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InterviewRadio Classique — L'invité de la matinale (sur Podcast)· 4 février 2021 12 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asile

Roland Lescure

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:27OuverteRéponse directe

    Les Américains et les Anglais ont investi 4 à 7 fois plus que l'UE dans les labos pharmaceutiques. Pourquoi ?

  • 2:41OuverteRéponse directe

    Les Israéliens vaccinent mieux. Pourquoi ne pas faire comme eux ?

  • 3:06RelanceRéponse directe

    Le président a promis que fin de l'été, la plupart des Français seront vaccinés. Risque pour sa candidature ?

  • 4:39OuverteRéponse directe

    Pourquoi les gens de la République en Marche sont-ils autour de vous ?

  • 5:20RelanceRéponse partielle

    Est-ce une dictature sanitaire ?

  • 6:06OuverteRéponse directe

    Question sur les fake news et leur impact sur la campagne électorale.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Locuteur 1Fait
    « C'est pour annoncer dans 4 jours qu'il va falloir reconfiner comme c'est le cas du Portugal par exemple aujourd'hui. »
  • 2:02Locuteur 2Chiffre
    « Ils sont à près de 10 millions de vaccinés et nous, on est à moins de 2. »
  • 2:43Locuteur 1Fait
    « Ils ne sont pas en Europe, donc c'est incomparable. »
  • 3:58Locuteur 1Fait
    « AstraZeneca arrive. C'est un game changer. »
  • 7:28Locuteur 1Fait
    « Marine Le Pen, qui en juin dernier, dit que la France est le pays dans lequel il y a le plus de morts au monde. »
  • 7:44Locuteur 1Fait
    « La réalité, c'est que les frontières françaises, elles sont déjà très largement fermées. »
  • 9:15Locuteur 1Promesse
    « On pousse avec Stanislas Kherini pour que la Cour des comptes fasse un audit des comptes publics à l'automne. »
  • 10:57Locuteur 1Fait
    « Les votes ont été sans contestation contre l'interdiction du voile à l'université ou pour les accompagnants scolaires. »
  • 11:58Locuteur 1Fait
    « Article 1, voter à l'unanimité moins une voix qui est l'islamisme institutionnel. On n'en veut pas. »

Temps de parole

  • Locuteur 165 %
  • Locuteur 235 %

5,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur 2

Radio Classique, l'invité de Guillaume Durand avec le Figaro. Le TF1 pour dire patience, patience, patience, faites attention, faites attention, faites attention. C'est pour annoncer dans 4 jours qu'il va falloir reconfiner comme c'est le cas du Portugal par exemple aujourd'hui.

0:39
Locuteur 1

On aura gagné une semaine. Chaque jour qu'on va gagner, où nos enfants pourront aller à l'école, où je pourrais venir sur votre plateau nous expliquer ce qu'on fait, où les gens pourront aller travailler, c'est un jour gagné contre un confinement dont on sait qu'il a des impacts extrêmement difficiles pour toutes les Françaises et Français, économiques, sociales mais surtout psychologiques. Chaque jour gagné est un jour de gagné. Franchement, on a fait le pari, c'est le mot, mais le pari de la responsabilité. Et ça, moi j'en suis très heureux. C'est un choix qui a été difficile. On ne peut pas gérer une crise au jour au jour, Roland Esquiel.

Vous avez un virus aujourd'hui qui vous fait un passement de jambes par jour. On a des variants qui explosent un peu partout dans le monde. On a des vaccins qui arrivent, un peu au compte-gouttes quand même, mais qui arrivent. C'est pas fait avoir. Non, c'est pas fait avoir. Normalement, un vaccin, il faut 5.

1:27
Locuteur 2

J'ai les chiffres. Nous avons investi, je parle de l'Union Européenne, vous n'êtes pas responsable ce matin. Les Américains et les Anglais, qui par ailleurs ont une gestion absolument désastreuse de la Covid.

1:36
Locuteur 1

Ceci explique peut-être ça.

1:37
Locuteur 2

Ils ont investi entre 4 et 7 fois plus dans les labos pharmaceutiques que l'a fait l'Union Européenne.

1:44
Locuteur 1

Moi, je suis extrêmement fier que l'Europe soit restée unie face à ça. Que le Royaume-Uni fasse le passager clandestin. Ils ont choisi le Brexit, vous l'avez dit, dans une situation sanitaire désastreuse. En plus, eux, ils font des vrais paris risqués. Ils ne font qu'une première dose, ils écartent la deuxième dose. Ils font parfois une dose avec un vaccin, une deuxième avec un autre.

2:02
Locuteur 2

Ils sont à près de 10 millions de vaccinés et nous, on est à moins de 2. Alors, évidemment...

2:05
Locuteur 1

Ils ont commencé un mois avant nous. L'essentiel, l'essentiel pour qu'on gagne le combat contre ce virus, c'est qu'on ait des dizaines de millions de Français qui puissent être vaccinés à l'automne et pas seulement des dizaines de millions de Français. Que les Allemands, que les Anglais, que les Portugais, les Italiens soient tous vaccinés. Sinon, on n'aura pas d'immunité collective. Alors, on peut dire, nous, on va y aller tout seul, puis on va laisser les Hongrois ou les Tchèques se débrouiller. Et qu'est-ce qui se passe si dans quelques mois, on a immunisé la France et que la moitié de l'Europe ne l'est pas ? Non, on a fait le bon choix. D'autres ont fait des choix différents.

C'est vraiment une logique de qu'elle est seule pour le Royaume-Uni. Ils ont voulu être seuls. Ils sont seuls pour le meilleur et pour le pire.

2:41
Locuteur 2

Les Israéliens aussi, ça marche mieux.

2:42
Locuteur 1

Oui, les Israéliens... Ils ne sont pas en Europe, donc c'est incomparable. Non, mais c'est 9 millions d'habitants. Vous savez ce qu'ils ont fait, les Israéliens. Ils ont dit, moi, je me fais vacciner et je donne toutes mes données à Pfizer. Bon, c'est un laboratoire en temps réel et en réalité du sujet des GAFA dont vous parliez tout à l'heure, qui est que les Israéliens sont prêts à donner toutes leurs données individuelles contre le fait de se faire vacciner. Je ne suis pas sûr que ça passera en France, ça.

3:06
Locuteur 2

Mais en tout cas, reconnaissez que le fait de dire, parce qu'il y a une perspective à long terme qui est donnée par le président de la République quand il a été fin, il a dit, en gros, à l'été, fin de l'été, une grande partie des Français seront vaccinés, sauf ceux qui ne le veulent pas. Mais c'est un peu comme la courbe de Hollande, l'éconnue sur le chômage. Si jamais ça n'est pas le cas, au revoir la candidature présidentielle.

3:27
Locuteur 1

Moi, je ne ferai pas cette comparaison. Ce qui est vrai, c'est que la stratégie...

3:30
Locuteur 2

On a attendu le retournement de la courbe du chômage.

3:32
Locuteur 1

Voilà. Et nous, on n'attend pas. Nous, on agit. Donc, il y a une petite différence. Non, mais ce qui est vrai, c'est que la campagne vaccinale... C'est à Paris. C'est à Paris politique. La campagne vaccinale est un vrai choix stratégique qui fera sans doute une grande différence dans la perception de la manière dont on a géré la crise. Effectivement, donner une perspective à long terme, c'est important. Dire que d'ici la fin de l'été, on pourra vacciner tous ceux qui le souhaitent. Il va falloir livrer la marchandise. C'est le cas de le dire. A mon avis, on le fera. En tout cas, on fait tour pour. Il faut évidemment que les vaccins arrivent à temps. AstraZeneca arrive. C'est un game changer.

Comme on dit AstraZeneca, vous pouvez vacciner les gens dans une pharmacie. Aujourd'hui, Pfizer, ce n'est pas possible. Donc, on va accélérer comme on le fait tous les ans pour la campagne de vaccins contre la grippe. Et si, effectivement, on a vacciné tout le monde d'ici la fin de l'été, la manière dont ils seront allés, dont ils seront allés, pardon, apporte peu.

4:18
Locuteur 2

Ce matin, à 5h30 sur une chaîne concurrente, j'ai entendu un vétéran de la Seconde Guerre mondiale, donc plus de 80 ans, plus de 85 ans, dire qu'il cherchait désespérément dans son petit village un vaccin, qu'il était impossible qu'il se fasse vacciner, lui, disait-il, qui a échappé à la mort à plusieurs reprises. Donc, vous avez quand même une grande angoisse dans le pays. Mais arrêtons, nous allons parler de ce dossier-là.

4:37
Locuteur 1

Non, mais cette angoisse, elle existe. C'est pour ça qu'il faut continuer de manière très déterminée à vacciner.

4:42
Locuteur 2

Mais alors, pourquoi les gens de la République en marque sont autour de vous ? Il y en a beaucoup, c'est peut-être pas votre cas, qui disent, il y en a un peu, Marc, le président de la République gère ça tout seul avec le Conseil de Défense.

4:50
Locuteur 1

Alors, bon, des voix dissonantes, il y en a partout, et on en a eu quelques-unes de notre côté, c'est vrai. Mais moi, tous les députés avec lesquels j'échange depuis trois jours, au contraire, sont extrêmement fiers de la décision qui a été prise vendredi, qui est un choix de responsabilisation qui évite le confinement. Alors, l'histoire du président décide tout seul. Non, il décide. D'abord, il écoute. Il écoute tout le monde. Et il y a beaucoup de monde qui le parle aujourd'hui. Mais c'est vrai que c'est lui qui décide. Et dans des périodes de crise comme celles qu'on vit, moi, je suis content qu'on ait une personne qui décide, certes, en écoutant tout le monde.

5:20
Locuteur 2

Une sorte de dictature sanitaire.

5:22
Locuteur 1

Mais bien sûr que non. D'abord, si on était dans une dictature sanitaire, j'ai entendu tous les professionnels de la profession il y a dix jours, on serait tous confinés. Donc, il a fait un vrai choix politique, un pari de la responsabilisation. Et évidemment, il faut être adapté, flexible, face à un virus qui passe son temps à changer de direction. Mais on a besoin de quelqu'un de fort qui puisse décider en connaissance de cause et qui puisse effectivement assumer ses responsabilités de chef de l'État.

5:47
Locuteur 2

Vous savez, je redonnais l'exemple du Portugal, parce que c'est l'exemple du jour. Le Portugal, ils ont laissé ouvert à Noël. Les restaurants ont été ouverts. Les touristes sont venus. Les Anglais, c'était un peu le pays merveilleux. D'abord, le Portugal est un pays merveilleux. C'est vrai. Au bord de l'océan. Et maintenant, c'est la panique. Les Allemands sont obligés d'envoyer des médecins. Tout le système hospitalier est en train d'exploser. Question concernant les fake news, puisque c'était une des dominantes de ce matin. Je le disais, donc, un 4 février, c'était en 2004, naissait Facebook. Et donc, réflexion avec Dimitri Pavlenko tout à l'heure sur les GAFA.

Est-ce que vous n'avez pas le sentiment que ce qui s'est passé aux Etats-Unis, et un tout petit peu en France en 2017, est en train de prendre une tournure particulière ? C'est-à-dire que nous allons vivre une campagne électorale qui sera totalement dominée par des assertions absolument invérifiables ou totalement fausses ? Ce qui serait intéressant, c'est que vous donniez des exemples de votre point de vue de parlementaire.

6:39
Locuteur 1

D'abord, nous en sommes extrêmement préoccupés. C'est le risque. J'ai beaucoup regardé ce qui s'est passé aux Etats-Unis. Je suis député des Français de l'Amérique du Nord. La campagne a été gouvernée par les fake news. Et les anti-fake news, heureusement, le résultat a été le bon, mais ça n'a pas été facile. En France, ça commence à prendre. Venons les exemples. Quand j'entends Jean-Luc Mélenchon, par exemple, qui suite à l'attentat de Bayonne, dont on se souvient contre cette mosquée, nous dit qu'il n'y a aucun ministre qui est allé. C'est repris par Adrien Quatennin. Je pense que c'était sur votre antenne. C'est une fake news. Le jour même, Laurent Dunez y était.

Le lendemain, Nicole Belloubet y était. Le président de la République s'en est ému quelques heures après devant le CRIF. Donc, on est vraiment dans un début de fake newsisation de la politique française par des responsables politiques. C'est peut-être un exemple isolé.

7:25
Locuteur 2

Est-ce que vous avez d'autres exemples ?

7:26
Locuteur 1

Marine Le Pen, qui en juin dernier, dit que la France est le pays dans lequel il y a le plus de morts au monde. C'est faux, à la fois en absolu et en relatif par rapport à la population. Gérard Laché, le président...

7:35
Locuteur 2

Elle a été la première à parler des frontières aussi. Gabriel Attal a essayé de justifier le fait que ce n'était pas la même chose parce que ce n'était pas la même situation. N'empêche qu'elle en a parlé.

7:43
Locuteur 1

La réalité, c'est que les frontières françaises, elles sont déjà très largement fermées. Depuis huit mois, j'en sais quelque chose. Je ne suis pas rentré en circonscription. Vous disiez que vous aimeriez mon job. Je vais vous dire que je suis un député sans âge. Je n'ai pas mis les pieds. Non, mais il sera ouvert en 2022. N'hésitez pas. Je n'ai pas mis les pieds en circonscription depuis février dernier. Mais la seule chose qu'on a resserrée, parce que c'est vrai qu'on a resserré les choses pour éviter le confinement, c'est le fait que les Françaises et les Français et les autres qui souhaitent venir en France en dehors de l'Union Européenne doivent avoir un motif impérieux.

On ne vient pas en vacances. On ne vient pas pour un déplacement professionnel qui ne le mérite pas. On vient quand on perd un proche. On vient, et j'espère que ça va être précisé par le Premier ministre ce soir, quand on rentre définitivement en France. Pour le reste, on évite de se déplacer. C'est du bon sens.

8:29
Locuteur 2

Oui, mais c'est sur le bilan économique que tout ça va tomber. C'est-à-dire qu'à un moment, ça va être chiffre contre chiffre. Vous connaissez l'histoire par cœur puisque vous êtes en plus polytechnicien. Donc ça va être chiffre contre chiffre.

8:37
Locuteur 1

Il y a la prescription, c'était il y a longtemps.

8:39
Locuteur 2

C'était il y a longtemps. En tout cas, ça marque les esprits. Les gens vont donner des chiffres différents sur l'endettement, sur les investissements, sur la capacité des entreprises à rebondir, sur des gens qui diront qu'au fond, le quoi qu'il en coûte est une absurdité. Parce que des générations entières de jeunes gens qui sortent peut-être de Polytechnique aujourd'hui seront chargés de rembourser la dette dans plusieurs années. Il y en a qui vont croire qu'on ne pourra pas faire d'un côté un remboursement de la dette Covid et puis de l'autre côté un remboursement de la dette classique. Donc tout ça, ça va être le cœur de la bagarre, chiffre contre chiffre. Exactement.

Et comment vérifier ce qui est vrai là-dedans ?

9:14
Locuteur 1

Voilà. Et donc c'est pour ça que nous, on pousse avec Stanislas Kherini pour que la Cour des comptes fasse un audit des comptes publics à l'automne.

9:21
Locuteur 2

Donc c'est ce que vous nous annoncez ce matin ?

9:23
Locuteur 1

À l'automne, avant la campagne. En général, vous savez, c'est de bonne guerre, vous arrivez au pouvoir, vous faites un audit et vous dites les autres m'ont laissé un état désastreux, on va redresser tout ça. C'est ce que Hollande a fait avec Sarkozy. Exactement. Nous, ce qu'on souhaite, c'est qu'on puisse mettre les chiffres sur la table de manière objective. Attends, mais vous demandez ça donc à Pierre Moscovici ? Je demande ça, nous demandons ça à Pierre Moscovici, j'espère que le gouvernement pourra l'en saisir pour que on puisse partir cette campagne sur des bases saines. Ça commence quand ? À l'automne.

Pour moi, j'espère qu'à l'automne, on aura vacciné l'essentiel de la population, on aura touché le fond d'un point de vue économique, on pourra commencer à se projeter. Il n'y a pas d'urgence sur la dette. Aujourd'hui, l'urgence, c'est de sortir la France de l'ornière économique et sociale. Mais c'est vrai qu'à l'automne, j'espère qu'on aura vu la lumière au bout du tunnel, qu'on pourra commencer à se projeter et qu'on se projettera dans la campagne. Et là, il faut qu'on puisse dire voilà l'état de la situation. Il y aura un débat. Mélenchon voudra annuler la dette, ce qui est une chimère. Mais il portera ça dans sa campagne et nous, on dira non.

Il faut sans doute cantonner la dette Covid, il faut la rembourser sur une période très très longue. Il n'y a pas d'urgence mais il faudra la rembourser. On vous laisse le document.

10:28
Locuteur 2

Oui ? Qui sera contesté. Parce que regardez ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale. Peut-être que vous étiez hier si vous tirez du voile. Et ça a été une bagarre rangée dans la séance de la soirée à l'Assemblée nationale entre les députés de La République En Marche qui ne sont d'ailleurs pas tous sur la même position mais vous êtes les plus nombreux donc c'est assez logique. Et de l'autre côté, les oppositions, c'est-à-dire les Républicains, le parti de Jean-Luc Mélenchon, la France Insoumise. Personne n'est d'accord sur cette affaire-là, sur le voile dans l'espace public.

10:56
Locuteur 1

Alors, les votes ont été sans contestation contre l'interdiction du voile à l'université ou pour les accompagnants scolaires. Donc, d'un point de vue de la majorité, c'est clair, les parlementaires français ne veulent pas aujourd'hui qu'on entre dans la vie privée des gens. Ce texte, il vise avant tout à bouter l'islamisme institutionnel hors de France. Les associations, les écoles, les imams, les mosquées. Ensuite, la vie privée des gens, on les laisse tranquilles. Moi, je ne suis pas très heureux de voir des petites filles, il n'y en a pas beaucoup, porter le voile dans la rue.

11:29
Locuteur 2

C'est ce qu'a dit Darmanin. Mais si on leur interdit... Sur le principe, je ne suis pas pour l'interdiction de la loi. Mais la loi ne fait pas tout. Je reconnais que c'est un côté idéologique et c'était désastreux pour l'image des femmes. Enfin, il n'a pas dit ça exactement.

11:40
Locuteur 1

Oui, mais d'un autre côté, vous stigmatisez dès qu'on prononce le mot de voile. Des musulmans, tout aussi républicains que vous et moi, se sentent attaqués. Et ça, il faut l'éviter. C'est un texte de rassemblement. Et moi, je vois que les votes hier, ils ont été extrêmement majoritaires pour ne pas traiter de ce sujet et se concentrer sur l'essentiel. Article 1, voter à l'unanimité moins une voix qui est l'islamisme institutionnel. On n'en veut pas.

12:05
Locuteur 2

Merci Roland Esquelet, de l'usmatage. Je rappelle donc que vous réclamez à la Cour des comptes un rapport sur l'état de l'économie française à l'automne prochain pour que la présidentielle se déroule, en tout cas sur ce plan-là, c'est-à-dire sur le plan économique des grands chiffres avec une base de données qui soit acceptable par tout le monde. Il est 8h28, bonne journée à vous et je redis que finalement, vous avez quand même un boulot.