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Conférence de presseC dans l'air (sur YouTube)· 4 septembre 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleBudget & impôts

Macron : et maintenant, la gauche ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse partielle

    E.Macron est-il vraiment sur le point d'accepter un changement de cap, notamment économique?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    La gauche se remet à y croire. Est-ce au tour de la gauche?

  • 2:30RelanceRéponse directe

    F.Bayrou: Ne faisons pas de mystère. O.Faure pense qu'il peut être nommé Premier ministre. Est-ce cohérent?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    O.Faure: Si l'un d'entre vous a son téléphone qui sonne et que c'est le président, on décroche. C'est sérieux?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    D.de Villepin: Il faut commencer par le bloc arrivé en tête aux dernières élections. Pourquoi?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    A.de Montchalin: Le déficit sera toujours là. Comment éviter le blocage?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30F.BayrouFait
    « Ne faisons pas de mystère. O.Faure pense qu'il peut être nommé Premier ministre. Il l'a dit, tout le monde le dit. »
  • 3:30O.FaurePromesse
    « Si l'un d'entre vous a son téléphone qui sonne et que c'est le président de la République, on décroche. S'il propose d'être Premier ministre, on répond oui. »
  • 5:30A.de MontchalinFait
    « Je suis convaincue que les hommes et les femmes que j'ai vus trouver un compromis en février peuvent de nouveau trouver un compromis. »
  • 6:30B.RetailleauFait
    « Rejoindre les incendiaires qui voudraient précisément allumer cette mèche de l'explosion budgétaire et financière, ce n'est pas nous. »
  • 8:30C.BarbierFait
    « Le déjeuner du socle commun autour d'E.Macron pour essayer de sauver un vote de confiance le 8, c'est du théâtre. Ils savent que ce vote de confiance est perdu. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

E.Macron est-il vraiment sur le point d'accepter un changement de cap, notamment économique? En attendant, il sonne la mobilisation générale derrière F.Bayrou. *-Dans Cette série politique à haut suspense, les socialistes ont aussi leur rôle à jouer. *-Des socialistes clairement candidats pour Matignon et surtout hostiles à toute nouvelle dissolution. *-La gauche se remet à y croire. - Est-ce au tour de la gauche?

Si F.Bayrou ne s'avoue pas vaincu, il a bien un avis quand même sur un potentiel successeur. - F.Bayrou: Ne faisons pas de mystère.

O.Faure pense qu'il peut être nommé Premier ministre. Il l'a dit, tout le monde le dit.

Est-ce qu'il est logique, cohérent de dire "je vais abattre votre gouvernement et après, vous me soutiendrez"? Je ne suis pas sûr que ça marche. - Le patron des socialistes n'a pas de doute: le gouvernement va tomber lundi.

Alors, il faut battre le fer tant qu'il est chaud. - O.Faure: Qui que ce soit qui partage notre projet sera le bienvenu.

C'est ce que j'ai dit à tous mes camarades. Si l'un d'entre vous a son téléphone qui sonne et que c'est le président de la République, on décroche. S'il propose d'être Premier ministre, on répond oui. - La gauche peut compter sur un soutien inattendu. - D.de Villepin: Il faut commencer par le bloc arrivé en tête aux dernières élections, un bloc de gauche.

Sollicitons les personnalités qui peuvent constituer ce gouvernement. - Le prochain locataire de Matignon sera-t-il issu des rangs du PS? En coulisses, hier, le président a convié les chefs de la coalition gouvernementale à un déjeuner à l'Elysée.

Au menu: apprendre à travailler avec les socialistes. Ce matin, à l'heure où les ministres se réunissent peut-être pour la dernière fois, certains tendent déjà la main à la gauche. - A.de Montchalin: Je suis convaincue que les hommes et les femmes que j'ai vus trouver un compromis en février peuvent de nouveau trouver un compromis.

Ca dépend d'une chose: est-ce qu'on travaille pour les Français? Est-ce qu'on leur donne de la stabilité? Ou est-ce qu'on s'occupe des logiques partisanes qui vont nous bloquer, bloquer la vie des Français et ne nous amener nulle part?

Le déficit sera toujours là. - Se rapprocher de la gauche sans se fâcher avec la droite. Le gouvernement tente le coup, en proposant la baisse de l'aide médicale d'Etat pour les personnes étrangères en situation irrégulière.

Mais pour l'ancien président, les jeux sont faits. "Le vote de confiance était un suicide politique." Une seule solution désormais: la dissolution. ...

Même diagnostic, même réclamation du RN, opposé bien sûr au scénario socialiste. - J.-P.Tanguy: J'ai du respect pour l'engagement politique.

Je pense aux militants sincères qui ont cru que les socialistes ne seraient plus des "sociaux traîtres". Ils retournent à la niche avec E.Macron.

Il vient du PS. - Une équation politique plus difficile encore à résoudre lorsque les indicateurs économiques sont au rouge et les solutions proposées à droite et à gauche sont très différentes. - B.Retailleau: Rejoindre les incendiaires qui voudraient précisément allumer cette mèche de l'explosion budgétaire et financière, ce n'est pas nous. - Quand les tensions politiques aggravent encore un peu plus la situation budgétaire...

Le taux de la dette française, c'est-à-dire le montant auquel l'Etat emprunte de l'argent, est au plus haut depuis 15 ans. - C.Roux: Je pense que les gens qui nous regardent ce soir ont besoin d'être éclairés sur ce qui se passe.

Quand F.Bayrou donne le sentiment d'être prêt à négocier, quand il parle de l'AME, qu'il donne le sentiment de s'adresser à la droite, quand il dit qu'il est prêt à revenir sur les jours fériés...

Est-ce que c'est du théâtre? Il y a encore quelque chose à négocier ou on est déjà dans l'après? - C.Barbier: Il y a beaucoup de faux-semblants.

Le déjeuner du socle commun autour d'E.Macron pour essayer de sauver un vote de confiance le 8, c'est du théâtre. Ils savent que ce vote de confiance est perdu.

C'est déjà la suite que l'on prépare à l'Elysée. Bayrou va tomber. Il faut trouver quelqu'un qui puisse s'appuyer non pas sur une majorité, il n'y en aura pas, mais sur une absence de majorité contre lui en étant toléré par LR, par le PS et en essayant d'avancer.

On cherche des profils à la B.Cazeneuve. Bayrou est dans une autre stratégie.

Sa chance, c'est de ne pas aller au vote de confiance. S'il y va, il perd. Sa seule solution, c'est de dire: "Vous ne voulez pas répondre à la question que je vous pose.

Je vous pose la question du diagnostic." Vous renversez ce vote et vous me piégez, alors j'annule. En revanche, mon budget est remis à plat et on commence de vraies négociations." - C.Roux: C'est encore jouable? - C.Barbier: C'est périlleux.

Si je suis capable de vous le décrire, c'est que c'est 2 grosses ficelles. - D.Seux: Au risque du ridicule... - C.Barbier: Et ce après avoir mis la France en émoi.

Le 8 septembre se joue un moment décisif. Quel Premier ministre crédible sera-t-il quand il arrivera et qu'il devra affronter une motion de censure déposée par LFI? Ce ne sera pas simple.

Faire un saut périlleux arrière après avoir tenté un saut de l'ange dans le vide, ce n'est pas gagné. - C.Roux: Au nom de la stabilité, au nom de la discussion que nous avions au début de l'émission... - C.Barbier: Et peut-être au nom des nouvelles ambitions d'O.Faure et du PS.

Gouverner? Pourquoi pas. On peut être qu'il y a une marge de manoeuvre machiavélique, mais qui me semble relever de l'acrobatie. - C.Roux: Il y avait idée de dire "on a un projet de budget, on est une gauche raisonnable et on est prêts à gouverner".

Est-ce qu'on est dans le retour du feuilleton L.Castets? C'est plus avancé que ça?

On entend D.de Villepin dire qu'il faut appeler un gouvernement de gauche. - S.Quéméner: Je pense que c'est moins avancé que ça ne l'était au printemps...

Pardon, à l'été 2024. Le gouvernement actuel, en préparant la suite, ce que fait E.Macron...

Qu'est-ce qu'il veut, E.Macron? Il veut que le socle central tienne.

Il y a 210 députés du socle commun. Combien seront-ils à voter vraiment la confiance à F.Bayrou lundi soir?

S'ils sont un peu moins nombreux, ça veut dire que le socle vacille. E.Macron veut nommer un prochain Premier ministre qui soit un équivalent de M.Bernier ou de F.Bayrou, quelqu'un qui poursuive sa politique en s'appuyant sur un tout petit groupe à l'Assemblée mais qui ait quand même le bloc le plus important s'il est réuni.

Est-ce qu'il aura tous les Horizons? Est-ce qu'il aura tous les Renaissance? - C.Roux: C'est pour ça qu'il appelle à la mobilisation générale?

Ce n'est pas juste pour sauver F.Bayrou? - S.Quéméner: C'est pour essayer...

Il va y avoir déjà une déconfiture lundi soir, mais c'est pour éviter que ça devienne une très grave déconfiture politique si on est à 185 voix simplement pour F.Bayrou. - C.Roux: Qu'est-ce que ça changerait, 185 voix autour de F.Bayrou? - S.Quéméner: On est en train de dire que le soutien n'est plus acquis de l'ensemble du socle commun.

On refait des comptes à l'Assemblée. Est-ce qu'il pourrait y avoir une majorité alternative? Pour l'instant, elle n'existe pas.

En tout cas, les oppositions commenceraient à se réveiller. Ceux qui voulaient s'en aller sont déjà partis chez E.Ciotti, du côté des LR.

On est dans un moment suspendu, où tout est gazeux, où les députés ne savent plus où ils habitent. Certains disent qu'ils sont déjà en train de se préparer en circonscription et ils s'inquiètent. Ils sont en train de regarder tout ça.