LOI DUPLOMB : UNE PÉTITION EN LIGNE HISTORIQUE, ET APRÈS ?
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- 7:00Chiffre
« La pétition contre la loi du plomb a dépassé le million de signatures sur le site de l'Assemblée nationale. »
- 14:00Jean-Marc BonatinFait
« Ces substances sont nocives aux doses où on l'emploie. Ce sont des quantités infinitésimales qui tue les abeilles et ce sont de très faibles doses qui ont un impact sur notre santé. »
- 17:00Emmanuel RicardFait
« On a plus de cancer en particulier de cancer des enfants dans les endroits où il y a une utilisation intensive des pesticides. »
- 19:00Chiffre
« Un poulailler ne serait soumis à autorisation qu'à partir de 85000 poulets contre 40000 aujourd'hui. »
- 21:00Sandrine RousseauFait
« On a une explosion des cancers chez les enfants, on a une explosion des cancers du pancréas qui sont et des cancers digestifs d'une manière générale qui sont très probablement liés à ce type de produit. »
- 23:00Benjamin LucasFait
« On parle de l'extinction de la biodiversité, on parle de notre santé, celle de nos enfants, on parle de substances qui vont rentrer jusqu'à le cerveau des nourrissons. »
- 27:00Julien OdouleFait
« Cette proposition de loi qu'on appelle loi du plomb qui est en fait une loi visant à lever les contraintes pour le métier d'agriculteur. »
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Et maintenant, place à l'épisode 72 du récap. C'est parti. [Musique] La pétition contre la loi du plomb a dépassé le million de signatures sur le site de l'Assemblée nationale.
C'est du jamais vu. Cette initiative est celle d'une étudiante de 23 ans, Éléonore Pateri. Et dans son texte coup de point publié le jeudi 10 juillet, elle accuse les parlementaires de légiférer contre l'intérêt général et dénonce une loi inconstitutionnelle allant à l'encontre de la santé publique. la biodiversité, la cohérence des politiques climatiques, la sécurité alimentaire.
La jeune femme exige son abrogation immédiate, la révision du processus législatif et une consultation démocratique des acteurs de la santé, de l'agriculture, de l'écologie et du droit. Elle conclut aujourd'hui, je suis seule à écrire mais non seule à le penser. Quelques jours plus tard, forcé de constater qu'elle ne l'était vraiment pas seule, l'élan populaire et sans précédent, particulièrement ce weekend où grâce à la mobilisation importante sur les réseaux sociaux, la pétition a vu son nombre de signatures monter en flèche avec plus de 500000 signatures récoltées entre samedi et dimanche.
Et 500000, c'est justement un seuil symbolique puisque c'est le palier qui ouvre la voie à un nouveau débat au cœur de l'hémicycle. Alors, ça n'est jamais arrivé dans toute l'histoire de la 5e République, mais pour autant, cette pétition comme ce débat n'aura au final rien de contraignant pour le législateur. Une manière de plus de faire croire aux citoyens en colère qu'on les entend sans jamais vraiment les écouter.
Mais pour bien comprendre l'origine de cette contestation, il faut d'abord s'intéresser à la loi elle-même, la loi du plomb Menonville de son nom complet. Indispensable pour les uns, mortifère pour les autres. Ce texte de loi divise depuis le premier jour.
Au sein même du monde agricole, la FNSEA et la coordination rurale y sont très favorables alors que la Confédération paysane, le 3è syndicat en France, la dénonce fermement mais surtout au sein de la société aussi. Plusieurs associations dénoncent notamment les conséquences pour l'environnement, la biodiversité et la santé. Pour la Confédération paysane, la loi du plomb ne fait pas simplement évoluer la législation agricole.
Elle cherche avant tout à renforcer un modèle d'agriculture intensive, un système qui selon eux privilégie la quantité au détriment de la qualité de l'environnement et des paysans eux-mêmes. Déjà, je voudrais rappeler un peu l'historique de cette proposition de loi. Faut quand même rappeler qu'elle existait euh qu'elle a déjà été présentée 1 an avant les colères agricoles sous un autre nom qui était le nom pour une proposition de loi pour la compétitivité de la ferme France.
Donc quand on nous fait croire que cette proposition de loi a été proposée pour répondre aux colères agricoles, ça commence à clairement nous énerver. Donc oui, parce que en fait cette proposition de loi, on le sait très bien, elle ne répond en rien en notre revendication principale qui est de vivre dignement de notre métier pour l'ensemble des paysans et des paysanes. elle va répondre, elle va profiter qu'à une petite poignée d'agriculteurs, toujours les mêmes, qui sont poussés par les dirigeants de la FNSEA qui comme à chaque fois ne défendent que leurs propres intérêts et donc au détriment, c'est un certain modèle d'agriculture qui est qui est défendu par cette loi. pour vous.
Bien entendu, là on est vraiment sur une proposition de loi qui pousse à l'avènement d'un nouveau modèle agricole dont personne ne veut. Un modèle d'agriculture de firme qui sans pays tenu par quelques financiers à la tête d'immense ferme de plusieurs centaines d'hectares voire de plusieurs milliers d'hectares qui sac à partout. le foncier, les aides publiques, la ressource en eau et tout ça euh au détriment bah du nombre de paysans euh dans les campagnes, au détriment de la santé des paysans et des paysanes eux-mêmes puisque je le rappelle, c'est eux et les salariés agricoles qui appliquent ces pesticideslà.
Cette loi fourtou, elle est portée par deux parlementaires. Il y a Laurent Duplon, sénateur les Républicains et ancien président de la FNSEA de la chambre d'agriculture de Hauteloire, ainsi que Franck Menonville, sénateur UDI de la Meuse. Elle est largement soutenue par le gouvernement, la droite et l'extrême droite.
Alors, elle a été adoptée à l'Assemblée nationale le 8 juillet et ce texte a connu un parcours expéditif au sein du Parlement, notamment avec une motion de rejet préalable déposée par son rapporteur lui-même Julien Dive, un LR pourtant évidemment favorable au texte. Alors en fait, c'est une manœuvre plutôt habile pour courtcircuiter tout débat parlementaire sur une proposition de loi qui est en l'occurrence pro pesticide, prolevage industriel et pro mégabassine. Assez difficilement défendable donc devant l'opinion publique.
Pour se justifier, le député a accusé la gauche d'obstruction pointant les milliers d'amendements déposés. Mais derrière évidemment cet épouvantail, c'est en réalité un passage en force qu'on tente maladroitement de dissimuler. Alors, une mesure fait particulièrement polémique dans cette loi, c'est la réintroduction de l'acétat mipride, un pesticid néonicotinoïdes, ceux qui tuent les abeilles notamment.
Alors, il est interdit en France depuis 2018 mais autorisé en Europe jusqu'en 2033. Et ce sont les producteurs de betterve et de Noisette qui réclamaient notamment sa réintroduction. Ils affirment n'avoir aucune autre solution pour protéger efficacement leur culture.
La FNSEA et la coordination rurale dénoncent une concurrence déloyale des autres producteurs européens et redouteraient des importations de sucre ou de noisettes produit avec ces pesticides interdits en France. Alors, les abeilles n'ont pas de syndicat, dommage pour ell mais elles peuvent tout de même compter sur les défenseurs de l'environnement. Les apiculteurs qui ont d'ailleurs vu leur production de miel s'effondrer après l'introduction de ces substances dans les années 90 ou encore sur la confédération paysane.
Et les abeilles ne sont pas les seuls à devoir s'inquiéter de la réintroduction de ce pesticide. Les humains aussi, notamment les enfants. Jean-Marc Bonatin, chercheur au CNRS en chimie et en toxicologie, spécialiste des néonicotinoïdes et formel.
Ce qui est en jeu, c'est le neurodéveloppement des fétus et des jeunes enfants, des perturbations endocriniennes, des cancers et des maladies rénales chronique. La liste ne cesse de s'allonger de découverte en découverte, explique le scientifique. Il ajoute que ces pesticides sont persistants dans la nature, c'est-à-dire qu'ils polluent l'environnement pendant 5 à 30 ans.
Et pas besoin d'en utiliser des litres et des litres, même dans le cadre d'une utilisation limitée, ces pesticides font des ravages. Je cite Jean-Marc Bon matin. Ces substances sont nocives aux doses où on l'emploie.
Ce sont des quantités infinitésimales qui tue les abeilles et ce sont de très faibles doses qui ont un impact sur notre santé. Après l'adoption de la loi du plomb de nombreuses sociétés médicales comme la Ligue contre le cancer, la société française de pédiatrie, la société française de neurologie ou la société française du cancer avait dénoncé un recul majeur pour la santé. On se souvient d'ailleurs de la prise de parole de l'activiste Fleur Bretau, fondatrice du collectif Cancer Colaire qui avait lancé au député "Vous êtes les alliés du cancer et on ne fera savoir depuis les balcons des visiteurs de l'hémicycle".
On écoute l'avis du docteur Emmanuel Ricard, directeur de la prévention à la lique contre le cancer. Il s'est exprimé au micro de RMC sur la loi du plomb. Il met en garde en premier lieu les agriculteurs et leurs familles quant à l'utilisation de ces pesticides.
Ben, les néonicotinoïdes, ça nous inquiète parce que on a des études sur l'animal qui montre des cancers du sein. Donc, on a des données, on sait que la problématique des pesticides, c'est que les industriels changent régulièrement de de pesticides. Et donc nous, il nous faut du temps pour mettre en évidence d'abord sur l'animal et ensuite sur des études humaines avec des des délais qui sont de 15 20 ans.
Donc on est toujours en retard et c'est la population qui paye. Et je voudrais insister là-dessus, les premiers à payer sont les agriculteurs, les travailleurs agricoles et leur famille. On a aujourd'hui des données qu'on attend en publication de la part de santé publique France avec Pestiive sur le fait queon a plus de cancer en particulier de cancer des enfants dans les endroits où il y a une utilisation intensive des pesticides.
Autre point sensible de la loi du plomb, le stockage de l'eau pour l'irrigation agricole dans un contexte de plus en plus tendu de raréfaction lié au changement climatique. Les opposants redoutent que ce texte n'ouvre la voie à la prolifération des méga bassines comme celle de Sainte Soline par exemple et dénonce un accaparement des ressources hydriques au profit d'une minorité d'agriculteurs pratiquant une agriculture intensive. Elles sont désormais ses bassines considérées comme répondant à une raison impérative d'intérêt public majeur, ce qui signifie tout bêtement qu'elles vont pouvoir être construites dans des secteurs où se trouvent des espèces protégées.
Contrairement à ce qu'affirment leurs défenseurs, les mégabassines ne se remplissent pas toutes seules simplement avec de l'eau de pluie. Elles nécessite de lourds pompages dans les nappes fréatiques ou les cours d'eau, même en hiver. Ces prélèvements fragilisent des réserves qui sont déjà sous tension.
En captant sau, les bassines privent les écosystèmes d'un cycle naturel vital, celui qui alimente les sols, les zones humides et la biodiversité. Sans parler de l'eau elle-même qui stagne dans les vacines et donc s'évapore, c'est jusqu'à 60 % des pertes constatées et puis elle perd aussi en qualité au point de devenir parfois inutilisable. En France, rappelons que l'agriculture représente à elle seule 58 % de la consommation d'eau douce.
Alors, ces bassines ne règlent rien au problème. Au mieux, elle le repousse. Alors, ce ne sont pas des solutions mais bien des béquill seulement à un modèle agricole à bout de souffle, intensif, climaticide et dépendant de l'élevage industriel.
Un modèle qui réclame toujours plus d'eau, d'engrais et de pesticides et que l'État continue de soutenir pendant que des alternatives locales résiliente et durable peine à émerger. D'ailleurs, la loi du plomb fait aussi la parbelle à l'élevage intensif. L'article 3 prévoit de faciliter la construction de bâtiments d'élevage intensif en relevant les seuils à partir desquels une autorisation environnementale est nécessaire.
Concrètement, un poulailler ne serait soumis à autorisation qu'à partir de 85000 poulets contre 40000 aujourd'hui et une porcherie à partir de 3000 cochons au lieu de 2000 aujourd'hui. Autre changement, les réunions publiques obligatoires sont remplacées par de simples permanences en mairie, bien moins visible et engageantes pour les riverins. à gauche, les ONG environnementales et la Confédération paysane toujours dénoncent une mesure taillée pour l'élevage industriel qui ne profiterait qu'à une petite minorité d'exploitation, tout en affaiblissant la transparence et le débat public.
À gauche, cette loi fait donc bondir à notre antenne dans la contreematinale, Sandrine Rousseau, députée écologiste, n'y a pas été par quatre chemins. Pour elle, la rentabilité des agriculteurs doit passer après la santé et la biodiversité. on l'écoute.
On a une explosion des cancers chez les enfants, on a une explosion des cancers du pancréas qui sont et des cancers digestifs d'une manière générale qui sont très probablement liés à ce type de produit. Et on a aussi une explosion des maladies neuronégénératives et enfin on se rend compte de ce qu'on est en train de faire là. C'est-à-dire que pour satisfaire Arnaud Rousseau, un agro de l'agrobiness, un type qui a des qui a une entreprise qui fait des millions de chiffres d'affaires, on on met en santé on met en danger la santé des personnes.
Enfin, quand un enfant a un cancer, sa vie complète et est perturbé, modifié, abîmé. Et ben le cancer c'est pas rien. Une fois qu'on en a eu, on s'en souvient tout le temps.
On est tout le temps avec ça, avec cette épée de damoclè sur la tête. Et en fait, on est en train de faire ça pour donner de l'argent à Arnaud Rousseau. Mais non, non.
Enfin, moi ça me révolte mais à un point je je vraiment je suis extrêmement choquée. Non seulement choquée, mais très très en colère. Et cette colère, il va falloir qu'elle sorte à un moment.
Alors, il y a des agriculteurs eux qu' pour qu' un autre argument. Cette loi, c'est une nécessité selon eux pour leur rentabilité. Et qu'est-ce que vous rien à péter de leur rentabilité et puis je pense qu'en fait c'est pas le sujet quoi.
La rentabilité de l'agriculture par des produits chimiques au détriment des sols de la biodiversité de notre santé. C'est pas de la rentabilité en fait, c'est de l'argent sale. Le député génération Benjamin Lucas, tout aussi remonté après le vote, fustige une loi d'empoisonneur qui diffuse le cancer.
Ce qui s'est passé hier est dégueulasse. Dégueulasse sur le fond. On parle de l'extinction de la biodiversité, on parle de notre santé, celle de nos enfants, on parle de substances qui vont rentrer jusqu'à le cerveau des nourrissons.
Ça qui s'est passé hier, c'est un permis d'empoisonné. C'est pas une loi pour les agriculteurs, c'est une loi d'empoisonneur, une loi directement dictée par le lobby agrochimique, par la FNSEA. Il y a une forme d'entrisme de ce lobby là au sommet de l'État.
Ça c'est dégueulasse. Et puis c'est dégueulasse sur la méthode. Il a été utilisé une motion de rejet que tout le monde nous comprenne bien qui est normalement un instrument pour l'opposition pour rejeter un texte.
C'est la première fois dans l'histoire de la 5e République qu'elle est utilisée par le rapporteur du texte lui-même, soutenu par le gouvernement. Pourquoi ? Pour éviter le débat.
Parce qu'ils ont peur. Ils ont peur que la société se mobilise pour refuser cette diffusion massive du cancer, des pesticides pour que la société demande des comptes à ceux qui aujourd'hui font des choix en dépit de la science, en dépit de l'intérêt général. Aurélie Trouvé, député LFI et ingénieur agronome de formation, dénonce une régression environnementale dans l'hémicycle.
Pour elle, la loi du plomb ouvre la voie à un nouveau clore déconne en hexagone. Je vais finir à titre personnel parce qu'il se trouve que j'étais scientifique pendant 20 ans à LINRA puis à la gros de Paris. Et oui, je vais vous dire, je vais vous dire chers collègues, et j'ai pas de mal à le dire parce qu'il se trouve qu'il y a 21 sociétés savantes médicales qui disent la même chose, que le conseil scientifique du CNRS dit la même chose, que j'ai eu beaucoup beaucoup de collègues de LINRA qui m'ont contacté à commencer par monsieur Wig, directeur scientifique adjoint de LINRA qui dit que c'est le nouveau clore descon là, c'est à mi prix, le nouveau clore descon de l'hexagone.
Et donc je n'ai je peux vous dire que je m'associe tellement tellement à mes collègues scientifiques pour dire que oui, cette loi est une régression environnementale. tous les travaux qu'on a mené pour montrer que nous pouvons être à la fois performants pour la productivité agricole, performant pour la santé publique et pour l'environnement. Tous ces travaux que nous avons menés, rendez-vous compte à quel point ils sont enterrés aujourd'hui par une telle loi.
Depuis l'adoption de la loi du plomb, la colère ne retombe pas ni chez les élus d'opposition, on vient de le voir, ni chez les citoyens malgré la torpeur estivale. Il a suffi d'une pétition écrite par une étudiante de 23 ans pour cristalliser l'indignation et en faire un levier de contestation. Mais dans les faits, aussi massive soit-elle, cette mobilisation reste avant tout symbolique.
La pétition ne comptera en personne et le pouvoir continue d'avancer comme si de rien n'était. Il n'y a qu'à écouter la présidente de l'Assemblée nationale, la macroniste Y Bron Pivé pour comprendre. G question, c'est qu'il faut entendre ce que nous disent les Français.
Il y aura un débat à l'assemblée autour de cette pétition, mais ce débat ne remettra pas en cause, ne peut pas remettre en cause le texte qui vient d'être voté à l'Assemblée nationale et au Sénat. Alors ce qu'elle nous dit, c'est l'équivalent poli de on a vu et on s'en fiche. La démocratie c'est formidable.
Surtout qu' elle ne contraint à rien. La vie du peuple. Bon, il compte uniquement quand il s'agit de glisser un petit papier dans l'urne.
Le reste du temps, c'est silence radio. On écoute pour la forme mais on agit comme si de rien n'était. Pour Yel Bron Pivé, le débat peut avoir lieu mais c'est désormais au Conseil constitutionnel de statuer.
Au lendemain du vote, les députés de gauche ont déposé un recours espérant obtenir la censure pour vise de procédure, ce qui pourrait empêcher la propulgation de la loi. Plus rien n'a espéré du côté parlementaire, donc si ce n'est une séance de bavardage sans conséquence. Seul en jeu, le rapport de force que la mobilisation citoyenne entraîne.
Quand on écoute le sénateur Duplomb à l'origine de la loi, donc on comprend vite que la pétition pourrait jouer un rôle sur la décision du Conseil constitutionnel. Ce débat sera fait à l'Assemblée nationale mais en aucun cas il ne reviendra sur la loi. Maintenant vous le savez aussi ce système de pétition il est fait aussi pour mettre de la pression au Conseil constitutionnel et pour espérer que le conseil constitutionnel ne valide pas la loi.
L'extrême droite fervant soutien de la loi du plomb s'en prend aussi virgoureusement à la mobilisation citoyenne. Pour Julien Odoule, député et porte-parole du RN, cette pétition c'est un grand complot de l'extrême gauche. Al vous noterez que c'est souvent le cas quand quelque chose les contrarie.
On écoute. Cette pétition est une désinformation totale orchestrée par l'extrême gauche. L'extrême gauche qui est hostile à nos agriculteurs, il faut bien le dire.
Attendez, il y a des chercheurs, des scientifiques, des juristes, il y a pas seulement des militants politiques. Oui, bien sûr. Mais je veux dire aujourd'hui cette pétition, elle est orchestrée, elle est savamment instrumentalisée par les réseaux d'extrême gauche.
Elle est fie et vert principalement qui veulent s'en prendre à nos agriculteurs, qui considèrent que la concurrence des loyales qui les frappe est insignifiante, qui considère que madame Rousseau, on en a rien à péter de leur rentabilité. Aujourd'hui, je tiens à dire que cette proposition de loi qu'on appelle loi du plomb qui est en fait une loi visant à lever les contraintes pour le métier d'agriculteur, à lutter contre la concurrence desloyales dont souffr nos agriculteurs et notamment avec la réintroduction d'un euh produit la cétamipride qui n'est pas cancérigène contrairement à ce qui est dit qui est utilisé dans tous les pays de l'Union européenne l'Union européenne qui est extrêmement rigoureuse jusqu'à 2033 tous les pays de l'Union européenne qui est 3800 fois moins dangereuse que d'autres pesticides qui sont en vigueur en France, il faut bien le dire, il faut le rappeler, surtout qui euh aujourd'hui plombent nos agriculteurs. Pourquoi ?
Parce qu'il a une concurrence déloyale, euh parce que le le la productivité s'est effondrée dans notre pays et qu'on est en train de se tirer une balle dans le pied avec des surtranspositions de normes de normes qui ne sont pas agréées dans les pays de l'Union européenne, de produits que l'on fait venir chez nous. Donc ce qu'on fait pour un parti qui jure à qui veut bien l'entendre qu'il consultera les citoyens une fois au pouvoir, qu'il mènera une révolution référendaire. On voit ce que ça donne quand la consultation ne va pas dans leur sens.
Reste une dernière carte qui est dans les mains d'Emmanuel Macron en personne car même une fois votée, une loi peut être renvoyée en délibération, le président de la République a le pouvoir de demander une seconde lecture au Parlement. Autrement dit, il pourrait relancer le processus législatif et là, un vrai débat parlementaire pourrait enfin avoir lieu à condition bien sûr que le grand patron prête pour une fois une oreille attentive aux citoyens de ce pays. Mais rien n'est moins sûr.
Après 8 années, on sait Jupiter plus pront à donner des leçons qu'à en recevoir. Et après, si rien n'y fait, ni la pétition, ni le débat, ni le Conseil constitutionnel, ni même Macron, quel moyen d'action reste-t-il ? Sandrine Rousseau a une piste de réponse, on l'écoute.
Moi je vous dis c'est le début d'une lutte qui ne fait que commencer et que et le camp du NFP, le la partie du NFP de l'ycle du nouveau Front populaire ne lâchera pas ce combat, ne lâchera pas l'abrogation de la loi du plomb. Donc ça veut dire que lors des prochaines niches parlementaires, nous aurons comme texte très probablement chaque groupe du nouveau Front populaire aura comme texte abrogation de la loi du PL. Mais d'ici là, ah mais je vous dis, on on mènera la bataille contre ce texte parce que ça n'est pas possible.
Pour la députée écologiste, la bataille est loin d'être terminée. L'abrogation de la loi du plomb fera son retour l'année prochaine dans les niches parlementaires des groupes du Nouveau Front Populaire. Elle rejoindra donc la réforme des retraites sur le banc des lois on par le peuple et imposé par le pouvoir.
Celle qu'on veut absolument voir disparaître à gauche mais comme souvent sans réel espoir d'aboutir. L'histoire se répète inlassablement. Des millions de citoyens s'indignent, signent, se mobilisent.
Des syndicats alertent, des ONG, des associations, des scientifiques, des professionnels de terrain multiplient les mises en garde et malgré cette contestation massive, rien ne change. Le pouvoir reste sourd. Le peuple lui n'est toléré qu'à condition de rester silencieux.
Ce constat soulève une question fondamentale. Quel rapport de force reste-til au peuple face à un pouvoir qui ne répond plus ? Le 17 novembre prochain, des appels à reformer un cortège de gilets jaunes commencent à circuler sur les réseaux sociaux. 7 ans après l'éruption de ce mouvement social spontané, la colère pourrait bien reprendre la rue.
Et ce n'est pas un hasard car si ce mouvement a été durement réprimé et que beaucoup emportent encore les stigmates visible ou non, c'est aussi l'un des seuls moments où le pouvoir macroniste a réellement vacillé, où il a reculé même, où la peur a brièvement changé de camp. Et c'est bien là la preuve brutale quand les canaux institutionnels sont bloqués, quand les débats sont empêchés, quand les pétitions même massives sont ignorées, il ne reste que ça le rapport de force. Et si le peuple n'est pas en mesure d'en imposer un, il est condamné à subir, à se faire piétiner par un système qui ne répond qu'aux intérêts privés et qui broit tous ceux qui se mettent en travers de sa route.
Quand la démocratie trahit ses promesses et tourne le dos à ses citoyens, le seul langage qui reste, le seul véritable pouvoir, c'est celui du soulèvement populaire. On poursuit avec le reste de l'actualité avec le génocide à Gaza où les évacuations vers le sud de l'enclave sont en cours. Les Palestiniens fuient la région de Deral Bala après l'ordre d'évacuation d'Israël qui serait en pourparlé pour les évacuer vers l'Indonésie, l'Éthiopie et la Libye alors que les négociations pour un cesser le feu est au point mort.
En parallèle, 93 personnes ont été tuées par l'armée israélienne en tentant de récupérer de l'aide humanitaire ce weekend dans la bande de Gaza et 13 autres dans la nuit de dimanche à lundi dont cinq d'une même famille. La guerre en Ukraine pour finir avec les bombardements russes qui ont frappé Kiev juste avant la visite du ministre des affaires étrangères Jean-No Barreau. Des drones et des missiles russes sont tombés sur la capitale ukrainienne kiff faisant au moins un mort et sep blessés.
Le ministre des affaires étrangères français Jean-Noel Barre se rendait justement sur place pour rencontrer Volodimir Zelingski. Les personnels de notre ambassade, comme tous les habitants de Kieppe, ont dû de 3h à 5h du matin se rendre aux abris. Mais des abris qui eux-mêmes ne sont plus tout à fait en sécurité puisque la station de métro qui se trouve derrière moi, qui sert d'abri à la population de KF a été pris pour Sibé.
Le ministre des affaires étrangères en a profité pour défendre le dernier paquet de sanctions infligé ce jeudi à la Russie alors que Poutine refuse vraisemblablement de nouvelles négociations de pays. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via nous regardez à la télé.
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