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Podcast / conversationyoutube.com· 3 juillet 2021 50 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Nicolas Hulot était l'invité d'Apolline de Malherbe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 15 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:42OuverteRéponse directe

    49,6°C au Canada : échec de l'atténuation climatique ?

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Priorité à l'adaptation plutôt qu'à l'atténuation ?

  • 2:09OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'écologie reste-t-elle un objet de division ?

  • 3:36OuverteRéponse directe

    L'écologie est-elle devenue un enjeu dogmatique ou scientifique ?

  • 4:20OuverteRéponse directe

    Rapport du GIEC : pourquoi le monde est-il passé à autre chose ?

  • 5:03OuverteRéponse directe

    Déni, sidération ou espoir technologique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Fait
    « 49,6 42,6 6 degrés au canada un record »
  • 1:25Fait
    « dans les 30 prochaines années on risque de rentrer dans une sorte de vortex d'événements qui va précipiter des millions de personnes dans la pauvreté »
  • 4:20Chiffre
    « le pire est à venir avec des implications sur nos enfants et nos petits enfants un plus que sur la notre qui parle en limitant la hausse de 2 degrés déjà de 80 millions de personnes supplémentaires qui auront faim d'ici à 2050 130 millions qui pourraient tomber dans l'extrême pauvreté »
  • 8:01Fait
    « la racine de cette situation c'est un modèle économique qui détruit qui épuise et de surcroît qui ne partage pas »
  • 8:45Fait
    « ceux qui sont frappés prioritairement des conséquences du changement climatique ce sont des femmes des hommes des enfants qui subissent la conséquence d'un phénomène qui n'ont pas provoqué »
  • 11:33Fait
    « la politique c'est selarl choix ou la discipline de prendre la moins mauvaise décision »
  • 12:17Promesse
    « il faut absolument et c'est l intérêt d'ailleurs la convention citoyenne qu'il faut à mon avis reproduire à grande échelle »
  • 13:01Fait
    « on a fait du quoi qu'il en coûte orient des raisons de mon point de vue dans la crise sanitaire mais par rapport à la crise écologique tout ce qu'on investit va nous épargner tellement d'externalités négatives et de souffrance humaine »
  • 23:28Chiffre
    « un véhicule électrique sur l'ensemble de sa durée de vie depuis les matériaux qu'il faut extraire pour construire le véhicule jusqu'à sa destruction sa création sur l'ensemble de la chaîne et c'est peu dire on est bien placé à la fondation la fin plusieurs rapports là dessus un véhicule électrique pollue trois fois moins sur l'ensemble qu'un véhicule »
  • 24:07Promesse
    « toutes les voitures produites en france soit électrique d'ici à 2035 »
  • 24:44Chiffre
    « le secteur de l'industrie automobile chez nous tu fais travail après quatre cent mille personnes 800 milles en allemagne c'est un secteur en déclin en l'espace de dix ans on a déjà perdu cent mille emplois »
  • 26:53Chiffre
    « un véhicule électrique sur l'ensemble de sa vie a un impact trois fois moins fort aujourd'hui on ne recycle que 40% des batteries à terme on pourra recycler 80% des batteries »
  • 29:43Promesse
    « à terme on doit sortir du nucléaire mais il ya une étape pour en faire la démonstration qu'on est capable c'est 50% »
  • 36:48Fait
    « le soir des élections régionales aucun femme ou homme politique n'ait réagi sur le rapport du giec »
  • 37:32Fait
    « on devrait plus avoir besoin d'un ministre de l'écologie c'est là que ça fonctionne pas les choses devraient être imprimés à matignon et à l'elysée et à bercy »
  • 40:58Chiffre
    « 87 % d'abstention chez les 18 24 ans »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Applaudissements] [Musique]

0:05
Locuteur

bonjour nicolas hulot bonjour merci d'avoir accepté de vous confier aujourd'hui votre visage votre voix les français la connaissent d'abord parce que vous avez été longtemps le présentateur d' ushuaïa vous avez ensuite monter votre fondation la fondation qui porte votre nom dont vous êtes aujourd'hui président d'honneur est cette fondation elle fête son trentième anniversaire cette année mais vous êtes aussi réalisateur vous est aussi écrivain militant en faveur de l'écologie et de la protection de la planète depuis toujours et puis la politique de la politique ça a été un passage un peu plus court on y reviendra mais vous avez été bien sûr le ministre la transition écologique et solidaire des manuels macron au début de son quinquennat avant cette démission qui était à la fois dit de manière très simple et très spectaculaire votre voix elle porte la politique et l'écologie font elles bon ménage ça on n'y reviendra pas ce que vous en avez un peu fait les frais mais je voudrais commencer par un chiffre un chiffre extrêmement frappant 49,6 42,6 6 degrés au canada un record est ce que ce chiffre c'est notre échec à tous oui parce que quand on a commencé à se préoccuper des conséquences du changement climatique la volonté c'était d'enrayer les changements climatiques donc ce qu'on appelait l'atténuation faire en sorte qu'on soit pas dépassée par les événements aujourd'hui on a échoué parce que maintenant la priorité ça va être adaptation c'est à dire nous protège et faire en sorte c'est ce que livre dans les indiscrétions du prochain rapport du giec qui sont sortis il ya quelques jours ce rapport c'est que dans les 30 prochaines années on risque de rentrer dans une sorte de vortex d'événements qui va précipiter des millions de personnes dans la pauvreté et donc oui on a échoué parce que de toute façon la crise écologique césar c'est qu'on sait on peut jouer sur le curseur la seule marge de manoeuvre que nous avons s'il ya une réaction proportionnée universel coordonné ses limites et encore une fois les effets du changement climatique et des crédits que j'ai causés mais on a échoué parce que pourquoi les événements sont là ce qui se passe au canada qu'il faut mettre je veux dire au regard de ce qui se passe en arctique avec et en antarctique règle à ce qu'ils font la sibérie qui connaît des températures estivales et le permafrost qui livre dans l'atmosphère un gaz 25 fois plus important que le co2 et le méthane le méthane on est rentré dans un cirque dans un cercle vicieux on avait des du temps pour organiser la transition maintenant nous sommes sommés de changer dans une brièveté de temps si encore une fois on ne veut pas que le le chaos l'emportent on ne peut plus que s'adapter voilà ce que vous dites on peut on peut jouer sur le curseur mai mais l'heure est à l'adaptation il faut protéger nos agriculteurs face aux conséquences des événements climatiques revient de voir la séquence tragique que l'agriculture française vient vient de prendre et encore ce n'est encore une part dans deux lire qu'un échantillon on voit les inondations à répétition l'horizon la rareté sur les terres arables sur les terres cultivables le sur l'eau sur des ressources élémentaires va se préciser et vous savez très bien que le réseau n'arrête art l histoire le monde c'est de creuser toutes les barbaries je veux pas forcer le trait parce que je comprends que dans le climat anxiogène que nous subissons de rajouter de l'angoissé l'angoissé mais vous savez le courage c'est la lucidité c'est d'affronter la réalité la science depuis très longtemps nous a alertés et elle a fait qu une prudence presque excessive et malheureusement toutes ces modélisations se réalise et la seule question c'est pourquoi cet enjeu qui est un enjeu qui n'est pas un enjeu dogmatique qui n'est pas un enjeu idéologique c'est une réalité scientifique pourquoi est ce que tu es encore un objet de division un objet de suspicion un objet de me crie ça doit être un objet d'union d'unités de mobilisation ça devrait provoquer énorme sursaut de sagesse ya eu et vous lui dites vous mais vous vous retenez presque dans la dans la description apocalyptique parce que peut-être vous vous dites au fond on l'a beaucoup dit on n'a pas été entendu et ça me fera beaucoup avec ce rapport du giec auquel vous faites référence qui dit des choses terribles qui dit je le cite le pire est à venir avec des implications sur nos enfants et nos petits enfants un plus que sur la nôtre qui parle en limitant la hausse de 2 degrés déjà de 80 millions de personnes supplémentaires qui auront faim d'ici à 2050 130 millions qui pourraient tomber dans l'extrême pauvreté et pourtant ce rapport du giec mais on est déjà pris je suis choqué grand monde est déjà passé à autre chose et il ne fait que confirmer avec peut-être plus de précisions malheureusement et et plus d'intensité des prévisions des modélisations qui ont été faites pas simplement d'ailleurs par le giec y compris la banque mondiale et a été largement expliqué que nos économies ne résisterez pas et probablement nos démocraties on sera affecté donc on rentre dans ce cercle ce cercle vicieux mais je n'ai plus les mots et surtout je n'ai pas les arguments pour expliquer est ce que c'est une forme de déni est ce que c'est parce que nous sommes frappés de sidération est ce que il ya un doute qui persiste c'est à dire que aveuglés par la puissance technologique la puissance de feu du modèle occidental nous gardons peut-être un petit espoir en me disant tu se disant que l'économie la technologie viendra résoudre ses difficultés mais très sincèrement avec la séquence que nous venons de vivre la seule leçon que doit tirer de l'expérience du que vides c'est que l'humanité face aux forces de l'univers elle est dépassée on doit s'incliner mais on doit s'incliner non pas pour s'abaisser au contraire pour se grandir accepter notre vulnérabilité dans la nature dans dans le vivant nous sommes l'espèce la plus précaire la plus vulnérable c'est le vivant se remettra de la crise écologique oui des espèces vont disparaître mais nous sommes une espèce la plus vulnérable et quelque part ce petit virus d'ailleurs qui a mis la moitié de l'humanité à genoux nous rappelle une chose c'est notre socle biologique nous faisons partie du tissu du vivant et est donc le j'espère au moins au sortir de cette crise que l'esprit et le coeur de l'homme en sera changée césaire que nous nous rendions compte que les trois poisons qui nous ont mené là c'est l'ignorance l'indifférence et la suffisance vous aviez d'ailleurs espérer d début de cette crise vous anticipe y est déjà là près avec un optimisme que certains pourront qualifier de naïveté vous disiez il y aura un monde d'après vous espériez que ça avait été la semence qui allait nous nous réveiller ce que vous faites partie des déçus aujourd'hui vous savez j'alterne entre l'espoir le désespoir l'optimiste pessimiste je suis comme beaucoup paumé inquiet parce que je vois les crises combiner le délitement de la société et donc je me dis parcours ont commencé et ai autant il ya des crises qui nous prennent de court le covin nous a pris de court pour le reconnaître est dans un scénario inédit la crise écologique avec ses composantes et ses conséquences elle est documentée depuis très longtemps et d'ailleurs quand on regarde l'histoire dans les années fin des années 60 y compris aux états unis les scientifiques nous avait déjà alerté enfin qu'attendons nous pour réagir alors je dis pas encore une fois que c'est simplement parce que les uns et les autres ont tourné le dos à cette réalité je pense que comment dire les choses c'est que on ne ressent pas les choses de la même manière tout le monde parle de l'urgence écologique mais en même temps on enfin tu n'en fais pas le même constat et ne pose pas le même diagnostic tant qu'on ne dira pas une chose très claire c'est que la racine de cette situation c'est un modèle économique qui détruit qui épuise et de surcroît qui ne partage pas et donc si nous remet pas en cause fondamentalement ce modèle économique il n'y a pas besoin de confrontations gauche droite c'est une réalité le modèle économique dans lequel on vit qui a eu ses vertus certes pas pour l'ensemble de l'humanité c'est l'origine voilà nos modèles qui s'est constitué sur le dos de la nature il faut faire mettre fin au capitalisme au libéralisme tel qu'il est devenu un capitalisme sauvage qui accapare dans les mains d'un petit nombre des ressources vitales au détriment du plus grand nombre et et qui de surcroît il détruit des conditions excessivement subtil et fragile de vie sur la terre n'a pas d'issue heureuse on est en sursis à la fois du point de vue du climat mais aussi du point de vue social mais oui parce que en plus le climat ou les conséquences de la crise écologique dans sa composante climatique et sa composante de la raréfaction des ressources elle ajoute de l'injustice et l'injustice et de la misère à la misère ce que dit le rapport du geste qui n'épargnera pas les nantis un pardon de le dire mais ceux qui sont frappés prioritairement des conséquences du changement climatique ce sont des femmes des hommes des enfants qui subissent la conséquence d'un phénomène qui n'ont pas provoqué qui lui-même est la conséquence d'un modèle de développement dont ils n'ont pas profité et si l'on veut être juste avec l'histoire qui parfois c'est fait sur leur dos ça fait beaucoup et donc imaginer des relations apaisées entre états si quelque part chacun n'assume pas sa responsabilité parce que si on vous doit maintenant rentrer dans l'adaptation va falloir nous adapter mais aider ceux qui subissent ces phénomènes à s'adapter donc si on développe un certain nombre de technologies faut que ce soit en open source et qu'on donne aux brevets aux pays de s'unir aux questions des technologies notamment la voiture électrique pour laquelle vous mais on apprend que le conseil d'état donne neuf mois à l'état pour prendre toute mesure pour le climat je m'explique le conseil d'état il a été saisi par une commune la commune de grande synthe qui redoute d'être submergés par la montée des eaux et le conseil d'état donne raison en tant d'inquiétude de grande synthe et donne donc neuf mois à l'état pour prendre je le cite toute mesure pour le climat est ce que ça veut dire que le salut viendra peut-être de décision au fond de justice non va ça veut dire que c'est c'est navrant d'en arriver là de faire feu de tout bois moi je vous dit si tu y es que ma fondation à 30 ans je me pose la question pourquoi faut-il 30 ans pour essayer de convaincre l'humanité de se sauver elle-même et encore je suis arrivé en cours d'autres avant moi évidemment avait de la lucidité donc c'est terrible d'en être là c'est terrible d'être obligés d'assigner son propre état alors après il faut utiliser le droit bien entendu c'est une injonction agir l'état devrait plutôt comment dire se sentir voilà mandaté par lé par les citoyennes et citoyens vous savez je prends ça avec beaucoup de précaution mais si un tel cycle de défiance que l'on a vu notamment dernières élections qui est ainsi que le très dangereux entre les citoyens les électeurs les électrices et les politiques c'est parce qu'il ya un gap entre les promesses les intentions et la réalisation alors est ce que ça veut dire que les politiques ne pensent qu'à leur réélection franchement je tomberai pas dans cette caricature ça veut dire qu'il ya quelque chose qui fonctionne plus dans notre démocratie il ya parce que on a évidemment une une dure réalité à étreindre un changement radical opérait mais ça ne peut se faire que dans le consentement dans la compréhension et donc il faut absolument et c'est l intérêt d'ailleurs la convention citoyenne qu'il faut à mon avis reproduire à grande échelle il faut d'un côté que les les politiques s'inspire de la volonté la créativité de la société civile mais dans l'autre sens il faut que les citoyens s'associer à la complexité de la décision politique parce que je prends un petit exemple que vous évoquiez à l'instant en disant qu'on allait en parler tout à l'heure mais la politique c'est selarl choix ou la discipline de prendre la moins mauvaise décision il n'y a pas de décision parfaite la voiture électrique n'est pas la panacée les éoliennes c'est pas la panacée l'économie sociale et solidaire c'est bien star mais il faut faire il faut prendre il faut faire des choix on peut pas additionner les refus et on est dans un monde qui parfois a aucun dire que qu alice tous les refus et donc qui entravent aussi l'action politique mais en même temps il faut pour tenir ses intentions et notamment les objectifs qu'un pays se fait il ya une obligation de moyens et une obligation de méthode est ce qu'on ne sait plus faire dans nos pays c'est programmé la mutation on doit opérer la mue d'un système périmé mais on s'en donne ni les moyens ni la méthode est la méthode est très important si on change l'industrie automobile pour prendre un secteur mais vous n'arrivez pas à beau matin chez renault en dix ans les mecs à lait la filière des moteurs thermiques tout le monde rentre chez soi ça ce programme la formation la reconversion ça ce programme et sa cèdent et sa scène quoi qu'il en coûte quoi qu'il en coûte pas employer un mot à la mode on a fait du quoi qu'il en coûte orient des raisons de mon point de vue dans la crise sanitaire mais par rapport à la crise écologique tout ce qu'on investit va nous épargner tellement d'externalités négatives et de souffrance humaine il faut à mon avis ouvrir en grand les vannes pas pour dépenser mais pour investir il ya plein de choses dans tout ce que vous avez dit nicolas hulot je voudrais revenir sur plusieurs l'abstention la convention climat la convention climat vous dit au fond ça c'est une des réponses mais est ce que le fait de reconnaître que ce ne sont pas les élus qui changeront les choses et qui vaut mieux aller tirer au sort un certain nombre de citoyens est-ce que c'est pas donner raison à ceux qui s'abstiennent et qui disent finalement les mêmes certains jeunes il faut pas enlever les prérogatives et les lieux on a une démocratie avec eux ses faiblesses foule à revitaliser un tout petit peu mais encore une fois dans une société très réactive on fera pas le changement cl si les citoyennes et citoyens n'en comprennent pas l'utilité ce qui était intéressant je dis pas que ça vous êtes un format reproduit en permanence à tous les échelles et pour toutes les décisions c'est qu'il citoyens sont arrivés sans préjugés ou même parfois eu des préjugés en dix ans les écolos nous en sommes confrontés à une réalité confronté à une vie rizzoli travail et les indices us sont perçus qui avait pas de choix est donc ce travail pourrait être à mon avis réalise en permanence au conseil économique et social et environnemental en associant les experts les corps intermédiaires les citoyens n'ont pas encore une fois pour déposséder les sénateurs les députés et encore moins le gouvernement leur priorité pour les associer et c'est ce que j'appelle de la démocratie participative inclusive et ça fonctionne bien ça fonctionne bien et je pense aussi que les suisses le fond mon avis d'une manière assez efficace on devrait assez régulièrement consulté associer les citoyens dans des procédures de consultation au changement s'il ya un moment il faut avancer et à un moment faut faire des choix on vous sent en permanence sur le fil sur le fil d'une vous disiez tout à l'heure je suis à la fois optimiste parfois est pessimiste parfois vous êtes toujours sur ce fil extrêmement fragile où j'essaie de pas basculer vers vers la résignation et le désespoir parce que de temps en temps la tentation franchement elle est là parce que vous vous dites mais que dan et précieuse que de moyens gâcher que d'intelligence gars c'est que que d'énergie dépensée pour des choses futiles des fausses polémiques que d'agressivité que de violences parce que quelque part aussi ce sujet-là devrait être une magnifique occasion nous retrouver parce que c'est la famille humaine qui est confrontée à son destin nous serons tous gagnants ou ne serons tous perdants et le peu le plus le plus désespérant c'est que nous avons tous les outils pour faire un saut qualitatif ce qui fait défaut c'est une volonté une intelligence collective pour ça que oui j'ai des moments où je me dis allez laissons tomber mais on n'a pas le droit d'en d'autres périodes des femmes et des hommes avec les nécessités de courage beaucoup plus importantes ont su ne pas déposer les armes vous savez bien qu'une des questions qui se posent quand on vous a entendu dans ce moment sincère de désespérance décidé de quitter le ministère de l'écologie est ce que le courage n'aurait pas été d'essayer de rester j'imagine que cette question vous voulez créer mille fois depuis et déjà avant le 20 je vais pas dire que le courage lui quand je suis rentré au gouvernement mais ça faisait pas partie de mon adn et ça ne participe pas de mes ambitions et mes désirs profonds d'être au gouvernement je les fais parce que mon combat existe d'utiliser tous les moyens par moments j'étais à l'extérieur quand j'ai travaillé avec françois hollande pour préparer la com 21 j'avais un pied dedans un pied dehors et là parce que je pensais que certaines conditions étaient réunies après une discussion avec emmanuel macron j'ai tenté cette expérience non si j'étais resté ce n'était pas du courage et de la résignation parce que là je rentrais dans une forme de mystification donne un sentiment que j'avais les moyens je n'étais pas rentré pour obtenir quelques petites victoires j'étais pas rentrer et non plus en imaginant qu'en quelques mois j'allais opérer la mue de ce système était rentré quand manière pour commencer à cordonner une transition écologique et solidaire irréversible et à l'instant à l'instant et moi seul le sait où j'ai eu la confirmation absolue que je n'aurais jamais ses moyens de coordination la responsabilité c'était de quitter le gouvernement et je les fais non pas sur un coup de tête contrairement à ce que certains ont pu le croire je les fais parce que j'en avais la confiance je m'étais donné le temps pour voir si effectivement on allait pouvoir harmoniser une transition qui est une transition de société et que je me retrouvais à organiser seul parfois dans un sens contraire de mes collègues et j'avais bien dit emmanuel macron quand il m'a engagé au gouvernement c'est une transition sociétale je vais pas y arriver tout seul et il m'avait dit matignon l'elysée on sera là pour coordonner pour faire en sorte que la feuille de route de sa commune et après on a été rattrapé par un certain nombre d'habitudes exigences contradictoires d'injonction contradictoire est en réalité très rapidement je me suis retrouvé contre le miso l'agriculture contre ceux ci contre cela et puis avec des approches et des moyens ce n'était pas ce que j'espérais quand je voulais que le fruit de la taxe carbone soit partiellement ou totalement affecté à la transition écologique mais que ce soit avec ce qu'on appelle un coussin social pour me mettre personne dans une impasse c'était un point évidemment de divergences et sur lequel j'ai pris mes responsabilités quand vous dites est sa seule mois le sait c'est qu'il ya eu un moment un déclic une fracture non vous savez c'était très comment dire paradoxal il y avait une relation cordiale je me suis jamais engueulé avec edouard philippe avec emmanuel macron on peut avoir des discussions parfois un peu tendu parce que l'exercice du pouvoir est fatigant mais il y avait deux j'avais une bonne raison les rejette toujours de bonnes relations je suis pas fâché je suis triste qu'on soit pas compris qu'on n'a pas pu additionnés pour soi pas coordonner parce que et qu'on n'ait pas saisi aussi des opportunités économiques et industriels quand j'ai lancé mon plan hydrogène pardon dire mais quelques minutes après bercy a dit le budget n'est que nicolas hulot a mis pour son plan hydrogène n'a pas été voté donc il est retoquée je vois maintenant deux ans après ça y est tout le monde par l'hydrogène mais j'étais en permanence en confrontation d'abord je devais convaincre à l'extérieur mais je devais surtout en permanence convaincre à l'intérieur vous continuer à agir vous êtes toujours président d'honneur de votre fondation vous il y avait aussi un think tank vous travaillez aussi avec laurent berger de la cfdt est-ce que sur tous ces points vous continuer à appeler emmanuel macron de temps en temps est ce que cette conversation se poursuit alors cette épisodique par sms une quelquefois par que de téléphone je vous le dis on n'est pas fâchés on sait pas compris on n'a pas la même lecture on n'a pas la même analyse les causes cancans je j'ai expliqué au président au gouvernement que quand on signe un traité de libre-échange et qu'on expose par exemple nos agriculteurs à l'importation de denrées de produits qui n'ont pas les mêmes exigences sociales et environnementales et que c'était totalement incohérent aberrant on se comprenait pas quand je me suis opposé au c'est à quand je me suis opposé au taffetas au traité n'a de du mercosur donc on n'avait pas la même grille de lecture mais doit-on pour autant des ennemis d'abord moi vous savez dans ce monde divisé je respecte les femmes et les hommes autant que faire se peut pas ce que je vois ce pays se brise et je vois les clivages se poser je sais que la condition la condition si on veut encore une fois affronter cette réalité c'est un minimum d'unité l'unité ça veut pas dire que ont fait disparaître la diversité au contraire cette diversité elle doit être féconde le débat doit être fécond mais le débat doit s'organiser sur les choses essentielles est prioritaire et pas sur des choses futiles dit je vois ce pays ce se brise et on ne peut pas ne pas penser à cette phrase qui est revenu régulièrement dans le débat politique ces derniers temps qui est la question d'une menace de guerre civile qui est notamment agité par une partie de l'extrême droite par les anciens me taire quand vous entendez ça vous qui justement voulait être un homme de réconciliation est ce que je dis je suis cette fracture existe la volonté est ce qu'elle est si sûr jouer je veux dire je pense qu'on ne sommes pas dans une tour d'ivoire la violence des mots peut précéder la violence des actes la sphère numérique moi je constate aujourd'hui je me suis toujours interrogé sur les vertus de la connexion du monde par internet j'ai le triste constat de voir que pour finir la violence et la haine se propage plus vite que l'amour et la bienveillance le monde et agressif le monde est violent et cette violence me fait peur elle me fait peur tout simplement parce que c'est pas elle c'est pas elle qui va résoudre et qui va nous mettre dans une situation apaisée documenté exigeante et conciliant pour organiser la transformation on a tous les outils on a tous les outils sais c'est pas difficile d'intelligence que nous avons c'est un difficile conscience c'est simplement qu'il faut il faut destinée fléché faire converger notre énergie notre science notre recherche notre économie du côté de la solution et non pas s'entêter du côté du port de penser collectif plus qu individu à voir à lire tout à l'heure je ne joue que collectif parce que je ne crois qu'à la vertu du collectif c'est pour ça que moi je maintenant le même mais ce mois seul moyen modalités d'action c'est cette coalition que nous avons organisée avec la cfdt avec une coalition de ng humanitaire qui s'occupe d'exclusion atd quart monde de la fondation abbé pierre oxfam ce n'est pas dans l'esprit n'ont pas encore une fois d'entraver l'action politique de la nourrir les rapports que l'on porte c'est pas simplement un constat c'est un chemin c'est une feuille de route et et moi je suis programmé pour cela parce que je me dis il faut il faut être utile évidemment de temps en temps quand il ya des excès ou des reculs il faut le dénoncer mais il faut être dans une attitude de coopération mais moi je trouve ça très beau évidemment tout le monde a envie de ça de ce collectif de cette logique d'ensemble qu'on aille tous vers la paix et une meilleure planète mais regardez l'exemple de la taxe carbone vous l'évoquiez tout à l'heure vous imaginez déjà la suite est-ce que vous allez pouvoir faire de ses moyens cette taxe carbone a été à l'origine du mouvement des jeunes alors ça sans doute été simplement l'étincelle mais tout de même collectif la taxe carbone la planète individuel chacun qui avec sa voiture se disent eh ben voilà ça va être temps de centimes de plus par litre ça va être temps de difficultés pour moi et ça va être fin du mois plus difficiles vous avez toujours dit il ne faut pas opposer fin du monde et fin du mois sauf que dans les faits ça a été vécue parce que souffrance individuelle qu'est ce que vous leur dites est ce tout simplement glen encore ce qu'on serve d'exemple le manque parce que effectivement dans la méthode de la progressivité d'abord il faut faire les choses progressivement et deuxièmement il fut identifié ceux qui vont être pénalisés ou pire qui vont être dans une impasse et c'est là qu'il faut encore une fois fléché l'argent parce que l'argent vous aurez vous aurez noté que moi que nécessité parfois fait loi et donc on est sortis de l'orthodoxie économique et financière très brutalement on le fait dans des situations particulières on l'a fait aussi pour sauver le système bancaire en 2008 je pense que pour sauver les conditions d'habitabilité de la planète pour nos enfants on peut le faire et donc il faut faire en sorte que si on augmente pour donner un signal prix pour tendre vers une forme de sobriété mais que ça pénalise un certain nombre de personnes parce que on leur donne pas les moyens soit changer de véhicule soit 10 de leurs bâtiments pour faire en sorte que pour les ménages les plus modestes et aucun reste à charge et c'est pour ça que la fiscalité écologique elles doivent équilibrer entre une fiscalité dissuasive qui doit être progressive et une fiscalité incitative qui doit être rapide et massive et ça c'est une question de méthode parlant justement du rapport que vous avez remis sur l'industrie automobile vous l'avez publié avec laurent maire gilles patron de la cfdt l'objectif que vous fixez c'est que toutes les voitures produites en france soit électrique d'ici à 2035 concrètement on fait comment alors déjà faut il ya un constat c'est que le secteur de l'industrie automobile chez nous tu fais travail après quatre cent mille personnes 800 milles en allemagne c'est un secteur en déclin en l'espace de dix ans on a déjà perdu cent mille emplois si on continue sur la tendance actuelle on va en perdre cent mille autres on peut avoir une des stades désastreuse d industrialisation de ces secteurs dans un horizon assez rapides donc nous on a travaillé sur plusieurs scénarios pour d'abord freiner cette tendance et même après évidemment l'inversé dans la filière des moteurs électriques évidemment il ya une pénalité pour l'emploi parce qu'il faut moins d'emplois pour construire des moteurs électriques que des moteurs thermiques pour compenser cette baisse et même inverser cette tendance que l'on propose d'abord c'est de freiner rapidement la délocalisation mais surtout de créer des conditions de la relocalisation de toute la chaîne de valeur de l'industrie mais il faut comprendre que dans un véhicule qui est vendu en france seulement 30% des composants sont produits en france c'est ce qui d'ailleurs a conduit notamment les entreprises renault aujourd'hui à être en arrêt plusieurs jours parce qu'il manque des composants qui arrive d'asic voilà exactement et c'est vrai que notamment dans les chaînes d'achat aujourd'hui pour des raisons purement économiques on s'approvisionne à l'extérieur donc il faut que l'état utilise les leviers qui là pour que les donneurs d'ordre encore une fois rapidement relocalise toute la chaîne de valeur et les leviers que l'état à d'abord dans les aides que l'état donne aux acteurs économiques il peut y avoir de l'écho et de l'associer aux conditionnalités et notamment effectivement pour relocaliser pour faire en sorte que dans les politiques d'achat les composants viennent de france que quand on donne de l'argent pour acheter des robots que six robots soit plutôt construits en france plutôt que construit à l'étranger utilisez la commande publique 50 % des véhicules vendus sur le marché français sont soit des flottes publiques soient des flottes d'entreprises on peut faire aussi en sorte que le label france soit sortie je n'arrête davantage notamment dans les aides que l'on donne à ceux qui achètent des véhicules si vous achetez un véhicule qui a été 100 % quand enfin tôt on a mis je pas rentrer dans le détail mais avec la cfdt métallurgie une méthode une méthode pour faire en sorte de laisser personne sur le chemin d'un verser 700 dans ce sens que le critère écologique soit au détriment du critère social sans que l'exigence sociale soit au détriment l'impératif écologique cette ces voitures il faudra les recharger il ya quand même aussi derrière une nécessité ça vous ne changez pas le modèle vous vous vous allez déplacer le problème il faudra quand même toujours la produire cette électricité oui alors on change pas on change pas le modèle mais un véhicule électrique sur l'ensemble de sa durée de vie depuis les matériaux qu'il faut extraire pour construire le véhicule jusqu'à sa destruction sa création sur l'ensemble de la chaîne et c'est peu dire on est bien placé à la fondation la fin plusieurs rapports là dessus un véhicule électrique pollue trois fois moins sur l'ensemble qu'un véhicule quand vous dites se ressemblent pour qu'on comprenne bien c'est qu'en effet à la production un véhicule électrique est considéré en réalité comme très polluants notamment en raison du lithium qui a dans les batteries oui alors tout dépend comment on produit le véhicule entretenu avec des énergies renouvelables ce qu'ont les produits avec des énergies thermiques est ce qu'on a produit ses véhicules loin de leur centre de distribution ou proches mais à terre globalement un véhicule ce n'est pas encore une fois la panacée mais un véhicule électrique sur l'ensemble de sa vie a un impact trois fois moins fort aujourd'hui on ne recycle que 40% des batteries à terme on pourra recycler 80% des batteries mais il faut s'organiser la filière là aussi on a laissé les nos amis allemands ils ont huit projets de giga factory nous on en a deux et quand vous construisez une giga factory c'est à dire pour construire des cellules de batterie pour un emploi dans le giga factory vous pouvez en avoir trois à l'extérieur donc c'est toute cette stratégie qu'on est en train de mettre en eux alors après vous allez me dire les véhicules électriques je connais évidemment l'argument en falloir plus de centrales nucléaires donc c'est quelque part un gage qu'on donne un autre et non pas du tout d'abord on peut très bien recharger des véhicules électriques avec les énergies non là ça n'a absolument rien d'incompatible on pourra d'ailleurs à terme utilisé les batteries des véhicules électriques pour stocker dans la journée pour ceux qui n'utilisent pas leur voiture dans la journée pour la nuit reprendre l'énergie renouvelable qui aurait été stockée dans les batteries voiture pour alimenter des foyers donc c'est un changement complet de modèle qui doit être mis en oeuvre et là c'est pareil il faut une stratégie de cohérence bien entendu la production de l'électricité en effet deux points sur lesquels janet qu'on revienne le nucléaire et l'éolien sur le nucléaire fondamentalement aujourd'hui vous ne faites pas partie forcément de ceux qui combattent absolument le nucléaire non je ne serai plus nuancé sa jeu je suis plus nuancé dans dans la rapidité l'exercice moi je pense qu'à terme on doit sortir du nucléaire mais il ya une étape pour en faire la démonstration qu'on est capable c'est 50% et qu'en attendant on doit pas relancer de nouveaux réacteurs parce que je suis convaincu et il ya des exemples sur lequel je mets puis je rappelle quand même que le portugal pendant certains mois et même plusieurs mois d'affilée avec des énergies renouvelables avec encore une fois un mix énergétique d'énergies renouvelables a produit plus de 130 % de son énergie avec des énergies renouvelables pourquoi est ce que le portugal serait capable de le faire et que l'europe avec des réseaux intelligents ne serait pas capable al'inverse on peut vous rétorquer que l'allemagne qui est sortie du nucléaire de manière sans doute un peu trop rapide a été obligé de compenser avec notamment des filiales avaient pas l avaient pas évidemment nous le seul intérêt pour moi du nucléaire c'est que ça va nous permettre une conversion une transition sécurisé en termes d'approvisionnement les énergies renouvelables c'est la seule énergie qui soit vraiment solidaire qui soit accessible à tous et la démonstration a été faite depuis 20 ans que le coût de ces énergies s'est effondré et que leur rendement aujourd'hui une éolienne elle produit dix fois plus d'énergie qu'il ya dix ans et donc c'est l'avenir c'est le sens de l'histoire c'est le sens de l'histoire mais vous vous entendez bien sûr les éoliennes et critiquer le monde de toutes parts elles ont été largement instrumentalisée elles sont parfois fondées fondé c'est à dire moi je prends la peur ou la colère des pêcheurs de saint brieuc je la tourne par dérision je peux je peux la comprendre mais mais il ya un manque d'informations d'abord regardons ce qui s'est passé dans d'autres pays depuis longtemps il ya des champs d'éoliennes offshore il ya eu un impact environnemental provisoire mais après l'écosystème s'est reformé et et ça marche très bien l'énergie du vent l'énergie du soleil les j de la biomasse l'énergie des courants elle nous tend la là vous savez comment des organes offshore les éoliennes dans les paysages français suscite de plus en plus de critiques à la fois locale et politique globalement à la fois marine le pen qui a fait son chemin en battant biarritz entend bien qui dit qui dit qu'il faut lancer quand on a marre que le problème des paysages quand on aura plus que ça à régler ok mais qu'elle sera qu'est ce qu'on fera des centaines de milliers de tonnes de béton qui sont au pied de chaque éolienne mai dernier ceux qui s'opposent à ça ils veulent bien avoir un centre de retraitement des déchets radioactifs qui veulent bien avoir un de pair dans leur territoire si demain on décide que c'est le nucléaire pire à a parlé du pire mais mais comment ça je parle ya pire oui il ya pire il ya toujours moi c'est la moins mauvaise solution voilà et ça veut pas dire que tous les paysages ont été entravées il faut le faire avec intelligence on le faire avec concertation il faut faire aussi avec intérêt pour ceux qui ont ces éoliennes pour ne parler que des éoliennes parce que encore une fois ça doit faire partie d'un mixte mais quand il ya des villages par exemple commenté des coopératives et ça leur permet de bénéficier d'une énergie à bas coûts tout le monde est content donc il ya aussi des tas de réussite mais on peut encore une fois additionné tous les refus salut à faire 500 c'est une vision individualiste corporatistes et moi je veux bien mais quand on parle de l'impact environnemental des éoliennes offshore sur sur l'océan mais qu'en sera-t-il de l'impact environnemental il y avait des chances il bouleversé par ces paysages vierges mais ça veut pas dire qu'on va dégrader tous les paysages mais il ya certains paysages et encore une fois faux-pas mythes et les paysages il ya des endroits on pourra faire des champs d'éoliennes offshore qui seront pas à vue des côtes voilà mais aimer go comprenez on est content la méthanisation on veut pas de panneaux solaires parce que c'est pas beau sur l' architecture ou ce parce que ça empiète sur les terres agricoles or pas d'éoliennes parce que c'est pas beau sur le paysage on veut surtout pas de centrale solaire de centrales nucléaires ce que tout le monde veut bien ça certains veulent bien du nucléaire mais si vous leur proposez mètres des déchets radioactifs dans leur village ou même de construire si demain on relance des repères souvenez vous de créer smallville on aura sa x 100 c'est à dire qu'il y aura une non acceptabilité sociale il ya un moment un autre faut faire un choix voilà mes mais il faut le faire aussi dans la dans la concertation pas n'importe comment moi je crois beaucoup aux énergies renouvelables pourquoi parce que comment dire dans un esprit de solidarité on pourra donner je reprends mon raisonnement regardez depuis la deuxième guerre mondiale quelle a été l'origine avoué ou du simi lui est dissimulée de beaucoup de conflit ou tension mondiale l'approvisionnement énergétique le pétrole le gaz le charbon le vent n'appartient à personne le soleil n'appartient à personne donc une fois que vous avez donné les machines pour capter ces énergies là vous donnez une espèce d'indépendance géopolitique au delà de dépenses énergétiques à tout un chacun et moi c'est pour ça que j'ai une foi absolue dans les énergies renouvelables j'ai suivi leur évolution depuis très longtemps mais surtout et j'en termine gt oui parmi les plus nuancé sur le nucléaire mais ce que j'ai observé quand j'étais ministre c'est qu'on maîtrise ni les coups ni la technologie quand il ya un dysfonctionnement mois une société qui ne maîtrise pas une technologie elle me fait peur quand on voit que à fukushima on utilise encore des centaines de milliers de mètres cubes d'eau de mer que l'on reverse l'océan pour étreindre et un d'un réacteur qu'on n'arrive pas à contraindre que a tchernobyl on continue à faire sarcophage sur sarcophage mois voilà une société qui a une société doit prendre des risques mais si on n'est pas capable à un moment ou un autre de contenir les conséquences d'une erreur et bien c'est pas me semble-t-il l'idée je me fais d'une civilisation maîtrise pas non vous reconnaissez aujourd'hui qu'on ne maîtrise pas quand je devrais des constantes quand je demandais dit mois le volume de déchets quand on veut démanteler une centrale combien de temps ça prend combien d'emplois combien coûte la nouvelle paire mais j'avais des chiffres les plus confus qu'ils soient ou pas de réponse nicolas les lots finalement est-ce que l'écologie ne pâtit pas des écologistes si on dit ça c'est un peu injuste parce que on peut toujours reprocher la méthode les moyens enfin si on les avait écoutés depuis longtemps plutôt que de se moquer sans arguments autres arguments on n'en serait pas là et pardon de dire mais si jamais je devais ce qui n'est pas mon rôle est ma responsabilité mais comment dire donner des responsabilités moi la question c'est comment se fait-il que les grandes formations politiques est toujours un tel mépris une telle distance sur un sujet qui conditionne tous quelle importance à nos yeux ça vous a pas étonnés quand même que le soir des élections régionales aucun femme ou homme politique n'ait réagi sur le rapport du giec qu'est ce qu'ils proposent au delà de critiquer les écologistes mais qu'est ce qu'ils proposent qu'est ce qu'ils mettent dans la corbeille quelle vision quel modèle quels enseignements et donc franchement soit si c'était un petit sujet idéologique je peux comprendre enfin le rapport du jet devrait comment dire mobiliser prioritairement quasi exclusivement les esprits mais les femmes et d implanter partis politiques europe ecologie les verts n'a pas voulu garder cette prérogative et en a exclu les autres non ils l'ont fait aussi par défaut par défaut aujourd'hui on devrait plus avoir besoin d'un parti écologique quelque part c'est ça qui est une aberration la même manière qu'on devrait plus avoir besoin d'un ministre de l'écologie c'est là que ça fonctionne pas les choses devraient être imprimés à matignon et à l'elysée et à bercy et tant qu'on aura ce système de gouvernance avec un ministre de l'écologie qui se bat contre des vents contraires des autres politiques publiques on sera dans une forme de mystification mais est ce que l inverse et c'est peut être un cercle vicieux mais est ce que l inverse le fait que europe écologie les verts veuille absolument ancrée l'écologie dans un clivage que vous justement vous disiez à l'instant que ce n'était pas un clivage dans un clivage avec des idéologies avec d'autres problématiques qui sont pas forcément directement liés à l'écologie est ce que c'est parce qu'ils poussent à une sorte de plafond vert pour citer pour citer olivier faur écoutez moi j'ai pas envie de critiquer qui ce choix le manque en forme je suis gré aux écolos associative de terrain y compris politiques eux d'avoir tiré la sonnette d'alarmé même si on est c'est ça n'a pas remporté le succès et la mobilisation mon griefs et je le dis sans de l'animosité il est aux grandes formations politiques qui sont inconséquente sur ce sujet là qu'ils ont été hier est ce que je leur demande aujourd'hui c'est pas de faire un acte de contrition ne pas être dans la repentance c'est de dire dont acte ok la réalité elle est là on retrousse les manches on met les idéologies de côté on met nos nos petits préjugés on les met de côté et on se met au boulot vous n'avez pas envie de rentrer dans la tambouille politique vous vous y êtes en quelque sorte on peut le dire un peu brûlé les ailes non mais c'est même pas grave c'est que ça m'intéresse pas je vous a intéressé un moment par dont nicolas hulot mais vous aviez été vous même aujourd'hui on est à l'intérieur c'était c'était un moyen pour moi essayer de provoquer un sursaut de réunion c'est pas du tout par ambition personnelle je respecte cette ambition heureusement qu'elle est gens qui ont envie d'y aller lorsque vous culpabiliser quelque chose que je ne vous ai pas du tout dit ça je ne devais pas du tout 10 à nicolas hulot je disais simplement qu'en effet ça a été l'un des moyens à un moment vous aviez d'ailleurs vous même pensé qu'il fallait en passer par la présidentielle vous aviez été candidat à ces primaires que l'on voit ressuscité à nouveau en europe ecologie les verts aujourd'hui avec un certain nombre de candidats qui ceux qui se proposent aujourd'hui vous même vous vous êtes fait battre au moment des primaires par eva joly qui a fini avec 2% est ce que est ce que votre exemple celui justement d'un constat d'une forme d'impuissance à faire de l'écologie dans ce cadre là n'aurait pas dû stopper net ce système qui continue finalement bon an mal an a échoué jeu je reconnais je sais plus par quel bout on doit prendre les choses voilà ce qui est ce qui est clair c'est que l'enjeu écologique au sens scientifique du terme il peut pas être comment dire nous conditionner un substrat purement idéologique et politique il faut le sortir de ce substrat l'âge est encore une fois pour moi aujourd'hui c'est une question scientifique ce qu'ils sont en train de tuer l'écologie attendez on a bon dos corps une fois de le remettre sur les épaules l'échec de 2,2 de la prise en compte des enjeux écologiques et au moins ils ont été au front ayant été alors est-ce qu'ils ont été maladroits est-ce qu'ils ont pas su se mettre du point de vue de celles et ceux auxquels ils s'adressent oui c'était un reportage franchement l'histoire tous les jours donne raison à l'écologie donne raison à ces lanceurs d'alert donne raison parce que l'écologie aussi c'est tout le tissu associatif qu'on ne reconnaît pas suffisamment ses millions de bénévoles sur le sur le terrain et très sincèrement moi mon mec me griefs ils sont plus sur le reste de la société qui a tourné tout ça en dérision encore aujourd'hui encore aujourd'hui toute amitié enfin tout tout respect que j'ai pour le président quand il a traité les écologistes damisch jeu je pense que c'est très injuste c'est très injuste de caricaturer c'est un aveu de manque d'arguments enfin voila mais c'est surtout inutile quoi voilà les jeunes qui ne se sont pas mobilisés pour les élections 87 % d'abstention chez les 18 24 ans ces jeunes là on les voit souvent dans les manifestations pour le climat justement on a le sentiment peut-être est une illusion mais que les jeunes ils sont mobilisés pour la planète pour l'est et pour autant ils ne vont pas voter qu'est-ce que vous pouvez leur dire d'abord ce que je veux dire c'est que ça y est une jolie phrase de victor hugo il disait le progrès c'est la révolution faite à l'amiable et moi j'observe les la mobilisation d'une partie de la jeunesse qui se fait je trouve d'une manière assez bienveillante à l'amiable mais attention attention parce que c'est eux qui vont être aux premiers feront des conséquences de la crise écologique les changements climatiques et qui vont subir des déchets qui dont ils ne seront pas responsables et donc là il nous donne ne donne aux adultes aux gouvernants une injonction agir et il va falloir un moment un autre quand même leur répondre à la hauteur des dangers des menaces qui qui qui pèsent sur ces entrefaits même si ben non moi je suis un pacifique mais mais je sais bien qu'à un moment ou un autre comment dire la non réponse est une forme de violence une forme d'agression voilà quand on lit à une l'entêtement savez l'entêtement d'un modèle qui détruit qui piquent qu'ils consentent c'est une forme de fanatisme et un fanatisme et en réveiller un autre donc je vois là ça m'a alors après vous êtes inquiète cela mais oui évidemment enfin vous imaginer quoi vous redoutez quoi mais c'est à dire qu'à un moment quand il va y avoir les phénomènes parfaitement expliquée et modélisé par le giec quand on voit l'état de fébrilité par rapport à une migration qui reste quand même tout à fait maîtrisable quand tu es dizaines de millions voire même des centaines de millions de personnes parce qu'ils n'auront plus accès à des biens vitaux vont quitter leur territoire ou tout simplement à cause de la submersion ou de la répétition des événements climatiques vous imaginez des relations apaisées quand sur des denrées vitales il va y avoir un point de tension quand je disais que vous redoutez une révolte je redoute comme beaucoup un vortex bien entendu qu'à un moment ou un autre la violence n'ont pas il y a les invisibles les discrets il y avoue qu' à linverse est reconnue avait cette popularité une popularité inouïe qui ne désemplit pas vous restez aujourd'hui d'après la dernière étude et lab la deuxième personnalité politique préférée des français est ce que vous êtes fier de cela ou est-ce que vous êtes encombré de cela qu'allez-vous en faire non j'en retire pas de fierté jeu comment dire je m'appuie sur cela pour justement continuer à mobiliser rassembler ça vous donne évidemment un potentiel en même temps c'est pas encombrer c'est que il ya une jolie phrase la littérature française madame de staël qui dit avoir l'air intelligent c'est une promesse dur à tenir à l'air sympathique c'est une promesse de radiation n'a pas envie de décevoir non pas pour plaire mais bon pour pas se tromper bien entendu ce que parfois ça vous apparaît comme un fardeau oui messieurs on a eu un peu ce sentiment louis cette nuit oui je suis pas si solide que ça se combat abîme la lucidité elle est éprouvante moi je regrette les années où souayah de légèreté et d'insouciance et j'ai peur j'ai au fond de moi même j'ai peur parce que je vois toutes les crises coagulé et j'ai peur pour nos enfants et c'est pas c'est pas un vain mot oui je me poserai plus de question aujourd'hui avant de décider de faire des enfants que je n'en supposé yeves vous dites ça aujourd'hui vous si c'était aujourd'hui que vous deviez avoir vos enfants vous pouvez toujours dire mais le fossé c'est la raison d'être d'une femme et d'un homme mais je je je comprends que mes jeunes doute j'ai des tas de jeunes qui viennent vers moi qui me disent est ce qu'on doit faire des enfants qu'est-ce que vous l'aurez sur des nausées c'était quelques jours de répondre je sais plus quoi locaux leur réponse et c'est terrible mais je le redis c'est un acte d'espoir donc allez-y à l'isi mais en même temps je sens bien le rapport du giec je comprend qui veut qu'il fasse poser la question il dit que c'est les enfants qui naissent aujourd'hui qui dans 30 ans se rendant dans le chaos et est ce que chaque enfant qui ne peut pas être justement l'espoir l'humanité il faut le changer ça d'agen nous les agenda dicté à nous les adultes de faire en sorte ce que nous dit la science dans la date est maintenant que chaque choix sac engagement soit du côté de la solution et pas du côté du problème les 30 ans de votre fondation comment est ce que vous voyez le bilan aujourd'hui on peut voir le verre à moitié vide on était plein on peut se dire que pour finir on n'a servi à rien puisque en réalité on ne s'est pas mis en situation de contrer et d'enrayer la crise écologique l'autre côté si on veut être honnête et notamment vis-à-vis de ceux et celles et ceux qui ont oeuvré et qui oeuvrent que ce soit les permanents de la fondation où toute cette communauté cette galaxie de femmes d'hommes d'experts de scientifiques qui nous ont rejoints on a très clairement participé avec d'autres à la première étape la prise de conscience on a aussi participé à l'élaboration d'un certain nombre de politiques publiques donc on a joué un rôle mais la question tant pour nous que pour les politiques ce n'est pas de savoir ce qu'on a fait c est ce qu on a fait suffisamment pour éviter de se retrouver dans le scénario qui nous pend au bout du nez vous évoquez a un sens et ses cassettes ses vieilles cassettes vidéos qui sont la base sur l'étagère qui sont l'intégrale ou une partie en tout cas de vos émissions d'ushuaïa on sent une petite forme de nostalgie au moins pour cette période pour le plaisir que vous y avez pris on ressent aucune nostalgie pour la politique ça j'ai pas l'impression de me tromper y a pas de nostalgie il n'y a pas de mélancolie chez vous non mais pas trop mais mais mais encore une fois n'y a pas de regrets il n'y a pas de regrets d'abord on apprend dans toute expérience ça m'a permis de voir aussi le fonctionnement la démocratie avec ses vertus ses faiblesses celui-ci les taquets oui c'est du passé ça c'est clair d'abord parce que je ne m'en sens plus ni l'énergie ni la force voilà je dis les choses telles qu'elles sont je je je constate qu'il ya des femmes et des hommes qui sont prêts à menditte mad hatter suprême récupérer le pays dans moins d'un an dans dans l'état dans lequel il est dans une avec une europe qui manque aussi de d'unités il faut avoir soi l'esprit sacrificielle soit une une force intérieure magnifique voilà non moins on est triste pardon de ne pas avoir cette femme vous savez je veux pas du tout me plaindre ici parce que ma vie aussi a été fait et les tours faite de moments merveilleux mais mon combat il m'a usée et le fait de bouts de 30 ans d'être là pour essayer toujours de mobiliser de proposer des moments où notre énergie c'est peut-être une des seules qui peut être pas aussi renouvelables que cela vous avez dit je n'ai pas de regrets qu'est-ce qui aujourd'hui reste le moteur si vous aviez une action à mener j'ai pas les pâtures moi la seule chose qui m'intéresse c'est de rassembler cette humanité dont on parlait tout à l'heure c'est à dire la valoriser la mettre en lumière que moi je suis l'autre jour je suis pas je vais à pipriac en ille et vilaine dans un peu village qui a mis en place une expérimentation qui s'appelle territoire zéro chômeur empreint de bon sens empruntent d'intelligence collective au delà des clivages politiques il ya plus à chômeurs longue durée tous ont retrouvé un emploi une dignité j'ai été dans une initiative à côté de toulouse dans une une initiative qui s'appelle le réseau être ont fait de la réinsertion de jeunes à travers les métiers de l'écologie 95 % de réussite quand je vois voilà ce monde qui craie c'est ça qui me motive et moi j'ai envie de ces femmes et ces hommes ces agriculteurs qui attendent même pas que le glyphosate soit interdite pour produire 100 glyphosate sans intrants qui ont des bons rendements agricoles qui ont retrouvé une forme de sérénité parce que les conjoints ou les conjointes n'ont pas peur de voir leurs maris utiliser des produits chimiques ça marche dans certains pays donc moi maintenant je suis tourné du côté de la solution pour avec la petite notoriété que j'ai valorisé à portée de la reconnaissance d'autres hockey trop côté avec ma fondation de ceux qui agissent et pas de ceux qui ferment les yeux merci nicolas hulot d'avoir accepté cette invitation cette émission comme toutes les autres elle est à retrouver en replay sur notre nouvelle plate-forme rmc/bfm plaît