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Podcast / conversationyoutube.com· 29 juin 2026 63 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsEurope & internationalCulture, médias & sportÉconomie & entreprises

Entretien avec Philippe de Saint-Robert : il a suivi le déclin de la France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 39 %Défensif 29 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour à toutes et à tous. Merci d'être sur UPR TV. J'ai le plaisir de recevoir Philippe de Saint-Robert.

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous êtes né en 1934. Vous avez connu l'occupation ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Vos grands-parents étaient gaulistes, vos parents plutôt péténistes. Comment cela se passait-il ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous avez fait des études de journalisme. Comment en êtes-vous arrivé à la politique ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes devenu gauliste en 1958. Pourquoi ce choix ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Vous avez écrit dans Combat. Comment Philippe Tesson vous a-t-il découvert ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Fait
    « Dès que le général est revenu, je suis devenu gauliste. »
  • Fait
    « C'est pas de l'anglais en fait, c'est de l'américain. Non mais c'est c'est Vanen qui a imposé l'anglais. »
  • Chiffre
    « on est au bord de la faillite. »
  • Fait
    « il ils n'ont ils n'ont que des malheurs à administrer. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et bien bonjour à toutes et à tous. Merci d'être sur UPR TV. J'ai le plaisir, l'honneur, je dirais même, de recevoir une personnalité qui a une vie très remplie, une vie assez extraordinaire.

Philippe de Saint-Robert. Bonjour. Bonsoir monsieur Philippe de Saint-Robert qui euh euh il va nous l'expliquer est né en 1934 donc vous avez 91 ans euh et a fait beaucoup de choses du journalisme et notamment notamment il est l'une des dernières personnes à avoir connu et travaillé avec le général de Gaulle lorsque de Gaulle était à l'Élysée.

Donc il a des témoignages et puis pas seulement avec de Gaul lui, il va nous en parler ensuite avec Pompidou et puis il a connu Mitteran et cetera et il s'est beaucoup intéressé à la langue française. Il a été même commissaire à la langue française. Alors merci de nous faire l'honneur de venir.

C'est un honneur et un plaisir pour moi aussi. Philippe de Saint-Robert. Donc vous êtes né en 1934.

C'est vieux. C'est vieux. Vous avez vous avez connu l'occupation ?

J'ai connu l'occupation. Je ne l'ai pas trop subi parce qu'on m'avait expédié dans un petit château de l'Inde entre château rou et soudain où je suis resté pendant toute cette période. D'accord.

Mais vous aviez 7 8 ans 9 ans quoi. Vous étiez Ben j'avais 6 ans en en 40 et 10 ans en 44. Voilà.

Voilà. Et alors, j'étais confronté à à des querelles de famille parce que tous mes grands-parents et arrière grands-parents, parce que j'avais mes arrières grands-parents encore était gauliste. Mes parents étaient assez disons modeste de ce point de vue-là.

Plutôt péténiste. Plutôt péténiste. Voilà.

C'est beaucoup de familles étaient comme ça. Mais c'estàd que mon père était ingénieur et il était ingénieur chez Renault. Donc il a d'avoir couru de grands risques parce que c'était bombardé tout le temps et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle on m'avait expédié à la campagne.

Et alors bon ben voilà effectivement je lui pensais qu'il fallait que ça se passe. Voilà c'est tout. J'en diraiis pas plus.

D'accord. Donc vous aviez de la stéréo si on peut dire vous entendiez des points de vue différents. Des disputes.

Des disputes. Des disputes quelquefois. Oui oui des dis alors arrive la libération des murmur et des [rires] Mais vos grands vos vos arrières grands-parents, c'est ça ?

Non vos grands-parents, j'ai été beaucoup élevé par mon arrière-gr-mère qui est morte en 56 très tard. Votre arrière grand-mère c'était quoi son prénom ? Émilie.

Émilie c'est joli. Émilie c'est c'est revenu à la mode. Marie Émilie Marie elle avait écrit à Pétin.

Ah bon ? Monsieur le maréchal. Moi, fille, femme et mère d'officier, je vous dis que vous avez trahi la France.

Ah oui, quand même. Et elle était gauliste. Oh, elle était ultra gauliste, elle elle avait entendu de Gaul sur la BBC.

On l'a pas entendu, mais on savait qu'il existait. On écoutait la radio libre, on écoutait Londres et cetera. C'était On écoutait tout ça.

Nous, nous, on était tout à fait branché là-dessus. Ah oui oui oui. Donc, vous avez quand même vous êtes un peu tombé dans la politique étant, dans la marmite de la politique certaine manière.

Sans bien comprendre, sans bien comprendre. Arrive la libération. Donc vous faites quoi ?

Vous faites des études de journalisme. On parle à la libération. Libération, je suis à l'école.

Oui, d'accord. Mais ensuite ben à l'école, je suis à l'école à à Saintonoré des Lot, je me souviens. J'ai fait beaucoup d'école.

J'étais un très mauvais élève. Très très mauvais élève. Je pensais à autre chose.

Et puis euh j'ai grandi et ensuite mes parents ont déménagé à Rand. C'est-à-dire que mon père est devenu directeur des paperies de la Chapelle qu'on a appelé plus tard la chapelle d'Arblet à Saint-Étienne du Rouvret qui est pas un endroit très agréable, je me souviens. Et j'ai fait toute ma scolarité à l'époque de la 4e à la philosophie chez les frères des écoles chrétiennes de Roi.

Voilà. Donc j'ai gardé un excellent souvenir et là je n'ai pas bougé, j'étais très sage. J'aiessayé de te changer de col toutes les semaines.

Alors ensuite, vous êtes orienté vers le journalisme. Plus tard, plus tard. Non, plus tard.

Alors, vous savez, mon père était ingénieur et il conseillait pas qu'on puisse être autre chose qu'ingénieur. Mais je aucun don pour ça. Et alors, il comprenait assez mal mes tendances pour la littérature, la philosophie.

Alors, je me suis orienté vers le droit qui était un peu une voix moyenne et en fait, j'ai fait du droit, essentiellement du droit et puis j'ai voulu commencer à écrire. À le début, je voulais faire une agrégation de droit mais on m'a dit que si je faisais une agrégation de droit, il fallait pas que j'écrive avant d'être agrégé. Alors, j'ai choisi d'écrire.

Voilà. Donc, vous n'avez pas fait l'agrégation de droit ? Non, j'ai fait des doctorats des ce qu'on appelait à l'époque des DEES, d'économie politique, de science économique, d'histoire du droit drom tout ça ça n'existe plus où ça a été transformé.

Alors comment on en arrive au journalisme et à la politique ? Bah parce que j'ai commencé, je me suis intéressé à la politique très tôt. On était abonné au monde même quand on habitait à R du côté de Ran et j'ai toujours lu le je lisais le journal, j'ai toujours été passionné par la politique et j'ai vécu la 4e République si je puis dire avec souffrance.

Je me rendais compte que la France se délitait complètement. Il y avait ces guerres qui se succédaient, la Chine, l'Algérie et cetera. Et j'ai trouvé tout ça extrêmement pénible.

Et alors en 1958, je ne savais pas vraiment qui était le général de Ga en 58. J'étais trop jeune, j'avais pas vécu tout ça. Enfin, je le savais mais je ne savais pas politiquement parlant.

Voilà, j'avais 22 ans et donc je donc dès que le général est revenu, je suis devenu gauliste. Voilà. D'accord.

Mais je j'ai pas écrit tout de suite, j'ai plutôt d'abord écrit sur la pour la littérature, j'ai d'abord écrit dans des revues de la table ronde, les la parisienne, des choses comme ça. Voilà. Et ensuite alors je me suis mis à la politique un peu plus tard.

Alors, j'ai j'ai dû prendre des petits donc j'ai fait mon droit, j'ai pris des petits boulots et j'ai et puis j'ai commencer à écrire c'est Philippe Tesson qui m'a inventé si j'ose dire en politique puisque un jour j'ai envoyais mon premier article à combat qui était une défense de la force de dissuasion. Donc tout le monde disait que c'était une bombinette ridicule. a commencé par François Mitteran et j'ai envoyé un article qui s'appelait, je me rappelle, dissuasion et persuasion où je disais que c'était d'abord une force de dissuasion diplomatique.

Et le lendemain matin, en allant à mon bureau, j'ouvre le journal et j'étais en première page alors je j'étais de combat de combat combat qui était un journal de gauche. Non, parce que Pesso était très Algérie français. Vous me positionnez où quand même ?

C'est plutôt de gauche non combat non de gauche c'était de gauche à l'origine. Ah bon ? Par camu.

Mais en fait en fait Philippe Tesso était pas de gauche. Non mais il a un peu joué ce jeu-là parce qu'il était antigoliste. Voilà.

Et vous savez il était particulier mais ça n'empêchait pas en même temps parce que quand à partir du moment où j'ai fait cet article, j'en ai fait d'autres. Il m'a il m'a dit mais il y avait cette formé vos articles suscitent des réactions. Faites toutes les semaines.

D'accord. Je j'ai dit mais je pourrais jamais faire un article toutes les semaines. Oh me dit vous verrez ça vient tout seul effectivement.

Donc je me suis mis à avoir une tribune hebdomadaire toutes les semaines dans combat. Dans combat. Voilà.

Très bien. Alors et c'est comme ça que je me suis fait connaître. Alors c'est vrai qu'à un moment donné euh alors on j'étais pas du tout même avec que Tesso.

Tesso était Algérie française. Il faisait écrire Sous Stelle, il faisait écrire ces gens-là mais en même temps il aimait bien que son journal soit diversifié et il supportait parfaitement qu'on ne soit pas de cet avis. Donc ça m'a permis de m'exprimer librement s il y a eu quand même moment des difficultés mais enfin ça toujours bien marché.

Donc vous vous étiez assez rapidement en faveur de l'indépendance de l'Algérie. Ben oui, parce que j'avais un vieil ami Marc Val dont le père était député d'Alger, Jul. Et je parlais avec lui et évidemment il était bien noir et je me rendais compte que c'était impossible.

Je me suis très vite rendu compte que c'était impossible. Et puis je me suis lié avec Maurice Clavel qui avait eu aussi des échos du général que je ne voyais pas à l'époque qui est le général qui laissait entendre que c'était pas possible. Voilà.

Et donc j'ai me suis rattaché à un moment donné, il y a eu une dispute à combat parce que j'avais fait un article à l'époque effectivement contre Mitéran qui était à la tête de la l'Union de la gauche que que je Ton n'avait pas voulu passer. Il m'a dit personne ne vous le prendra. Alors, je l'ai porté à notre République et c'est eux qui l'ont publié et c'est comme ça que je suis entré à notre République et que je me suis rallié à Louis Vallon, à René Capitan, à Louamou et c'est mon et c'était c'était Jean-Michel Roy qui dirigeait notre République à l'époque et après c'était Frédéric Grindel qui était un grand ami qui un grand ami.

Alors, je vous interromps parce que pour les auditeurs, notamment les jeunes auditeurs, ils ne savent pas forcément qui sont les personnes que vous venez de citer. Mais donc Louis Vallon ou René Capitan sont des noms qui sont restés célèbres et qui faisaient partie de ce que l'on a appelé les gaulistes de gauche. Donc, vous vous êtes rattaché à cette école si l'on peut dire.

Oui, oui, je faisais partie de l'UDT, du lieu démocratique du travail. On appelait ça comme ça. Jamais appartenu à aucun parti politique sauf celui-là en quelques temps.

Voilà. Donc vous étiez un gauliste de gauche parce que de gaul tenait beaucoup à voir un petit peu des aussi un pied à gauche quoi. C'est ça.

Oui. Bon le général était pas un homme de droite, vous le savez très bien. Le général était tout à fait autre chose que ça.

Alors évidemment il y avait chez les gaulistes qui avaient aidé le général à revenir au pouvoir une majorité de gaulistes qui croyaient que l'Algérie resterait française. Vous savez bien, ils ont mis du temps à comprendre. commencé par Michel Debré qui est resté fidèle mais qui a souffert.

C'est très sympathique. Michel Debré, je l'aimais bien mais il a beaucoup souffert parce qu'il a dû se sacrifier. Voilà, il a sacrifié ce qui avait été son idée initiale.

Donc vous entrez à notre République ce journal et je continué à écrire dans combat. Je j'ai continué ensuite à à écrire dans combat et puis par la suite combat a disparu. J'ai j'éis passé au monde.

J'ai écrit dans j'ai été collaborateur du monde pendant 16 ans. Ah oui quand même. Oui oui oui.

Pendant 16 ans. À l'époque c'était pareil. C'était le même principe que qu'avec son Jacques Fauvet qui était un homme de gauche comme chacass lui aimait bien aussi avoir une page où tout le monde s'exprimait.

Il y avait une fameuse page 2 à l'époque qui était un peu dirigée par André Fontaine et où on pouvait s'exprimer librement. Oui. Des d'opinion, je me rappelle très bien.

Et j'avais un article tous les 15 jours dans cette page. C'était la même chose qu'un combat et je me suis exprimé tant qu'on dans le monde jusqu'au moment où j'ai eu à part François Mitteran en 84 je crois une fonction officielle. Voilà.

Alors, on est donc à notre République et comment vous en arrivez à être invité dans le bureau du général de Gaul ? Mais ça c'est plutôt bah c'est-à-dire ah ben ça c'est quand j'ai publié mon premier livre le jeu de la France parce qu'un jour j'ai j'écrivais donc régulièrement dans le combat un jour j'ai été voir Christian Bourgois et je lui ai dit vous vous voyez j'écris des articles régulièrement dans combat et ce et j'aimerais faire un livre sur la politique politique étrangère du général c'était d'autres éditeurs que les éditeurs d'aujourd'hui, hein. Il m'a tout de suite fait un contrat et donc je me suis retiré dans la maison de campagne et j'ai écrit un livre qui s'appelait le jeu de la France et où j'ai faisait j'ai du mal à l'écrire.

C'est mon premier livre, c'est pas facile hein. J'ai mal interrompu à l'époque ma collaboration au journaux parce que fallait que je me concentre. Enfin, j'ai quand même fait ce livre qui s'appelle de la France qui a pas eu beaucoup de succès, c'est pas grave.

Mais enfin, je l'ai envoyé au général qui m'a envoyé une lettre [souffle coupé] euh de félicitation dont je plus les termes en tête, mais il y avait une un scriptum amusant parce que c'était l'époque où déjà dans combat je attaquais un peu Pompidou qui était premier ministre parce qu'on lui reprochait à l'UDT, à l'autorépublique de d'être opposé à l'idée du général sur la participation. Tu es pas le seul d'ailleurs. Michel Devré aussi était opposé.

Bon alors donc je vous interromps un instant pour nos auditeurs notamment les plus jeunes. Je ne suis pas sûr que tout le monde sache bien [raclement de gorge] ce que c'est que la participation. C'était l'idée de de Gaulle qui essayait de trouver point de vue géopolitique, géostratégique mais aussi du point de vue économique et social. une troisème voie entre les États-Unis, la le pays par excellence du capitalisme et l'Union Soviétique, le pays par excellence de la construction du socialisme et du communisme.

Et donc de Gaul essayait de trouver une troisième voie et il avait notamment proposé, c'était allé assez loin quand même et justement sous l'influence des goulistes de gauche ce qu'il appelait la participation des travailleurs, c'est-à-dire de permettre ou de favoriser un petit peu des sociétés de coopératives de production où les ouvriers ou les salariés posséderaient une partie du capital de l'entreprise, donc la participation au capital, ce qui ferait des salariés des ouvriers en fait des propriétaires de leur propre entreprise, ce qui permettait de résoudre le problème marxiste de la le combat entre le capital et le travail, ce qui est avec la l'exploitation de l'homme par l'homme et cetera pour transformer en fait faire des ouvrir des salariés les artisans de leur propre entreprise. Non, du point de vue de l'homme, la solution communiste est mauvaise. Le capitalisme dit grâce au profit qui suscite l'initiative, fabriquons de plus en plus de richesse qui en se répartissant par le libre marché élève en somme le niveau du corps social tout entier. seulement voilà la propriété, la direction, le bénéfice des entreprises dans le système capitaliste n'appartient qu'au capital.

Et alors ceux qui le possèdent pas se trouvent dans une sorte d'état d'aliénation à l'intérieur même de l'activité à laquelle il contribue. Non, le capitalisme du point de vue de l'homme n'offre pas de solutions satisfaisantes. Il y a une troisième solution, c'est la participation qui elle change la condition de l'homme au milieu de la civilisation moderne dès lors que des gens se mettent ensemble pour une œuvre économique commune, par exemple pour faire marcher une industrie en apportant soit les capitaux nécessaires Soit la capacité de direction, de gestion et de technique, soit le travail.

Il s'agit que tous forment ensemble une société, une société où tous est intérêt à son rendement et à son bon fonctionnement est un intérêt direct. Ça implique que soit attribué de par la loi à chacun une part de ce que l'affaire gagne et de ce que elle investit en elle-même grâce à ses gains. C'est la voix que j'ai toujours cru bonne.

Or en fait avec ça c'était une idée vraiment tout à fait intéressante mais qui était combattu à droite et à gauche. Cette idée avait été amenée à Louis Vallot par un certain Marcel Loichotud qui avait fait un livre. Louis Valonen était inspiré et il avait fait voter un petit peu comme ça en Catini un amendement qui s'appelait l'amendement Valallon qui était porteur de cette idée.

Donc il y avait une espèce de querelle parlementaire même qui s'était impliqué au parlement lui-même autour de ça. Voilà. Mais en fait en fait ça mécontentait tout le monde parce que la droite il voyait un début de socialisation et le parti communiste une espèce de collaboration de classe.

Ouioui et la gauche n'en voulait à aucun prix parce que ça l' enlevé le pas de la bouche. Voilà donc évidemment il y avait tout le monde était contre. C'est c'est tout ce qui prouve que c'était quelque chose de probablement très bien mais enfin très difficile à mettre en place.

Et alors dans la lettre que le général m'envoie pour me remercier de mon livre, il met en scriptum, je vous lis souvent dans les feuilles un combat. Vous êtes vous y êtes d'accord avec vous-même ? Ça voulait dire.

Et alors là-dessus, il m'a il m'a invité à aller le voir. Je me rappelle, il y avait une visite officielle, je crois que c'était le président de la Turquie à l'époque. Alors, il m'invite et j'étais invité à la soirée de réception et quand je suis passé, il m'a dit "Je vous ai écrit sur votre livre, je vous en parlerai quand vous viendrez me voir." Donc j'ai été le voir.

Voilà. Et c'est comme ça que je l'ai rencontré la première fois. Alors, vous êtes entré dans le sein des seins de la République ?

Oui. Alors, j'étais très générité très intimidé. B enfin, ça s'est très bien passé comme quand on le voyait comme ça dans son bureau.

Il était debout assis derrière son bureau. Ah, il est venu me chercher à la porte, il m'a recondu. Non, non, il était où ?

Oui, il était dans Et donc vous aviez alors vous aviez quoi ? Vous aviez une quarantaine non une trentaine d'années en fait. Oui.

Oui. Oui. Oui.

Oui. Oui. Ça ça me rappelle ce que m'écrivait Moriac, ce que me disait Moriac.

Vous avez vous n'avez pas de chance parce que moi on parlait politique, j'ai été heureux à 80 ans, vous vous l'aurez été à 30 et vous aurez toute votre vie pour le regretter. [rires] Donc vous avez été impressionné par de Gaulle qui vient vous chercher. Alors oui, non il vient pas me chercher je suis en train de son bureau.

Oui bien et je me suis assis en face de son bureau. On a bavardé. Ça duré peut-être garde.

Voilà, je me souviens puis il y en a eu il y a une autre j'ai eu une autre entrevue importante au retour d'un voyage au Prochrient un peu plus tard. Voilà. Et alors, on a parlé de sa succession.

À l'époque euh on m'avait prêté l'idée de suivre une rumeur qui voulait que le général lui-même pense ça au compte de Paris pour lui succéder. Oui. Alors euh on en a parlé et il m'a dit euh bon pas tout ce qu'il m'a dit, je l'ai je l'ai dit dans je l'ai dit dans le je interrompu enfin c'est il il m'a dit ça a pas été possible vous y avez pensé moi aussi du reste voilà ce que je dirais voilà c'est tout ce que je dirais il m'a dit ça a pas été possible parce que c'était trop tard les les goustes n'en voulaient pas parce qu'il voulaient le pouvoir pour eux Ouais.

Ouais. Alors, est-ce qu'il en a vraiment rêvé ? Peut-être.

Perfit dans le CT de Gaulle, on parle de ça. Bien sûr. Mais oui, mais c'était sérieux.

C'était beaucoup plus sérieux que de le dire ceux qui disent que c'était pas sérieux. Et il dit que de Gaulle euh a dit euh que il a cette phrase, je me rappelle de Perfit. Oui.

Enfin, qui dit de Gaul dit je ne dis pas que si en 40 le compte de Paris n'était pas venu, il l'a dit aussi. Voilà, c'est il m'aurait là il a dit on se pressait pas beaucoup autour de moi mais malheureusement le compte de Paris à l'époque ils étaient bannis étaient à Casca au Maroc a été invité par l'Aval qui est allé voir et l'Aval lui avait proposé d'entrer au gouvernement de Pétin comme ministre du ravitaillement et Dogold dit heureusement encore il a refusé et puis il dit après il est reparti au Maroc et puis après Deaul dit donc on voyait et Perfit note que de Gaul était au fond de lui-même triste. Il aurait aimé probablement essayer en fait de remettre un roi sur le trône de France mais il était d'origine monarchiste sa famille mais il disait ben maintenant c'est fini c'est plus possible c'est possible en déput d'ailleurs qui avait acquis le compte de Paris parce que sous la 4e République son bulletin est élu par tout le monde et ses interventions étaient toujours saluées mais enfin c'était pas c'est vrai que c'était trop table il l'a dit le général m'a dit s'il était venu à Londres avec et s'il était venu à Londres avec moi, il aurait été la France.

Ça il me l'a dit. Il me l'a dit. Voilà.

Ce qui vrai son de bon voilà, c'est on refait pas l'histoire. Bon, passons là-dessus. Alors donc, on a beaucoup bavardé mais il était très pessimiste sur sa succession.

Ah bon ? Ah ben oui, mais déjà à ce moment-là parce que c'est à l'époque on parlait de fer. Oui.

Oui. Alors alors je me disais alors alors je lui dis bah alors ce sera Pompidou. Alors il me dit bon sera Pompidou ou de fer ou pire.

Non, il était pas optimiste du tout. [raclement de gorge] Il avait fait ce système parce qu'il pensait établir un chef de l'État qui serait l'homme de toute la France, mais malheureusement, il se doutait bien que les partis reprendraient le pouvoir. Enfin voilà.

Et puis il y a il y a il y a un un [raclement de gorge] problème congénital en fait. ce que m'avait dit le général Galois qui disait le problème même de l'élection présidentielle droite contre gauche ça fait que [raclement de gorge] c'est difficile après avoir été élu par un camp de devenir ensuite le représentant de toute la nation et après avoir supprimé le septana encore pire ah encore [grognement] pire c'est une catastrophe voulue par Jisca et Jaspin pourquoi Chirac a laissé faire je comprends pas alors le premier qui avait tenté de le faire c'est Pompidou qui a j'ai pas compris pourquo bah c'est peut-être parce qu'il était Tu es malade ? Non, parce que de toute façon il était lié pour 7 ans.

Il était malade enfin s'il était pas mort il sera il resté 7 ans. H j'ai pas compris. J'en ai parlé avec lui.

J'ai pas compris pourquoi. Donc de vous parler de Gaulle, est-ce que vous parlez avec Deaul de Pompidou ? Oui, au début il était pas on était pas en bonne Oui, au début il s'amusait de il s'amusait de de de ce que je disais de Pompidou.

Mais enfin bon parce que vous étiez sévère sur Pompidou. Vous étiez sévère. Oui, mais c'était à cause de cette histoire de la participation.

Bon, on s un peu entraîné puis il y avait et puis Valallon était tellement remonté aussi. Alors lui, il était noubliait pas qu'il a écrit un livre contre Pompidou qui s'appelait le grand clamar. Ça allait très loin.

Vous savez querelle très très loin. C'est Popidou, c'était la banque Rotchild. C'était Popidou était très blessé par tout ça.

Bon, alors quand alors à la fin, il a demandé à Edmond Michelet et il a dit "Vous connaissez Philippe de Saint-Robert ? Amenez-le moi, je voudrais le voir, je voudrais le rencontrer parce que pour Bidou avait une qualité que n'ont pas ses successeurs, c'est qu'il attachait beaucoup d'importance à ce qui s'écrivait en politique et il lisait tous les il lisait l'article et il lisait tout ce que j'écrivais et ça l'intéressait bien que quelquefois ça le chagrina. Et alors donc il avait demandé à Michelet de me rapprocher de lui.

Et quand le général est parti et que je me suis trouvé devant Pompidou et Poer, j'ai écrit à Pompidou, "Je vote pour vous." J'allais pas voter pour Poer quand même. Bon, vieille canaille.

Alors donc euh euh donc on a eu un assez rapidement, il m'a répondu très vite d'ailleurs, très gentiment et dès qu'il a été élu, je l'ai rencontré à plusieurs reprises. On a eu déjeuner avec Edmond Michelet et qui était un de mes amis et un de ses proches. Et quand Edmund Michelet est mort, malheureusement, ça a continué.

Je lui écrivais des lettres que je crois qu' elles sont réunies dans en en annexe de mon livre de Sept interrompu. J'écrivais des lettres sur ce que je pensais de la politique. Il me répondait ou il me faisait répondre en me disant on en parlera quand vous viendrez me voir.

Souvent on parle d'autres choses. Bon ben c'est pas grave. Et j'ai continué pendant toute la période où il a été en vie et l'autre dernier revoir n'a pas eu lieu puisqu'il m'avait dit que je vous ferai signe bientôt et puis il est mort.

Voilà. Je nous sommes avec Philippe de Saint-Robert, un entretien passionnant. Il vient de citer à deux reprises, je me permets de le dire aussi pour que les comprennent bien qu'il a écrit plusieurs ouvrages notamment un ouvrage qui a été assez connu quand même qui s'appelle les Septenas interrompus et dont vous venez de faire part justement pour avoir connu ben le Septenaat de [raclement de gorge] le deuxème Septenaat de De Gaulle qui s'était interrompu par la démission de de Gaulle en 1969 suite au référendum. le Septema interrompu de Pompidou puisque Pompidou est mort le 2 avril 1974 de la maladie de Valenstrum sans avoir terminé son premier septat.

Donc vous étiez classé plutôt gauliste de gauche pour la participation plutôt structurellement avec des gens n'aimant pas beaucoup Pompidou. J'ai cru comprendre que de lui-même vis-à-vis de Pompidou avait des relations quand même un peu Ça s c'est dégradé, on sait bien ça s'est dégradé hein. Pompidou Pompidou a été un peu il y a des des entourages ont dû aussi être assez mauvais augur il a fait Populo a fait des déclarations à Rome en disant mais en fait quand on les regarde de près d'après ce que m'avait dit Burin des Rosiers que je connaissais bien et qui était là-bas ça a été très exagéré.

Ouais. Oui, c'était pas vraiment dire de de go je vais prendre la place du général mais le général c'est c'est un peu agacé et là il y a eu un peu une une petite rupture plutôt psychologique si je puis dire. Quand on lit le livre de sur le duel de Gaulle Pompidou de Philippe Alexandre, euh il explique que d'abord Pompidou euh avait Dogo l'avait connu dans son cabinet en 1944, c'était là qu'il était entré.

Donc parce qu'il y a eu beaucoup de gens qui s'intéressent Pompidou dem général demande à Brouillet trouvez-moi un Normalia sachant écrit. C'est ça, c'est la fameuse formule parce qu'il y a il y a beaucoup de gens de jeunes de moins jeunes qui pensent que en fait de Gaulle est allé chercher Pompidou chez Rothchield. C'est pas exactement comm c'est pas du tout comme ça que ça s'est passé.

Chirchill après voilà, il est allé Chirchill après avoir été d'abord au cabinet de De Gaul en 44 puis ensuite lorsqu'il y a eu De Gaul a quitté le pouvoir en 46 en janvier 46 après ça De Gaul a commencé sa traversée du désert et il y a beaucoup de ses proches qui sont entrés qui ont fait de la politique et puis il a été concurrencé par Barachin. ça qui était euh et de Gaulle, vous voyez ça un petit peu avec du dédain Carach Carachin c'était un indépendant paysan et il avait il voyait ça avec beaucoup de distanciation et le seul qui continua à aller le voir c'était Pompilou qui avait refusé de faire de la politique et qui lui que Degou l'avait fait nommé au conseil d'État et qui ensuite était entré chez la banque Rchill he c'est comme ça que ça s'est passé donc de G n'est pas allé chercher quelqu'un à la banque Rchille ça c'est important et de et Pompidou avait eu la la qualité peut-être aussi l'intelligence manœuvrière de devenir le comptable le gérant de la fondation Anne de Gaulle, ce qui amenait Pompidou aller très régulièrement à Colombis où de Gaulle s'était réfugié pendant ce qu'on a appelé la traversée du désert. De telle sorte que lorsque de Gaul revient au pouvoir en 58, il nomme comme premier ministre Michel Debré mais il nomme comme directeur de cabinet quelqu'un que le grand public ne connaît pas du tout, directeur de cabinet du président de la République qui est George Pompidou et qu'il nommera en 1962 premier ministre à la surprise générale parce que les Français savent pas qui c'est.

Voilà donc tout ça est décrit dans ce dans cet ouvrage jusque-là ça va bien et c'est avec mes c'est petit à petit que 68 on a l'impression que de Gaulle cherchait un dauphin et en fait que Pompidou n'était pas vraiment gauliste. Pompidou c'était plutôt un quoi un radical socialiste, un bourgeois. Oui, il était il était effectivement Pudou a été très fidèle au général longtemps mais peut-être que par par exemple je me souviens très bien qu'au moment de l'affaire du Québec quand le général est revenu du Québec Popido était furieux il n'avait pas compris du tout ce qu'avait fait le général de Gaulle sur le vide le Québec libre voilà il aurait dû relire château brillant enfin bref alors il n'avait pas compris il était et pourquoi il a fait ça enfin il a ils l'ont tous accueilli avec une mine comme ça.

Bon, il y avait des divergences mais enfin et puis au fait il a aussi voulu faut dire que le choix du général pour succéder à Pompidou en la personne de couvre de Murville n'était peut-être pas le plus heureux pendant cette période d'agitation parce que j'avais beaucoup de respect moi pour Maurice Couve de Murville qui était un homme très intelligent et un grand ministre d'affaires étrangères était pas fait pour être premier ministre à cette période. Voilà. Bon voilà.

Alors cette période ça s'était un peu dégradée et le et Pompidou a eu sa petite traversée du désert pas était très longue. Puis il y a eu l'histoire Arkovic enfin alors ça s'est envéné bêtement. Voilà.

Hm hm hm hm hm. Mais pendant mes 68, il y a eu quand même des propos de que Pompidou est revenu d'Afghanistan, qu'il a rouvert la Sorbonne, de Gaul partait en Roumanie et lorsque de Gaul est parti le 30 mai, je crois à Baden Baden pour aller voir Massu, Pompilou n'était pas au courant paraît-il. Oui, mais c'était normal, c'était le général voulait faire d'un coup d'état du vide.

C'est ce qui s'est passé d'ailleurs. Tout le monde a dit le général a disparu. Ça fait ça fait un boom épouvantable.

Donc s'il vom Pidou lui-même. D'ailleurs, en fait le général avait quand même téléphoné avant de partir, faut pas exagérer hein. Ah bon ?

Mais oui oui, il avait dit "Je vous embrasse alors." Ah oui bah alors Ah oui et quelqu'un avait dit il vous embrasse vous vous êtes baisé c'est ça faut pas exagérer les pompitou Pompitou a pas été contente pas avoir été reconduit premier ministre. Ah il aurait voulu rester on peut toujours rester sauf le général.

Donc Pompidou arrive à l'Élysée. Vous fréquentez Pompidou un petit peu. Quel est le jugement que vous portez sur cet homme qui a un peu disparu de l'histoire ?

On en parle pas beaucoup de Pompil. Il a été moi ce qui m'intéressait alors à cette période, ça a été surtout la politique étrangère. J'ai beaucoup voyagé au Prochrient.

Je lui en parlais. Euh j'ai je octroyé un petit rôle, je me souviens parce que euh quand il a été élu, je revenais de Libye euh où la FIF prendre le pouvoir. Oui.

Et je me souviens que je lui ai dit euh insistant beaucoup la France a une place à prendre en Libye parce que les Russes vont vont essayer d'y venir. Et les Libyens, le Kaddafi avait pris le pouvoir sans une goutte de sans versé. Vous vous souvenez, il avait renversé un vieux roi qui était renqué Oui. qui était d'ailleurs pas là, qui était en qui était en Égypte au moment du coup d'état et ça s'était très bien passé et c'était un nationaliste Kaddafi et surtout il y avait à l'époque en Libye deux bases militaires anglaises et une base américaine et pour et lui ce qu'il voulait c'est qu'elle parte.

Bon alors je lui dis à Pou, il dit ils ne veulent plus des bases anglo-saxonnes mais probablement ne vous rompent-il pas d'une base ruste ? Il faut que la France joue un rôle et la France a joué ce rôle et on rappelait que Chabandel Mas qui était premier ministre s'est même permis de prendre position contre Pompidou quand on a vendu des mirages à la Libye. Voilà, il y a eu de Pompidou a eu alors une grande une politique arabe importante qu'il a assumé.

Voilà. Et moi, je me suis beaucoup mêlé de tout ça. Ça m'intéressait.

J'ai fait beaucoup de voyages au Prochri cette période. D'accord. jusqu'à la guerre d'Irak.

La seconde guerre d'Irak. Hm. Oui et puis moi je garde Pompidou, [raclement de gorge] c'est quand même quelqu'un, je pense au sommet de Reikiavic, c'est lorsqu lorsque à l'époque là je le dis pour les jeunes générations, mais à l'époque le président de la République française [raclement de gorge][toux] et le président des États-Unis éprouvait le besoin de se rencontrer.

Alors que maintenant le président des États-Unis, il veut plutôt rencontrer la Commission européenne ou alors le dans le cadre du G7, il c'est un petit peu tous les vassaux en même temps, la France, l'Allemagne et cetera. Pas du tout. Il y avait une rencontre et les Pest Richard Nixon avait fait le déplacement et Pompidou aussi pour se donner rendez-vous en Islande à Rikiavic chacun faisant une moitié du chemin ce qui en terme symbolique est extraordinaire.

Popidou en très mauvais état. Voilà. Oui.

Popidou est toujours là en très très mauvais état. Ou oui oui oublié qu'il était très mal. était au bout du rouleau.

Au bout du rouleau. Oui. Mais alors je pour revenir à la politique de Pompidou, je trouve que en politique alors sa seule erreur à mon avis ça a été de faire rentrer l'Angleterre dans le marché com et ça c'est la ça c'est Michel Jobert, c'est une lubie de Michel Jobert que j'aimais bien qui était un homme intelligent, très fin mais il était anglophile et il a beaucoup poussé à l'entrée de l'Angleterre dans le marché commun et ça a été une faute considérable. parce que était le début de la transformation de ce qu'on appelait alors le marché commun parce que les Anglais y ont imposé un libre échangisme très rapidement qui était contraire à l'esprit du traité de Rome qui était un esprit de préférence communautaire. nous apprend rien.

N rêve aujourd'hui monsieur Macron parce qu'il a pas jamais dû lire le traité de Rome mais euh à l'époque c'est ça existait encore. C'est l'entrée de l'Angleterre qui a transformé le marché commun parce qu'il est aujourd'hui devenu ce libre échangisme généralisé et puis c'était une prise de position quand même contre de Gaulle puisque c'est dès le sommet de 1969 de décembre 69 je crois à la ha que Pompidou qui prend contrepied parce que Dea justement ne voulait pas faire entrer le cheval de 3 des États-Unis c'était quand même ça de Gou avait avait mis le véto du Royaume-Uni et on peut dire enfin certains Ça Michel Jobert certainement a dû jouer un rôle puisque vous le dites mais enfin il semble quand même que Pompidou était quand même plus proche des intérêts américain que Ah non c'est pas pour ça qu'il l'a fait c'est pour une autre raison. Pompidou s'entendait très mal avec Vibrante qui était le chancelier allemand et alors il s'est mis en tête qu'en faisant entrer les anglais, il équilibrerait les rapports à l'intérieur du marché commun. ce qui était contradictoire parce que Willy Brand voulait faire entrer les Anglais alors que les alors que Wou Brant lui était pour une Europe supranationale.

Il voulait faire rentrer les Anglais qui étaient contre alors que Pompidou voulait faire rentrer les Anglais en pensant que ce serait un appui contre librante. C'était une contradiction complète et ça n'a pas marché du tout. Mais Pompido s'entendait très mal à Équilibrande.

Ça était un des plus mauvais moments de nos rapports franco-allemands. Ah ben oui oui oui. Oui.

Librant d'ailleurs s'est révélé par la suite avoir été très fagocité par l'Union soviétique. Vous vous en souvenez ? Oui.

Bah il a oui des rumeurs. Il était proche des services de renseignement à Est allemand où il était fagocité. Ouioui il était fagocité.

Oui. Il avait un un un très de ses très proches qui était un agent du KGB je crois. Oui oui oui oui et je m'en rappelle encore et puis il avait été fait faire un voyage en Israël je crois je sais pas où et pour l'on dit pens qu'il a été pêché à la ligne dans le lac de Tibériade.

Il était outré. [rires] [grognement] Donc Pomidou décède et à ce moment-là alors qu'est-ce que qu'est-ce que vous faites ? Vous êtes pour Giscar ?

Ah non pas du tout. Vous étiez anti Giscar ? Oui oui oui, pas du tout, pas du tout.

Alors alors [raclement de gorge] j'ai je je m'en suis pas caché, je l'ai écrit, j'ai choisi de voter Mitéran, il est pas passé de suite de toute façon d74. Oui, parce que je peux jusqu pour moi c'était l'Amérique, c'était vraiment le il avait tellement euh tout va changer, vous rappelez ses premières déclarations en anglais. Oui.

Première déclaration en anglais devant des journalistes anglo-saxons et cetera et cetera. Voilà. is a very beginning for French politics.

It's day of a new era of change for et je ne voulais pas Jiscar. J'étais tutor façon il était élu de toute façon c'est pas grave. il sa il a mis beaucoup de temps à se mettre quand même un petit peu à la sur un suivi de politique étrangère mais quand même il a été très nocif sur le plan de l'évolution de ce qui dira plus tard l'Union européenne la communauté européenne puisque c'est quand même lui qui a poussé vers cette élection du Parlement européen universelle direct donc Donc ça c'était le doigt dans l'engrenage du fédéralisme du fédéralisme bien sûr que don dont le pogé a été sa pseudo constitution de 2005 qui sera retoqué à part nous-même et les Pays-Bas.

Voilà donc il avait ça en tête et je ne sais même pas s'il y croyait vraiment enfin il était il était un membre du comité je monnais faut pas l'oublier. C'était un homme de Jeanmonnais. D'ailleurs, Jiscar avait il avait sur l'Union européenne une analyse bizarre.

Il disait "Il y a deux conceptions, celle de Jean-Menet et celle de Maurice Schuman. Celle de Jean-Menet, c'est celle des Américains, il avait pas tort. Et celle de Maurice Schuman, c'est celle du Saint-Empère en main germanique.

Maurice Schumman ou Robert Schuman ? Robert, pardon, celle de Robert Schuman, c'est celle du Saint-Empire romain germanique. Et il distinguait très bien les de les deux positions des deux.

Voilà. C'était curieux hein. En tout cas, ça n'avait plus rien de gauliste.

Ça avait rien de gauliste. Non, ça c'est quand même un des drames de la France. C'est quand même que Degoo n'a pas réussi à assurer sa succession en terme en terme idéologique si l'on peut dire.

C'est ça le drame. Parce qu'en 74, il y avait eu quand même Chaban qui s'était il y avait il avait été question de Mesmer. Oui, j'avais j'avais soutenu Mesmer.

Mais Mesmer, il a pas été jusqu'au bout. Il y avait il y avait des raisons personnelles. Il a pas été jusqu'au bout.

C'est dommage. À mon avis, il aurait été élu mais Chaban Chaban c'était un Jean Chaban était c'était pour la était la politique de Judcar. C'était pareil c'était pareil.

Chaban était Popilou avait très bien compris chez Popidou l'avait écarté parce que il était pro américain au possible. Ouais. H il avait un passé gauliste mais il était pas gauliste.

Alors pendant le pendant le premier Septénage Giska, vous faites du journalisme. Et ben, j'ai tout le temps écrit dans le monde, je crois. Voilà.

Alors, j'écris des articles atroces sur Jiscar. Atro ? Oui. [soupir] Amelette ou crayon, des choses comme ça.

Ah oui, ah oui. Ah oui. Et quand je me trouve quand j'ai été, je me souviens que quand j'étais conseiller culturel à l'ambassade de France à Bruxelles où m'avait envoyé Chirak pour se débarrasser de moi, il y a eu une visite de Giscar qui était redevenue président de la commission des affaires étrangères du Parlement de l'Assemblée nationale.

Alors, il est venu en visite, il venait de publier un livre, le pouvoir et la vie, je crois, et il venait le présenter au salon du livre. Alors, il fallait l'accueillir. L'ambassadeur Nazel qui même qui était un homme charmant n'aimait pas Giscar, il voulait pas l'accueillir.

C'est le livre c'est vous qui allez l'accueillir. Alors, je me mets en rapport avec mettre en rapport de cabinet Jiscar, il fallait aller chercher en voiture ou en avion, je sais pas, c'était un compliqué. Et alors, il y avait parfaitement repéré qui j'étais.

Et alors il a il a quand il finalement il vient il arrive en avion la voiture suivant et je vais le chercher en bas de l'avion et il me dit vous êtes un saint Robert. Je dit oui monsieur le président l'affreux c'est moi. J'espère que vous n'êtes pas contrarié monsieur l'ambassadeur m'a chargé de vous accueillir. [soupir] Non mais je réserve mon jugement. [rires] Et après, il a demandé à l'ambassadeur qui a bien bien pu me nommer là.

C'est-à-dire que s'il avait été président, j' aurait pas été. Ah oui ou il était il était rancunier. Donc ça [raclement de gorge] c'est dans quelle année ?

Alors elle était à l'ambassade de France à Bruxelles de 88 à 91. D'accord. de monambassadeur parce que j'étais réputé d'être trop près des Valallons des Wallons.

Ah oui qui voulaient se rattacher à la France. Ah oui les rattachistes oui les rattachistes que que l'ambassade de France ne voulait pas voir. Oui ça c'est un truc extraordinaire.

Les dirigeants français refusent bec et on de considérer si peu que ce soit les les le mouvement rattachiste en Belgique qui voudrait rattacher la walonif francophone à la France. C'est pas un mouvement majoritaire enfin c'est un mouvement qui existe réellement. existe.

C'est un mouvement qui existe au moment où la Belgique devenue indépendante a voulu élire le duc de Mour roi de Belgique en 1830. Oui. Voilà.

Et des anglais l'ont empêché. Non, vouz pas il vous quelqu'un de la maison de Saxco Bourgotta. C'est ça.

Alors euh vous êtes passionnant tout ce que vous nous racontez. Mais alors donc lorsque Giscar s'en va, vous relation avec Mitteran, vous avez connu Mitteran ? Oui, c'est Frédéric Grindel qui m'avait emmené le voir Rud Bièvre, je me souviens.

Ah quand même, directement Rue de Bièvre. C'est un peu biscornus. Me rappelle très bien.

Oui oui oui oui oui oui. Me rappelle très bien. Alors mais on avait un différent essentiel déjà avec Mitéran, c'était l'Europe.

Il était déjà au fond très pour cette communauté européenne que je l'aimais pas. Alors c'était ça le fond de notre différent. Mais je souhaitais son élection parce que je pensais je pensais que de toute façon la gauche arriverait au pouvoir et que si la gauche arrivait au pouvoir par l'élection législative, Mitéran étant à sa tête, il ficherait les institutions en l'air, c'est-à-dire qu' il obligerait le président de la République à partir et cetera.

Donc, je voulais que la gauche vienne au pouvoir par le haut de manière à ce qu'elle assume le pouvoir du chef de l'État. Et là, j'avais raison, je crois. l'a fait mais il a pas fait le reste.

C'est-à-dire que il a été très encore qu'à la fin il s'était tout de même rallé je me souviens puisqu'il s'était même discuté avec Duma à ce sujet à l'idée d'une confédération européenne puisque Duma raconte dans ses mémoires que Mitteran a sorti ça sans même l'avoir prévenu. Donc il avait fini quand même par comprendre que la Fédération européenne c'était pas mais j'ai un peu l'impression que tout le monde se rejette le mystiquerie parce que moi je me rappelle avoir déjeuné il y a un certain nombre d'années maintenant ça fait bien une quinzaine d'années une vingtaine d'années avec Roland Duma on était en tout petit comité et je dis ce que j'avais à dire mais vous savez moi je dis je suis contre la construction européenne que c'est une erreur historique et si est simple j'étais et Je déjeûne avec Roland Duma bien une vingtaine d'années et il me met sur j'étais à côté de lui même la main sur la sur le bras et il me dit "Mais vous savez je suis tout à fait d'accord avec vous." Alors, je lui dis "Mais attendez, je dis écoutez, je dis je sais bien, je lui dis mais vous excusez-moi monsieur le ministre mais vous c'est vous qui avez signé le traité de ma strict quand même ?

C'est c'est lui ! Ouioui ! Et là, il m'a répondu la chose à plus dun que j'ai je C'est incroyable, il me dit oui, c'est exact mais est-ce que vous savez pourquoi je l'ai fait ?

Moi, je m'attendais à ce qu'il me disent parce que j'ai des petits enfants, je veux plus jamais de Verdin. Je sais pas un truc comme ça. Je dis bah non, vous allez me le dire monsieur le ministre.

Il me dit "Je l'ai fait parce que c'est Mitteran qui me l'a demandé parce que s'il y avait eu que moi, j'aurais refusé de ce traiter." Alors, c'est chacun se refile au mistigri la responsabilité en fait. En fait, en fait, ce sont des gens qui n'ont pas été à la hauteur de l'histoire.

Deg aurait jamais accepté un truc pareil. Évidemment, il aurait jamais accepté aussi la ratification de la cour européenne de justice des droits de l'homme que que a fait en douce. Oui.

Oui. Pendant l'intérim. Absolument.

Alors que c'est même pas sûr qu'elle avait le pouvoir de le faire. Et c'est comme de n'aurait sans doute pas accepté non plus les dérives du Conseil constitutionnel que l'on voit aujourd'hui. Comment faire pour l'arrêter ?

Ça c'est un vrai sujet. Il y a il y a qu'un moyen il y a qu'un moyen, c'est que le Conseil constitutionnel censure un texte. Le président de la République juge qu'il a autrepassé ses pouvoirs et il le promule quand même.

Et là le conseil conseill sera obligé de s'arrê c'est pas une cour suprême conseil. Ouais. Si s'il y a pas un président de la République qui a le courage de faire ça, on en sortira pas.

Ah bah il y a eu des dérives insensées. Euh ça a commencé avec euh la la vous savez sur le droit des associations ou le Mais ça c'est Paleski qui a fait ça. Voilà, il fait une erreur de Paleski.

Après ça, il y a Giscar qui a eu qui a ouvert la possibilité à 60 députés sénateurs de saisir le Conseil constitutionnel qui a permis au conseil constitutionnel de censurer des lois votées par la majorité du parlement. Oui, en fait, donc c'est quand même contraire à l'article, ça doit être le 1 ou le 2 de la Constitution qui dit que euh la souveraineté appartient au peuple qui l'exerce par le le référendum ou par ses représentants. Nul individu, nul fraction de la population ne peut s'en attribuer un exercice.

Là, on a on vient de le voir encore ces jours-ci, il y a neuf clampins au Conseil constitutionnel qui viennent d'annuler la loi au motif que ce serait un cavalier législatif sur l'interdiction des LFE. On est quand même face à un vrai problème et puis maintenant en tirant le fil de le bloc de constitutionnalité, ils se sont arrogés un pouvoir tout à fait politique. Je vous dis, il y a que qu'une solution, c'est qu'un chef un chef de l'État, un président qui a le courage de passer outre une décision du ou faire un un référendum pour quel référendum ?

C'est compliqué. La modification du vous avez les il n'ose pas utiliser l'article 11. Oui, je sais mais de l'a fait.

Ben oui. Alors pourquoi ? Ah ben parce qu'un chef d'état qui déciderait, je fais par exemple un référendum pour modifier la Constitution et notamment réduire les pouvoirs du Conseil constitutionnel.

Si le Conseil constitutionnel dit non, c'est quand même pas le Conseil constitutionnel qui possède le ministère de l'intérieur qui organise les bureaux de vote. Donc c'est ce qui s'est passé. C'est ce qui s'est passé en 62.

Oui. Voilà. Et après le vote, le conseil constitutionnel s'est incliné.

Bah bien, il a dit que là évidemment il pouvait pas faire puisque le souverain c'est quand même le peuple. C'est ça, on s'est complètement perdu. Actuellement, tout ce qu'on parle sur l'état de droit, l'état de droit, c'est en fait le contraire de la démocratie en fait.

L'état de droit en l'espace, c'est la c'est la rigolade. Quand je pense que c'est amusant, il vient il Macron vient de nommer Amélie de Montchalin pour 30 ans à la cour des comptes. Vous savez ce qu'elle avait fait il y a une dans une précédente législature.

Elle avait félicité et encouragé Annie Dalgot à ne pas respecter la loi sur la parité. Vous vous souvenez pas de ça ? Ça ça m'avait frappé parce que Alinealgo a embauché plus de femmes que d'hommes à l'hôtel de ville et il y a ça on ça avait été dissolvé et madame de Monchalin qui était ministre de je sais pas quoi à l'époque l'avait félicité encouragé et on parle d'état de droit.

Alors vous mitéran s'en va vous orientez de plus en plus vers la défense de la langue française. C'est ça ? Bah c'est c'est lui qui m'a mis là-dedans.

C'est c'est Mitéran qui vous a nommé commissaire. Oui oui oui oui oui. C'est quoi le type ?

Commissaire général. Commissaire à la langue française. Oui.

Bon ça part. Alors au début ça a été parfait et tout. On a été très gentil avec moi mais ça a duré 1 an.

Au bout d'un an, ils vont tous tirer dans les papes. Tous ces socialistes étaient furieux qu'il a nommé quelqu'un qui n'est pas qui n'était pas des leurs. Alors donc il avait bon, il y avait d'autres gens là-dedans et donc voilà ben j'ai essayé de faire quelque chose mais ça a très vite tourné.

Et alors quand est devenu premier ministre, ça a été la catastrophe parce que il a nommé une espèce de folle qui était sénateur de la Guadeloupe, madame Michou Chevri, aujourd'hui disparu et poursuivi pour différentes infractions avant de mourir. Il l'a nommé secrétaire d'État à la francophonie. Oui.

Bon, elle dit qu'elle n'y connaissait rien. Elle était bête comme ses pieds. Elle était entourée d'idiots qu'elle avait pu piocher dans les derniers conseillers du maire de Paris qui n'avait pas eu de place ailleurs.

Je ne nommerai pas, ils se reconnaîtront. Et elle a elle a absolument rien fait pour ni pour de toute façon la langue française d'où j'étais chargé c'était la langue française en France. C'était l'application de la loi tout bon.

C'était pas la francophonie. C'est un concept extérieur et naturellement Mirac s'en foutait complètement. Il avait quand quand Mera m'avait nommé commissaire langue française, Chirak avait dit Mér n'a pas les moyens de sa politique de la francophonie.

Tu parles et lui il les avait. Alors ils s'en fich complètement en réalité. Alors à un moment donné euh comme un jour elle a voulu me gifler.

Micho jeevri. Mais oui mais oui mais elle a voulu me gifler. Pourquoi ?

Ah bah parce qu'elle était pas parce que je parce qu'elle voulait me gifler parce que je la dérangé. Alors donc euh mais c'est c'est célèbre, je t'étais raconté dans des livres. Ouais.

Alors alors donc tout ça avait monté au créneau et donc à ce moment-là que malheureusement j'avais pas été nommé en conseil des ministres donc il pouvait me il pouvait me me me renvoyer. Alors, il m'a remplacé par par mon ami Bernard Biot qui était son ancien directeur de cabinet qui était lui-même à l'époque un peu écarté et c'est à ce moment-là qu'il m'a envoyé unir de force comme conseiller culturel et scientifique à Bruxelles. Voilà.

Voilà. H alors ensuite vous êtes quand même beaucoup intéressé à la langue française. Vous avez créé l'association la Claf.

Après, on a créé la SLAF. Au début ça marchait un peu. On a fait un bulletin mais vous savez les gens ne tiennent pas le coup.

Les gens se désintéressent très vite des choses. Voilà, je pouvais pas dire ça tout seul. Voilà.

Bon ben voilà, ça n'existe plus. Nominalement ça existe toujours mais dans la pratique ça n'existe plus. Alors maintenant vous êtes encore actif.

Je sais que vous préside d'abord vous avez eu comme collaborateur quelqu'un que j'ai déjà reçu ici et qui est bien connu qui est Paul Marie Couteau. Oui. Qui a été votre directeur de cabinet qui la langue française.

Oui. À la langue française. C'est ça.

Et avec lui créette anglaise. On Oui, ça existe toujours. C'est une rares choses qui existe encore.

Alors pour ceux qui ne le savent pas, c'est un prix qui est attribué à peu près à la période des prix littéraires vers à la rentrée octobre à l'automne à quelqu'un à quelqu'un qui s'est rendu indigne de son rôle dans l'emploi de la langue française en étant chargé de mission étatique. Voilà. Voilà.

Donc c'est assez drôle parce que c'est en prix de la carpette anglaise, c'est celui qui va être qui va utiliser le plus d'anglicisme, qui va trahir en fait la voilà la la culture française. Beaucoup de ministres l'ont eu à commencé par madame PC [rires] qui disait que quand SarkoZi était président de la République et que la France a pris la présidence tournante de la de l'Union européenne a dit "Je ne me battrai pas pour qu'on parle le français parce que c'est une langue obsolète." Rendez compte, je veux briser le tabou de du non emploi de l'anglais.

C'est vraiment la haute trahison permanente permanente. Permanente. Ce sont des gens en plus qui connaissent pas le monde entier parce que dans le monde entier il y a une demande de France.

Je ne dis pas qu'on est d'ailleurs la langue anglaise en plus est plutôt sur le déclin contrairement à ce que l'on veut bien dire en ce moment en Inde. Le gouvernement de Maudit il est en train de favoriser le grand retour de la langue indie dans toutes les universités pour au détriment de l'anglais. Et en Chine, vous savez que il y a maintenant dans les deux plus grandes universités chinoises, les deux plus prestigieuses Pékin qui s'appellent Beida et Synchro, c'est un peu l'équivalent de l'EN polytechnique si on peut dire ou Normal Sup.

Enfin, c'est vraiment la quinte et c'est les meilleures les meilleurs étudiants de Chine. La langue anglaise est devenue facultative. Ah oui, c'est un grand donc on va vers un monde nouveau et on l'a vu d'ailleurs ça éclaté en plein jour le sommet Trump si jing ping.

On a vu que ben la Chine a dépassé les États-Unis. Mais comment il se parle ? Ah bah il se parle par le truchement d'interprète mais il se parle pas en anglais.

D'ailleurs quand vous baladez en Chine, bon oui, il y a des gens qui parlent l'anglais mais il y a aussi énormément de gens qui parlent pas l'anglais hein. Comme au Japon c'est il y a des gens comme ça qui croient qu'au Japon tout le monde parle l'anglais. Non pas du tout.

Il y a plus de français qui parlent l'anglais que de japonais qui parlent l'anglais. Ah oui oui oui ou et mais il y a en France une espèce de de de désamour de soi-même de de Oui, j'étais compréhensié. Comprends pas comprends pas.

Alors de ce point de vue-là, Anel Macron Emmanuel Macron n'a rien compris. Il a il cette histoire du château de Villard Cô Villard Côery moi ça me fait penser à l'idée qu'il ait voulu mettre la langue française au musée un peu. Voilà parce que personne n'y va.

Il paraît que c'est très bien arrangé mais ça manque de moyens. Il y a pas de il y a pas de fond. Ça tourne en rond.

C'est très loin. C'est pas c'est pas du tout accessible. et il n'a pas compris que le français dans certaines organisations internationales dont les Nations Unies et beaucoup d'organisations qui en dépendent ont encore le français comme langue officielle, il le sait pas, s'en fiche et quand il va en Allemagne, il parle anglais.

Pourquoi ? Et quand tu fais des déplacements, le le enfin le principe même d'un chef d'état, c'est de parler de français ou alors de faire comme de Gaul le faisait, parler en en espagnol au Mexique ou de parler de faire un un dégagement en allemand en Allemagne, ça c'est encore autre chose. Mais euh effectivement, je suis d'accord avec vous, c'est un peu comme le musée des coins, le château des coins, le musée de la Renaissance, on met quelque chose au musée euh pour ceux qui ne le sauraient pas.

Donc Viller Côé, c'est dans le nord, ça doit être dans le département de Line je crois quelque chose comme ça. C'est là où il y a eu le fameux de Viller Côé qui a été dessiné signé par François 1er donc au début du 16e siècle et qui fait de la langue française la langue officielle pour tous les actes publics en France. Voilà.

Donc c'est un c'est un point fondamental, c'est l'officialisation que la langue française c'est la langue du royaume de France parce qu'avant il y avait des texte qui pouvaient être en latin des choses comme ça. Et donc ça c'est l'IT de Viller Coty qui est resté célèbre dans notre histoire. Et Macron à l'occasion peut-être du du 5e centenaire de l'élite Viller Côrel avoir un truc comme ça a à décidé de créer un musée à Viller Côter le musée de de la de la française voilà mais je crois qu'il y a rien dedans en fait il y a des cartels il y a des photos mais c'est il y a l'anglais aussi [rires] il y a beaucoup de choses en anglais dedans non et puis de toute façon le le fait que la la on voit bien que les dirigeantes politiques français, quel que soit leur bord se désintéresse de la francophonie.

Moi dans le programme politique, je suis pas là pour faire de la politique, je pas je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi dans le programme politique que je présente depuis des années maintenant, il y a l'idée de créer un parlement de la francophonie et d'essayer de refaire ce que Deg avait voulu avec la communauté qui était le titre ça existe. Ça existe et et mais ça a été supprimé par Charkoi, le titre 13 de la communauté de la constitution. Maintenant, c'est ça a été remplacé par des trucs sur l'Union européenne et l'idée que la France une partie de son avenir passe nécessairement par les pays francophones puisque la langue française en fait est une des langues qui se développe le plus dans le monde aujourd'hui notamment en Afrique c'est une devenue Oui mais [raclement de gorge] oui mais les africains nous lâchent.

Ah ça c'est encore autre chose. Mais ils nous lâchent parce que justement nous on leur dit qu'ils aillent se faire cuire un œuf et que nous notre idée c'est de faire la construction européenne et de parler d'anglais. Oui, mais quand ou quand madame Van Berlen a été élue pour la première fois, Macron a dit "C'est merveilleux, l'Union européenne redevient francophone parce qu'elle parle, c'est bien qu'elle parle très bien le français, elle l'emploie pas.

Il y avait il y avait le le président le conseil, c'était le belge." Ah oui, monsieur Michel. Oui, Charles Michel.

Charles Michel. et qui ne pouvait pas se se se pier avec avec la présidente de la BCE c'était Christine Lagard. Donc trois personnes qui parlent français s'expriment tous en anglais alors que l'Angleterre n'est plus dans dans l'Union européenne.

Alors que les deux seuls pays qui utilisent l'anglais dans l'Union européenne c'est Malte et l'Irlande. Et l'Irlande. Donc ce n'est pas la langue nationale ni dans un cas ni normal.

Oui oui oui oui. Ah non mais c'est la soumission. C'est pas de l'anglais en fait, c'est de l'américain.

Non mais c'est c'est Vanen qui a imposé l'anglais. C'est ce qu'elle fait. Merci.

On arrive au bout de cet entretien. Peut-être un dernier mot. Comment vous voyez l'avenir de la France ?

Mal. Je sais pas. est impossible de voir quoi que ce soit parce que on ne sait pas qui sera élu en 2027 et surtout on ne sait pas si celui qui sera élu pourra exercer son pouvoir compte tenu du corps fait dans lequel il se trouvera du fait des nominations auquell aura procédé Emmanuel Macron avant de partir.

Alors voilà, on est dans un dilemme qui est assez dangereux. sans compter les contraintes européennes, sans compter la situation financière de la France où on est au bord de la faillite. Alors, je ne souhaite pas aux gens qui vont succéder à Matron de lui succéder parce que il ils n'ont ils n'ont que des malheurs à administrer.

C'est c'est bien triste. Pas une petite note d'espoir, pas des mémoires d'espoir comme le général. Il faudrait qu'il ait quelqu'un d'illuminé.

C'est pas tous les jours. Comme disait Françain Moriac, il m'avait écrit ça à la fin de sa vie. Il m'avait dit ce que je vous dis tout à l'heure, vous avez de la chance d'avoir été le malheur d'avoir été heureux à 30 ans parce que ça sera touti pour le regretter.

Et puis il y a eu qu'un de goal dans il il m'a dit j'ai eu qu'un de goal dans ma vie. Il y a eu des points carrés, des clés, des mais c'est jamais que des journalistes comme vous et moi. Merci Philippe de Saint- Rover, c'était passionnant.

Merci beaucoup et puis on aura l'occasion peut-être de voir de se revoir après 2027. On en reparlera. Merci beaucoup.

J'espère que ça vous a intéressé. Si vous ça vous intéressé, vous cliquez j'aime, un petit commentaire pour favoriser le référencement et vous faites circuler cette vidéo. J'étais le grand plaisir et l'honneur de recevoir aujourd'hui Philippe de Saint-Robert.

Merci beaucoup et à bientôt. Merci de soutenir le PR pour continuer le travail d'émancipation entrepris depuis 18 ans par François Aslino. Vos dons sont essentiels, votre mobilisation aussi.

M.