Le risque d’une censure « crée l’inquiétude auprès de nos financeurs »
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autre sujet là aussi on l'a entendu dans le journal c'est Michel Barnier qui est allé hier soir au 20h de TF1 pour alerter je le cite sur un moment très grave avec une dette incroyable un déficit record et il dit qu'une chute de son gouvernement pourrait provoquer des turbulences très graves est-ce que cette intervention était opportune alors que le Sénat est en plein examen budgétaire je pense qu'elle répond à des tensions à des polémiques qui circulent aujourd'hui et oui ça me semble opportun parce que je pense qu'au-delà des stratégies de tel ou tel groupe politique nous vivons quand même un moment important pour la France un moment où les risques sont grands où la France le Premier ministre l'a dit a besoin de stabilité la France et les Français et que repartir dans une période de de de de motion de censure voir derrière de dissolution alors à l'été prochain mais c'est encore retombé dans un moment d'instabilité qui qui ne sera pas bon pour les français et qui crée l'inquiétude euh au niveau européen et auprès de nos financeurs donc oui il a raison d'alerter je crois qu'il est important aujourd'hui que nous prenions nos responsabilités c'est pas facile de faire un budget pour la France aujourd'hui il y a des efforts majeurs qui sont demandés euh la méthode du du du Premier ministre c'est de les mettre sur la table et d'en discuter mais à un moment il faut qu'on tranche et qu'on avance les sujets ne seront pas réglés à en fin décembre de 2024 mais il faut qu'on s'engage dans un chemin ensemble pour arriver à trouver les solutions donc oui il a raison je pense de mettre chacun devant ses responsabilités ça n'est pas qu'un problème de positionnement de parti politique et je trouve qu'aujourd'hui on les débats tournent quand même autour d'un espèce d'opportunisme politique de de nos responsables et pas suffisamment un sens de l'intérêt général gauche Ren ou plus particulièrement de Mar oui mais chez chez certains dans certains groupes et puis pas chez d'autres enfin je veux dire voilà c'est chacun a sa conception de de de son engagement politique mais personnellement je trouve regrettable qu'il n'y ait pas suffisamment de sens de l'intérêt général parce qu'aujourd'hui nous nous vivons quand même un moment compliqué pour la France et les Français alors on va voir ce qui s'est passé au Sénat hier soir et 7ette nuit le Sénat qui poursuit donc l'examen du budget les sénateurs ont validé l'imposition des revenus mais ils se sont opposés à la hausse de la taxe sur l'électricité on voit ça avec Steve [Musique] Jourdain bonjour bonjour bonjour madame la sénatrice et le Sénat poursuit donc l'examen du budget 2025 examen qui a débuté lundi et qui doit théorique se terminer le 12 décembre date du vote solennel 40 articles au total plus de 2200 amendements déposés en séance hier soir les sénateurs ont examiné l'article 3 ils ont dit oui à la création d'une imposition minimale de 20 % sur les haut revenus il s'agit des contribuables dont le revenu est supérieur à 250000 € par an pour les personnes seules et à 500000 pour les couples avec imposition commune écoutez la situation de nos finances publiques impose en effet de trouver de nouvelles recettes pourvu qu'ell soi ciblée temporaire est exceptionnel cette taxe orien sur les haut revenus touchera 24300 foyers qui devront payer donc la taxe exceptionnelle elle restera en vigueur pour 3 ans selon les estimations du gouvernement elle devrait rapporter 2 milliards d'euros l'année prochaine et les sénateurs ils se sont opposés à la hausse de la taxe sur l'électricité hausse souhaitée par le gouvernement qui veut relever la fiscalité sur l'électricité au-delà de son niveau d'avant-crise soit 32 € par mgawh l'exécutif s'engage à garantir une baisse de 9 % du tarif réglementé il a rappelé sa position hier on va l'écouter un débat qui dit que le gouvernement va augmenter la facture d'électricité de nos concitoyens au tarif réglementés c'est faux c'est faux la facture d'électricité de nos concitoyens au tarif réglementés et des entreprises énergo et cell qui depuis la loi brun bénéficieront aussi du trve notamment par exemple nos boulangeries et ceux qui ont besoin d'être protégé par ces Hauses de tarifs tout cela verront une baisse nette sur la facture au 1er février à hauteur de 9 % minimum mais le Sénat il s'est opposé au dispositif du gouvernement amendement déposé par le rapporteur Jean-François Husson qui a été adopté il vient supprimer l'augmentation de la fiscalité sur l'électricité en contrepartie le Sénat propose une hausse des taxes sur le gaz un amendement prévoit de relever de 4 € par MWh l'assise du gaz naturel cela représenterait une augmentation de l'ordre de 62 € par an du coût de chauffage au gaz pour un ménage habitant dans un logement d'une surface de 100 m² selon le calcul des sénateurs cela permettrait de faire rentrer 950 millions d'euros dans les caisses de l'État écoutez en terme de pouvoir d'achat monsieur le ministre j'ai alors là un désaccord de notre côté on propose de l'ordre de 60 € de plus sur une facture de gaz le même ménage sur l'électricité avec ce que vous leur prenez subreptissement c'est entre 2 et 300 €. la mesure du le dispositif du gouvernement faisait figure de ligne rouge pour le RN qui brandit la menace d'une censure du gouvernement Barnier madame la sénatrice le Sénat est venu à la rescousse de Michel Barnier en quelque sorte on peut dire ça oui on peut dire ça mais je pense que la cette cette vision était partagée depuis un moment au Sénat l'électricité on le sait ça touche largement l'ensemble de nos concitoyens et queil y avait un signal important à donner à un moment où on dit voilà le pouvoir d'achat de nos concitoyens on demande beaucoup à l'ensemble des Français je crois que c'éit important sur le voie de l'électricité de de de lever un petit peu la pression et puis d'éliqubrer les chas par rapport au gaz le gaz n'a quand même pas un même bilan environnemental que l'électricité donc ça moi ça me semblait important je pense que c'était partagé bien avant ces débats et ces discussions euh avec le le groupe de rassemblement national c'était partagé c'est une vision qui était partagée au niveau du alà on a compris il y a une dimension politique ne pas augmenter cette taxe comme le veut le gouvernement coûte 3,4 milliards d'euros vous trouvez où cet argent alors on a un certain nombre de de proposition hein je pense qu'il faut aller au bout du débat et que le rapporteur présentera très clairement les les les sources de parce que la ha la hausse de taxes sur le gaz c'est 950 millions d'euros c'est pas ça suffit pas il a paséconomie voilà mais nous avons abordé cet examen budgétaire avec ce cette cette enfin je ce point de rattrapage donc il est pris en compte dans l'ensemble des propositions qui seront faites sur la fiscalité vous avez d'autres questions sur l'électricité non sur le gaz parce que effectivement le rapporteur dit voilà on on augmente la la taxe sur le gaz c'est aussi une mesure écologiste vous êtes d'accord avec cet argument c'est un argument valable selon vous oui tout à fait ce que je vous disais c'est que le gaz n'a pas le même bilan carbone et donc il était important de le faire ressentir aussi en tout cas je pense que ça aurait été totalement incohérent d'augmenter l'électricité et de pas augmenter significativement le gaz donc le Sénat a cherché au-delà de l'aspect je dirais prise en compte de la réalité économique des des ménages il a cherché un équilibre de cohérence dans la stratégie et des politiqu publi en matière énergétique sur la fiscalité ça fait longtemps que votre groupe centriste alerte sur la taxation des plus riches notamment des super profits là finalement le Sénat a validé la taxation des haut revenus mais de manière exceptionnelle et pas de manière Périne comme l'avait notamment voté l'assemblée ça suffit pour vous de faire ça de manière exceptionnelle je pense que l'état de l'opinion publique et les débats aujourd'hui autour du budget invite à à une méthode prudente et à avancer pas à pas et déjà là nous nous sommes fixés des objectifs d'économie qui on le voit sont pas évidents à à atteindre moi je je pense que la stratégie des petits pas mais toujours avancé dans le bon sens peut-être bien meilleure que la stratégie du grand pas que l'on détricote quelques mois plus tard voilà donc oui je je pense que c'est une bonne stratégie d'avancer d'une manière annuelle il y a il y a un sujet d'inquiétude pour les sénateurs qui va être examiné prochainement c'est la question des collectivité he et de l'effort qui est demandé aux collectivités le gouvernement voulait un effort initialement de 5 milliards le Sénat dit non nous on veut 2 milliards Laurent Saint-Martin sur notre plateau disait ben on trouvera un compromis entre 2 et 5 milliards est-ce que le Sénat va réussir à préserver les collectivités selon vous en tout cas c'est son objectif majeur puisque les collectivités nous le disons à chaque débat sont un levier sont un outil de solidarité au auprès de nos populations et notamment des plus démunis et on voit qu'on a aussi des des éléments sociétaux sociaux à prendre en compte on devra avoir des élus et des collectivités qui vont être proches de nos concitoyens qui vont pouvoir assumer pleinement leur mission de de de solidarité et puis les collectivités c'est aussi le levier de l'économie ce sont des travaux euh des des appels d'offr des marchés publics qui assurent aussi une activité sur l'ensemble des territoires donc nous ne pouvons pas envisager je dirais la la la la reprise la mobilisation en fait de l'ensemble de la France face à ce défi de de la dette sans le concevoir avec des collectivités fortes et en capacité d'assumer l'ensemble de leur mission au quotidien vous allez notamment vous préoccuper vous des questions des territoires ruraux euh de leur avenir et notamment de la question de la poste c'est ça oui tout à fait oui alors on le sait hein le maintien des services publics est un élément de cohésion et beaucoup de nos concitoyens on l'a vu au cours de mains et mains de débats ont des problèmes de mobilité c'est important il est essentiel d'avoir des services de proximité accessibles pour le plus grand nombre et la Poste bien sûr en fait partie on va parler dans quelques instants de l'avenir des forêts euh pendant un temps le budget de l'ONF l'Office National des Forêts a été menacé est-ce que aujourd'hui il sera préservé oui euh alors comment dire le budget de forêt de l'ONF a été menacé parce que il a eu eu à à à faire face à beaucoup de réformes qui l'ont déstabilisé des aides notamment à l'époque de l'État sur la prise en charge de ces retraite des retraites des des salariés de l'ONF qui du jour au lendemain sont sont passés à la charge entière de de l'Office dans un contexte où le marché du bois en fait n'était pas forcément très dynamique parce que qu'est-ce qui fait le les rentrées de l'ONF ce sont les marchés du bois voilà aujourd'hui nous avons un marché du bois qui est beaucoup plus positif donc les recettes de l'ONF sont au rendez-vous donc je dirais que l'ONF va mieux ettant mieux parce qu'il a beaucoup de missions à assumer en matière d'adaptation des forêts au changement climatiqu on continue à parler des forêts dans quelques secondes le temps de remercier Steve à tout à l'HE merci moi oui je vous remercie on parlera de du feu d'artifice des nouveaux impôts qui pourraent être votés par le Sénat dans les heures à venir et ce sera su dans le débat entre deux sénateurs dans quelques instants on parle de la forêt on fait ça avec nos partenaires de la presse régionale on va retrouver Julien Bonnefoi bonjour Julien merci beaucoup d'être avec nous chef d'ctu au groupe centrefance Julien aujourd'hui il y a une cinquantaine de titres de la presse régionale qui font une démarche et qui parlent de l'avenir de nos forêts expliquez-nous pourquoi cette initiative 51 titres de presse quotidienne régionale ça représente 12 groupes de de presse quotidienne régional en France et c'est inédit et c'est très rare c'està-dire que éditorialement c'est le seul supplément qu'on publie tous ensemble on fait ça dans le cadre d'enquête de demain c'est sont des contenus qui sont coordonnés par un partenaire qui s'appelle l'agence Spark news et ils sont éditorialement anglais sur la transition climatique et sociale on sort de numéro par an c'est très important en terme de voilure et d'impact parce que ça représente 13,2 millions de lecteurs ce matin dans les éditions print et des journées spéciales sur tous nos sites Internet pour toute la journée on en est à la 7e édition et c'est un numéro thématique vous l'avez dit sur la forêt euh l'idée c'est de faire prendre conscience des difficultés des forêts françaises et surtout d'angler tout ça sur les solutions euh se dire qu'il faut il faut des prises de conscience face au dérèglement climatique la forêt souffre on va y revenir et donc toute la PQR a uni ses forces il y a une cinquantaine de de journalistes qui ont travaillé sur cette édition on y travaille depuis à peu près 6 mois on fait des conférences de rédaction communes avec 13 groupes de presse ce qui est ce qui est très intéressant parce que ça nous permet euh ça représente tout ça vous vous imaginez des milliers de journalistes et des milliers de de de correspondants de presse dans le pays donc ça nous permet de de de poser des radars un peu partout dans les territoires et au l'occurrence dans les forêts aujourd'hui et Julien évidemment on vous retrouve dans quelques secondes d'abord un mot avant de d'avoir les questions de Julien sur les forêts sur cette initiative cette alliance de 51 titres de la presse régionale pour parler justement de cet avenir de la forêt ben je la salue parce que effectivement la forêt a besoin d'être mieux éclairé nous avons beaucoup d'informations à faire passer auprès de nos concitoyens et malheureusement la forêt a souvent souffert d'être un sujet de côté malgré le fait qu'elle représente un tiers du territoire 17 millions d'hectares 400000 emplois une des grandes filières avec de l'amont à l'aval de l'industrie de la de la foresterie de la gestion durable des enjeux carbones des enjeux matériaux renouvelables des enjeux énergie donc c'est vraiment une source de solution la forêt elle est au cœur de nos de nos de nos débats je dirais du quotidien on en parlait encore il y a quelques jours avec les les sujets ma prime renve et malheureusement elle passe souvent sous les radars des politiques publiques d'ailleurs gar Pisani qui a fondé l'ONF disait toujours je fonde l'ONF parce que enfin je c'est pas dixit mais en substance parce qu'en fait la forêt fait toujours c'est toujours au détr les arbitrages se font souvent au détriment de la forêt voilà donc je je salue vraiment cette initiative qui va permettre de de positionner la forêt à la hauteur des enjeux qu'elle qu'elle porte et on va en parler dans quelques secondes avec Julien mais d'abord on va voir un extrait du reportage de notre journaliste Fabien r auquel vous avez participé frappé par la sécheresse et les épidémies nos forêts sont malades et Julien l'a rappelé au point qu'elle pourrait un jour ne plus parvenir à jouer leur rôle de poumon vert et capter le CO2 que nous émettons Emmanuel Macron fin octobre 2022 il avait annoncé vouloir planter un milliard d'arbres en 10 an le Jura est l'un des massifs forestiers les plus touchés par le dépérissement et c'est là justement que Fabien rard vous a suivi au printemps dernier pour arpenter les forêts des PA menacé par la maladie donc là autour de nous on a un sujet mort un autre mort derrière encore un mort derrière un mort enfin tout autour de nous on se rend compte que le bouquet d'pica est mort Florent du boscllar ne reconnaît plus sa forêt depuis 2018 elle est ravagé par une épidémie de scolite un insecte qui attaque les épicéas ce qui va favoriser la présence de ces insectes cololéoptères c'est la sécheresse et euh des températures élevées les les insectes vont venir coloniser cet arbre ils vont venir traverser les corce de l'arbre et pondre leur larves juste sous lesécse ces larves elles vont consommer la matière vivante du bois et créer toute une ramification et en créant ces ces ramifications elles vont couper les vaisseaux qui permettent à l'arbre de s'alimenter en eau et en en minéraux voilà pour pour ces images je redonne la parole à Julien parce qu'il il a beaucoup de questions à vous poser à ce sujet Julien l'occasion évidemment un avec notre reportage et deux avec votre votre grande enquête votre grande initiative aujourd'hui d'en apprendre un peu plus sur la forêt française quels sont les chiffres clés bah le le madame la sénatrice l'a dit ça représente un tiers du territoire métropolitain des forêts françaises ça joue un rôle vital pour la planète et l'humanité euh ces rôles ils sont ils sont simples ils sont connus mais il faut les rappeler vous l'avez dit ça stabilise les sols la forêt ça R les températures ça purifie l'air euh parce ça permet de de de de de de de capturer le carbone et ça protège la biodiversité les forêts françaises elles hébergent 73 espèces de mammifères 120 espèces d'oiseaux forestiers et 30000 espèces de champignons et d'insectes vous le voyez sont nos copains deouest- France qui ont réalisé cette cette infographie sur une page dans le dossier pour poser le sujet vous l'avez dit aussi c'est un poids économique et donc il faut réguler et arbitrer les différents usages c'est c'est 378000 emplois exactement et les forêts françaises fournissent 51 millions de mètres cbes de bois et donc elles sont menacées on a des menaces qui sont croissantes sur les forêts qui sont du évidemment tout le monde le sait au changements climatiques des étés plus chauds des étés plus sec des hivers moins froids un manque d'eau fréquent elle est victime aussi de parasites et de ravageur on va y revenir des insectes comme le scolite c'est ce qu'on voyait dans le reportage et puis des champignons aussi nuisibles qui prolifèrent grâce a des conditions météorologiques favorables et de plus en plus favorables pour eux euh on a aussi des soucis en terme de monoculture de de de raésineux bien que ça soit des des rentrées économiques vous l'avez signalé ça rend les forêts plus vulnérables aux parasites et aux incendies et puis on a des menaces qui sont dû aux surpopulations aux surpopulations animales de C de chevreuil de sanglier leur absence de prédateur naturel empêche une régénération forestière euh et enfin euh des phénomènes en accélérant vous le savez avec le dérèglement c'està-dire des tempêtes de plus en plus destructrices on se souvient évidemment très bien de 99 et 2009 et des pertes qui ont été équivalentes à à à plusieurs années de de récolte ce que ce qu'on souligne de plus près aujourd'hui avec beaucoup plus d'acé c'est que 670000 hectares de forêt entre 2018 et 2022 ça représente 3,9 % 4 % de la surface sont devenus dépérissant et on a sur ces 4 % une mortalité qui est en Haos de 80 % les régions les plus les plus touché c'est au Vern ronalpe la Bourgogne franchecé et la région du Grand Est avec des essences impactées Julien vous avez une question pourasier oui madame la sénatrice Emmanuel Macron a annoncé avec enthousiasme dans les plans France relance et France 2030 la volonté de l'État de replanter 1 milliard d'arbre en 10 an on se rendontre aujourd'hui c'est le ministère de l'Agriculture qui l'a confirmé récemment on a une journaliste Cécile carton à Lyonne républicaine qui dans ce dossier fait un article d'enquête là-dessus on se rend compte que 85 % des projets qui ont été financés ont concerné des coupes rases est-ce que comment il remédier et comment finalement ne pas dévoyer toutes ces aides et remettre de la régulation et de la mesure dans ces annonces alors je comprends pas trop votre question parce qu'elle vous entend que quand il y a une coupras on dévoie les aides ce que je comprends pas comment est-ce oui pardon comment est-ce que vous est-ce que vous trouvez est-ce que vous pensez que 85 % des aides concernant les couprases est-ce que c'est une bonne ventilation ces fonds et comment est-ce qu'on mesure comment est-ce qu'on vérifie leur plantage d'essence comment est-ce qu'on fait le suivi alors ça il y a mins et mins organismes sur le terrain qui alors on parlait tout à l'heure de l'ONF il y a le CRPF les gestionnaires sont sont très nombreux entre les coopératives les gestionnaires privés les les les experts forestiers donc il y a beaucoup de gens sur le territoire pour assurer la plantation et le post-plantation en fait pourquoi il y a eu des coupprases parce que vous l'avez dit on a été confronté à partir alors le phénomène il se il est arrivé progressivement à la nature ça se passe pas du jour au lendemain donc les Forestiers ont vu voyez comme sur vos images dépérir petit à petit quelques individus isolés dans leur forêt alors pour des raisons diverses sécheresses ou attaque Sanita et dans certains cas malheureusement le peuplement est devenu tellement attaqué et tellement vulnérable qu'il a fallu faire une coupe pour euh pour régénérer alors soit amener de nouveaux plans et et et faire en sorte qu'on ait des essences qui soient plus résilientes plus résistante à ces changements climatiques un peuplement qui meurt massivement ça veut quand même ça donne un message clair c'est que le peuplement n'est plus entre guillemets comme on dit en station donc à ce moment-là il faut qu'il y a une coupase donc je pense que les les chiffres importants relatifs au coupas ils sont nés ils sont liés à la naissance du phénomène où il a fallu réagir très vite sur dé peeuplements vous parliez du Jura qui sur des des des des des hectares et hectares ont dépérit rapidement il faudra regarder ce que si le la part des coupprases est aussi importante dans les années à venir je je doute parce qu'en fait on a eu à faire face rapidement à une situation qui a évolué très vite euh et derrière oui je vous rassure il y a quand même beaucoup de forestiers beaucoup de professionnels qui suivent ces peuplements d'ailleurs un peuplement ça se suit su sur au moins je dirais on dit 5 si mais les 10 premières années et il est effectivement important pour que ces plans puissent prendre qu'il ait une attention toute particulière vous citiez notamment les les les problèmes l aux dégâts de gibier c'est vrai qu'on aime beaucoup les chevreuils les sangliers et tous les animaux des forêts mais c'est pas toujours très facile de mener une forêt en croissance avec une population de gibier très importante voil Julien vous avez une autre question j'auris bien oui comment est-ce qu'on concilie finalement vous l'avez dit et et vous y revenez comment est-ce qu'on concilie l'exploitation forestière et puis l'adaptation absolue absolument nécessaire au dérèglement climatique on a l'impression qu'il y a un peu de tirage quand même et vous l'avez un peu un petit peu dit tout à l'heure en disant que la forêt passait souvent sous le tapis de mousse alors je pense que l'adaptation au changement climatique elle concerne aussi le matériaux renouvelable bois et je pense qu'il faut pas uniquement se dire que parce que on a une forêt exploitée et gérée euh euh ilut il faut pas y toucher pour répondre aux enjeux de biodiversité c'est un équilibre et en France vous le savez on a une on a un principe de gestion forestière qui est la multifonctionnalité c'està-dire que la forêt elle apporte beaucoup de choses la biodiversité en amont sur les espaces forestiers mais ensuite un matériau renouvelable qui permet de r répondre aussi aux enjeux de transition énergétique et écologique matériaux bois dans les construction plus largement donc en fait le forestier il il essaie enfin d'atteindre cet équilibre permanent donc l'exploitation elle est nécessaire elle est nécessaire d'abord pour enlever les arbres dépérissant dépérissant pour lesquel on sait qui qui qui que le peuplement n'est plus entre guillemets donc en station et puis ensuite elle est nécessaire pour produire ce matériau bois pour l'ensemble de l'économie et assurer notre notre transition donc les choses elles se font il faut toujours avoir à l'esprit que la forêt on est dans le temps long il se passe pas du jour au lendemain il y a pas un grand matin on se lève c'est petit à petit un un des pratiques qui intègre en fait dans le reboisement je pense que c'est ça votre question dans le reboisement des peuplements qui vont on le pense parce que personne ne sait ce qui se passera dans les 10 15 ans personne n'a la solution Le Forestier il agit au cas par cas parcelle par parcelle en fonction du sol de l'exposition de la sécheresse de plein de paramètres et là il se dit peut-être que je peux laisser les peuplements actuels j'ai quelques individus qui vont mieux résister ou alors il faut que je change de peuplement que je passe à une essence qui va être plus adapté aux conditions aujourd'hui de cette parcelle merci beaucoup beaucoup merci Julien d'avoir été avec nous et enquête de demain c'est cette alliance entre les 51 titres de la presse régionale et on voit la une du Journal du Centre quelle forêt demain c'est à la Une de votre journal merci beaucoup Julien bonne foi d'avoir été avec nous merci Catherine [Musique]
Anne-catherine Loisier