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Discours / meetingBFM TV (sur YouTube)· 22 avril 2025 42 minAutoproduitPortrait personnelOutre-merÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

🟡E. Macron à la Réunion: suivez en direct sa rencontre avec des élus locaux

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

notre nation et en même temps après des temps si difficiles et j'ai bien conscience que je vous parle quelques semaines à peine après un épisode terrible passage de Garance et au cœur même d'une épidémie qui a encore touché si cruellement une famille aujourd'hui et ce qui ce qui se passe avec le chikungunia et vous savez la mobilisation du gouvernement de vos ministres de l'ensemble des services de l'État et de tous à vos côtés une fois encore durant cette crise Mais au-delà de la réponse au Christ, ce que nous avons voulu faire à vos côtés en étant en étant là, c'est aussi dire la confiance que nous avons dans l'avenir de la Réunion. confiance dans son potentiel économique, social, climatique, la force de son modèle et notre volonté de l'inscrire dans l'océan Indien et dans toute cette région et d'ouvrir aussi des chapitres qu'on avait commencé ensemble à esquisser avec Tus la Réunion, plusieurs projets qui avaient commencé à être lancés mais donc à regarder devant dans une géopolitique certes incertaine, dans un environnement régional certes contesté au combien mais où nous avons décidé de réinvestir dans tous les domaines et nous le savons avec l'importance que les phasil revêtent pour la réunion. La loi de programmation militaire, je vais ici confirmer le repréciser, est une loi qui réinvestit dans la réunion et l'océan Indien, qui augmente de plus de 15 % nos effectifs et qui va faire passer nos militaires d'environ 1600 à 1800 avec des équipements nouveaux, avec des moyens nouveaux, réaffirmant notre souveraineté, notre volonté de porter un discours de de sécurité et de stabiliser dans tout l'océan Indien par la Réunion.

En tout cas, cette manière d'être là avec vous et je voulais simplement avoir ces quelques mots de projection, c'était aussi récompensé quelques destins singuliers qui font la réunion aujourd'hui et cette manière si spéciale, si singulière de vivre ensemble, de réussir à tresser l'ambition pour un territoire et la solidarité, d'être follement français et terriblement réunionné. Mais avant de m'incliner et de tresser, si je puis dire, les mérites de chacune et chacun d'entre vous au moment de célébrer et reconnaître vos mérites dans la République et la nation. Mesdames et messieurs, je voudrais m'incliner devant le parcours exemplaire d'un d'entre vous qui n'est plus mais à qui nous pensons ce soir, qui est Michel Fontaine évidemment qui laisse derrière lui le souvenir d'un grand serviteur de l'État, d'un amoureux de la Réunion, profondément engagé dans la vie locale.

Je veux m'incliner devant sa femme Lolita, sa fille Émilie, son fils Nicolas dont la peine nous touche profondément et devant tous les amis qu'il a ici dans cette salle. C'est en effet pour servir les autres que Michel avait choisi la voix de la médecine. Il étudia à Grenoble puis à Marseille, devint radiologue et dès 1983 revint exercer à la Réunion son île de cœur.

L'engagement politique n'était pas très loin. Dès 1993, il est élu au conseil régional, mène une vie locale ardente. Je sais qu'il a ici plusieurs compagnons de route qui pensent à lui et continuent ce combat.

Il devient sénateur de 2011 à 2017, président de la civice, capitaine de la droite locale, marquant les mémoires à jamais aussi comme maire de Saint-Pierre de 2001 à sa mort. Mire bâtisseur, il s'attela au chantier de l'eau à la rénovation de sa ville, crée la gare Citalis Laasac Canabadi, transforma le quartier de la ravine blanche, développa l'IUT, la faculté de médecine, changea l'ancienne usine suère de Grand Bois en centre culturel et littéraire. J'aurais du mal à aigrainer ici tous les chantiers qu'il apportait et surtout ce style inimitable qui était le sien pour les défendre quand un ministre ou un président venait à fouler le sol de la Réunion.

C'était une organisation méthodique où il avait plusieurs alliés qui venaient enerrer la personne et nul ne ressortait avant d'avoir dit oui et cédit à la réalisation du projet. Je vous rassure, il ne s'arrêtait pas à la Réunion et il continuait dans ses heures parisiennes. Il était en tout cas d'une efficacité qui n'avait d'égal que son amour pour la Réunion.

Un maire à la croisée des horizons qui mis le sud au centre si je puis dire encrant à Saint-Pierre le départ du grand raide, le festival du musique ça qu'il faut. Un maire qui fit corps avec sa ville. Je sais combien les habitants le savaient eux qui l'auraient élurent trois fois.

Ils avaient reconnu en leur mère cet étoffe très rare d'hommes qui rêvent haut mais aussi et surtout qui rêvent en acte. Mich Fontaine a fermé les yeux à Madagascar, la grande voisine à qui il avait tant donné de lui-même au fil de ces décennies et surtout des nombreux chantiers humanitaires qu'il menait en plus de ses engagements d'élu, y compris sur ses propres denniers, l'ensemble dispensair multipliant les lieux de soins. 3 jours avant sa mort.

Cela dit beaucoup de lui, il venait à nouveau de donner des fonds pour ouvrir trois classes d'école jusqu'au bout, il aura agi. Je voulais en tout cas avoir ces mots et évoquer sa mémoire devant vous et pour ses proches parce que je sais combien il a compté continue de compter pour la Réunion et beaucoup d'entre vous d'entre nous. Mais le flambeau ne doit jamais retomber et la réunion compte aussi sur vous, sur les talents d'aujourd'hui et qui ont déjà un parcours remarquable.

Et je vais donc maintenant dire quelques mots sur chacun d'entre vous puis vous décorer. Madame Sophie Bouju Clément, il est des destins qui invent à bonne foulée si je puis dire avec endurance et ténacité, c'est vous. Votre parcours est celui d'une coureuse de fond infatigable engagée de terrain dévoué au monde associatif et aux autres.

Et cette carrière vous l'a commencé comme conseillère en création d'entreprise en 1987 au sein de l'association BGE anciennement anciennement boutique de gestion dans le Lotégaron et armé de ce pragmatisme de cette efficacité de grandes gestionnaires rodé lors de vos études à Montpellier Bordeaux vous prenez rapidement du galon à partir de 1991 vous passez directrice de votre antenne puis prenez pendant 16 années la tête de celle du avant d'entamer la décennie 2010 comme responsable activité développement du BGE de la Réunion où vous déménagez. Sur ces presque trois décennies d'engagement, vous avez constamment montré une implication sans faille reconnue d'ailleurs par tout le réseau dans le conseil en création développement d'entreprise. D'abord avec un portefeuille de pas moins de 400 entreprises et 250 jeunes entrepreneurs et ne cessant de multiplier les expériences et d'accompagner partout où votre passage vous a conduit cette excellence.

Tout au long de votre riche parcours, vous avez fait bénéficier de nombreux étudiants de vos qualités, votre expertise donnant des cours aux étudiants des universités de Bordeaux, de Nî et de la réunion en plus de l'accompagnement des entrepreneurs. combative, efficace. Vous êtes de ces citoyens qui en effet renforcent le tissu économique de notre pays sur tous les territoires, de celles et ceux qui croient dans une France qui innove, entreprend, ose.

En 2014, vous avez ajouté un engagement à tout ceci, ce d'enseignant et d'accompagnante en entreprise à travers une cause que nous étions en train d'évoquer avec le ministre d'État et vos élus, celle des violences intrafamiliales. En effet, en 2014, vous prenez la direction de l'association réseau vif à la Réunion et cela là aussi continue des initiatives que vous aviez pu prendre dans le gare et partout dans l'hexagone car je sais que c'est un engagement qui vous tient au combien à cœur. Ces trois lettres vifes pour violence intrafamiliale avec un seul but.

Améliorer la prise en charge tout en luttant contre les violences faites aux femmes à la réunion. Accompagner aussi les enfants, souvent premières victimes de ces situations terribles. Vous sensibilisez, vous contribuer à la prévention mais aussi à la protection et en lien très étroit avec les forces de sécurité intérieure et les magistrats à la répression.

Dans cet engagement associatif encore, chacun reconnaît votre ténacité. Vous ne lâchez rien et celle-ci force le respect de tous. Bourreau de travail, vous êtes sur tous les fronts avec la justice, avec l'administration, interlocutrice, précieuse des pouvoirs publics, déterminé à faire bouger les lignes.

Vous êtes à proprement parler ce qu'on peut appeler une femme de bonne volonté, cherchant à accompagner nos étudiants, aidant celles et ceux qui entreprennent, protégeant celles qui sont plongées parfois dans le cauchemar d'une vie familiale qui est devenue une vie de souffrance. Vous avez au milieu de cette vie d'engagement quelques loisirs. Je sais que parfois il vous arrive de fouler les sentiers et les chemins de randonné de l'île.

Celle-ci que vous avez choisie. Et ce choix de la Réunion, c'était aussi un peu pour vous l'appel du large. Vous travaillez depuis votre jeunesse d'expatrié au Maroc au côté de vos parents.

Et soyons honnête, vous vous êtes, je crois parfaitement acclimaté à l'air réunionné. Votre époux aussi devenu adjoint au maire de Saint-Paul qui s'est pleinement engagé dans la vie de la cité. La réunion était pour vous comme une évidence avec cette culture du vivre ensemble, ce souci du partage et je sais que c'est aussi aujourd'hui la terre de souvenirs familiaux heureux avec votre époux mais également votre fille Marion et ce que vous commencez à fabriquer avec votre petitfils Achil.

Alors pour cette carrière au service de notre promesse républicaine, pour votre engagement au côté des victimes de violence dans les familles et des couples, pour cet engagement au cœur de la vie économique et étudiantine, j'ai le plaisir ce soir de vous remettre les insignes de chevalier de la Légion d'honneur. Bravo ! [Applaudissements] Monsieur Christian Paillet, seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu'ils peuvent changer le monde, ils parviennent.

Cette phrase, je la dérobe à Henry Dunan, fondateur de la Croix-Rouge. Elle vous va bien à bien des égards et elle dit quelque chose de votre tempérament. Dès avant de changer le monde, vous avez commencé par parcourir la France.

Petit gars de barbeueux selon vos propres mots, enfant de la charante, vous suivez les cours de l'école hôtelière à Poitier avant de fonder votre entreprise de transport dans les Alpes Maritimes. Oui, dès le début, vous décidez de voyager, prenant tous les sentiers, même les plus improbables, et en 1990, vous plaquez tout et prenez une année sabbatique et vous vous engagez à la Croix-Rouge. Je crois que je peux dire ce soir que ce sera la passion d'une vie.

Tant et si bien que 2 ans plus tard vous partez en mission et pas n'importe où. Nous sommes en 92. La Croix- Rouge- Française vous confie la gestion d'un centre d'accueil de réfugi en Slovénie.

Cette terre de l'ex-ygoslavie donc au cœur de la mêlée et de l'histoire. Engagé par la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge, vous partez l'année suivante en en Guinée forestière et cette fois-ci, vous êtes délégué administrateur secours pour un programme d'aide alimentaire à destination des réfugiés libériens à la frontière entre Liberia et Syaléon. Autre théâtre de conflit, zones terribles où plus de 700000 personnes sont déplacées.

Premières expériences rudes aussi qui vous confrontent à l'atrocité. Vous vassillez un peu, vous doutez peut-être, puis un haut commissaire au réfugiés de l'ONU vous lance. Si tu n'es pas là, qui va les aider ?

Alors, vous vous accrochez, vous ne doutez plus jamais. Ce qui était votre premier séjour en Afrique, c'est de faire redoubler de temps d'autres. J'aurais du mal à être là aussi exhaustif.

En 94, vous rejoignez Madagascar où vous intervenez à la suite des cyclones Desier et Géralda. On compte 500000 sinistrés à l'époque. En 95 et 96, vous coordonnez les opérations d'assistance au réfugiés cabindés angolais au Congo, vous illustrant à nouveau dans tous les domaines de l'urgence humanitaire à l'éducation.

En 97, vous entrez à la direction des relations et des opérations internationales de la Croix-Rouge française, être nommé délégué développement auprès des Croix-Rouges nigériennes et tchadiennes, puis à partir de 98 auprès du croissant rouge comorien. et uvrez de ce fait à son rapprochement avec le la Croix-Rouge française partout toujours en équipe puis arrive 2001. 2001 vous vous installez à la Réunion pas vraiment pour laisser libre cours à votre passion pour la pêche à la mouche.

Non, vous contribuez plutôt à la création, ce qui est une vraie fierté de la plateforme d'intervention régionale de l'océan Indien de la Croix-Rouge française Piroil. contribuant d'ailleurs à cette plateforme que nous nous soutenons et à laquelle nous tenons au combien. Nous aurons l'occasion de la défendre demain après-demain à Madagascar et dans le cadre de la COI et vous mettez en place des programmes de gestion de risque et de catastrophes avec les Comores, Madagascar, Maurice, les Séchelles, le Mozambique, la Tanzanie et pour la France, la Réunion et Mayotte menant une très importante campagne de prévention.

Je pense entre autres parmi tous les projets que vous avez eu à conduire ces dernières décennies à travers ces fonctions au projet qui a vu le jour en 2011 sous votre impulsion par qui vise à sensibiliser la population réunionnaise au risque de catastrophe naturelle affectant l'île. Depuis sa création, 150000 élèves réunionnés de CM1 CM2 6e ont été ainsi sensibilisés au risque des cyclones, volcans, vagues et inondations. Et je crois que l'expérience récente a montré combien celle-ci était importante.

À cet égard, la Piroil, le Piroy Center, tout juste inauguré, partenaire précieux des services de l'État et de la Réunion, participe ainsi pleinement du rayonnement et de la stratégie régionale de la France dans l'océan Indien. Et je sais aussi combien chacun sait pouvoir compter sur vous dans cet engagement. Voilà, Christian Payer, c'est tout cela.

De l'audace, de la débrouillardise, un esprit visionnaire à la fois, un engagement sans faille depuis ces années 90 où vous avez rejoint les combats humanitaires et les situations les plus difficiles. Un homme d'action dont chacun reconnaît le calme légendaire, la très grande diplomatie. l'humilité qui fait la fierté de ses deux fils Adrien et Théo et de sa compagne Fabienne et qui quand il ne gère pas une crise naturelle rêve je crois jardinage ou pense aux hélicoptères qu'il se prépare à bientôt piloter.

Il faut continuer d'avoir des rêves. Chers Christians, pour cet engagement sans faille dans l'humanitaire, cette vie au service de celle des autres, abraver tous les dangers et depuis plus de 20 ans à la réunion au service de chacune et chacun, j'ai le plaisir de vous remettre les insignes de chevalier de la Légion d'honneur. [Applaudissements] Madame Jaspine Lachimi Dijou, défense et illustration de la langue française si je puis dire.

C'est un cycle pourrait nommer votre parcours en plagiant du Bélé. Illustration d'abord parce que outre les paysages de Saint-Paul où vous êtes né et des haut vous avez grandi, entouré de vos deux frères et sœurs, c'est la littérature qui vous a façonné. Des heures passées dans la bibliothèque municipale au prix littéraire du collège que vous raffliez systématiquement.

Après un bac littéraire, une licence de lettre moderne à l'université de la Réunion, vous êtes diplômé au CAPS dans cette même discipline et enseigner pendant 8 ans le français et le créole au lycée. Vous quittez l'estrades du professeur pour rentrer à nouveau dans la peau d'un élève en 2006 quand vous entreprenez un master interculturalité océan indien. Vous couronnez ce parcours par votre thèse en langue et culture régionale et vous y menez une enquête linguistique sur des élèves de maternelle créolophones en situation d'illétrisme et de décrochage scolaire.

Défense de notre culture. C'est telle est l'illustration. Oui, défense de notre langue.

Ensuite, depuis plus de 20 ans, vous promouvez l'apprentissage de la langue française et tout spécialement la lutte contre l'illétrisme. Vous êtes une professeure passionnée. Vous avez rejoint l'Institut universitaire de formation des maîtres de la Réunion de 2006 à 2009.

En 2009, vous rejoignez le département d'études créole du lycée général et technologiste et variste de Parni où vous enseignez jusqu'en 2011. Et en parallèle de ces classes, vous intervenez de 2009 à 2011 auprès de l'observatoire de l'île letétrisme, puis de 2012 à 2018 auprès de la direction d'orientation et d'insertion professionnelle avec toujours la même obsession, défendre notre langue et aller chercher les plus jeunes qui n'ont pas eu le droit parfois à la meilleure éducation et qui n'ont pas accès à celle-ci. Aller aussi chercher tous celles et ceux qui dans la région connaissent une autre langue mais n'ont pas encore accès au français.

Et ce faisant, vous êtes tout à la fois l'une de celles qui a façonné la meilleure intégration régionale de la Réunion, qui ne peut passer que par le multilinguisme et qui ne vous jamais résolu devant l'assignation à résidence et les inégalités de départ. En 2018, vous devenez professeur à l'institut de l'île d'étrisme, un département de l'université de la Réunion qui a pour vocation la recherche et la formation. dans le domaine de la construction des apprentissages et des savoirs élémentaires.

Vous proposez alors de mener des recherches axées sur le langage oral des élèves qui apprennent à déchiffrer encore et toujours. Professeurs, chercheurs, vous êtes autant de au cœur de tant et tant d'initiatives. Entre 2018 et 2019, alors que vous êtes administratrice provisoire de l'Institut de l'île d'étrisme nommé Ilet, vous multipliez les partenariats comme des traits d'union.

Et c'est ainsi qu'en toute logique, vous êtes nommé directrice de l'INET en 2019. Les travaux linguistiques que vous y avez menés, que vous continuez porte encore davantage le travail contre l'ultilitrice mais aussi les échanges avec les différentes langues de l'océan Indien. Là aussi, j'aurais bien du mal à citer toutes les initiatives, la recherche, l'outillage scolaire, l'éducation, la lutte contre l'illétrisme, l'inumérisme, l'électronisme et le décrochage scolaire.

Vous êtes au cœur de tous ces combats. Votre grand-mère était matronne, c'est-à-dire accoucheuse à domicile. Vous avez un peu une forme de fidélité à cette vocation.

Vous accouchez les esprits y compris en allant les chercher chez eux. Et au milieu de toutes ces mises au monde, saluons celle de vos trois filles, Lola, Jade et Curi et du soutien constant de votre mari Patrice Joseph durant tous ces combats. Vous avez grandi sur un volcan toujours en activité et c'est sûrement de lui que vous tirez l'énergie permanente qui caractérise votre capacité d'entreprendre.

Cherasmine, parce que vous êtes la porte-parole de notre langue française, parce que vous êtes aussi le porte-drapeau d'une France au milieu de l'océan Indien, que vous êtes cette femme de lettrre engagée pour la transmission, pilier de l'égalité des chances promues par la République. Je suis très heureux et très fier ce soir de vous remettre les insignes de chevalier de l'ordre national du [Applaudissements] mérite. Madame Marise Mounier, vous faites flotter ce soir à travers le rang de nos invités comme un parfum de vanille.

C'est une fierté pour toutes les Runionnaises et les Runionnais qui sont là. Le parfum de notre enfance, le parfum exotique des explorateurs de l'île Bourbon, le parfum des fins gourmés de l'île et pour vous le parfum d'un succès que vous avez écrit de manière improbable. Oui, vous avez comme une vie embaumée de parfum.

Parfum pourtant d'abord des fromages de l'ariège puisque c'est là que vous faites vos armes si je puis dire dans une fromagerie de l'ariège qui porte le nom d'un de ces produit le Bamalou. Vous passez un an entre les fumées de Betmal et du Moulisse, les fromages réputés de la région, parfum des trop ensuite auquel vous succombez. Après 8 ans comme responsable de rayon, vous vous envolez pour la réunion.

Parfum d'ailleurs. Donc, puisque responsable de magasin de la grande distribution, vous devenez responsable cuisine pour le restaurant les fins gourmés à Saint-Denis. Votre parcours sucr et salé ne manquait déjà pas de piment, mais vous avez décidé de l'épicer encore lorsqu'en 2003, vous passez le certificat d'aptitude professionnelle agricole.

Ce monde agricole vous fascine, vous passionne et vous avez raison. Nous sommes plusieurs dans le même cas ici autour de autour de vous. La culture, la récolte, le débroussaillage, l'entretien du matériel, plus rien n'a de secret pour vous.

Maréchage, verger de l'chi, expérimentation sur la conduite de la vanille. Après avoir travaillé dans le monde des cordons bleus, vous passez à celui des mains vertes en touchant à peu près à tout. Parfois de terre parfum de terre battu parfois aussi de 2007 à 2010 vous investissez dans le tennis club le VACOA de Saint-Benoît dans lequel chacun salue l'engagement remarquable.

Initiatrice, juge, arbitre, responsable du centre d'information. engagement en plus de toutes vos vocations agricoles. Mais surtout durant ces années, vous allez [Musique] créer On va asseoir oui. peut-être proposer une chaise à tout le monde.

Merci. Et donc, je le disais, vous allez créer votre propre plantation de vanille. Vous avez en effet réuni toutes les compétences pour créer cette exploitation et je dois le dire, cette réussite est reconnue de tous.

En 2010, vous quittez la ville en direction de la forêt de Saint-Rose où vous vous installez en milieu naturel avec une plantation de vanille de 5 hectares, 300 m d'altitude et depuis Saint-Denis, il faut traverser un pont suspendu, dépasser le village de la rivière de l'Est pour découvrir les magnifiques paysages que vous avez su bâtir et auxquels vous contribuez. Tout cela vous le faites avec une fidélité constante au savoir-faire mais aussi à l'histoire de la Réunion. Vous racontez volontiers que c'est en mémoire un jeune esclave du 19e siècle.

Nous l'évoquions d'ailleurs avec plusieurs élus tout à l'heure, Edmond Albius qui à 12 ans découvrit ce procédé. Vous continuez avec fidélité ces pratiques culturelles. Et du bourgeon floral au gousses affiné, la vanille Bourbon réclame une attention de toutes les heures que vous lui accordez avec un savoir-faire que année après année vous avez su bâtir.

Entre 2014 et 2018, vous mettez en effet en place une parcelle expérimentale et variétale de vanille avec le centre de coopération internationale en recherche agronomique. Vous variez votre production. Vous n'avez au fond jamais cessé d'avancer, d'inventer et ce faisant de signer votre amour pour la Réunion, la vanille, c'estes pratiques et je sais combien là aussi votre époux Guilin vous accompagne sur ce chemin.

Cette passion vous aimez la partager en faisant visiter votre exploitation et vous faites partie des quelques-unes et des quelques-uns qui avaient mis au cœur cet or noir de la Réunion en sachant lui donner un nouveau destin. Parce que vous alliez avec doité la mise en valeur du parc national et la protection des espèces parce que vous mariez dans les odeurs de la vanille écologie et économie tradition et innovation. Je suis très heureux ce soir de vous remettre les insignes de chevalier de l'ordre national du [Applaudissements] mérite.

Enfin, monsieur le président, cher Cyril Milkor, cher Cyril, votre carrière à vous est une vie de temps long, si je puis utiliser cette formule la force cyrile et la force tranquille. Ce temps long, celui du dévouement à la cité qui chez vous devient principe de vie. D'abord dans la fonction publique territoriale puisque vous la rejoignez en 1983 en tant que volontaire à l'aide technique auprès de la région Réunion puis comme chef du service budget et finances.

Passage ensuite en 1999 par la mairie, mairie de Salasie comme directeur général des services. Puis à partir de 2004 dans les communautés de communes, vous êtes directeur général adjoint en charge des finances de Réunion Est puis intégré en 2009 le cabinet du président de ville solidaire. Avec votre sens du terrain, du terroir, votre engagement aussi, nous venons encore de l'évoquer un instant au service de l'humain, vous vous donnez les moyens d'une belle carrière politique.

Élu conseiller général de la Réunion en 2000, les urnes vous renouvellent par trois fois en 2001, 2008, 2015, cette fois comme conseiller départemental. Avec ce même désir de faire et d'agir à l'échelle municipale, vous vous engagez là aussi dès 2014 et devenez 2e adjoint du maire de Saint-Paul, chargé des finances et du budget et 10e vice-président de la communauté d'Aglot au territoire de la côte Ouest. Et puis en 2017, c'est pour vous un tournant.

C'est arrivé à quelques autres dans cette salle. Vous accédez à la présidence du conseil départemental. Un choix qui sera renouvelé par les urnes en 2021.

Reprenant le flambeau madame Nassima Dindar qui j'ai une pensée ce soir aussi je dis mon amitié. Vous poursuivez le travail pour l'épanouissement humain, le développement territorial, l'intelligence institutionnelle. Consécration de cet art dialogue qui est le vôtre. de ce souci de toujours trouver des solutions équitables, de changer la vie des gens, de mener des projets ambitieux porteurs pour le territoire avec pragmatisme et lucidité.

Et du de fait, je pourrais grener nombre là aussi de chantiers de ces dernières années menés souvent ensemble avec ce souci du partenariat constant avec les préfets successifs, les services de l'État et des ministres, le travail de fond mené avec les communes autour du pacte de solidarité territoriale. Je salue les maires qui y ont ici beaucoup contribué à vos côtés. la recentralisation du RSA et dans le contexte post-COVID ce vaste plan départemental de relance économique et social chiffré à 570 millions d'euros.

Je pourrais reparler de notre souveraineté agricole et là aussi du plan d'action conduit bien avant beaucoup d'autres qui a permis des résultats remarquables. Autant de sujets, autant de raisons de vous engager dans des dossiers avec zè et persévérance comme vous l'avez fait durant toutes ces années et je sais au combien cette persévérance est appréciable. J'ai pu, je dois le confier moi-même en bénéficier lors des campagnes aux européennes ou ailleurs.

Et je sais votre sens de la constance et de l'engagement. Le temps long, c'est aussi celui que connaît tout homme qui, comme vous s'occupe assidument de son jardin chaque matin, quit à y prendre les premiers appels de ses collaborateurs à y surveiller ses fruits, ses richesses, à être attaché aussi au bruit de son île et à tout ce qui la constitue. Je sais combien pour vous certaines richesses ne sauraient disparaître et des bouquans de votre canton aux a ces air créoles que vous attaquez parfois à la guitare les soirs de victoire électorale font partie de ce que vous préservez avec un soin extrême parce que le temps long au fond pour vous c'est la réunion un temps dont vous mesurez ce qu'il apporte de défis pour chaque génération la départementalisation avec son changement de paradigme et ses opportunités et demain l'avenir du territoire face aux effets du dérèglement climatique et face à cela l'intranquillité d'un homme qui ne prend jamais une minute.

Toujours sans cesse, vous œuvrez, vous travaillez pour les autres, pour agir, pour vous préparer aux nouveaux enjeux de l'intelligence artificielle, de l'environnement, de la vitalité démocratique. Tout ce que vous demande aussi votre travail de prospective à la tête de la commission outreemaire de l'Assemblée des départements de France cherchant sans cesse à innover, agir au service des autres avec cette volonté d'efficacité économique mais ce souci de la justice de l'équité. Le temps long, toujours ambitieux, ambitieux bâtisseur en matière d'insertion, d'éducation, d'aménagement, d'agriculture.

Et durant ces décennies de fonctionnaires territorials, d'élus ces différentes fonctions que je viens de rappeler, vous avez servi votre territoire, vous avez servi les Réunionnaises et les Réunionnés et vous l'avez fait constamment avec le soutien et la fierté indéfectible de votre épouse Marie. et de vos deux enfants Émilie et Nicolas. Alors oui, cher Cyril, vous êtes un homme de la terre avec une forme de sagesse voltérienne et je sais combien vous continuerez d'agir avec ce même souci de l'intérêt général.

Aussi pour cette vie d'engagement, pour ce dévouement à la chose publique et au territoire de la Réunion. J'ai le plaisir et l'honneur ce soir de vous remettre les signes de chevalier de l'ordre national du mérite. [Applaudissements] Madame Sophie Bouju Clément au nom de la République République française.

Nous vous faisons chevalier de la Légion [Applaudissements] d'honneur. Monsieur Christian Paillet, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de la Légion d'honneur. [Applaudissements] Madame Jasmine Limi Dijou, au nom de la République française, nous Nous vous faisons chevalier de l'ordre national du [Applaudissements] mérite.

Madame Maris Mounier, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de l'ordre national du mérite. [Applaudissements] Monsieur Cyril Melor, au nom de la République française, nous vous faisons chevalier de l'ordre national du mérite [Applaudissements] Bravo à tous. proche de chaque récipient d'air pour une photo collective avec le pr [Musique] J'appelle maintenant les proches de monsieur C'est pas roul J'appelle maintenant les proches de madame Jasmine laimie.

Super boulot toujours les J'appelle maintenant les proches de madame Marie. Ah c'est pas moi à l'occasion à l'occasion d'une cérém collective et je Ah mais moi je Il m'a dit j'appelle les proches monsieur le président du conseil départemental monsieur Cyril Melfior. Bra. [Musique] Non. [Musique] Et enfin, je vous informe est ouvert. [Musique] Non, il y a plus rien.

Je te laisse juste aller voir tu peux casser ta récup. OK, je dis pu voilà. C'est [Musique] clair.

Au lieu de regarder les étoiles les deux là, on dép non s'il te plaît. On décroche. Il y a pas dis pas que ça pas encore marché.

C'est encore planté. Non, les 5 dernières minutes, les 5 dernières minutes techniquement arrê Non mais je suis avec ils m'ont pas donné là. Bon bref, bon tu vas aller bouffer où je même à l'hôtel pas trop loin.

Ah oui là là je te promets qu'on va aller qu'à l'hôtel march. Non non mais attends moi je suis je suis ouvert à la oh là là faut arrêter de ramener de la bou depuis tout à l'heure. Je les ai vu défiler pendant une heure les plateaux.

Et le champagne aussi. Et le Non non non, moi la bouffe ça m'a ça Euh [Musique]