Face à Face : Olivier Faure - 26/05
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Apolline Matin Face à face
Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Olivier Faure Bonjour Apolline de Malherbe Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions Vous êtes le premier secrétaire du Parti Socialiste Vous aimeriez bien d'ailleurs rester Premier secrétaire du Parti Socialiste Vous êtes candidat à votre propre succession Le congrès du parti Commence demain, on va y revenir Vous êtes aussi député de Seine-et-Marne Je voudrais commencer d'abord par cette mobilisation des agriculteurs On a vu quelques agriculteurs qui viennent d'arriver Autour de l'Assemblée Nationale Qui promettent une certaine mobilisation Partout autour de Paris Et que ça se durcisse s'il le faut Et pourquoi ?
Parce qu'il y a cette loi Sur l'agriculture qui arrive donc aujourd'hui A l'Assemblée Avec des agriculteurs qui espèrent Que cette loi soit adoptée Pour simplifier les procédures Pour leur permettre de réintroduire Certains néonicotinoïdes D'autoriser aussi les bassines de retenue d'eau Dans ce débat Dans cet affrontement Vous êtes plutôt du côté des agriculteurs Ou vous êtes plutôt du côté des écolos ?
Moi je suis du côté des Françaises et des Français Qui s'inquiètent Et qui se demandent Quelle est la nature de ce texte En réalité, ce texte ne prend aucun des sujets Qui devraient pourtant nous mobiliser Comment est-ce qu'on fait pour attribuer un revenu digne aux agriculteurs ? Comment est-ce qu'on fait pour protéger la santé publique ? Comment est-ce qu'on fait pour que nous ayons notre propre souveraineté alimentaire ?
Et la réalité c'est que ce texte C'est une fuite en avant Une fuite en avant vers l'agro-industrie Avec la réintroduction des néonicotinoïdes Avec effectivement la possibilité des méga-bassines Qui sont en fait une privatisation de l'eau au profit de quelques-uns Et puis enfin avec la possibilité de créer des fermes-usines Qui là aussi vont en contradiction avec ce que nous cherchons à maintenir C'est-à-dire une agriculture paysanne Qui permette d'avoir des exploitations à taille humaine Et qui permette aussi de mailler l'ensemble du territoire Et donc malheureusement Ce texte-là, eh bien, il n'est absolument pas adapté à ces questions-là
Donc vous êtes contre ? Je suis Totalement contre ce texte ?
Il y a des éléments qui sont des éléments positifs Mais ils sont rares Et malheureusement, ce que je constate C'est que le gouvernement n'a absolument pas cherché A trouver des solutions avec le Parlement Puisqu'y compris aujourd'hui On découvre que dans une manœuvre de dernière minute Ils pourraient voter contre leur propre texte Pour pouvoir l'envoyer en commission mixte paritaire Et loin des regards Arriver à des compromis entre le Sénat et l'Assemblée Entre la droite et la droite Et revenir plus tard Avec un texte qui serait de toute façon amputé
Il y a plusieurs choses dans ce que vous dites Il y a le fond On va y revenir Et il y a la forme Effectivement, dans la méthode Au fond, ce qu'il faut expliquer C'est qu'il y a eu plus de 3000 amendements Qui ont été déposés Notamment par LFI et les écologistes Qui mécaniquement vont allonger la durée des débats C'est ce qu'on appelle un mur d'amendement Le gouvernement décide donc éventuellement De contourner, d'arrêter net les débats Pour partir directement en commission Quelle est la meilleure méthode ?
Mais la réalité, c'est qu'il y a de grands désaccords Au sein du bloc majoritaire actuel Tout à fait Et que c'est la raison pour laquelle Le gouvernement prend prétexte des amendements Pour dire, il y a trop d'amendements On passe à la suite Mais la réalité
C'est pour ne pas avoir eux-mêmes à affronter cette question ?
Bien sûr, pour ne pas avoir à affronter cette question Parce que ce que l'on sait C'est que l'acétamipride Qui est le néonicotinoïde
Sur les noisettes notamment
Sur les noisettes, sur la betterave Qui va être réintroduit Est en réalité un neurotoxique très dangereux
Comment vous le savez que c'est un néotoxique très dangereux ? Parce que j'ai reçu ce matin Le responsable de ces questions de consommation A l'UFC Que Choisir Qui disait au fond Nous n'en avons pas la preuve Il faut juste appliquer le principe de pré-option
Ce que je vois, c'est que le territoire scientifique de l'INRAE A expliqué que c'était le chlordécone de l'hexagone Pardon, mais enfin Chacun a bien compris Il y a des études au Japon, etc. Qui montrent qu'en réalité On retrouve des traces De l'acétamipride Dans les fœtus Chez les enfants Dans l'eau, dans les sols Et que c'est en réalité Une pollution durable Qui est cancérigène Et donc qui pose
Vous le dites de manière affirmative
Moi je prends ce que l'on me dit Je vois ce que dit le directeur de l'INRAE Je vois aussi que depuis 20 ans On a 95% de la biomasse des insectes Qui a disparu dans notre pays Et que ça a des conséquences rédirectes Parce que maintenant ce sont simplement Les parasites Qui sont normalement vaincus Par ces pesticides Qui sont les seuls à résister Et donc Tous les insectes Qui autrefois Permettaient de réguler Donc l'écosystème Et bien Ils sont en train de disparaître
Nos voisins Nos voisins les utilisent Donc nous les mangeons Par exemple les noisettes Qui sont sous néonicotinoïdes On les mange Simplement on ne les produit plus Mais en continuant à en importer Puisque nos voisins les autorisent
Mais vous voyez bien Que la question Ce n'est pas de réintroduire Chez nous Les néonicotinoïdes La question C'est comment est-ce qu'on fait Pour qu'à l'échelle européenne On interdise partout Ces produits pesticides Qui sont des produits dangereux On ne peut pas être simplement Tout simplement La masse de manœuvre De l'industrie Physio-sanitaire Qui elle Evidemment a un intérêt A continuer A développer ces produits-là
Et côté BFM TV On va voir ces images Des agriculteurs Qui viennent d'arriver Donc ce sont des images En direct De ces agriculteurs Qui viennent d'arriver Autour de l'Assemblée nationale Quand vous irez tout à l'heure Vous irez au contact Vous irez leur parler ?
Mais j'ai toujours été Parler avec les agriculteurs Notamment dans mon département Il y a beaucoup de bêtes raviers Comme vous le savez En Seine-et-Marne Et je ne me suis jamais défilé Simplement ce que je vois C'est qu'aujourd'hui On est en train de leur dire En gros Vous avez un problème Et bien on va L'accroître Parce que la réalité C'est que c'est un suicide collectif Comment est-ce qu'on fait Pour arriver à des solutions Qui sont en réalité Une fuite en avant ? Que va-t-on régler ? En fait On va avoir davantage De biodiversité Qui va disparaître On aura encore plus de difficultés À vaincre les ravageurs Et donc Tout ça Est absolument Inepte
Et vous n'êtes donc pas du tout d'accord Avec les propos D'Annie Gennevard La ministre Qui parle d'une stratégie D'obstruction parlementaire À propos des amendements De vos collègues D'Alifi Ou des écologistes
Mais il faut que le débat ait lieu Ils auraient pu demander À celles et ceux Qui ont déposé des milliers d'amendements D'en retirer une partie Mais certainement pas D'aller vers une solution au rejet Je ne sais pas ce qu'ils auraient fait Est-ce qu'ils l'ont tenté ?
Non Et ce que je vois C'est qu'il y a des accords Y compris au sein du gouvernement Puisque la ministre de l'Environnement Alors maintenant Prend prétexte des amendements Elle aussi Pour dire Oh là là Quelle horreur Mais enfin Elle-même Dit que cette réintroduction Des néonicotinoïdes Est un vrai scandale Donc nous sommes aujourd'hui Dans une situation Où on a un gouvernement Qui profite de l'obstruction De quelques-uns Pour permettre D'effacer En fait un débat Qui est un débat très important Et qui est un débat D'abord de santé publique Puisque d'abord Au final Ce sont les consommateurs Qui auront à en payer les conséquences
Un débat dont vous espérez donc Qu'il aura lieu Je l'espère effectivement Au sein de l'Assemblée nationale Il y a une autre mobilisation Qui ne faiblit pas C'est la mobilisation des taxis Malgré une rencontre Avec notamment le Premier ministre Et le ministre des Transports Samedi à Paris Vous en avez rencontré quelques-uns Il se trouve que c'était De manière fortuite Puisque vous étiez vous-même En déplacement à Pau Et qu'une délégation De ces taxis Sont venus à votre rencontre Ils vous ont dit quoi Et surtout vous leur avez dit quoi
Ils m'ont dit Ce qu'était leur difficulté Et là en l'occurrence On est dans une situation Où on parle beaucoup de ruralité Mais la ruralité Elle a besoin des taxis Elle a besoin Parce que c'est un transport sanitaire En l'occurrence Le sujet déclencheur C'est une restriction Sur donc Les taxis conventionnés Pour transporter Les malades Et donc On veut leur faire On veut leur faire payer Au fond Les recherches d'économie Alors même Qu'ils sont déjà A la base d'une économie Pourquoi je dis ça ?
Parce qu'aujourd'hui Quand on n'hospitalise plus Les malades Et qu'on les amène On les ramène chez eux Pour que ça coûte moins cher En ambulatoire En ambulatoire Et bien effectivement Il faut des transports de personnes Et notamment des taxis Et donc Ils sont à la base D'une économie Et on voudrait maintenant Que ce soit eux Qui soient à nouveau Ponctionnés Alors même Qu'ils ont fait de gros efforts Pour réduire leurs coûts Depuis des années Et des années Et donc Je trouve qu'il n'est pas Tout à fait logique De procéder ainsi Et donc Il faut effectivement Négocier avec eux Je suis quand même surprise Parce que vous dites
Sur la réduction des coûts Parce que les coûts globaux De ces transports en taxi Ont explosé
Oui
C'est pas un problème pour vous ?
Mais c'est pas
Quand on doit gérer aussi Les coûts de la CQ
Bien sûr Mais là On veut leur reprendre 300 millions sur 3 milliards Mais cela réalise Enfin A l'échelle d'un taxi Ça peut être beaucoup Evidemment Quand on parle de grande masse C'est toujours facile
Mais quand on voit Comment ces coûts ont augmenté
Mais ces coûts ont augmenté Pourquoi Pauline de Malabre Ils ont augmenté notamment Parce que justement On a développé l'ambulatoire Vous pouvez pas dire à la fois On fait moins d'hospitalisation Et en même temps On fait moins de transport Pour ramener les gens Vers l'hôpital Ou à leur domicile Donc au départ C'est une économie Qui se solde évidemment Par une augmentation Du poste transport Mais au final Pour la collectivité C'est une économie
Est-ce qu'on renonce ? Est-ce qu'il faut donc Renoncer à cette retarification ? Est-ce qu'il faut revenir A ce qu'il y avait avant ?
Il faut négocier Avec les taxis Et je ne sais pas exactement Quelles sont les bases Sur lesquelles Ils arriveront à un accord En tout cas je l'espère Parce que je crois Qu'ils sont indispensables Et leur vocation Est aussi une question sanitaire
Donc les 300 millions d'économies Vous paraissent On peut y renoncer ?
Mais je ne sais pas Quelle sera l'issue La négociation Ce que je dis simplement Moi je pense qu'effectivement Ça n'est pas l'endroit Où il faudra des économies Certainement des économies A réaliser Par ailleurs Ce que j'observe aussi C'est que c'est toujours La même histoire C'est que Pour ne pas ponctionner Les grandes fortunes Les grandes entreprises Qui pourtant Se sont largement enrichies Au cours des 8 dernières années Et bien On fait toujours la même chose C'est-à-dire qu'on va chercher L'argent dans la poche De la classe moyenne Qui pourtant A déjà aujourd'hui Tant de mal La fin de c'est fin de mois
Donc on se trompe Dans les économies Que l'on demande C'est pas aux taxis Qu'il faut les demander Il ne faut pas s'acharner Là-dessus En revanche Il faut aller les chercher Du côté des très grosses entreprises Et des très gros foyers
Mais par exemple Puisqu'on parle des taxis Pourquoi est-ce que Les plateformes Aujourd'hui Ne paient pas leurs impôts En France Alors que les taxis Les payent en France Et les plateformes On sait bien Qu'elles sont des concurrents Terribles pour les taxis Et qu'elles ne respectent Même pas la loi Et donc Il y a aujourd'hui Une nécessité effectivement De remettre Les sujets à leur place Et de ne pas traiter C'est exactement Comme le premier sujet Que nous avons traité C'est qu'à chaque fois Quand on a une difficulté Au lieu de traiter les causes On vient au contraire Accentuer les difficultés Donc c'est effectivement C'est une aberration Et donc Je pense que ce n'est pas La bonne voie Qui est choisie actuellement
Olivier Faure Vous êtes donc trois Sur la ligne de départ Vous-même Nicolas Meillard-Rossignol Et Boris Vallaud Alors les règles sont quand même Assez complexes A partir de demain Comme souvent Dans vos congrès socialistes Il faut quand même le dire C'est compliqué C'est-à-dire qu'on ne vote pas Comme chez LR Entre d'un côté Bruno Retailleau De l'autre Laurent Wauquiez On vote d'abord Des deux mains Pour vos motions Avant ensuite Qu'il y ait une question Du choix du premier secrétaire Mais à partir de demain On est d'accord Les militants Les adhérents À jour Votent
Absolument Il y a des appels À voter nombreux On leur demande quoi ? En fait Si vous voulez simplifier Demain On vote sur le parlement du PS Sur ceux qui seront Dans une assemblée socialiste Et qui auront à décider Pendant les deux prochaines années Des grandes orientations Et puis la semaine suivante On vote sur le chef Donc le premier secrétaire Voilà
Donc il ne sera pas issu forcément De la même Ça veut dire que vous pourriez Par exemple être élu premier secrétaire Mais pas avoir une majorité Dans votre bureau
Absolument Et donc j'appelle les militants C'est compliqué quand même À faire des choix logiques Et donc à donner une majorité À celui qui sera peut-être Le premier secrétaire Dans quelques jours
Ils sont combien Ceux que vous appelez à voter là ?
Ils sont à peu près 40 000
Ils sont à peu près 40 000 Ils sont vraiment 40 000 Parce que le chiffre de 20 000 A été évoqué Notamment par nos confrères De la tribune dimanche 20 000 à jour de cotisation
Non c'est-à-dire qu'on a 40 000 personnes Qui sont en mesure de voter Parce qu'à jour de cotisation Ou en mesure de se mettre à jour Le jour du vote Et donc en général On considère Compte tenu de nos règles Pas de procuration Vote physique Paiement de ces cotisations En arrivant On considère en général Qu'on a 60% de gens Qui se déplacent pour voter Donc autour de 25 000 26 000
Pourquoi vote physique ?
C'est comme ça C'est la règle C'est les statuts C'est pas moi qui les ai inventées C'est comme ça depuis un siècle Oui c'est très bien
Mais il y a un siècle Ça n'existait pas Oui c'est vrai
Mais parce que tout simplement En fait jusqu'ici Il y a toujours eu des désaccords Moi je veux que ce soit Quasi unanime Une décision de cette nature Comment on vote Etc Normalement la règle C'est que c'est le jeudi Là c'est parce qu'il y a le pont Et donc on a fait le mardi Mais les statuts sont très clairs C'est le jeudi C'est en procuration C'est etc Donc il y a beaucoup de contraintes Mais c'est pas comme si
Ça avait toujours été remarquable On se souvient quand même Qu'il y a eu des moments Où il y a eu des doutes Sur la façon dont ça se passait Des doutes organisées Des doutes organisées Vous pensez qu'il n'y a jamais Pour vous Vous n'avez jamais de doute Sur le fond Il n'y a jamais eu de triche
Il y a peut-être des endroits Où des gens ont triché J'en sais rien Mais en tout cas Moi ce que j'ai observé C'est que personne n'en avait Jamais apporté la preuve Et qu'on avait toujours là Des gens qui faisaient Malheureusement Du bashing Contre leur propre parti Et qui cherchaient A remettre en question En fait un vote Qu'ils avaient perdu Voilà
Vous êtes parfaitement serein Sur l'organisation du scrutin
Je suis serein Je fais confiance Aux sections Je fais confiance Aux militantes et aux militants Et je sais Qu'ils ont à coeur D'avoir un scrutin Qu'ils soient entachés D'aucune malversation
On parle parfois De boîtes à chaussures Qui font des duendes C'est vrai ou pas ?
Oui c'est vrai
Oui c'est vrai ?
Bien sûr Mais en fait Comment vous faites ?
Bien sûr Il est quand même étrange On est en 2025 Vous avez des boîtes à chaussures Dans lesquelles vous faites un trou Pour pouvoir mettre le bulletin ?
Mais il y a des associations Qui font de la même façon Et donc Il y a des assesseurs Il y a des gens qui sont là Qui sont à côté Qui vérifient Et celui qui n'avait pas Des boîtes à chaussures C'était Nicolas Meillard-Rossignol Dans une fédération Qui utilise des boîtes à chaussures La plupart du temps Ce sont des urnes Mais il peut arriver Qu'il y a une section Où ils sont 3 ou 4 Franchement Effectivement On ne mobilise pas Vous n'avez pas un chapeau
Et puis vous sortez un petit papier
Vous pouvez tourner en ridicule Non je ne tourne pas en ridicule Je le dis juste honnêtement Vous avez des sections Où ils sont 3 ou 4 dans la section Ils se connaissent tous En réalité C'est qu'ils pourraient même Voter à main levée Parce qu'ils se connaissent tellement Qu'ils savent très bien Qui vote quoi Mais simplement Je vous le dis Effectivement Quand ils sont 3 ou 4 dans une section Dans une commune Qui fait 100 habitants Vous n'allez pas leur demander De mettre une urne à un isoloir Parce qu'effectivement C'est une boîte à chaussures Dans ces cas-là Mais la plupart du temps Je vous le dis Ce sont aussi des urnes Avec des isoloirs
C'est quoi le socialisme Version Olivier Faure Par contraste avec le socialisme De Nicolas Meillard-Rossignol
Parce que la réalité C'est que depuis 2 ans Depuis le congrès de Marseille J'ai mis sur la table Un certain nombre d'options Elles ont toutes été adoptées A l'unanimité Ou la quasi-unanimité Ça a été vrai Pour le programme aux européennes Ça a été vrai Pour la liste aux européennes Ça a été vrai Pour la création Du nouveau front populaire Ça a été vrai Pour la censure De Michel Barnier Et ça a été vrai aussi Pour la non-censure Du budget Beyrou Et donc c'est vrai Qu'on peut se poser la question
C'est quoi le forisme ? C'est-à-dire Quelle est votre ligne à vous ? Comment vous définiriez Le socialisme Olivier Faure ?
Le socialisme Olivier Faure C'est celui de Jaurès De Blum De Mitterrand Il est une volonté De ne pas en rester A l'ordre établi Et aujourd'hui D'établir ce que moi j'appelle Le socialisme écologique Et donc avoir cette capacité A la fois A éviter la prédation De la nature Et à éviter l'exploitation Des hommes Voilà à peu près La définition la plus courte Que je puisse vous donner
Et sur la question ensuite De la méthode Face aux élections Êtes-vous favorable A une primaire Et un candidat unique Et jusqu'où ?
Moi je suis prêt A un candidat commun Il ne sera pas unique A gauche Puisque vous l'avez compris Jean-Luc Mélenchon Et les siens Auront leur candidat Et moi je souhaite Qu'il y ait un processus Qui conduise A ce qu'il y ait Un candidat commun Qui aille dans ce périmètre Qui va de Ruffin A Glucksmann
De Ruffin A Glucksmann Vous ne commencez pas à Poutou Comme il dit lui
Je crois que Philippe Poutou N'a pas spécialement envie D'être dans une primaire Avec les socialistes Et je crois que Ce serait assez dérisoire Que d'avoir une primaire Qui mêle des gens Qui ne vont pas défendre La même chose Par ailleurs Si je devais être complet Moi avant qu'il y ait Un mécanisme de sélection Du candidat Ou de la candidate Je souhaite qu'il y ait d'abord La négociation D'un programme commun Qu'il y ait une plateforme commune
Mais quand vous dites Il faut un processus Pour désigner un candidat commun D'abord Est-ce que ça veut dire Que pour vous C'est une manière de dire primaire ?
C'est une manière de dire primaire Mais ce n'est pas une exclusivité Ça peut être autre chose Ça peut être une conscience citoyenne Ça peut être des sages Que nous aurions choisi en commun Qui se mettraient à réfléchir À décider de qui est le bon candidat Et qui a le potentiel le plus élevé Pour le premier et le second tour Je n'ai aucune forme de religion En la matière Simplement ce que je souhaite C'est qu'on y arrive Et qu'on est effectivement Un candidat commun Parce que je sais aussi Que si nous n'y parvenions pas Nous aurions la même chose Qu'en 2022 C'est-à-dire 4 ou 5 candidats de gauche Au premier tour Et donc aucun au second
Vous actez le fait que Les LFI Ne feront pas partie de ce processus Ou est-ce que vous souhaitez Qu'ils ne fassent pas partie de ce processus ?
Mais c'est les deux à la fois Mon capitaine C'est-à-dire que je pense Que nous avons des différents Notamment Là on parle de la présidentielle On ne parle pas d'une législative Dans une présidentielle On parle aussi des sujets De politique étrangère Nous avons de gros différents Avec la France Insoumise Sur toute une série de questions Vous pensez à quoi ?
A l'Ukraine ?
Par exemple à l'Ukraine Mais pas seulement Et donc sur le rapport Effectivement Un certain nombre de De grands ensembles mondiaux Et donc je souhaite Que sur ces questions-là Nous puissions avoir Nos positions Et donc il y aura Deux candidats à gauche Il y aura un candidat insoumis Ça a été rappelé d'ailleurs Par Manuel Bompard
Manuel Bompard qui hier A dit qu'il ne voulait pas De cette primaire Qu'il proposerait eux-mêmes A un candidat
Oui il propose Leur candidat A l'ensemble de la gauche Et bien c'est très sympathique Mais nous aurons Nous-mêmes un candidat Ou une candidate Et je souhaite Qu'il soit Qu'il incarne Ce bloc commun Qui va donc De Ruffin à Glucksmann Et quand vous entendez François Ruffin Qui dit qu'il est sûr
De la gagner Cette primaire Parce qu'il se dit Fort de son ancrage Dans les classes populaires
Mais je comprends Qu'il ait envie de la gagner Ce serait curieux Qu'il dise Je veux une primaire Et je suis sûr de la perdre Donc il est normal Qu'il cherche A se rassurer A rassurer celles et ceux Qui ont envie Qu'il y ait une primaire Et qui veulent voter pour lui Maintenant C'est pas lui qui vote C'est ni moi d'ailleurs Et donc On verra bien Qu'il en portera Si c'est une primaire
Il dit qu'il veut éviter L'opposition stérile Je cite Entre les trop fous On comprend LFI Et les trop mous On comprend plutôt Le centre gauche Vous vous sentez visé Par les trop mous ?
Pas du tout Je me sens ni mou Ni fou
Ni mou ni fou Donc pour vous Il faut cette primaire Très large Où il y aura tout
Mais je vous l'ai dit De Ruffin à Glucksmann Je me sens parfaitement à l'aise Et je crois qu'il faudra Chercher celui ou celle Qui a de fédérer Cet ensemble là Et qui permette ensuite De passer la barre Du premier tour Ça fait quand même deux fois Que la gauche Est absent du second tour Et que ce soit un candidat Ou une candidate Qui permette ensuite De gagner face Vraisemblablement A l'extrême droite Parce que je ne nous pardonnerai pas Je ne me pardonnerai pas D'avoir contribué Directement ou indirectement A dérouler le tapis rouge Sur les pieds de l'extrême droite
Merci Olivier Faure
Merci à vous
Premier secrétaire Du parti socialiste Et qui compte bien Le rester Première étape Donc de ce congrès A partir de demain Merci à vous
Olivier Faure