François Asselineau invité de Nicolas Doze sur BFM-TV - 16/09/2011
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le portrait que je viens de faire de vous et de votre mouvement est fidèle ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Réaction de Philippe Lencher et Jean-Jacques de Balazi à ce mouvement.
- 15:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction lorsque vous entendez cela ?
- 20:00OuverteRéponse partielle
Jean-Jacques de Balazi, réaction à tout ce que j'ai cité.
- 25:00RelanceÉludée
Vous n'avez pas répondu à la question sur la gouvernance de l'euro.
- 30:00OuverteRéponse directe
François, comment interprétez-vous l'événement des banques centrales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00François AsselineauFait
« Les fonctions de président de la République de députés ont été dépouillées au profit de la Commission européenne de la BCE. »
- 6:00François AsselineauFait
« La construction européenne n'est pas du tout une invention française. C'est une politique conçue par l'Amérique. »
- 7:00François AsselineauFait
« L'Europe est en train de nous entraîner vers la guerre. »
- 8:00François AsselineauFait
« Les traités ne prévoient pas la sortie de l'euro. Du coup, vous faites référence à l'article 50 du traité de l'Union européenne. »
- 9:00François AsselineauPromesse
« On sort au plus vite de l'Union européenne et de l'euro. »
- 10:00François AsselineauPromesse
« La reprise par la France de la défense de ses intérêts à l'Organisation mondiale du commerce. »
- 11:00François AsselineauPromesse
« Le rétablissement effectif du contrôle des flux de capitaux, de marchandises, de services de personne. »
- 12:00François AsselineauPromesse
« La sortie immédiate de l'OTAN. »
- 13:00François AsselineauPromesse
« La relance des services publics. »
- 26:00François AsselineauFait
« Nous sommes un mouvement politique extrêmement légaliste qui se fonde sur le droit. »
- 27:00François AsselineauFait
« La France, le peuple français est en train de s'apauvrir. »
- 30:00François AsselineauFait
« Le l'euro est beaucoup trop surévalué par rapport à la compétitivité intrinsèque de l'économie française. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] 9h 10h débat et controverse Nicolas Dose et les experts sur BFM Business. Bonjour, bienvenue l'actualité économique jusqu'à 10h. On va bien sûr évoquer ce coup de théâtre tout de même la l'action concertée de cinq des cinq plus grandes banques centrale du monde qui nous annonce que désormais tous les mois jusqu'à Noël, elles vont ouvrir sans limite le robinet de liquidité en dollar avec des prêts à 3 mois, des prêts qui seront à taux fixes.
L'ensemble des marchés sont repartis dans le verre. L'action BNPP a est sortie des grafes après 15 he après l'annonce. Elle a pris 22 %, elle finissait en hausse de 13 %.
La question qu'on se pose, c'est ce que ce mouvement quand même très important, très inattendu, très massif. Est-il intervenu parce que nous étions face à quelque chose de dangereux, de très dangereux, d'iminent ? Et puis ce fameux dernier ressort que sont les banquiers centraux jusqu'où le dernier ressort peut-il rebondir ?
Est-il véritablement sans limite ? Pour Jean-Jacques de Balazi, bonjour Jean-Jacques, directeur de Barkles Capitale France, Philippe Lencher. Bonjour.
Fondateur de l'agence value et quelqu'un qui n'est jamais venu. Bonjour François Aselino. Bonjour.
Vous êtes inspecteur général des finances. Vous êtes fondateur d'une formation politique qui s'appelle l'Union populaire républicaine, fondée en 2007 à l'occasion des 50 ans du traité de Rome. Alors, dans la mesure où les gens ne vous connaissent pas, on va démarrer cette émission de manière un peu inhabituelle pour faire connaissance et je vais me baser sur ce que votre site internet, le site de l'UPR écrit.
Donc d'abord, il y a un petit mot qui est signé de votre main où vous dites que voilà, vous avez vous avez créé un mouvement pour expliquer les vraies raisons du désastre et la prétendue de la prétendue construction européenne. Ensuite euh voilà ce qu'on trouve sur le site. Les fonctions de président de la République de députés ont été dépouillées au profit de la Commission européenne de la BCE.
La Commission européenne est un féodée au lobby atlantiste. La construction européenne n'est pas du tout une invention française. C'est une politique conçue par l'Amérique.
Voilà, vous parlez du fatal télescopage des intérêts nationaux divergents des 27 États. L'objectif du gouvernement américain, transformer la France en un pays sous domination. L'Europe est en train de nous entraîner vers la guerre.
Vous parlez de vol de démocratie, vous qualifiez les autres partis politiques de l'heure, du Front National jusque au NPA. Vous rappelez qu'effectivement les traités ne prévoient pas la sortie de l'euro. Du coup, vous faites référence à l'article 50 du traité de l'Union européenne en l'occurrence traité de Lisbonne qui prévoit que si la sortie de l'euro n'est pas possible, la sortie de l'Union, elle est possible.
Voilà l'objectif, rendre à la France son indépendance. Vous vous présentez comme un mouvement de libération nationale pour reconquérir la souveraineté de notre pays. Mouvement qui a donc vu le jour en 2007.
Je le disais parmi les propositions, on sort au plus vite de l'Union européenne et de l'euro. Réattribution donc à la Banque de France de ces prérogatives régaliennes, notamment le pouvoir de frapper monnaie, c'est la première. La reprise par la France de la défense de ses intérêts à l'Organisation mondiale du commerce.
Aujourd'hui, vous avez le sentiment que c'est l'Europe qui nous défend et plus nous qui nous défendons tout seul. Le rétablissement effectif du contrôle des flux de capitaux, de marchandises, de services de personne, ce qu'on appelle protectionnisme. Euh ce que l'on appelle simplement la vérification de ce qui entre et de ce qui sort du pays.
D'accord. La sortie immédiate de l'OTAN, écrivez-vous. La relance des services publics, ça s'appelle plus de dépenses.
La relance des services publics, ça s'appelle la démocratie parce que 80 % 90 % des Français sont extrêmement attachés au service public. Ça n'est pas nouveau, ça remonte à Saint-Louis. Vous savez qui avait créé les établissements de comme un profit vers 1245.
Enfin, je termine avec deux mots sur vous. Vous avez un parcours de premier de la classe, vous êtes passé par HC, par LEN. Vous avez fréquenté des cabinets ministériels à Ber au Cadors vous avez rejoint un temps passqu au sein du rassemblement pour la France.
Vous êtes aujourd'hui donc haut fonctionnaire à Bercier et vous le dites avec une liberté de parole totale dans la mesure où vous avez atteint le plus haut grade possible dans l'administration. Est-ce que le portrait que je viens de faire de vous dans votre mouvement est fidèle ? Oui, c'est globalement fidèle.
Absolument. D'accord. Réaction Philippe Lencher, Jean-Jacques de Balazi à ce mouvement.
D'abord, le connaissiez-vous pas franchement non parce qu'à ma connaissance, j'avais jamais entendu parler d'un mouvement qui souhaite sortir de l'Europe et sortir de l'euro, on a déjà tout entendu ça. Sortir de l'Union européenne à ma connaissance, c'est la première fois. Jean-Jacques Bal, vous connaissiez comment vous réagissez à tout ce que je vous ai lu ?
J'ai je suis allé vite, on a l'émission en cours, vous le savez. Quelle est votre réaction lorsque vous entendez ça ? Et puis on verra la réaction des auditeurs qui évidemment peuvent réagir et depuis je pense que le point crucial c'est l'euro et c'est la sortie de l'Europe parce que très franchement enfin moi le savez ici je dois partager à peu près une bonne grosse partie des tenants de ce que pense monsieur assellino.
Le problème pour moi, c'est l'aboutissement. Euh c'est-à-dire que à tort ou raison, je pense que le débat n'est pas l'euro, mais le débat c'est la gouvernance de l'euro et c'est la gouvernance dans la zone euro. C'estd que l'euro c'est une monée forte qui quand même nous protège des crises européennes.
C'estàd que quand transactions se font en des transactions mondiales he se font en euros, il y a quand même un phénomène de confiance fondamental et puis quand à l'intérieur de la zone euro, vous avez 60 % des transactions qui se font également en euros, c'est veut dire que tout ça c'est à l'abri des attaques donc c'est merveilleux. Euh alors, c'est vrai que l'euro euh ça nous a pas protégé de la crise mondiale. C'est vrai que l'euro c'est un problème face à la croissance puisque tous les pays qui sont à l'extérieur croissent mieux et plus.
Bien que en ce moment pour se poser quand même quelques questions sur euh sur ce qui se passe à l'extérieur de la zone euro. Le problème pour moi, c'est le problème de la gouvernance. C'est-à-dire que en ce moment, qu'est-ce qui se passe ?
Il se passe que n'importe quel pays pour défendre sa propre son sa propre compétitivité à l'intérieur de l'euro, faute d'harmonisation, peut faire ce qu'il veut. C'est que l'Allemagne, la fameuse pression sur les salaires, on connaît les taux de comment dire de fiscalité des entreprises qui peuvent être de 33 chez nous et puis de 12,6 voilà chez chez chez les Irlandais. Euh c'est donc le débat pour moi c'est l'euro c'est bien mais il faut qu'on puisse aller vers un fédéralisme économique.
Il faut Mais oui oui moi j'ai aucun problème. Il faut qu'on aille vers un fédéralisme économique. Il faut que on arrête de dire que ça va être trois réunions de ventre Rompe avec deux euh deux ministres des des affaires économiques qui vont faire qu'on aura une gestion économique de l'euro.
Il faut qu'on puisse il faut qu'on puisse globaliser les dettes et cetera. Il faut que la B centrale européenne voilà, il faut que la il faut que la que la que la Banque centrale européenne puisse prêter à ta zéro aux États et cetera. OK.
OK. Jean-Jacques de Balasie, réaction à tout ce que j'ai cité à propos des alors je quand même je précise que l'UPER aujourd'hui est quand même une formation politique qui politiquement n'existe pas. Vous me disiez que vous aviez un élu local à Perpignan.
Il est cette formation existe au travers des conférences fleuves que tiens François Astino à travers la France calendrier 2011 très impressionnant de de de de conférence publique. Réaction de Jacques de Balazie. Non, moi je trouve que toutes les opinions sont légitimes et je trouve que c'est bien d'avoir des gens qui réfléchissent de façon conceptuelle et qui prennent du recul puisque on remonte tout de suite au 12e siècle.
Enfin, donc je trouve Non mais si on écoute François, les arguments sont tout est très argumenté chaque fois. Donc je trouve ça très bien d'ancrer ça dans une réflexion historique et philosophique. Moi je suis un technicien et ce que je constate de façon pragmatique, c'est qu'on est dans l'euro qu'il y a eu que il y avait eu un bon départ je trouve au moment en 1956.
Je trouve que maintenant effectivement il y a une dérive que 27 pays c'est ingérable mais enfin on est dedans et je pense qu'il faut plutôt moi je prouve qu'il faut mieux réfléchir aux façons d'essayer d'améliorer la chose probablement avec plus d'intégration une gouvernance beaucoup plus resserrée qui probablement va se traduire par peut-être l'exclusion un moment ou un autre de tel ou tel petit pays voilà mais ceci dit voilà chacun chacun droit enfin on a une minute avant de marquer une pause donc plus de gouvernance aller de l'avant vers quand même de l'Europe même si elle ne sera pas forcément à 27 à terre oui écoutez ce que je voudrais d'abord dire c'est d'abord de vous remercier de remercier BFM parce que pour la première fois, on va pouvoir commencer à parler d'un vrai sujet. Il y a dans le traité dans les traités européens dans le traité de Lisbonne un article qui s'appelle l'article 50 mais vos auditeurs ne sont pas forcément au courant qui précisent les modalités de sortie juridique de l'Union européenne pour un état. Donc nous nous disons, nous sommes un mouvement politique extrêmement légaliste qui se fonde sur le droit et nous disons puisque il y a un article qui prévoit de sortir de l'Union européenne, ça veut dire que c'est possible et si cet article existe, on a peut-être le droit d'en parler, d'envisager ce que ça donnerait si on en sortait.
Donc déjà, c'est le premier point. Le premier point, c'est déjà de sortir de ce carcan intellectuel qui nous oblige à croire que l'on ne peut plus jamais sortir, hein. Vous citiz hier, je crois cette parole d'IF Tibo de Silgi qui disait que l'euro était une autoroute sans sortie.
Mais est-ce que vous imaginez ce que c'est qu'une autoroute sans sortie ? Vous imaginez d'entrer sur une autoroute sans sortie ? Mais c'est c'est c'est terrifiant, c'est un cauchemar.
Donc nous ce que nous disons c'est que il y a une possibilité d'en sortir. Alors je connais bien entendu tous les arguments que l'on peut nous opposer. Bien entendu, on veut faire de nous des gens qui seraient coupés des réalités, qui voudraient transformer la France en Corée du Nord, qui voudraient nous barricader.
Moi je dis simplement, mais attendez, regardez la Suisse, regardez la Norvège, il y a ce sont des États d'Europe qui ne sont pas dans l'Union européenne et qui sont classés par le programme des Nations- Unies par le pneu sur le développement en fonction de l'indice calculé, l'indice IDH comme les États du monde où l'on se porte le mieux. Donc ce que nous disons nous et je pense que vos auditeurs qui sont sensibles à ça, ce que nous disons nous c'est qu'il faudrait faire le bilan 19 ans après ma Astrich, on faut faire le bilan des promesses et des résultats. On marque une pause, il est 9h15, faisons le bilan 10h Nicolas Dose et les experts.
Les réactions d'éditeur notamment au propos tenu lors du premier quart d'heure. Pas mal d'auditeurs qui sont très très contents d'entendre François Slino sur ce plateau. D'autres qui en l'écoutant se sont un peu inquiets, je ne vous le cache pas.
Et puis alors euh la réaction de Jacques qui m'écrit plus Strasbourg, la Norvège a le pétrole, la Suisse a ses banques, la France et elle la quoi ? Le saucisson ou le Pinard écrit-il. Et puis il a un mail quasi identique.
La Norvège Émirat pétrolier scandinave, la Suisse position de monopole de coffre au fort, exemple non comparable. Monsieur Aslin ? Oui, bien sûr, les exemples ne sont jamais comparables.
Simplement ce qui est ce qui est incontestable, tous les statistiques le montre, c'est que la France, le peuple français est en train de s'apauvrir. Pas seulement lui d'ailleurs, mais il suffit de voir les statistiques des restos du cœur, du Secours populaire ou bien tout simplement les statistiques de l'INC. Et puis par ailleurs, est-ce que vous avez vraiment le sentiment que la France se porte mieux qu'il y a 20 ans ?
Est-ce que vous avez vraiment le sentiment que le rayonnement de la République française est le même que celui qu'il y avait il y a 20 ans ? Mais je je ne laisserai pas cette analyse uniquement aux frontières françaises. Le monde créditeur de la près première guerre mondiale et deuxième guerre mondiale a simplement changé.
Regardez, on pense que ce sont peut-être les bricks qui vont apporter le financement dont les états en besoin. Soit la France, vous avez raison. D'ailleurs vous il y a pas que la France mais vous reconnaissez que les prémisses qui avaient été faites, les promesses qui avaient été faites au moment des négociations qui ont abouti à la création de l'Organisation mondiale du commerce par les accords de Marrakech du 15 avril 1994, on nous avait expliqué, rappelez-vous le livre de monsieur MINC sur la mondialisation heureuse nous avait expliqué que la déréglementation généralisée des mouvements de capitaux, de marchandises et de services allait aboutir à une espèce de fiesta mondiale et que ce serait plus de croissance, plus d'emploi plus de bonheur pour tout le monde.
On constate que c'est faux. Bon euh réaction Philippe Lencher et Jean de Balésie quand vous voulez. Les micros sont trop un petit point.
Bon d'abord à nouveau dans ce que dans ce que dit monsieur Asséino, il y a plein de choses vraies et il y a plein de choses intéressantes sur sur comment la France de manière égoïste pourrait à très court terme se sentir mieux. Ce qui est intéressant, c'est que et j'espère que ça éclairera mieux les critiques de 1992, de 2005, de ce qu'on appelait les nonistes. Le débat, c'est un débat de civilisation.
C'est la France pour quoi faire et l'Europe pour quoi faire. Le débat, c'est que nous sommes dans un monde multipolaire, ça c'est quand même un truisme exceptionnel, mais où tout n'est que rapport de force. Et le débat pourquoi il faut une Europe et pourquoi il faut des gouvernements de l'Europe ?
C'est que je vais prendre quelques exemples pour que l'on s'en sorte et pour qu'on puisse porter et peser sur le monde, il faut par exemple une idée qui est celle du protectionnisme européen, du protectionnisme écologique et du protectionnisme social. Comment faire ça à l'échelle de la Suisse ? Comment faire ça à l'échelle à l'échelle de la Suède ou de la Norvège ?
On ne peut le faire pour pouvoir peser qu'à l'échelle de l'Europe. Je prends un autre exemple. Si on voulait essayer de peser sur les marchés financiers en essayant de réguler des choses, si on voulait interdire du trading à haute vitesse, si on voulait exiger d'avoir la connaissance des hedge funds pour savoir d'où ça vient, si on voulait peser sur les crédits défauts swap et cetera et si on voulait par exemple démanteler des paradis fiscaux, rien de toutes ces choses-là ne peut se faire uniquement à l'échelon national.
Donc au-delà du débat, est-ce qu'on sort de l'Europe ou pas et est-ce qu'on sort de l'euro ou pas, il y a le débat de pourquoi faire. Vous parlez du rayonnement de la France il y a 20 ans. Moi, je suis d'accord avec vous.
La seule chose, c'est qu'à l'époque, on parle d'une France qui voulait peser au niveau mondial et à l'époque du général de Gaulle, une France pouvait peser dans le cadre d'alliance. Aujourd'hui, une France ne peut peser que si elle appartient à un bloc qu'elle domine mentalement et intellectuellement et ce bloc lui-même peut peser. Donc, aller bien et que la France aille bien.
C'est c'est les fameuses c'est les fameuses saignées de de des médecins de Molière. c'est qu'on va aller bien à court terme. Mais si ensuite notre voix manque dans le monde et qu'on ne peut pas peser à l'arrivée, on ne peut pas impulser une nouvelle renaissance et les barbarismes de tous les côtés économiques, sociau et écologiques nous tombent dessus.
Réaction François. Bref, parce que je veux laisser quelques instants pour de Balais. Alors alors là, nous venons d'avoir une présentation qui est très habituelle.
C'est celle selon laquelle par exemple la France et le monde se dirigeraient vers un monde multipolaire et la France serait forcément dans l'Union européenne. Le problème c'est que c'est faux. C'est totalement faux et c'est démenti constamment et tout le temps.
Par exemple, qu'est-ce que c'est que la francophonie ? Qu'est-ce que c'est que le Commonwealth ? Qu'est-ce que c'est que les sommets de l'hispanophonie ou de la lusophonie ?
Qu'est-ce que c'est que le G8 ? Qu'est-ce que c'est que tous ces toutes ces configurations différentes ? La réalité des choses, si vous voulez, c'est que un jour, on va avoir le président de la République française qui va proclamer son grand soutien à l'Union européenne.
Il y a pas il y a pas mieux. Et le lendemain, je parle pas forcément de monsieur Sarkozy, c'était vrai de monsieur Chirac, le lendemain, il va aller en Chine et il va signer. Et j'en sais quelque chose puisque j'ai accompagné moi monsieur le chirak en Chine, on a été reçu à Jang Nai par le président Chong Semin.
On va signer une un accord de coopération stratégique franco-chinoise pour pour mieux se battre contre qui ? Pour mieux se battre contre les industriels allemands qui font la même chose avec les Chinois. Donc le monde d'aujourd'hui, ça n'est pas un monde multipolaire.
C'est faux. Le monde d'aujourd'hui, c'est un monde d'une intrication complète d'intérêt. D'ailleurs, lorsque par exemple, on nous dit il faut faire l'Europe pour avoir des géants européens en matière industrielle, vous savez que lorsque c'est le cas, la Commission européenne en vertu de la lutte contre les monopoles interdit souvent les fusions.
Vous savez par exemple que Renault a racheté le japonais Nissan pour que pour mieux lutter contre Demler Benz par exemple qui avait racheté Chrysler. Donc nous avons à faire en réalité à un monde où il y a une intrication d'intérêt et que la la le périmètre de l'Union européenne ne correspond pas aux intérêts aux intérêts des entreprises. permettre si je puis me permettre, vous n'avez pas répondu à la question.
Si je puis me permettre, je peux répondre à votre question ? regardez, je me permets de la reformuler. Si nous pensons que c'est mauvais que des petits enfants chinois pédalent quelque part dans un sous-sol pour faire des vêtements, et si nous pensons qu'il est mauvais qu'il y ait des désastres écologiques dans les productions de produits, la France seule ne peut pas exiger que ces règles soient respectées en échange d'une protection frontière.
Donc comment autrement qu'au niveau européen pouvoir peser sur ce monde ? Bien et bien il faut faire comme les autres. Comment ça se passe à l'Organisation mondiale du commerce ?
Est-ce que vous avez par exemple entendu parler des pays du groupe de K ? Ce sont les pays qui se rassemblent sur un intérêt commun, par exemple en matière agricole où vous avez la Thaïlande, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, l'Argentine qui se réunissent pour défendre un intérêt et puis ensuite ils se défendent sur ils se réunissent dans d'autres cercles pour défendre d'autres intérêts. Ce qui est absurde dans la construction européenne, c'est que nous on on postule que parce que nous sommes contigus géographiquement, nous avons les mêmes intérêts.
C'est faux. La France défendrait beaucoup mieux ses intérêts et notamment les questions écologiques si par exemple à l'ONU ou à l'Organisation mondiale du commerce, elle faisait alliance avec des pays qui pensent comme elle. Nicolas Dose et les experts sur BFM Business.
Je suis avec Jean-Jacques de Balasi, il est directeur de Barkless Capital France, Philippe Lenchener, le fondateur de l'agence Value et François Aslin, il est inspecteur général des finances et il a fondé en 2007 l'Union populaire républicaine, l'UPR, un parti qui veut rendre à la France son indépendance et l'outil principal étant d'usé de l'article 50 du traité de Lisbonne qui permettrait à notre pays, tel que prévoit cet article, de sortir de l'Union monétaire, de l'Union économique, de l'Union européenne, pardon. et donc des des facto de l'euro. On a dit beaucoup de choses dans la première demi-heure qui tournaiit en fait sensiblement autour des idées de l'UPR que j'ai évoqué.
Jean-Jacques de Debalazi, réaction à tout ce qu'on a dit. Qu'est-ce que vous en retenez ? Qu'est-ce que vous achetez ?
Qu'est-ce que vous rejetez ? Dans quel état d'esprit êtes-vous quand vous entendez ça ? Sachant qu'on n'est pas très très loin de l'état d'esprit d'un Mondbourg à sa manière, de l'état d'esprit d'un Viller, d'un du Pont aignant, d'une Marine Le Pen.
Voilà. Non mais sans sans sans faire de politique, moi je je suis un peu perturbé par l'écart que je perçois entre le diagnostic et la solution qui est proposée. Le diagnostic qui est de dire que on est dans un monde dans lequel il y a une abrication d'intérêt, ce qui est vrai.
Et puis la solution proposée qui est dire bah il faut sortir de l'Union européenne et ça règlera les problèmes. Moi, je pense que il est il est réaliste de reconnaître que l'imbation d'intérêt fait que il y a des snacles qui ne sont pas obligatoirement les mêmes pour chaque solution et que l'Union européenne et l'euro n'est pas la solution la pancer à l'intégralité des problèmes que nous avons et que effectivement que ce soit à l'OMC ou que ce soit sur le plan culturel et probablement il faut savoir être dans des être dans des cercles différents et parfois effectivement on est en concurrence avec nos partenaires de l'Union européenne on en est bien conscient un exemple sur la régulation financière puisque je suis banquier et que c'est un sujet sujet qui est quand même d'actualité. Le sujet c'est qu'effectivement aujourd'hui, il est clair que si chaque pays décidait lui-même de ce qu'il veut faire pour ses banques, bah ça ça ne marchera pas.
C'estàd que des banques seront en désavantage par rapport à d'autres et donc il y aura un déséquilibre fondamental. Donc il est essentiel d'avoir ce qu'on appelle un level playing field, c'est-à-dire de faire que toutes les banques ou toutes les institutions qui sont soumises à régulation soient soumises à une régulation qui soit comparable et qui impose les mêmes contraintes don les mêmes avantages. Ça n'est pas l'Union européenne non plus. prise de conscience et de régulation forcément mondiale et l'Union européenne n'est pas suffisante.
Elle n'est pas suffisante, il faut aller au-delà. La preuve, c'est qu'il faut absolument que les États-Unis acceptent que leurs banques soit soumise aux même choses. Mais c'est la solution n'est probablement pas de sortir de l'Union européenne.
Elle est elle est plus complexe que moi. Je je comprends très bien qu'on réfléchisse à ce genre de choses. Je pense d'ailleurs au fond que c'est assez à la mode de dire qu'il faut sortir de l'euro.
Je veux dire c'est quand même une thèse qui ça fait 4 ans visiblement que François ou mais c'est une thèse qui progresse un peu partout. Moi je pense que c'est pas la solution, mais je pense que la solution n'est pas non plus de dire que c'est une autoroute comme vous le disiez, une autoroute sans sortie, enfin comme le disait monsieur Tily parce que parce que c'est c'est aberrant. On n'est pas dans le domaine de la crédibil de la crédulité.
On doit être dans le domaine du pragmatisme de voir quelle est la meilleure réponse qu'on peut apporter à chaque type de problème. Jean-Marc Victori des échos mercredi nous disait très clairement oui, ça n'est pas prévu par les traités mais enfin il y a beaucoup de choses qui n'étaient pas prévues qui finissent par se produire. Donc c'est pas prévu par les traités.
C'est pas pour ça que ça n'arrivera pas. Réaction François ce que disait Jean-Lac de Balasie et tout de suite je vous pose la question. D'accord.
OK. Article 50. Alors, vous récupérez une France qui a 90 % des publics libé en euros.
Vous récupérez une France qui vieillit, qui a un état providence sans faillite. Vous récupérez une France avec 9 % de chômeurs et une France qui ne produit pas sur son sol les produits que nos compatriotes consomment. Là, après, je sais pas comment vous faites mais sinon réaction à ce que disait Jean-Jacques.
Écoutez, il est très difficile en l'espace de quelques instants, de quelques minutes d'apporter des réponses à des sujets qui sont d'une importance considérable. Moi ce que j'observe c'est que depuis 19 ans qui a été c'est ratifié le traité de Maastrich 365 jours par an 7 jours sur 7 24 heures sur 24 on explique aux français que c'est formidable c'est passé d'abord donc quand pour une fois que que l'on commence à proposer une autre chose il faut avoir un petit peu de temps. Je voudrais réagir sur une première chose c'est que nous à la différence et ce qui a d'ailleurs été dit tout à l'heure nous n'avons rien à voir ni avec le Front National ni avec les autres.
Nous voulons sortir de l'Union européenne on l' dit. Alors maintenant, sortir de l'Union européenne, ça n'est pas se fermer du monde. Si nous sortons de l'Union européenne, le lendemain, il y aura toujours il y aura toujours la France sera toujours au milieu des autres.
On est au franc. On est au franc. Alors on l'idée c'est de revenir au francs avec ce que nous nous proposons c'est une parité de 1 franc pour 1 € maintenu Oui. maintenu pendant oui pour toute une série de raisons techniques pour justement lutter contre l'inflation et ensuite pour en maintenant un taux de change qui soit fixe pendant quelques semaines et puis ensuite nous verrons.
Il est de notoriété publique et c'est pas à vous que je vais le dire notamment à vos auditeurs que le l'euro est beaucoup trop surévalué par rapport à la compétitivité intrinsèque de l'économie française. C'est la raison pour laquelle nous avons des déficits commerciaux abissaux. Bon, il faut quand même prendre en fait en compte le fait que nous perdons actuellement des centaines d'emplois industriels par jour ouvrables depuis maintenant plusieurs années.
Ça n'est pas uniquement moi qui le dit. Regardez ce que disent quelqu'un comme Louis Galo diagnostique français. Nous nous disons aux français de la première chose à faire, c'est pas qu'on veut se refermer sur le monde, c'est qu'il faut que les Français redécent par eux-mêmes de ce qu'ils veulent.
On va on fera pas le débat toute leur, mais je veux absolument parler de l'actualité du jour. Donc voilà, primo, on retourne au franc avec un PEG de un pour un face à l'Euro pendant quelques semaines et après on verra. Alors, on en reparlera.
Jean-Jacques, les banques centrales, c'est quand même l'actu du jour et c'est l'objectif de cette émission. ce qui s'est passé hier, attendu, logique à partir d'un certain moment de stress où euh il fallait agir tout de suite maintenant, immédiatement, massivement, de manière indubitablement convaincante. Bah, c'est on peut pas dire que c'était particulièrement attendu.
Euh, on peut pas dire que ce soit particulièrement illogique. Euh je pense qu'il faut pas accorder plus d'importance à cela que que ça n'en a. C'est-à-dire que c'est c'est tout à fait important de montrer que je crois que le plus important, c'est de montrer qu'au fond euh les banques centrales et les autorités ont encore des moyens de réagir à ce qui se passe que qu'on attend pas qui sont à peu et donc comme ils disent toujours, on a des marges de manœuvre que vous ne soupçonnez pas, ben la preuve c'est une marge de manœuvre que on ne soupçonnait pas particulièrement.
Alors bien sûr, c'est un truc à court terme. Bon, c'est pour régler quand même mois, c'est pres du long terme en ce moment, mais c'est aussi pour régler c'est aussi pour régler un problème qui était un problème de forme et qui allait devenir peut-être probablement un problème de fond mais enfin qui était un problème de France, c'està dire une une manque de liquidité en dollar pour pour des banques de taille moyennes et et donc le sujet était effectivement il fallait régler ça parce que c'est comme un petit non mais c'est comme un petit comm un bouton qui s'enflamme si vous voulez. Donc au début c'est un petit bouton puis ça s'enflamme et ça devient grave.
François Saint-Marcelli, société générale nous a dit qu'il était passé pour son établissement de 72 milliards de trésoreries dollars à 33. Mais il a dit que mais il a également dit qu'il y avait un certain nombre d'actifs en euros qu'il avait swappé en dollars. Donc il a trouvé une marge de manœuvre.
Donc donc c'était pas mais c'est effectivement dans le monde actuel et dans dans avec la vitesse à laquelle se précipitent les nouvelles, je pense qu'il était les autorités devaient pouvoir réagir et donc je pense que c'est une bonne chose. Bon ça n'est pas un problème, c'est pas un point structurel. Ce qui est important, c'est de montrer qu'il peut y avoir une coopération des banques centrales.
Philippe Lchen, réaction à cet événement d'hier ou alors très rapidement parce que je ne suis pas un technicien mais si on fait de l'économie politique euh on peut se voir une chose c'est que donc en l'absence d'un gouvernement européen économique et à forcé mondial des gens qui n'ont pas le droit de gouverner l'euro peuvent peuvent gouverner le dollar par contre. Donc c'est c'est quelque chose de c'est c'est quelque chose de d'extraordinairement surprenant. C'est-à-dire que vous avez alors qu'on se bat pour pouvoir autoriser une banque centrale européenne à prêter directement à des États à taux nul, on ne peut pas le faire, on n pas le droit.
Je je je crois alors je sous sous le sous votre contrôle à tous les trois, je crois que c'était en 97, je ne sais plus dans quelle ville que qu'on avait décidé que on avait pas le droit de gouverner l'euro et donc moi, c'est toujours ma marotte et toujours mon dada aujourd'hui. Donc on s'en remet à une autorégulation. Cette autorégulation des banques centrales aujourd'hui, elle nous sert car elle colle de l'euphorie dans l'économie et c'est bien.
La seule chose, c'est que comme il y a une autorégulation qui nous fait du bien ce matin, il pourrait avoir une autorégulation plus restrictive qui nous ferait du mal demain. Et donc il faut vraiment qu'on arrête d'avoir ces canards sans tête qui peuvent courir dans tous les sens et faire ce qu'ils veulent. D'ailleurs, je viens de dire une bêtise parce qu'ils ont une tête là d'ailleurs, c'est pas des canards sans tête, c'est des canards avec tête.
Mais je vois que tout ça se fait encore en dehors des peuples et en dehors du contrôle des parlements et des autorités politiques. Et ça c'est très compliqué quand même. Hm.
Le problème c'est qu'actuellement le temps politique n'est pas le temps des marchés. Et sauf si vous avez sauf si vous avez un fédéralisme européen, sauf si vous avez un gouvernement économique. Donc on en revient toujours au même sujet.
Et de vous à moi, je ne comprends pas comment parce que j'ai vu hier soir le débat des socialistes, je ne comprends pas comment des hommes politiques de voyant tout cela peuvent ne pas se saisir de ce de ce problème. C'est action dans un instant de François Aselino mais juste un point sur l'urgence. Souvenez-vous quand même des événements du début du mois de mai 2010.
En 48h, en 48 he on a un stress de marché très important avec des risques de banqroute, d'établissement financier très important et là comme hier, phénomène massif, ultra convaincant et inattendu. Voilà. Et dans ces cas-là, vous avez pas le temps de convoquer des des lobound de stag.
Euh voilà, c'est pas possible. Sauf si vous avez un gouvernement économique européen et politique européen et politique. Réaction dans un instant 9h44 et les experts.
Quart d'heure avec Jean-Jacques de Balie, Philippe Lencher, François. Alors l'intervention des cinq banques centrales les plus puissantes du monde au chevet de l'accès à la liquidité en dollars pour les banques mondiales. François, comment vous interprétez l'événement qui a propulsé tous les marchés dans le verre et ressuscité les valeurs bancaires avant la clôture hier ?
Je dirais deux choses. Premièrement, les marchés financiers à mon avis ont la maladie d'Alzheimer. Ça veut dire que ça s'est déjà produit en 2008, en 2010 et que c'est très régulièrement que on essaie de redonner un vie à un cadavre.
Alors d'ailleurs, vous voyez que la le rebond est finalement déjà limité. On est plus qu'à 0,2 et sur les 6 les 10 derniers jours, on a perdu 6,7 % sur le CAC, hein. Donc ce cette nouvelle annonce, parce que c'est un effet d'annonce, il ne s'est rien produit.
Le 7 octobre ou 6 octobre, il y aura la les premiers prêts à 3 mois. Aujourd'hui, ne s'est rien produit. Concrètement, c'est comme la téléconférence de monsieur Sarkozyine, madame Merkel.
Il y a eu des belles paroles mais il ne s'est rien produit. Donc ça c'est la première chose. La deè chose quand on a euh la Fed, la BCE, la Banque d'Angleterre, la Banque nationale, la Banque du Japon qui à cinq voix vous disent que il y aura accès limité il se produit.
Oui. Oui. Il s'est produit quelque chose.
Oui, bien sûr. Enfin, c'est du c'est ce que les anglo-saxons appellent du lip service. D'accord.
D'accord. Deuxièmement, c'est un beau proverbe chinois que je voudrais vous citer. Ça s'appelle faire de l'irrigation en période de cru.
Parce que finalement, de quoi s'agit-il ? Il s'agit de pays qui sont surendettés. Et à quoi ?
Et en gros pour rassurer les marchés, on réinjecte des liquidités. Mais c'est quoi exactement ? Quel est en quoi est-ce que l'on règle le problème de fond des pays occidentaux ?
OK, ça règle pas le problème de fond, ça d'accord. Oui, mais moi je peux sur cette table, je peux vous donner dans la seconde 50 milliards d'euros. Allez-y.
Et bien, j'y vais, je vous le donne. C'est un cadeau pour vous. C'est un billet de 100 milliards de Deutsch de septembre 1923.
Bon et ça ça représente vous savez qu'un deut un rich mark c'était des rich marks à l'époque le marque a été changé en gros 1 € é= 2 marques. Bon et bien ça veut dire quoi ? Ça veut dire que nous avons affaire tout simplement à des artifices comptables qui n'ont aucune prise sur la réalité.
D'ailleurs, ce petit ce petit billet, je vais vous en faire cadeau hein, ce petit billet de 100 milliards de marques vous explique pourquoi il ne peut pas y avoir d'entente européenne. Parce que ce ce qui est fascinant hein, dans la en France, c'est que les européistes comme nous nous les disons, nous les appelons ne parlent de l'Europe que au regard du prisme français. Il faut bien comprendre ce que c'est que la mentalité du peuple allemand.
Le peuple allemand a vécu un traumatisme effrayant en 1923lation et bien donc pour et bien ils ne peuvent pas supporter de voir actuellement le bilan de la bundesb se dégrader. Je suis d'accord. Je suis d'accord.
De la BCE plutôt de la Bundesb aussi. Mais oui, vous savez que les banques centrales nationales existent, elles font partie de l'eurosystème. Et donc et ça c'est un élément très important, c'est qu'il y a actuellement une migration des comptes des pays parce que vous savez que les euros ne sont pas tous identiques juridiquement. 1 € en Grèce, c'est une créance sur la banque centrale de Grèce. 1 € en Allemagne, c'est une créance sur la banque centrale allemande.
Donc, vous avez évidemment un certain nombre de grandes fortunes ou d'entreprises qui qui font transiter leur compte des banques, des banques commerciales qui sont en Grèce, au Portugal, en Italie, en en Allemagne parce que là, ils transfèrent c'est la carrosse qui c'est le la la citrouille qui se transforme en carross. Leurs euros qui étaient des créants sur la Banque centrale de Grèce deviennent des euros qui sont des créant sur la Bundesbank. Ceci est en train de plomber le bilan de la Bundesbank et c'est la raison pour laquelle les Allemands et nous nous le savons parce que nous avons quand même dans notre mouvement politique un certain nombre d'experts qui nous ont rejoint et nous savons que les Allemands ne jamais ne voudront continuer à dégrader le bilan de leur de leur banque centrale.
Je votre avis sour finalement c'est c'est irrigué un fleuve en cru euh pas forcément là-dessus mais sur ce que va dire François parce qu'on est parti desintervention des banques centrales pour retomber sur les eurog j'ai dit moi-même que c'était une mesure qui était nécessaire parce que pour éviter l'inflammation d'un bouton mais que ça ne réglait en rien les problèmes de fond. D'un autre côté, il y avait un moment il y avait effectivement une peur un peu panique que des banques n'aient pas accès à un financement en dollar et il fallait régler ce sujet. Alors, probablement, c'est vrai qu'on est obligé dans ces temps-ci de prendre un peu des marteaux pour écraser une mouche et d'avoir cinq banques centrales qui se concertent pour dire qu'elles vont fournir du dollar à des banques qu'on aurait besoin.
C'est peut-être pas nécessaire d'avoir c'était peut-être pas nécessaire dans un temps normal d'avoir cinq banques centrales qui fassent cet effet d'annonce mais euh mais en même temps euh voilà, c'est la façon de de régler euh de régler une crise et puis on passera à la suivante ensuite hein, c'est sûr. Projetons-nous 3 jours 3 jours plus loin. Que peut sortir de qu'est-ce qui pourrait sortir de l'écofine qui se tient en Pologne à côté d'aujourd'hui où exceptionnellement nous avons quand même le secrétaire Tim Geitner, secrétaire d'État américain Tim Geitner qui sera présent.
Qu'est-ce que vous imaginez lundi matin là ? Alors Philippe Lenchen Chener peut-être ? Ah ben moi une chose, si on m'explique que euh il y a un glace Tigelacte et puis euh qu'on a obligé des banques à se séparer euh leurs activités de marché, leurs activité de dépôt euh sera formidable parce que croyez que ça c'est enfin ça ce sera pas pour lundi.
Non non non, mais je vous rappelle que tous les matins, on se réveille en se disant tiens, j'allume BFM bien évidemment ma radio chaque matin et je me demande si quelqu'un parce qu'il a joué dans son coin dans un système où il n'y a aucune façon de le contrôler, est-ce que oui ou non sur ma banque il a fait qu'il y a un trou de milliards ou pas ? Mais comment est-ce possible que chaque matin on puisse permettre que ce risque existe ? Et pour que quoi ? pour que ensuite on recommence à devoir financer à quelques dizaines de milliards de dollars des banques parce que des systèmes s'écroul et cetera.
Il faut je ne comprends pas que des années après on ne s'attaque pas aux racines des mots. C'est pour moi très sincèrement incompréhensible. Mais on s'attaque aux racines des mots.
Je pense que ce que Philippe veut dire c'est qu'on ne s'y attaque pas assez rapidement et et assez fortement mais on s'y attaque. Regardez. Mais non ça c'est pas vrai.
On peut pas dire que rien n'a changé. On peut dire que ça ne change pas assez vite. On peut dire que ça ne change pas obligatoirement. toujours dans la même dans la bonne direction, mais on peut pas dire que rien n'a changé.
Les banques sont soumises de plus en plus à des contraintes et elles sont obligées de revoir de façon drastique leur business model. La seule chose, c'est que ce sont des éléphants, ce sont des normes bateau et donc ça met des années. Regardez l'Angleterre qui a été Oui, il faut être violent mais mais c'est violent les les se chose, c'est qu'effectivement les politiques s'arrêtent à un certain moment.
Alors bien sûr les banques à ce momentl elles attendent que les politiques reviennent et leur demandent de le faire. Elles vont pas elles vont pas être toujours euh volontaires pour se faire massacrer. Mais mais c'est vrai qu'il y a quand même des changements de comportement importants.
Regardez l'Angleterre qui est considérait comme le le terrain le plus débridé de la finance mondiale. C'est lui qui sort ce rapport Vickers, la commission Vickers qui est un rapport qui fait à peu près 360 pages et qui explique dans lequel il y a beaucoup de choses. Tout ne se fera vraiment pas comme prévu mais il y a des vraies choses.
Les principales banques anglaises dont Barkles d'ailleurs ont on ont reconnu la validité de l'approche. Elles sont pas d'accord avec un certain nombre de modalités, elles vont en discuter. Mais enfin, c'est quand même assez amusant de penser que c'est probablement l'Angleterre qui va donner la direction vers une banque beaucoup plus réglementée, régulée, beaucoup plus raisonnable peut-être que ce que ce qu'on avait vécu jusqu'à maintenant.
C'est l'Angleterre, pays de la City qui nous invente l'état providence dans les années 40 en 42. Ils sont quand même pionnés dans pas mal de choses. Il y a quand même beaucoup d'économistes qui soient promarchés ou qui soient proétat qui étaient tous britanniques.
On a moins d'une minute François Asino, nous sommes lundi, les coffin a eu lieu avec Timner en Guestar. Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que vous en attendez ?
Eh bien écoutez, moi ce que j'observe simplement c'est que il y a le ministre des finances américain qui est là qui quelle le vice-oi des Indes qui vient dire exactement ce qu'il faut faire hein. J'en profite puisque nous avons que très peu de temps pour dire à tous vos éditeurs de se renseigner et notamment de lire le daily télégraphe du 19 septembre 2000 qui a révélé les documents de confidentiel défense du département d'État américain où l'on apprend que le 11 juin 1965 la direction Europe du département d'État américain conseillait au vice-président de la communauté économique européenne de l'époque Robert Marjolin de poursuivre de façon subreptice l'objectif d'une Union monétaire européenne. Cette note recommandé d'empêcher tout débat jusqu'au moment où l'adoption de telle proposition deviendrait virtuellement inévitable.
En d'autres termes, ça n'est pas de la conspiration. Ce sont des documents déclassifiés de l'administration américaine. Nous savons que ce sont les Américains qui depuis 1949 ont poussé à la construction européenne.
Je renvoie sur le site de mon parti politique pour un dossier concernant Robert Schuman. Et nous savons désormais que ce sont également les Américains qui ont poussé à l'euro. C'est la raison pour laquelle les Américains sont justement vent debout pour obliger madame Merkel à rester contre les intérêts du peuple allemand dans l'euro.
C'est ce à quoi nous sommes en train d'assister. Bon, on a fini messieurs, il est 9h56. On verra donc lundi, hein. [Musique]
François Asselineau