Le Front national est "un adversaire politique", juge Florian Philippot, à la tête des Patriotes
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Questions et réponses
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- 0:46OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui domine aujourd'hui chez vous : le soulagement d'avoir quitté le Front National ou la tristesse ?
- 1:40OuverteRéponse directe
Vous n'avez pas changé ? Vous défendez les mêmes idées qu'avant au Front National ?
- 1:50OuverteRéponse directe
Mais qu'est-ce qui a changé au Front National ? Et quand ça a changé ?
- 3:09OuverteRéponse directe
Le FN est un adversaire politique, vous le dites-vous ?
- 4:36RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce que vous faites ? Vous ne voterez pas pour l'un ou l'autre au second tour ?
- 5:52FerméeÉludée
Vous êtes candidat du Frexit aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« Avec Marine, avec toute l'équipe de campagne, avec tout le parti, on est là pour que ça marche. »
- 0:54Invité politiqueFait
« Et puis, vu l'évolution depuis de ce parti, non, c'est du soulagement. »
- 1:18Invité politiqueFait
« On a essayé de le professionnaliser, de transformer un gros parti tribunicien en un espèce de mouvement ouvert, moderne. »
- 2:11Invité politiqueFait
« Ça a changé un petit peu avant la présidentielle, quand certaines personnes sont revenues. »
- 2:17Invité politiqueFait
« Ils ne savent plus où ils habitent, quoi, en fait. »
- 2:39Invité politiqueFait
« C'est un adversaire politique. »
- 2:44Invité politiqueFait
« Le patriotisme, il est majoritaire en France. »
- 2:56Invité politiqueFait
« Il n'y a pas de mouvement patriote moderne, crédible, professionnel, rassembleur, connecté à la société moderne, la française de 2017-2018, pour l'incarner. »
- 3:30Invité politiqueFait
« Il évolue plutôt dans l'autre sens. »
- 3:48Invité politiquePromesse
« Nous aurons des candidats ou des candidates là-bas. »
- 5:31Invité politiqueFait
« Je pense qu'on ne peut pas défendre son pays dans un tas de domaines, que ce soit les délocalisations, l'innovation, l'immigration, l'écologie, on parlait du glyphosate, la directive détachement des travailleurs sur d'autres sujets, sans un pays qui est libre, sans sortir de l'Union Européenne. »
- 5:48Invité politiqueFait
« Je vais être clair, sans Frexit. »
- 5:54Invité politiqueFait
« Non, je ne suis pas le candidat du Frexit, ça c'est une formule qui ne veut rien dire. »
- 6:33Invité politiqueFait
« On va réformer de l'intérieur l'Union Européenne. »
- 7:16Invité politiqueChiffre
« On peut demander au président de la République Macron de faire baisser le chômage, il y a 6 millions et demi de chômeurs. »
- 7:22Invité politiqueFait
« de combattre le terrorisme islamiste, de réduire les inégalités, de sauver la planète par rapport au danger de la pollution. »
- 7:30Invité politiqueFait
« ce même président de la République n'est même pas capable, n'a même pas le droit d'interdire un simple herbicide dans son propre pays. »
- 12:00Invité politiqueFait
« La directive détachement des travailleurs, l'histoire du glyphosate. Deux échecs. Deux échecs. »
- 12:11Invité politiqueFait
« On ne peut la supprimer qu'en étant libre par rapport à l'Union Européenne. »
- 12:31Invité politiqueFait
« Beaucoup de PME françaises qui s'en plaignent. C'est une concurrence déloyale terrible. »
- 12:32Invité politiqueChiffre
« Et puis c'est de l'argent en moins pour les prestations sociales françaises, parce que c'est de l'argent de plusieurs milliards qui ne sont pas cotisés en France. »
- 12:42Invité politiqueFait
« Parce que là, ce n'est pas non plus la France qui a les manettes, c'est la Commission Européenne. »
- 13:01Invité politiquePromesse
« Nous, on a proposé aux Patriotes la suppression en deux ans. »
- 13:50Invité politiqueChiffre
« Pour le reste, la politique fiscale, 4,5 milliards d'impôts en plus pour les ménages, baisse des APL, augmentation de la CSG. »
- 13:58Invité politiqueChiffre
« baisse dans le même temps de l'ISF de plusieurs milliards pour les plus riches. »
- 14:07Invité politiqueFait
« un contrôle accru des chômeurs, qui est une forme, je vais vous le dire, de populisme. »
- 15:31Invité politiquePromesse
« Notamment, il faudrait qu'il y ait plus de référendums et plus de proportionnels en France. »
- 17:00Invité politiqueFait
« Est-ce qu'on a des frontières nationales ? Non. Est-ce qu'il est prévu d'en avoir ? Non. »
- 17:06Invité politiqueChiffre
« il suffit que l'Allemagne fasse venir, comme elle l'a fait, un million et demi de migrants, vous êtes déjà cuit. »
- 19:32Invité politiqueFait
« Notamment Maastricht, beaucoup de choses. »
- 19:45Invité politiqueChiffre
« il a été élu deux fois au suffrage universel, par les Français, y compris la deuxième fois, à 54%. »
- 20:55Invité politiqueFait
« Et oui, je lui en veux beaucoup pour Maastricht. »
- 23:28Invité politiqueFait
« ce que propose le gouvernement autrichien nous va presque à 100%. »
Temps de parole
- Florian Philippot63 %
- Présentateur19 %
- Invité9 %
- Présentateur 26 %
- Invité 23 %
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Bonjour à tous, merci d'être avec nous ce matin sur France Info, notre invité Florian Philippot, bonjour. Bonjour. Fondateur du mouvement Les Patriotes, bonjour Jean-Michel Apatiche. Bonjour Jérôme, bonjour Florian Philippot. L'année 2017 a été une année de bouleversement politique. Elle a concerné tout le monde, elle vous a concerné de manière assez personnelle, Florian Philippot, puisque vous avez quitté fin septembre le Front National. On a retrouvé l'une de vos premières interventions aux côtés de Marine Le Pen, on regarde.
Avec Marine, avec toute l'équipe de campagne, avec tout le parti, on est là pour que ça marche.
Tout de suite, du premier coup. Florian n'est pas un technicien, Florian est un militant, Florian est quelqu'un qui a des convictions. Je pense que sa trajectoire suivra la mienne. Avec pourquoi pas...
Je l'espère en tout cas. Qu'est-ce qui domine aujourd'hui chez vous Florian Philippot, le soulagement d'avoir quitté le Front National ou la tristesse d'avoir quitté le Front National ?
Non, vu l'évolution avant que je ne parte et qu'on me fasse partir en même temps, ça s'est fait de manière un peu tumultueuse. Et puis, vu l'évolution depuis de ce parti, non, c'est du soulagement. Le soulagement de pouvoir défendre mes idées. Mais pour moi, c'est déjà, si vous voulez, je ne renie pas du tout. Ce n'est pas mon style, je ne renie pas du tout les années que j'y ai passées. Je pense que je suis arrivé, le parti avait déjà 40 ans d'âge. On a essayé de le professionnaliser, de transformer un gros parti tribunicien en un espèce de mouvement ouvert, moderne. Mais ça a plutôt bien fonctionné, d'ailleurs. Enfin, les résultats étaient là.
Je n'étais pas le seul responsable, mais ça a bien fonctionné. Et puis, ça a été un retour en arrière. Et je vois l'évolution ces derniers mois. Je suis soulagé de défendre mes idées et mes convictions, je crois.
Vous, vous n'avez pas changé ? Vous défendez les idées et les convictions que vous défendiez avant au Front National ?
On change toujours un petit peu, on évolue en permanence, on rencontre des gens, on écoute.
Globalement.
Mais après, non, mes convictions sont les mêmes, bien sûr.
Mais qu'est-ce qui a changé au Front National ? Et quand ça a changé ? Comment vous dateriez la rupture, le changement, quelque chose qui s'est passé ?
Ça a changé un petit peu avant la présidentielle, quand certaines personnes sont revenues. Mais surtout après le débat raté de second tour, après l'échec plus fort que prévu du second tour. Et puis cette volonté de... Ils ne savent plus où ils habitent, quoi, en fait. Et moi, j'ai senti cela très vite. C'est-à-dire qu'ils ne savent plus où ils habitent, ils ne savent plus très bien ce qu'ils pensent sur beaucoup de sujets, ou ils ne s'expriment plus sur beaucoup de sujets, de peur de devoir trancher des opinions qui ne sont pas fixées parce qu'il n'y a plus de colonne vertébrale. Mais ceci dit, c'est leur affaire. Moi, je ne suis pas là pour parler d'eux en permanence.
Pour moi, c'est un parti politique comme les Républicains, le Parti Socialiste en marche, la France Insoumise ou d'autres. C'est un adversaire politique. Nous, avec les Patriotes, on essaie de... Enfin, moi, je me suis toujours dit, le patriotisme, il est majoritaire en France. Je suis persuadé qu'il y a une majorité de Français pour une France libre, pour promouvoir la culture française, pour un modèle social juste et pas inhumain, mais qu'il n'y a pas de mouvement patriote moderne, crédible, professionnel, rassembleur, connecté à la société moderne, la française de 2017-2018, pour l'incarner. Mais on essaie de construire ça, ça fait quelques mois, avec les Patriotes.
Mais le FN est un adversaire politique, vous le dites-vous ? Oui, au même titre.
Si je l'ai quitté, ce n'est pas pour considérer que c'est mon mouvement. Non, c'est un adversaire politique.
Sans être votre mouvement, ça pourrait être peut-être, à l'avenir, un partenaire, sur des points précis, etc.
Il faudrait qu'il réévolue dans un sens tout à fait différent, et on en est loin. Il évolue plutôt dans l'autre sens.
Il ne peut pas être un adversaire politique comme l'est La République En Marche.
Mais c'est un adversaire politique... Je ne peux pas être un adversaire de même nature. Vous savez, quand on est un mouvement politique, on se présente aux élections, et il y a des adversaires. Là, nous serons présents aux deux élections, les deux premières législatives partielles du 28 janvier, dans le Val-d'Oise et le territoire de Belfort. Nous aurons des candidats ou des candidates là-bas. Il y aura, j'imagine, des candidats En Marche, Front National, France Insoumise et quelques autres républicains. Mais ce seront des adversaires politiques. Ça ne veut pas dire des ennemis. Moi, je n'ai pas d'ennemis en France. Mes seuls ennemis sont ceux qui tuent des Français.
Ce sont les djihadistes qui ont tué, qui ont massacré des Français. Ça, ce sont des ennemis, des ennemis de la France, qu'ils soient français ou pas français. Par contre, pour le reste, je n'ai pas d'ennemis. J'ai des adversaires. C'est une compétition. Et il faut être, à mon avis, pour emporter les suffrages, il faut être sincère. C'est ce qui manque à la vie politique française. De la sincérité dans la cohérence des convictions.
Concrétisons le propos avec sincérité. Deuxième tour, second tour, d'une élection législative partielle. Vous venez de l'évoquer. Elles auront lieu en janvier. Le second tour oppose un candidat La République En Marche à un candidat Front National. Qu'est-ce que vous faites ?
Mais nous regarderons. Vous n'appellerez pas à voter pour l'un ou pour l'autre ? Notre objectif, je ne peux pas vous dire là maintenant, mais notre objectif, ce sera d'être présent au second tour.
Alors on ne va pas en fermer. Ce n'est pas le plus probable.
Sauf si vous voulez faire gagner En Marche à tous les coups.
Non, mais c'est ça le problème. C'est ça le problème de fond, de base. Mettons que vous soyez présent au second tour, on verra bien ce qui se passe. La question ne se pose pas. Voilà. Mais si vous n'êtes pas présent, ce ne serait pas naturel que vous appeliez à voter pour le candidat du Front National ?
Mais en l'occurrence, ce sont deux circonscriptions où le Front National n'était déjà pas au second tour en juin dernier. Donc il n'y a pas de raison, il y a peu de chance. Je pense qu'il faut voter tout de suite utile pour un patriotisme crédible. C'est les patriotes.
Vous comprenez l'état d'esprit dans lequel nous posons ces questions. Il est surprenant, Florian Philippot, de vous entendre mettre... Vous avez quitté le Front National, d'accord ? Mais ce sont des patriotes au Front National, au sens où vous le dites.
Écoutez, moi je suis très clair. Moi je pense, je vous disais, de la sincérité. Je pense qu'on ne peut pas défendre son pays dans un tas de domaines, que ce soit les délocalisations, l'innovation, l'immigration, l'écologie, on parlait du glyphosate, la directive détachement des travailleurs sur d'autres sujets, sans un pays qui est libre, sans sortir de l'Union Européenne. Je vais être clair, sans Frexit. Je vais être clair, article 50 du traité de l'Union Européenne. Vous êtes candidat du Frexit aujourd'hui ? Non, je ne suis pas le candidat du Frexit, ça c'est une formule qui ne veut rien dire. Je pense qu'on ne peut pas... Merci. Je pense qu'on ne peut pas... Oui, mais je suis désolé.
Je pense qu'on ne peut pas...
Il faut assumer ce que vous êtes aussi.
Non, notre devise, c'est le meilleur pour la France. Je pense qu'on ne peut pas défendre une politique. Et nous avons publié une charte des Patriotes qui est en ligne sur notre site, une charte qui recouvre un projet complet sur l'écologie, l'école, l'économie, les questions régaliennes, les questions de politique étrangère, si nous ne sommes pas un pays libre. Mais justement... Je veux dire, aujourd'hui, nous sommes dans la vie politique française peut-être les seuls souverainistes, ce qui est quand même extraordinaire. Les autres vous disent qu'on va réformer, y compris le Front National. C'est pour ça que ça me pose notamment un énorme problème.
On va réformer de l'intérieur l'Union Européenne. Je veux dire, ça fait 40 ans qu'on nous vend cette soupe. On voit bien que ça ne fonctionne pas.
J'ai le sentiment, en vous écoutant ce matin, qu'il vous faut décoller l'étiquette Front National coûte que coûte, quitte à dire que le Front National est un de vos adversaires politiques.
Non, moi je dis simplement que le Front National a beaucoup évolué ces derniers mois dans un retour en arrière, dans l'abandon de ses convictions, dans un abandon aussi d'une colonne vertébrale. Moi, je les entends parfois chez vous le matin. Vous arrivez à les torturer pendant 10 minutes sur l'Union Européenne, l'euro. Ils disent deux, trois choses, ils baragouinent deux, trois choses. On ne comprend plus rien. On n'y comprend plus rien. Et moi, ça, ça ne me convient pas. Si ça me convenait, j'y serais encore. Mais ça ne me convient pas. Je pense qu'on ne défend pas son pays si on n'est pas un pays libre, si on n'a pas les manettes pour agir. On l'a bien vu.
On peut demander au président de la République Macron de faire baisser le chômage, il y a 6 millions et demi de chômeurs, de combattre le terrorisme islamiste, de réduire les inégalités, de sauver la planète par rapport au danger de la pollution. Enfin, dans le même temps, ce même président de la République n'est même pas capable, n'a même pas le droit d'interdire un simple herbicide dans son propre pays. On va parler du glyphosate. Alors ne lui demandez pas de régler tous ses autres problèmes et ses défis majeurs.
On va parler de la politique d'Emmanuel Macron. Vous aurez l'occasion de vous exprimer, Florian Philippot, dans les prochaines minutes. Avant cela, 8h40, l'info Agathe Mahué.
Quatre mois après la disparition de la petite Maïlis en Isère, ses parents organisent cet après-midi une marche silencieuse à Pont-de-Beauvoisin, une marche jusqu'à la salle des fêtes où l'enfant de 9 ans a disparu en août. Ce sera le premier rassemblement depuis la mise en examen pour meurtre de Nordal-le-Landais. Apple pourrait devoir s'expliquer devant la justice au sujet de ses iPhones volontairement ralentis. La marque à la pomme l'avait admis il y a quelques jours. Ces anciens modèles sont bridés officiellement pour les protéger, mais cela ne passe pas pour les usagers. Au moins 8 plaintes distinctes ont été déposées aux Etats-Unis.
Des excuses prononcées depuis un lit d'hôpital au Pérou. L'ancien président Alberto Fujimori demande pardon pour les actes commis par son gouvernement entre 1990 et l'an 2000. Condamné à 25 ans de prison pour crime contre l'humanité, Fujimori vient d'être gracié par l'actuel président péruvien. Et puis un peu plus de 41 euros la place pour un concert de Franck Mickaël. Rien de très suspect a priori. Dans le Nord, pourtant à Orchie, des dizaines de fans du chanteur ont été victimes d'une arnaque. Arnaque aux faux billets vendue sur internet. Le concert en question n'avait en fait jamais été au programme dans la salle annoncée.
Il est à la tête du mouvement Les Patriotes. Florian Philippot, notre invité ce matin, Jean-Michel Apathy. Le grand vainqueur de l'année 2017 s'appelle Emmanuel Macron. On voit que sa cote de confiance remonte chez les sondeurs, ce qui est un mouvement dans l'opinion publique un peu atypique. Quand ça descend, ça ne remonte pas facilement. Donc Emmanuel Macron connaît un regain de popularité en cette fin d'année. Et nous recevions hier à votre place Patrick Stéphanini, qui a dirigé la campagne de François Fillon. Et lui, il s'avoue un peu séduit par Emmanuel Macron. Il l'expliquait en ces termes.
Je pense que nous avons beaucoup à apprendre de lui. D'abord parce qu'il a restauré d'une certaine manière l'autorité et le prestige de la fonction présidentielle. Et ensuite parce qu'il élève le niveau. Je trouve que l'articulation entre ce que fait le président de la République qui définit les grandes orientations, qui s'occupe beaucoup d'internationales, et ce que fait le Premier ministre qui met en œuvre les orientations du président, mais le fait avec beaucoup de sérieux. Au fond, ça nous ramène à l'origine de la Ve République.
Nous avons beaucoup à apprendre de lui. Oui, vous avez une moue en vous disant quand même, mais il en fait beaucoup. Beaucoup, beaucoup. Nous avons beaucoup à apprendre de lui, dit Patrick Stéphanini. Vous êtes plus jeune qu'Emmanuel Macron. On reçoit rarement des gens qui sont plus jeunes qu'Emmanuel Macron. Vous avez à apprendre d'Emmanuel Macron ? Vous apprenez d'Emmanuel Macron ?
M. Stéphanini est mûr pour rejoindre En Marche. Il ne dit pas ça, d'ailleurs.
Il dit qu'il y a du savoir-faire.
Il dit presque plus que ça. Il finit par le comparer au général de Gaulle. Les origines de la Ve République, c'est le général de Gaulle.
Dans la pratique institutionnelle.
Et la gestion du pouvoir. Moi, je ne suis pas là pour m'en prendre à l'homme, Emmanuel Macron. Je pense qu'il essaie d'incarner la fonction. Il essaie d'incarner certaines choses. Est-ce qu'il le fait bien ? Est-ce qu'il le fait bien ? La comparaison, si vous voulez, il est aidé par une petite chose. Ce qui ne lui enlève pas son talent. Mais il est aidé par le fait qu'il succède à Nicolas Sarkozy, puis François Hollande. Les Français avaient eu le sentiment de deux présidences. D'abord un peu bling-bling, un peu vulgaire. Sarkozy, c'est le sentiment qu'il a laissé.
Et Hollande, où on était vraiment tombé au fond du trou, avec le sentiment du président normal, et donc qu'il n'était plus le président de la République. Donc de ce fait-là, la comparaison est plutôt flatteuse. Maintenant, sur le fond, moi je suis désolé. Ça reste une opération essentiellement de communication, l'opération Macron. Sa campagne a été une campagne de communication et de marketing, à grand renfort d'ailleurs de soutien financier, bancaire, médiatique. Et quand il est maintenant... Je suis désolé.
Je suis désolé de vous le dire, mais c'est ce qui a été ressenti par beaucoup. Les perdants pensent toujours que c'est la faute aux médias.
Oui, enfin bon, il y avait des enquêtes d'opinion qui montraient que les Français ressentaient exactement la même chose en temps réel.
L'année 2017 finit comme elle a commencé.
Mais ça, vous ne l'enlèverez pas de la tête des Français, c'était quand même... Ceci dit, il a gagné, ça je ne le remets pas en cause. Maintenant, c'est une opération de communication parce que M. Macron a entamé, le président de la République a entamé deux grands chantiers en Europe. La directive détachement des travailleurs, l'histoire du glyphosate. Deux échecs. Deux échecs. Il a fait sa tournée en Europe de l'Est. Bon, il n'a rien obtenu sur la directive détachement des travailleurs, qui est une concurrence déloyale. On ne peut la supprimer qu'en étant libre par rapport à l'Union Européenne.
Donc en sortant de l'Union Européenne. Il n'y a pas d'autre solution. Il ne s'agit pas de la supprimer, mais de l'aménager, puisque des travailleurs français vont aussi dans les pays européens.
Oui, mais de ce point de vue-là, le problème, ce sont ceux qui viennent européens, européens de l'Est, qui viennent en France et qui nous concurrencent dans le bâtiment, les travaux publics, l'agriculture, dans tant d'autres secteurs. Beaucoup de PME françaises qui s'en plaignent. C'est une concurrence déloyale terrible. Et puis c'est de l'argent en moins pour les prestations sociales françaises, parce que c'est de l'argent de plusieurs milliards qui ne sont pas cotisés en France. Pour le reste, le glyphosate échec. Parce que là, ce n'est pas non plus la France qui a les manettes, c'est la Commission Européenne.
Et donc on se fait imposer ce poison, encore cinq ans de plus, et puis on verra dans cinq ans si ça continue, sous la pression des lobbies. C'est-à-dire, ça, c'est la réalité.
Poison dont veulent encore beaucoup d'agriculteurs qui sont bien français, Florian Philippot.
Non, mais moi, je pense qu'on doit les accompagner. Nous, on a proposé aux Patriotes la suppression en deux ans. Voilà, en deux ans, on les accompagne, on cible...
Vous l'avez plus blanc que Emmanuel Macron, c'est trois ans.
Non, mais il faut... Attendez.
Il y a bien quelqu'un qui nous dira dans un an.
Attendez. Quand on a... Oui, mais il ne l'a pas obtenu, trois ans. Il a déjà trois ans en spécialiste, ça paraît impossible.
Il paraît impossible, non pas de sortir, ça c'est facile, de remplacer.
Mais quand on sait qu'on est face à un cancérogène probable, avec toutes les catastrophes que ça a produit en termes de santé publique, et qu'il y a une volonté publique, on prend les mesures nécessaires. On peut cibler une politique fiscale pour les aider à la transition, la faire beaucoup plus rapidement que prévu. Il y a des méthodes alternatives, non pas des produits alternatifs, ce pourrait être encore pire, mais des méthodes thermiques, mécaniques. Il y a beaucoup de choses à développer. Il faut le faire, mais mettre le paquet pour les aider à le faire. Il ne s'agit pas d'abandonner les agriculteurs, loin de là.
Moi, je suis pour une agriculture française qui soit de qualité, mais performante et exportatrice. Pour le reste, la politique fiscale, 4,5 milliards d'impôts en plus pour les ménages, baisse des APL, augmentation de la CSG, baisse dans le même temps de l'ISF de plusieurs milliards pour les plus riches. Et on apprend hier, peut-être, note révélée par le canard enchaîné, un contrôle accru des chômeurs, qui est une forme, je vais vous le dire, de populisme. Là, on aime bien parler du populisme. Alors là, on est en plein dedans. C'est-à-dire que c'est une philosophie de la culpabilisation.
On va monter des petits contre des petits, et on va faire porter le chapeau du chômage aux chômeurs eux-mêmes. Qu'est-ce que ça veut dire un emploi raisonnable qu'on devrait accepter quand il n'y a pas d'emploi ? Donc la vraie politique, ce serait de créer une dynamique d'industrie nouvelle, d'innovation, d'emploi dans notre pays, de formation d'excellence. Pour cela, il faut un pays libre. Pour cela, il faut le patriotisme économique. Il faut une monnaie nationale adaptée. Il faut qu'on ait une formation d'excellence qui reprenne tout depuis l'école maternelle et l'école primaire, avec des métiers adaptés.
Mais cela, c'est plus difficile, c'est vrai, à conduire qu'une politique de culpabilisation du chômage. Ça, c'est la réalité Macron. Alors après, moi, il y a des images... Moi, je n'aime pas la polémique pour la polémique. Chambord, ça ne m'a pas choqué, parce que c'était sur ses deniers personnels à côté. Il y a des images sympathiques qui nous rappellent l'histoire de France. Il va à Versailles, le Louvre, Chambord. Tout ça, moi, je suis très favorable à ce qu'on valorise le patrimoine et la culture française. Donc ce n'est pas là-dessus que je l'attaquerai.
Je l'attaquerai sur le fond de sa politique. L'interrogation portée sur à la fois le style de gouvernement et la gestion des institutions. Vous l'avez un peu évité, mais c'est de bonne guerre. En venant sur le fond de la politique...
On peut aller sur la question institutionnelle, si vous voulez. Il n'y a pas de souci. Oui, le fond... Non, mais est-ce que le couple Premier ministre-président de la République fonctionne ? Oui. Je n'ai rien à dire là-dessus. Est-ce qu'il y a des réformes institutionnelles à faire ? Oui. Notamment, il faudrait qu'il y ait plus de référendums et plus de proportionnels en France, si vous voulez qu'on aborde le registre institutionnel.
Qui va être abordé au mois de janvier par l'exécutif qui fera ses propositions. Et la question que suggérait Patrick Stéphanini, c'était, nous avons à apprendre de lui. Visiblement, vous n'avez pas à apprendre de lui. Et c'est tout à fait respectable. Mais je voudrais revenir sur le fond, enfin, ou rester sur le fond, puisque c'est vous qui êtes venu, en écoutant Emmanuel Macron à propos de l'immigration. Il s'adresse à une jeune étudiante. Ce sont des images tournées par la chaîne d'information continue CENIOS.
On ne peut pas accueillir tous les gens qui viennent sur des visas ou de commerce ou d'étudiants et qui restent après. Donc après, il faut retourner dans son pays. Je ne peux pas donner des papiers à tous les gens qui n'en ont pas. Sinon, comment je fais après avec les gens qui sont déjà là et qui n'arrivent pas à avoir un travail ?
Ça, ça n'a pas non plus sans doute votre agrément, mais c'est un discours qui est réputé assez dur en matière d'immigration.
Je crois que c'est Michel Rocard qui tenait le même discours à peu près, dans une formule restée célèbre, il y a quoi, 25 ans, 30 ans ? Oui, c'est ça, il y a 30 ans. Ce fut ensuite Nicolas Sarkozy, puis ses ministres de l'Intérieur, M. Hortefeux, M. Guéant. On a déjà entendu cela 100 fois. Tant qu'on restera en Europe, ça ne sera pas possible. Ben écoutez, moi je veux bien toutes les promesses du monde. C'est de bon sens ce qu'il dit. D'ailleurs, souvent, comme cela, au déboté, il dit plutôt des choses de bon sens. C'est pour ça d'ailleurs que ça peut marcher ou séduire un temps. Un temps. Je pense que ça ne séduira pas, ça ne convaincra pas tout le temps du mandat.
Mais ensuite, il faut se donner les moyens de le faire. Est-ce qu'on a des frontières nationales ? Non. Est-ce qu'il est prévu d'en avoir ? Non. Bon, ben, le problème est quasiment déjà réglé. Sans frontières nationales, il suffit que l'Allemagne fasse venir, comme elle l'a fait, un million et demi de migrants, vous êtes déjà cuit. Même si vous, vous avez une politique ferme, vous êtes cuit. Est-ce que vous êtes libre par rapport au juge européen ? En dernier ressort, c'est le juge européen qui décide, en matière d'immigration, comme dans beaucoup de domaines. Non. Lui, il est déconnecté, il est laxiste. Est-ce que vous avez les moyens d'imposer votre droit national ?
Non, puisque le droit national, il est inférieur à la moindre directive, au moindre jugement d'une cour européenne. Et puis, est-ce qu'on agit là-bas ? Est-ce qu'on reconstruit la Libye avec les puissances régionales ? Est-ce qu'on aide au développement de l'Afrique ? Moyennement, pas tout à fait comme il le faudrait, et certainement pas, en tout cas, du point de vue politique.
Florian Philippot, notre invité ce matin sur France Info. 8h50, l'info, Agathe Maoui.
400 maisons privées de courant ce matin en Mayenne, 600 autres dans les Landes, après des vents violents ces dernières heures. Le sud-ouest est même placé en vigilance orange par Météo France. 5 départements au total, les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne et l'Ariège, touchés par de fortes rafales jusqu'en milieu d'après-midi. Y a-t-il un départ massif des adhérents de la CGT ? Le syndicat conteste les informations du canard enchaîné, qui évoque 220 000 personnes en moins depuis l'an dernier. Une erreur de calcul de la part du journal satirique, affirment les syndicalistes.
Un auxiliaire de vie en garde à vue à Marseille, après la plainte d'un père de famille, plainte pour maltraitance. Sa petite fille de 5 mois, qui était placée dans une pouponnière des Bouches-du-Rhône, présente de nombreux bleus, ainsi qu'une fracture du crâne, officiellement causée par une mauvaise chute. Enfin, après une semaine de rumeurs dans la presse, le départ du sélectionneur du 15 de France, Guy Noves, doit être officialisé ce midi. Le président de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte, devrait annoncer son remplacement par l'actuel manager de Bordeaux-Bègles, Jacques Brunel.
France Info. Florian Philippot, notre invité jusqu'à 9h. Jean-Michel Apathy. On vous a vu, Florian Philippot, il y a 15 jours ou 3 semaines à Jarnac, devant vous recueillir devant la tombe de François Mitterrand. Alors, pour un partisan du Frexit, curieux.
Vous savez ce que j'ai précisé ? J'ai mis « hommage républicain ».
Curieux quand même.
Mais non. Écoutez, je passe dans la région, je faisais un déjeuner meeting. À Jarnac ? Juste à côté. Je n'avais pas eu l'occasion jamais d'aller sur la tombe du président Mitterrand. C'est curieux. Je n'ai pas besoin de rappeler mes divergences. Enfin, vous les connaissez. Notamment Maastricht, beaucoup de choses. Que vous le fassiez. Avec le président Mitterrand.
Que vous le fassiez savoir dans quel but ?
Mais c'est un hommage républicain. Il a été, que ça vous plaise ou non, il a été président de la République 14 ans. Il a été élu deux fois au suffrage universel, par les Français, y compris la deuxième fois, à 54%. Et il a marqué l'histoire de France politique 50 ans, à peu près. Entre la 4e et la 5e République. Est-ce que je prends l'héritage de François Mitterrand ? Dans l'histoire de France, oui, on est obligé. Est-ce que j'approuve ce qu'il a fait politiquement ? Non. Non, c'est curieux. Il y a des choses que j'approuverai, il y a des choses que je n'approuve absolument pas.
C'est curieux. Vous avez été pendant des années, parce qu'à ce moment-là, on ne comprend pas. Vous avez été pendant des années à Colombie. J'y vais tous les ans. Pourquoi vous n'avez jamais été sur la tombe de François Mitterrand ?
À Colombie, quand j'y vais, c'est clairement pour rendre hommage au général de Gaulle, avec qui je partage infiniment plus de choses qu'avec François Mitterrand. Mais est-ce qu'on fait aujourd'hui de la politique en zappant 14 ans d'histoire ? Non, on zappe rien. En disant, là, c'est mal parce que c'est la gauche, là, c'est bien parce que c'est la droite, ou l'inverse.
C'est une tentative de récupération, de modification d'image qui est curieuse.
Non, il n'y a aucune tentative.
Et qui ne correspond absolument pas au discours que vous tenez aujourd'hui.
Il n'y a aucune tentative de récupération. Je suis profondément républicain.
François Mitterrand est celui qui nous a fait abandonner le franc. Vous devriez le détester. Je sais tout ça, monsieur Apathy. Donc, allez faire un selfie devant sa tombe. Je ne peux pas faire de selfie devant sa tombe.
Je peux avoir un profond désaccord. Et oui, je lui en veux beaucoup pour Maastricht. Il se trouve que c'est les Français aussi qui ont voté Maastricht. Ils ont voté d'ailleurs l'inverse 14 ans plus tard, enfin 13 ans plus tard, sur la Constitution européenne. Si, si, on en mettait tous les traités. Sauf que là, leur vote n'a pas été pris en compte. Bon, ça, c'est quand même aussi un vrai scandale démocratique. C'est une autre affaire. Mais il se trouve qu'un hommage républicain, ça veut dire simplement que moi, je suis profondément républicain, que je parle à tous les Français.
Et évidemment que demain, nous aurons une possibilité de changer la politique en France, y compris avec des gens qui ont voté pour François Mitterrand et qui peut-être s'en veulent, qui peut-être ne s'en veulent pas parce qu'ils apprécient telle ou telle chose dans ce qu'il a fait. Mais c'est comme ça. C'est la complexité de l'histoire de France. Et je n'aime pas zapper une période ou une autre sous prétexte que nous serions soit de droite ou de gauche ou je ne sais quoi. Tout cela, c'est fatigant. C'est fatigant. Et c'est une hémiplégie, à mon avis, de l'intelligence politique. Il faut... D'accord.
Il faut être profondément républicain jusqu'au bout et parler à tous les Français qui viennent de la droite ou de la gauche. En tout cas, c'est le but des partisans.
Vous l'avez dit, vous êtes partisans du Frexit. Six partisans du Frexit... Pas du Frexit, mais six personnalités très hostiles à l'Union européenne sont entrées dans le gouvernement autrichien. Six ministres d'extrême droite. Vous les connaissez ? Non, je ne les connais pas du tout, moi, personnellement. Parce que vous avez peut-être croisé au Parlement européen ou ailleurs ou dans des réunions...
Je vais peut-être croisé, mais honnêtement, je ne les connais pas. Mais je ne suis plus dans le même groupe, d'ailleurs.
Moi, je suis dans le groupe, maintenant, de Nigel Farage, le FDD. Vous les connaissez, tous ces gens-là ?
En fait, non, je ne les connais pas.
C'est curieux, ça. Non, c'est curieux. C'est une bonne nouvelle qu'il y ait six ministres à l'extrême droite en Autriche ?
Hostiles à l'Europe ? Non, mais vous avez vu ce qu'a dit la Commission européenne tout de suite. Non, mais je vous pose la question. Ce que propose, c'est très important, ce que propose le gouvernement autrichien nous va presque à 100%. Ça ne changera rien.
Je vous demande si de votre point de vue, c'est bien.
Non, je n'ai pas d'amitié particulière pour ces gens-là. Je pense que ça ne changera rien.
C'est un petit monde de l'extrême droite en Europe ?
Comme je n'ai jamais été du monde de l'extrême droite, vous voyez, ça tombe bien. C'est peut-être pour ça. T'as un parti de l'extrême droite en France ? Non, mais c'est peut-être pour ça. Moi, je ne dis pas ça parce que je n'aime pas... Je pense que c'est blessant pour beaucoup d'électeurs et de militants que je respecte infiniment et je n'aime pas traiter les gens comme ça. Comment vous le qualifieriez le Front National ? On n'est pas sur le même sujet. Je ne vais pas le qualifier. Il se qualifie comme il le souhaite. Mais moi, je pense que ça ne changera rien. Voilà, tout simplement. Et que si on veut... Ça ne changera rien. Mais non, mais y compris...
Mais vous avez vu ce qu'a dit la commission en paix ? Ce que propose...
À pas voter pour vous, rien n'a sert à rien.
Attendez, ce que propose le gouvernement autrichien nous va presque à 100%, a dit la commission, M. Juncker. Alors, à partir de là, qu'est-ce que vous voulez que ça change ? Y compris en matière d'immigration pour ceux qui attendraient une régulation de l'immigration. Ce qui est valorisé aujourd'hui dans le monde, je le crois, dans le monde du XXIe siècle, ne sont pas les gros ensembles qui datent des années 1950. Vous savez, c'est un peu comme les grosses entreprises à l'époque, elles devaient tout faire. Puis ce modèle a eu une fin. Ce qui est valorisé au XXIe siècle, c'est l'agilité, c'est l'intelligence dans la mondialisation. Et donc, les patriotes.
Ce n'est pas les patriotes, et donc la France. Et donc la France qui sera libre et indépendante. L'agilité, l'innovation, la capacité d'être souple dans la mondialisation. Il y a beaucoup de pays qui s'en sortent beaucoup mieux que les gros ensembles mastodontes qui, eux, sont très lents et très peu manœuvrables dans cette mondialisation pour aller chercher l'emploi, la prospérité et le bonheur collectif.
Les Chinois, première et puissance mondiale, dans quelques années, c'est un pays et une nation, contrairement à l'Union européenne. C'est un gros mastoc, ce n'est pas un petit truc, ça. Les patriotes logés, c'est votre siège social à Saint-Ouen, c'est ça ? Nous sommes à Saint-Ouen. C'est Marcel Campion qui vous héberge, c'est vrai ?
C'est lui qui nous héberge. On est locataire, on est passé par une agence. Vous avez pas été chez Marcel Campion. Les Français savent ce que c'est que locataire est propriétaire.
Si vous êtes passé par une agence, vous n'avez pas été chez Marcel Campion par hasard.
Mais vous savez, on est à Saint-Ouen, on est très heureux d'être à Saint-Ouen. C'est votre ami Campion ? C'est la France des contrastes. Oui, moi j'ai toujours défendu la fête foraine. J'ai toujours défendu le monde forain. J'ai toujours défendu la Grande Roue. Je ne comprends pas que Mme Hidalgo s'en prenne comme ça au marché de Noël. C'est tellement triste maintenant sans ce marché de Noël. Soit si Mme Hidalgo veut supprimer maintenant la Grande Roue de la Concorde, de Paris, enfin tout cela. Et pourquoi faire ? On ne sait pas, on l'apprendra peut-être dans quelques années. Pour les Patriotes, nous avons notre QG.
On est très heureux d'être à Saint-Ouen et nous avons notre événement fondateur, figurez-vous, le dimanche 18 février à Arras. Chacun retrouvera les informations pour s'inscrire sur le site internet des Patriotes. Et ce sera un grand moment pour ceux qui demandent ce que sont les Patriotes et la modernité qu'ils incarnent. Venez le 18 février à Arras.
Florian Philippot, notre invité ce matin. Merci à vous. Merci à Jean-Michel Apathy. Sous-titrage Société Radio-Canada
Florian Philippot