L'immigration fait des ravages ! - Laurent Jacobelli (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 3 %Attaque 81 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Laurent Jacobelli, ça vous fait réagir ?
- 2:00OuverteÉludée
Est-ce qu'il s'agit de la parole de policiers municipaux téléguidés par une parole politique ?
- 2:00OuverteÉludée
Qu'est-ce qui est le plus gênant : une journaliste qui veut filmer ou des migrants sous les tentes ?
- 11:30OuverteRéponse directe
Est-ce que ça vous choque ou pas ?
- 28:16OuverteÉludée
Est-ce qu'à Sciences Po, il y a une manif pour protester contre les missiles envoyés par l'Iran contre Israël ?
- 29:07OuverteÉludée
Pourquoi le Conseil d'État a-t-il finalement accepté le statut de réfugié pour Mehdi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38PrésentateurFait
« C'est parce que cette gauche, elle sait au fond que l'immigration, elle fait des ravages pour la population qui accueille, mais aussi pour les malheureux qui ont traversé la mer et qui se retrouvent à vivre sous des ponts dans des temps de quaichoir. »
- 9:07Locuteur 3Chiffre
« Il y a eu une augmentation de 180% des actes antisémites en France. »
- 10:26PrésentateurFait
« Des appels à l'intifada ou encore ce slogan : abat les colonialistes. »
- 28:49PrésentateurFait
« Le Conseil d'État a validé le statut de réfugié d'un Algérien qui a été condamné à 4 ans de prison en 2019 pour le viol d'un mineur de moins de 15 ans. »
- 29:01PrésentateurFait
« l'Office français de protection des réfugiés à Patrides avait décidé de refuser cette autorisation. »
- 29:04PrésentateurFait
« le Conseil d'État a finalement accepté. »
- 29:10PrésentateurFait
« on nous explique que comme elle change de sexe, si elle rentre en Algérie, elle va avoir des problèmes et elle va être persécutée. »
- 30:45PrésentateurChiffre
« 63% des Français pensaient que la justice protégeait les voyous et pas les victimes. »
- 31:43PrésentateurFait
« Quand un étranger commet un crime ou un délit grave condamné à plus de 3 ans de prison, il n'a plus rien à faire en France. »
- 32:30PrésentateurFait
« il a été condamné à 4 ans de prison en 2019 pour le viol d'un mineur de moins de 15 ans et qu'on estime aujourd'hui qu'il est dangereux. Donc il peut récidiver. »
- 36:30PrésentateurFait
« le conseil d'état dit qu'il doit rester. »
- 38:34PrésentateurPromesse
« on va même proposer une loi pour que tous les criminels et délinquants étrangers partent immédiatement du territoire national. »
- 38:43PrésentateurFait
« Il y a les mineurs isolés marocains. Le Maroc est prêt à les reprendre. Eh bien, la France a dit, nous ne les enverrons pas. »
- 46:20PrésentateurChiffre
« 7% des obligations de quitter le territoire français sont exécutées. »
- 46:27PrésentateurChiffre
« le Danemark, pays dirigé par la gauche, 51% des OQTF sont réalisés. »
- 49:41PrésentateurChiffre
« Ça pourrait rapporter entre 3 et 4 milliards d'euros à l'État. »
Temps de parole
- Présentateur68 %
- ?9 %
- Locuteur 57 %
- Locuteur 76 %
- Locuteur 33 %
- Locuteur 93 %
≈ 27,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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C
'est
une scène
totalement incroyable. Laurent Jacobelli, ça vous fait réagir ? C'est terrifiant d'abord pour la liberté de la presse. Enfin, dans quel pays est-ce qu'on voit ça, à part la Corée du Nord ? Où il faut montrer seulement la belle réalité et tout ce qui ne va pas, on le cache. Mais c'est aussi toute la tartufferie, toute la focuserie de la gauche. C'est-à-dire que quand un problème existe, que tout le monde le voit, que tout le monde le sait, plutôt que de le reconnaître, on le cache. Alors il y
a
un sentiment d'insécurité. On fait toujours croire aux gens que ce qu
'ils
voient n'est pas vrai. Donc là, on cache la réalité. Mais ce qui veut dire quand même, si les policiers municipaux ont eu un ordre de Mme Hidalgo, ce qui semble probable, parce qu'il faut rappeler que la police municipale est attachée aux maires, pas aux ministres de l'Intérieur directement, eh bien pourquoi ? C'est parce que cette gauche, elle sait au fond que l'immigration, elle fait des ravages pour la population qui accueille, mais aussi pour les malheureux qui ont traversé la mer et qui se retrouvent à vivre sous des ponts dans des temps de quaichoir.
Et plutôt que de régler le problème, eh bien la gauche, qui sait très bien qu'il y en a un, elle préfère l'ignorer pour continuer sur les plateaux de télévision à nous expliquer que c'est une chance, c'est un déni de réalité. Et finalement, on en arrive à atteindre la liberté de la presse, la liberté de dire. Aujourd'hui, dire qu
'il y a
un problème d'immigration, c'est être facho. Montrer des images de l'immigration devient interdit pour certains. Et donc, c'est terrifiant en fait. Ça montre bien, ils ont compris qu'ils avaient tort, mais ils vont s'accrocher à leur totem jusqu'au bout, quitte à nier la réalité. Gabriel ? Oui, scandale internationale, je ne
sais
pas. Je n'attends pas la réaction de M. Biden ou du gouvernement
chinois.
Personne ne dit que c
'est un scandale international. Non, non, ce n'est pas
très grave. Moi, en tout cas, je connais très bien ce quartier. C'est mon quotidien quasiment. J'habite un peu plus loin sur Pantin, donc j'y passe quotidiennement sur la ligne 5. Pas de mensonge, c'est l'enfer. C'est super dur. Voilà, c'est un quartier qui n'est ni heureux pour eux, ni pour ceux qui veulent y passer. Il faut absolument que les choses s'améliorent. Maintenant, moi, je me pose un peu une question. Est-ce qu'il s'agit de la parole ici de deux policiers municipaux qui seraient téléguidés par une parole politique ? Franchement, soyons sérieux.
À mon avis, la mission qui leur a été donnée à ces policiers, mais je n'en sais rien, mais je vous dis ma supposition, c'est de préserver la paisibilité de la voirie. C'est pour ça qu
'ils
sont là. Eh bien, Dieu merci qu'ils fassent quelque chose. Et après, alors que quelqu
'un dise... Vous
croyez que le plus gênant, c'est une journaliste qui veut filmer ou c'est peut-être des migrants
qui sont sous les tentes ? Il faut en parler. C'est
quoi le plus gênant pour vous ? C'est les migrants sous les tentes qui
n
'ont pas de
moyens pour faire
leurs besoins, etc. ? Ou c'est
une journaliste qui vient faire son travail ? C'est
scandaleux. Et il y a une dimension médicale, vous le savez bien, Jaurès, Stalingrad, dans le quartier de Paris, en réalité, c'est des gens qui sont complètement accros. Ils sont esclaves de la drogue avant toute chose. C'est vraiment un fléau. Il faudra réfléchir à ce qu'on fait. En réalité, quand les gens sont déjà dans cet état-là, je vais vous dire, c'est déjà trop tard.
Non, mais la priorité,
vous me parlez de la priorité de ces policiers qui sont là pour la paix et l'ordre public. La paix, elle n
'est
pas là avec ces gens qui sont dans la rue.
Il y a des
personnes qui sont sous-stupéfiants.
En fait, ce sont des
gens qui ne
sont
pas
faits.
Donc,
c'est d'eux dont il faut s
'occuper. Non, mais moi, personnellement, quand je vais au cinéma, par exemple, dans le 19e, je passe par là, je vais très vite. Voilà, c'est évident, très évidemment. Et effectivement, il faut éviter qu'il puisse y avoir des accrochages autant que possible. Je pense que c'est la préoccupation des fonctionnaires de police que l'on voit ici. Et il ne faut pas supposer que c'était les guidés par M. Bah,
écoutez,
nous, on est déjà allés dans ce quartier, je vous l'ai dit, on est allés dans ce quartier plusieurs fois. Et quand on y va,
on
ne demande pas d'autorisation. On y va, on tourne. Et qu
'il soit
content ou pas, regardez, on avait réalisé un reportage il y a quelques mois, justement, sur l'ambiance dans ce quartier. Voilà ce que veulent cacher, en tout cas, peut-être les gens qui ont donné des ordres à ces policiers. Regardez.
Nina préfère témoigner anonymement. Elle habite depuis plus de 10 ans le quartier de Stalingrad dans le 19e arrondissement de Paris. Maman de deux enfants, elle vit la peur au ventre depuis le retour des consommateurs de crack. J
'ai l'impression que les enfants de Stalingrad sont abandonnés. Nos enfants ont peur. Nous avons peur. Dès le matin, on doit se la lommer des fois entre les toxicomanes avec les enfants pour pouvoir les conduire sur le chemin de l'école. C'est très compliqué d'aller à l'école dans ces conditions-là et de se développer sainement dans un contexte pareil.
Les toxicomanes stationnent très souvent dans la rue de Tanger, devant les écoles primaires et élémentaires. À tout moment, Nina s'attend à vivre une tragédie.
J
'ai
l'impression qu'on attend le drame, en fait. Et on est au bord, en fait, on n'est pas loin du drame parce que quand on entend qu'il y a des enfants qui se viennent se faire tirer par des toxicomanes devant la sortie d'école, quand on a des directeurs, des personnels scolaires qui doivent s'interposer entre des toxicomanes et les enfants à la sortie d'école, je me dis qu'il y
a
quelque chose qui risque d'arriver si on ne fait pas quelque chose très rapidement.
Une autre habitante du quartier témoigne elle aussi de cet enfer au quotidien.
On m'a cassé ma voiture trois fois. Même en sortant de mon travail, j'ai peur. Je récupère mon enfant et j'ai peur pour rentrer. Pourtant, j'ai trois minutes pour arriver chez moi. On n'est pas tranquille, sincèrement, même pour aller chercher une baguette. Je ne peux pas envoyer mon fils
qu
'à 11 ans. Les riverains en appellent aux autorités. Ils se disent laissés à leur sort. Après le démantèlement du campement de Forceval en octobre dernier, les toxicomanes errent dans les quartiers nord de la capitale, sans aucune prise en charge.
Oui, Garence, le requiant, c'est ça, en fait, que ne veulent pas montrer les autorités, au fond. C'est ce qu'on vous montre sur ces news qu'il faudrait cacher. Bien sûr. Et je me rappelle, j'étais parti avec vous il y a quelques années à la colline du Crac. Et je vais raconter une histoire qui n
'est
pas sortie en public. Il y avait la police qui était à l'intérieur de la colline du Crac et qui nous avait dit tant que vous ne rentrez pas à l'intérieur, on sera là pour vous protéger. Mais si jamais vous rentrez, on partira. Et c'était exactement ce qui s'était passé. Je ne
sais
pas si vous vous en rappelez, Jean-Marc. Tout à fait. Il faut cacher aujourd'hui la réalité parce que la réalité ne plaît pas. Au lieu d'essayer de faire en sorte que la réalité s'améliore, c'est-à
-dire
que cette police municipale devrait être en train d'arrêter les dealers, d'arrêter les consommateurs de drogue, on va empêcher des journalistes de montrer la réalité des faits. On est sur une dérive totalitaire qui est très problématique en France. Et il va falloir quand même se réveiller pour changer les choses, je pense. Merci beaucoup, Garen Chlenroquian, pour ces images. Et je rappelle que vous êtes éditorialiste chez Frontier Media. Rachida, vous me disiez « J'y suis passée et j'ai vu ces gens allongés par terre ».
Oui, pas plus tard que la semaine dernière. Effectivement, c'est juste inhumain. On ne peut pas cautionner ce qui se passe. Et donc, du coup, moi, je me réjouis qu'il
y ait
des journalistes ou même des passants qui peuvent
filmer
et alerter. Ce sont des lanceurs d'alerte. Mais au-delà de ça, la presse, pour moi, c'est le quatrième pouvoir. Le quatrième pouvoir qui alerte les pouvoirs publics. Et aujourd'hui, il y a urgence. Parce que c'est indigne de la France que de laisser ces gens comme ça, à même le sol, en train de mourir sous nos yeux.
Laura-Lys.
Oui, je rejoins tout à fait. Alors, il ne
faut
pas oublier que Paris, ce n
'est
pas Émilie de Paris. Alors, on est plutôt dans Black Mirror.
Non, mais c'est ça. C'est cette image. Ils veulent montrer l'image d'Émilie de
Paris. C'est l'image pendant l'IGO où il y avait des policiers partout où tout était fliqué. Simplement, aujourd'hui, les policiers sont partis et la réalité revient.
Donc, on nous a montré un Paris parfait avec ce qui était joli, ce qui était bien. Et en revanche, ce qui ne va pas, on le met sous le tapis. Et je trouve ça particulièrement méprisant. C'est méprisant pour les journalistes. C'est méprisant aussi pour les citoyens qui ont le droit de savoir ce qui se passe aussi, qui ont le droit de savoir ce qui se passe en bien et en pas bien. Et c'est aussi, vous l'avez très bien dit Rachida, c'est aussi méprisant et odieux aussi pour ces personnes qu'on laisse mourir sous des ponts et dont on ne s'occupe pas.
C'est-à-dire qu'ici, on a une situation dans laquelle ça ne pose pas de problème quand les reporters français vont filmer la misère dans des pays étrangers, vont filmer la guerre, etc. On ne s'offusque pas. En revanche, là, on n'a pas le droit.
Mais vous voyez l'image qu'on est en train de voir là. Elle est forte cette image parce que qui est interpellé par la police municipale ? La journaliste. Alors que vous avez derrière, vous avez ces camps qui sont là, vous avez ces gens sous ces tentes. Est-ce qu
'ils
sont en situation légale ou pas ? On n'en sait rien. Au lieu de s'occuper d
'eux,
on s'occupe de la journaliste qui va faire son travail. En fait, c'est le monde à l'envers.
C'est le monde à l'envers. Et
heureusement qu'elle montre ça.
Laurent Jacopédé. Symboliquement, tout est dit. Vous avez des policiers municipaux. À gauche, il y a des gens probablement sous craque, probablement en situation irrégulière. À droite, vous avez une journaliste. Quelles choses ils prennent, ils vont à droite, le journaliste. Mais pourquoi ? Parce qu'il
y
a une démission face à un problème comme la drogue, un problème de santé, vous l'avez très bien dit, un problème d'insécurité, un problème d'immigration. Quand on n'arrive plus à les régler, on les cache. Qu'est-ce qui s'est passé pendant les JO ? Eh bien, vous aviez des autocars qui ont emmené les 100 domiciles fixes, symbole de la pauvreté et de la précarité en France, les migrants clandestins. Ils les ont emmenés en province très loin des yeux des étrangers plutôt que de régler le problème. Et là, ça pose une vraie question si la presse n
'est
plus libre. Mais il y a pire encore, Jean-Marc. C'est l'autocensure de la presse. Près de Bayeux, il y
a
un jeune boxeur, vous le savez, qui a été agressé au couteau par un Algérien et qui en est mort. Kylian. Kylian. Il y a un journal qui a osé dire que Kylian a été tué par un Normand. C'est-à-dire qu'on n'ose pas dire, c'est Ouest France, je balance, on n'ose pas dire la réalité. Ça ne va pas. Il faut décrire la réalité parce que si on ne prend pas la mesure de ce qui se passe dans notre pays, on ne prendra pas la mesure des solutions. Et les Français ne sont pas idiots. Ils voient ce qui se passe. Arrêtez de leur mentir. Et pareil à la presse étrangère et notamment à l'Italie. Voilà. Et c'est ce qu'on essaie de vous montrer tous les jours.
Dans un instant, on va vous montrer ce qui se passe à Sciences Po aussi. C'est pareil. C'est ce que vous ne voyez pas ailleurs. Ce que les autres médias ne vous montrent pas à Sciences Po, c'est le meeting anti-israélien qui continue. Jusqu'à quand, on n'en sait rien. Ça continue avec parfois des mots, des slogans qui sont hors la loi. Carrément. On vous montre ça dans un instant. Tout de suite, c'est les infos de Réberto.
Les
huit premiers mois de l'année, il y a eu une augmentation de 180% des actes antisémites en France, déclaration du nouveau ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, ce matin, alors que les Juifs fêtent en ce moment même Rochachana, le nouvel an juif, et que lundi, ce sera l'anniversaire des attaques du 7 octobre. 63% des Français estiment que la justice protège davantage les coupables que les victimes. C'est le résultat de notre dernier sondage CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD. Un sentiment très marqué chez les électeurs de droite, tandis qu'à gauche, la plupart des sondés estiment au contraire que la justice protège davantage les victimes.
Enfin, cinquième jour d'incendie en Grèce, des centaines de pompiers luttent toujours contre un feu géant dans la région du Péloponnèse. Deux personnes sont décédées le week-end dernier.
11h06 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. On va vous parler maintenant de ce qui se passe à Sciences Po parce que là aussi,
c
'est pareil, ça fait partie des choses qu'on veut vous montrer parce que c'est assez grave ce qui se passe à partir du moment où les slogans qui sont mis en place sont hors la loi. On peut faire des manifestations pro-palestiniennes, bien évidemment, il n
'y
a aucun souci, mais en respectant la loi, en respectant les règles, en respectant chacun, voici donc ce qui s'est passé à Sciences Po.
Des
messages de soutien à la Palestine, des appels à l'intifada ou encore ce slogan, abat les colonialistes, le tout sous les applaudissements de certains étudiants.
Ce
rassemblement a lieu hier dans le hall de Sciences Po Paris à l'initiative de plusieurs organisations étudiantes. La scène a été filmée par un membre de l'Uni. A l'occasion d'une table ronde sur la rentrée universitaire ce matin à l'Assemblée, certaines personnalités politiques comme Julien Odoul, porte-parole du RN, ont réagi.
Hier,
des étudiants d'extrême-gauche, masqués, portant des keffiers, ont organisé un meeting improvisé pro-amas et pro-hezbollah dans le hall de Sciences Po Paris en appelant au soulèvement. Depuis les massacres du 7 octobre, Sciences Po Paris et d'autres grandes écoles et universités sont devenues la honte d'enseignements supérieurs français et des fabriques antisémites. Pour le moment, le ministre de l'Enseignement supérieur, Patrick Edzel, ne s'est pas exprimé sur le sujet. Alors, puisqu'on a un prof avec nous, si vous pouviez écouter, ce serait pas mal. Merci. Je vous disais, Gabriel Latenzio, que ça vous choque ou pas
?
Alors, qu
'on
formule précisément, est
-ce que
je suis d'accord avec tout ce que j'ai entendu ici ? Absolument pas. Sciences Po, je peux vous en parler un tout petit peu. J'y ai filé un coup de main l'année dernière. Je pense que cette école doit changer de mille façons. Mais je pense que c'est pas tout à fait sérieux de dire « Regardez, voici, on a trouvé 50 personnes dans un
site. » Ah,
c'est pareil.
Alors,
en fait, tout ce qu'on montre, il ne
faut
pas le montrer ? Absolument pas.
C'est-à-dire,
il ne
faut
pas montrer ça ? Eux qui viennent une fois par semaine avec des masques, avec des keffiers et qui viennent appeler à la révolte, ce n
'est
pas bien
?
Il faut tout montrer, justement. Et Sciences Po, c'est une grosse machine. On est 4500 intervenants, donc 4500 enseignants. Vous voyez bien qu
'on
ne tiendrait même pas à l'image si vous nous montriez
un tout. Est-ce que ça vous choque, c'est ma question ?
Choqué ? Non, moi, il m
'en
faut plus personnellement que des gens défendent les conditions qui ne sont
pas d'accord. Appelle ou défendre
le colonialisme, la France est colonialiste, tout ça, c'est normal. Défendre le colonialisme ne me plaît pas. Penser qu'on est dans une société ultra-coloniale, ça ne me semble pas malin non plus. Ce n
'est
pas ma question. Ce n
'est
pas la question ici. Non, Sciences Po ne va pas bien de différentes façons. Vous voulez des coulisses. Je pense que Sciences Po ne va pas bien parce que c'est un assez bon exemple d'un milieu où ça peut être un peu clientéliste. Je m'explique. On a la chance en France, on a des joyaux dont il ne
faut
pas dire trop de mal. Attention à ce qu
'on
dit de l'université. Ces joyaux, il faut les préserver. On arrive à enseigner parce que nos élèves viennent à nous sans avoir l'impression d'avoir acheté un produit. Ils viennent à nous parce qu'ils sont là sans avoir payé des milliers d'euros de frais de scolarité. Quand on commence à mettre la main dans cet engrenage, croyez-moi, l'attitude d'un jeune qui est là parce qu'il a payé une certaine somme, c'est de demander à ce que l'enseignement s'adapte à ce qu'il veut. Et dès lors, c'est un lieu où ça devient son terrain de jeu. Donc il peut y avoir ce type de dérive.
Moi, je dis attention à la marchandisation de l'éducation si vous êtes ici inquiété par le fait que des jeunes font du lieu où ils ont... Je
ne vois pas le
rapport. Je ne
vois
pas le rapport là. Laurent Jacobili, après on prend une école. Ce qui est choquant, c'est comment c'est possible, comment on les a laissés faire, comment des propos, on va dire, anti-sionistes pour être polis mais qui fleurent parfois avec l'antisémitisme peuvent être tenus dans l'enceinte d'une université ou d'une grande école. Si une jeune fille ou un jeune garçon était arrivée avec un drapeau israélien dans cette réunion, qu
'est
-ce qui lui serait arrivé ? Vous êtes sûr qu'il aurait été en sécurité ? Autre chose. Aujourd'hui, les facultés, les universités, elles sont ouvertes à l'extrême-gauche. M. Louis Boyard, député d'extrême-gauche, fait la tournée des universités. Il était hier à Rouen. Il a porte ouverte où il peut déclamer toute sa haine pendant des heures, se faire applaudir avec des propos une fois encore je vais dire anti-sioniste. Tout le monde aura bien compris ce que je pense. Si demain, je demande à aller moi dans cette université, député du Rassemblement National, est-ce que vous croyez qu'on va me dire oui ? Bien sûr qu
'on
me dira non. Donc il y a un problème que la politique vienne s'inviter dans les universités, que le recrutement de LFI se fasse dans les universités, ce n'est pas normal. Qu'il y ait des débats avec toutes
les tendances
politiques, c'est traditionnel dans l'université et c'est sain pour les étudiants. Mais qu'il y ait le monopole d'extrême-gauche de la pensée et une forme de dictature interne, écoutez, quand vous êtes... Mais
d'où on manifeste
masqué, d'où on manifeste avec des kéfiers, d'où on manifeste comme ça ? Yvan Lecaus, bonjour, vous êtes délégué national de l'Uni. En fait, la séquence, elle est totalement surréaliste et visiblement, ça se répète régulièrement puisqu'il y avait une jeune fille ce matin qui était chez Pascal Praud de chez vous, de votre syndicat, qui expliquait que c'était tous les jeudis pendant un quart d'heure, ils avaient le droit de venir mettre la pagaille comme ça et ce n
'est
même pas quelque chose qui va à l'encontre de ce que propose l'administration parce que finalement, c'est organisé par l'administration, c'est, excusez-moi le terme, un bordel organisé. On a chaque semaine 15 minutes allouées à des organisations d'extrême-gauche et pro-palestiniennes pour tenir des discours pas seulement pro-palestiniennes parce que là, c'est un appel à la lutte armée.
L'intifada, c'est un appel à la lutte armée qui appelle à la lutte armée et la lutte armée, pas seulement d'ailleurs contre Israël mais la lutte armée contre ses alliés et parmi les alliés d'Israël, il y a l'Occident et notamment la France et on a donc un appel au sein d'une grande école française, au sein d'une école qui est censée former les dirigeants politiques de demain à prendre les armes contre Israël et contre la France et ça, c'est fait au sein de cette grande école sans réaction de l'administration.
Ça
a lieu chaque semaine et on se demande comment c'est possible et finalement, quand on réfléchit un petit peu, on comprend que c'est possible parce que depuis des années, il y a un laissé allié à Sciences Po et que l'année dernière, ils ont pu bloquer et occuper impunément sans qu'il y ait de sanctions derrière et ces mêmes étudiants qui bloquaient et occupaient sont toujours à Sciences Po et donc peuvent se permettre d'aller encore plus loin et maintenant, de proposer même de prendre les armes. – Mais Yvonne, ce qui est étonnant, c'est que où est la direction ?
On nous a expliqué qu'il y avait une nouvelle direction qui serait beaucoup plus ferme, qui allait remettre Sciences Po sur le droit chemin. Moi, c'est la question que je pose dans le bandeau en bas d'écran. Jusqu'à quand ça va durer cette pagaille ? Enfin, ça fait des semaines, ça fait des mois qu'on raconte ce qui se passe à Sciences Po, ça fait des mois qu'on montre ces manifestations qui frôlent parfois l'antisémitisme et personne ne bouge, rien ne bouge.
– Plus
que de l'inaction, là, on est réellement face à, je dirais, de la complaisance de la part de cette administration. Alors nous, on a encore espoir que dans les prochains jours, prochaines semaines, face à l'ampleur que ça prend, parce que là, c'est plus que de
l
'antisémitisme même, parce qu'on a cet antisémitisme, je le redis, parce que c'est important de le dire et de le répéter, c'est un appel à prendre les armes contre la France, contre l'Occident et contre Israël au sein de cette grande école. Là, c'est un appel à la violence,
c
'est peut-être même l'apologie du terrorisme. Et il n
'y a
pas de réaction de l'administration. Donc nous, ce qu'on espère, c'est que l'administration finisse par réagir, finisse pourquoi pas même par demander de l'aide de l'État, parce qu'on comprend que là, l'administration elle-même ait du mal à réagir, que la direction ne sache pas comment réagir face à ça. On parle d'organisations qui, chaque semaine, avec plusieurs dizaines, si ce n'est centaines de personnes, bordent des licences Po, et je comprends qu'elles puissent se sentir dépasser.
Mais à ce moment-là, il faut faire appel à l'État et il faut faire en sorte qu'on ait vraiment des mises à pied pour ces étudiants-là, qu'ils soient renvoyés de Sciences Po, qu'ils soient sanctionnés et également qu'ils soient poursuivis, qu'ils aillent répondre de leurs actes devant la loi, parce que tant qu'on les laissera au sein de Sciences Po et tant qu'ils ne seront pas sanctionnés directement par l'État pénalement, ils pourront continuer à propager ce genre de discours et à faire en sorte que Sciences Po ne soit plus une élite intellectuelle, mais devienne une élite islamo-gauchiste. Et je pense que c'est important aussi de le préciser, on n'a pas juste des militants d'extrême-gauche.
On est réellement une convergence des luttes, la convergence des luttes, d'ailleurs, voulue depuis longtemps par l'extrême-gauche, entre des militants d'extrême-gauche et des militants qui sont proprement des militants islamistes au sein de Sciences Po et qui militent main dans la main pour propager ce discours de haine. Merci beaucoup, Yvonne Lecaus, déléguée nationale de l'Uni. Et effectivement, on rappelle que la justice peut se saisir. À partir du moment, elle considère qu'il
y a
une apologie du terrorisme, par exemple, elle peut se saisir. Je vous donne la parole dans un instant. Je voudrais qu'on revoie une séquence, justement, des slogans qui sont prononcés. C'est « Appel à l'intifada », « Daria Palestine », ce qui veut dire « Palestine vaincra » en français, « Viva Palestine »,
«
Free Palestine », « Résistance »,
«
Résistance », « Abba les colonialistes ». Écoutez.
Et si vous voulez commenter aujourd'hui... »
De Sciences Po, Paris, Rachida Kahout.
Moi, je pense qu'en réalité, il faut voir le problème différemment. Ce n
'est
pas un problème franco-francais français ce qui se passe à Sciences Po aujourd'hui. Ça se passe vraiment dans les universités et notamment un peu plus aux États-Unis. Et ce qu'il faut voir, c'est surtout, en réalité, le doigt qui est pointé sur ce qui se passe au Moyen-Orient. Parce qu'aujourd'hui, quand même, l'heure est grave. Depuis le 7 octobre, Israël s'inscrit dans une position justement à la goldamer. C'est-à-dire que « Je préfère vos condamnations plutôt qu'à vos condoléances ». Et donc, moi, j'ai toujours été celle qui appelle à la paix, à la résilience. Aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est dramatique.
Donc, je pense que ces étudiants, en fait, aujourd'hui, si je parle pour le cas de la France, sont là... Ce n
'est
pas les slogans qu'il faut prendre au premier degré, en réalité. C'est surtout, en fait, ce cri d'appel justement sur ce
qui se
passe...
Appel à l'intifada, excusez
-moi, appel à lutter contre le colonialisme. C
'est sur cette société civile qui est en train de
tromper sur les bombes.
Non, mais je vous le dis, aujourd'hui,
c'est Rochelle Chana. Je vous
souhaite, bien sûr, un très bon nouvel an à toute la communauté juive. Et j'appelle de mes voeux, mais vraiment sincèrement, à ce que la paix revienne.
Mais ces gens
-là
ne prennent pas la
paix. Ces gens-là ne prennent pas la paix.
C'est là où vous
trompez. Laurent Jacobili, il
y a
un agenda politique derrière qui dépasse ce qui se passe à Gaza ou en Israël. D'abord, moi, j'ai une pensée pour tous les étudiants de confession juive qui, lorsqu'ils vont dans ce type d'université ou d'école, doivent plutôt avoir peur d'y aller. Et c'est tout à fait normal et ça devrait être la première de nos préoccupations. Deuxièmement, l'agenda, c'est quoi ? C'est dans les mêmes universités que vous avez aujourd'hui des syndicats étudiants proches des frères musulmans.
C'est une opération de l'extrême-gauche sur un nouvel électorat qui est l'électorat issu de l'immigration et qui, ils imaginent, moi, je le crois à tort, que quand on est en France et qu'on est musulman, alors forcément, on est antisémite. Et donc, ils vont aller chercher ces gens-là et ils le font à travers tous les vecteurs émissaires qui vont dans les facultés,
les
syndicats étudiants,
mais derrière...
Mais ça prône la
haine et ça augmente l'antisémitisme, ça. Je fais un
parallèle avec
ce qui se passe à l'Assemblée nationale
où certains bordélisent l'Assemblée nationale avec des drapeaux palestiniens.
Ils
ne savent même pas situer la Palestine sur
la carte.
Ils le font pour être élus sans avoir aucune connaissance de l'histoire et ils l'ont d'ailleurs montré ni aucune connaissance de ce qui se passe et de la force du peuple israélien. Et donc, il faut arrêter. Je suis d'accord pour qu'on ait un débat sur Israël, sur
la Palestine. C'est intéressant. C'est primordial.
En revanche,
là,
on n'est pas là... Excusez-moi, c'est une excuse, c'est un faux nez. Quand il parle de décolonialisme, c'est du wokisme derrière. C'est cette espèce d'autoflagellation contre les Blancs, contre l'Occident. C'est une forme de nouvelle politique qui fait qu
'ils
vont chercher un électorat.
Ne soyez
pas
dupes. Pour interpeller. Le
problème,
c'est que ça augmente l'antisémitisme.
Le problème, c'est que ça, ça augmente
l
'antisémitisme. Oui, mais ça va en
danger les Juifs en France. Je voulais répondre à M. Javier. Allez-y, alors, allez. C
'est qu'en tant que responsable politique, donc, et à l'Assemblée nationale, moi, je vous demande, en réalité, de protéger aussi cette société en actionnant sur cette règle qu'il faut mettre en place, celle de régir, en fait, l'islam de France, pour éviter que ces puissances étrangères ne viennent manipuler, en fait, donc ces populaires...
Mais d'abord, mettons de l'ordre... Excusez-moi, Rachid Akaout. D'abord, c'est... Non, mais le commencement... Mais il est
là. Le commencement,
c
'est de mettre de l'ordre là. C'est mettre de l'ordre dans les facs.
C'est accepté. Oui, mais moi, je
vous expliquais que je n'étais pas
d'accord. Parce que c'est pour vous qu'est-ce qui se
passe, en fait,
au Moyen-Orient. Mais c'est trop
facile, ça. Alors,
Alice.
Oui, alors, je pense que... Vous avez dit, Rachida, que c'était quelque chose qui se passait dans les universités et vous avez parlé des universités américaines. Je pense qu'on peut même élargir la question, c'est-à-dire qu'on a aujourd'hui une mutation, la société internationale avec une opposition qui se manifeste de plus en plus entre le bloc occidental et le Moyen-Orient et l'Orient aussi, parce qu'il y a la Russie, la Chine, etc. Et cette opposition, elle se cristallise aussi dans les universités. Mais en réalité, c'est le même problème. C'est le même problème qu
'on
trouve là. Évidemment qu'il faut avoir de la compassion pour les civils palestiniens, mais aussi, je pense, aux civils israéliens qui sont dans des abris. On voit passer des images depuis plusieurs jours de tous les civils, évidemment, même les civils libanais. C'est-à-dire qu'il y a une situation actuellement qui est catastrophique, qui est tragique. Et cette situation
-là... Mais ça, ça met de l'huile sur le feu. C'est ça le problème. C'est pour
ça qu'il faut arrêter ça.
Exactement. Et on laisse s
'installer un climat international antisémite, un partout, qui est particulièrement dangereux et qui pose quand même problème. J'aimerais quand même rappeler une chose aussi, c'est qu'Israël, c'est 9 millions d'habitants. L'Iran, c'est 92 millions d'habitants. On s'aperçoit en réalité que depuis le 7 octobre, quand on voit un petit peu l'évolution des choses, qu'Israël, en réalité, le but, c'était quand même que le Hezbollah et le Hamas prennent en étau Israël aussi. Donc,
il
y a quand même une situation. Et évidemment,
c'est ce que je disais hier, Israël
se bat pour vivre.
Aujourd'hui, c'est pas autre chose. Israël se bat pour vivre. Gabriel, attention. Et
Israël, le Sciences Po ne devrait
pas
laisser faire ça.
Vous savez, l'université, j'y tiens beaucoup, j'en ai fait ma carrière, j'y passe toute ma vie quasiment, vraiment, je fais un nombre d'heures face aux élèves qui est colossale. Je pense aux 300 salles où on travaille dans le silence, sans caméra, pour voir la noblesse de ce qu'on fait et l'intelligence de la jeunesse. Je ne voudrais pas qu'on ressorte de ce moment où on échange très intensément en s'imaginant que l'université française est un lieu complètement en perdition, etc. Permettez-moi de rappeler cette évidence. Sciences
Po est gangrénée.
Excusez-moi, Sciences Po est gangrénée
par ces gens-là
et gangrénée par l'extrême-gauche. Monsieur Morandini, Jean-Marc, je pense sincèrement que ce qui cause aussi des réactions qui nous
semblent
évidemment poser tous les problèmes qu'on a mentionnés, il faut qu
'on
protège nos concitoyens quels qu'ils sont, évidemment, nos concitoyens juifs, c'est aussi l'horreur que ces gens voient. Moi, je ressens de la compassion aussi mais beaucoup de colère quand je repense au massacre du 7 octobre, quand je repense à l'attentat islamique qui a eu lieu à Tel Aviv il
y
a quelques jours,
quand
je repense au massacre commis par l'État d'Israël aussi, évidemment qu'un jeune qui a 20 ans à qui on demande de se positionner et de poser des questions sur comment la société peut être meilleure, ne lui demandez
pas à dire qu
'en Israël
ils
se défendent.
C
'est ça.
Excusez-moi,
on est presque à l'anniversaire du programme du 7 octobre perpétré par le Hamas. Je ne vois pas moi des étudiants juifs en train de mettre le feu dans les universités.
J'en vois pas un
seul. Donc, une fois encore, le débat, oui. La controverse, oui. La violence, l'insulte, l'appel à la haine, non. Vous dites que ce sont quelques étudiants, qu'il n
'y a
pas de complicité des universités. Comment vous appelez-vous le fait que des présidents d'universités aient écrit à leurs élèves, à leurs professeurs, en leur demandant de voter pour l'extrême-gauche ? Comment vous l'appelez, ça ? Donc, ça veut bien dire qu'il y a à la tête des universités et parmi les professeurs d'universités... Historiquement... Attendez, je termine. Je termine. Des gens qui sont militants. Moi, j'ai eu dans le Grand Est une université qui autorisait des manifestations interdites aux Blancs. Donc, quand on en est là, ça veut bien dire qu'à un moment, il faut siffler la fin de la récré. On est en République. Mais c'est pas ça ce
qui se passe.
On est en République laïque. Et
avec
des lois, l'antisémitisme n'est pas une opinion, c'est un délit.
Ah, mais alors là, il n'y a pas de débat. L'appel à l'insurrection... Ils n'ont pas
semblant. L'appel à l'insurrection n'est pas une saute d'humeur. C'est un délit. Donc, on n'a pas à expliquer que ceux qui, demain, devront gouverner la France peuvent, dès leur plus jeune âge, commettre des délits impunis. Et la liberté d'expression est un droit en France
auquel on tient. Et c'est une différenciation de la société que l'on
méprise.
Et
ça veut
dire... Liberté d'expression dans la limite de la loi. Dans la limite de la loi. Ce qui est important, c'est dans la limite de la loi. Moi, je n'ai pas la liberté d'expression à Sciences Po. Je n'ai pas le droit
d'y aller. Donc, ce n
'est
pas la liberté d'expression. J'entends, M. Béli. Ce qui me semble... Bref, bref. Non, je comprends ce
que vous voulez dire.
Mais ce qui... C'est
la
liberté d'expression que dans un sens. À l'université... Que quand on a la carte et quand on est d'extrême gauche, qui y sont en fond, quand vous dites que des présidents d'universités... Vous répondez
pas à ma question.
Si, si, je vous assure. Je voulais aussi répondre à M. Jacobelli qui parlait juste avant. M. Jacobelli, vous dites que des présidents d'universités islamo-gauchistes, en gros, publient des papiers avec lesquels les gens ne
sont
pas d'accord. Vous savez, l'université, c'est un milieu politique où les gens sont contraints. Ils respectent des équilibres. Il y a des conseils d'administration lors desquels des gens proposent des papiers. Vous avez beaucoup d'étudiants aujourd'hui qui proposent des papiers qui disent stoppons toute collaboration avec l'université de Tel Aviv, avec l'université de ceci, ceci, etc. Et ce qui sort en ce moment, vraiment, disons, de ce qui se passe dans les universités, c'est plutôt qu'on dit que l'on condamne les massacres commis par les deux camps, très évidemment. Et c'est ça l'ambiance plutôt à
l'université. Excusez-moi, Gabriel Lassonjo. Est-ce qu'à
Sciences Po, il y a une manif pour protester contre les missiles envoyés par l'Iran contre Israël ? Est-ce qu'il
y
a des manifs pour protester, pour dire que c'est honteux et que dire s'il n'y
avait
pas eu le dôme de fer,
il
y aurait des milliers de morts
aujourd'hui en Israël et Israël serait détruit
? Mais vous recrêtez une action outrancière.
Mais c'est toujours dans le même sens. Pourquoi c'est toujours
dans le même sens ? Pourquoi c'est toujours dans le même sens ? C'est la question. On va avancer. Je vais vous parler d'une autre affaire. On reste en France et on va parler du Conseil d'État. Moi, cette affaire m'a absolument scotché hier et quand je me dis on est chez les dingues, on y est vraiment. Le Conseil d'État a validé le statut de réfugié d'un Algérien qui a été condamné à 4 ans de prison en 2019 pour le viol d'un mineur de moins de 15 ans.
Alors
il faut dire que dans un premier temps, l'Office français de protection des réfugiés à Patrides avait décidé de refuser cette autorisation. Mais le Conseil d'État a finalement accepté. Pourquoi ? Parce que cette personne est en train de changer de sexe et donc on nous explique que comme elle change de sexe, si elle rentre en Algérie, elle va avoir des problèmes et elle va être persécutée. Donc autant la garder ici. On est chez les dingues. Reportage, regardez. Sans papier, il obtient le statut de réfugié alors qu'il a déjà été condamné pour agression sexuelle sur mineurs.
Arrivé en France il y a 14 ans, Mehdi, 32 ans aujourd'hui, a usé de tous les recours pour obtenir le statut de réfugié et ce, malgré que l'Office français de protection des réfugiés et à Patrides ait refusé sa demande d'asile.
La
personne concernée a été condamnée en dernier ressort en France soit pour un crime, soit pour un délit constituant un acte de terrorisme ou puni de 10 ans d'emprisonnement et sa présence constitue
une
menace grave pour la société française. Donc l'Office cite cet article-là et donc rejette l'asile.
Mais Mehdi ne s'arrête pas là. Il change de genre et fait appel du verdict. C'est alors que la Cour nationale d'asile lui donne raison et casse la décision de l'OFPRA.
La Cour nationale du droit d'asile accorde le statut de réfugié. Ses déclarations ont permis de tenir pour établir son orientation sexuelle et sa transidentité ainsi que les persécutions en cas de retour en Algérie. Entre-temps, Mehdi a voulu devenir une femme.
Saisi ensuite par l'Office le Conseil d'Etat confirme la décision de la Cour nationale d'asile et accorde définitivement le statut de réfugié à Mehdi. Les juges ont estimé que la menace pour la société n'était pas établie et ce, malgré sa condamnation pour agression sexuelle sur un mineur de moins de 15 ans en 2019 pour laquelle il aura passé 3 ans en prison. Je vous assure les Français qui regardent ça ce matin ils se disent mais c'est quoi ce pays ? On est où ? Laurent Jacobelli On est où ? C'est dingue. Tout à l'heure vous parliez d'un sondage qui disait que 63% des Français pensaient que la justice protégeait les voyous et pas les victimes.
Ben
voilà. C'est-à-dire qu'aujourd'hui pour protéger quelqu'un qui a été condamné pour agression sexuelle pour faire en sorte qu
'il
ne soit pas condamné dans son pays d'origine ou agressé
pour
le protéger on va mettre en danger notre société. Parce qu'on nous
explique
en fait on nous a expliqué que c'est un danger. Cette personne est un danger.
Ça
a été dit ça a été écrit il est reconnu comme tel. Donc on le garde en France pour pas qu'il ait des problèmes en Algérie ? Donc si demain des Françaises ou des Français des jeunes de 15 ans sont agressés par ce monsieur attaqués par ce monsieur on nous expliquera que finalement on l'a protégé lui et que c'était ça qui était essentiel. Je vais peut-être vous choquer
mais
ce qui lui arrive en Algérie je m'en fiche. Ce que je veux c'est que nous protégions les Françaises et les Français. Quand un étranger commet un crime ou un délit grave condamné à plus de 3 ans de prison il n'a plus rien à faire en France. On l'a reçu. On lui a donné l'hospitalité. En retour il nous a agressé. Il a tué. Alors c'est dehors. Dehors quoi qu'il en coûte. Dehors quoi qu'il en soit. qu'il change de sexe qu'il change de coiffure qu'il change de costume on s'en fout. Il doit partir. Parce que s'il reste moi je pense à tous les gens d'origine algérienne ou algérien qui se comportent bien. Et
c'est la
grande majorité. Bien sûr. Qu'est-ce qu'ils pensent eux ? Ils pensent qu'ils vont être jugés à l'aune de ce type d'individus. Alors pour tout le monde
pour
protéger la société pour protéger les Françaises et le Français d'où qu'ils viennent il faut que ce type de danger
parte.
Voilà. Je rappelle quand même qu'il a été condamné à 4 ans de prison en 2019 pour le viol d'un mineur de moins de 15 ans et qu'on estime aujourd'hui qu'il est dangereux. Donc il peut récidiver. Qu'est-ce qu'on va dire si demain il viole quelqu'un ? Qu'est-ce qu'on va dire ? On
va
dire on le savait. On le savait mais pour sa protection à lui on a préféré que la société française prenne
un risque. La famille du jeûne ?
La famille du
jeûne dépense
quoi aujourd'hui ?
C'est le monde à l'envers. C'est le monde à l'envers. Déjà que les Français n'ont plus confiance dans la justice et dans nos institutions ça ne va pas arranger les choses parce qu'effectivement là on protège l'agresseur et non pas les victimes voire les victimes potentielles qu'il peut y avoir. La deuxième chose moi qui m'interpelle beaucoup c'est les motifs aussi de cette décision. C'est-à-dire qu'on vient nous expliquer vraisemblablement qu'il aurait changé de genre alors potentiellement au frais de l'État j'imagine que c'est normalement c
'est
remboursé par la sécurité sociale. Donc il a utilisé les autres
Ça doit être l'aide médicale d
'État je suppose. L'aide
médicale d'État certainement pour changer de genre et pour dire qu'il n'est de ce fait qu'il ne serait de ce fait plus dangereux. C'est totalement ubuesque en fait comme situation et cette justification non seulement je ne la comprends pas mais je pense que elle ne va pas aller dans le sens encore une fois d'une bonne compréhension de la justice pour les Français d'une bonne acceptation de la justice pour les Français comme le disait très bien Laurent Jacobili juste avant aussi pour les Algériens qui se comportent très bien c'est pareil ils ne
vont
pas comprendre ce qu'il faudrait c'est que ces personnes-là effectivement je suis tout à fait d'accord elles soient sorties du territoire s'ils estiment être en danger en Algérie et bien qu'il aille ailleurs dans ce cas-là mais qu
'il
ne
reste
pas en France alors qu'il a été condamné et qu'il peut être un danger
Gabriel
Attendio c'est fou cette histoire on dirait une histoire écrite par CNews enfin c'est fou ah bon
pourquoi par CNews je
le dis le problème c'est que
c
'est la réalité et
le problème c'est que ce sont des
faits oui Jean-Marc oui mais je trouve que cette histoire de ce point de vue-là elle est différente je ne sais pas quand
c'est bien que c'est écrit par
CNews je ne comprends pas non mais au sens où évidemment il y a tout un tas d'éléments que la ligne éditoriale de la chaîne est de dire il faut qu
'on
dénonce
la ligne
éditoriale effectivement c'est de dire la vérité
non mais au-delà de la vérité
mais encore une fois c'est pas à charge c'est pas à charge je
suis pas en train sur cette histoire ça a l'air à charge
non non non je pense pas je pense que voilà on peut pas que s'engueuler aussi je sais que mon rôle ici c
'est d'abord non pas du tout c
'est vous qui commencez qui a de CNews excusez-moi je vous assure que c'était pas ça le sous-texte maintenant sur ce qui se passe ici et sur le laxisme et la question des violences sexuelles et des sexistes je pense là-dessus qu'il y a peut-être un peu d'espoir en France c'est que beaucoup de gens ont le sentiment qu'on est allé pas assez loin dans la punition de ces crimes il y a eu les affaires autour de vous vous souvenez du bouquin la famille agrandée vous vous souvenez de l'affaire évidemment des viols de l'affaire de Mazan etc il y a aujourd'hui en France une discussion sur les violences dont sont victimes essentiellement les femmes et ça c'est un sujet sur lequel je crois je
parle de ça là
je parle de ça je ne
parle
pas des violences sur lesquelles sont des violences faites aux femmes je parle de ce cas là vous parlez d'autre chose non non non je vous parle de quelqu'un qui est condamné pour viol et qu'on garde en France
la question elle est là je l'évite pas la condamnation il n'y a aucun souci
ne faites pas de moi
juste Gabriel écoutez moi Gabriel
attendez
écoutez
moi
il n'y a aucun souci il a été condamné
par la justice il
n'y a
aucun souci la question c'est pourquoi on le garde monsieur Morandini
ne faites pas comme si
je
suis
ici
pour défendre un
violeur s'il vous
plaît c'est pas ce que je vous dis du tout je vous fais l'amitié
souvent ici ne faisons pas
autre chose Gabriel
attendez écoutez moi je ne
vous
dis pas que vous le défendez je vous dis juste
la
question n'est pas celle-là la seule question c'est pourquoi on le garde ma
réponse
si vous voulez voir autre chose que ce que vous pensez entendre à gauche c'est que je pense qu'il faut énormément de fermeté à l'égard de ceux qui commettent des viols c'est
crucial c'est pas le problème c'est pas le problème est-ce qu'on le met dehors j'ai aucune
envie que quelqu'un de dangereux soit sur le chemin de quelqu'un qui peut souffrir l'état a un devoir de protection mais ne me demandez pas de me prononcer sur un cas précis évidemment
c'est un violeur
non je ne suis pas monsieur
Jacobelli
je sers ici de punching ball pour défendre un
corps politique moi je suis là pour défendre l'espoir
même quand
je vous dis qu'il faut de la
fermeté face à un violeur
on fait comme ça mais ça veut dire quoi ça veut dire on le met dehors ou
pas soyons clairs est-ce qu'il doit rentrer chez lui mais moi je suis du côté des décisions de justice est
-ce qu'il doit rentrer chez lui
le conseil
d'état a
dit qu'il restait donc est-ce qu'il doit rentrer chez lui
Jean-Marie le
droit rien que le droit
oui
mais là le conseil d'état dit qu'il doit rester excusez
-moi
attendez le conseil d'état justement a bien ces règles sur lesquelles en fait tous nos politiques et tous les élus notamment de l'Assemblée nationale se sont positionnés
donc vous trouvez ça bien ou pas c'est un non-sujet autour
de cette table vous réagissez
tous vous réagissez
tous avec émotion n'oublions
pas
qu'en fait la loi est bien faite en
France
et aujourd'hui ce
cas précis ce cas précis
et bien nous parlons d'une personne qui peut se faire lâcher dans son pays moi je trouve ça inhumain ce que vous avez
dit tout à l'heure non mais vous plaisantez écoutez alors puisque vous parlez de la loi je vais vous la donner la loi attendez l'office français écoutez-moi article L511
écoutez
-moi n'importe quoi écoutez-moi
l'article L511 du code de l'entrée du séjour dit qu'une personne voit son statut de réfugié retiré ou refusé si la personne est une menace grave pour la société française
donc la
loi rien que la loi on applique
la loi oui
mais
c'est pas ce qu'il fait puisque le conseil d'état on applique la
loi
excusez-moi juste la réaction aux accusations qui ont été lancées
d'abord ce que vous dites est complètement en dehors du sujet et franchement c'est pas à la hauteur du débat aujourd'hui il n
'a donc je vais terminer non non mais je vais terminer non non
c'est pas inhumain moi
je suis humain je suis humain je vais terminer madame
justement maintenant
vous ne condamnez pas madame
je vais
parler je suis désolé vous n'avez
pas le droit
de réagir
comme vous l'avez fait
mais madame c'est vous qui n'avez pas
le droit de
protéger des violeurs
et
j'en suis fière Je ne m
'étonne pas.
Et j'en suis fier. Donc quand vous
prenez la parole autour de ce plateau,
en disant... Est-ce qu'on peut vous répondre ? Oui, bien sûr, mais je peux faire des propos ? Alors, Laurent, c'est bon, je crois qu'on a
compris.
Oui, on a compris des propos. Laurent, j'ai compris, on ne s'en fait pas sur la même ligne. Je suis désolée. Donc à un moment, on respecte
la loi.
Entre protéger des mineurs...
Vous faites
les lois.
On
peut parler ou pas ? Je vous écoute ? Non, vous ne m'écoutez pas.
Ah
bon, je fais
quoi ? Vous êtes idéologique. Allons-y. Entre
protéger des mineurs français et un criminel algérien, je protège les jeunes français. Ce type-là, je n'ai aucune estime qu'il se barre, qu'il parte en Algérie ou ailleurs.
Bon débarra ! Et on va même proposer
une loi pour que tous les criminels et délinquants étrangers partent immédiatement du territoire national. Aujourd'hui, je vais vous dire autre chose. Il y a les mineurs isolés marocains. Le Maroc est prêt à les reprendre. Eh bien, la France a dit, nous ne les enverrons pas, parce que les mineurs isolés marocains ne seront pas assez bien traités. Tout
le monde vient, en fait. Juste, on va faire une pause, juste, on
est obligé de faire une pause, mais juste, Rachid Akaoud, pour bien comprendre. Donc, vous, vous trouvez ça bien qu'il reste en France ? Absolument pas. Je trouve que...
Donc, vous êtes pour qu'on le renvoie, alors je ne comprends rien. Je
suis pour qu'on applique la loi. Là, vous venez de lire un texte.
Donc, vous êtes pour quoi ? Je ne comprends pas. Attendez.
Vous
êtes pour quoi ? Non, mais
vous avez des idées. C'est facile de dire on applique la loi,
c'est faire comme ça. Nous sommes dans un état de droit. C'est Ponce Pilate. Vous êtes Rachid Akaoud, vous n'êtes pas Ponce
Pilate,
que
je sache. Donc, question claire, qu'est-ce qu'on en fait ? On le garde ou on le renvoie ? Votre avis à vous ?
Si la loi...
Votre avis à vous ? Votre avis à vous. On le renvoie. Vous n'avez pas d'avis en fait, vous ne pensez pas. Non, absolument
pas. Moi,
je suis... Votre avis à vous, c'est quoi ? Si
vous voulez, les règles de la République est super rigide.
C'est super
rigide pour protéger les Françaises et les Français.
Vous croyez qu'il faut... Non, mais vous n'arrivez pas à nous donner un avis, c'est terrible. Non, mais tout
en gardant notre dignité.
Mais la dignité, c'est de protéger les Français, excusez-moi. Je vous dis à
M. Jacobelli, je n'en ai rien à fiche. Vous savez pourquoi ? Parce que je le combattrai toujours sur le terrain des idées. Oui,
mais la préférence étrangère. Vous avez une préférence étrangère. Vous êtes la votable des étrangers. Nous sommes un pays, d'accord,
qui sont
précurseurs dans
les droits de l'homme. Et je respecterai toujours ce point.
Donc gardons
cette personne qui est en danger
et mettons en danger les Français.
Je suis en train de vous dire qu'on n'avait plus à nous en main. Parce que vous avez une
idéologie que vous appliquez. On fait la pause de pub, on fait le CNews Info.
A
tout de suite en direct.
On
aime tous ce jeu, hein. Eh bien, je crois qu'on a créé la meilleure partie de tous les temps.
On
a 13 profils uniques.
Le
village s'endort.
Il
y
a
vraiment un village qui s'endort.
On
le fait sur plusieurs jours, la partie.
Ce que ce jeu va nous rendre fou. Je suis manipulée depuis le
début.
Même
s'ils se ressemblent,
ce
ne sont pas les mêmes.
Vous
voyez
? Tout
comme les croquettes Nature's Variety. Elles ressemblent aux autres, mais contiennent de la viande désaussée comme ingrédient principal.
Plus
facile à digérer. Avec d'autres ingrédients naturels de haute qualité provenant de fournisseurs de confiance. Alors rappelez-vous. Même s'ils se ressemblent, ce ne sont pas les mêmes. Nature's Variety. Vous savez ce que vous leur donnez.
Le
ministre de l'Intérieur est à la préfecture de police à Paris. Une cérémonie d'hommage aux victimes de l'attentat du 3 octobre 2019 a eu lieu. Je rappelle que 4 personnes avaient perdu la vie. 3 policiers et un agent administratif. La cérémonie a débuté vers 10h30. Bruno Rotaio s'est exprimé. Vos morts sont aussi les nôtres, a-t-il dit. Gérald Darmanin juge inacceptable le projet de budget esquissé par le nouveau Premier ministre Michel Barnier. Selon lui, les augmentations d'impôts ne sont pas accompagnées de propositions de réformes structurelles. L'ancien ministre de l'Intérieur redit qu'il ne votera pas une augmentation d'impôts.
Enfin au Liban, l'armée israélienne a indiqué que 15 combattants du Hezbollah avaient été tués lors d'une frappe aérienne cette nuit dans un de leurs chefs du sud du pays. Israël annonce également avoir éliminé 3 hauts dirigeants du Hamas à Gaza il y a 3 mois.
38 sur CNews, merci d'être en direct avec nous.
On
va juste continuer un petit peu sur Bruno Rotaio, si vous le voulez bien, avec la fermeté qu'il veut montrer sur les OQTF, sur l'immigration illégale. En tout cas, dans les mots, c'est ce qu'il dit depuis qu'il a pris ses fonctions. Regardez hier ce qu'il a dit.
Il
faut aussi allonger la durée de rétention dans les centres de rétention administratifs, comme le groupe Les Républicains viennent de le faire à travers une proposition de loi. Il faut aussi, et je le verrai, j'y travaillerai avec le ministre de la Justice, faire en sorte que la motivation du juge soit basée vraiment sur la dangerosité de la personne, qu
'on
s'apprête ou non à libérer. Et enfin, il va y avoir un rendez-vous fondamental, précisément pour les expulsions, pour les éloignements. C'est dans quelques mois la directive retour, parce qu
'on
va pouvoir enfin inverser la charge de la preuve pour l'éloignement des irréguliers. Et même, parfois, ne pas obtenir leur accord pour les éloigner dans des pays tiers, qui ne sont pas leur pays d'origine. Ce sera un chantier, croyez-moi, que jamais je ne me résoudrai à l'inaction. Jamais. Jamais. Jamais. Jamais. Et pour reprendre une phrase qu'a utilisée hier le Premier ministre, la fatalité, c'est quand il y
a
du fatalisme. Jamais nous ne
serons
fatalistes dès lors qu'il s'agit de protéger tous les Français, et notamment les plus faibles. Voilà. C'est exactement le sujet qu'on avait avant. Autre exemple de ce qui se passe avec les OQTF. Direction là, où là-bas, un OQTF rend la vie d'un quartier impossible. Et personne ne peut rien faire, pas même le maire.
La
maison semble calme. Pourtant, son occupant a transformé le quotidien des riverains en cauchemars. Depuis huit mois, un homme sous le coup d'une obligation de quitter le territoire squatte cette résidence. Fête, tapage nocturne et menace rythment désormais les week-ends du voisinage.
C'est le calvaire. C
'est
du bruit tout le temps. C'est le chien qui aboie non-stop. On ne peut même plus faire un pas dehors sans qu'il y ait ce chien qui aboie tout le temps. Les gens parlent hyper fort.
Des voisins à bout qui pensent même à déménager. Car en plus du bruit, la maison est devenue un lieu de point de deal et de trafic en tout genre.
C
'est
des grosses berlines noires qui arrivent. C'est effectivement ce qu'on constate.
Il
y
a
des berlines noires qui arrivent et puis après il
y a
des scooters, des trottinettes, d'autres véhicules qui viennent s'approvisionner.
Malgré les efforts déployés par le maire pour faire sortir le squatteur, ce dernier bénéficie d'un vide juridique.
Le propriétaire est mort en 2017 et il
y a
une recherche d'héritier. Pour l'instant il n
'y
en a pas, il n
'y a
pas d'héritier. Donc il n
'y
a personne qui a pu porter plainte contre le squatteur en fait. D'où la difficulté et la lenteur des procédures.
La colère ne cesse de monter dans cette commune où certains habitants envisageraient
de se faire justice eux-mêmes.
Vous
voyez Rachida Kahoudou qui dit que la loi rien que la loi. Il y
a
des fois où on ne s'en sort pas.
Oui non mais la loi bien sûr mais après maintenant si on ne l'applique pas, je suis désolée. Et là vous avez trois cas. Vous avez un, la situation en fait de l'individu qui est sous OQTF. Deux, le fait qu'il squatte une maison. Et trois, le fait en fait qu'il s'adonne à des trafics entourant. Point de
deal.
Donc il y
a
un moment, je suis désolée, le maire c'est bien, il alerte etc. Mais il
y a
un moment où il faut qu
'il
suive aussi son dossier. D'accord ? Il ne
faut
pas tout attendre non plus.
Donc c'est la faute du maire en fait.
Non mais je suis en train de vous dire qu'il faut également aussi qu'il fasse le nécessaire. Si la maison n
'est
pas réclamée parce
qu
'il
n'y a
pas d'héritier etc. donc d'identifier,
on
ne
peut absolument
pas blâmer
qui que ce soit.
Votre étiquette politique c'est ensemble. C
'est ensemble.
Je vous
le dis.
C'est ensemble.
Je vous le
dis. Donc vous êtes associé au même gouvernement que monsieur Retailleau.
Il
va falloir vous mettre d'accord. Parce que vous depuis
tout à l'heure, les étrangers peuvent arriver
à faire à peu près n'importe quoi.
Et
monsieur Retailleau lui nous dit les OQTF il faut tous les renvoyer. Donc moi je ne sais pas qui
croire. Même Marine Le Pen est beaucoup
plus douce
que monsieur Retailleau. Il va falloir l'expliquer. Je vais vous dire que je suis doux
sauf un mouton qui
suit en fait... Le problème qu'on a...
Laissez-le parler en avance à
peu. Le
problème qu'on a c'est qu'en France, 7% des obligations de quitter le territoire français sont exécutées. 7%. On nous explique qu'on ne
peut
pas faire mieux. Moi je regarde le Danemark, pays dirigé par la gauche. 51% des OQTF sont réalisés. D
'accord.
Sur
combien d'OQTF sont livrés ? Je regarde... Répondez-moi. Mais non je ne vous répondrai pas parce que c'est un pourcentage. Mais non c'est important parce que c'est faux. Donc un pourcentage... C'est le pourcentage qui compte. C'est vérifiable. C'est faux.
Tout le monde va aller vérifier sur internet et verra que vous mentez une fois encore pour défendre...
Mais vous n'avez
même
pas l'échec. Allez, vous définissez une phrase et on avance. 51% au Danemark. Plus de 20%.
Plus de
20%.
Attendez, Rachida. Vous êtes vraiment pénible. Je vous le dis.
Le ratio n
'est pas... Vous êtes
pénible madame.
Je
ne peux pas vous
laisser dire les bêtises.
Plus de 20%. Mais ce n
'est
pas des bêtises.
20% dans les
pays limitrophes. Nous c'est 7%. Donc il y a un problème.
Il
y a un laxisme intrinsèque et systémique dans notre pays. Il faut renforcer les lois et exécuter les... Allez, on avance. On parle de politique un peu plus politicienne avec les déclarations de Gérald Darmanin ce matin qui juge inacceptable le budget du gouvernement à cause de la hausse des impôts. On est avec Florian Tardif, spécialiste politique à CNews. Bonjour, Florian. La sortie de Gérald Darmanin, quand même, le point qu
'on
puisse dire, c'est qu'elle surprend par sa violence. Inacceptable, le mot est fort. Oui, le mot est fort. Après, est-ce qu'elle surprend ? Pas tout à fait. Tout simplement parce que nous sommes confrontés à une majorité qu'on pourrait qualifier de majorité patchwork avec des personnes qui ont tout de même des lignes politiques différentes et parfois des ambitions personnelles différentes. C'est le cas notamment de Gérald Darmanin, candidat putatif pour l'Elysée, que ce soit en 2027 ou 2032. Et lui, il maintient la ligne qui est celle finalement d'Emmanuel Macron depuis 2017. C'est-à-dire qu'il souhaite absolument baisser les impôts.
Là, on parle des impôts notamment sur les sociétés ou pour les plus fortunés. Cela reste un petit peu flou pour l'instant, même si on commence à esquisser ici ou là dans la presse, à l'instar de ce qu'a fait ce matin Laurent Saint-Martin, des détails concernant les personnes qui seraient concernées par ces hausses d'impôts. Donc voilà, il est plutôt dans son rôle. Et on commence à voir ce qui va se passer ces prochaines semaines avec ces discussions autour du budget. C'est-à-dire la ligne politique qui sera défendue par Ensemble, le groupe Ensemble auquel appartient Gérald Darmanin, sera celle du chef de l'État, à savoir qu'il faut baisser les impôts et ne surtout pas les augmenter.
Or, ce que prévoit Michel Barnier, c'est une augmentation d'impôts, certes pour les grandes entreprises, certes pour les plus fortunés, mais une augmentation d'impôts tout de même de 20 milliards d'euros l'année prochaine. – Et ce qui est étonnant également, c'est dans ce qui a été annoncé, c'est-à
-dire
que les retraités vont être les premières victimes de tout ça. L'augmentation qui était prévue au 1er juillet des retraites, elle est repoussée au 1er juillet.
–
Oui, tout à fait. En général, on revalorise les retraites, on les indexe, ce qu'on appelle sur l'inflation l'année dernière, je crois que c'était une revalorisation de l'ordre de 5,3%. Cette année, ce sera autour de 2%. Et on décale, ce ne sera pas une revalorisation à partir du 1er janvier, mais à partir du 1er juillet. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'on est passé finalement, pour reprendre ce terme qui était d'usage à l'époque, du « quoi qu'il en coûte » au combien ça rapporte. Et combien ça rapporte de décaler comme cela l'augmentation des retraites du 1er janvier au 1er juillet ?
Ça pourrait rapporter entre 3 et 4 milliards d'euros à l'État, c'est 3-4 milliards d'euros de dépenses en moins.
Vous
comprenez qu'on cherche à faire des économies, il va falloir faire 40 milliards d'euros d'économies l'année prochaine, 20 milliards d'euros d'impôts,
c
'est un package de 60 milliards d'euros à trouver. Et donc oui, effectivement, les retraites feront partie de ces dépenses en moins pour tenter de rentrer dans les clous, disons-le très clairement.
—
Coucou, Florent Tardif, journaliste politique à CNews. Dans l'actualité également aujourd'hui, le chauffard qui a provoqué la mort du chef Yannick Alenaud, comparé devant la justice, c'est un drame qui avait bouleversé les Français. C'était le 8 mai 2023, le rappel des faits. Antoine Alenaud roulait en scooter lorsqu'il a été mortellement percuté à ce carrefour dans la nuit de dimanche à lundi. Le bruit de l'accident a surpris les riverains.
— Il
y
a
eu un bruit épouvantable, des freins. C'était très rocambolesque, l'accident. On sait qu'il
y
a quelqu'un qui est mort. —
Une
enquête a été ouverte pour homicide involontaire aggravé. Le chauffard a tenté de prendre la fuite à pied, mais il a rapidement été interpellé par un policier hors-service. Le suspect venait de voler un véhicule de luxe devant ce restaurant en donnant au voiturier un faux ticket. Antoine Alenaud, fils du chef multiétoilé Yannick Alenaud, était à la tête de ce restaurant réputé. Devant l'établissement, des bouquets de fleurs sont déposés en sa mémoire.
— C
'est quelqu'un de formidable. J'ai eu l'occasion aussi de déjeuner ici, d'avoir vu son fils. Et je trouve que c'est une terrible injustice pour tout le monde. — Une passagère qui se trouvait sur le scooter et un
chauffeur VTC ont également été percutés. Leur pronostic vital n'est pas engagé. Le conducteur âgé de 25 ans était recherché pour divers délits routiers.
—
Voilà. Et ce qui est intéressant, c'est aujourd'hui la position de Yannick Alenaud, bien évidemment, qui dit en fait c'est un meurtre. C'est un meurtre parce que cette personne était sans permis, était alcoolisée, était en excès de vitesse. Écoutez-le. — Ce qui permettra, je crois,
de
ne plus entendre parler d'accident quand on est dans ce genre de situation. Parce que c'est pas un accident. Quand quelqu'un vole une voiture, je parle de notre cas particulier, une voiture puissante.
Et
en général,
ces
voitures-là,
c
'est pas fait pour planter des fleurs. Avec violence, évidemment, il
a
été alcoolisé. Il devait être en taux, le jour où il a tué Antoine.
— C
'était un récidiviste. — Ouais. T'entendre,
c
'est un accident,
c
'est difficile. C
'est
difficile. C'est un meurtre.
Pour
moi, c'est un meurtre. Donc il a été assassiné. Alors c'est certes qu
'il
voulait pas le tuer. Mais en tout cas, c'est pour ça que l'homicide routier, dans une valeur d'infraction autonome, est importante pour tous ceux
qui
subissent la même chose. — Maître, avec Shadécan, bonjour. Merci d'être en direct avec nous. C'est un meurtre ou c'est un accident
? — Aux
yeux de la loi, ça n'est pas un meurtre. Parce que ça ne correspond pas à la
définition du meurtre.
Parce qu'il y a une intention de tuer dans la définition du meurtre.
Quand bien même il a fait
des
choses extrêmement répréhensibles, il a volontairement pris une voiture alors qu
'il
n'avait plus le permis, il était alcoolisé. Il n'avait pas l'intention de tuer Antoine Agnello. Donc on ne peut pas définir ça comme un meurtre. Aux yeux de la loi, bien sûr. Je comprends également les propos du père de M. Agnello, qui considère que son fils a été assassiné. Mais malheureusement,
aux
yeux de la loi, on ne peut pas considérer ça comme un meurtre. —
Mais
malgré tout, est-ce qu'il
n'y a
pas un problème, là, dans la loi ? Parce qu'on sait qu'Antoine Agnello, il avait envie de faire bouger les choses. Il voulait créer le délit d'homicide routier, par exemple. Est-ce que ce serait une solution pour arriver à être plus clair ? Parce qu'on comprend que la famille, dans ce cas-là, elle soit en colère quand elle entend dire que c'est un accident d'un homme qui est un récidiviste, d'un homme qui est alcoolisé, d'un homme qui vole une voiture, d'un homme qui est en excès de vitesse, d'un homme qui n'a pas de permis. On comprend que quand on leur dit que c'est un accident, la famille soit furieuse.
— Alors
on comprend très bien, même plus que furieuse. Je pense que la famille est dévastée par ce qui s
'est
passé. Maintenant, les termes d'homicide routier sont très forts et très symboliques parce qu'une fois encore, on en vient à parler d'homicide et donc on enlève le terme involontaire. Mais encore une fois, de toute façon, ce projet d'homicide routier, il ne prévoit pas de peine supérieure ou de peine différente de celle de l'homicide involontaire aujourd'hui qui est souvent aggravée effectivement par des causes d'alcoolémie, de stupéfiants, de conduite sans permis, etc. Donc c'est surtout sur le terme homicide que les gens s'attachent parce que c'est symbolique. — Qu
'est-ce qu'elle risque aujourd
'hui ? Qu'est-ce qu'elle risque cet homme qui va comparer devant la justice aujourd'hui ? Il risque quoi pour homicide involontaire dans la loi
? —
Il risque jusqu'à 10 ans de prison vu que c'est aggravé par plusieurs
faits.
Encore une fois, la conduite sans permis, le vol de véhicule et l'alcoolémie. Donc il risque jusqu'à 10 ans. Il a déjà fait de la détention provisoire. Pas beaucoup, visiblement, vu qu'il est sorti en décembre 2022, il me semble. Mais il risque, oui, il risque d'être jugé fermement et lourdement le 31 octobre. Ça, c'est certain.