missile intercepteur envoyé par Israël ou par les États-Unis contre des drones. Et il est à craindre que des drones puissent effectivement aussi frapper un porte-avions. Il y

4:48
Locuteur

a

4:48
Présentateur

d'ailleurs ce mystère actuellement

4:50
Locuteur

sur

4:51
Présentateur

le porte-avions Gérald Ford, que les Américains ont été obligés de retirer du théâtre d'opération, vous l'avez vu, pour la guerre contre l'Iran.

5:00
Locuteur

Ils

5:00
Présentateur

l'ont mis en arrière. Parce que bon, d'abord, il y a eu des problèmes de, semble-t-il, de toilettes qui étaient mal agencées, etc. Bon, ça,

5:10
Locuteur

c

5:10
Présentateur

'est un peu un détail,

5:11
Locuteur

même

5:11
Présentateur

si c'est un peu cocasse. Mais il y a aussi eu un incendie.

5:15
Locuteur

Et

5:15
Présentateur

les photos n'ont pas été beaucoup diffusées. Mais si vous voyez les photos qui circulent sur

5:20
Locuteur

Internet... Moi,

5:22
Présentateur

je veux bien que ça soit un feu de poubelle. Mais ça a l'air d'être beaucoup plus important qu'un feu de poubelle. Donc on ne sait pas exactement forcément ce qui s'est exactement passé contre ça. Et quand vous avez un porte-avions comme le porte-avions, je crois, justement, le Gérald Ford, dont le coût est de l'ordre de, je crois, quelque chose qu

5:40
Locuteur

'une

5:41
Présentateur

vingtaine de milliards de dollars, on peut se poser la question, effectivement, celle que vous posez,

5:49
Locuteur

est

5:49
Présentateur

-ce bien raisonnable d'avoir un porte-avions

5:51
Locuteur

?

5:52
Présentateur

Je pense quand même que oui. Parce que je pense qu'une puissance comme la France

5:54
Locuteur

ne

5:55
Présentateur

peut pas se passer d'avoir un porte-avions. Et puis tous les théâtres d'opération ne sont pas identiques, si vous voulez. Il y a aussi un effet de présentation, un effet de symbole. J'imagine par exemple un porte-avions comme la France libre, donc, qui circulerait dans le Pacifique Sud

6:15
Locuteur

entre

6:17
Présentateur

la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, etc., qui ferait un acte de souveraineté, qui passerait au large de Clipperton, etc., ça serait noté par toutes les puissances riveraines de l'océan Pacifique, qui sont des enjeux considérables pour le XXIe siècle, à commencer par les États-Unis... Certains disent que c'est un lac anglo-saxon qui est en train de devenir un lac chinois. Entre les États-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, d'un côté, et puis la Chine de l'autre, qui observerait ça. Ça montrerait... Si vous voulez, on montrerait un petit peu nos muscles.

Donc c'est pour ça que je pense que si la France n'avait plus du tout de porte-avions, ça serait quand même une espèce de dégradation de notre statut international. —

6:59
François Asselineau

Est-ce qu'on les a encore, ces muscles ? Vous dites que la France montrerait ses muscles. Est-ce qu

7:02
Locuteur

'on

7:02
François Asselineau

les a encore ? — Je suis

7:03
Présentateur

d'accord avec vous. Le problème qu'il y a, j'allais dire, c'est que... Vous savez, c'est comme dans Phèdre, dans Racine, quand elle dit « Mon mal vient de plus loin

7:11
Locuteur

».

7:12
Présentateur

Le problème de la France, numéro un, c'est... Avant même d'avoir du matériel militaire, c'est d'avoir une doctrine militaire et de s'y tenir. Alors actuellement, quelle est la doctrine exactement ? Quelle est la doctrine militaire de la France ? Qu'est-ce que fait la France ? Quels sont les intérêts nationaux de la France ? Dans la mesure où nous sommes assujettis, d'une part, à la politique étrangère de sécurité et de défense de l'UE. Donc normalement, j'allais dire, quasiment le big boss, ça devrait être Mme van der Leyen ou Mme Kajakas, enfin la haute représentante de l'UE pour justement la politique étrangère et de sécurité et

7:49
Locuteur

de

7:49
Présentateur

défense. Vous savez que c'était le deuxième pilier de Maastricht. Ça s'appelait la PESC.

7:53
Locuteur

C

7:53
Présentateur

'était la politique étrangère de sécurité commune. Et puis ils y ont ajouté la défense. Après, ça s'appelle la PESC depuis le traité de Lisbonne.

8:02
Locuteur

Mais

8:02
Présentateur

je n'ai pas rêvé. Vous avez vu que M. Joseph Borrell, qui a été vice-président de la Commission européenne jusqu'en décembre 2014... Je remonte pas.

8:12
Locuteur

C

8:12
Présentateur

'est pas un dinosaure du Pleistocène. Je parle de M. Borrell, vice-président de la Commission européenne

8:16
Locuteur

jusqu

8:17
Présentateur

'en décembre 2014, pendant 5 ans, auprès de Mme van der Leyen pendant la première commission,

8:23
Locuteur

qui

8:24
Présentateur

occupait le poste de haut représentant donc pour la politique étrangère, donc ce qu'on appelle le ministre des Affaires étrangères

8:30
Locuteur

de

8:31
Présentateur

l'UE. Vous avez vu le scandale qu'il a fait dans un entretien qu'il a accordé à Politico. Il a expliqué qu

8:38
Locuteur

'en

8:39
Présentateur

fait, l'UE et Mme van der Leyen, la première, était complètement assujettie aux États-Unis et à Israël.

8:46
Locuteur

Et

8:46
Présentateur

qu'il y avait un billet systématique en faveur des États-Unis et d'Israël. Et que les Européens avaient pris le pli maintenant

8:53
Locuteur

de

8:54
Présentateur

ne plus faire respecter le droit international, ou plus exactement d'avoir un double standard en fonction des intérêts. Donc là-dedans, on le voit bien d'ailleurs sur des questions comme l'Ukraine ou sur des questions comme l'Iran ou sur des questions comme la Palestine ou sur des questions comme le Liban.

9:12
Locuteur

On

9:12
Présentateur

voit bien que la France

9:14
Locuteur

n

9:14
Présentateur

'est plus la France exactement. On a affaire à une classe politique qui est très, très, très embarrassée, qui est contrainte par nos donneurs d'ordre américains et israéliens de raconter des histoires incroyables sur le fait... Je vois le ministre français des Affaires étrangères qui critique, qui fait reporter toute la responsabilité du conflit en Iran sur l'Iran.

9:38
Locuteur

Bon,

9:39
Présentateur

c'est quand même... Je ne dis pas qui... Moi, j'aurais été au pouvoir. J'aurais condamné certainement les frappes iraniennes sur les pays du Golfe. Mais j'aurais commencé d'abord par condamner les frappes américano-israéliennes sur l'Iran. Parce qu'au regard du droit international, c'est quand même eux les agresseurs. Et donc ça veut dire qu'en définitive, nous avons une politique étrangère qui... On ne sait plus très bien ce que sont nos intérêts nationaux.

10:06
Locuteur

J

10:06
Présentateur

'ajouterais d'ailleurs que vous savez que selon le discours, la vulgate des européistes, en tout cas à Bruxelles, on ne parle plus d'intérêts nationaux. Ce sont ce qu'ils appellent les égoïsmes nationaux. Donc on doit contrebattre les intérêts nationaux au profit d'intérêts européens qui restent à démontrer, puisqu'on a des intérêts opposés.

10:27
Locuteur

Donc

10:27
Présentateur

dans ces conditions, effectivement, développer une armée... Je suis favorable, parce que l'armée avait été complètement...

10:37
Locuteur

Elle

10:37
Présentateur

avait été la victime

10:38
Locuteur

de

10:39
Présentateur

façon délibérée. D'ailleurs, on avait parlé au moment de l'effondrement du camp soviétique des dividendes de la paix.

10:45
Locuteur

Donc il était...

10:45
Présentateur

Voilà. C'était la fameuse phrase de Laurent Fabius. Bon, c'était assez normal qu'on allège peut-être un petit peu les contraintes budgétaires.

10:52
Locuteur

Mais

10:52
Présentateur

on était tombés très très bas. Je rappelle qu'au début des années 60, on avait... Le budget de l'armée devait représenter quelque chose comme 13 ou 15% du PIB. Il est vrai

11:02
Locuteur

qu

11:03
Présentateur

'il y avait la guerre d'Algérie...

11:04
Locuteur

Enfin

11:04
Présentateur

ce qu'on appelait pudiquement les événements d'Algérie.

11:06
Locuteur

Mais

11:07
Présentateur

après la fin de la guerre d'Algérie,

11:09
Locuteur

on

11:09
Présentateur

avait quand même encore un budget militaire qui était de l'ordre à peu près, je crois, de l'ordre de 5%, 5 à 6% du PIB.

11:14
Locuteur

Et

11:15
Présentateur

puis on était descendu, descendu, descendu jusqu'à tomber en dessous de 1,5%. On était tombés à 1,3%. Et rappelez-vous que Macron, lorsqu'il a pris ses fonctions,

11:25
Locuteur

en

11:25
Présentateur

2017, la toute première chose qu'il a décidée,

11:28
Locuteur

c

11:28
Présentateur

'était de s'opposer au chef d'État-major des armées Pierre de Villiers, le frère, qui était le chef d'État-major des armées et qui avait d'ailleurs présenté sa démission parce que justement, Macron avait encore voulu diminuer le budget militaire. Ce qui prouve qu'on a eu une absence de réflexion stratégique depuis très très longtemps. Parce que typiquement, la défense,

11:53
Locuteur

c

11:53
Présentateur

'est un peu comme les questions énergétiques, si vous voulez. Ça fait partie de ces décisions étatiques qui doivent voir loin des raisonnements à 20 ans ou 30 ans. L'équipement, par exemple, en centrale nucléaire,

12:06
Locuteur

d

12:06
Présentateur

'ailleurs, Macron avait commencé aussi par fermer Fessenheim. Donc l'équipement au central nucléaire

12:11
Locuteur

pour

12:11
Présentateur

assurer la souveraineté et l'indépendance d'un pays en matière énergétique, c'est des décisions qui se prennent sur 20 ou 30 ans. L'équipement d'une armée, ça se prend sur 20 ou 30 ans. Et ça ne se change pas comme ça au gré des événements. —

12:26
François Asselineau

J'entends ce que vous dites. Mais est-ce qu'on est capable encore, dans l'Occident et plus particulièrement en France, de penser le long terme, de penser au-delà de 5 ans,

12:35
Locuteur

de

12:35
François Asselineau

penser au-delà de la prochaine échéance électorale ? Est-ce qu'on est encore capable d'avoir des grands projets comme peuvent avoir la Chine, la Turquie, les États-Unis

12:44
Locuteur

? —

12:45
Présentateur

Alors je suis pas sûr qu'on peut mettre les États-Unis dans le même sac, d'ailleurs, au passage. Je pense... —

12:52
Locuteur

La Russie,

12:52
Présentateur

si vous préférez. — Oui, je préférerais la Russie. Ça me paraît...

12:55
Locuteur

C

12:55
Présentateur

'est un peu un problème de... Vous savez, c'est la même chose pour les entreprises privées, avec désormais aux États-Unis... Enfin désormais, ça fait quand même un certain nombre d'années, que maintenant, les entreprises qui sont cotées, notamment dans les index, ou du style Dow Jones et compagnie, doivent faire des bilans trimestriels. Donc on a une gestion de l'ultra court terme. Alors bon, c'est un raisonnement capitalistique, mais du capitalisme financier.

13:27
Locuteur

Et

13:28
Présentateur

est-ce que le capitalisme financier est compatible avec une vision à long terme ? Voilà. Ça se voit aussi bien pour les entreprises privées

13:35
Locuteur

que

13:36
Présentateur

pour l'énergie. Ce qui avait fait la gloire de la France, c'était d'avoir la nationalisation d'EDF et de GDF. Et que de Gaulle ait mis à la tête quelqu'un qui était vraiment un peu un génie dans son espace, qui était Marcel Boiteux, qui était un normalien, et qui avait une réflexion sur la politique énergétique d'un pays sur 20 ou 30 ans. C'est parce que c'est là-dessus que ça se décidait. C'est lui, quand même, fondamentalement, le père de l'électronucléaire français. Et voilà. Donc on a eu... La France était... Je ne sais pas si vous vous rendez compte... Enfin je sais pas si tous les gens se rendent bien compte

14:17
Locuteur

que dans

14:18
Présentateur

les années... Au début des années 1990, la France était encore le premier quasiment producteur de centrales nucléaires au monde. On avait Framatome d'Amel Opion à

14:35
Locuteur

l

14:35
Présentateur

'américain Westinghouse. Moi, je sais que quand j'étais aux affaires, j'avais négocié... J'étais pas seul. On avait négocié la vente d'une centrale nucléaire aux Chinois de Diabédeux. On avait noué des relations avec les Chinois. Et ce que je dis là, on peut le dire aussi, par exemple, de l'aéronautique. On peut le dire aussi du train et compagnie. Mais malheureusement, sous la tutelle de l'UE et des commanditaires qu

14:57
Locuteur

'il y a

14:57
Présentateur

derrière, sous la pensée qui s'est installée d'une espèce de capitalisme financier à courte vue, on est en train... On a démantelé... On est en train de démanteler EDF, aux grandes armes d'ailleurs de quelqu'un comme Marcel Boiteux, qui est décédé. Il avait passé 100 ans. Mais une des toutes dernières entretiens qu'il avait accordé... Bon, il n'osait pas trop critiquer le gouvernement. Enfin, il avait dit qu'en fait, il était extrêmement sceptique sur ce qui se passait. Et on le voit d'ailleurs. On est en train de tout perdre avec la politique du marché commun d'énergie européen. On est en train de tout perdre. Alors c'est pareil pour la défense nationale. Ça devrait être vu à long terme.

Mais encore une fois, il faut savoir qu'est-ce qu'on veut. Voilà. Qu'est-ce que l'on veut ? Est-ce que l'on veut assurer la France comme une puissance qui n'est certainement plus une grande puissance, mais qui est quand même une puissance qui devrait compter encore dans le monde ? On a toujours tendance à sous-estimer l'influence de la France. Est-ce que l'on veut conserver notre siège au Conseil de sécurité ? Macron a montré qu'à la limite, il était prêt à le bazarder, à le donner à l'Allemagne ou à l'UE. Nous, dans notre programme, on veut constitutionnaliser le siège au Conseil de sécurité. Est-ce que l'on veut avoir une politique étrangère

16:19
Locuteur

qui

16:19
Présentateur

corresponde à la France, qui corresponde à notre histoire ? Par exemple, en ce moment, ce qui se passe au Liban, normalement, depuis l'accord qu'il y a eu entre François 1er et Soliman le Magnifique en 1526, excusez-lui peu, la France, elle est responsable des chrétiens du Levant, les échelles du Levant, comme on disait. Et la France, en plus, a eu un mandat, comme vous le savez, sur la Syrie et le Liban après la Première Guerre mondiale. Donc est-ce que l'on veut encore défendre, par exemple,

16:47
Locuteur

les

16:47
Présentateur

chrétiens du Liban ? Mais défendre aujourd'hui les chrétiens du Liban,

16:51
Locuteur

ça

16:52
Présentateur

veut dire les protéger à la fois des islamistes et des israéliens. Il faut dire les choses telles qu'elles sont. Est-ce que la France est prête à... Voilà, j'ai vu Macron qui dit que

17:03
Locuteur

c

17:03
Présentateur

'est inacceptable parce qu'on est au bord d'une... Peut-être

17:05
Locuteur

au

17:06
Présentateur

moment où nous parlons, on est peut-être au bord d'une intervention militaire terrestre d'Israël qui peut peut-être envisager de s'accaparer le sud du Liban, au sud du fleuve Litanie ou quelque chose comme ça.

17:18
Locuteur

Qu

17:19
Présentateur

'est-ce qu'on fait ? Voilà. Donc tous ces sujets-là sont sur la table. Et ça aboutit au bout du compte à une question fondamentale. C'est est-ce que

17:26
Locuteur

les

17:27
Présentateur

Français,

17:28
Locuteur

finalement,

17:29
Présentateur

sont encore prêts à mourir pour leur patrie ? C'est là la question.

17:33
Locuteur

Avant

17:34
François Asselineau

d'y venir,

17:34
Locuteur

c

17:34
François Asselineau

'est un sujet intéressant.

17:38
Locuteur

Emmanuel

17:39
François Asselineau

Macron a quand même...

17:40
Locuteur

On va

17:40
François Asselineau

faire un peu l'avocat du diable, mais

17:41
Locuteur

a

17:42
François Asselineau

quand même

17:42
Locuteur

eu... Comment

17:45
François Asselineau

dire ? A pu réfléchir sur ces questions,

17:47
Locuteur

je

17:47
François Asselineau

pense notamment énergétiques,

17:48
Locuteur

je

17:48
François Asselineau

pense notamment militaires. Écoutez peut-être ce qu'a voulu dire Pierre Devilliers quand il a démissionné. C'est-à-dire qu'on voit bien qu'Emmanuel Macron veut augmenter le budget

17:59
Locuteur

de

18:00
François Asselineau

la défense. Il a un objectif à moyen terme, on va dire. Idem pour l'énergie. Il a présenté un plan de développement du nucléaire.

18:11
Locuteur

Est

18:11
François Asselineau

-ce que pour vous,

18:12
Locuteur

il

18:13
François Asselineau

fait ça pour se conforter, par exemple, sur la question militaire aux objectifs de l'OTAN, 5% du PIB, ou il le fait véritablement en tant que président d'une puissance souveraine qui veut renforcer

18:23
Locuteur

sa

18:25
François Asselineau

puissance militaire ?

18:26
Locuteur

Il

18:27
Présentateur

est difficile de sonder les reins et les cœurs, comme on dit. Mais moi, ce que je crois comprendre d'Emmanuel Macron,

18:35
Locuteur

c

18:35
Présentateur

'est que

18:35
Locuteur

j

18:36
Présentateur

'ai des mots assez durs sur le personnage. Je connais un petit peu de l'inspection, des finances. C'est quelqu'un qui n'est pas fiable du tout.

18:46
Locuteur

C

18:47
Présentateur

'est quelqu'un qui n'a aucune cohérence. C'est quelqu'un qui a des problèmes psychiques, je pense, qui est d'abord et avant tout habité par une espèce de narcissisme dévorant. Et qui est, si je voulais caricaturer, qui est faible avec les forts et fort avec les faibles. Voilà. C'est-à-dire qui est quand même... Il a été élu par les Français en 2017 de façon formelle et de façon profonde. Il a été choisi. Il a été coopté par une oligarchie. Et j'en parle en connaissance de cause, puisque j'étais candidat

19:18
Locuteur

au

19:19
Présentateur

même moment, en 2017. Et moi, j'ai eu droit en gros à rien.

19:23
Locuteur

J

19:23
Présentateur

'ai eu droit à 0,8% du temps de parole quand je passais dans les médias pendant 4 semaines. Et quand j'étais invité dans les plus grandes chaînes de radio et de télévision, on me présentait comme un complotiste et un conspirationniste.

19:34
Locuteur

Bon.

19:34
Présentateur

Alors que lui, il était présenté... Ça faisait 2 ans qu'on faisait sa promotion dans tous les médias.

19:39
Locuteur

Et

19:40
Présentateur

lui,

19:40
Locuteur

il

19:40
Présentateur

était présenté comme le Mozart de la finance, le nouveau Kennedy, etc. Donc en fait, Macron, s'il est président de la République française, c'est parce qu'il a été choisi, catapulté par une oligarchie qu'il a nommée là. Et évidemment, en fait, on voit bien... D'ailleurs, les Français le ressentent. En fait, il n'obéit pas aux Français. Il n'obéit pas au peuple français. Il obéit à d'autres. Il obéit à ceux qui l'ont fait nommer. Donc pour répondre à votre question, j'ai l'intime conviction qu'il suit... Il n'a pas de colonne vertébrale. Sur les sujets, d'ailleurs, qu'on vient d'évoquer, je me suis permis de faire un parallèle avec les questions d'énergie.

J'ai rappelé tout à l'heure qu'il a fermé Fessenheim, la première chose qu'il a faite. Et puis il a abaissé le budget de l'armée pour 2018. Voilà. C'est son bilan de 2018-2019. Enfin maintenant, 8 ans après, il fait tout l'inverse. Bon. Je rappelle aussi, vous savez, que lorsqu'il était à la commission Attali, qui a été un de ceux qui l'ont choisi pour le pousser,

20:47
Locuteur

il

20:47
Présentateur

est resté célèbre pour avoir proposé dans les économies à faire la suppression pure et simple

20:52
Locuteur

de

20:52
Présentateur

la force de frappe.

20:53
Locuteur

Ça veut

20:54
Présentateur

dire quand même... Enfin c'est quand même incroyable.

20:56
Locuteur

Il faut

20:56
Présentateur

dire... C'est un degré de réflexion égal absolument à zéro. C'est un propos de café du commerce. Alors que tout le monde sait que ce qui fait la puissance, le rayonnement de la France,

21:08
Locuteur

c

21:08
Présentateur

'est d'abord sa force de frappe. Deuxièmement, son siège permanent au Conseil de sécurité et qu'il fait tout pour essayer de brader.

21:18
Locuteur

Troisièmement,

21:18
Présentateur

notre influence dans le monde, en particulier dans les pays de la francophonie, qu'il fait tout aussi. On s'est brouillé à cause de lui avec tous les pays du Sahel où peu s'en faut. Il a fait des... Il a montré finalement...

21:34
Locuteur

Il

21:34
Présentateur

n

21:35
Locuteur

'est

21:35
Présentateur

pas le seul. C'était Sarkozy avait fait pareil. Le mépris dans lequel il tenait la francophonie, etc. Alors que vous avez vu... C'est une question d'actualité. On a appris le nouveau rapport de l'Organisation internationale de la francophonie. Il nous a annoncé il y a 3 jours que la langue française est devenue désormais la quatrième langue la plus parlée au monde, avec près de 400 millions de locuteurs, et que c'est l'une des langues qui croît le plus vite. Pas en Europe. Au contraire, elle décroît. En Allemagne, en Angleterre, en Italie, on n'apprend plus la langue française. Et en France, on se demande si on ne

22:06
Locuteur

l

22:06
Présentateur

'apprend encore, d'ailleurs. Mais dans le reste du monde. Et en 2050, il pourrait y avoir 600 millions de locuteurs et une langue qui sera à 90% une langue africaine, parce que ça bénéficie notamment d'un double phénomène en Afrique, qui est d'une part le taux de fécondité qui reste encore très important

22:24
Locuteur

dans

22:25
Présentateur

les pays d'Afrique francophone, tout particulièrement.

22:28
Locuteur

C

22:29
Présentateur

'est le plus fort taux de natalité au monde. Et deuxièmement, le fait que

22:34
Locuteur

la

22:35
Présentateur

modernité, l'accès à Internet, l'accès aux études, l'accès à l'international, pousse les jeunes générations en Afrique

22:45
Locuteur

à

22:45
Présentateur

basculer ou à utiliser bien davantage le français dans les pays francophones que les langues verniculaires qu'elles avaient auparavant. Pour la France, c'est un tout formidable. Quand je dis de la France, d'ailleurs, c'est pas... Je veux déduer ça d'une pensée néocoloniale.

23:04
Locuteur

C

23:04
Présentateur

'est une influence, parce que je pense que la langue véhicule une vision du monde. Et d'ailleurs, dans le programme politique que j'avais présenté dès 2017, que je représenterai en 2027,

23:15
Locuteur

il

23:15
Présentateur

y avait l'idée d'essayer

23:16
Locuteur

d

23:17
Présentateur

'avoir une francophonie un petit peu nouvelle manière avec un parlement des États francophones qui reprendrait un peu l'intuition de De Gaulle avec la communauté des États qui étaient en fait les anciennes colonies. Mais en retirant à ce projet son parfum un petit peu néocolonial pour avoir quelque chose qui me paraîtrait très favorable, c'est d'avoir transformé notre siège au Conseil de sécurité

23:43
Locuteur

en

23:44
Présentateur

tant que de besoin comme étant le porte-parole non seulement de la France, mais des États de la francophonie. C

23:49
Locuteur

'est

23:49
Présentateur

-à

23:49
Locuteur

-dire

23:49
Présentateur

que je conçois qu'au XXIe siècle, pour peser dans le monde, on pourrait avoir, si on y arrive, mais sur un certain nombre de sujets, les rapports Nord-Sud, les questions d'énergie, la question du Moyen-Orient, la question de la Palestine...

24:05
Locuteur

Si

24:06
Présentateur

la France pouvait émerger une espèce de consensus dans ce Parlement, par exemple, des pays francophones, ça donnerait à nos interventions au Conseil de sécurité, ça nous donnerait quelque chose d'important. Voilà. Donc je pense que... Or, tout ça, si vous voulez, ce sont des éléments de puissance, que ce soit donc la force de frappe, que ce soit la langue, que ce soit le siège au Conseil de sécurité. Et dans cette panoplie, effectivement, avoir une armée digne de ce nom qui devrait retrouver un budget important, c'est tout à fait bien.

Mais malheureusement, et pour répondre en définitive à votre question, je ne pense pas que ce soit ce genre de réflexion qui habite le cerveau de Macron, puisque

24:51
Locuteur

sinon,

24:52
Présentateur

ça se verrait. On ne peut pas dire ce que je dis en prétendant vouloir construire l'Europe. C'est contradictoire. Moi, je suis totalement cohérent dans mes analyses en expliquant qu'il faut absolument que la France sorte de cette prison des peuples qui est devenue l'UE, qui est non seulement une prison des peuples, mais un asservissement à des intérêts étrangers. Et maintenant, j'ai la haute autorité de M. Borrell, vice-présidente de la Commission européenne, qui le dit lui-même, c'est que désormais, toutes les décisions sont prises complètement sous influence des États-Unis, d'Amérique et d'Israël. Mais c'est pas du tout ce que dit Macron. Donc Macron, il est dans un entre-deux.

Et en fait, il obéit effectivement aux instructions de l'OTAN qui demandent qu'on augmente les... Alors il joue... Il fait du en même temps, quoi. Il joue d'une contrainte qu'il a pour essayer de jouer un petit peu des muscles. D'où ce nom de la France libre pour le porte-avions,

25:45
Locuteur

qui

25:45
Présentateur

est à la fois que j'approuve, mais qui est... Dont on voit bien que c'est une rouerie, en définitive.

25:51
Locuteur

Alors

25:52
François Asselineau

c'est intéressant de rebondir sur ce que vous évoquiez sur la francophonie, parce qu'on voit bien, en effet, qu'on a une francophonie qui monte.

25:59
Locuteur

En

25:59
François Asselineau

revanche, on a une influence, notamment dans les zones africaines, influence de la France, qui diminue drastiquement, notamment au détriment de la Russie ou de la Chine, qui nous prennent beaucoup de place que l'on pensait acquise à l'époque. Quel bilan vous faites de l'action diplomatique d'Emmanuel Macron ? Alors en Afrique, vous l'avez un petit peu abordé. Vous allez peut-être pouvoir développer un peu plus. Mais même au-delà même de l'Afrique, dans le monde.

26:25
Locuteur

— Je

26:26
Présentateur

crois

26:26
Locuteur

que là,

26:26
Présentateur

c'est un zéro pointé sur tous les sujets. Enfin je ne vois pas...

26:30
Locuteur

Il

26:31
Présentateur

y a une chose, une décision qu'il a prise. Mais j'ai l'impression que ça tarde un peu à se concrétiser. Une décision qu'il a prise, que j'ai approuvée, qui est la reconnaissance de l'État palestinien.

26:42
Locuteur

Parce

26:42
Présentateur

que la France, faisant cela, d'ailleurs, on s'est retrouvé – je ne sais plus combien – le 150e État du monde sur 193 aux Nations unies à reconnaître l'État palestinien. Je trouve que la France ne peut pas vouloir avoir son rôle qu'elle pourrait avoir, qui est un rôle

27:01
Locuteur

d

27:03
Présentateur

'un autre Occident. Voilà. C'est le porte-parole des peuples et des nations, ce que de Gaulle avait parfaitement compris. Je rappelle qu'en 1968, lorsqu'il y a eu des... Sous Nixon et Kissinger, lorsqu'il a été question

27:16
Locuteur

d

27:17
Présentateur

'entamer des négociations de paix au

27:18
Locuteur

Vietnam...

27:20
Présentateur

Rappelez

27:20
Locuteur

-vous... Enfin

27:22
Présentateur

rappelez-vous, vous n'étiez pas nés, mais je vous rappelle... Mais moi, j'étais né. J'étais petit, mais j'étais né. J'avais quand même... Je sais pas. J'avais une dizaine d'années. Et je suivais ça quand même déjà à l'époque. Il avait été question... On s'était demandé où est-ce qu'on allait avoir ces négociations.

27:38
Locuteur

Et

27:38
Présentateur

donc il y avait d'un côté les Américains

27:40
Locuteur

et

27:41
Présentateur

le Sud-Vietnam, le gouvernement de Nguyen Van Thieu du Sud-Vietnam, qui était... Bon, qui était en fait

27:49
Locuteur

dans

27:49
Présentateur

la main des États-Unis, qui proposait donc des négociations à l'ONU. Alors non, la partie adverse, on ne voulait pas parce que c'était sur le sol américain, qui proposait le Royaume-Uni, qui avait proposé des tas de trucs, le Japon, etc. C'était non

28:04
Locuteur

de

28:04
Présentateur

la part de l'autre partie. L'autre partie, c'était

28:06
Locuteur

d

28:07
Présentateur

'une part le Nord-Vietnam, d'autre part les Vietcong, c'est-à-dire les communistes au Sud-Vietnam. Et derrière eux, on sait qu'ils étaient soutenus, bien sûr, par la Chine et par la Russie, par l'Union soviétique, excusez-moi. Et donc eux, ils avaient proposé des négociations. Aient lieu à Moscou, à Pékin. Évidemment, les Américains avaient dit non. Puis finalement, après bien des vicissitudes,

28:32
Locuteur

mais

28:32
Présentateur

ça avait duré des semaines. Ça avait fait un peu... C'était dans tous les journaux. Tout le

28:36
Locuteur

monde

28:36
Présentateur

était non plus d'accord sur quoi ? Sur Paris.

28:38
Locuteur

Parce

28:39
Présentateur

que c'était la France... Mais la France de De Gaulle, en 68. C'était la France de De Gaulle. Et la France apparaissait, pour ce qu'avait voulu De Gaulle, c'est-à-dire un pays qui était certes

28:49
Locuteur

faisant

28:50
Présentateur

partie du monde occidental dans l'OTAN. Mais De Gaulle avait fait sortir la France 2 ans auparavant

28:55
Locuteur

du

28:56
Présentateur

commandement militaire intégré de l'OTAN.

28:58
Locuteur

Et

28:58
Présentateur

De Gaulle avait d'ailleurs dit à Alain Perfit, son ministre d'Information... Il l'avait dit confidentiellement, mais Perfit l'a rapporté lorsqu'il a écrit ses mémoires qui s'appellent «

29:08
Locuteur

C

29:08
Présentateur

'était De Gaulle », qui sont parues en 1997. Il avait dit à Perfit « Lorsque le communisme s'effondrera, l'OTAN s'effondrera ».

29:17
Locuteur

Là,

29:18
Présentateur

il s'était trompé, d'ailleurs, parce que c'est pas ce qui s'est passé. Mais De Gaulle poursuivait en sortant du commandement militaire intégré de l'OTAN, en lançant la politique de détente avec l'Union soviétique. De Gaulle avait voulu donner à la France un rôle de 3e voie. C'était vraiment... Il voulait le faire dans tous les domaines, y compris en matière économique sur la participation des travailleurs, qu'il considère comme une 3e voie entre l'efficacité et l'inhumanité du capitalisme, et puis l'inefficacité et le caractère plus humain peut-être du socialisme. Donc il voulait trouver une 3e voie. Il voulait le faire en matière internationale.

29:52
Locuteur

Et

29:53
Présentateur

donc

29:53
Locuteur

c

29:54
Présentateur

'est à mon avis le rôle que devrait tenir la France. C'est d'avoir un rôle, justement, de se tenir en arrière. Dans le programme politique que j'ai présenté en 2022 – mais j'ai pas réussi à avoir les parrainages à l'époque

30:10
Locuteur

– mais

30:11
Présentateur

que je représenterai en 2027, je propose aux Français que la France sorte de l'UE, quitte l'OTAN. Puisque l'OTAN, maintenant, c'est devenu une espèce de police internationale qui intervient,

30:24
Locuteur

je

30:25
Présentateur

sais pas, en Iran ou en Ukraine, ou je sais pas quoi. Enfin c'est pas... On n'est plus au bord de l'Atlantique Nord. C'est quelque chose de tout à fait différent. C'est devenu désormais une structure un peu moribonde. Enfin qui est... Le président des États-Unis traite les participants de lâches, etc., exige qu'ils augmentent davantage leurs dépenses. Mais ce que je propose aux Français, c'est en revanche d'essayer d'obtenir au minimum un rôle d'observateur au sein des BRICS. Parce que la vocation de la France, ce serait bien davantage de se rapprocher, justement, des BRICS, c'est-à-dire d'avoir des relations internationales

31:07
Locuteur

de

31:08
Présentateur

bonne entente avec la Russie, avec la Chine, avec l'Inde, avec le Brésil. Macron a fait tout le contraire. Macron a réussi à nous fâcher avec la planète entière. Je ne sais même pas... Est-ce qu'il

31:19
Locuteur

y a

31:19
Présentateur

un pays avec lequel il ne nous a pas fâchés ? Je ne sais pas. Depuis qu'il est arrivé à l'Élysée,

31:24
Locuteur

il

31:25
Présentateur

a eu des mots.

31:28
Locuteur

Il

31:28
Présentateur

y a eu des claquements de portes. Il y a eu des humiliations.

31:33
Locuteur

Quand

31:33
Présentateur

il était allé... Ça a commencé quand il est allé dans l'océan Indien, quand il a plaisanté

31:37
Locuteur

sur

31:38
Présentateur

les Kwasa-Kwasa et puis les Comoriens qui mouraient dans le canal de Mozambique. Il en a parlé avec une désinvolture, une légèreté qui a scandalisé toute l'Afrique de l'Est.

31:50
Locuteur

Quand

31:50
Présentateur

il est allé au Burkina Faso, il avait traité le président de l'époque, croque-caboré en disant qu'il est allé réparer la clim. Il s'est brouillé avec... Ça a commencé le début de la brouille

32:02
Locuteur

avec

32:03
Présentateur

les pays du Sahel. Il a eu une espèce de morgue... Un mélange de morgue et d'incompétence qui a fait... qui a révolté en fait une opinion africaine avec des jeunes générations en Afrique qui déjà avaient envie,

32:22
Locuteur

si

32:22
Présentateur

j'ose dire, de secouer le cocotier français. Il n'a pas de pensée réfléchie sur l'affaire du franc CFA. Nous, nous voulons

32:32
Locuteur

que

32:33
Présentateur

la France retrouve une monnaie nationale, qu'on sorte de l'euro qui est en train de nous détruire, soit dit en passant. On n

32:38
Locuteur

'en

32:38
Présentateur

parle jamais suffisamment. Donc qui serais-je si je disais qu'il faut que les États d'Afrique restent en revanche dans le franc CFA ? Donc moi, dans le programme que j'ai, il y a l'idée que nous devons aider

32:49
Locuteur

les

32:51
Présentateur

pays d'Afrique qui le souhaitent à sortir du franc CFA. C'est une demande récurrente de beaucoup de peuples d'Afrique. C'est normal parce qu'il y a une corrélation extrêmement forte que les peuples connaissent mal, en tout cas que les Français ne voient pas forcément, qu'on leur explique jamais, entre la souveraineté nationale et le fait d'avoir sa propre monnaie. C'est vraiment des choses qui sont extrêmement corrélées. Donc Macron n'a aucune réflexion. Il avait vaguement envisagé un truc. Puisque finalement, comme beaucoup de choses, ça a fait faux bon. Macron s'est brouillé avec les États-Unis, quand même. Macron s'est brouillé avec l'Italie, rappelez-vous, pour la première fois depuis...

Je ne sais pas quoi. Peut-être depuis... Je crois même que sous Mussolini, on n'avait pas eu cette affaire. On a eu un rappel de l'ambassadeur de France en Italie. Macron s'est brouillé avec la Russie. Il n

33:42
Locuteur

'a

33:42
Présentateur

même pas besoin d'en parler. Avec l'Iran,

33:45
Locuteur

ce

33:45
Présentateur

n

33:45
Locuteur

'est

33:45
Présentateur

pas besoin d'en parler. Il s'est brouillé avec la Turquie.

33:47
Locuteur

Il

33:47
Présentateur

s'est brouillé avec le Brésil. Il s'est brouillé avec la Chine. Enfin je ne sais pas sur... Il s'est brouillé avec l'Algérie, qui est quand même un des très grands partenaires de la France. Nous sommes brouillés.

34:00
Locuteur

— On

34:00
Présentateur

peut dire que

34:00
François Asselineau

l'Algérie ne nous a pas vraiment aidés

34:02
Présentateur

sur ce

34:02
Locuteur

coup-là. — Elle ne

34:02
Présentateur

nous a pas beaucoup aidés. Je suis d'accord. Mais

34:05
Locuteur

il

34:07
Présentateur

y a aussi des forces en France qui sont là pour jeter de l'huile sur le feu constamment vis-à-vis de l'Algérie. Il y

34:15
Locuteur

a

34:15
Présentateur

une espèce de lobby anti-Algérie en France qu'il faut bien préciser. Et le résultat des courses, c'est quoi ? C'est qu'en ce moment, vous parliez qu'on est en train de se faire évincer. Mais on est en train de se faire évincer d'Algérie. C'est quand même un comble par l'Allemagne et l'Italie. Vous avez vu que Teboun est allé en Italie. Il a été reçu par Mélanie en grande pompe. Il y

34:38
Locuteur

a

34:38
Présentateur

eu des échanges avec des industriels. C'est quand même un marché important. Il y a des hydrocarbures en Algérie. D'ailleurs,

34:43
Locuteur

il

34:43
Présentateur

y a une usine, je crois, qui est en cours de construction par des intérêts chinois pour raffiner le pétrole, pour qu'ils aient de la production d'essence en Algérie et qui monte en gamme, si vous voulez, et en valeur ajoutée. Nous... Enfin je veux dire, c'était quand même...

35:01
Locuteur

Voilà. Et

35:03
Présentateur

en plus de ça, je pense que l'Algérie, les dirigeants algériens sont dirigeants... Je ne dis pas que c'est facile. Je ne dis pas que tout est de la faute des Français. Pas du tout. Je dis que les fautes sont... Mais ce sont des dirigeants qui sont souvent quand même très...

35:20
Locuteur

Très...

35:21
Présentateur

Très... Très...

35:22
Locuteur

Très

35:22
Présentateur

vigilants sur la souveraineté nationale, surtout vis-à-vis de la France. Il y

35:26
Locuteur

a

35:26
Présentateur

une espèce de susceptibilité à fleur de peau. Il y a d'ailleurs aussi un narratif que les dirigeants algériens usent assez volontiers, qui est de faire reposer tous les problèmes du régime sur la France. Bon. Enfin ça fait quand même plus de 60 ans maintenant que la France a quitté l'Algérie. Enfin qu'elle n

35:44
Locuteur

'est

35:44
Présentateur

plus une puissance coloniale. Donc voilà. Moi, je trouve que c'est triste, parce que c'est quand même un des grands pays francophones. C

35:52
Locuteur

'est

35:52
Présentateur

le deuxième pays francophone du monde, qui ne fait pas partie d'ailleurs de la francophonie. Et on a au contraire des dirigeants qui essaient de promouvoir le développement de l'anglais. Voilà.

36:01
François Asselineau

Par rapport à la question algérienne, est-ce que justement la France doit se repentir ?

36:05
Locuteur

Parce

36:05
François Asselineau

qu'au fond, l'un des problèmes de cette relation France-Algérie, c'est la question de la repentance. Emmanuel Macron d'ailleurs a voulu un petit peu évoluer sur le sujet. Et on sent bien que

36:14
Locuteur

plutôt

36:14
François Asselineau

que de le remercier, Thébouine en a plutôt profité pour l'attaquer. Est-ce que pareil au niveau de l'Afrique, au niveau de ses anciennes colonies, est-ce que la France

36:23
Locuteur

doit faire

36:27
François Asselineau

fi de son passé ? Alors

36:29
Locuteur

moi, je

36:30
Présentateur

ne suis pas du tout d'accord avec ces idées de repentance, etc. Parce que... Comment dire

36:37
Locuteur

? D

36:37
Présentateur

'abord, on n'est pas responsable de ce qui a été décidé. Excusez-moi, le coup de chasse-mouche du dead Alger contre l'envoyé de Charles X en 1830. Ça remonte maintenant à 2 siècles. Bon.

36:52
Locuteur

Voilà.

36:52
Présentateur

Premièrement. Deuxièmement, il y a quelque chose que je trouve toujours triste en France.

36:58
Locuteur

Ce

36:58
Présentateur

n'était pas le cas du temps de De Gaulle.

37:00
Locuteur

C

37:01
Présentateur

'est qu'un vrai chef d'État, c'est quelqu'un qui connaît bien, même très bien, son histoire, l'histoire du pays dont il le chef, l'histoire nationale,

37:11
Locuteur

mais

37:12
Présentateur

qui connaît aussi... Parce que c'est quelqu'un qui doit être érudit dans l'histoire nationale des uns et des autres. Bon. Et donc, si vous voulez, si on entre dans des cycles de repentance, alors faisons un grand déballage. Bon. Il y a bien les relations entre la France du grand siècle et ce qu'on appelait les côtes barbaresques ont été émaillées d'incidents très très nombreux, puisqu'en fait, sur les côtes barbaresques, qui d'ailleurs relevaient

37:40
Locuteur

de

37:40
Présentateur

la sublime porte de l'Empire ottoman, vous aviez en permanence, en Méditerranée, des arraisonnements par des pirates algérois, notamment, qui enlevaient... Il y avait des quantités d'otages qui étaient pris, qui semaient la terreur en Méditerranée occidentale.

38:01
Locuteur

Et

38:01
Présentateur

donc il y a eu ces conflits qui ont eu lieu. D'ailleurs, si vous êtes mélomane, si vous connaissez les Indes galantes de Rameau,

38:08
Locuteur

il

38:08
Présentateur

y a un des tableaux des Indes galantes. Ça se parle justement des otages qui y sont pris. Et puis le Seigneur est généreux et va relâcher. Donc on a des relations qui ont été conflictuelles. Et donc on peut aussi demander à l'Algérie de faire repentance sur ces sujets. C'est comme sur les questions migratoires, par exemple. Moi, quand il y a des personnes qui... Nous, nous considérons

38:34
Locuteur

qu

38:35
Présentateur

'il y a maintenant...

38:36
Locuteur

Comment

38:37
Présentateur

dirais-je ? La situation française,

38:40
Locuteur

du

38:41
Présentateur

point de vue politique, économique et social, est telle qu'il faut vraiment arrêter les flux migratoires. Voilà. Qu'il y ait une espèce de digestion, si j'ose dire. C'est que les personnes qui sont là, celles qui souhaitent repartir, qu'on les accompagne.

38:53
Locuteur

Je

38:53
Présentateur

ne crois pas aux questions de remigration qui agitent les uns et les autres, parce que ça ne pourrait avoir lieu que dans le cadre d'une guerre civile, en définitive. On

39:03
Locuteur

n

39:03
Présentateur

'a jamais vu de remigration, sauf par exemple en Algérie, justement, où les pieds noirs ont été chassés, mais dans le cadre d'une guerre civile. Est-ce que c'est vraiment ce que souhaitent M. Zemmour, Mme Knafo, M. Philippe de Villiers ? Est-ce que c

39:14
Locuteur

'est

39:14
Présentateur

ça qu'ils veulent ?

39:14
Locuteur

Et

39:14
Présentateur

qu

39:15
Locuteur

'ils

39:15
Présentateur

le disent. Est-ce qu'on veut qu'une guerre civile

39:16
Locuteur

?

39:17
Présentateur

Bon. Moi, je pense qu'il ne faut pas de guerre civile. En revanche, sur les questions migratoires, il faut être très ferme. Et quand certains commencent à faire des procès, moi, je dis... Moi, j'aime bien la franchise et la vérité. La vérité, c'est que quelle est la politique migratoire du Maroc, de l'Algérie, de la Tunisie, vis-à-vis des pays du Sud

39:34
Locuteur

? Allez

39:35
Présentateur

voir. C'est une politique très, très ferme, de très grande fermeté. Et dans l'ensemble du monde, d'ailleurs, les politiques migratoires sont des politiques très fermes.

39:45
Locuteur

Le

39:46
Présentateur

problème, par exemple, sur ces questions migratoires, c'est que c'est comme tout à l'heure sur la défense, comme tout à l'heure sur l'énergie. Les Français... Tout est fait pour que les Français ne comprennent pas que c'est plus nous qui décidons. C'est l'UE. Depuis... Je rappelle quand même que depuis le traité d'Amsterdam,

40:03
Locuteur

qui

40:03
Présentateur

a été signé en 1997, ratifié en 1998 par le Parlement, et entré en vigueur le 1er janvier 1999, c'est-à-dire au moment même où nous parlons, ça fait quand même 27 ans, la politique migratoire a été transférée à la Commission européenne. C'est un truc inouï. C'est-à-dire que toutes les personnes qui défilent en permanence à la télévision française pour faire haro contre les immigrés, ce qui n

40:35
Locuteur

'est

40:35
Présentateur

jamais de notre cas. Moi, je ne m'en prends jamais aux personnes. Parce que si les gens y émigrent, c'est aussi parce qu'ils sont dans des conditions. Il y a la guerre, il

40:43
Locuteur

y a

40:43
Présentateur

des conditions économiques, etc. On ne s'en prend jamais aux personnes. Mais en revanche, il faut mettre un coup d'arrêt à quelque chose qui est en train de déstabiliser la société française. Mais jamais... Vous ne verrez Mme Le Pen, M. Bardella, Mme Marion Maréchal, M. Zemmour, Mme Cnafot, M. Dupont-Aignan, etc. Ils n'expliqueront jamais

41:04
Locuteur

qu

41:06
Présentateur

'en fait, c'est plus la France qui décide. La Commission européenne a pour objectif, qui est clair et net.

41:12
Locuteur

Ça

41:12
Présentateur

a été expliqué ouvertement par Mme Johansson, qui était la commissaire européenne suédoise,

41:22
Locuteur

qui

41:23
Présentateur

s'occupait de ces questions dans la Commission sortante européenne. Elle avait fait une conférence un jour à Barcelone lorsque la Suède a exercé la présidence tournante que l'objectif

41:36
Locuteur

de

41:37
Présentateur

la Commission européenne, c'est de faire entrer

41:38
Locuteur

4

41:39
Présentateur

millions de nouveaux migrants par an dans l'UE.

41:43
Locuteur

Bon.

41:44
Présentateur

Donc pourquoi personne n'en parle

41:46
Locuteur

? Pourquoi

41:47
Présentateur

est-ce que... Je suis le seul à le dire. Pourquoi est-ce qu'on fait croire aux Français que Mme Mélanie aurait réglé le problème de l'immigration ? C'est un scandale. C'est quand même, encore une fois, on manipule l'opinion publique. Mme Mélanie, elle s'est fait élire comme étant une espèce de mère tape dure, d'extrême droite, ici et sain, qui allait... On allait voir ce qu'on allait voir en matière d'immigration. Certes, elle a fait baisser considérablement l'immigration clandestine,

42:14
Locuteur

mais

42:14
Présentateur

qui s'est reroutée par l'intermédiaire de l'Espagne. Et l'Espagne est en train d'ailleurs de régulariser, comme vous le savez, plus près de 850 000 migrants, dont d'ailleurs des gens qui sont sans papier en France, en Italie, qui vont en ce moment en Espagne pour se faire régulariser.

42:32
Locuteur

Mais

42:33
Présentateur

Mme Mélanie, au même moment qu'elle diminuait considérablement le nombre de migrants clandestins, elle a augmenté considérablement le nombre de migrants légaux. De telle sorte qu'au bout du compte, il y a plus de migrants qui entrent chaque année en Italie que du temps de son prédécesseur. Donc voilà typiquement un sujet sur lequel on cache aux Français la réalité du pouvoir. Et on ne peut pas, par exemple, sur une question comme... C'est ça qui me gêne aussi sur les questions comme vis-à-vis de l'Algérie, vis-à-vis de toutes ces histoires d'OQTF et compagnie, c'est qu

43:08
Locuteur

'en

43:09
Présentateur

fait, on veut une chose et son contraire. M. Retailleau expliquait qu'il allait se battre, etc. Mais en même temps que vous avez peut-être quelques milliers de personnes qui partent, vous en avez 4 millions qui entrent chaque année dans l'UE. Et les personnes qui viennent

43:28
Locuteur

des

43:29
Présentateur

zones les plus pauvres, ou des zones de guerre, ou des zones en plus forte croissance démographique – j'en parlais tout à l'heure

43:33
Locuteur

–,

43:34
Présentateur

qui viennent notamment d'Afrique francophone, lorsqu'ils entrent dans l'UE, ils n'ont pas très envie de s'arrêter en Hongrie. On nous explique toujours « Regardez la Hongrie ». Mais oui, mais spontanément, ils n'ont pas envie d'aller en Hongrie. Personne... Qui parle le magia ? Bon. C'est une langue d'ailleurs tout à fait spécifique, vous savez, qui est vraiment... Qui est très différente d'autres langues européennes. Si vous entrez en Bulgarie ou en Hongrie, vous allez où ? Ben vous allez en France, si vous êtes francophone, d'autant plus qu'en France, il y a déjà des quantités de compatriotes qui est venu des pays d'Afrique.

Et puis en plus de ça, on a des aides sociales qui sont quand même très significatives.

44:13
Locuteur

Donc

44:14
Présentateur

les mêmes, si vous voulez, qui ameutent la population française en faisant une espèce de chasse aux immigrés de façon constante ne disent rien sur cette espèce de pompe aspirante qui est celle de l'UE. C'est tout le contraire de ce qu'il faudrait faire. Moi, je n'attaque jamais. Je ne fais pas de chasse aux immigrés. Je ne m'attaque pas aux personnes. Mais en revanche, je dis qu'il faut que la France récupère sa souveraineté et notamment sortent des articles 67, 77 et 78 du traité sur le fonctionnement de l'UE, pour être précis, qui posent le principe qu'il n'y a pas de contrôle aux frontières à l'intérieur de l'UE. Voilà. Donc d'un côté,

44:54
Locuteur

il

44:54
Présentateur

faut être cohérent. De l'autre, on a affaire à des personnes qui sont incohérentes. Alors tout ça a évidemment... Ça rétroagit sur les questions internationales, parce qu'au bout du compte,

45:06
Locuteur

on

45:07
Présentateur

a l'impression que la France est dirigée... Excusez-moi, mais par des guignols, je vais le dire. Et pas seulement Macron, d'ailleurs. Pas seulement Macron. C'est qu'on ne peut...

45:18
Locuteur

Il

45:19
Présentateur

faut redonner de l'autorité à l'État.

45:21
Locuteur

J

45:22
Présentateur

'ai retrouvé... J'ai vu récemment une vieille affiche qui datait du début des années 60 pour pousser les Français à adhérer à l'UNR, qui était l'Union pour la Nouvelle République, qui était le parti qui soutenait De Gaulle, et pour rétablir l'autorité de l'État. C'était vraiment ce qu'avait fait De Gaulle. Et actuellement, il y a un véritable besoin que l'on voit dans tous les domaines, en matière de services publics, en matière de sécurité, en matière de justice, etc. Il faut rétablir l'autorité de l'État. Mais

45:51
Locuteur

comme

45:52
Présentateur

je

45:52
Locuteur

l

45:54
Présentateur

'ai déjà dit,

45:55
Locuteur

on

45:55
Présentateur

ne peut pas avoir de l'autorité.

45:59
Locuteur

L

45:59
Présentateur

'autorité, c'est un beau mot qui vient du latin auctoritas et qui a donné également le mot auctor, c'est-à-dire l'auteur.

46:05
Locuteur

Vous

46:05
Présentateur

ne pouvez pas avoir d'autorité si vous n'êtes pas l'auteur de vos propres décisions. Voilà. Quelqu'un qui n'a aucune autorité, c'est quoi ?

46:13
Locuteur

C

46:13
Présentateur

'est un béni ? Oui, oui. C'est quelqu'un dont on sait que c'est quelqu'un qui est velléitaire parce qu'en fait, il n'a pas le courage de mener à bien ses décisions ou bien parce qu'on sait qu'il

46:22
Locuteur

y

46:22
Présentateur

a quelqu'un au-dessus qui va passer au-dessus, qu'il n'est que le pantin d'une personne au-dessus. C'est tout le problème de Macron. C'est tout le problème de l'ensemble de la classe politique française européiste et qui n'ont pas d'autorité. Ils font semblant. Ils donnent des coups

46:37
Locuteur

de

46:37
Présentateur

menton. Mais on sait qu'au bout du compte, ce n

46:38
Locuteur

'est

46:38
Présentateur

pas eux qui décident.

46:39
Locuteur

En

46:40
François Asselineau

parlant d'autorité, je voudrais qu

46:42
Locuteur

'on

46:42
François Asselineau

parle un petit peu de la question nucléaire, de la question de l'arme nucléaire, qui a été aussi une question qui a pas mal préoccupé les Français ces derniers temps. Emmanuel Macron a présenté sa vision de la future doctrine nucléaire

46:56
Locuteur

sans

46:56
François Asselineau

qu

46:56
Locuteur

'on

46:56
François Asselineau

comprenne très exactement ce qu'il souhaitait véritablement en faire. Vous, est-ce que vous craignez un partage de la force nucléaire française vis-à-vis de ses voisins, je pense notamment à l'Allemagne

47:07
Locuteur

? Oui.

47:08
Présentateur

Alors non seulement je le crains, mais je suis absolument contre toute évolution dans ce domaine. Là aussi, on en revient à la question que je posais tout à l'heure. C'est quoi les intérêts nationaux ? Bon. On voit bien que Macron, qui veut être... Paraît-il que sans temps, ses rêves, il voudrait être un jour le président des États-Unis d'Europe ou je sais pas quoi. Il est quand même très largement déconsidéré dans le monde entier, y compris en Europe d'ailleurs, au passage. Donc on voit bien qu'il a voulu faire... Bon. Le problème auquel, à mon avis,

47:42
Locuteur

il

47:42
Présentateur

s'est heurté,

47:43
Locuteur

à

47:44
Présentateur

mon avis, c'est qu'il y a quand même des forces de résistance au sein de l'armée qui ne se sont pas forcément exprimées publiquement. Mais il y

47:51
Locuteur

a

47:51
Présentateur

quand même, à mon avis, des forces qui se sont... Je parle pas du chef d'État-major des armées, Fabien Mandon,

47:55
Locuteur

dont

47:56
Présentateur

tout le monde a compris que ce n

47:57
Locuteur

'était

47:57
Présentateur

pas le toquet. Enfin c'est zéro. Vous êtes un peu fort, c'est le vôtre. Vous êtes un peu fort, mais peut-être. Mais en tout cas, quand on a vu que ce monsieur est allé, vous vous rappelez, devant l'association des maires de France, vous savez, c'était il y a un peu plus d'un an, quand il a expliqué qu'il fallait que tous les Français comprennent bien que leur progéniture allait devoir mourir pour l'Ukraine, vous vous rappelez ? Il

48:22
François Asselineau

parlait pas de l'Ukraine. Il parlait de mourir pour son pays.

48:24
Locuteur

C'est un peu ce que... Vous l'avez dit, vous m'avez dit... Oui,

48:26
Présentateur

mais il en parlait quand même très spécifiquement pour l'Ukraine. Oui.

48:30
Locuteur

Le

48:30
François Asselineau

contexte était en effet lié à l'Ukraine. Mais c'est vrai que mourir pour ses enfants, ça a une autre signification. Non,

48:36
Présentateur

non. Il l'avait très précisément dit quand il était question de l'Ukraine. Parce que c'était où il s'agissait d'envoyer des soldats. Mourir pour son pays, oui. Mais quand son pays est attaqué.

48:45
Locuteur

Mais

48:46
Présentateur

quand on va soutenir des forces... La France n'a rien à faire dans le conflit entre l'Ukraine et la Russie. Je suis désolé de vous le dire. C'est une évidence. D'ailleurs, l'Ukraine a appartenu à la Russie pendant des siècles,

48:57
Locuteur

une

48:57
Présentateur

grande partie de ce qu'on appelle aujourd'hui l'Ukraine. Et donc il faut avoir tout le conditionnement mental et médiatique depuis des années où l'on nous explique qu'il y aurait un pays qui se battrait pour la liberté, et l'indépendance qui serait l'Ukraine contre les méchants russes. C'est une vision complètement fallacieuse de la situation, y compris d'ailleurs de donner des brevets de démocratie à M. Zelensky, dont je rappelle qu'il a fait interdire 13 partis politiques et qu'il se maintient au pouvoir en ayant fait supprimer les élections. Mais pour en revenir donc à l'armée, je pense que Macron, il a eu des ressorts de rappel interne où on a dit qu

49:35
Locuteur

'on

49:35
Présentateur

ne peut pas faire ça. Il y a aussi autre chose qu'il faut dire, c'est qu

49:37
Locuteur

'un

49:42
Présentateur

point de vue juridique, il y a eu... Je sais pas si Macron était au courant. Il y a quand même peut-être des gens au

49:48
Locuteur

Quai

49:48
Présentateur

Lorsay qui ont dû lui dire, lui tirer par la manche, vous voyez, faut pas oublier ça. C'est peut-être aussi pour la raison pour laquelle il a donné l'impression qu'on allait voir ce qu'on allait voir. Et puis en fait, la montagne avait couché d'une souris parce qu'effectivement, c'était une espèce

49:59
Locuteur

de

50:00
Présentateur

bouillie pour les chats. On comprenait une chose et son contraire, comme souvent avec Macron. C'est toujours des propos ambivalents, ambigus. Ce que Macron ne savait peut-être pas ou qu'il a appris peut-être sur le tas, c'est qu'il

50:14
Locuteur

y a

50:14
Présentateur

un traité qui s'appelle le traité de Moscou, enfin qui est surnommé le traité de Moscou,

50:18
Locuteur

qui

50:19
Présentateur

a été signé et ratifié en 1980

50:22
Locuteur

et

50:22
Présentateur

qui clôture définitivement la Seconde Guerre mondiale.

50:24
Locuteur

Et

50:25
Présentateur

dans ce traité de Moscou, il y a les 4 puissances, comment dirais-je, victorieuses de l'Allemagne côté occidental, c'est-à-dire les États-Unis d'Amérique, l'Union soviétique, qui existait encore en 1980, le Royaume-Uni et la France. Et deuxièmement, il y a les deux Allemannes qui existaient encore à l'époque, l'Allemagne fédérale, la République fédérale d'Allemagne, donc l'Allemagne dite de l'Ouest,

50:53
Locuteur

et

50:54
Présentateur

la République démocratique allemande, donc l'Allemagne dite de l'Est. Donc il y avait 6 partenaires.

50:58
Locuteur

Et

50:58
Présentateur

en 1980, on a clôturé donc la Seconde Guerre mondiale avec ce traité de Moscou où il a été bien précisé que l'Allemagne

51:07
Locuteur

a

51:08
Présentateur

l'interdiction, pour toujours, en fait, de fabriquer, d'entreposer

51:14
Locuteur

ou

51:15
Présentateur

de laisser passer ou d'utiliser sur son sol des armes nucléaires.

51:20
Locuteur

Donc

51:21
Présentateur

déjà, si vous voulez, si... Alors l'Union soviétique s

51:25
Locuteur

'est

51:25
Présentateur

désintégrée, mais c'est la Russie

51:27
Locuteur

dans

51:28
Présentateur

le cadre, vous savez, de la théorie dans le droit international de la succession des États. Donc c'est la Russie qui se trouve être maintenant copartie prenante

51:34
Locuteur

à

51:34
Présentateur

ce traité de Moscou. De la même façon que la RDA a disparu, s'est fondue avec la RFA, c'est l'Allemagne aujourd'hui, la République fédérale d'Allemagne, mais qui englobe les deux maintenant, qui est le successeur. Mais le traité est toujours valable.

51:51
Locuteur

Ça

51:51
Présentateur

veut dire que si la France se mettait à faire fabriquer ou à entreposer sur le sol allemand des armes nucléaires, la Russie

51:58
Locuteur

de

51:59
Présentateur

Poutine serait fondée

52:00
Locuteur

à

52:02
Présentateur

l'interdire et éventuellement à nous envoyer une bombe sur la tête. Bon, je dis pas que c'est ce qu'il ferait. Alors là, vous voyez qu

52:08
Locuteur

'il

52:08
Présentateur

y

52:08
Locuteur

a

52:08
Présentateur

quand même un petit problème. Le droit international,

52:11
Locuteur

c

52:11
Présentateur

'est quand même pas totalement fait pour les chiens. Il y a quand même une Cour internationale de justice. Quand on est membre permanent du Conseil de sécurité comme la France, on doit quand même respecter

52:20
Locuteur

le

52:20
Présentateur

droit international. Donc ça, c'est les aspects juridiques. Il

52:23
Locuteur

y a

52:23
Présentateur

des gens qui me

52:23
Locuteur

disent

52:24
Présentateur

parfois « Ah, vous êtes trop juridique ». Non, c'est important, le droit. L'important, c'est très important. Mais par ailleurs, il n

52:30
Locuteur

'y a

52:30
Présentateur

pas que le droit. Il y a aussi la politique, la géopolitique. Et la France

52:33
Locuteur

ne

52:34
Présentateur

peut

52:34
Locuteur

pas...

52:35
Présentateur

Enfin c'est à mon avis délirant.

52:37
Locuteur

L

52:38
Présentateur

'idée de penser que si par exemple on faisait cadeau ou on entreposait des armes nucléaires en Estonie, par exemple, dirigées par des dirigeants qui sont à moitié frappadingues, en Estonie, Mme Kadja Kalas,

52:55
Locuteur

elle

52:56
Présentateur

est la fille de son père qui s'appelait Sim Kalas, qui a été un apparat chic du temps de l'URSS, du temps de la République socialiste soviétique d'Estonie. Il a même été à la tête de la Banque centrale d'Estonie. Lorsque l'Union soviétique s'est effondrée, le type, il a tourné Kazak. Il est devenu un des principaux soutiens

53:20
Locuteur

de

53:21
Présentateur

l'OTAN. Au passage, dans la Banque centrale qu'il gérait,

53:25
Locuteur

il

53:25
Présentateur

y a 10 millions ou je sais plus combien

53:26
Locuteur

ou

53:27
Présentateur

20 millions de dollars qui se sont évaporés. Donc tous les regards se sont tournés vers lui pour ne vous savez pas où ils sont passés. Bon, tout ça s'est passé à l'os. Ce sont des gens extrêmement corrompus. Et ça, c'est l'Estonie, si vous voulez. Et Mme Kadja Kalas, qui a été choisie délibérément par Mme von der Leyen... Ça, c'est aussi un des grands scandales de l'affaire des questions européennes. C'est que dans la mesure où l'Allemagne a la présidence de la Commission,

53:50
Locuteur

la

53:50
Présentateur

moindre des choses que devrait faire une Commission européenne digne de ce nom, c'est de donner aux très grands pays, à commencer par la France, si la France n'a pas la présidence de la Commission, avoir la politique étrangère de sécurité et

54:04
Locuteur

de

54:04
Présentateur

défense. Nom d'une paie, on a la seule puissance nucléaire et la seule puissance membre du Conseil de sécurité des Nations Unies parmi les 27 pays de

54:12
Locuteur

l

54:12
Présentateur

'UE depuis notamment le départ du Royaume-Uni.

54:14
Locuteur

On

54:15
Présentateur

est dirigé en matière de politique étrangère par Mme Kadja Kalas, un pays de 2,6 millions d'habitants, appartenant à une famille ultra-corrompue et anti-soviétique, anti-russe, qui bouffe du russe matin, midi et soir. Et c'est avec ça qu'on va aller prépositionner les armes nucléaires. Mais Mme Kadja Kalas, qui est à moitié... Elle, elle veut qu'on entre en guerre contre la Russie. Donc ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'on joue... Sans mauvaises mots, c'est un peu une roulette russe. C'est-à

54:40
Locuteur

-dire

54:40
Présentateur

qu'on joue... Est-ce que les Français sont... Est-ce que le peuple français

54:44
Locuteur

est

54:46
Présentateur

consciemment d'accord avec l'idée

54:48
Locuteur

que

54:49
Présentateur

parce qu'on serait solidaire de l'Estonie,

54:53
Locuteur

qui

54:54
Présentateur

était toujours très proche, voire partie intégrante de l'Empire russe... C'est-à

54:58
Locuteur

-dire

54:58
Présentateur

le royaume de Courland où s'était réfugié...

55:01
Locuteur

Comment

55:02
Présentateur

s'appelait-il le futur Louis XVIII, je crois, sous Paul Ier au début du XIXe siècle ? Est-ce qu'on est vraiment d'accord pour

55:12
Locuteur

que la

55:13
Présentateur

France, les Français risquent

55:15
Locuteur

d

55:17
Présentateur

'être vitrifiés

55:18
Locuteur

par

55:19
Présentateur

des bombes nucléaires soviétiques... Enfin russes, pardon... Parce qu'on aurait... Parce que sous l'impulgence de Mme Kajakanas, on aurait utilisé un armement nucléaire contre la Russie. De Gaulle, tel qu'il concevait la force de frappe, c'est que c'était

55:34
Locuteur

l

55:35
Présentateur

'ultima ratio, en dernier recours, lorsque le territoire national était attaqué. D'ailleurs, toute la pensée gaullienne qui vaut le coup d'être réfléchie au moment de l'élaboration

55:44
Locuteur

de

55:45
Présentateur

la force de frappe nucléaire, c'était que De Gaulle pensait, et à juste titre, qu'il y avait des gens qui disaient « On n

55:52
Locuteur

'a

55:52
Présentateur

pas besoin de force de frappe, on a le parapluie américain

55:54
Locuteur

». Et

55:56
Présentateur

De Gaulle était convaincu que s

55:58
Locuteur

'il

55:59
Présentateur

y avait vraiment une guerre, il disait à Perfit, que je citais tout à l'heure, « Est-ce que vous croyez vraiment que les Américains mettront en jeu la vie des habitants de l'Oklahoma ou du Texas ou de la Californie parce qu'il y

56:13
Locuteur

aurait

56:13
Présentateur

une guerre conventionnelle qui aurait lieu... » C'est parce que l'armée rouge aurait déferlé sur l'Allemagne et sur la France.

56:20
Locuteur

De

56:20
Présentateur

Gaulle était convaincu qu'il ne bougerait pas le petit doigt. Et donc c'était la raison pour laquelle il voulait avoir sa propre force de frappe. D'ailleurs, cette pensée sur le fait que... Il faut toujours ne compter que sur ses propres forces.

56:34
Locuteur

C'est

56:34
Présentateur

un adage quasiment chinois, vous le savez. Regardez ce qui se passe en ce moment

56:39
Locuteur

avec

56:40
Présentateur

tous les pays du Golfe, toutes les pétro-monarchies qui pensaient

56:44
Locuteur

être

56:45
Présentateur

protégées par les États-Unis parce qu'elles avaient accordé des facilités avec des bases militaires au Bahreïn, à Abu Dhabi, dans les Émirats arabes unis notamment, et que par ailleurs, ils achètent avec beaucoup de milliards de dollars de l'engagement américain. Donc ils pensaient qu'ils étaient prémunis contre l'Iran. Alors qu'est-ce qui s'aperçoit... On s'aperçoit de quoi ? On s'aperçoit que l'Iran bombarde... Ils sont devenus des cibles justement parce qu'ils se sont affichés avec les États-Unis. Et les États-Unis, ils ont fait quoi ? On le disait tout à l'heure. Ils ont rapatrié leur porte-avions. Et ça a été la débandade générale. On ne le dit pas assez, mais les mots d'ordre...

Enfin les instructions qui ont été données par les Américains, c'est leurs soldats.

57:29
Locuteur

Et

57:29
Présentateur

toutes les familles doivent s'en aller. Même encore... C'était il

57:31
Locuteur

y

57:31
Présentateur

a 2 jours. Ils ont dit à tous les Américains qui vivent encore en Arabie saoudite de s'en aller. C'est courage fuyant. D'où d'ailleurs des événements qui sont très importants, à mon avis, du point de vue géopolitique. C'est que les États-Unis risquent, avec cette guerre en Iran, d'être obligés de plier bagages. Donc nous, pour en terminer avec le sujet sur lequel vous m'avez interrogé, la force de frappe doit être éminemment circonscrite

58:00
Locuteur

au

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Présentateur

peuple français. Voilà. On ne va pas... Excusez-moi. On ne

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Locuteur

va

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Présentateur

pas mourir.

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On ne

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Présentateur

va pas laisser vitrifier la France pour les beaux yeux de Mme Kadjakalas, qui est une Estonienne. Ou alors, si les Français sont d'accord... Mais à ce moment-là, demandons le leur par un référendum. Que ça ne soit pas M. Macron qui en décide comme ça, par une nuit sans lune, un 29 février au soir, derrière des portes capitonnées, que les Français... Voilà. Il n

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Locuteur

'y

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Présentateur

a aucun débat à l'Assemblée nationale.

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Locuteur

On

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Présentateur

est dans un univers... C'est pourtant dans la Constitution de la Vème République, comme c'était le cas d'ailleurs des précédentes. Il est bien précisé que la déclaration de guerre, c'est faite par le Parlement, que lorsqu'il

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Locuteur

y a

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Présentateur

des interventions militaires à l'étranger,

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Locuteur

il

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Présentateur

faut qu'il y ait... Je crois que c'est l'article 38, il me semble. Il doit y avoir des débats suivis d'un vote, etc. Bon, maintenant, Macron se piétine tout ça. Il n'y

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Locuteur

a

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Présentateur

plus de déclaration de guerre, même si on fait des actions qui sont objectivement des actions offensives. Voilà. Donc pour répondre définitivement, je crois, à votre question, moi, je suis évidemment pour une force de frappe,

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Locuteur

modernisée. Une

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Présentateur

force de frappe et que l'on ait... Mais que ça s'accompagne aussi d'un renforcement militaire parce que le monde reste... C'était une espèce d'irénisme, comme on dirait, c'est-à-dire un petit peu de...

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Locuteur

On

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Présentateur

l'appellerait maintenant plutôt « bisounours ». C'est la façon... Irénisme, ça vient de « irénée », qui veut dire « la paix » en grec. Une espèce d'irénisme de croire que tout le monde est beau,

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Locuteur

tout

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Présentateur

le monde est gentil. Ça va être la paix universelle. Non, ça fait partie de fantasmes, en fait. Il faut appliquer toujours l'adage romain « si vis passem para bellum ». Si tu veux, la paix prépare la guerre. Et donc la France était tombée en dessous de son seuil de viabilité en termes de budget militaire. Il faut reconstituer ça. Il faut avoir une force de frappe dont la doctrine d'emploi doit être bien précisée, toujours la même,

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Locuteur

comme

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Présentateur

du temps de De Gaulle, c'est-à-dire pour défendre le territoire national. C'est la seule chose qui vaille, à mon avis, que les Français meurent pour leur pays.

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Locuteur

C

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Présentateur

'est que justement, on attaque leur pays. Arrêtez d'intervenir partout. Et puis aussi, il faut, je pense, avoir une conception modernisée

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Locuteur

des

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Présentateur

conflits du XXIe siècle. Parce que là, comme je le disais tout à l'heure, il y

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Locuteur

a

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Présentateur

une évolution très importante

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Locuteur

en

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Présentateur

matière technologique. Quelles sont les productions de drones nationales en France ?

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Locuteur

Où

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Présentateur

en sommes-nous de l'IA ? Où en sommes-nous de la robotique, etc. ? Dans la mesure où on se repose

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Locuteur

en

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Présentateur

permanence sur des volontés étrangères, on risque d'être forcément extrêmement déçus. Si l'Ukraine entre dans l'UE, ça sera le dernier coup dans le cercueil de l'agriculture française. Le seul État qui vraiment risque de briser la suprématie mondiale des États-Unis,

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Locuteur

c

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Présentateur

'est la Chine. Et ça, ils le disent, depuis 25 ans. La construction européenne, en fait, est une entreprise de vassalisation du continent européen.

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Locuteur

par

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Présentateur

sport

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Locuteur

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