Colère lycéenne: Laurent Nuñez rapporte "7 jets d'acide chlorhydrique sur les forces de l'ordre"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quels sont le bilan de la mobilisation et le nombre de blessés ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Confirmez-vous une infiltration des mouvements lycéens par des casseurs ?
- 4:40RelanceRéponse partielle
Ces infiltrations sont-elles le fait de lycéens ou d'éléments extérieurs ?
- 5:53OuverteRéponse directe
Comment interprétez-vous la phrase de Bali Bagayoko sur la violence légitime ?
- 7:54RelanceRéponse partielle
Les forces de l'ordre ont-elles agi de manière proportionnée ?
- 8:50RelanceRéponse directe
Ces propos restent-ils dans le débat politique ou dépassent-ils ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:56Fait
« La violence n'est jamais légitime, il n'y a rien qui justifie la violence. »
- 8:50Fait
« Je ne dirais pas des comportements factieux, il y a des comportements qui tombent sous le coup de la loi pénale. »
- 12:00Jean-Luc MélenchonFait
« Il parle même d'une forme de racisme pour la police. Il parle d'une brutalité, d'une sauvagerie sans nom. »
- 13:16Fait
« Ce sont des propos qui sont très graves. Ça relève de la diffamation. »
- 15:41Fait
« L'IGPN a bien démontré que les policiers faisaient l'objet de procédure administrative. »
- 28:16Chiffre
« 46 % des actes anti-religieux sont des actes antisémites. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir monsieur le ministre de l'intérieur. Bonsoir. Merci Laurent Lun d'être avec nous. Beaucoup de choses à voir avec vous sur cette journée. Il y a évidemment la contestation, les revendications légitimes dont on va parler, les violences aussi, les dégradations, les tensions, ce qu'a dit ce qu'on dit les policiers qui se sont succédés sur ce plateau. Mais tout d'abord, si vous deviez tirer un un bilan en terme de mobilisation mais aussi de dégradation et peut-être de blessés de cette journée, que diriez-vous ce soir ? Il y a il y a eu deux mouvements en fait. Il y a eu la jour la journée nationale d'action qui était organisée par intersyndical des syndicats qui a réuni 206000 personnes après comptage sur l'ensemble du territoire national dont 30000 à Paris qui s'est déroulé sans
incident. he 30000 à Paris, un peu moins de 7000 à Toulouse, 6000 à Lyon voilà pour un ordre de grandeur. Et puis il y a eu le mouvement des lycéen où il y a eu énormément d'incidents de prise à partie des forces de sécurité intérieure, on y reviendra, et qui a concerné aujourd'hui, hein, le ministre de l'éducation nationale l'a dit, un peu plus de 400 établissements, 416 pour être précis, hein. Je rappelle qu'hier c'était un peu plus de 180. Donc, on a eu un un un mouvement qui s'est étendu et qui a été émaillé d'énormément de violences, notamment contre les forces de sécurité intérieure ou contre les biens des dégradations. Et voilà, je veux saluer d'emblé le travail des forces de sécurité intérieure qui a été remarquable. C'est un travail qui a été conduit de manière extrêmement
proportionnée et on a pu éviter des blessures graves. Hein, je pèse mes mots. Je crois que il y a une grosse responsabilité de certains de mettre les jeunes comme ça sur la voie. Oui. La gravité de ces prises à partie. Est-ce qu'il y a des membres de force de l'ordre blessés et aussi peut-être du côté des des lycéens ? Oui. Oui, on a on a 48 membres des forces de sécurité intérieure qui ont été blessés, hein. C'est quatre fois plus. C'est quatre fois plus que qu'hier et puis il y a eu le ministre de l'éducation nationale la dit 31 personnels ou élèves qui ont été blessés et eu égard à blessés légèrement mais eu égard à la à la à la gravité des prises à partie qu'il y a eu notamment des forces de sécurité intérieure ou des dégradations parfois même des actions menées contre
les personnels et enseignants. Je considère que les forces de sécurité intérieure sont intervenues de manière extrêmement proportionnée, toujours en lien avec les chefs d'établissement de manière à éviter les incidents graves. Et je veux vraiment saluer ce travail. On va y venir en détail. On va marquer une courte pause, monsieur le ministre, et vous interrogez véritablement sur ces prises à partie. Vous parlez de fait graves, de blessés, d'un mouvement peut-être des lycéens qui peut s'étendre [musique] et peut-être est-il infiltré. Vous allez nous le dire. Votre parole est attendue ce soir. Je vous remercie encore une fois d'être là. [musique] À tout de suite dans quelques instants. Le ministre de l'intérieur, Laurent Lunz, est notre invité, l'invité de BFM TV ce
soir en direct après une journée de mobilisation mais aussi de dégradation de tension et de violence. Vous en avez parlé avant la pause, monsieur le ministre, insistant également sur des faits graves apportant votre soutien aux forces de l'ordre. Nous avons parlé de la mobilisation. Parlons également de ces mouvements de de lycéens. Est-ce que vous pouvez confirmer ce soir qu'il y a eu une sorte de d'infiltration qu'il y a eu des des casseurs, des personnes cagolées qui ont infiltré ces ces mouvements lycéens ? Est-ce que vous en avez connaissance de manière factuelle ? Alors, de de manière factuelle, donc on a 416 établissements qui ont été concernés aujourd'hui. [raclement de gorge] Je le disais tout à l'heure, c'était 180 hier. Donc, il y a une augmentation du nombre de lycées
bloqués avec 45 blocages qui ont dû en lien avec les chef d'établissement parfois entraîner l'intervention des forces de l'ordre pour les débloquer. Il y a eu 45 tentatives de blocage, c'està-dire où les forces de l'ordre ont entravé les blocages des établissements, c'estàd le fait d'empêcher les élèves et les enseignants d'y entrer et puis pour le reste, il y a eu des rassemblements aux abords de des établissements. Donc au total, 416 établissements impactés. dans certains [raclement de gorge] pour dans certaines situations, les choses se sont bien passées. Dans d'autres cas, ça s'est plutôt très mal passé avec des des personnes qui étaient cagoulé, vêtu de noir, muis de projectiles, euh de mortiers, parfois d'ailleurs de bouteilles d'acide chlorhydrique
également. Ça a été le cas à Bfort où il y a eu 7 g d'acide chloridique sur les forces de l'ordre. Et donc il a fallu conformément aux instructions d'accide chorydrique [raclement de gorge] à Bfort et dans d'autres endroits. Donc on voyait bien qu'il y avait une volonté quand même d'en découdre dans pas mal d'endroits finalement avec les forces de sécurité intérieure qui étaient prises à partie et qui donc à ce moment-là conformément aux instructions que je donne heennent quand il y a des dégradations, quand il y a des trop publics, il y a des interventions ou alors quand il s'agit de débloquer l'accès aux établissements en lien avec le chef d'équation. parler de ces de ces interventions mais quand vous me dites des g d' d'acide chlorhydrique sur les forces de l'ordre là c'est pour ça que
vous parlez de de fait extrêmement grave est-ce que ce sont des lycéens ou est-ce que cela ce sont des éléments extérieurs qui ont été chauffés à blanc pour sont arrivés avec l'objectif pour une grande partie sont des lycéens qui ne sont pas d'ailleurs forcément des lycéens qui a pas qui qui étudient dans les établissements concernés et pour une partie on voit bien qu'il y a un certain nombre d'agitateurs qui sont présents notamment dans l'agglomération parisienne les services ont pu relever la présence d'étudiants d'ultra gauche plus engagé qui sont là pour inciter au débordement qui incitent les jeunes escagoulés à prendre à parti les forces de l'ordre. Donc on peut parler d'une forme d'instrumentalisation et puis sur une quarantaine de points de sites
partout sur le territoire national on a relevé également la présence d'élus de parlementaires ou d'élus de la France insoumise qui était là pour inciter évidemment au mouvement. Par on va parler de ces élus. Un mot sur les interpellations puisque là si vous parlez de fait aussi grave on imagine qu'il y a eu des interpellations en conséquence. On verra qu'est-ce que cela va donner. Mais est-ce que ces interpellations sont euh je veux dire proportionnées à la gravité des faits Oui, bien sûr. Bien sûr. Hier, c'était 164 he interpellations, aujourd'hui c'est 440. sur l'ensemble du territoire national, il y a eu 440 interpellations dont me dit-on on n' pas encore le bilan complet mais dont 2/ tiers ont donné lieu à des gardes à vu donc et ce sont des interpellations essentiellement pour
dégradation pris à partie des forces de sécurité intérieure donc violence sur agent dépositaires de de l'autorité publique. Et donc ce sont des faits qui sont quand même assez graves et une grande partie de ces interpellations concerne des mineurs. Donc c'est dire la responsabilité de ceux qui incitent les jeunes à aller dans la rue surtout de cette façonlà en tenant des propos en tenant des propos qui laissent à penser que la violence pourrait être légitime ce qui est évidemment pas acceptable. Vous parlez du maire Bali Bagayoko. Écoutons la phrase dans son entièreté et et vous allez réagir. Quand on a un jeune qui a 15 16 ans, quand à un moment donné on vous balance quasiment, je veux dire, un flashball quasiment, je veux dire soit sur l'abdomen ou soit au visage, forcément
qu'à un momenté, il y a un élan de solidarité. D'abord de protéger la personne mais d'indignation parce que c'est normal. Voilà, ce sont pas ce sont des humains en fait réagir par la violence mais ce sont des humains. Mais la violence à un moment donné, elle peut être légitime aussi. Elle peut être légitime. C'est quoi ? Bien sûr qu'elle peut être légime. Le problème que l'on dit à tout ces jeunes c'est oui, elle peut être légitime mais chaque fois qu'on peut l'éviter c'est mieux. Comment vous interprétez cette phrase ? La violence peut-être légitime ? Je pense que c'est très grave. D'abord, je je je veux dire à monsieur Bali Bagayoko, le maire de Saint-Di, mettre en balance ce qui s'est passé dans la journée nationale d'action où il y a eu plus de 400 rassemblements sur
l'ensemble du territoire national, 410 pour être précis encadrés par les forces de sécurité intérieure qui se sont passé par des dans le casadre de cortège, je disais tout à l'heure 206000 sur l'ensemble du territoire national, 30000 à Paris, il y a pas eu d'incident et c'était pourtant une expression d'une colère sociale qui a été entendue, qui a été encadrée par les forces de sécuritateur et qui s'est s'est bien passé et je crois que ce que l'on voit aux abords des lycées, ça n'a absolument rien à voir. Comment vous décrivez alors ce qui s'est passé aux abords des lycé ? Ce sont des la violence n'est jamais légitime. Voilà, il y a rien qui justifie la violence, il y a rien qui justifie la violence. Il y a rien qui justifie que pour manifester on puisse se présenter
devant des établissements cagoulés, le visage Oui. le visage grimé avec des projectiles et qu'on attende l'intervention des forces de l'ordre pour les prendre à partie. On attend même pas l'intervention des forces de l'ordre. On attend la présence simplement des forces de l'ordre. Je crois que monsieur le maire de Saint-Di m'a m'a interpellé en en rappelant d'ailleurs que j'étais quelqu'un on pouvait pas soupçonner de la moindre idée raciste et que je l'avais d'ailleurs défendu à un certain moment. Il m'a interpellé en disant que je prenais une responsabilité grave en envoyant les forces de sécurité intérieure sur les rassemblements. Mais je n'envoie pas les forces de sécurité intérieure sur les rassemblements. Je leur demande de contenir des exactions. Ça n'est pas la même chose.
Des exactions. Vous vous dit des exaction des dégradations et des prises à partie et des violences physiques. En revanche, les forces de l'ordre, elles sont là pour faire en sorte que ces rassemblements se passent bien. Ils sont là pour les encadrer et c'est ce qui majoritairement a été fait. Min et on va interroger cela. Mais quand un élu de la République dit que la violence peut-être légitime, vous lui répondez quoi ? Simplement, c'est que c'est le débat politique ou cela va au-delà ? C'est il y a le débat politique, il y a la dénonciation du ministre de l'intérieur de jeu que je suis, du politique que je suis qui dit que ça n'est pas acceptable de tenir ces propos. Il faut faire attention. À un moment quand vous tenez ce genre de propos, vous pouvez tomber dans
l'incitation à la violence et ça ça relève de l'infraction pénale. Il faut faire extrêmement attention. C'est une espèce d'incitation. La nuance est één Bali Bagayoko est dans ce cadre d'incitation à la violence ou vous dites ça reste encore dans le débat politique ce soir ? En tout cas moi ce que j'ai demandé à tous les préfets, c'est chaque fois qu'il y a des violences en marge de ces manifestations, vous avez des journalistes qui ont été pris à partie d'illeurs journalistes de BFM. Moi, j'ai demandé au préfet chaque fois que c'est ce ce ces ce genre de situation se produirait de saisir la justice et c'est normal, c'est-à-dire d'engager un article 40 car c'est un délit d'entrable à la liberté de la presse. Il faut faire attention, monsieur le maire de Saint-Denis, il doit être il a une
responsabilité, c'est un élu de la République. On ne peut pas, en tenant ce genre de propos, légitimer quelque part l'usage de la violence surtout quand on s'adresse quand on parle au milieu de jeunes qui sont des mineurs qui ont 14 15 ans 16 ans. extrêmement grave et qu'ils regardent ce qu'on fait leurs aînés lors de la JNA où il n'y a pas eu d'incident, il y a eu une expression revendicative légitime encadré qui n' pas eu de débordement et donc il n'est pas légitime d'inciter les jeunes à se réunir devant des établissements et à cautionner les violences et c'est ce que fait ce genre de propos et on va interroger la suite mais vous parlez de nos l'une de nos équipes effectivement de de reporter qui est allé tout simplement faire son travail aux abords
de certains lycées qui a été molesté qui a été prise à partie de manière agressive et euh et est et violente. Euh effectivement la la chaîne BFM TV va porter plainte, c'est tout à fait normal et on apporte tout notre soutien, j'imagine évidemment vous-même comme vous venez de de le faire. Est-ce que vous estimez que il y a eu une incitation à la à la violence ? Est-ce que vous estimez qu'un élu qui porte une écharpe, qui est un élu de la République, qui incarne les valeurs républicaines, incite à la violence aujourd'hui ? Aujourd'hui, vous avez eu effectivement des journalistes qui ont été pris à partie. Donc ça d'abord c'est un délit. l'entrave à la liberté de la presse. Mais il y a aussi le délit d'inciter à l'entrave à la liberté de la presse. Et il faut faire attention au propos qu'on
tient. Je sais que le maire de Saint-Nier et je l'ai vu sur un une vidéo que l'on voit très clairement que monsieur le maire de Saintia a retweeté a retweeté en disant que la personne qui s'exprimait dans cette vidéo et qui traitait effectivement un certain nombre de médias don BFM d'ailleurs hein de chaînes racistes qui n'avaient pas sa place dans les manifestations qui se devaient être écarté, il a tweeté en disant que la personne qui prononçait ses propos avait raison. Je pense que c'est une forme d'incitation et moi en tout cas chaque fois qu'il y aura ce genre d'incitation à l'entrave à la liberté de la presse, voir une entrave à la liberté de la presse parce que des journalistes sont agressés, je demanderai au préfet de saisir le les procureurs de la République et d'engager
les articles 40. Évidemment. Évidemment, il faut qu'on ait une réaction qui soit ferme du point de vue judiciaire. Il n'y a rien qui justifie qu'on écarte des médias qui viennent couvrir ce type d'événement. D'ailleurs, ce sont les mêmes représentants de la France insoumise qui nous reprochent parfois d'entraver le travail des journalistes dans les grandes manifestations. Donc, j'y vois un paradoxe, un paradoxe dingue. Nous avons monsieur Bali Bagayoko qui a parlé d'une forme de violence légitime. Monsieur Jean-Luc Mélenchon dit aujourd'hui ni oublie ni pardon parlant de sauvagerie et il vous met en cause nommément Laurent Lunaise depuis hier depuis quelques jours. Il parle même d'une forme de racisme pour la police. Il parle d'une brutalité d'une sauvagerie sans nom.
Quel quelles peut-être les conséquences de tels actes aujourd'hui pour les hommes et les femmes qui servent justement et qui obéissent aux ordres du ministre de l'intérieur quand il s'agit de débloquer des lycées parce que c'est ce que vous demandez. Continuerez à demander si le mouvement s'étend. Monsieur Mélenchon a tenu effectivement hier dans un tweet des propos extrêmement graves où il laissait à penser que les interventions de la police qu'il qualifient de répression là où il ne s'agit que de maintenir l'ordre public. quand il y a une expression légitime, il n'y a pas d'intervention de police, laissz à penser que les interventions étaient liées se faisaient sur fond de racisme. C'est ce qu'il a dit. C'est pour ça d'ailleurs que le premier ministre a évidemment condamné
ses propos, que je les fait moi-même et que je soutiens les forces de sécurité intérieur. Ça par qu'il estime que vous agissez par rapport à certains lycées notamment saint différemment que si vous auriez justement demandé à la police intervenir dans des lycées des beaux quartiers pour le dire. C'est ce qu'il sous-entend clairement. C'est complètement faux. la police comme la gendarmerie d'ailleurs, ce sont des forces républicaines républicaines qui sont qui comportent énormément de aussi de de de fonctionnaires ou militaires qui sont issus de la diversité et qui ne sont là que pour faire appliquer les lois de la République. Voilà, il y a pas de il y a pas d'action d'intervention qui serait motivée par un quelconque racisme. C'est très grave de dire ça. C'est très grave. D'abord parce que
c'est faux, ensuite parce que ça peut aussi relever de ça fait de pénis que vous dites très grave pénal. Mais bien sûr, enfin son sont des propos qui sont très graves. Ça ça ça relève de la diffamation. C'est voilà. En tout cas, moi je ne laisserai rien passer sur ce je serai toujours en protection des forces de sécurité intérieur. Vous enfermez avec ce genre de discours, vous enfermez notre jeunesse et notamment la jeunesse des quartiers de ces territoires. Finalement, on les enferme dans cette idée que il ne serait vu comme des personnes d'origine étrangère. On les enferme dans c dans cette espèce deidée qui est complètement fause. Est-ce que cette partie de jeunesse vous écoute encore ? Euh ce que dit Jean-Luc Mélenchon aussi et d'autres élus de la France, ils prennent un
exemple et est-ce que vous le confirmez qu'il y a [grognement] eu un tir de grenade lacrymogène directement en visant un lycéa à Satoin Lomone. Un tel geste et intelle acte ne relève pas du maintien de l'ordre. Non mais bien sûr, mais je mais je je je à m'exprimer désir sur ce ce geste pour lequel l'IGPN est saisi et toute la lumière sera faite sur les conditions d'usage d'une arme intermédiaire. Dans cette condition à Saintom, il y a l'IGPN qui est saisie. C'est c'est un fait qui est extrait qui est isolé. C'est d'ailleurs sur ce fait-là que le maire de Saint-Tenis se base pour dire que la violence est légitime. Mais non, il y a il y a une il y a une procédure judiciaire qui a été ouverte. le fonctionnaire aura s'expliquer sur les conditions dans lesquelles il a fait usage de de de son
arme intermédiaire et donc on la vérité sera faite sur cette affaire. Je crois qu'on ne peut pas généraliser à partir d'un acte isolé. Moi, je veux plutôt voir les interventions qui ont été faites aujourd'hui tout au long de la journée avec beaucoup de proportionnalité pour éviter les dégradations, pour éviter les incidents. Je veux plutôt regarder cela que cet acte pour lequel encore une fois les JPN a saisi dans un contexte et je tiens à le rappeler et j'assume de le rappeler où vous aviez un jeune qui venait au contact des forces de l'ordre et qui donnait des coûts extrêmement violents au force de l'ordre. Ça justifie sans doute pas l'acteusage de l'arme mais il faut toujours rappeler le contex et surtout d'abord qu'il y a eu ce tir. Oui. Et je veux rappeler aussi au aux
élus de la France insoumise qui quand on a eu la discussion sur le texte qui vise à créer une présomption d'usage légitime des armes pour les forces de l' qui n'ont pas arrêté de me dire que les les il y avait pas de sanction dans la police qu'il y avait pas. Le dernier rapport de l'IGPN a bien démontré que les policiers faisaient l'objet de procédure administrative. Quand il y a des actes, ils font l'objet de procure administrative. L'usage d'armes n'a pas augmenté. Quand il y a usage d'arme, dans la totalité des cas, il est proportionné. Je voudrais aussi le leur renvoyer, puisqueils me renvoi eux-mêmes à mes rapports de l'IGPN, leur dire que l'IGPN elle-même caractérise bien le fait que nous avons une police qui agit toujours de manière proportionnelle. Que certains élus LFI
disent que la police tue, que la police est raciste en essentialisant. Donc la question que je vous pose l'un, ça fait deux fois ou plusieurs fois que vous dites que c'est très grave ce qui est dit. Est-ce que vous estimez malgré tout, même si vous dites qu'il y a une limite qui peut être franchie, une limite judiciaire et même au-delà, est-ce que vous dites ça reste dans le débat politique en pleine campagne présidentielle ou est-ce que il peut y avoir des comportements, je mets le mot euh et vous allez me répondre entre guillemets facieux aujourd'hui de la part de certains élus. Je je dirais pas des comportements facux, il y a des comportements qui tombent sous le coup de la loi pénale. Voilà. Moi, je considère que quand vous dites que la violence est légitime et
que vous incitez des jeunes à commettre des actes violents, quand vous considérez qu'il faut exclure certains médias au risque que les journalistes de ces médias soient pris à partie et face l'objet de violence, pardon mais ça tombe sur le coup de la on peut tenir comme ça jusqu'à la présidentielle. Un autre rendez-vous est pris là le 17 octobre. Est-ce que vous craignez qu'il y ait justement alors une forme de convergence ou de contagion en tous les cas et bien de ces mouvements-là ? une sorte de de de mouvement perlé qui non pas le 17 octobre c'est un appel sur les réseaux sociaux à ma connaissance il n'y a pas d'organisation syndical on on n'est pas dans le contexte de la journée nationale d'action aujourd'hui. Donc voilà pour le 17 octobre on a un appel sur les réseaux
sociaux dont on verra s'il prend ou pas. Pour l'instant les appels qu'il y a eu et qui relèv on va dire plus des appels de de contestation de la hausse du prix du carburant des rassemblements sur l'espace public. Pour l'instant, ces rassemblements, il y en a tous les weekends, hein, rassemble assez peu de personnes. On reste évidemment extrêmement attentif, mais sur le 17 octobre, c'est autre chose. Là, aujourd'hui, c'était une JNA et tous les jours un mouvement de lycéen tous les matins. On s'attend que demain, il y ait le même mouvement et il y aura le même dispositif policier. Le même dispositif, le les mêmes ordres donnés. C'està-dire tout blocage sera débloqué par l'usage de la force légitime. Absolument. Absolument. Les la la fermeté sera de certains s'étonnent.
Monsieur le ministre, pourquoi est-ce qu'il faut quand même toute cette tout ce cordon de de force de l'ordre devant les les lycéens ? Marine Tondoli parle de nos gamins. Olivier Fort dit on ne fait pas ça à nos gamins. Qu'est-ce que vous répondez sur un gamin surtout ? pas je crois surtout d'abord la responsabilité première d'un responsable politique digne de ce nom, c'est d'empêcher que des gamins comme on dit parce que ce sont des gamins aillent manifester devant des établissements s'en prennent aux forces de l'ordre et c'est surtout de leur rappeler que les choses doivent se passer de manière pacifique. Ensuite les instructions, elles sont très claires. C'est une doctrine que nous appliquons depuis maintenant plusieurs années parce que ce sont des manifestations qui sont très
sensibles à gérer. Il faut il faut les il faut que les forces de l'ordre inter plus grande crainte quand vous voyez ces images ? Évidemment la crainte c'est qu'il y a un blessé grave un incident. Évidemment, ce sont des jeunes, donc il faut qu'on soit extrêmement attentif. Les forces de sécurité intérieure le sont. Ellesell elles interviennent toujours avec tacte proportionnalité. Et je veux rappeler cette doctrine, elle existe. Elle est claire. Quand il y a un blocage où on empêche des élèves, des enseignants d'entrer dans un établissement, blocage total puisque parfois on ménage une entrée secondaire quand il y a un blocage total. En lien avec le chef d'établissement, il peut y avoir une intervention qui se fait de manière le plus le plus calmement possible pour
libérer les accès de l'établissement. Évidemment, en dehors des cas de blocage, quand il y a des incidents, des dégradations, des prises à partie, il y a des interventions. Vous savez, hier, pour ne prendre qu'un exemple, hier, aujourd'hui, j'ai pas encore ce soir le chiffre concernant les incendies, mais hier, 160 euh 180, pardon, établissements euh concernés environ par le mouvement hier, vous avez eu à en 16 à 16 endroits des départs de feu, des mises à feu qui auraient pu directement impacter un établissement scolaire. 16. Donc quand vous avez ce genre de situation, vous parlez d'une mise en danger potentiel et comment il n'y a pas un monde où dans ce genre de situation les forces de sécurité intérieur n'interviennent pasissement aurait pu brûler en réalité c'était l'objectif ou
pour certains enfin on a eu un incendie hier à Lille dont les chaînes de télé ont rendu compte. Aujourd'hui je n'ai pas encore le retour des incendies mais il y a eu beaucoup de mises à feu de poubelles devant les établissements. Voilà et encore une fois beaucoup de violence beaucoup de violence à l'endroit des policiers et j'insiste sur les 31 blessés. Vous avez à la fois des élèves et des personnels et des personnels enseignants qui ont pu être blessés. Et pour une très grande majorité, pour les élèves blessés, ça n'est pas du fait de la police. Ça n'est pas du fait de la police ou de la gendarmerie. C'est uniquement des gets de projectiles qui partent mal et qui impactent des élèves. C'est les élèves qui chutent parce qu'ils essaient d'escalader quelque chose. On a eu deux
étudiants qui ont été gravement blessés à l'université de Ville Taneuse en essayant de mettre une banderole. On a eu un élève qui a perdu une fallange malheureusement euh à Massi en en essayant de jeter un mortier. Donc voilà, c'est les blessés, ce n'est pas du fait de l'action de la police. La police, elle est là pour protéger les ce que vous dites ce soir et on entend, je pense que vous lancez un appel euh véritablement au calme. Mais vous le lancez à qui d'ailleurs l'appel au calme ce soir ? Aux élus. Ben aux élus et au et et et aux lycéens évidemment. Enfin dans vous ministre de l'intérieur, monsieur Nunes, vous lancez un appel au calme à des élus de la République ? Mais bien sûr, enfin je crois qu'il faut il faut voilà, il y a des élus qui sont présents
sur devant ces établissements. Ils doivent inciter les jeunes évidemment à ne pas commettre de violence et à pas tenir des propos comme ceux qu'on a pu entendre dans la bouche du maire de Saint-Denis évidemment. Puis rappelez qu'il y a le ministre de l'éducation nationale qui a dans chaque établissement, il y a des instances de dialogue, il y a des conseils, il y a des voilà, il y a une vie démocratique dans les établissements scolaires qui doit trouver à s'exprimer à à se mettre en place pardon pour exprimer ses revendications. C'est pas par la violence et dans et dans la rue d'apaisement et en même temps il y a eu ces mots et vraiment vous avez dû les entendre évidemment les derniers mots prononcés par Jean-Luc Mélenchon. Écoutons-les. Parents militants insoumis, mobilisez-vous
pour vous interposer face à la sauvagerie policière. Ceux qui tabassent nos enfants, ceux qui frappent, ceux qui insultent, ceux qui laissent libre cours à leur racisme vont bientôt nous retrouver sur leur chemin. Il n'y aura ni oubli pardon pour personne. Ni oubli pardon pour personne. Peut-être que ça vaut pour vous aussi. Je ne sais pas. Je veux pas interpréter. Oui, je pense que ça vaut ça vaut pour moi, ça vaut pour les policiers, pour les gendarmes puisqu'il les taxent de racistes, de personnes qui interviennent pour réprimer un mouvement avec sauvagerie. Non, monsieur Jean-Luc Mélenchon, non. Les forces de sécurité intérieure interviennent uniquement pour établir l'ordre quand il y a des incidents. Et monsieur Mélenchon, quand
il organise des manifes avec la France insoumise, et je leur dis souvent d'ailleurs puisque je la chance d'être préfet de poli, j'ai beaucoup discuté avec les élus de la France insoumis. Je continue comme ministre de l'intérieur et c'est normal. Mais dans combien de manifestations sans la police les manifestations de la France insouise ne seraient pas allé au bout parce que vous avez des black block qui viennent créer des incidents qui se mettent devant les cortèges qui les empêchent de progresser. Lorsque j'étais préfet de police, j'ai discuté à de nombreuses reprises avec certains de ces parlementaires. Il sait très bien ce qu'il doit la police nationale en terme de il sait très bien que quand on intervient sur un blag c'est pas de la sauvager rendre le principal responsable vous qui
serez le chef d'une police répressive raciste. Tout ce qui est excessif n'a pas vraiment n'a pas beaucoup de sens. Voà, vous êtes sûr que ça n'infuse pas, c'est une partie de la jeunesse. Mais bien sûr que ces discours sont dangereux. Mais c'est ce que je vous disais tout à l'heure, ces discours sont dangereux parce qu'il laissent à penser à une partie de la jeunesse que finalement la police, les institutions ne les aiment pas, les tiennent à l'écart de notre République alors qu'ils en sont partie intégrante et que l'action de la police c'est de les protéger, de leur faire comprendre évidemment qu'ils sont qu'ils doivent ils doivent s'élever et sans aucune violence. Voilà, la violence n'est jamais légitime. Et quand monsieur Mélenchon parle de sauvagerie des
interventions policières, il y a il y a pas il y a pas je n'ai jamais moi donné une instruction et je sais que les préfets l'appliquent, je sais que les forces de sécurité intérieure l'appliquent. On n'intervient pas gratuitement, on intervient toujours encore une fois pour contenir des débordements. Les policiers qui attendent les forces de l'ordre attendent beaucoup de vous Laurent Lunaise également parce que dans le cadre évidemment de tout ce mouvement de mobilisation plus largement et depuis quelques semaines, ils ont exprimé leur mécontentement, ils attendent de la considération, des moyens bien sûr, mais aussi de la considération, mais dans un cadre budgétaire et financier qui est extrêmement contraint. Néanmoins, est-ce que ce soir le ministre de l'intérieur
peut nous dire écoutez pour ces hommes et ces femmes qui font partie de la fonction publique et qui ont un métier si difficile, je vais pouvoir faire quelque chose. Je vais tout faire pour peser peut-être même faire changer d'avis le premier ministre. Oui. Non, je j'ai pas à faire changer d'avis le premier ministre. Le premier ministre est tout à fait d'accord avec le ministre de l'intérieur. Non, les les d'abord sur le budget de 2027, bon c'est un budget qui continue à augmenter les moyens de la police nationale, la gendarmerie. Je je veux quand même le dire, on a quand même 1400 emplois dans le contexte qui est le nôtre dans le contexte d'économie, les 54 milliards d'économie, on a 1400 emplois pour la police dont 970 qui vont aller sur la filière judiciaire, les investigations
judiciaires qui est une filière en souffrance qui a besoin d'effectif. pour le ver à moitié plein, on a des moyens immobiliers, on a des moyens mobiliers, on continue évidemment à investir et le budget de du ministère de l'intérieur, il il progresse de 650 millions. Encore faut-il qu' soit adop pour mettre un peu de beurre dans les épinards. J'ai lancé une discussion en lien très étroit avec le premier ministre évidemment avec les syndicats de de de policiers. Nous sommes en en discussion. Voilà, je les ai reçus, ils le savent. Et voilà, cette discussion n'est pas cette discussion n'est pas achevée. Je sais que j'ai un budget qui est très contraint, mais je sais aussi parce que comme ministre de l'intérieur, j'ai quand même une particularité, c'est que j'ai aussi été au fonctionnaire et
j'étais aussi très directement à leur tête et très opérationnel. Et donc ce que vous dites évidemment sur la difficulté du métier de policier et de gendarme, les prises à partie systématique. J'entendais tout à l'heure un représentant syndical sur votre antenne le dire, il a parfaitement raison. les interventions la nuit de policiers pour des interpellations, parfois même pour aller au secours de personnes dans le cadre de violence infam intrafamilial pardon. Vous pouvez avoir des policiers qui sont pris à partie quand ils interviennent par des personnes qui considèrent qu'ils sont peut-être en train d'intervenir sur nous dire que c'est quand même une catégorie, c'est un métier qui est très difficile. Oui, c'est clairement une catégorie, c'est une catégorie de fonctionnaires
pour les policiers, de militaires pour la gendarmerie qui est à part et qui mérite une reconnaissance, une considération. Vous parlez de reconnaissance et et et avec le premier ministre, nous y travaillons. C'est intéressant, monsieur le ministre de l'intérieur, au sujet des policiers, comparer la police. Je cite je cite "À Daesh avec la sécurité de l'emploi comme l'a dit un un humoriste de Radio Nova est tout à fait possible." Oui, puisqu'on a appris hier via le Parisien que la plainte que vous avez initié a été classée sans suite. Je rappelle que vous-même vous avez été attaqué personnellement. Donc ça veut dire que ça relève la liberté d'expression. On peut dire que la police c'est Daesh avec la sécurité d' Non, enfin moi je me résou pas. J'ai pris acte de cette décision de justice.
C'est normal. Effectivement, ce journaliste, enfin ce chroniqueur m'a attaqué personnellement, mais pour masquer en réalité ce qu'il avait dit. En réalité, il s'est focalisé sur moi, il m'a il m'a insulté. C'est c'est une insulte. Mais en fait, c'était pour masquer ce qui a fait que je l'ai attaqué en justice, c'est-à-dire de comparer la police nationale, la police républicaine française à Daesh, il a-t-il dit, avec la sécurité de l'emploi ? liberté d'expression et ce n'est pas de la la diffamation de l'appel à la haine. J'ai un peu de mal à penser que ce soit la liberté d'expression mais c'est comme ça ça a été jugé comme tel. Je je voilà, il y a d'autres voies judiciaires pour puisque ces propos sont répétés, donc il y a d'autres voies judiciaires et je
n'exclus pas évidemment de poursuivre cela. Et encore une fois, c ce ce chroniqueur me cible moi pour masquer ce qu'il a dit sur les policiers et ce qui est extrêmement grave. Extrêmement grave. Dans l'actualité, Laurent Lunes, l'enquête de médiia part incriminant Jordan Bardella et ses écrits potentiel potentiel antisémite datant de 2013. Je dis potentiel parce que il y a deux versions. En tout cas, Jordan Bardella lui s'en défend parlant de faux mensongers. Méappart affirme que l'enquête est très très est archi blindée comme il disait même les réactions politiques fusent de toute part. Comment vous avez réagi ? et plus largement, est-ce que le ministre de l'intérieur et le ministre des cultes, protecteur de tous les cultes et donc aussi en charge de la lutte contre
l'antisémitisme, est-ce que vous imaginez que s'il y a eu de tels écrits, de tels propos, de tels écrits ont puiss tenir depuis des des années comme ça circuler peut-être dans un parti ? J'ai je ferai pas de commentaire là-dessus autre que de dire que j'ai noté que monsieur Bardella conteste avoir ni avoir tenu ses propos. Voilà. Donc il conteste avoir tenu ses propos qu'il a tenu quand il était jeune, hein. Donc mais ces propos sont évidemment inacceptables. Ces propos sont inacceptables et très condamnable. C'est pas acceptable. Pour certains, il tombe sous le coup de la loi. Voilà. Maintenant, il ni les avoir tenus. Je je voilà l'affaire va se poursuivre. Je ne sais pas si le le média en question a a des preuves ou quoi que ce soit. Mais en tout cas, moi je veux retenir que
monsieur Bardella ni avoir tenu ses propos qui sont si effectivement ils ont été tenus, c'est inacceptable. C'est très grave. C'est très grave. Je vous pose cette question parce que dans ces écrits potentiels, il y aurait semble-t-il une proximité avec les théories d'Alain Soral, l'idéologue d'extrême droite qui avait d'ailleurs publié sur les réseaux sociaux deux messages antisémites en lien avec l'affaire Epstehtine. Vous aviez d'ailleurs saisi la justice et vous aviez dénoncé aussi des propos abjects de Jean-Luc Mélenchon à l'époque qui avait joué lui sur l'ambiguïté à propos du nom et des origines du pédocriminel. Est-ce que vous dites aujourd'hui, on va voir si c'est avéré, si ça allait que l'antisémitisme est largement partagé dans l'espace politique, vous faites
partie d'un gouvernement, une ministre en charge de la lutte contre les discriminations, Rore Berger avait dit dans l'enceinte hein, dans les l'hémicycle que le l'antisémitisme c'est trois lettres LFI. Il faut enfin l'antisémitisme est largement partagé. Euh non, c'est une minorité. Il y a une minorité d'antisémites, il faut les combattre. Nous les combattons. Il a parfois une croyez que antisémétisme est résiduel aujourd'hui dans notre société ? Non, je dirais pas qu'il est résiduel. Je dirais pas qu'il est résiduel. Voilà, on a on a vous savez les actes antisémites ont ont explosé notamment à partir du 7 octobre. Malheureusement, on peut pas dire qu'il est résiduel mais ce qu'on peut dire c'est que nous le combattons avec beaucoup de fermeté, beaucoup de détermination. Les actes
antireligieux, 46 % des actes antireligieux sont des actes antisémites. 40 % aussi, il faut pas l'oublier, sont des actes antichrétiens et 14 % sont des actes antimusulmans. Voilà. Moi, je suis ministre des cultes, je lutte contre toutes les formes d'actes antirreligieux et l'antisémitisme est un fléo qu'il faut combattre absolument. Et c'est vrai que depuis le 7 octobre, ces actes-là ont augmenté. Il y a une espèce d'assimilation qui peut être fait chez certains qui défendent une cause, une assimilation entre finalement Israël, le juif et une forme d'antisémitisme. Et il faut absolument qu'on condamne cela, qu'on combatte, qu'on engage des actions judiciaires et qu'on fasse beaucoup de pédagogie, beaucoup d'éducation. C'est ce que nous faisons et c'est ce que nous
faisons. On va continuer à le faire avec beaucoup de fermeté. Vous parlez de justice Lauress. Je voudrais évoquer avec vous un procès et un maire. un maire et vous le savez mieux que moi, doit respecter la loi. Euh mais l'État aussi doit respecter ses engagements. Et là, je vous parle du maire Robert Ménard euh qui va se retrouver demain euh au tribunal de de Montpellier tout simplement sur le banc des accusés parce qu'il n'a pas marié deux personnes. C'est un procès qui sera très médiatique parce que l'une d'elles est sous le coup d'une obligation de quitter le territoire [raclement de gorge] français algérien sous le coup du d'une Qutf. Robert Ménard, lui défend une décision de bon sens et il dit "Moi, je peux pas marier quelqu'un qui n'aurait pas dû être sur
le territoire français." Donc je vous pose la question, est-ce que c'est monsieur Ménard qui doit être sur le banc des accusés ou l'État incapable de faire appliquer les OQTF ? Ben, c'est surtout peut-être la réflexion, j'ai envie de vous dire, c'est un peu entre les deux. Enfin, je il faut peut-être aussi qu'on modifie cette loi. Je crois qu'il y a des propositions de loi. Il y a une discussion en cours. Il y a une réflexion qui est menée au sein du gouvernement et voilà, il y a plusieurs pistes qui ont été étudiées. Il serait effectivement légitime de se demander si un maire ne devrait pas avoir la possibilité, peut-être en saisissant le procureur de la République, peut-être en lien avec le procureur de la République, de s'opposer finalement à ce que personne qui soit en situation
irrégulière, à forceuré si elle fait l'objet d'un OQTF, puisse voir célébrer son mariage. Donc voilà, il y a une réflexion législative qui est en cours. je [rires] dégage touche puisqueon a eu l'occasion d'en parler avec Robert Menard qui m'avait reproché d'avoir dit un maire doit appliquer la loi. Évidemment qu'un maire doit appliquer la loi mais on peut aussi s'interroger sur la pertinence d'une loi et je crois qu'au cas d'espèce c'est très légitime de le faire. Vous comprendriez qu'il puisse perdre son mandat. Voilà on en est pas là. Écoutez voilà je je je on on en est pas là. Alorsèb ce qui relève de vos attributions c'est une personne sous occf est-ce qu'elle est en France parce qu'elle s'est mariée en Algérie. Elle a pu se marier. Elle elle n'est pas en France.
Elle n'assistera pas demain par rapport au procès, ce qui serait une incroyable provocation. Elle n'assistera pas au procès. C'est ce que je peux vous dire. Je peux vous donner mon mon assurance là-dessus. Voilà. Je j'ai aussi avec le ministre de l'Europe et des affaires étrangères un droit de regard sur les les visas et j'y suis extrêmement attentif particulièrement cas d'espèce. Dans l'actualité aussi, l'affaire dit crépol monsieur Nunes, dans leur ordonnance, les magistrats ordonnent que les 11 accusés soient jugés pour avoir notamment volontairement donné la mort à Thomas Peroto en 2023 et avoir tenté de tuer trois autres personnes avec la circonstance aggravante, je cite, d'avoir tenu des propos contre la race blanche et la nation française. Est-ceà
dire que la justice ou partie d'entre elles considère que le racisme antiblanc existe ? il considère que ça peut être une circonstance aggravante. Voilà, c'est ce c'est ce qui s'est passé au caspèce et le parquet avait une position différente. Voilà, moi je suis cette affaire évidemment comme aussi comme citoyen et c'est évidemment euh c'est quand cela c'est le il y a le le le racisme c'est la négation de l'autre pour ceux qui le représentent. Voilà. Donc au cas d'espèce, des propos ont été tenus et ont été retenus par la justice pour considérer qu'il y avait une circonstance aggravante effectivement de racisme euh dirigé contre des des blancs, des Français, des voilà donc je donc ça existe, c'est ce qui a été retenu par la justice. Et moi moi je me réfère
toujours à la justice et je n'ai le racisme c'est le fait de nier l'autre pour ce qu'il est. Vo j'entends mais est-ce que le racisme antiblanc existe aussi ? À preuve, la circonstance aggravante a été retenue au cas d'espèce. Voilà. Donc moi je m'en réfère à cette analyse de la justice qui repose sur des des témoignages, des auditions. Voilà, loin de tout esprit polémique pour conclure le lance, je m'adresse à présent au ministre des cultes avec la visite du pape Léon X. On va regarder une image et vous allez me dire si je me trompe, je vous ai trouvé particulièrement ému dans ce moment où avec l'accueil à l'aéroport de messe Nancy Loren du pape Léon XIV, comment vous avez personnellement vécu ce moment ? Peut-être que vous pouvez nous dire ce que vous lui avez dit si ce n'est pas
sous le secret de la confession, si je puis dire. Alors, c'est on a échangé on a échangé d'abord j'ai accueill Oui, j'étais c'est toujours c'est toujours une émotion pour un membre du gouvernement d'accueillir une autre personnalité, personne qui rendre chef d'état. Euh c'est toujours évidemment une émotion de représenter son pays quand on accueille une personnalité importante qui est venue aussi apporter un message de paix. Et je crois que dans le climat qui est le nôtre euh actuellement en France de division parfois de de haine de de de d'invectives qu'on s'envoie à la face les uns des autres, tous les messages de paix sont des messages qu'on doit accueillir avec beaucoup d'attention et c'est ce qui a été fait. Et oui, j'ai discuté un peu avec j'ai eu la
possibilité de discuter avec le pape et nous avons beaucoup parlé de ce qui s'était passé à Paris, de la sécurisation. Je lui expliqué qu'on avait consacré beaucoup de moyens à faire en sorte que les choses se passent bien et ça a été une grande réussite pour laquelle dire pour laquelle je veux encore remercier les les préfet le préfet de police la préfet de haute Pyréné le préfet de Moselle l'ensemble des forces de sécurité intérieure tous les agents du ministère de l'intérieur et d'autres ministères qui sont mobilisés pour que ce soit amen vous direz le pas vous avez cité tout le monde monsieur le ministre de l'intérieur je vous remercie merci Laurent Lunes d'avoir répondu à nos questions. Merci encore d'avoir répondu à cette invitation.
Laurent Nuñez