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Discours / meetingÉric Ciotti· 20 mars 2026 13 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécuritéTravail & emploi

DÈS DIMANCHE, NOUS AGIRONS POUR LES NIÇOIS

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Éric CiottiFait
    « Le Parti socialiste finalement est assez fidèle à lui-même. Il n'avait dit jamais d'alliance et puis on voit que l'intérêt électoral domine les convictions »
  • 0:45Éric CiottiFait
    « Est-ce que vous en tirez une conclusion que monsieur Retaillot vous soutient ? »
  • 4:30Éric CiottiChiffre
    « 44 % face à un maire sortant installé depuis 18 ans, c'est le meilleur résultat de toutes les grandes villes de France »
  • 5:30Éric CiottiChiffre
    « la taxe foncière a doublé, la taxe d'habitation pour les résidences secondaires a également doublé »

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Éric Ciotti

Bah le Parti socialiste finalement est assez fidèle à lui-même. Il n'avait dit jamais d'alliance et puis on voit que l'intérêt électoral domine les convictions et que le naturel revient au galot. Et je vois avec une forme d'ironie notamment ce qui se passe à Tul dans la ville de François Hollande et qui avait pourtant jurer que jamais jamais ignoré d'alliance avec LFI, monsieur Mélenchon, est infréquentable jusqu'à l'élection. Le PS nous dit il n'y a pas d'accord mais sauf pendant les élections finalement. Bon, rien de nouveau sous le soleil, c'est assez pitoyable. Voilà pour effectivement l'aspect national, l'aspect de Nice, il est particulier.

La campagne a été particulièrement violente, monsieur Sioti. Et hier, on a demandé à monsieur Retaillot de se déterminer, lui qui préside les Républicains et il n'a pas donné son soutien comme on l'attendait peut-être à Christian Estros alors que LR avait apporté leur soutien à Christian Estrosi. Est-ce que vous en tirez une conclusion que monsieur Retaillot vous soutient ?

Monsieur Rota je crois n'a n'a pas voulu franchir ce pas qui quelque part est est le pas de la honte de soutenir monsieur Estros dans le contexte de cette campagne qu'il a jugé lui-même délétaire de la part du maire du maire sortant monsieur Estrosis c'est le représentant de la Macronie c'est celui qui a trahi François Fillon c'est celui qui a donné des coups de poignard dans le dos à son camp Mais Bruno Rotaillot, je crois, ne l'a pas oublié. Alors après, on a vu les vieux chapeaux à plumes, monsieur Bertrand, monsieur Copé, la vieille garde de l'échec tombé à bras raccourci sur monsieur Rotaillot, mais je crois que monsieur Rotaillot a parlé avec son cœur et quelque part je le salue.

Vous avez parlé des chefs à plumes des républicains, mais c'est vrai que vous avez fait une liste avec des membres de l'UDR, du Rassemblement national, de l'UDI, de Nouvelle énergie, de David Lisnard également d'écologie au centre. Est-ce que c'est le début pour vous de l'Union des droites ? Il y a même ce soir la secrétaire départementale du Modem qui nous a rejoint. Mais notre liste, elle n'est elle est sans étiquett. Euh je suis euh l'homme qui en France en 2024 a voulu l'Union des droites lorsque j'étais président des Républicains. Beaucoup en parlent. Moi, je l'ai faite concrètement.

Ça m'a valu insulte, caricature, mais je crois avoir ouvert un chemin et ce chemin bien sûr, il est toujours d'actualité au plan national, mais à Nice, j'ai voulu une liste sans étiquettes. Sur mon bulletin de vote, il n'y a pas d'étiquette. Il y a des hommes et des femmes que j'ai choisi, que j'ai fédéré, que j'ai uni par rapport à leurs compétences, leurs talents, leurs expérience, leur capacité à apporter des réponses au problèmes des Nissoises et des Nissois en matière d'impôts, en matière de pouvoir d'achat, en matière de sécurité, en matière de proximité, d'environnement, de logement, de santé.

Voilà, on a une magnifique liste qui additionne des hommes et des femmes qui vont apporter les meilleures réponses au problème des nissoises et des nissois. Donc les caricatures que l'on entend, les appels au barrage, la mobilisation des castors de Pacotille, tout ça n'est absolument pas entendu à Nice et n'intéresse pas les Nissois et les Nissois. Bon, les castors de côti, je ne sais pas à qui vous faites référence, peut-être à vos anciens amis des républicains, mais c'est vrai que entre le rassemblement, certains en font partie et puis c'est l'appel du maire sortant.

entre le Rassemblement national et les Républicains, les frontières paraissent encore infranchiss et on le voit bien à Marseille avec madame Vassal qui se maintient et c'est vrai que je le regrette sans doute que son maintien favorise monsieur Paillant et c'est tout le paradoxe pour les électeurs de droite qui peut-être feront cette union des droites que leur chef ne veulent pas faire. Mais euh ce qui est intéressant aussi de de remarquer dans cette campagne, c'est l'extrême violence de cette campagne et euh les échanges que vous avez pu avoir avec monsieur Estros. Comment vous expliquez cette extrême violence ?

et le fait simplement que le système mis en place par le maire de Nice, conseiller municipal de Nice depuis 43 ans, maire depuis 18 ans, est en train de s'effondrer et il ne le supporte pas. Dans un cri de vérité, il a dit "Je ne me laisserai pas piquer la ville." Et donc ça voulait dire quoi ? Ça voulait dire qu'il a le sentiment que la ville lui appartient, que c'est sa possession et il a fait peser sur cette campagne une forme d'emprise avec des pressions, des menaces. Et bien aujourd'hui, la ville est en train de se libérer de cette emprise. Les Nissoises et les Nissois m'ont donné une immense confiance dès le premier tour.

44 % face à un maire sortant installé depuis 18 ans, c'est le meilleur résultat de toutes les grandes villes de France. Cette confiance, qu'est-ce qu'elle veut dire ? Ça veut dire que les Nissoises et les Nissois veulent écrire une nouvelle page de leur ville, que le bilan du maire sortant est fait d'impôts qui ont augmenté massivement, d'insécurité, de déficit de proximité, de gaspillage d'argent public, d'accumulation d'affaires judiciaires qui ont atteint et qui ont abîmé l'image de notre ville et qu'aujourd'hui les Nissois et les Nissois veulent autre chose. Et bien nous avons conduit une campagne heureuse lorsque notre concurrent a conduit une campagne haineuse.

et notre campagne, elle veut aujourd'hui réconcilier, apaiser, être positive. Et demain, je tendrai la main à tout le monde pour lorsque dimanche soir, je suis sûr, les CIso m'apporteront leur forte confiance parce que c'est ce que je sens pour rassembler et pour cicatriser les plais qu'a ouvertes monsieur Estros. C'est vrai qu'aujourd'hui tout le monde se traite plus ou moins de fasciste en France, mais Christian Estros, c'était tout à l'heure Johan Oai qui le rappelait, vous a traité de de de fasciste et a repris finalement les beau que la gauche peut utiliser contre vous. Est-ce que vous avez été étonné de cela ? Est-ce que vous avez Ce sont ce sont ces sont ces affiches de campagne.

J'ai d'ailleurs déposé plainte mais là n'est pas l'essentiel. Je trouve qu'il se ridiculise. Voilà, se déppe en Che Gevara de la promenade des anglais, ça n'abuse personne quoi. Voilà, renier ses engagements, ce qu'il avait porté dans le conflit à Gaza notamment, il s'en excuse aujourd'hui, il flatte le communautarisme. Voilà, tout ça, je crois c'est une très mauvaise image de la politique. sa campagne est un naufrage et il va finir son mandat non seulement avec la défaite mais aussi avec l'indignité.

Alors évidemment également Nice, c'est un laboratoire et tout le monde va regarder ce qui se passe dimanche soir parce que vous dites vouloir euh empêcher l'explosion de la droite classique, mais il est possible, monsieur Sioti, que vous accélériez le mouvement parce que je rappelle que vous avez quitté les LR pour aller vers l'UDR et aller vers le Rassemblement national et si vous gagnez, cette stratégie sera reconnue sans doute payante. Donc cette droite classique et c'est le paradoxe que vous souhaitiez garder longtemps ou préserver le plus longtemps possible, il est possible que ce soit vous qui soit à l'origine de sa explosion.

Bah c'est c'est ce que j'ai souhaité en 2024, pas l'explosion mais l'alliance. Mon parti porte le nom du dernier parti du général de Gaul. Pour moi, l'UDR incarne la droite. Une droite qui croit en la liberté économique, qui défend l'autorité, qui préserve notre identité. Et aujourd'hui, beaucoup de militants des Républicains sont déjà à l'UDR. Euh nous avons plus de 30000 adhérents aujourd'hui à jour de cotisation et chaque jour euh des adhérents des républicains qui ne se retrouve plus dans la ligne d'un parti dans lequel on ne comprend plus rien. Monsieur Vaquier qui a l'Assemblée nationale soutient les budgets macronistes et négocie avec le Parti socialiste ses alliances contre nature.

Voilà. Donc nous voulons demain une droite cohérente, une droite qui s'assume et j'ai souhaité que ces codes soient cassé et nous voulons cette alliance. Mais encore une fois, je dirais que le débat à Nice, il est un peu différent et je ne tirerai pas du résultat de Nice des leçons nationale parce que les Nissois et les Nissois votent aussi sur d'autres considérations. Ils veulent tourner la page d'un système et ils veulent une autre politique. Geoffre Lej va vous poser des question.

Alors, comme on est en duplex, estque c'est toujours plus difficile d'interrompre et c'est pourquoi j'interromps pas monsieur Sioti lorsqu'il s'exprime, il y a toujours un peu de de décalage et évidemment on pourrait vous apporter quelques contradictions supplémentaires à ce qui est dit et Geoffrey Lejeun va peut-être le faire à l'instant. Moi, j'ai j'ai une question, c'est pas une contradiction, c'est vraiment une question.

Vous avez écrit dans votre livre que vous avez publié il y a un peu plus d'un an euh que au moment où vous êtes parti en 2024 faire l'alliance avec le Rassemblement national, il y a beaucoup de gens des Républicains qui voulaient le faire mais qui n'ont pas osé parce qu'ils ont eu peur de la pression sociale, de la pression de ce que vous appelez les chapeaux à plume et cetera.

Est-ce que aujourd'hui dans cette re entre de tours des municipales, au moment où on voit bien que cette stratégie aujourd'hui en tout cas elle est validée à Nice de manière très clair mais elle aurait pu l'être par exemple à Marseille, est-ce qu'aujourd'hui il y a des gens qui vous appellent qui vous disent et je vous demande pas forcément des noms mais qui vous disent "Tu avais raison, on aurait dû te suivre, c'était ça la bonne stratégie ?" Bien sûr, bien sûr. J'ai eu des messages de députés LR, d'anciens députés LR qui ont été battus.

J'ai reçu des témoignages de soutien du général Christophe Gomard, député européen notamment qui a été l'ancien patron de la direction du renseignement militaire. Celui que monsieur Bertrand, qui n'a jamais rien fait dans sa vie, veut aujourd'hui exclure un général qui a servi notre pays. Voilà. Mais il y a il y en a beaucoup d'autres. Il y en a beaucoup d'autres. Et je sens que les lignes bougent aujourd'hui et que c'est important que demain il y ait euh cette volonté d'alternance qui soit portée par tous ceux qui veulent s'unir. Si l'élection a lieu dimanche. Euh vous paraissez effectivement en bonne place.

Quelle serait la première décision que vous prendriez si vous étiez élu maire de Nice dès le mois d'avril de baisser la taxe foncière de 20 %. Nous effacerons l'augmentation de monsieur Estros, celle de 2024in. Sur ces mandats, la taxe foncière a doublé, la taxe d'habitation pour les résidences secondaires a également doublé. Bien, nous effacerons l'augmentation de la taxe foncière de 2024 pour revenir au taux de 2023. C'est-à-dire que quelqu'un qui a un trois pièces à Nice aura un gain de pouvoir d'achat de 300 à 400 € dès dès septembre 2026. Une question. Nous recruterons aussi les policiers municipaux et nous climatiserons les écoles. Voilà, trois mesures concrètes.

Je vais vous remercier monsieur Sioti en tout cas sur la partie nissoise et puis on peut peut-être terminer sur une question plus générale sur l'atmosphère du pays. Je sais pas si monsieur Siotier est encore avec nous ou il est encore avec nous sur l'atmosphère générale du pays. Ce sentiment que les partis se divisent pendant que le pays doute, ça nous renvoie à ce que disait le le général de Gaulle où l'intérêt supérieur du pays est parfois oublié. euh pour des petites intérêts personnels ou des intérêts de parti et qui éloignent de temps en temps et même régulièrement les électeurs des urnes avec une abstention qui était au rendez-vous dimanche dernier.

Bien sûr, on sent que au-delà de la crise économique, de la crise sociale, de la crise sécuritaire, une grave crise politique est en train de se transformer presque en crise de régime. Tout cela ressemble à la fin de la 4e République, à la tambouille des partis. On évoquait ses alliances contre nature, celle des Républicains avec la Macronie, celle du PS avec LFI. Tout ça est un spectacle pitoyable. Il va falloir, mais j'ai confiance dans le jugement des Français. Ils ont été trompés en 2024 après la dissolution. Je crois que la même erreur ne sera pas commise de fois. M.