Le RN défend la démocratie pour tout le monde ! - Julien Odoul (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 18 %Attaque 62 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 59 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:19FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous approuvez ou non cette mesure de carence ?
- 2:27OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça, c'est concret ? C'est factuel ? C'est détaillé ?
- 3:57OuverteÉludée
Les Français, j'allais dire les fonctionnaires, abusent des arrêts maladie ?
- 4:10ComplaisanteRéponse partielle
Pourquoi vous vous marrez de l'autre côté ?
- 8:55OuverteÉludée
Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que les fonctionnaires ont un système immunitaire plus faible ?
- 9:53RelanceÉludée
Qui est dur. Il est évident que cette situation ne peut pas perdurer.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:08PrésentateurChiffre
« aujourd'hui, les fonctionnaires sont absents en moyenne 14,5 jours par an, contre 11,6 pour les salariés du privé. »
- 0:15PrésentateurChiffre
« Cet absentéisme a coûté 15 milliards d'euros à l'État en 2022. »
- 1:53InvitéChiffre
« grâce à nos députés, on a pu économiser, du moins pour le moment en tout cas, 5 milliards d'euros de contributions européennes. »
- 2:54InvitéChiffre
« 15 milliards d'euros. Est-ce qu'en instaurant la priorité nationale, est-ce qu'en assurant, encore une fois, que ces prestations sociales reviennent prioritairement aux Français, est-ce qu'on n'économise pas ces 15 milliards ? »
- 12:07PrésentateurChiffre
« En France, pour 1 000 habitants, on a 85 fonctionnaires. En Allemagne, un pays voisin qui s'en sort très bien, pour 1 000 habitants, c'est 56 fonctionnaires. »
- 17:46PrésentateurChiffre
« C'est le Mexique où on travaille le plus, la Corée du Sud, la Grèce, les États-Unis, la France en 2021, qui est devant l'Allemagne. »
- 22:48InvitéChiffre
« le choc fiscal qui est dans ce budget, qui est de l'ordre de 30 milliards d'euros, c'est-à-dire l'équivalent de ce qu'avait fait François Hollande et Jean-Marc Ayrault en 2013 »
- 30:04InvitéFait
« l'extrême-gauche aujourd'hui dans notre pays est le cancer de notre démocratie. C'est le cancer de la paix civile. »
- 30:17InvitéFait
« il serait allé par des méthodes violentes, la contrée, que ce soit par du saccage, que ce soit par des intimidations, que ce soit par de la baston. »
- 34:33InvitéFait
« Dire qu'il comparait au nazisme, il parlait des cheminots, de... »
- 34:56InvitéFait
« M. Portes, franchement, on a envie plutôt de se tenir les côtes quand il parle de nazisme et de fascisme. »
- 35:31InvitéFait
« Il y a aujourd'hui des forces actives pour lutter contre cette liberté d'expression. Oui, elle est menacée. »
- 37:35PrésentateurFait
« Le RN qui est considéré par eux comme les fascistes, jamais ils n'ont demandé que la France insoumise soit interdite. »
- 37:52PrésentateurFait
« C'est du totalitarisme. Mais bien entendu, et ils le justifient sur des pseudo-accusations. »
- 38:07PrésentateurChiffre
« Vous avez 11 millions d'électeurs qui ont voté RN aux dernières législatives au premier tour. »
- 40:27PrésentateurFait
« Quand je dis extrême-gauche, c'est évidemment la France insoumise et tous ceux qui soutiennent la France insoumise, c'est-à-dire Sudrail, la CGT, Jean-Pas et des meilleurs. »
- 41:05PrésentateurFait
« L'extrême-gauche appelait encore il y a quelques jours à l'intifada dans les rues de Paris. »
- 41:24PrésentateurFait
« L'extrême-gauche, dans les universités, empêche tout responsable politique de venir tenir des débats, des conférences, si ce responsable politique n'appartient pas à la France insoumise. »
- 42:45PrésentateurFait
« Que peut négocier le chef de l'État, que peut négocier la France, que peut obtenir notre pays de la part du roi Mohamed VI, à part une réconciliation de façade. »
- 43:30Locuteur 6Fait
« évidemment celui de l'immigration, la lutte contre l'immigration illégale, cheval de bataille de Bruno Rotaillot, le ministre de l'Intérieur qui est également de la visite. »
- 44:50PrésentateurFait
« accusé et surtout reconnu coupable de menaces de mort à l'encontre d'un producteur également il y a un an ou deux. »
- 46:15PrésentateurFait
« l'islamophobie, c'est ce concept inventé par les frères musulmans pour faire croire que la France serait un pays où le racisme est systémique. »
- 46:26PrésentateurFait
« M. Bellatar, c'est cet individu qui après les attentats de Charlie Hebdo avait dit je ne suis pas Charlie, qui après les attentats de Nice avait dit je ne suis pas Nice. »
- 1:03:29PrésentateurFait
« Le 8 octobre, on était bien plus choqués des propos de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise qu'on l'est aujourd'hui. »
- 1:04:03InvitéFait
« Quand on écoute M. Macron, on a l'impression que c'est M. Mélenchon qui a écrit le discours. »
- 1:04:10InvitéFait
« Ce sont les mêmes mots, c'est la même propagande, c'est le même argumentaire du Hamas, du Hezbollah, des Mollahs iraniens. »
- 1:04:20InvitéFait
« On peut se demander jusqu'où vont les influences étrangères au plus haut niveau de l'État français. »
- 1:04:26InvitéFait
« Le refus de participer à la marche contre l'antisémitisme n'a pas été un deal avec le Hezbollah, avec l'Iran, avec le Qatar. »
- 1:10:18InvitéFait
« On a les moyens, mais on n'a pas la volonté. »
- 1:10:21InvitéChiffre
« On est la sixième puissance du monde. »
- 1:15:47PrésentateurFait
« L'état de notre droit n'est manifestement pas adapté à cette guerre totale qu'il faudrait mener contre les trafics de stupéfiants. »
Temps de parole
- Présentateur54 %
- Invité23 %
- Invité 213 %
- ?5 %
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Julien Audoul, regardez, je rappelle à nos téléspectateurs ce que disaient ces dernières heures M. Casbarian dans les colonnes du Figaro, le ministre de la fonction publique. Aujourd'hui, les fonctionnaires sont absents en moyenne 14,5 jours par an, contre 11,6 pour les salariés du privé. Cet absentéisme a coûté 15 milliards d'euros à l'État en 2022. On compare maintenant la fonction publique et le secteur privé, histoire de dire que les fonctionnaires ne travaillent pas assez. C'est quoi ? C'est la façon de présenter les choses pour choquer les gens
? Alors
qu'il y ait un dérapage des arrêts maladie, on est tous d'accord et on le constate. Qu'il y ait un sentiment d'injustice entre le public et le privé vis-à-vis des fonctionnaires, effectivement, on le constate aussi et c'est une réalité. Pour autant,
il
ne faut pas être dupe de la manœuvre.
C
'est un extraordinaire chiffon rouge qu'agite le gouvernement. Et que vous soutenez quand même. Non mais sur le principe, encore une fois, on peut discuter. Sur le principe, on peut discuter et nous ne sommes pas hostiles à revoir les choses. Mais pour autant, un gouvernement qui ne veut pas réduire les déficits publics, un gouvernement qui ne veut pas réaliser d'économie de la dépense publique, et un gouvernement qui ne veut pas mettre fin aux gaspillages qui sont colossaux dans notre pays, de montrer et de pointer du doigt les fonctionnaires comme d'odieux responsables des déficits, comme des boucs émissaires, comme les hommes et les femmes qui sont responsables de dérapages scandaleux.
C'est de l'affichage politique ? Parce
que les fonctionnaires ne sont pas supposés
voter à droite ? Et c'est de la diversion surtout, parce que ce gouvernement, à aucun moment, ne veut réduire la dépense publique. À aucun moment, il ne veut tailler dans les déficits, il ne veut tailler dans les gaspillages. Nous, on demande des mesures extrêmement claires, que ce soit sur la fraude sociale, la fraude fiscale, sur l'immigration, sur les contributions européennes. D'ailleurs, grâce
à
nos députés, on a pu économiser, du moins pour le moment en tout cas, 5 milliards d'euros de contributions européennes. Mais très clairement, c'est déjà là qu'il faut faire des efforts. Ce sont les premières mesures actionnées avant d'envisager autre chose. Et on voit bien que le gouvernement n'a aucune envie de limiter l'immigration, de lutter contre la fraude, de tailler dans le millefeuille territorial qui nous coûte un pognon de dingue. Il a
juste... Mais du coup, je n'arrive pas à savoir si vous
approuvez ou non cette mesure. C'est très simple. La proposition, elle est posée telle qu'elle. Vous passez de 1 à 3 jours de carence et vous passez à 90% au lieu de 100%. Est-ce que ça, c'est concret ? C'est factuel ? C'est détaillé ? Est-ce que ça, vous votez
pour ou contre ? Sur le principe, on peut être d'accord, effectivement. Mais je vous le dis, il faut déjà réduire. Il faut dégraisser, encore une fois, tous ces déficits, tous ces gaspillages, tout cet argent...
D'accord, mais ce n'est pas la
priorité, en
gros. C
'est ça que
vous nous dites. Oui, ce n
'est
pas la priorité. Surtout qu'il nous dit quoi ? 15 milliards, quand même. Non, mais 15 milliards, 15 milliards, c'est les prestations sociales qu'on verse à des étrangers en France. C'est 15 milliards d'euros. Est-ce qu'en instaurant la priorité nationale, est-ce qu'en assurant, encore une fois, que ces prestations sociales reviennent prioritairement aux Français, est-ce qu'on n'économise pas ces 15 milliards ?
Écoutez ce que disent les Français, justement, interrogés par nos soins dans la rue aujourd'hui, sur cette volonté d'aligner, finalement, les fonctionnaires du public sur le privé.
Je pense que c'est une mesure d'égalité. Il n'y
a
pas de raison que dans le privé, on ait trois jours de carence et qu'on ne les ait pas dans la fonction publique. Finalement, je pense que ça doit être le même pour tout le monde. Je ne comprends pas pourquoi il y
aura
une différence, finalement, public-privé.
Il
est important qu'on crée de
l
'équité dans notre société. Donc il faut que le délai de cohérence soit le même pour tout le monde. Alors soit on augmente pour chacun, soit on diminue pour chacun. Mais il serait très intéressant qu'on crée de l'équité. Après, sur le principe, personne n'est intouchable. Pourquoi on ne toucherait pas aux fonctionnaires
? Ils
ont l'air unanimes, en tout cas, ces Français interrogés. Les Français, j'allais dire les Français, les fonctionnaires, abusent des arrêts maladie ? Florence Roise, votre opinion là-dessus ?
Moi,
j'en ai marre qu'on touche aux petites gens.
J
'en ai marre qu'on s'en prenne aux
gens.
Non mais
c'est
vrai, j'en ai
assez qu'on s'en prenne aux gens.
Pourquoi vous vous marrez de
l'autre côté ? Non mais attendez, mais c'est vrai. C'est des magots. Mais non, mais oui,
j'en ai assez qu'on s'en prenne aux petites gens. Qu'est-ce qu'ils gagnent les fonctionnaires ? Vous croyez qu'ils gagnent des sommes mirobolantes ? C'est facile aussi.
Vous savez,
ça me fait marrer
parce qu'on s'en prend
toujours à
la... Qu'est-ce que
vous racontez ? C'est considérablement réduit,
vous
plaisantez ? Allez demander aux profs, aux enseignants, aux soignants, s'ils gagnent autant que dans le
privé. Allez demander aux pisciers,
allez demander aux femmes de ménage combien ils
gagnent. Non mais attendez, au lieu de
penser justement... Pardon, avec tout le respect pour les gens qui font ce travail très très digne que vous venez d'évoquer, qu'ils soient à la caisse ou je ne sais quoi, ils n
'ont
pas fait 9 ans d'études pour aller travailler à l'hôpital il y a un moment.
Vous
parlez des médecins ? Oui,
je
parle des médecins. Vous êtes beaucoup plus payés dans le privé que dans le public. Oui. Pardon, c
'est une évidence.
Vous dites, allez dire ça aux gens qui sont dans le
privé. Je
dis que l'écart de salaire,
c
'est depuis des années considérablement réduit entre le secteur public et le secteur privé. C'est un fait, les chiffres sont là, on ne peut plus évoquer cet argument-là. C
'est pas
certain.
Bref, j'ai coupé Florence. Moi,
j'en ai assez, je le dis, qu'on s'en prenne aux petites gens. Parce que d'abord, un, moi je m'attendais... Moi, je suis une fille d'enseignante. Moi, je trouve que ma mère n'a jamais assez gagné d'argent. Elle a toujours eu un petit salaire d'instit, de directrice d'école. Eh bien, c'est vrai que c'est touchant. Pourquoi s'en prendre comme ça tout le temps aux fonctionnaires, à la France,
à la classe moyenne ? Mais Florence, vous savez très bien, c'est
beaucoup plus facile de taper sur les fonctionnaires que d'aller augmenter tel ou tel impôt ou réduire des services publics pour tout le
monde.
C'est
une
solution
de
facilité
un peu.
Et Nicolas réagira là-dessus, je vous laisse finir. Mais je trouve que c'est un peu facile quand même, en effet, d'aller taper sur les fonctionnaires.
Moi, je pense qu'il y a d'autres moyens d'aller trouver de l'argent plutôt que de s'en prendre comme ça. Ça vous fait sourire peut-être, mais moi, je ne
suis
pas dans ce populisme qui consiste à dire qu'on va appliquer les trois jours de carence, on va aligner les fonctionnaires sur le privé. Non, ce n
'est
pas ça. Je veux vous dire, il faut une politique qui soit beaucoup plus juste, déjà.
Justement. Alors, appliquer les trois jours de carence, ça sera extrêmement juste.
Non,
mais
attendez, pourquoi toujours c'est poncif sur les fonctionnaires ? Les fonctionnaires, on ne fiche rien. Les
fonctionnaires,
mais parce
que c
'est
les premiers
à
qui on s'en prend. C'est une mesure
de justice. Vous
l'avez pensé
très
fort.
Je vous en prie, arrêtez.
Les premiers à qui on s'en prend, c'est toujours les
fonctionnaires. On dirait que c'est les feignants de la société. Je vais vous rendre la parole, Yohann. Mais ils assurent les
services publics. Ils assurent le service public.
Yohann, s'il vous plaît, je vous rends tout de suite la parole. Nicolas va apporter des précisions, Eric n'a rien dit, Karima non plus. Je voudrais juste qu
'on
voit ce que dit Linda Kebab, syndicat de police unité, donc évidemment fonctionnaire par définition. Imagine tes profs, policiers, infirmiers à l'hôpital, tu attrapes la grippe de tes élèves, des justiciables, des patients. Désormais, tu vas perdre trois jours de salaire pour une maladie attrapée au travail au contexte du public. Demain, on aura des agents obligés d'aller travailler, même dans un sale état, qui tousseront sur des enfants, des victimes, des malades alités à l'immunité affaiblie. Continuer de massacrer le service public, puis déplorer ensuite que plus personne ne veuille embrasser nos métiers.
Alors Nicolas, pour préciser objectivement ce qui vient d'être dit, et en effet, on va de ce côté de la table ensuite.
Oui, alors je n
'ai
pas la prétention d'être parfaitement objectif, parce que j'ai aussi mon avis que je défends. Non,
non, mais
pour être tout à fait honnête, mais une précision quand même sur la mesure, parce qu'il faut quand même bien avoir en tête qu'elle exclue les maladies graves, les maladies longue durée, parce que tout ça,
c
'est protégé. Oui, oui, mais c'est important de le préciser pour que ce soit clair. Ensuite, moi je ne
suis
pas d'accord, déjà je ne pense pas qu'on tape sur les fonctionnaires dans notre pays, parce qu'on est l'un des pays dans lesquels il y
a
le plus de fonctionnaires au monde, et la dépense publique est très élevée, donc objectivement, on a une fonction publique qui est très développée. Mais il y a quand même un dérapage de ces arrêts maladies, ça on ne peut pas le nier, et on est quand même dans une période où on doit faire des économies. Donc ce serait trop facile de dire, les arrêts maladies dérapent, et donc on ne fait rien, c'est la solution de la facilité. En fait, c'est un peu comme ça en France qu'on traite tous les sujets depuis 10 ou 20
ans.
En fait, on profite du
budget pour faire un petit peu la police des aides sociales. C
'est
ça,
parce que ce n
'est
pas ça qui va remplir les
60 milliards, on est d'accord.
Pardonnez-moi de m'autociter, mais je viens parler du budget depuis le début septembre sur votre plateau, et je crois qu'à chaque fois j'ai parlé de ce problème. C'est vrai,
c'est vrai qu'on en a déjà
parlé. Mais donc, c'est vraiment un sujet.
Regardez l'augmentation des jours du taux d'absentéisme dans la fonction publique,
c'est vrai que c'est
exponentiel sur les 6
-7 dernières années. Un dernier petit mot, et après je vous promets... Allez-y, allez-y Nicolas, vous êtes là pour ça.
Très rapidement, moi je pense que ça n'est pas du tout dénigrer les fonctionnaires que de dire ça. En fait, on peut même l'interpréter de la façon inverse, c'est-à-dire que c'est tellement important d'être fonctionnaire, la fonction publique est tellement importante dans notre pays, qu'en effet, on a besoin d'eux, et donc on ne peut pas laisser comme ça déraper les arrêts maladiques, parce que cette fonction publique, on en a besoin.
Alors, Johan, rapidement, je voudrais qu'Éric et Karima, qui n
'ont
rien dit, puissent s'exprimer aussi. Quand on voit ce chiffre que vous avez montré, les arrêts maladiques qui augmentent de 80% en 10 ans, le gouvernement est quand même bien obligé de faire quelque chose. Ça n'est pas pointé du doigt les fonctionnaires. Mais on peut peut-être travailler sur le mal-être des fonctionnaires,
essayer de comprendre pourquoi il y a autant d'arrêts maladiques. Non, mais
l'un n'empêche pas l'autre, pardon. La plupart des Français rencontrent des difficultés dans leur métier, où ils ont un métier pénible, où il
y
a une mauvaise ambiance au travail, où ils travaillent... Mais le travail, par définition, ça n'est rarement quelque chose d'extrêmement facile, qui... Non, mais c
'est
la vérité, pardon.
Oui, mais normalement... Beaucoup de Français
considèrent... Non, mais il
y a
une notion de plaisir et d'envie
aussi. Mais justement, c'est
sur quoi il faudrait
travailler, plutôt que
vouloir toute la journée faire des...
Non, mais laissez-moi terminer,
si vous voulez, parce que je vous ai écouté et ce que vous avez dit ne m
'a
pas forcément enchanté.
Non, mais j'entends, mais c'est
mon point de vue. Mais voyez-vous, les fonctionnaires sont en arrêt de travail 14,5 jours par an, c'est 4 jours de moins dans le secteur privé. Alors, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que les fonctionnaires ont un système immunitaire plus faible que les salariés du privé ? Comment ça se passe ?
C
'est 3 jours de moins.
4, c
'est 4 jours de moins. De 11,5 à 14,5,
c
'est
3.
C'est 4 jours de moins.
Je vous le dis, j'ai
vérifié avant l'émission. Donc, on est à 4 jours de moins. Qui est dur. Il est évident que cette situation ne peut pas perdurer. Pour une raison qui est simple, c'est que nous n'avons plus le luxe de payer cela. C'est très clair. Nous ne pouvons plus nous permettre ce genre de choses. Pardon, mais ça n'est pas aux contribuables français de financer des arrêts maladie... Il fallait travailler entre
14
,5 et 11,6.
Il
y a 3. C'est le ministre qui le dit. 10,9 dans les chiffres que j'ai trouvé. Ah d'accord, le ministre
dit 11,6. On ne va
pas se battre sur
0,7. Mais quand même,
il y a une différence importante que le contribuable français, à mon sens, n'a pas à financer. C'est tout. Ça n'est pas pointer du doigt ou dire que les fonctionnaires travailleraient moins, seraient des feignants. D'autant que les fonctionnaires ont quand même un certain nombre d'avantages. Ils ne connaîtront jamais le chômage. La retraite est calculée quand même d'une manière qui est un peu plus avantageuse que dans le secteur privé. Ils ont déjà ces avantages-là. On peut peut-être discuter du reste.
C
'est
vrai que c'est très
politique et c'est très symbolique. Et là, je regarde Nicolas Bouzou, mais j'ai noté que l'économie sur la carence, c'est quasiment peanuts. Et que là où l'État va récupérer de l'argent, c'est sur les 100% qui vont passer en 90%.
Mais
les jours de carence, en gros, ça ne
va
rapporter quasiment rien à l'État. C'est surtout le remboursement qui est important. Eric et Carrema. Déjà, pour commencer, je dirais qu'effectivement, moi, je rejoins l'idée que de toute façon, aujourd'hui, la situation, elle se dégrade pour tout le monde. Et en attendant, dire toujours les fonctionnaires, on tape toujours sur eux. En attendant, quand on se souvient quand même de la révolte des Gilets jaunes, c'était qui ?
C
'était ces petites classes moyennes, souvent qui sont des entrepreneurs et des artisans, qui, eux, n'ont pas la possibilité d'être représentés ou d'être syndiqués. Et c'est de facto ce qu
'ils
faisaient. Quand ils faisaient grève, ils le faisaient le samedi. Alors que dans la fonction publique, ils ont la possibilité justement de bloquer le pays et de se faire entendre. Donc au niveau des revendications, je pense qu'on les entend. Ensuite, il faut arrêter de se tromper. À chaque fois qu'on parle des fonctionnaires, on nous ressort le coup du policier. De l'infirmier, etc. Mais je voudrais rappeler certains chiffres. En France, pour 1 000 habitants, on a 85 fonctionnaires. En Allemagne, un pays voisin qui s'en sort très bien, pour 1 000 habitants, c'est 56 fonctionnaires.
On nous a promis lors de la fusion des régions, par exemple, le fait de pouvoir faire des économies sur la fonction publique territoriale. Il n'y a pas eu ces économies. Et pourtant, on a fusionné. Ça paraît illogique. Pourquoi ? Parce qu'il y a un réflexe aussi des maires, des présidents de région, etc. De se dire à chaque fois qu'il y
a
un problème, on va créer des emplois publics. Et qu'à chaque fois qu'effectivement, il y a un fonctionnaire qui va se dire, tiens, il
y
a une nouvelle mission, on va recruter quelqu'un d'autre. Alors que dans le privé, on leur apprend, par exemple, à utiliser de nouvelles technologies, à utiliser l'intelligence artificielle pour optimiser tout cela. Donc, bien entendu, si aujourd'hui, on commence, dès qu'on veut faire une économie, à dire oui, mais en attendant, ça ne représente pas les 60 milliards. Je suis désolé, Julien, il
n
'y
a
aucune mesure aujourd'hui qui, d'un coup, ferait tomber 60 milliards. Aucune. On est bien obligé
de prendre des solutions. On va chercher des petites miettes ici et là.
Juste un dernier chiffre. Effectivement, lorsqu'on a, comme le disait Nicolas Bouzou tout à l'heure, l'avantage, c'est qu'on a pu comparer en 2014, Hollande l'a supprimé, en 2018, le jour de carence dans la fonction publique. Macron l'a rétabli. On a vu, dans l'éducation nationale, une baisse de 25%, justement, de cette abstentité. C'est-à-dire que ça a fonctionné, ça montre bien que c'est important. Et ne nous trompons pas, on n'est pas en train de parler de s'attaquer aux gens qui sont très malades sur ce jour de carence ramenée à Troyes, parce que les autres pourront continuer.
Et d'ailleurs, moi, j'aimerais qu'on aille plus loin, notamment pour les chefs d'entreprise aussi dans le privé, cette possibilité également, entre guillemets, de traquer ceux qui, pour le coup, font de la fraude, ceux qui le font en profitant. Et du coup, ça va en défaveur, justement, de ceux qui sont vraiment malades. On sait que ça existe et un chef d'entreprise ne peut pas envoyer, par exemple, des médecins au-delà d'un certain délai.
Il
faut qu'il attende un ou deux ans pour essayer de contrôler si véritablement c'est un arrêt maladie. Et ça aussi, c'est un sujet important. En tout cas, il va falloir beaucoup de dialogue social dans cette affaire parce qu'en parlant de grève, justement, là, si vous appliquez ça, je pense qu'il va y avoir deux, trois fonctionnaires dans les rues.
– Mais le problème, c'est qu'à chaque
fois qu'on a des gens dans la rue, c'est pour faire pas beaucoup d'économies. C'est ça le souci, à chaque fois. Parce qu'à un moment, il faut faire une vraie réforme. Il peut y avoir une vraie grève, mais on va aller au bout du sujet. – C'est vrai
qu'on a quand même du mal à aller faire ces économies. Parce qu'on
va chercher 300 millions par-ci, 300 millions par-là, mais ça ne fait toujours pas 60 milliards, cette affaire.
Karim
Abric.
–
C'est très, très difficile de bouger. Et j'ai l'impression que des décennies, un peu, de laisser aller comme ça, ça fait en sorte qu'aujourd'hui, on se retrouve avec 3 000 milliards de dettes. Et malheureusement, et je dis vraiment malheureusement, j'ai l'impression que c'est maintenant tout le monde qui va y copier. On l'a vu dans le budget, qu'il
y a
une augmentation des impôts d'un côté, on veut aller chercher les dépenses de l'autre côté. Et si on revient sur cette mesure du délai de carence, je pense que ce qui va vraiment avoir un impact, effectivement, c'est si on baisse le remboursement de 100 % à 90 %. Parce que le délai de carence, vous avez parlé des études, que ça peut jouer un rôle, mais c'est surtout sur la durée, en fait. Parce que peut-être aussi que ça peut avoir l'effet inverse que des personnes qui tombent malades, mais vont prendre plus longtemps parce qu
'ils
se disent, «
Bon,
bien, si je pars en congé de maladie pendant plus que 7 jours,
j
'aurai un remboursement. » Donc, il faut faire attention à ces mesures-là. Mais moi, j
'ai
l'impression que tout le monde aujourd'hui, que ce soit la classe moyenne,
vous
avez parlé des fonctionnaires ou autres, tout le monde aujourd'hui sera touché, malheureusement, mais c'est comme ça.
Un mot de conclusion là-dessus, parce que j'aimerais qu
'on
parle des jours fériés également, qui
sont... Non, mais quand même,
juste pour recontextualiser, le problème qu
'on
a en France, si on a un déficit, c'est parce qu'on a un État et une protection sociale énorme par rapport à notre économie. Donc, il y
a
un moment où on est obligé de faire quelque chose. Donc, on est obligé de mieux réguler l'État, etc. Et de l'autre, de faire grossir l'économie. Là, ça fait partie des petites mesures qui permettent de mieux réguler l'État-providence et l'État.
Faut-il supprimer un jour férié pour résorber la dette et éponger le déficit ? Après le genre de pentecôte transformé en journée de solidarité pour les retraités, c'est ce qu'a évoqué hier soir le ministre de l'Économie, Antoine Armand. Selon lui, cette proposition a le mérite de créer de la richesse pendant que les dépenses sociales augmentent. L'objectif, comme pour la pentecôte, ce serait de faire travailler les salariés gratos, gratuitement. Les employeurs renversant une contribution à la sécurité sociale, une nouvelle journée de ce genre, permettrait, selon plusieurs sénateurs, et là, Nicolas, je commence avec vous, de récupérer 2,4 milliards d'euros. Il y
a
un vrai débat ? Il faut supprimer un autre jour férié ?
En fait, je dirais qu'il y a une intuition derrière ça qui, à mon avis, est bonne. C'est-à-dire que, grosso modo, on ne travaille pas assez dans le pays par rapport, justement, à ce que je vous disais, c'est-à-dire par rapport à la taille de notre État, par rapport à ce qu'on veut se payer en termes de protection. Donc là, il y a un vrai sujet, et donc le débat est un bon débat. Ensuite, est-ce qu'il faut supprimer un jour férié ? D'ailleurs, c'est intéressant, la façon dont vous l'avez présenté, qui n'était pas très sexy pour le gouvernement, quand même. Mais c'est pas votre rôle, on n
'entend
pas votre
rôle.
Vous
n
'êtes pas leur porte-parole. Oui, en l'occurrence, oui. Non, non, mais je comprends très bien. Il y
en
a d'autres qui l
'ont
fait. Oui,
je
leur laisse. Non,
non,
mais je comprends très bien ce que vous voulez dire, mais en fait, on voit bien que ça peut, en effet, donner le sentiment qu'on va travailler un jour pour rien, etc.
C'est
pas ça ? Si,
si, non,
mais
bien sûr.
Non,
mais
même, vous pouvez le présenter de toutes les façons,
même d'être le... Vous pouvez mettre le bras droit
du
Premier
ministre, c'est un jour gratuit
pour les travailleurs.
Ce que je veux dire, c'est que c'est une mesure qui est sans doute un peu anecdotique et qui en elle-même est peut-être pas très bonne. Mais en revanche,
l
'idée qui consiste à dire qu'il faut qu'on arrive à travailler plus collectivement, cette idée est
parfaitement... Et c
'est vrai, franchement, qu'on travaille moins en France qu'ailleurs. Parce qu
'on a ce
tableau que je voulais vous soumettre également. Parce que c'est quand même intéressant de voir que, là, c'est une moyenne mondiale. C'est le Mexique où on travaille le plus, la Corée du Sud, la Grèce, les États-Unis, la France en 2021, qui est devant l'Allemagne. Mais est-ce que ces chiffres disent la réalité vraiment du quotidien des Français ?
Parce
que comment on calcule exactement ces heures travaillées ? J'ai l'impression qu'on peut faire tout dire un peu à ces chiffres pour
justement montrer
du doigt les Français. Non, ça dit plusieurs réalités différentes. Mais il y a deux choses qui sont vraies. C'est que les gens qui travaillent en France travaillent un petit peu moins, un petit peu moins que la moyenne des pays de l'OCDE. Mais on a un autre problème en France, c'est que beaucoup de gens ne travaillent pas. C'est la raison pour laquelle, à titre personnel, j'étais très favorable à ce qu
'on
fasse la réforme de l'assurance chômage que Gabriel Attal
a
proposée et qui finalement a été... Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi le gouvernement ne veut pas la faire.
Parce
qu'en plus...
Entre deux dissolutions, c'est passé un peu sous le... Oui, mais enfin,
quand on a une réforme qui est prête, qui était sur le point d'être faite, et qu'a priori, on est un Premier ministre de droite, donc plutôt en accord idéologiquement avec cette réforme, je n'avoue pas bien comprendre pourquoi on la fout à la poubelle. Mais
moi, avec cette histoire de
gens... Oui, allez-y,
pardon. Non, non, mais donc,
les gens qui travaillent, travaillent un peu moins que les autres. Il y a pas mal de gens dans notre pays qui ne travaillent pas. Et donc, globalement, ça donne un déficit de travail dans le pays.
Oui,
ça, c'est clair. De toute façon, je vais vous dire...
Donc, ce n
'est
pas que les Français travaillent moins, c'est qu'il y
a
un taux de chômage qui fait que la moyenne du temps de travail est réduite.
Alors, pas que taux de chômage, départ en retraite qui, même s'il augmente,
est
un peu plus bas qu'ailleurs. Mais à
l'échelle des actifs. Si on prend seulement l
'échelle des
actifs, c'est ça qui m'intéresse.
Est-ce qu'à l'échelle des
actifs, on est vraiment des feignants ?
Non, on travaille un tout petit peu moins que la moyenne. On n
'est plus
productif.
On
ne
peut
pas dire... Alors ça, malheureusement, ça s'est dégradé. Mais on ne peut pas dire qu'on soit un peuple de feignants. Je sais que parfois, on dit ça, y compris les jeunes qui
ont
feignants à terme, mais ça,
c
'est faux.
C'est pas vrai. Julien Audoul, sur ce jour férié qui serait de nouveau gratuit pour les salariés, qu'en dites-vous ? Et moi, je me dis, finalement, le travailler plus pour gagner plus, c'est plus vraiment d'actualité. Et là,
c
'est travailler plus pour donner votre salaire.
Le problème français, mais qu'on peut partager, c'est que les minima sociaux sont trop hauts et les salaires trop bas. Voilà. Donc vous avez plein de gens de bonne foi, et moi j'en vois dans ma circonscription, qui, voyant et pesant un petit peu le pour et le contre, se disent mais ça coûte trop cher de travailler, de mettre de l'essence dans mon véhicule, de perdre des aides par rapport à ce que je vais gagner en étant au chômage. Il est là le problème.
Et le véritable problème, c'est que le gouvernement et les précédents n'ont jamais voulu cette augmentation de salaire que nous, on a incité, qu'on a souhaité de 10%, avec en contrepartie cette baisse de cotisation patronale, qui aurait fait un petit choc et qui aurait boosté la croissance. Et vous avez des minima sociaux qui sont beaucoup trop hauts et qui incitent une catégorie de la population de bonne foi, qui ne sont pas des fainéants, qui ne sont pas des fraudeurs, mais encore une fois, qui ne sont pas des imbéciles non
plus. –
Mais vous savez quelle catégorie
de population coûte le plus cher à notre pays ?
Vous
le savez mieux que moi. Et vous ne voulez pas y toucher ?
–
J'en connais, oui, certaines.
–
Non, mais je parle des retraités. –
Non, mais…
– Factuellement, factuellement, ce sont les retraités qui coûtent le plus d'argent à ce
pays. – Factuellement, les retraités ont participé aussi… – On ne touche pas aux retraités.
–
Non, non, mais attendez, les retraités ont participé de la grandeur de notre pays, de sa croissance et de sa prospérité. Les retraités ont, par leur travail et par des générations, encore une fois, contribué de la manière la plus éclatante aussi à ce qu'est notre pays actuellement. Donc si on pouvait aussi… –
Vous croyez que c'est pour ça qu'on ne touche pas aux retraités ou c'est
par rapport à leur pouvoir de
nuisance
électorale ? – Mais non, mais encore une fois, le pouvoir de nuisance électorale, ça ne vous aura pas échappé que les retraités, d'ailleurs, votent un peu moins pour le Rassemblement national, même si ça se corrige depuis quelques années, mais votent un peu moins pour le Rassemblement national. Mais ce que je veux dire,
c
'est que c'est encore une fausse bonne idée. On va faire quoi ? On va travailler jour de Noël, jour de Pâques, on va dire que le dimanche, maintenant, les enfants doivent aller à
l
'école. Enfin, ça n'a aucun sens tant qu'encore une fois, on ne s'attaquera pas, je le répète, au véritable problème de notre pays. –
Ce sera
le 1er mai apparemment, je plaisante.
– Ce sera bien pour la CGT et Sudrail.
– Oui, pour le Rassemblement
national aussi, qu'il y a de grands événements chaque 1er mai, mais je
plaisante. – C'est assez comique,
on peut remarquer que c'est assez comique, et que ce gouvernement n'a pas d'autre idée que de recycler des vieilles lunes qui ont montré, on l'a vu avec le lundi de Pancôte, ça a eu un effet zéro, effet zéro, et d'ailleurs, le lundi de Pancôte est redevenu, quelque part, un jour férié.
–
Nicolas, il nous reste
3-4 minutes ensemble. Ce qui fait mal au cœur, c'est que depuis 3 mois, et qu'on nous vend ce budget qui est donc maintenant arrivé à l'Assemblée, on nous dit justice fiscale, justice fiscale, justice fiscale, justice fiscale, mon œil, ce sont les classes moyennes, comme prévu, qui vont passer à la caisse, c'est comme ça, et c'est pas autrement. Et le meilleur moyen de ne pas avoir ce genre de débat, ce serait peut-être déjà de penser à faire de la croissance dans ce pays.
– Ah, mais je suis très heureux de vous l'entendre dire, parce qu'en fait, quand on parle de croissance, on a l'impression maintenant d'employer un terme interdit, notamment parce que certains considèrent que la croissance est quelque chose qui aujourd'hui est contraire à l'environnement, à la décarbonation.
– Est-ce que quelque chose est fait dans ce budget
pour faire de la croissance, selon
vous
?
–
Ah bah pas du tout, parce que je pense même que le choc fiscal qui est dans ce budget, qui est de l'ordre de 30 milliards d'euros, c'est-à
-dire
l'équivalent de ce qu'avait fait François Hollande et Jean-Marc Ayrault en 2013, est au contraire de nature à faire ralentir la croissance. Donc je pense qu'au bout du compte, en fait, on aura moins de recettes fiscales que ce qu'on est escompte, justement parce qu'il y aura moins de croissance. Il faut quand même rappeler que, alors ce que je vais dire, j'enfonce une porte ouverte, mais pas tant que ça, que sans davantage d'activité économique, on ne pourra pas faire ce qu'on veut, c'est-à-dire on ne pourra pas améliorer l'éducation,
on
ne
pourra
pas protéger la santé, on ne
pourra
pas investir davantage dans la sécurité, on ne pourra pas investir dans l'effort de défense qui doit être le nôtre, ce qu'on appelle la loi de programmation militaire. Si on n'a pas plus d'activité économique, enfin alors là, on ne pourra pas faire tout ça. Donc ça devrait véritablement ériger en priorité. Et la croissance économique, alors c'est très simple, c'est deux choses, c'est bosser davantage et bosser mieux. Donc bosser davantage,
c
'est ce dont on vient de parler, et bosser mieux, ça veut dire investir dans la formation que les entreprises utilisent, de l'IA, des robots, du numérique, etc. Donc ça, ça devrait être le sujet qui devrait nous obséder jour et nuit.
Un
tout dernier mot, parce que c'est un peu la course à l'échalote sur les taxes, les propositions de taxes à la
Fondée nationale.
Non, dinguerie,
là.
En ce moment, on a proposé des taxes sur les vapoteux, sur les bouteilles d'eau, sur les propriétaires de chiens. Il y
a
une surtaxe
qui a été annoncée. Oui,
j
'ai dit « on » d'une
manière générale. Ne vous inquiétez pas, M. O'Doul, vous n'êtes pas visé. Une surtaxe des produits sucrés s'est tissée au cœur des débats à l'Assemblée nationale. Alors j'ai regardé, il y a déjà une taxe sur les sodas, mais des députés souhaiteraient l'augmenter. Et là, encore une fois, malheureusement, ne nous cachons pas, ceux qui sont le plus enclin à acheter des produits dits de malbouffe ou des boissons surdosées en sucre, etc. Ce sont les catégories les plus modestes. Donc encore
une
fois, on tape sur ceux qui n'ont pas ce pouvoir de nuisance et que l'on peut malmener à notre guise. Non, mais en plus, on mélange tout. Parce
qu'on ait une réflexion sur le sucre dans notre société, sur le fait qu'on en consomme trop, c'est très intéressant, c'est très légitime, pourquoi pas ? Mais là, on ne parle pas du tout de ça. On parle d'un budget et de comment on réduit les déficits. Et en fait, la folie qui touche la gauche au Parlement, mais c'est une vraie folie, je le dis vraiment, je ne
suis
pas quelqu'un d'outrancier, mais qui consiste à taxer, mais j
'ai
l'impression qu
'ils
veulent taxer tout ce qui bouge, jusqu'à ce que le dernier Français ne bouge plus, grosso modo. Donc c'est vraiment quelque chose qui est complètement dingue. Et ce que vous rapportez dans les médias, vous rapportez les choses les plus amusantes, mais il y
a
des choses aussi...
Quelle
est la
proposition
de taxe qui vous a le plus... Par
exemple, j'ai vu l'autre jour que la gauche proposait de passer l'impôt sur le bénéfice d'entreprise à 55%, donc bon, allons-y, montons à 100%. Non, mais je veux dire, puisqu'il n
'y
a pas de limite, puisqu'il n
'y a
aucune analyse des conséquences que peuvent avoir ce genre de taxes, taxes en tout à 100%. Il
est 23h, on va faire le point sur l'actu, vous vouliez ajouter un tout petit mot, Eric, rapidement, s'il vous plaît ? Il y
a
une taxe dont on n'entend jamais parler, Charles Pras l'a proposé, par exemple, c'est la taxe sur les visas des étrangers extra-européens. Ça, bizarrement, la gauche ne proposera jamais, comme
la gauche ne proposera pas... Je n'attendais pas moins de votre part. L'accord des aires sociales après 5 ans.
Oui, mais c'est intéressant,
c
'est-à
-dire
qu
'il
y
a
toujours les mêmes taxes, mais c'est toujours sur les Français qui travaillent. Bravo. Vous m'avez décontenancé, Eric. Merci Nicolas Bouzou, c'est un plaisir de vous avoir. Il faut rester sur Paris, parce que je préfère vous avoir en plateau. Merci beaucoup et j'espère qu
'on
se reverra vite. Dans un instant, Julien Doule, on va parler du patron du RN, dont le livre est interdit de publicité dans toutes les gares, annonce faite par Média Transport, qui est la régie pub de la SNCF. Vous commenterez ça avec nos invités en plateau. Mais d'abord, le rappel de l'actu en une minute avec Simon Guylain. Rebonsoir Julien et bonsoir à tous. Dans le sud de la France, les intempéries du week-end ont causé de nombreux dégâts. Dans le département du Var, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées bloquées dans un centre de vacances. Et en cause, le pont qui mène à ce domaine s'est effrondré à cause des fortes pluies.
L'armée a même été sollicitée pour procéder à des évacuations sur place.
La
Corée du Nord a envoyé 10 000 soldats pour s'entraîner en Russie.
C
'est ce qu'a affirmé le Pentagone ce lundi après-midi. Une estimation qui est trois fois plus importante que la précédente. Au moment où l'OTAN et l'Union Européenne s'inquiètent d'une dangereuse escalade du conflit, Moscou et Pyongyang ont renforcé leur coopération militaire depuis le début de la guerre en Ukraine. Enfin, le milieu de terrain de Manchester City, Rodri a remporté le ballon d'or 2024. Juste devant le Brésilien du Real Madrid Vinicius, dont le club a boycotté d'ailleurs la cérémonie ce soir à Paris. Vainqueur et meilleur joueur de l'Euro 2024 avec la Roja. Champion d'Angleterre avec les Citizens, Rodri est arrivé en béquille sur la scène du Théâtre du Châtelet à Paris.
Car il s'est gravement blessé au genou en début de saison. Kylian Mbappé est lui arrivé seulement sixième de ce ballon d
'or
2024. Rodri donc. Rodri. C'est son prénom ou son nom ? C'est les deux.
C
'est Dark. Il s'appelle Rodri, Rodri ?
Il
s'appelle Rodri, Rodri. D'accord. Ah, moi je notais qu
'il
s'appelait Rodrigo Hernandez Bibula Cascante. Vous qui avez raison. Apparemment, il s'appelle Rodri, Rodri.
Il
se fait l'ancien qui est plus simple. Merci en tout cas. Bravo aux joueurs de la Roja, champions d'Europe. Qu'est
-ce
que vous voulez que je vous dise ? Merci beaucoup Simon. On vous retrouve dans l'édition de la nuit. A
partir de minuit, allez booster Rodri.
Et puis venez nous voir après. Merci cher Simon et bravo. Le livre de Jordan Bardella n'est pas encore sorti, mais fait déjà beaucoup parler. La publicité pour l'ouvrage autobiographique du président du Rassemblement national intitulé « Ce que je cherche » ne sera pas diffusée dans les gares françaises, indique Médiatransport. L'entreprise qui gère les panneaux publicitaires dans les gares SNCF et le métro parisien a précisé que le visuel de l'affiche contrevenait au principe de neutralité propre à la régie publicitaire. Jordan Bardella s'est indigné de cette non-diffusion de la publicité de son livre. Cette décision a été prise à la demande du syndicat d'extrême-gauche.
Deux syndicats d'extrême-gauche ces derniers jours ont multiplié les pressions, s'arrogeant le droit de décider qui est libre ou non de communiquer dans l'espace public. Et cette deuxième exergue, en cédant aux intimidations d'une minorité d'activistes radicalisés, la direction de la SNCF commet un dérapage grave. Aujourd'hui c'est ma voix qui est censurée, mais demain ce seront d'autres qui, elles aussi, seront réduites au silence. Il a appuyé son propos chez nos confrères de France Télévisions ce matin. Jordan Bardella. Aujourd'hui, chez une partie de la gauche et chez une partie notamment des syndicats d'extrême-gauche, une nostalgie des régimes totalitaires.
C'est-à-dire qu'on considère qu'il y a des livres qu'on peut lire,
il
y a des livres qu'on peut vendre et puis il
y
a des livres qu
'on
ne peut pas lire et qu'on peut vendre. Qui sont ces syndicats d'extrême-gauche ? Quelle est leur légitimité pour venir dire à une grande entreprise publique comme la SNCF que mon bouquin ne
devrait
pas être vendu, en tout cas qu
'on
ne devrait pas en faire la publicité ? Je trouve que la manière dont l'extrême-gauche brutalise le débat empêche le bon fonctionnement de la démocratie est un scandale. Donc moi je souhaite
que, évidemment, l'extrême-gauche puisse être rappelée aussi à ses obligations. Julien Audoul, réaction. Est-ce que ça va trop loin de la part des syndicats ? J'imagine que vous ne
pouvez
pas me dire autre chose.
Ce
sont des méthodes terroristes. Ouf,
faites
attention quand même au mot. Le
terrorisme fait des morts.
Oui, je vais vous lire la déclaration du secrétaire fédéral de Sudrail.
On
était prêt à aller combattre cette campagne sur le terrain par n'importe quel moyen.
C
'est ce que j'appelle du terrorisme. Je
me permets de ne pas approuver ce mot, mais il est le vôtre et vous l'assumez. Vous l'assumez, c'est votre propos. Je l'assume
parce que l'extrême-gauche aujourd'hui dans notre pays est le cancer de notre démocratie. C'est le cancer de la paix civile. Et aujourd'hui, vous avez des gens qui sont prêts à tout, à toutes les méthodes, y compris la violence. C'est ce que nous dit le secrétaire d'une organisation syndicale, que si cette campagne avait été affichée sur des panneaux publicitaires, il serait allé par des méthodes violentes, la contrée, que ce soit par du saccage, que ce soit par des intimidations, que ce soit par de la baston. C'est ça aujourd'hui l'extrême-gauche. Donc il faut à un moment donné qu'on prenne conscience qu'au-delà du livre de Jordan Bardella, ce sont nos institutions, c
'est
nos libertés, c
'est
la liberté d'expression, c'est le pluralisme, c'est ce qui fait en gros la France.
Donc
à un moment donné, que le président d'un parti qui représente 11 millions de Français
ne
puisse pas,
compte
tenu de ces méthodes-là, avoir la promotion de son livre,
parce
qu'il y a ces pressions et qu'aujourd'hui la SNCF recule, compte tenu des violentes manifestations de deux syndicats, c'est gravissime. Et moi je m'étonne qu'il y ait un silence assourdissant dans la classe politique, que même certains s'en félicitent, à gauche évidemment,
Sandrine Rousseau... Alors justement, vous
me
tendez une perche, regardez,
lisez avec moi puisque vous le citez, Sandrine Rousseau, donc à gauche de l'hémicycle, en effet, on se félicite de cette censure. Sandrine Rousseau, c'est la France qui résiste. Voilà comment elle commande cette censure de Sud Rail, enfin de Média Transport par l'intermédiaire du syndicat Sud Rail. Et Thomas Porte, qui est un ancien cheminot, votre désormais collègue LFI à l'Assemblée, « Jamais nous ne laisserons l'extrême droite propager son racisme dans les gares SNCF.
» Pendant que vos fondateurs, et ils s'adressent au RN, collaboraient avec les nazis et Vichy, les cheminots déclenchaient la grève insurrectionnelle, multipliaient les opérations de sabotage et payaient de leur vie le combat pour la libération. La pensée unique en action, Julien Houdoul ?
Vous voyez la différence entre le RN et ses soi-disant bien-pensants, que le mot « démocratie », de « tolérance », etc. C'est que nous, quand Mme Tondelier ou Mme Rousseau
se
font bloquer, contrer, voire insulter par des agriculteurs, on ne dit pas que les agriculteurs sont des résistants, même si on partage effectivement leur grief contre ces écologistes en carton. Nous, en fait, on défend le pluralisme et la démocratie pour tout le monde, la liberté d'expression pour tout le monde. C'est ce qui fait notre grande différence. Et on aimerait, c'est vrai qu'un petit peu, que dans la classe politique, on puisse défendre ce qui fait le socle de notre République.
– Jordan Bardella s'est dit, alors vous n'êtes pas Jordan Bardella, on en a tous conscience, mais vous avez peut
-être
des infos que nous n'avons pas. Il dit qu'il ne s'interdisait pas de saisir la justice. Est-ce qu'il va le faire ? Est-ce que c'est acté ? Est-ce qu'il va porter plainte ? Vous le savez ?
– Je
n
'ai
pas d'informations à ce sujet. – En
fait,
ce que je sais, et ce qui va évidemment découler de cette mauvaise séquence, c'est que ça fait une publicité pour le livre.
–
Alors
ça,
c'est sûr qu
'il n'en demandait pas tant. – C'est
peut-être… – Parce que là, toutes les
chaînes
d'infos en ont parlé aujourd'hui, alors qu
'en
l'occurrence, on n'avait pas prévu de parler du livre de Jordan Bardella aujourd'hui. Donc en effet, c'est une publicité gratuite qu'a offert le syndicat Sudrail. Un mot là-dessus, Mme Roas, Maître Roas, Florence Roas. –
Oui, d'abord, première chose, tout ce qui porte atteinte à la liberté d'expression, à la liberté d'opinion, pour moi, doit être sanctionné légalement. Quelles que soient les idées qui sont portées, à partir du moment où les idées qui sont portées ne sont pas justement des idées dangereuses. Alors après, qui doit décider ce qui est dangereux, ce qui n
'est
pas dangereux ? Mais justement, à partir du moment où ce n
'est
pas des gens qui incitent à la violence ou qui incitent à du terrorisme, etc. Mais dès lors qu'on est dans le cadre d'une liberté d'expression et d'opinion, on ne doit absolument pas interdire. D'ailleurs, légalement, tout cela me paraît extrêmement douteux. –
Il a les moyens de saisir la justice ? Selon vous, il obtiendrait gain de cause ?
– Je ne sais pas, parce que ça, après, ça s'étudie au cas par cas et je ne me prononcerai pas comme ça. Mais enfin, de prime abord, pour moi, il y a quelque chose qui n'est pas légalement… – On
peut voir la couverture du livre, parce qu'ils disent que la couverture contrevient au principe de neutralité. Mais a priori, sur la couverture,
il
y a juste le titre, « Ce que je cherche est le visage de Jordan Bardella ». –
D'abord, Éclair qui
est juge en
plus ? – Alors là, elle
est derrière moi, mais on va la voir à l'écran, ce sera mieux. Et on verra que, bon, je ne vois pas, là, à part son visage et le titre, je ne
vois pas ce qui contrevient à la neutralité. – Et puis, qui est juge du principe de neutralité
? À partir du moment où on porte des opinions,
on
n
'est
pas neutre. Donc,
c
'est presque… c'est intrinsèque. Et la deuxième chose, quand j'entends Mme Rousseau, et surtout M. Portes, ou Portes, je ne
sais
pas comment on dit, dire qu'il comparait au nazisme, il parlait des cheminots, de… –
De la résistance ?
–
Non, mais alors là, franchement, les bras m'ont tombent.
Quand
on
connaît les idées portées…
–
À
force d'avoir les
bras qui tombent, on ne va plus avoir de bras. – M.
Portes, franchement, on a envie plutôt de se tenir les côtes quand il parle de nazisme et de fascisme. Parce que lui, franchement, plus d'une fois, il tient des discours qui sont extrêmement tendancieux. J'aurais bien aimé d'ailleurs savoir, ce serait intéressant de poser la question à Sudrail, qu'est-ce qui
se passe demain
si M. Portes, ou M. Émeric Caron sort un livre ? Qu'est-ce qui se passe dans les gares ?
– Ah ben là, ils seront partout, il
n'y a
pas de problème. Par contre, moi, je suis inquiet pour le prochain livre de M. Ruffin, je vous le dis franchement, parce que si c'est à ce niveau-là, même François Ruffin, qui étant fâché, comme chacun sait, avec Jean-Luc Mélenchon, je ne
suis
pas sûr que Sudrail accepte de poser la fiche de son livre. Éric Tegner, tous ces gens sont pour la liberté de penser, mais la liberté de penser comme eux. – C'est tout, on est habitué avec eux, ils sont tellement habitués ces derniers mois à collaborer avec les islamistes qu'ils en viennent à s'inventer une forme de résistance face aux prétendus nazis. J'aimerais leur rappeler que leurs alliés communistes étaient alliés à l'époque dans le pacte germano-soviétique, de facto avec l'Allemagne nazie, que c'est également la chambre de gauche qui a donné les pleins pouvoirs à Philippe Pétain et également que leur mentor François Mitterrand a été décoré par la France 6.
Donc on pourrait faire aussi un long débat historique sur ce sujet. Moi, ce que je note, et c'est un peu lié au sujet d'avant, vous savez quand on parlait de la fonction publique, des syndicats, etc., c'est qu'aujourd'hui, ces syndicats en permanence, justement, à qui on donne du pouvoir, ils utilisent ce pouvoir aussi, pas seulement pour défendre les travailleurs, etc., qui est une noble cause, mais surtout et avant tout pour défendre une cause idéologique. On le sait très bien,
on
le voit lors des élections présidentielles où en permanence, ils expliquent qu'ils pourraient bloquer le pays si Marine Le Pen était élue. Moi, je suis assez étonné qu'en France, par exemple, on n
'ait
pas le débat sur la possibilité, oui, de casser ces syndicats. Parce que la vérité, c'est que... Casser ces syndicats, Eric. Comme le disait Julien Audoul, s'ils ont reculé sur ce sujet, ce n
'est
pas parce qu'ils avaient une crainte judiciaire. Dans ce cas-là, le syndicat Sudrail aurait dû intenter une action en référé en faisant confiance à cette justice dont ils vendent tout le temps les mérites pour dire qu'elle leur donnerait raison. Et non, qu'est-ce qu'ils ont préféré faire ? Ils ont expliqué qu'ils allaient finalement s'attaquer. Et vous le verrez, ce livre. Ils feront comme, par exemple, avec Margaret Stern et Dora Mouto. Ils iront dans les librairies, ils déchireront les feuilles, etc. Et de facto, c'est ce qui pousse aussi de plus en
plus.
D'ailleurs, je crois qu'il leur est arrivé la même chose avec le livre dont le nom m'échappe sur les trans manias. Je crois que les publicités avaient aussi été retirées par le même syndicat.
C
'est très particulier aussi, parce que c'était aussi, je
crois, à la
demande de la mairie
de
Paris. Donc, on voit à quel
point... La mairie de Paris
avait interdit la pub, me
souffle
Antoine dans l'oreille.
Mais
voilà, donc on est vraiment à un niveau...
Adrien, Adrien, pardon.
Je ne
sais
pas pourquoi je l'appelle Antoine.
Le RN
qui est considéré par eux comme les fascistes, jamais ils n'ont demandé que la France insoumise soit interdite. La vérité aujourd'hui, c'est que si on se retrouve avec la France insoumise au pouvoir, le nombre de médias de droite, le nombre de partis politiques, etc., qui seraient tout simplement interdits, ça serait phénoménal. Parce que... Mais c'est du totalitarisme. Mais bien entendu, et ils le justifient sur des pseudo-accusations, mais qui est en fait le problème de ça, de mettre dans l'esprit des gens que c'est des résistants face aux nazis, c'est que du coup, ils justifient la violence. Vous avez un petit écosystème qui décide pour les autres. Julien Audou le l
'a
rappelé à juste titre. Vous avez 11 millions d'électeurs qui ont voté RN aux dernières législatives au premier tour. Il y a une petite légitimité populaire quand même pour Jardin de Bardella et pour ce bouquin, cette campagne d'affichage. Chacun en pense ce qu'il veut, que certains veuillent tenter de faire reculer le RN. C'est leur droit dans une démocratie. Les opinions politiques sont là pour s'affronter, mais dans une forme de respect que semble avoir oublié, notamment ce syndicat.
Oui,
et comme vous dites, au-delà du nombre d'électeurs, c'est surtout qui décide après du propos qui est acceptable, non acceptable, dans les limites de la loi, vous avez mentionné évidemment, mais qui décide.
D'ailleurs,
il faudrait avoir la liste aussi de ce qu'on peut dire, ce qu
'on
ne
peut
pas dire. Et on voit aussi à quel point aujourd'hui, dans notre société, il n
'y a
jamais eu autant de moyens de communication, de médias, de réseaux sociaux, mais le couloir d'expression s'est tellement réduit. Il y a aujourd'hui des forces actives pour lutter contre cette liberté d'expression. Oui, elle est menacée. Non, ce n
'est
pas une belle phrase comme ça qu
'on
va sortir. C'est une réalité. Ce couloir juste a rétrécit aujourd'hui. Il y en a qui luttent activement. Et vous l'avez mentionné, quand même, on a parlé du livre Transmania, qu'on
n
'aime pas, quand c'est même des autorités publiques qui décident de censurer. Ça vous donne une idée de
l'État aujourd
'hui dans lequel on se retrouve. Et ensuite, ça se retrouve comment dans le débat public? Dans la censure, dans l'auto-censure aussi. Et finalement, ça vous incite à ne plus réfléchir, à ne plus penser. Si vous n'êtes pas confronté à quoi que ce soit, à quelque chose qui est différent, que vous appréciez ou non, vous rétrécissez aussi le degré, je vous dirais, même de pensée, de réflexion collective.
Je note que Marine Le Pen n'avait jamais eu, à son époque, une grande maison d'édition qu'il éditait. Et c'était pas un moyen.
C
'est lié aussi à ce... C'est quel éditeur, là, du bouquin? Fayard, oui, qui est une grande maison d'édition, en effet. Yoann, dernier mot là-dessus, à moins que Julien Indou veuille ajouter une conclusion. Oui, non, mais évidemment, c'est un problème de liberté d'expression, mais ça n'est pas que ça. La réalité, c'est que l'extrême-gauche, aujourd'hui, représente un danger sérieux et très sérieux pour notre pays. On le rappelle, et je le rappelle, notamment sur ce plateau depuis plusieurs mois. Mais l'extrême-gauche, d'abord, représente...
Quand je dis extrême-gauche, c'est évidemment la France insoumise et tous ceux qui soutiennent la France insoumise, c'est-à-dire Sudrail, la CGT, Jean-Pas et des meilleurs, d'abord, représente un danger. Moi, je pense qu'il
y a
de plus en plus de cheminots qui votent pour le Rassemblement national,
mais c'est une parenthèse... Non, mais d'accord, là, je parle
des syndicats qui, eux, sont des satellites politiques de la France insoumise. La réalité est celle-ci, donc, représente un véritable danger pour notre pays.
D
'abord, un danger de manière quasi directe pour nos compatriotes de confession juive, et on le voit depuis plus d'un an maintenant, représente un danger pour la paix civile, parce que la réalité est celle-ci. Dernier exemple en date, il y en a beaucoup, j'en prends un seul pour qu
'on
gagne un peu de temps. L'extrême-gauche appelait encore il y a quelques jours à l'intifada dans les rues de Paris. Non, mais ça n'est pas quelque chose d'anecdotique. Il
a été interdit
de l'Assemblée
nationale,
on le rappelle, par la présidentielle
Brune-Pivet.
Ça n'est pas un phénomène isolé. Non, non, je sais bien,
on a
raison.
On est
nombreux comme ça à l'extrême-gauche. Vous avez raison.
Et ça
présente un danger pour la démocratie, naturellement, parce qu'on ne peut plus débattre avec l'extrême-gauche. Un seul exemple, là encore, on pourrait y passer la soirée. Non, parce
que j'ai d'autres sujets, là.
Mais l'extrême-gauche, dans les universités, empêche tout responsable politique de venir tenir des débats, des conférences, si ce responsable politique n'appartient pas à la France insoumise. Voilà un exemple parmi d'autres. Donc, il y
a
autant de dangers qui mettent notre pays dans une situation qui est évidemment dramatique. Et ce qu'on retiendra à l'arrivée, c'est que Jordan Bardella a eu de la pub gratuite sur son bouquin. Parce que la vérité, c'est que ça
va...
Mais c
'est malheureux, j'en arrive
là. Mais quand on voit ça, finalement, on ne s'étonne pas de voir que la France a un taux de syndicalisation qui est extrêmement faible. parce que nous avons des groupuscules d'extrême-gauche
qui,
effectivement,
ne
défendent pas les travailleurs, se moquent des travailleurs et des conditions de travail, mais font de l'idéologie et du sectarisme, surtout.
Bon, voilà ce qu'on pouvait dire sur ces affiches. Je crois qu
'il
y
avait
plus de 500 panneaux publicitaires qui étaient précommandés et qui ont donc été annulés à la demande de ce syndicat. Ce race, la visite de la réconciliation. Emmanuel Macron est en visite d'État depuis aujourd'hui et pour les trois jours qui viennent au Maroc, que le président de
la
République, accompagné de tout un arrêt au page de ministres, de personnalités du tout pareil et dont on peut se demander ce qu'il vient de faire ici, que peut négocier le chef de l'État, que peut négocier la France, que peut obtenir notre pays de la part du roi Mohamed VI, à part une réconciliation de façade. Thomas Bonnet est sur place à Rabat avec Sacha Robin pour ces news.
Les
premières heures d'Emmanuel Macron sur le sol marocain auront permis d'avoir un indicateur sur la ferveur qui existe ici autour de cette visite présidentielle, visite d'État de trois jours.
C
'est un fait relativement rare pour être souligné et qui illustre d'une certaine manière le rapprochement diplomatique entre la France et le Maroc. Au programme de cette visite, évidemment des enjeux économiques. Emmanuel Macron a amené avec lui une quarantaine de chefs d'entreprise. Des contrats ont d'ailleurs déjà été signés ce lundi soir. Contrats dans les secteurs des transports ou encore de l'énergie. La journée de mardi sera consacrée notamment à des échanges culturels entre les communautés françaises et marocaines.
Et
puis il y aura le dossier surveillé de près, évidemment celui de l'immigration, la lutte contre l'immigration illégale, cheval de bataille de Bruno Rotaillot, le ministre de l'Intérieur qui est également de la visite. Et puis un mot quand même sur la composition de la délégation qui entoure le chef de l'État. 122 personnalités au moins sont présentes avec Emmanuel Macron, des chefs d'entreprise,
je
vous le disais, mais aussi des personnalités issues du milieu du sport ou encore des arts, notamment avec des écrivains. Leila Slimani, par exemple, est présente. Des acteurs aussi. On a vu Jardamon. On a aussi vu le réalisateur Éric Toledano. Et puis surprise, parce que son nom ne figurait pas dans la liste telle qu'elle nous avait été communiquée, Yacine Bellatar, l'humoriste controversé et condamné par la justice, est également présent pour cette visite d'État au Maroc. On l'a vu, notamment lors de la cérémonie organisée ce lundi ici à Rabat.
Et
on a vu donc on va voir cette image parce qu'avant d'aller sur le fond et Thomas Bonnet en a parlé un instant, Yohann Uzaï, Yacine Bellatar ne faisait pas partie des invités inscrits sur la liste officielle communiquée à la presse par l'Elysée. On a été surpris, donc à la descente de l'avion, d'apercevoir ce personnage dont on sait qu'il est extrêmement controversé, connu pour avoir été probablement celui qui a demandé au chef de l'État de ne pas se rendre à la manifestation contre l'antisémitisme au mois de novembre dernier. accusé et surtout reconnu coupable de menaces de mort à l'encontre d'un producteur également il
y
a un an ou deux. Il y a beaucoup de choses à dire sur Yacine Bellatar. C'est vrai que c'est peut-être un détail pour beaucoup de gens qui nous regardent ce soir, mais Yacine Bellatar était donc cette invitée surprise. On peut dire, et on va vous entendre sur les commentaires. Et moi, ce qui m'a le plus surpris dans un premier temps, et on vient de voir ce plan large il
y a
un instant, c'est qu'il va rencontrer et serrer la main du roi du Maroc dans un voyage officiel avec le chef de l'État et est en jogging basket entouré du microcosme du président de la République. C'est une façon de dire qu'est-ce qu'il nous dit d'ailleurs à travers une tenue comme ça et une décontraction affichée avec le ministre des Armées, notamment M. Lecornu, sur cette image.
Il a serré, alors je précise juste
parce que j'ai vu l'image, mais on n'a pas les droits pour la diffuser, il a serré la main du roi du Maroc, Araba, sur le tapis rouge, habillé comme ça en jogging basket. Déjà, en voyant cette image et en découvrant cette image, je me dis que désormais, le chef de l'État ne perd plus une seule occasion de faire honte à notre pays, en réalité. Parce qu'en s'entichant de ce repris de justice jusque dans une visite d'État au Maroc, Emmanuel Macron, oui, véritablement fait honte à notre pays parce qu'il faut rappeler qu'il est M. Bellatar. M. Bellatar...
C'est le meilleur pote de M. Lecornu
apparemment
déjà. C'est incroyable comment
il se... C
'est cet
individu qui a fait de la lutte contre l'islamophobie en France sa priorité. Vous savez, l'islamophobie, c'est ce concept inventé par les frères musulmans pour faire croire que la France serait un pays où le racisme est systémique. M. Bellatar, c'est cet individu qui après les attentats de Charlie Hebdo avait dit je ne suis pas Charlie, qui après les attentats de Nice avait dit je ne suis pas Nice. Donc il a un pédigré des condamnations en justice, vous l'avez dit, le fait qu'il ait effectivement conseillé au président de la République de ne pas se rendre à la marche contre l'antisémitisme. Et ça, vous allez me dire, il aurait appartenu au chef de l'État de ne
pas
tenir compte de cet avis. D'ailleurs, le simple fait... Il
faut croire qu'il a plus d'influence qu'on l'imagine. Le simple
fait qu'il soit un visiteur du soir est en soi un problème mais de l'inviter là, évidemment, c'est une provocation. Et sa tenue vestimentaire, puisque c'est ce sur quoi vous m'interrogez, compte tenu de tout ce que je
viens de dire... C'est la réflexion
que je me fais,
je ne sais pas
si ça a une importance. Bien sûr, ça a une importance parce que ça n'est pas anecdotique, ça n'est pas anodin. Compte tenu de tout ce que je viens de vous dire, en fait, en s'habillant de cette manière-là, il envoie un message très clair. Il envoie un message non pas aux Marocains, c'est à nous qu'il envoie un message. En fait, cette tenue, elle dit « Eh bien oui, je suis là, je suis avec le président, je suis à Rabat et je vous emmerde. » Pardonnez-moi pour l'expression, mais c'est précisément ce que ça veut dire.
En fait, ce qui pose aussi question, c'est que fait-il dans ce voyage d'État ? Quel est son rôle en ce moment ? Parce que la décontraction,
la camaraderie...
Et surtout, pourquoi n'est-il pas annoncé sur la liste des invités ? C'est qu'on voit qu'on est gêné aux entournures parce que tous les invités et toutes les personnalités sont sur le dossier de presse, sauf M. Bellatar, qu'on découvre sur le tarmac de Rabat.
C
'est pour ça que je vous dis, alors à ce moment-là, quel était son rôle dans ce voyage...
Ah bien, je n'en ai aucune idée. ...
ce
voyage
officiel. Vous voyez les images aussi avec le ministre des Armées, la camaraderie, la proximité, la décontraction, comme s'il était dans son salon d'ailleurs. Donc on se dit, ça veut dire, c'est quoi, il a accès véritablement au noyau du pouvoir ?
Ah bien, ça, c'est plus
un mystère, hein
? En effet. Encore
aujourd'hui, et dans une visite d'État comme celle-ci, moi, je trouve que ça interroge énormément.
Julien Audoul, ça vous choque de voir M. Bellatar participer à ce voyage et surtout, je vous dis, ne pas être communiqué comme s'il faut qu'il soit là, mais surtout, nous ne le disons pas.
Ah,
c'est pas que ça me choque, c'est que ça me terrifie de voir que l'Élysée
est
gangrénée par ce genre de personnage qui, visiblement, a un pass VIP. Ah, il
a
plus que ça,
oui. Il
est conseiller banlieue, il est conseiller à l'acceptation de l'antisémitisme. Il faut le rappeler, effectivement. Yohann Vizal l'a très bien rappelé. Aujourd'hui, il est donc d'un déplacement très important pour renouer des liens que M. Macron a distendus avec un grand pays. On
sait s'il est rémunéré par
l'État ? Le Maroc, je ne
sais
pas si...
En tant que conseiller ou quoi que ce soit, non ? Par l'État, peut-être par le Qatar. D'accord.
Non,
non, non,
je ne cherche pas à l'accuser de quoi que ce soit.
C
'est vraiment une question en tant que conseiller banlieue, est
-ce
qu'il était rémunéré ou pas ?
Peut-être que le chèque
de 10 milliards d'euros du Qatar, peut-être qu'il y a quelques subsides pour M. Bellatar. Mais moi, ce qui me fascine, c'est que M. Macron soit obsédé par les racailles, en fait. Parce que dans ce déplacement, on a appris qu'il y avait aussi M. Elguérab qui était là. M. Elguérab, pour ceux qui ne s'en rappellent plus, c'était un député macroniste élu en 2017, qui avait fracassé, quelques jours après son élection, qui avait fracassé le crâne d'un socialiste avec
un casque de
moto. C'est vrai. Et M. Elguérab fait partie de ce déplacement également. Donc, je ne sais pas en fait quelle image il a envie de renvoyer de notre pays, quels sont les messages qu'il a envie de communiquer. Mais je trouve ça extrêmement inquiétant que M. Macron soit entouré de cette nébuleuse nauséabonde, de gens aux idées qui sont totalement contraires à celles de la République, mais qui, pour le coup, sont extrêmement influents et même de plus en plus.
Florence Roy, c'est Éric Tegner.
Oui,
moi, je pense que je suis totalement stupéfaite. Il fut un temps, vous savez... Tu
peux faire par
la présence de Yassine Delatar ?
Oui. Et par cette allure, cette façon de déambuler avec beaucoup d'aisance. Il a l'air chez
lui... Il faut avoir une grosse
confiance, quand même, et une drôle de confiance en soi pour se dire je vais aller avec le président de la République serrer la main du roi du Maroc et je vais mettre mon pyjama et mes baskets, quoi. Ça, je... Non, mais
vous savez, il fut un temps... Waouh ! Je suis peut-être vieux jeu, mais où les présidents de la République étaient conseillés par des intellectuels. Alors, on aimait ou on n'aimait pas, mais les visiteurs du soir, pardon, c'était Jacques Attali, c'était... Mais
je ne suis pas sûr que M.
Bellatar soit un imbécile,
Mme Roas. Je ne
pense pas que M. Bellatar soit un imbécile, très
loin de là. C'était dangereux, d'ailleurs. C'était très loin de là. Et c'est peut-être
le réduire à quelque chose de caricatural, de dire qu'il n'est
pas au
niveau intellectuel
d'autre. J'assume. Moi, je ne le connais
pas. Et pour en arriver là où il est aujourd'hui, c'est qu'il faut quand même être un peu malin et avoir une bonne dose d'intelligence,
je pense.
Non,
mais
vous savez, finalement, tout cela nous fait comprendre beaucoup de choses. C'est-à-dire qu'en fait, Emmanuel Macron est mal conseillé, il est mal entouré. Et vous savez, quand on l'a entendu l'autre fois s'exprimer en parlant de barbarie au sujet d'Israël...
Je ne sais pas si Yassine Bellatar était derrière ces mots-là, mais...
En étant dans l'inversion des valeurs. En étant véritablement dans l'inversion des valeurs.
On va en dire un mot dans un instant. C'est-à-dire que quand on
sait qu'Israël défend et lutte contre le terrorisme islamiste et qu'on vient lui dire qu'on parle de barbarie concernant Israël, donc on est dans l'inversion des valeurs. Ça veut dire qu'aujourd'hui se pose une véritable question par qui est conseiller notre président de la République.
Qui
sont
les visiteurs du soir ? Qui sont ces gens qui se trimballent à ses côtés dans les visites officielles, dans un camp à soi avec le ministre de la Défense que j'ai par ailleurs entendu sur une chaîne critiquer également la politique d'Israël, le droit de se défendre. Et là, on le voit être dans une sorte de familiarité avec un personnage sulfureux. Franchement, je crois que les Français ils vont vraiment être de plus en plus dans la désapprobation. Ça pose question.
On
va en redire un mot parce que Philippe Lelouch, le comédien, a eu un message très très fort à l'endroit du président de la République hier sur Europe 1. On l'entendra après. Je voudrais quand même qu'on aille après avoir entendu Eric un tout petit peu sur le fond de cette visite parce qu'il y a quand même des choses, j'espère en retenir, autre que la présence de M. Bellatar. Eric Tegner, un dernier mot sur cette question de la présence d'Hacine Bellatar.
Moi, ce qui me surprend le plus, c'est vraiment ce qu'on peut appeler et qualifier d'une faute de communication ou d'une faute politique du ministre de la Défense, effectivement, Sébastien Lecornu qui est quand même là pour vendre des Arbus hélicoptères. Donc, c'est quand même un sujet. Sébastien Lecornu,
c
'est le seul ministre escapé d'Emmanuel Macron qu'il a depuis le début. Il ne cesse d'avoir encore il y a dix jours des beaux portraits de la part du monde, etc., qualifié comme d'un homme mystérieux, un homme de fond,
un
homme de lettres. Effectivement, moi, je suis extrêmement surpris qu'il s'affiche autant avec ce personnage en le confortant là-dedans. Moi, je pense que de la part d'Hacine Bellatar... Là, ça se voit qu'avec le body language qu'il nous montre, ça se voit qu'ils sont très proches, qu'ils sont super potes. Ça se voit qu'ils se voient souvent. Où est-ce qu'on dîne ce soir ? Je te tiens au courant. Je veux
dire qu'ils nous en montrent. Allez, on se voit après. On
commençait à dire c'est
faux
qu'Hacine Bellatar n'est pas un visiteur du soir. On imaginait Yacine Bellatar peut-être en costume à l'Elysée, non ? Il devait être en costume peinard avec tout le monde qui venait checker. Parce que ce qu'il est en train de faire, Yacine Bellatar en ce moment, c'est penser, croyez-moi, tous ses amis dont le nez subo en ce moment quand ils voient ces images, ils sont en train d'aillard. Ils se disent quoi ?
Ils
se disent Wesh, il l'a fait. Il l'a fait ce gars. Et il l'adore. Pourquoi ? Ça veut dire quoi ? Le Wesh n'était pas obligatoire, Eric. C'est comme McDo. Venez comme vous êtes. Mais vous savez, même le roi du Maroc, il doit avoir honte en voyant Yacine Bellatar. Il a serré la main du roi du Maroc dans cette tenue et on a les images encore une fois qui ne nous appartiennent pas mais je vous le dis. Quand on parle d'intégration dans notre pays, quand on dit vous vous adaptez au pays, qu'est-ce qu'il envoie comme message Yacine Bellatar ? Il envoie comme message à tous les gens des quartiers. Vous avez vu ?
Moi, je peux monter là avec un Le Cornu, la ministre de la Défense qui vous vend des rafales dans le monde entier et je suis le mec qui pèse aujourd'hui. Alors, je suis en basket. Alors, justement, j'aimerais qu'on parle un peu
du fond. Là, on ne
voit pas Bruno Retailleau, on voit Yacine Bellatar.
C'est ça.
Moi, ce n
'est
pas lui qui va demander à ce que les clandestins marocains ils soient renvoyés au Maroc. Possiblement, en effet. Sur le fond, je voudrais qu'on ait quelques mots avant d'entendre Philippe Lelouch et ses mots à l'endroit du président. Je me dis qu'ils sont très forts. Julien Houdoul, on s'est fâché à peu près avec tout le monde en Afrique ces dernières années. Le Maroc reste le dernier pays avec lequel on peut dialoguer. D'ailleurs, il y
a
un vrai réchauffement des relations. Est-ce qu'au-delà du business, au-delà de la réconciliation, est-ce que le succès de cette visite, cette visite d'État, dépendra de la capacité de la France à se faire entendre notamment sur la question de l'immigration, sur cette question ultra sensible des laissés-passés consulaires et des obligations à quitter le territoire
?
On espère que M. Macron... Est-ce qu'on peut discuter
de
ça
pendant un
voyage officiel ? Est-ce que vous en attendez quelque chose ? Il faut quand même se rappeler que M. Macron a réalisé l'exploit olympique de brouiller la France à la fois avec l'Algérie et le Maroc. Ce qui n'était jamais arrivé. Alors avec l'Algérie, effectivement, il
y a
des antagonismes qui sont profonds et on a un gouvernement et un État qui sont véritablement dans l'hostilité assumée vis-à-vis de notre pays. Avec le Maroc, ce n'était pas le cas. Et il faut quand même reconnaître que le Maroc a une place singulière. C'est un État qui est stable avec un régime qui lutte contre l'islamisme, qui lutte contre l'islamisme, qui lutte également contre l'immigration massive de manière d'ailleurs assez radicale. C'est un État qui est ouvert, qui s'est ouvert à Israël, notamment.
Il faut quand même se rappeler pendant que le gouvernement espagnol a tout de suite, évidemment, pris fait et cause pour l'État palestinien, la reconnaissance des États palestiniens après le 7 octobre. le Maroc a noué des contacts, des relations militaires, stratégiques avec l'État d'Israël. Donc c'est un partenaire obligé dans la région. Et
on peut taper du poing sur la table avec le Maroc. On a tous en tête le drame de Philippines, le laisser-passer consulaire marocain qui n
'était pas arrivé à temps.
Avec n'importe quel pays, bien évidemment. Il faut qu'il y ait, encore une fois, des rapports de force, des relations aussi de bonne intelligence. Quand c'est avec des États qui sont intelligents et qui ont envie de coopérer et qui, très clairement, le Maroc fait partie de cela, on n'est pas du tout dans la même situation qu'avec le gouvernement algérien qui a énormément de ressentiments et qui veut aller au clash à chaque fois. Le
problème, c'est qu'il faudrait déjà...
Il faut que M. Macron soit aussi un petit peu à la hauteur de sa fonction, de son rang et des exigences du peuple français en matière de sécurité et d'immigration.
Le problème, c'est qu'il faudrait peut-être que déjà tous ceux qui nous gouvernent ici en France soient sur la même ligne quand on voit la distorsion qu'il peut y avoir entre l'intérieur et la justice, entre Bruno Rotaio et Didier Migaud qui rappellent encore ces dernières heures que l'immigration autorisée est une chance pour la France. Ce qu'il faut combattre, c'est l'immigration clandestine. Pas besoin de modifier la Constitution pour obtenir des résultats. Travaillons pour maîtriser davantage l'immigration clandestine et lutter contre le narcotrafic. Il aurait pu dire tout ça sans commencer par l'immigration autorisée est une chance pour la France parce que c'est une vérité probable.
Je ne
suis
pas là pour contester ce qu'il dit.
Je
suis là pour juste dire quel est l'intérêt si ce n'est pour aller à l'encontre de Bruno Rotaio de prononcer cette phrase à ce moment-là ? De dire ce qu'il pense qu'il est un immigrationniste. C'est ça la réalité du garde des Sceaux.
Il
n'est pas du tout sur la ligne de Bruno Rotaio. Alors ensuite, il rajoute s
'il
faut lutter contre l'immigration illégale etc. Parce qu'il appartient quand même à un gouvernement qui est dirigé par Michel Barnier et qu'il doit quand même montrer qu'il est à peu près cohérent avec ce gouvernement. Mais il est évident par exemple que M. Migaud n'approuvera pas, n'approuverait pas la loi immigration voulue par Bruno Rotaio qui reprendra normalement en 2025 vous le savez les articles censurés par le Conseil constitutionnel. Enfin, si ça ne dépendait que de lui, il est évident qu'il ne l'approuverait pas.
Ils ont des points de vue qui sont quasiment incompatibles sur ces questions-là comme elles sont incompatibles d'ailleurs sur ce que doit être la justice dans notre pays et sur ce qu'elle est vraiment. Il est contre les peines planchées, contre la gestion plus rigoureuse des flux migratoires. M. Migaud considère que la justice n
'est
pas laxiste et qu'il n'y
a
pas de problème dans la justice si ce n'est quelques problèmes de moyens alors que la réalité portée par Bruno Rotaio est quand même extrêmement différente. Donc évidemment, oui, ça pose un problème.
Je
pense qu'il
y a
des Français qui vont un peu s'impatienter par rapport à M. Migaud. C'est-à-dire que le discours ou en fait la posture de dire que finalement tout va bien circuler,
il
n
'y a
rien à voir, tout est sous contrôle, il y
a
quand même une attente des Français de dire, de pointer du doigt ce qui ne va pas et de faire des changements et on a l'impression que non, qu'ils regardent le train passer et qu'il n
'y a
rien qui bouge.
Éric, dernier mot, on conclut rapidement là-dessus ? Moi, je pense qu'on peut obtenir
quelque
chose du Maroc. Les OQTF sur le Maroc ont une simple bonne raison. Pas pour les trois prochains jours en tout
cas.
Emmanuel Macron est venu avec 130 personnes dans sa délégation essentiellement pour des enjeux économiques.
C'est du
business. 424 millions pour Alstom. On a Engie aussi avec une directrice générale néo-Maroc qui est proche également du Maroc. Toute une série d'acteurs économiques. Bon, bien entendu qu'on ne s'attend pas à
ce
qu'il disait hier sur Europe 1 qui est l'ancien ambassadeur de France en Algérie qui connaît bien. On ne s'attend absolument pas à ce qu'Emmanuel Macron dise à Mohamed VI la condition, en revanche, c'est la récupération des OQTF. Moi, je suis un peu plus modéré que Julien Oudou sur la question justement du Maroc parce que le Maroc n'est pas non plus pour autant très fiable. Il faut savoir que sur la question de la drogue, du trafic de drogue, notamment à Marseille, ça vient énormément du Maroc et ça souvent, on en parle pas. L'essentiel du cannabis est produit au Maroc. On a une problématique là-dessus.
Le deuxième point, c'est que le Maroc se sont habitués comme les Turcs à utiliser l'arme migratoire. On le sait, ils le font notamment dans l'enclavé espagnol de Ceuta où régulièrement, lorsqu'ils ne sont pas écoutés, notamment pour des questions géopolitiques, ils vont justement envoyer des migrants. Donc là-dessus, il ne
faut
pas non plus tomber dans un nouveau piège qui sera le piège marocain. En tout cas, le président de la République et cette immense délégation est sur place encore demain et après-demain. Depuis quelques semaines, on l'évoquait il
y
a un instant, les prises de position du président de la République sur le conflit au Proche-Orient provoquent bien sûr d'abord la colère du Premier ministre israélien et de la communauté juive de France qui a eu l'histoire de la création de l'État d'Israël par l'ONU, les frappes israéliennes au Liban en Iran, la demande de l'arrêt d'export d'armes. Puis il y
a
quelques jours, Emmanuel Macron est allé même jusqu'à accuser Benyamin Netanyahou de semer la barbarie. Le comédien Philippe Lelouch appelle Emmanuel Macron à se ressaisir. Écoutez-le,
c
'était hier soir sur Europe 1.
Au-delà du conflit du Proche-Orient, ce qui m'intéresse c
'est
la situation et ce qui m'interpelle et ce qui me fait trembler tous les jours c'est la situation française. Comment peut-on monter les gens les uns contre les autres ?
Et
dans ces déclarations-là, pour l'instant, le seul qui faisait ça
c
'était à ma connaissance Mélenchon. Et j
'ai
l'impression que dans ces derniers discours, il court derrière. C'est-à-dire que Macron court derrière. Et c'est quand même dramatique de monter les gens les uns contre les autres. Et s'il m'écoutait, je disais ressaisissez-vous, vous êtes trop intelligents pour vous laisser aller à ce genre de facilité. Et surtout, faites attention aux mots que vous employez. C'est très important. Il y
a
des gens qui vous aiment et qui ont voté pour vous. Et vous les trahissez. Vous mettez une cible dans le dos en ce moment à des gens. Dans les années 90, quand Jean-Marie Le Pen faisait des déclarations dites antisémites, ce qui parfois était beaucoup moins grave que ce qu'on entend aujourd'hui, c'est pour vous dire, tout le monde s'insurgeait. Tout le monde. Aujourd'hui, non. C'est devenu une normalité.
Éric Tegner, un commentaire sur le mot de Philippe Luche. Parce que j'ai le sentiment qu'en tant qu'artiste, il prend des risques de s'exprimer de cette façon. Ce n'est pas le discours politiquement correct, politiquement lisse que les artistes, le monde de la culture tiennent depuis un peu plus d'un an. Et on l'a vu encore ces dernières semaines, notamment aussi du côté des acteurs de cinéma, d'Hollywood, qui sont quand même majoritairement mis du côté justement de Gaza, des Palestiniens contre l'israélien. Donc là-dessus, il le sait très bien. Il sait aussi qu'il
y
a d'autres acteurs français qui se sont positionnés pour Israël et qui ont vécu véritablement des menaces de mort, des difficultés aussi justement dans leur quotidien. Donc là-dessus, il prend une vraie prise de risque. Et ce que je trouve intéressant, c'est ce qu'il dit à la fin lorsqu'il part de Jean-Marie Le Pen avec ce poids de mesure.
En
fait, quand on se replonge avant, il y a une vingtaine, une trentaine d'années sur la question du point de détail qui avait fait l'unanimité contre elle, y
compris
aussi au sein du Front National, on voit qu'aujourd'hui, en fait, c'est devenu presque banal par rapport à tout ce qui peut être dit de l'autre côté de la scène politique et sans la moindre réaction en fait massive, sans qu'il y ait non plus. Il faut le dire, il
y a quand
même une certaine inertie également du peuple français qui, en soutenant Israël, malgré tout, est tellement habitué à entendre ce discours que c'est devenu moins choquant. On est un peu anesthésiés par ce discours ? Moi, je suis convaincu que sur la question, vous savez qu'on appelle souvent de la fenêtre d'Overton pour le coup, Mélenchon, il est malin parce qu'il sait que pour la prochaine élection présidentielle, il est en train d'habituer les esprits.
Le 8 octobre, on était bien plus choqués des propos de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise qu'on l'est aujourd'hui et on le sera encore moins dans un an et dans deux ans parce que ça, il le sait très bien parce qu'à force d'habituer les gens à ce type de discours pour s'appuyer d'opposition frontale.
C
'est pour ça que c'est intéressant aussi que ce type d'acteur se positionne parce qu'en règle, généralement, on n'est pas habitué à avoir quand même des acteurs qui soient courageux aujourd'hui. Julien Audoul, sur le fond,
elle
est saine la colère de Philippe Lelouch ? Est-ce que la comparaison avec Jean-Luc Mélenchon ne va pas un peu trop loin
? Non,
la colère, elle
est totalement
légitime. Le drame, c'est qu'aujourd'hui, quand on écoute M. Macron, on a l'impression que c'est M. Mélenchon qui a écrit le discours.
Ce
sont les mêmes mots, c'est la même propagande, c'est le même argumentaire du Hamas, du Hezbollah, des Mollahs iraniens.
C
'est exactement la même chose. Et on peut se demander jusqu'où vont les influences étrangères au plus haut niveau de l'État français. On peut se demander si le refus de participer à la marche contre l'antisémitisme n'a pas été un deal avec le Hezbollah, avec l'Iran, avec le Qatar.
N'exagérons rien.
Non, je n'exagère. Malheureusement, je n'exagère pas. Il y a un an, j'aurais exagéré, effectivement, mais d'écouter, d'endurer, de subir
tous
les revirements de M. Macron, que ce soit sur le désarmement d'Israël, que ce soit ce mépris pour les origines de l'État d'Israël, jusqu'à qualifier Israël d'État barbare, de semer la barbarie. On en est là aujourd'hui. La seule démocratie de cette région du monde. Le seul pays, en fait, qui défend notre socle de valeurs,
Je ne sais pas par quoi ou par qui il est influencé, mais ce qui est certain, Florence Croce, c'est que la stratégie est totalement illisible. On rappelle encore une fois, et on le dit à chaque fois qu'on évoque cette séquence autour du président de
la
République, il y a quasiment un an, il appelait une coalition contre le Hamas et on en est aujourd'hui à parler de Benhamid Netanyahou comme un semeur de barbarie. C'est quand même un virage à 180 degrés qui a de quoi nous étonner. Qu'est-ce qui s'est passé entre-temps ?
Alors, il y a une excellente chronique dans le JDD.
Alors, on va l'afficher parce que c'est une pétition pour être très précis. Merci de le rappeler, des philosophes, des intellectuels, des spécialistes en sciences humaines, personnalités du monde des médias et du cinéma qui reprochent à Emmanuel Macron en effet son attitude et ses incohérences à l'égard de l'État hébreu.
Voilà, qui était intitulé « Monsieur le Président, expliquez-nous
».
Et en fait, M. Lelouch, son prénom, parce que je... Philippe. Philippe, voilà, parce qu'il a son frère aussi. Philippe Lelouch, reprend en fait un petit peu toute cette incompréhension de ce virage, comme vous l'avez dit, du Président Macron. Il ne nous avait pas habitués à cela. Alors certes, quand il avait refusé d'aller participer à la manifestation contre l'antisémitisme, on était nombreux à se poser la question, mais on avait essayé de dire « Bon, il veut... » On essaie de justifier, de le défendre en quelque sorte, mais là, il va absolument trop loin.
Et enfin, c'est incompréhensible et c'est ce qui ressort notamment de cette chronique pétition, puisque vous dites qu'il s'agit d'une pétition.
C'est une pétition.
Et à laquelle fait écho l'interview de M. Lelouch qui explique bien justement cette incompréhension de beaucoup de gens, mais pas que les Juifs, pas
que la communauté juive... Moi, j'ai
peur que la confiance soit définitivement rompue déjà avec les Juifs de France
entre le Président de la République.
Parce que pour avoir interrogé pas mal de personnalités juives et notamment, je me souviens d'Arnaud Klarsfeld qui était là la semaine dernière, les mots sont très forts. Il parle de trahison et la famille Klarsfeld et Emmanuel Macron ont plutôt de très très bons rapports pour qu'il aille jusqu'à parler de trahison. c'est que vraiment, les Juifs de France sont touchés en plein cœur. Alors, je ne parle pas évidemment des Israéliens et de
notre rapport
avec l'État hébreu.
Mais
pas que...
Le prochain juif du
cri va être mouvanté.
C'est possible. C'est fort
possible. Pas
que les Juifs de France. Pardon, Julien.
Non, mais je parle d'Emmanuel Macron. Je centre le débat autour de nous-mêmes. Mais vous avez raison. Oui, mais vous
savez, une grande partie de la population française et moi, je suis amenée à rencontrer énormément de gens dans mon métier. Beaucoup de gens ont conscience qu'Israël est la seule démocratie de la région, que c'est un tout petit pays qui lutte contre le terrorisme islamiste dont a été victime la France. Ne l'oublions pas. Ce qui s'est passé à Gaza, c'est sans Bataclan. Il
ne
faut
pas l'oublier. Vous avez raison. Merci de le rappeler. Tout autre sujet à une dizaine de minutes de la fin de cette émission. Avons-nous les moyens de mener une guerre totale pour reprendre les récents mots du ministre de l'Intérieur contre le narcotrafic ? La question se pose à l
'heure
où les fusillades sont quasi quotidiennes dans notre pays avec leur lot de victimes innocentes. Un petit garçon de 5 ans a été touché à la tête ce week-end dans la voiture de son père, lui-même visé par des dealers dans le cadre de ce qu'on peut imaginer être un règlement de compte. L'enfant est d'ailleurs toujours dans un état extrêmement grave. Le rappel des faits avec Isabelle Piboulot.
Mort pas. C'est de ce quartier qu'est originaire le père de l'enfant blessé, connu des services de police pour trafic de drogue. Alerté qu'un groupe d'individus était à sa recherche, l'homme de 29 ans a voulu se mettre à l'abri avec son fils chez la mère du garçon. Il est près de 23h samedi lorsqu'en chemin, il s'aperçoit qu'un véhicule le suit avec à son bord des personnes cagoulées. Sa voiture essuie alors des tirs dans une course-poursuite qui se termine à passer. L'enfant est touché à la tête à deux reprises. Une enquête pour tentative d'homicide en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre un crime a été ouverte.
Plus tôt dans la journée, vers 10h, des tirs en rafale éclatent à Mort pas près de la station de métro Groschenne. Depuis plusieurs mois, certains quartiers de Rennes sont en proie à des fusillades sur fond de trafic de stupéfiants aux grandes dames des habitants. Marie, 74 ans, vit à Mort pas depuis 17 ans et a vu la situation se dégrader au fil du temps.
Quand vous ouvrez votre fenêtre et que vous les voyez devant chez vous tous les jours à 50 mètres ou 70 mètres, qu'est-ce que vous voulez faire ? Je ne
sais
pas quand est-ce qu
'on
s'en sortira. Ça rapporte trop d'argent.
La CRS 82 a été déployée dès dimanche soir à Rennes sur demande du ministre de l'Intérieur.
Julien Hadoul, ce qu'on vit, c'est un tremblement de terre sécuritaire. On n'est pas à Marseille,
on
n'est pas à Grenoble,
on
n'est pas en Seine-Saint-Denis, on n'est pas dans les quartiers populaires de Paris, on est à Rennes, en Bretagne.
Et vous voyez, le drame, c'est qu'on s'est habitué à ce que ce soit comme ça à Marseille, à Paris, où ce sont des autres qui ont perdu. Avant, on disait on n'est pas à Bogotá, on n'est pas à Mexico. Maintenant, c'est on n'est pas à Marseille. Et tout le
pays
est gangréné par cette... cet ensauvagement et par cette contamination du narcotrafic, mais surtout est gangréné par la lâcheté de nos dirigeants. La question sur les moyens, évidemment qu'on a les moyens. On est la sixième puissance du monde. Si on ne
peut
pas lutter contre le narcotrafic, à un moment donné, il faut jeter la clé par-dessus la porte. La
première
puissance mondiale, je ne suis pas sûr qu'elle ait réussi.
Non,
non,
mais on a les moyens, mais on n'a pas la volonté. Les gouvernements n'ont pas la volonté. Et n'ont pas la volonté, d'une part, parce qu'il y a tout un courant de pensée qui gangrène de l'Assemblée nationale et de diverses institutions, qui est celui du laxisme, qui est celui de la dépénalisation, dépénalisation qui est finalement... Vous avez même
Éric Piolle, je ne sais
pas si on aura le temps de l'entendre, mais vous avez même Éric Piolle qui parle de légalisation encore aujourd'hui.
Bien évidemment. Éric Piolle...
Mère de Grenoble.
Je pense que c'est l'une des caricatures gauchistes. L'homme qui refuse la vidéosurveillance, l'homme qui refuse d'armer sa police municipale, l'homme qui... Il
a des arguments contre ça. Il dit à Valence,
à Nice, vous avez une police municipale armée, vous avez de la vidéosurveillance partout, ça n'empêche pas qu'il y
ait
des points de deal et des
narcotrafiquants. À Nice, on peut en parler. C'est l'argument d'Éric Piolle. Oui, mais
l'argument des attentats de Nice, notamment de la Basilique, montre
bien... On parle de drogue, mais vous avez raison sur ce sujet-là. Une
police municipale armée, ça sert pour protéger. Alors, excusez-moi, s'il n'y avait pas eu l'intervention de la police municipale, le terroriste, à l'époque, aurait pu faire d'autres victimes. Sur
la drogue, Éric Tegner, on a un enfant de 5 ans qui prend une balle dans la tête. Là, c'est une ligne infranchissable qui vient d'être franchie. Bruno Retailleau, et on l'a en bas de l'écran, qui évoque, je crois qu'on va revoir la citation du lendemain de ce drame, qui parle de guerre totale, qui nous sort un néologisme de narco-racaille.
Moi,
je veux bien...
Mais
est-ce que ça fait sens quand on voit ce qui se passe ? Elle est où, la guerre ? On l'amène comment, la guerre
? À
quel moment on empêche les narco-racailles de... C'est bien d'inventer des mots. C'est bien d'avoir des termes qui sont guerriers. Mais si à un moment, sur le terrain, les gens ne voient pas cette guerre, ne voient pas qu'elle est menée, qu'elle n'a jamais commencé, en fait. Parce que ce n
'est
pas les opérations place net qui font office de guerre. On se dit, mais arrêtez de parler, en fait. Arrêtez de nous sortir des mots comme ça, qui n'ont plus aucun sens. On était en guerre contre le Covid, on était en guerre contre ci, contre ça, on est en guerre contre tout, en fait. Mais on ne l'amène jamais. C'est vrai que, lorsqu'on se rappelle, les magistrats avaient dit à Marseille, la guerre, elle est perdue. Moi, j'ai des policiers qui m'écrivaient, ils me disaient, la guerre, on ne
l
'a jamais menée. C'est ça. Il faut deux camps. Et ce n
'est
pas la CRS 82 qui va s'occuper de ça. Ce ne sont pas les gendarmes-arriques de force mobile. Il faut de respect pour la CRS 82 quand
même. C'est
très bien au demeurant. Mais non,
mais
même eux, ils vont le dire. Ce n
'est
pas comme ça. La CRS 82, elle va tranquilliser les riverains pendant une semaine. Vous savez, Julien, vous disiez au début, on change de sujet. Mais non, c'est lié au sujet, par exemple, sur le Maroc. Vous savez, lorsqu'on parle sur le cas de Marseille, de ces cas entre la DZ Mafia et Yoda, c'est le 8 mars dernier, justement, que le patron d'Yoda a été arrêté à Casablanca, au Maroc, alors qu'on savait très bien, il savait très bien qu'il y était depuis des mois. On peut parler aussi, quand on parle de l'extension un petit peu de ce phénomène, justement, de narco-mafia, de narco-État, etc., dans toute la France. Il est le cas également en Europe.
Aux Pays-Bas, par exemple, on a la mocro-mafia. La mocro-mafia, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle a obligé la famille princière des Pays-Bas à se cacher dans un bunker. Le ministre de la Justice belge a dû être mis sous protection parce qu'il était menacé de mort. Et encore une fois, à nouveau, ce sont les Marocains. Ce que je veux dire, c'est qu'à chaque fois qu'on va dire aussi que le problème de la drogue, le problème de la délinquance dans nos quartiers est lié à l'immigration, on se retrouve toujours avec des gens de gauche qui vont dire « Non, mais vous faites la malgame, etc.
» Ben là, justement, le président Macron et Bruno Retailleau devraient entamer un bras de fer avec le Maroc pour lier ce sujet-là. Parce que oui, on se retrouve aussi avec des mafias. Une mafia, c'est quoi ? C'est un clan familial. Pourquoi c'est difficile ? Parce qu'en plus, c'est un camp qui est communautaire, qui vient du même pays, qui ont les mêmes origines, même s'ils ont été nationalités, qu'ils deviennent français, etc. C'est ce qui fait que c'est bien plus dur, justement, de lutter contre ce trafic. Et étant donné que l'immigration, elle s'est répartie sur l'ensemble du territoire national, nous ne nous étonnons pas qu'à Rennes, qu'à Brest, qu'à Vannes, qu
'à
Lorient, eh bien, ça se développe, justement, comme un poison sur l'ensemble du territoire. Mais M. Retailleau, Yohann, et je crois que Florent-Ros voulait dire un mot aussi, je sais bien que cette visite d'État, c'est pour vendre des trains ou je ne sais quoi, et pour faire marcher notre économie. Mais il
y a
un moment, vous ne pouvez pas, dans les mêmes 24 heures, dire que vous menez une guerre totale au narco-trafic et arriver au Maroc sans toucher de mots, au pays d'où vient principalement le cannabis. Non, mais dans ce cas-là, vous n'êtes pas en guerre, alors. Dans ce cas-là, vous êtes dans une petite bataille que vous menez une semaine sur quatre. Mais qui vous a dit qu'il n'allait pas en parler ? Moi, je
n'en sais rien.
Non, mais ce qu'on nous
explique à juste titre,
c'est que ce n
'est
pas dans un voyage officiel qu'on fait ce genre de bras de fer. Voilà. Mais il y a probablement, et je
l'espère... Espérons-le, alors. Espérons qu'il en parlera. Des
discussions à ce niveau-là. Mais néanmoins, même s'il y a des discussions à ce niveau-là, ça ne va pas changer grand-chose. Pardon d'être un peu pessimiste. Mais la réalité... C
'est une petite
pierre posée, quand même. Le trafic de stupéfiants, il est en pleine expansion dans le monde entier et que pour contrer ce phénomène très inquiétant, aucune démocratie, pour l'instant, n'y est parvenue. La réalité, c'est que toutes les démocraties sont quasiment dans le même état. La réalité est celle-ci. Il
y a
un état qui a réussi à lutter efficacement contre le trafic de stupéfiants, c'est le Salvador. En renonçant à l'état de droit, en emprisonnant des milliers de personnes innocentes...
Avec des méthodes qui n'ont rien de démocratique.
Absolument. Mais alors, pardon, tout ça m'amène à dire que de toute façon, l'état de notre droit n'est manifestement pas adapté à cette guerre totale qu'il faudrait mener contre les trafics de stupéfiants, ça c'est certain. Mais peut-être le droit changera-t-il quand nous en serons arrivés dans quelques années à voir des policiers, des magistrats corrompus par les grands cartels de la drogue. C'est la suite logique... Ce n'est pas déjà le cas. C'est la suite logique de ce qui peut et doit arriver dans les prochaines années. À ce moment-là, il faudra se poser la question du droit français sans aller évidemment jusqu'au Salvador. C'est quelque chose qui n'est souhaitable pour personne.
Mais le droit actuel, de toute façon, manifestement, empêche les grandes démocraties de lutter efficacement contre ces réseaux. Il nous reste 25 secondes. Florence Roiss.
Oui. Vous savez, moi, j'ai des gens qui sont venus me voir à mon cabinet, qui habitaient dans des cités, qui m'ont raconté qu'en fait, la façon dont ça se passait, alors ce n
'est
pas la justice, ce n
'est
pas la police,
ce
n
'est
pas une justice laxiste, etc. C'est en fait, ils s'en prennent à des jeunes et puis ces jeunes-là ont le choix entre deux possibilités. Soit d'aller vers l'imam autoproclamé, soit d'aller vers le chef de réseau de trafic de stupéfiants. Voilà le choix qui est donné à ces jeunes qui habitent dans
ces cités.
C
'est pour ça qu'il faut reconquérir ces quartiers.
Voilà. En effet. On a des
RER, ils vont ailleurs.
Non mais ce n'est pas Alors franchement,
alors
franchement, c'est pas du tout. Non mais prendre le RER et aller
ailleurs,
c'est
pas aussi...
C'est
dommage parce que là, vous rentrez dans un débat intéressant sauf qu'on est déjà à l'heure de rendre l'antenne. Mais
je suis sûr que
l
'état du
trafic dans notre pays est tel qu'on aura l'occasion, je pense, dès demain ou le jour d'après d'évoquer malheureusement de nouveau ces sujets. Merci à tous les six de leur partie tous les cinq parce que c'est vrai que la chaise est vide.
Nicolas Bouzou, je vais
y aller, ne vous inquiétez pas. C'est pas moi qui baille depuis une demi-heure. Pardon ? On va se retrouver, je vous taquine,
et
on va se retrouver demain, mardi, pour une de nouvelles aventures avec Karima. Les autres, ce sera bientôt, j'espère. C'est eux les deux titulaires, j'y peux rien. En même temps, je pense que vous avez d'autres activités, n'est-ce pas, à l'Assemblée nationale. Il va falloir aller voter accessoirement. Merci à Loumna Daoudi qui a préparé cette émission aux côtés d'Adrien Fontenot, Coralie Deleplace et Emma Evalami. Simon Guillain, dans un instant, pour l'édition de la nuit, à demain mardi. Donc, bonne nuit.
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