Bruno Retailleau : compétitivité, retraites, fiscalité, énergie — « sortir du social-étatisme »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Bruno RetailleauFait
« Cette réforme avait repris un amendement que au Sénat nous faisions voter quasiment chaque année dans le PFSS. »
- 6:00Bruno RetailleauFait
« En 2023, il était apparu clairement au cours des débats sur la réforme borne qu'il y avait deux lignes ALR. »
- 7:00Bruno RetailleauFait
« Je veux simplement redire que cette réforme avait repris un amendement que au Sénat nous faisions voter quasiment chaque année dans le PFSS. »
- 9:00Bruno RetailleauFait
« Donc c'est impossible sans réformer le régime par répartition de le sauver. »
- 11:00Bruno RetailleauFait
« La France consomme plus que ce qu'elle ne produit. Je dis que ce sont des déficits si à moi. »
- 13:00Bruno RetailleauFait
« Et là où il y a les deux, vous voyez bien que les deux se rejoignent, déficit budgétaire, déficit commercial, c'est que on pompe les entreprises qui deviennent moins compétitives. »
- 16:00Bruno RetailleauChiffre
« Depuis 2008, les États-Unis, c'est quasiment + 20 %. L'Europe, c'est + 7 %. Et nous, en France, productivité quasiment zéro. »
- 17:00Bruno RetailleauChiffre
« Dans 2 ans, le seul le paiement des intérêts de la dette absorbera la totalité de la recette sur le revenu. »
- 18:00Bruno RetailleauChiffre
« On a désormais en terme de puissance de réacteur nucléaire ce que l'on a avec les énergies renouvelables, c'est l'équivalent de 45. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Applaudissements] Bonjour monsieur, merci, merci d'être avec nous dans cette actualité un petit peu particulière. Je sais que vous avez un emploi du temps légèrement contraint et imprévisible en ce moment. On est évidemment très heureux de vous accueillir sur scène.
Je sais pas si je vous présente, ministre de l'intérieur des missionnaires. Je crois que c'est comme ça qu'il faut vous appeler. Président des Républicain c'est aussi en tant que tel que vous avez invité au départ pour pour parler de compétitivité.
On va en parler, c'est évidemment le thème de la journée, mais je peux pas m'empêcher de faire un petit point politique. D'abord, quel paradoxe quand même justement que de vous recevoir pour parler de la compétitivité de la France, de la façon dont vous la concevez, de la façon dont vous pensez que elle pourrait s'améliorer de ce que vous avez en tête pour les Républicains en 2027, qu'elle programme défendre en la matière à un moment où si j'étais un pas dire que la France est à l'arrêt, mais elle est au moins complètement engluée politiquement, certains estiment que c'est en partie de votre faute. Vous allez me dire si c'est si c'est un procès injuste.
Mais donc on est là quand même pour parler de de compétitivité dans ces circonstan particulière. Je fais juste un Je vais pas vous demander comment s'est passé la dernière visio des républicains parce que là on rentrerait vraiment trop dans dans la politique politicienne. Je vais juste résumer votre situation.
Vous allez me dire si si j'ai tout bon. Si je comprends bien, les votre famille politique est quand même majoritairement favorable, même très majoritairement favorable à un soutien à ce qu'on appelle désormais ce qu'on appelle encore le le socle commun divisé sur la question d'une participation éventuelle au gouvernement ou en tout cas pour l'instant c'est incertain. Et pour votre part, à titre personnel, si je comprends bien, vous attendez de savoir un petit peu ce que ce qu'Emmanuel Macron va proposer tout simplement dans 48 he pour décider si vous ferez partie de de l'aventure gouvernementale euh à nouveau.
J'ai Bon, c'est à peu près ça. Euh là, il y a deux questions. Vous me disiez voilà comment je voyais les choses, comment il s'était passé dimanche dernier, puis ensuite quelle quelle était ma vision pour participer ou non à un nouveau gouvernement, moi ou ma famille politique ?
Il y en a deux questions ou je vous je ne vous ai pas demandé comment ça s'était passé dimanche dernier, mais si vous avez envie d'y revenir non, si ce n'est pas une question, j'y reviendrai pas. Je voudrais simplement saluer Éric Lembar que j'ai plaisir à retrouver qui est resté pour vous entendre. Vous avez remarqué ?
Ouais mais on est on est devenu amis, on se connaissait avant et j'ai apprécié travailler à ses côtés. On n'est pas de la même rive euh mais on est des républicains et voilà je lui dis mon amitié. J'avais simplement mentionné le fait que certains estimés que vous étiez un des responsables de de cette situation politique qui qui englut la France.
Voilà, c'est c'est peut-être ça qui vous a fait penser que je voulais que vous racontiez ce qui s'est passé dimanche. On va on va pas forcément y revenir, mais si vous avez un mot à dire là-dessus, n'hésitez pas. J'avais bon sur ce que les républicains euh dans quelle situation plutôt est votre famille politique à l'instanté, c'est-à-dire non sur rapidement sur ce qui s'est passé.
Euh moi, je suis un être assez cartésien et je suis un rural. Voilà. Donc euh le le bloc central euh il y a un bloc central et il y a un socle commun.
Je sais plus s'il y a un socle commun, il y a en tout cas une majorité présidentielle. Quand je vois les dissensions dans le bloc central, je me dis que c'est compliqué. Et il y a les républicains.
Simplement quand on doit faire un gouvernement euh avec une famille élargie, si j'ose dire, il y a un besoin de confiance. Oui, voilà. Et j'estimais que cette confiance, voilà, elle avait été rompue dans la mesure où on m'avait caché un certain nombre d'informations.
Et si j'avais pas pris ma voiture pour m'imposer à Maton, j'aurais appris les ministres, la composition du gouvernement comme tout le monde. Voilà. Donc c'est pas la conception que j'ai d'une d'un travail en équipe, il faut la confiance.
On m'avait parlé de rupture et voilà. Je pense que là aussi, je pense que j'ai eu l'occasion de le dire aussi au président de la République, je pense qu'on est dans un moment, regardez l'évolution. Il nomme d'abord Michel Barnier qui était un opposant, il a nommé ensuite un allié peut-être incommode qui était François Baou et ensuite un très proche mais rétrécit d'une certaine façon évidemment et les élections législatives anticipées avaient été perdues.
Donc c'est la raison pour laquelle je dis moi qu'il faut un ministre de type cohabitation. Ce que je veux dire, c'est un premier ministre qui revienne à la lettre de la Constitution. L'article 20, c'est le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation.
Vous voulez un premier ministre indépendant en quelque sorte dprésidentialiser cette fonction là. Il y a le président doit présider et le premier ministre lui gouverne. Comprends que Sébastien Lecornu allait trop chercher ses ordres à l'Élysée si je vous suis bien.
Euh j'ai j'ai une question tout on aura l'occasion de revenir au qui euh comme on dit euh mais je crois même vous avoir déjà entendu vous dire euh on peut pas complètement dissocier la question du qui et la question du quoi. C'est un petit peu absurde. Il y a un sujet fondamental qui est revenu dans les débats ces derniers jours et qui aura certainement des conséquences sur la composition du gouvernement s'il y en a un.
C'est la question des retraites. Alors en 2023, il était apparu clairement au cours des débats sur la réforme borne qu'il y avait deux lignes ALR, une incarnée par vous au Sénat où vous étiez alors plutôt très en soutien à cette réforme, même si à certains égards vous la vous la jugiez insuffisante, c'est mes souvenirs sont bons. Chaque année au Sénat vous proposez de repousser l'âge légal à 65 ans à l'occasion des débats budgétaires.
C'était la ligne de Valérie PCR. Vous êtes favorable à la retraite par capitalisation ou en tout cas à aller vers une retraite par capitalisation. Vous pourriez peut-être nous expliquer comment ça peut fonctionner.
Mais je vais vous dire, il y avait aussi la deuxième ligne à l'Assemblée nationale incarnée à l'époque par Eric Sioti, incarné d'une certaine façon par leur voquier. Il était pas à l'Assemblée mais on lui avait beaucoup reproché son silence sur la question. Et ce privage là à l'intérieur des républicains, il a ressurgi ces derniers jours.
Il y a des députés qui ont eu des mots peu aimables à votre endroit. Saint-Jean Brbrin par exemple vous a invité à prendre de la hauteur quand vous avez dit que la suspension de cette réforme serait une ligne rouge. Que pensent les républicain de ça vraiment ?
Est-ce que c'est vous qui incarnez cette ligne ? Et que j'ai même envie de vous dire, qu'est-ce que vous proposerez en 2027 si vous êtes candidat pour notre système de retraite ? Alors l'affaire des retraites, on a une ligne qui a été dans notre famille politique très constante.
La première réforme Fillon au début des années 2000, l'autre portée par Eric Vert et François Fillon en 2010 et la réforme que Ellisabeth Born avait elle-même porté. Je veux simplement redire que cette réforme avait repris un amendement que au Sénat nous faisions voter quasiment chaque année dans le PFSS. Je le connais bien cet amendement parce que c'est un amendement, c'est une disposition que j'avais négocié avec nos amis centristes puisque nous avions pas la majorité à nous-même, à nous seuls absolu au Sénat.
Nous étions pour le 65 ans, les centrices c'était un peu plus compliqué et j'avais proposé, pour ça que je la connais un petit peu et que j'ai pris fait causes, un amendement qui permettait de trouver un chemin médian en disant on va pas faire 65, on fera 64 et on va mixer dans cette solution hybride une mesure d'âge avec l'accélération de la réforme tourenne sur la durée de cotisation. Donc cette réforme, elle vient pas la vote. C'est en partie la vôtre. vous avez elle vient pas de nulle part.
C'est exactement comme cela que ça s'est passé. Et lorsque on a commencé à échanger avec la première ministre de l'époque Ellisabeth Borne, je lui avais indiqué que cette réforme là, en tout cas au Sénat avait permis d'établir une forme de consensus dans ce qu'on appelait pas le socle commun, mais en tout cas la majorité sénatoriale. Première chose, écoutez, cette année, pour la première fois depuis des décennies, la France aura un déficit démographique, c'est-à-dire que les décès son seront supérieurs aux naissances.
Moi, je suis attaché au régime par répartition. J'y suis attaché parce que on le voit bien, au moment où il y a des tensions intergénérationnelle, c'est celui qui relie encore les générations. Le régime par répartition est un régime démographique.
En 50, en 1950, 1955, vous aviez quatre cotisons pour un retraité. Désormais, vous êtes à 1,6 et dans quelques années, il y aura 1 pour un. Donc c'est impossible sans réformer le régime par répartition de le sauver.
Pour le sauver, il faut faire ce que beaucoup d'autres tous les autres pays européens font et certains jusqu'à 70 ans. J'étais il y a quelques jours, quelques semaines au Danemark. Donc je pense moi que on peut on doit garder les équilibres et c'est pas je pars presque sur le contrôle d'Éric Lombard.
On on doit garder l'équilibre budgétaire. On peut parfaitement d'ailleurs, je l'avais moi-même indiqué au moment de la discussion budgétaire, il y a des points qu'il faut sans doute améliorer sur la pénibilité, l'usure professionnelle, sur les maires de famille qui ont des carrières qui sont très hachées, sur l'emploi des seigneurs et cetera. Ça je évidemment oui mais remettre l'essentiel c'est-à-dire suspendre on gèle dans un premier temps.
Bonjour pour celui qui voudra dégeler dans un second temps. Ce sera plutôt l'abrogation. Il y a trois coups pour vous.
Suspendre c'est abroger. Sébastien Lecornu hier soir a parlé de rouvrir le débat. Est-ce que rouvrir le débat on a droit ?
Il y a il y a trois coups. Premièrement, on le sait puisque quand Franberou a demandé à la Cour des comptes un rapport, les choses sont très claires. Ça veut dire 3 milliards l'an prochain en 2027 2 ans et ça veut dire 8 milliards en 2030.
Déjà, vous le disiez, la réforme Ellisabeth Borne était à peine suffisante et nous laisse déjà un déficit. Donc premièrement, un problème budgétaire grave. Deuxièmement, problème budgétaire, ça veut dire que il y aura des impôts.
Il y aura des impôts. Ceux qui veulent préserver le pouvoir d'achat des retraités ne peuvent pas dire "On peut pas réformer, mais en même temps, on veut préserver le pouvoir d'achat des retraités." Et la dépense supplémentaire, la dépense publique sociale supplémentaire, il faudra la gager évidemment sur de nouvelle fiscalité et enfin un coût politique énorme.
Je pense que ouvrir le débat dès lors, ça a déjà un coup politique énorme. Oui, parce que si vous revenez sur ce point-là, sur des lois votées pour essayer de demander leur abrogation parce que c'est ça, et bien à l'avenir, vous fragiliserez toutes les lois et toutes les réformes un peu exigeantes en France. Et ça, c'est absolument terrible.
Voilà la raison pour laquelle je maintiens la position de notre famille politique mais en déplaise à quelques députés qui eux sur les marchés on le voit bien ont du mal en gros c'est ça députés qui conception qui moi je veux sauver Oui mais on peut pas à la fois dire il faut que on indexe il faut des bonnes pensions et en même temps ne pas créer les conditions pour que ces pensions et le régime de retraite par répartition on doit le sauver. Je proposerai dans quelques semaines ou quelques mois euh un comment dirais-je un plan en tout cas euh un projet qui va nous permettre de passer sur un régime d'additionner un 3è étage. On a un premier étage sur euh le régime de base.
Je pense d'ailleurs et j'ai toujours été favorable à ce que ce régime puisse être géré par le paritarisme à la condition qui est une responsabilité, c'est-à-dire une règle, une règle d'or exactement comme la Gir Carco. Les partenaires sociaux ont fait preuve de responsabilité parce que l'Argic Cararco qui est le deuxième étage sur la retraite complémentaire, il y a une sorte de règle d'or. Donc la base complémentaire et ensuite l'épargne.
Et je pense qu'en 10 ans, c'est ce que je présenterai, on peut avoir un fond souverain de 1000 milliards, voilà en coexistant faisant coexister les deux premiers étages avec progressivement un autre étage. Et ça pour les Français, ce sera doublement positif pour les retraités. Ça permettra d'améliorer considérablement leur pouvoir d'achat.
Il faut voir le rendement des retraites par répartition dans les 10 dernières années par rapport aux retraites et pardon par capitalisation par rapport aux retraites par répartition premièrement et on aura un four souverain puisque on a un problème là encore. Donc ça ça sera pour la pour la présidentielle. Il y a un autre sujet qui touche à notre à notre modèle social et en même temps à cette fameuse question de la compétitivité qui a beaucoup animé les débats.
Lui aussi comme quoi il y a eu du fond quand même en fait ces derniers jours, ces dernières semaines, c'est celui de la contribution des plus riches à l'effort, des 1 % les plus riches en particulier mais pas seulement. Alors je vais pas vous demander si vous êtes pour ou contre la taxe Zucman. Je crois que je crois qu'on a compris.
Je me demande d'ailleurs finalement si cette taxe elle a pas un peu trop cristallisé les les débats en fin de compte. Mais ce sur quoi j'aurais plutôt envie de vous entendre, c'est sur la question de la bataille culturelle. Je sais que vous êtes sensible à à ce sujet-là.
Vous vous êtes un libéral, je pense qu'on peut dire ça. Vous l'assumez, vous avez en horreur le mot taxe, le mot impôt. Vous allez pas me contredire.
Est-ce que quand vous regardez un petit peu en arrière là sur les les jours et les semaines qui se qui se sont écoulées, vous dites pas que finalement la gauche a quand même un petit peu gagné une bataille culturelle sur ce sujet. Au-delà de la seule question de la taxe Zucman qui est peut-être un petit peu réductrice, est-ce que aujourd'hui encore on peut continuer d'avoir une position très rigide sur la la contribution des plus riches et sur la question des inégalités plus largement ? Est-ce que vous pouvez continuer à dire ça n'est pas un problème de de rigidité mais je constate que la gauche très largement a gagné cette bataille culturelle momentanément. momentanément.
Bien. Mais vous vous avez évolué. Ce que ce que je veux dire, je n'ai j'essaie d'être cohérent dans mes convictions.
Je veux simplement rappeler que notre pays, la France que j'aime est le pays où 10 % des foyers fiscaux payent les 3/4 de la recette de l'IRP, de l'impôt sur le revenu. Je veux rappeler aussi que le capital est en France doublement taxé par rapport à l'Allemagne. Donc qu'on ne vienne pas dire que on est le pays des grandes inégalités.
Une note que trop peu de gens ont lu de l'INC, c'était je crois en septembre 23, en tout cas dans l'année 2023 est très intéressante puisque elle mesure, comment dirais-je l'inégalité avec de 1 à 18. C'està dire que quand vous avez un revenu brut 1 à 18 les inégalités en France en moyenne quand vous compensez avec les transferts monétaires sociaux vous êtes plus que 1 à 7 et quand vous agrégez en plus des des transferts monétaires, des transferts en nature, c'est-à-dire l'éducation et cetera, vous êtes plus que de 1 à 3. C'est unique au monde.
C'est unique au monde. Donc voilà ce qu'est notre pays. Voilà.
Quand j'ai euh j'avais jamais entendu parler de la taxman. Mais quand j'ai su que il était français, je me suis dit bien sûr, il ne pouvait être que français. Pour avoir une imagination fiscale à ce point débridé, fallait français.
Cillou a inventé les l'impôt sur revenu, on a inventé la TVA, on a inventé la CSG, on a une imagination sans borne sur le fiscal. une très large majorité de vos propres sympathis sont favorables non pas spécifiquement à la taxman parce qu'ils sont pas mais à la taxation quand même des patrimoin vousz quoi ça comme conclusion 89 % je crois selon l'OP écoutez 86 86 voyez vous l'avez retenu le chiffre vous vous trompez voilà c'est pas mal quand même 86 on a le rôle de l'homme politique c'est pas uniquement de suivre les sondages c'est pas de conformer sa pensée au sondage le rôle de l'homme ou de la femme politique c'est aussi d'éclairer l'avenir et quand C'est impopulaire. Bah, il faut tenir.
Quand j'ai soutenu cette réforme des retraites, j'étais dans l'opposition. Ça aurait été tellement plus facile pour moi de me réfugier justement dans une posture, une posture négative. Je l'ai pas fait parce que je préfère mon pays et je sais où est l'intérêt général.
Et en politique, on gagne toujours sur le long terme à avoir de la cohérence. On a un problème en France et moi je pense que le problème c'est le modèle dont il va falloir qu'on sorte dont on n'est pas sorti c'est le socialtatisme. Je veux pas avec Éric hein mais il va me comprendre.
Rean avait dit un jour, pour le caractériser, vous allez connaître, c'est savoureux d'humour, il avait dit "C'est simple, tout ce qui bouge, on le taxe, ce qui bouge encore on le réglemente. Et ce qui bouge plus du tout, on le subventionne." Ben, ça c'est notre problème et on est champion du monde des impôts.
Alors, dire aux français que c'est en taxant les plus riches qu'on va y arriver, 1800 familles, c'est faux. C'est un mensonge. Je pense que un sur les puisque la trajectoire ça doit être moins de 5 %.
Il y a pas que la taxe duman je dis un sur les 40 milliards. L'essentiel c'est la réduction c'est la réduction de la dépense. C'est la réduction de la dépense.
Ensuite qu'it des symboles. Bon que la la contribution différentielle sur les revenus soit l'encore prolongée. Que on vous dites quoi ?
Pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas ? Je veux dire que ma rigidité va pas jusque là.
Je sais que en politique ce sont les symboles mais vous voyez bien le problème c'est qu'on a laissé penser aux Français que l'impôt était la solution. Non l'impôt est le problème et je vais vous le montrer. La spécificité française dans quasiment toute l'Europe parce qu'on parle toujours du déficit budgétaire c'est qu'on a un déficit si à moi.
Vous avez un déficit budgétaire l'État dépense plus que ce qu'il ne reçoit et vous avez un déficit commercial. La France consomme plus que ce qu'elle ne produit. Je dis que ce sont des déficits si à moi.
Pourquoi ? parce que la charge de notre système social débridé qui est devenu inégalitaire, profondément inégalitaire, si vous avez de bonne de bon carnet d'adresse, vous avez un pépin de maladie, en quelques jours, vous avez le rendez-vous avec votre spécialiste. Si vous êtes un rural sans carnet d'adresse et cetera, il vous faudra plus d'un an avec la perte de chance de survie.
On en est là. Donc on a une dépenses énormes. Cette dépenses on le finance prioritairement d'ailleurs sur les entreprises.
La moyenne de surfiscalité des entreprises par rapport à l'Europe, c'est à peu près 120 milliards. 60 milliards de production d'impôts de production de plus 60 milliards de cotisation. Et là où il y a les deux, vous voyez bien que les deux se rejoignent, déficit budgétaire, déficit commercial, c'est que on pompe les entreprises qui deviennent moins compétitives et en devenant moins compétitive, on crée du déficit commercial.
Et à chaque fois que vous fait vous faites 100 de transfert social, transfert public, une dépense de l'État 100, ben il y en a 62 euros qui vont se transformer précisément en déficit commercial. C'est la consommation. Et cette consommation là, elle va acheter des biens ou des services à l'extérieur.
Voilà notre système. Si on ne le comprend pas, malheureusement peu trop peu d'hommes et de femmes politiques aiment l'économie, mais si on comprend pas ces mécanismes de base, alors on ne pourra pas relever le pays. Alors justement, vous parlez de consommation, je me suis souvenu tapant Bruno Retaillo, compétitivité.
Un des premiers trucs sur lesquels je suis tombé, j'avais oublié, c'est que en 2017, vous étiez principal lieutenant de François Fillon, vous défendiez la TVA sociale, une TVA sociale, une augmentation de deux points de la TVA. Est-ce que c'est là aussi impopulaire ? Est-ce que c'est quelque chose que vous continuez à défendre qui sera au programme des républicains en 2027 ?
Moi, moi je pense que euh on a un effort. Si encore une fois on veut redresser, enfin si on veut construire reconstruire une prospérité collective, il faut agir sur les deux leviers. Le frein, ça c'est les dépenses de l'État.
Oui, ça on a compé vou baisser les dépenses, mais le le modèle social, comment comment il survit à ça ? Bien sûr. Bien sûr.
Et l'autre c'est l'accélérateur. Et pour créer de la prospérité, c'est la compétitivité. On en parlera sans doute, mais justement sur cette compétitivité euh on a des cotisations qui reposent quasiment exclusivement aujourd'hui sur le travail.
Donc on taxe le travail. Le problème en France, c'est que on a un de un double déficit, heure de travail, taux d'activité et en plus on pénalise le travail. Pour ça qu'aujourd'hui vous avez à peu près les ben la note dont je vous parlais tout à l'heure disait queà peu près 40 % des Français quand ils reçoivent une augmentation, ils vont donner plus que ce qu'ils vont recevoir. 40 % énorme.
Donc ça ça désincite au travail. C'est ça qu'il faut comprendre. Donc il faut redonner du pouvoir d'achat et il faut donner la compétitivité.
Si vous voulez, on parlera tout à l'heure du du pouvoir d'achat, mais la compétitivité, je pense que on a des cotisations sociales qui sont assurancielles. Par exemple, la retraite, c'est assurantiel. Normal que l'assiette de ces cotisations assurentielles, ce soit le travail, la famille par exemple, ça n'a rien.
C'est de la solidarité. Donc l'idée c'est que on transforme les choses et que on bascule une assiette notamment pour les cotisations solidarité. Alors, il y a deux solutions.
Il y a CSG ou TVA compétitivité. Je préfère la TVA compétitivité taxer la consommation encore aujourd'hui. Ça vaut pourquoi ?
Pourquoi ? Pour deux raisons. D'abord, quand on fait la sommation des des taux différents euh des taux de TVA en France et qu'on les compare au taux de TVA, à la moyen taux de TVA en Europe, on a deux à trois points de différence.
La deuxième raison, c'est que Donald Trump l'a très bien compris d'ailleurs lorsque une des critiques qui nous a adressé pour augmenter les les tarifs, c'était de nous dire mais mesdames et messieurs, vous avez vos propres barrières tarifaires puisque vous avez la TVA. Vous l'aviez peut-être pas lu cette interview. Pourtant politico a une résonance quand même aux États-Unis.
Bah oui, une la TVA, elle est dégrevée des exportations. En revanche, elle tape les importations. Et je pense que dans le monde d'aujourd'hui qui plus du tout le monde d'hier, il faut qu'on se protège et il faut que ces importations là puissent contribuer à notre modèle social.
Je dirais c'est la fin du libre échange comme le disait Éric Lombard avant que vous arriviez. Vous ce monde là est derrière nous. le monde de mots pour le caractériser.
Je je pense que Fukuyama a perdu par rapport à Huttington. He c'est pas exactement le manque duon non plus, mais on voit bien que la mondialisation se reconfigure sur des plaques continentales. Et sur ces plaques continentales, on voit que ces ces grandes plaques continentales, ce sont des plaques plutôt civilisationnelles avec des idéologies très très fortes.
Bon, parfois politico-religieuses, mais mais on en est là. Donc c'est un monde archaïque et pas plus civilisé. Donc c'est la fin, c'est la fin de la fin d'histoire.
On nous avait promis la paix planétaire sous un sous les doubles spices du droit et du marché. Ben c'est faux. Et on nous avait dit finalement l'avenir du monde c'est l'occidentalisation du monde.
Bah c'est faux. Ça n'est pas l'occidentalisation du ban. Vous avez vu il y a quelques semaines à Tianjin les représentants, les chefs de gouvernement qui représente 3,5 milliards d'êtres humains contester le modèle de valeur notre référence, c'est-à-dire l'Occident collectif comme ils disent.
Si je vous suis, en fait, votre ligne n'a pas changé depuis 2017. Pas du tout. Comment on préserve notre modèle social ?
Non mais on relance par le le travail, la relance de la productivité, on baisse les dépenses, moins de fonctionnaires mais il y a pas parce que parce que les choses sont très simples et tout. Voilà, on a le modèle, il faut qu'on sorte du modèle socialtatiste. Ce modèle socialtatiste repose sur sa quand même qu'il faut investir dans la présence artificielle et dans certains secteurs et bien sûr, c'est sur deux gros mensonges, on a dit aux françaises et aux Français, écoutez euh on peut dépenser plus, vous aurez de meilleurs services publics et la dépense publique créé la croissance. archif faux.
Si c'était vrai pour les pour les services publics, on serait à l'avant-garde du bonheur universel puisqu'on a la dépense publique la plus la plus élevé au monde. Et ensuite, on leur a dit travaillez moins et vous gagnerez plus, vous vivrez mieux. Total Allemagne, France il y a 20 ans, même pouvoir d'achat enfin même niveau de vie.
Si je mesure en pipe par habitant, peu près pareil 20 25 ans plus tard, la différence, elle est de 7000 €. On s'est appauvri. Donc si on veut se reconstruire et moi je pense et je suis formidablement optimiste, regardez des pays qui ont sombré dans la crise il y a quelques années, que ce soit le Portugal, l'Espagne, l'Italie ou la Grèce, se sont relevés avec de bonnes décisions politiques.
Mais il faut affronter la vérité. Il faut pas faire ni de populisme ni de la démagogie. pourrait parler du modèle mélonique qui je crois vous vous parle pas mal mais l'Italie c'est est quand même encore dans une situation économique très très compliquée.
Non mais elle a un excédent primaire budgétaire, elle a un excédent commercialisse. C'est vrai le Attendez le niveau de vie on a égalisé il y a quelques semaines pip par habitant on a égalisé le niveau de vie. Regardez, puisqu'on parle de compétitivité, le grand décrochage de l'Europe par rapport aux États-Unis, quasiment un revenu d'un européen, c'est quasiment deux fois moins qu'un revenu euh d'un Américain.
Et bien vous l'expliquez quasiment totalité par le différentiel de productivité. Depuis 2008, les États-Unis, c'est quasiment + 20 %. L'Europe, c'est + 7 %.
Et nous, en France, productivité quasiment zéro. Je regarde Eric en même temps, quasiment zéro depuis 2019. Donc il faut retrouver des moyens de de de produire plus, de produire mieux.
Ça veut dire de la formation, euh ça veut dire de la recherche. Là aussi en 15 ans, on avec quoi on investit là-dedans ? Avec quel argent ?
Je veux dire, c'est tout le problème. Le problème aujourd'hui, absolument le problème de la dette, c'est que dans 2 ans, le seul le paiement des intérêts de la dette absorbera la totalité de la recette sur le revenu. Donc, on doit faire aujourd'hui des économies et c'est possible en réformant le format de l'État.
Je pense moi, puisque on est on a une opportunité à partir de du 31 décembre, on a une pyramide des âges d'agents de la fonction publique qui vont arriver à 62 ans 140000 144000 et notamment dans ce qu'on appelle l'administration administrante. Donc il faut travailler là-dessus. Deuxième chose, aligner le temps de travail public sur le temps de travail public.
Il y a privé, il y a encore des collectivités qui font pas qui sont pas à 35 he pourquoi est-ce que l'État subventionne ses collectivités ? J'arrêterai tout moi à l'université, pas pour les profs mais il y a du personnel qui ne travaille pas à 35 heures. Le statut et le contrat, je pense que le statut et encore d'ailleurs mais pour les magistrats, les policiers, ça se comprend.
Je dis et encore puisque vous savez qu'il y a des soldats, la plupart des soldats sont contractuels, ils mettent leur vie en danger sur un contrat. Mais ce que je veux dire en tout cas pour l'avenir, je pense qu'il faudra que le statut soit comment dirais-je l'exception et le contrat y compris de droit privé soit la règle au moment où on doit changer de métier, où les carrières sont beaucoup plus changeantes. Voilà.
Et puis bien sûr, il y a l'aspect social dont on pourra parler. On en a parlé pour les retraites. Je vois malheureusement le le chronomètre qui défile.
Je me Vous avez prononcé le mot de subvention. Je voulais quand même revenir aussi sur quelque chose qui a marqué les esprits ces dernières semaines, cette histoire de tribune sur les énergies renouvelables. Est-ce que vous avez des regrets ?
Aucun. Il y a des industriels qui ont des regrets sur sur ce que vous avez dit qui vous en veulent un petit peu. J'ai des industriels qui m'ont appelé en me disant vous avez raison.
Alors voyez, j'ai écrit cette tribune, elle est le fruit non pas d'un caprice, elle est le fruit et je l'ai tiré d'un livre que j'ai écrit il y a à peu près un peu plus de 4 ans dont le titre c'était "Aurons-nous encore de la lumière en hiver ?" Je constatais que on avait fermé Fessenheim pour ouvrir Saintvold. Saint Avol le charbon c'est fort quand même.
On vivait encore sous un décret, il a toujours pas été abrogé où on annulait la création de 14 réacteurs nucléaires et j'avais démontré le le système énergétique qui nous fallait. Je pense que un il faut des énergies renouvelables. Nous avons des énergies renouvelables.
Notre mix électrique je le rappelle 2/3 nucléaires 1/3. Ce qui fait que et les industriels ont besoin de plus en plus d'électricité pour se décarboner. Comment vous comptez ?
Attendez, je vous répond si vous misez pas vous répondre. On a l'électricité au monde la plus décarbonée, 95 % la plus décarbonée. Après, il y a le problème de la demande.
Le problème, c'est que à quoi ça sert de produire quand une demande depuis 13 ans n'augmente quasiment pas ? On a aujourd'hui et j'ai leçon de recevoir à personne, j'ai été le président de département qui a accepté le projet d'un parc offshore entre l'î et Noirmoutier en vendé. En vendé.
Voilà. On a désormais en terme de puissance de réacteur nucléaire ce que l'on a avec les énergies renouvelables, c'est l'équivalent de 45. Et ce qu'on a dans les tuyaux, c'est tout autant avec depuis 13 ans, contrairement à ce que l'on entend une commension, une une consommation qui est assez plate.
Ça sert à rien de produire. Je sais que on exporte mais le problème aujourd'hui c'est que on subventionne et j'ai pas dit on arrête les énergies renouvelables. J'ai dit désormais elles deviennent matures.
Alors parce que c'est un problème budgétaire. On a d'ailleurs la creu pas que vous vous allez vous avez avec ces propos fragilisés des filières implantées en France qui essayent de concurrencer. Malheureusement le nucléaire le nucléaire 95 % de toute la filière elle est française.
Non mais là je parle des énerg. Qu'est-ce qu'il en est ? Oui oui.
Alors dites-moi dites-moi par exemple sur le photovoltaïque. Ben non mais je vous demande est-ce que c'est 95 % la Chine. Vous vous vous pensez que les industriels voà ce que je veux dire.
Non, je je je veux qu'on approche de façon cartésienne et rationnelle et économique cette question là alors que elle est trop idéologique. J'ai besoin et nous avons besoin d'énergie renouvelable. Ce que je dis c'est que comme ces ces énergies sont désormais ont atteint un niveau de maturité économique, on a plus d'argent pour les subventionner et ça signifie que on peut faire des milliards parce qu'en plus on est obligé de doubler le réseau.
Quand vous faites des réacteurs supplémentaires, vous les implantez près d'une centrale nucléaire, les grands réseaux de transport d'électricité, ils existent. Quand vous faites des parc offshore et cetera, vous recréez un deuxième système et en plus le système il est pas pilotable. Et cet été, pendant des mois, on a on avait un prix d'électricité qui était négatif.
Ce sont les ions produites par les les renouvelables qu'on appelle d'abord et le prix était négatif et on subventionnait un prix négatif. Donc ouvrons les yeux, ayons une approche économique, sérieuse, raisonnable. Vous n'avez aucun regret.
Je vois que le compteur est écoulé. je peux m'êcher de finir sur une question Jean-Louis Borot dont on parle je sais que vous le connaissez évidemment personnellement l'UDI est un allié historique a été un allié historique ce matin oui vous alors que vous l'avez eu ce matin qu'est-ce que on parle de lui on sait que ça il y a plusieurs hypothèses évidemment qui circulent pas du tout son nom n'est pas le seul à circuler on parle aussi dehypothèse d'un gouvernement technique. Est-ce que c'est quelqu'un avec qui vous pourriez travailler ?
Il a une fibre très sociale Jean-Louis Borlot tout en étant comme vous en ayant comme vous cette volonté un peu de dégâtif et et il est disruptif et et moi ce que ce que je pense c'est que dans notre crise politique, il faut pas augmenter ce qu'on appelle le malaise démocratique. Le malaise démocratique c'est quand il y a une élection, il faut écouter le message que nous envoient les électeurs. Et quand on perd une élection, on peut pas renommer des gouvernements qui sont concentrés.
Vous voulez pas de macroniste, vous voulez personne. Et Jean-Louis Jean-Louis Jean-Louis n'est pas ni de gauche ni macroniste. Dernièrement, il n'était pas en tout cas et il est disruptif.
Mais c'est pas moi qui nomme. Pourquoi ? Vous dites pourquoi pas ?
Et qu'est-ce qui vous avez ? Mais c'est pas moi qui nomme. Ah ben non, attendez, je garde pour moi.
Il partait à Toulouse. Il partait à Toulouse. Il partait à Toulouse pour une réunion.
D'ailleurs l'a écrit ce matin. Oui, il paraît qu'il y a du monde du coup qui va il paraît qu'il y a beaucoup il y a beaucoup de monde et juste le gouvernement technique, ça c'est un truc dans une situation politique pareil, c'est c'est une option pour vous. Substituer actuellement le gouvernement des choses au gouvernement des hommes me paraît un risque.
On a compris. Merci beaucoup monsieur. On a un peu dépassé le temps un partout.
Je vais laisser la parole à Laura Kayali, notre correspondante défense
Bruno Retailleau