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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 4 décembre 2025 88 min

L'intégrale du jeudi 4 décembre

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce jeudi 4 décembre. On va faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Sébastien Lecornu maintient sa ligne, il n'utilisera pas le 49-3 et appelle les parlementaires à la cohérence et à la responsabilité. Peut-il être entendu alors que son propre camp, à l'image d'Edouard Philippe, lui fait défaut ? On va l'analyser avec nos éditorialistes dans une heure, Michael Darmon et Émilie Zapalski. Que répond le Rassemblement national à ce message ?

Voteront-ils contre les budgets, quel que soit leur contenu ? Dans une demi-heure, on reçoit le porte-parole du RN, Laurent Jacobelli. Le Sénat qui poursuit l'examen du budget avec le vote prévu aujourd'hui sur la partie recettes et l'examen hier des finances des collectivités dont le Sénat veut amoindrir l'effort. On va en parler dans quelques instants avec le sénateur centriste Jean Ingres. Et puis à la une de nos régions, je vous emmène dans le Cher où un maire a eu une idée originale pour sauver sa maternité, proposer une prime de 1000 euros pour venir accoucher dans sa commune. Ça se passe à Saint-Amand-Mongron. Le maire Emmanuel Riott sera avec nous dans quelques instants.

Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Marion Delpes. Bonjour Auréane. Bonjour à tous. À la une de ce jeudi 4 décembre, depuis Pékin, Emmanuel Macron appelle la Chine à œuvrer pour l'Ukraine.

1:35
Invité

Oui, alors que les discussions s'intensifient pour tenter de mettre fin aux hostilités. Le président de la République s'est exprimé ce matin. Il appelle la Chine à peser sur la Russie pour la convaincre d'accepter. Ainsi, c'est le feu. Écoutez.

1:49
Présentateur

Nous devons continuer à nous mobiliser en faveur de la paix et de la stabilité dans le monde. Et de l'Ukraine, différentes régions du monde qui sont touchées par la guerre, la capacité que nous avons à œuvrer ensemble est déterminante.

2:07
Invité

Christophe Glez à nouveau condamné à 7 ans de prison. L'espoir est retombé. Ce sont les mots prononcés par le frère du journaliste français, condamné en appel après son arrestation en mai 2024 dans l'Est de l'Algérie, détenu depuis pour apologie du terrorisme et propagande nuisant à l'intérêt général. Écoutez. Je pense qu'il est un peu dans le même état que moi. Je pense qu'on doit être un peu sous le choc parce qu'on avait de grands espoirs qu'aujourd'hui se passe bien pour notre famille. Cet espoir a été réduit à néant. Donc maintenant, voilà, on va prendre le temps de, comment dire, de se concerter. Et c'est sûr qu'on ne le lâchera pas. Et voilà.

2:52
Présentateur

Sébastien Lecornu continue de dire non au 49.3.

2:55
Invité

Malgré les demandes, le Premier ministre ferme clairement la porte au 49.3. Il est intervenu hier à l'Assemblée nationale alors que plusieurs pans de sa fragile coalition menacent de ne pas voter le texte. Les explications de Jérôme Rabier.

3:10
Présentateur

Sébastien Lecornu persiste et signe. Il faut pour lui trouver un compromis sur le budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée. Il est venu en personne le dire aux députés et que non, il ne reviendrait pas sur son engagement d'aller jusqu'au vote. Je le redis, il n'y aura pas d'utilisation du 49.3 de la Constitution et d'engagement de la responsabilité du gouvernement. Ça veut donc dire que vous avez la responsabilité finale de cette copie. Le gouvernement est toujours à la disposition de l'ensemble des groupes pour arriver à trouver un compromis. Ça veut dire qu'il faut en avoir envie. Ça veut dire aussi qu'il faut s'en donner les moyens sur le terrain technique.

Une manière de répondre aux appels qui se multiplient. Bruno Retailleau comme Gérard Larcher demandent au Premier ministre d'utiliser cet outil constitutionnel. Mais à gauche, le sujet divise. Il se trouve que le 49.3 est un outil de circonstance qui peut être pratique dans ces moments où l'Assemblée nationale ne s'est pas dégagée de majorité. Mais c'est un instrument profondément anti-parlementaire, profondément anti-démocratique. Problème pour le gouvernement. Si les socialistes sont prêts à voter le budget de la Sécu, s'il contient leurs avancées, c'est le socle gouvernemental qui tangue. Édouard Philippe a déjà dit que ses troupes ne le voteraient pas en l'État.

Alors Sébastien Lecornu appelle au dépassement. Ce n'est plus une première lecture, on n'est pas là pour compter ou se compter en termes idéologiques. Ce sera à la fin le projet de loi de finances pour la Sécurité sociale d'aucun groupe politique. Ce sera un PLFSS de compromis et de transition vers 2027. Un appel à la responsabilité parlementaire alors que les députés doivent se prononcer sur la version finale du texte mardi. Laurent Nunez demande une vigilance maximale sur les marchés de Noël.

4:55
Invité

Oui, face à la menace terroriste très élevée, le ministre de l'Intérieur demande au préfet de veiller à ce que les services de renseignement soient mobilisés. Il demande également de prendre des arrêtés d'interdiction, de limitation de stationnement, de circulation et de bien s'appuyer sur l'usage de la vidéosurveillance.

5:13
Présentateur

Merci Marion, à tout de suite. Bonjour Jean-Hengrès. Merci beaucoup d'être notre invité. Vous êtes sénateur centriste des Vosges. On va évidemment revenir sur le budget, plus particulièrement sur le budget des sports. Il est examiné aujourd'hui au Sénat. Mais d'abord, comme tous les jours, on va commencer par la une de la presse régionale. On en a sélectionné trois. On va les regarder ensemble. D'abord, la une de l'Union. Mobilisation des agriculteurs. Le retour des feux de la colère après les Ardennes et dans la Marne qu'ils allument ces feux pour maintenir la pression sur les pouvoirs publics. D'autres actions sont prévues avant une grande mobilisation.

Ce sera jeudi 18 décembre à Bruxelles. La deuxième une, c'est celle du journal du Centre. Quand les maires doivent faire la police, les maires des petites communes qui détiennent le pouvoir de police parmi leurs missions, garantir l'ordre public, la sécurité, la tranquillité, la salubrité. Et puis la dernière une, c'est celle de Corse Matin. C'est l'invasion, le sanglier qui cause cette année des dégâts considérables, aussi bien dans les exploitations agricoles que chez les particuliers. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

Les maires, pourquoi pas, on peut parler des maires si vous voulez, c'est un sujet qu'on connaît bien puisqu'on est quasiment quotidiennement aux côtés des maires du département avec Daniel Grémier, mon collègue sénateur. Et c'est vrai que lorsqu'on voit cette une du journal du Centre, c'est vrai que c'est ce que vivent les maires au quotidien, faire la police avec des difficultés d'insécurité de plus en plus importantes et puis aussi avec des difficultés par rapport à leur sécurité personnelle et à la sécurité de leur équipe municipale. Donc c'est important, je pense, de réaffirmer non seulement le rôle du maire à quelques semaines des élections municipales.

Mais est-ce qu'on leur en demande trop ? Est-ce que l'État se défausse un peu sur les maires en matière de sécurité ? Si seulement il n'y avait que sur la sécurité que l'État se défaussait sur les maires. L'État se défausse sur beaucoup de choses, malheureusement, que ça soit sur la sécurité, sur les budgets aussi. On parlera sûrement du budget dans quelques instants. Mais ce qui se passe depuis de nombreuses années est lamentable au niveau de l'accompagnement des maires. Alors les maires ont la foi, ils vont se représenter pour la plupart. Ils aiment leur commune et leur département. C'est ce qui fait avancer les choses.

Je pense qu'on ne parle pas assez souvent d'amour et c'est ce qui portent aussi les maires. Mais il faut réaffirmer avec force et vigueur le soutien qu'on peut apporter aux maires, que ce soit dans l'exercice de nos mandats de parlementaire, mais aussi avec les services de l'État, avec le procureur et tout ce qui peut s'en suivre avec des actions plus fortes contre ceux qui attaquent nos maires et des sanctions plus fortes. On va parler du budget. Vous l'avez dit, on l'a vu dans le journal, Sébastien Lecornu qui a donc pris la parole hier pendant l'examen du budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée. Il maintient qu'il n'utilisera pas le 49-3.

Il appelle les élus à la responsabilité, à la cohérence, au compromis. Vous y croyez à ce compromis ? On l'espère. On peut avoir un compromis sans compromission. Nous, on y arrive au Sénat, on y arrive dans nos collectivités territoriales, dans nos maires. Donc je ne vois pas pourquoi l'Assemblée nationale serait exempt de pouvoir avancer, de se rapprocher, de pouvoir discuter, dialoguer. Et je pense que les Français attendent ce compromis. Il n'y a pas eu de compromis, par exemple, déjà entre l'Assemblée et le Sénat sur ce texte ?

Oui, mais on sait comment la commission mixte paritaire s'est passée, une fois de plus, avec certains collègues de l'Assemblée nationale qui sont totalement à côté de la plaque, qui font honte à la fonction de parlementaire. Je pense qu'au bout d'un moment, tout le monde devra assumer ses responsabilités et arrêter d'être sur des positions politiques. Et le Sénat n'est pas ? Est-ce que là, il n'est pas en train de droitiser trop le budget ? Est-ce qu'en refusant toute discussion sur la suspension de la réforme des retraites, il n'a pas aussi empêché le compromis ? Sur la réforme des retraites, de toute façon, on est au pied du mur. On ne peut pas faire autrement.

Donc il faut aussi que certains groupes politiques à l'Assemblée nationale admettent la situation de la France telle qu'elle est. On nous demande de faire des efforts budgétaires conséquents dans nos collectivités. Il faut que l'État puisse aussi faire des efforts conséquents. Et ce n'est pas toujours en repoussant, repoussant, qu'on va arriver à une situation de sincérité budgétaire. Vous comprenez qu'Édouard Philippe, patron d'Horizon, membre de la coalition gouvernementale, dise « Nous, on votera pas le budget de la Sécurité sociale ».

J'avoue que j'étais un peu étonné, mais on peut comprendre aussi qu'au vu de ce qu'apparaît sur les grandes lignes du budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée, il n'est pas forcément vie. Mais que chacun puisse faire un pas aussi l'un vers l'autre et qu'on puisse… Si le bloc central commence à se disloquer pour le vote d'un budget à l'Assemblée nationale, on ne va pas y arriver. Et les Français ne le pardonneront pas. Et à juste titre. – Gérard Larcher, ce matin, dans une interview au Figaro, il appelle à envisager le 49-3 pour donner un budget au pays. Vous aussi, vous dites qu'il faut envisager le 49-3 ? – Oui, parce qu'on est dans une situation…

Si ça nous coûte encore 12 milliards de plus, rien que sur une loi spéciale et qu'on n'arrive pas encore à un compromis, je pense que le 49-3, le général de Gaulle l'avait prévu avec Michel Debray et qu'il faut l'utiliser. On l'a déjà eu par le passé. Moi, je n'en suis pas forcément fan parce que c'est vraiment un outil antidémocratique et contre le Parlement. Mais au bout d'un moment, la situation fait qu'on est obligé de l'utiliser. – On va parler de l'examen du budget puisque le Sénat poursuit cet examen. Cet après-midi, vous vous prononcerez sur la partie recettes et puis, a priori, elle sera votée.

Vous attaquerez donc la partie dépenses avec ce qu'on appelle l'examen des budgets thème par thème. Et pour commencer, ce sera le budget du sport. Marion Delpech, vous allez nous éclairer sur ce budget. Qu'est-ce que prévoit le projet de loi de finances 2026 pour les sports ?

10:29
Invité

– Eh bien, ce qu'on remarque tout d'abord, Oriane, c'est que deux ans après les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, l'élan ne se traduit pas dans la continuité des financements avec un montant de 554 millions d'euros. Pour le prochain exercice, contre 593 millions cette année, le budget des sports est en baisse de 6,5%. On parle ici des équipements, mais aussi des politiques de développement, des pratiques sportives des jeunes. Une inflexion après plusieurs années de hausse, selon la ministre des Sports, Marina Ferrari. Écoutez. – Alors bien évidemment, vous voyez que nous avons une baisse contenue des crédits sports qui s'élèvent, alors vous l'avez rappelé, à 6,5%.

Mais quand on ajoute les taxes affectées, nous sommes à moins 4,6% par rapport à 2025, soit moins 41 millions d'euros. Alors je tiens à saluer la mobilisation de ma prédécesseure sur le poste, mais également du monde sportif et des élus, et de vous aussi, mesdames et messieurs les sénateurs, puisque vous avez permis de limiter cette baisse au moment où la copie a pu être corrigée avant que le texte vous soit présenté. Depuis 2017, je tiens à rappeler tout de même que le budget a augmenté de 255 millions d'euros, soit quasiment 50%. – Et au-delà des coupes budgétaires, Marion, plusieurs dispositifs devraient être supprimés.

– Oui, Auriane a commencé par la fin du pass sport pour les 6-13 ans, contre une revalorisation de 20 euros pour les 14-17 ans. La ministre des Sports estime que cette mesure a des répercussions graves et provoque, je cite, « une saignée dans la prise de licence ». Elle envisage d'ailleurs de revenir sur ce dispositif. Écoutez. – Je m'interroge, comme vous, sur le recentrage du passeport. En tant que parlementaire, j'avais d'ailleurs écrit à ma prédécesseure sur le sujet.

Aussi, j'ai d'ores et déjà demandé à ce qu'une évaluation à la fin de la campagne, vous savez que l'appel est ouvert jusqu'au 31 décembre 2025, nous puissions regarder ensemble l'impact qu'aura eu ce recentrage, notamment sur la prise de licence sur les 6-13 ans, mais aussi sur les 14 ans et plus. Moi, je suis tout à fait ouverte au fait que nous puissions revenir sur ce recentrage et davantage retravailler sur les 6-13 ans. Il nous faudra peut-être pour cela bouger les paramètres d'attribution du passeport. Donc c'est un travail que nous avons devant nous une fois que nous aurons des chiffres objectivant la situation.

– Même sort pour le plan Génération 2024, lancé en 2023 pour construire et rénover 5 000 équipements sportifs d'ici l'an prochain. Eh bien, il se retrouve, selon le rapport du Sénat, arrêté. Argument officiel, l'objectif aurait été atteint dès 2025, mais cette suppression crée des incertitudes pour les collectivités, pour des projets envisagés au-delà de 2025, par exemple, ou qui nécessitent un soutien continu.

13:09
Présentateur

– Seul le sport de haut niveau est relativement préservé, Marion ?

13:12
Invité

– Oui, les moyens de la haute performance sont eux maintenus à 123 millions d'euros. Une légère augmentation de la dotation versée à l'Agence nationale du sport est aussi prévue pour le soutien à l'innovation et aux équipements de haut niveau. Ainsi, une enveloppe pour le paiement des primes est prévue pour les médaillés français des Jeux d'hiver en 2026 de Milan-Cortina, qui auront lieu dans quelques semaines. – Et vous avez des questions pour Jean-Algret Marion ? – Oui, bonjour, monsieur le sénateur. Première question, le 11 octobre dernier, plusieurs milliers de bénévoles et de salariés du monde associatif ont manifesté à travers le pays pour dénoncer ces coupes sans précédent.

Ils estiment que c'est le sport pour tous qui trinquent. Qu'en pensez-vous ? Partagez-vous cette opinion ?

13:55
Présentateur

– Oui, on ne peut que partager cette opinion. C'est environ un peu plus de 25% de suppression du budget au niveau national pour le sport, qui plus est pour les plus jeunes à travers le pass sport. C'est encore les collectivités territoriales, nos mairies, les départements et les régions qui vont compenser les diminutions de l'État à travers les différents plans qui ont pu être mis en place par le passé. Notamment avec le merveilleux élan des Jeux olympiques, il va falloir continuer à investir. Et c'est vrai que là, l'État se désengage fortement. Mais en même temps, c'est vrai qu'on doit trouver de l'argent aussi dans tous les budgets.

Donc il faut aussi que chacun, en tant que parlementaire, se responsabilise au niveau des différents budgets qui sont les nôtres. dont nous nous occupons. Et donc le budget du sport fait partie naturellement des diminutions de l'État avec tout ce que vous avez pu montrer.

14:43
Invité

– Selon un baromètre publié en cette fin d'année par Le Cosmos, plus d'un tiers des structures sportives françaises ont vu leur situation financière se dégrader sur ces 12 derniers mois. Près d'une sur cinq jugent sa situation fragile. Où trouver les financements ? La ministre propose de nouveaux équilibres avec des financements croisés ou un recours au mécénat. Partagez-vous cette idée ?

15:04
Présentateur

– Oui, le recours au mécénat, bon, après, c'est plus facile à dire qu'à faire. On le fait déjà au niveau du patrimoine et d'autres sujets dans nos territoires. Mais une fois de plus, c'est les territoires qui vont trinquer, avec parfois des infrastructures très veillissantes dans nos territoires. et la diminution de ce budget va toucher les classes les plus populaires, ceux qui ont le moins d'argent, puisque c'est à travers le passeport qu'ont touché les catégories populaires et les plus jeunes. Donc c'est aussi la volonté d'amener les jeunes vers le sport, le sport prévention santé, le sport aussi, pourquoi pas, pour amener certains jeunes vers le haut niveau.

Donc c'est encore une difficulté supplémentaire. Et comme vous l'avez dit il y a quelques instants, encore un marqueur d'instabilité au niveau de nos mairies. Et c'est vrai que c'est fort préjudiciable par rapport à l'actualité qu'est la nôtre.

15:54
Invité

Et puis ce budget du sport, il soulève une autre inquiétude, la diminution du nombre d'emplois affectés au ministère des Sports. 26 équivalents de temps plein pourraient être supprimés. Est-ce que c'est une baisse des effectifs sans précédent ?

16:07
Présentateur

26 emplois, je pense que l'État français s'en remettra, si je puis le permettre. Parce qu'on a vu que depuis 1997, il y a un million de fonctionnaires en plus dans notre pays. Dans les collectivités territoriales, vous avez depuis le 1er janvier 16 000 recrutements. Donc je pense qu'aussi, on devrait faire des efforts au niveau des organismes d'État, de nos collectivités. Parce que si on en est à de telles dépenses, c'est qu'il y a aussi trop de fonctionnaires et que les appareils de l'État coûtent trop cher.

Donc je pense que le budget du ministère des Sports, avec quelques emplois supprimés, s'en remettra, si je puis me permettre, je pense ne pas créer un incident diplomatique ce matin sur le plateau de Public Sénat. Mais chacun doit faire des efforts. Je pense qu'on va en discuter dans quelques instants avec mon collègue Ravignon. On ne peut pas continuer. On n'est pas non plus dans un État sous-administré. On le vit dans nos collectivités au quotidien. On le voit au Parlement. Il y a de plus en plus de normes. Il y a de plus en plus de choses à faire.

On voit même qu'il y a des maires, comme vous l'avez montré en début d'émission, qui sont prêts même à payer 1 000 euros pour que des femmes viennent accoucher dans leur maternité. Franchement, on tombe sur la tête. Revenons à des choses de bon sens, un peu de bon sens paysan. Ça fera du bien à tout le monde et que certains se remettent en question. Un mot sur le sport, au-delà du budget, sur le foot. Je sais que vous suivez particulièrement le foot et le championnat. Ce week-end, on a vu des agissements violents à l'OGC Nice, le club de foot de Nice. Agissements violents de certains supporters envers les joueurs, envers les dirigeants.

Est-ce qu'on est dans un durcissement aujourd'hui de l'ambiance, du contexte dans le foot français ? Je pense qu'au niveau du foot français, il n'y avait pas besoin d'une ambiance générale pour que certains ne savent pas se tenir.

C'est ce qu'on avait déjà pu montrer, d'ailleurs, dans une émission qu'on avait pu faire ensemble dans les territoires, mais aussi au niveau national et au niveau européen, que la violence, elle est là tout le temps et que malgré les différents dispositifs qu'on a pu mettre en place, bon, ça diminue un peu, mais qu'elle est toujours là et ce qui est montré par certains supporters à l'OGC Nice, même si la situation du club, on en parlait hier soir encore avec certains collègues de Nice, n'est pas fameuse. Ce n'est pas pour ça qu'il faut avoir des agissements totalement disproportionnés.

Moi, je suis supporter d'un club de foot, ce n'est pas parce que mon club peut avoir parfois des mauvais résultats que je vais aller cramer des voitures ou taper sur des gens. Je pense qu'au bout d'un moment, la responsabilité, elle est pour tous et que, pas parce qu'il y a un contexte national anxiogène, que certains doivent se défausser là-dessus pour avoir des comportements totalement inadmissibles. On revient au budget. Hier, vous avez commencé à parler du budget des collectivités territoriales.

On sait que c'est un gros dossier au Sénat qui a notamment une question autour de l'effort demandé aux collectivités par le gouvernement qui estime que tout le monde doit contribuer à la réduction de la dette et du déficit. Est-ce que les collectivités doivent aussi participer à la réduction de cet effort ? On en demande trop aux collectivités. Je pense qu'il y a de l'argent à trouver ailleurs. Il faudrait plus d'autonomie pour nos collectivités. La taxe d'habitation a été supprimée il y a quelques années. C'était une erreur. Il ne reste plus que la taxe foncière. On le voit dans les élections municipales qui vont arriver dans quelques semaines.

Ce qui constitue l'attachement aussi d'une personne à sa commune, c'est la fiscalité et le consentement à l'impôt. C'est d'ailleurs au niveau de la Révolution française que tout ça a été mis en place. Et on voit qu'avec la suppression de la taxe d'habitation, mais aussi par le manque d'autonomie financière des collectivités, il y a une dégradation du climat budgétaire depuis de nombreuses années pour nos collectivités et que l'État doit faire un effort pour continuer l'investissement. Puisqu'à travers l'investissement qu'on va faire pour nos collectivités, c'est aussi des emplois au niveau de nos entreprises, de nos artisans, de nos commerçants qui font vivre des territoires.

Donc il y a de l'argent à trouver, mais pas sur le dos des collectivités. Et on va voir justement ce qu'en pensent les élus locaux. On va aller dans les Ardennes. Bonjour Boris Ravignon. Merci beaucoup d'être avec nous, maire d'hiver droite de Charleville-Mézières. Vous êtes également vice-président d'Intercommunalité de France, en charge des finances. D'abord, comment réagissez-vous à ce qui est examiné en ce moment au Sénat ? Le Sénat qui a donc commencé à parler du budget des collectivités avec une volonté de diminuer par deux l'effort des collectivités à la réduction de la dette. Boris Ravignon, pardon, on a un petit problème de son qu'on va essayer de résoudre très rapidement.

Et puis on va revenir vers vous. Un mot peut-être, Jean-Hengrès, en attendant qu'on rétablisse le son avec Boris Ravignon, sur un autre sujet qui concerne les collectivités. C'est la question de la décentralisation. On va en parler dans quelques instants avec le maire de Charleville-Mézières, Sébastien Lecornu, qui s'est engagé à un texte qui sera présenté en Conseil des ministres dans les prochains jours. Qu'est-ce que vous attendez, vous, de ce texte ? Plus de décentralisation, plus de pouvoir pour les collectivités. Je parlais d'autonomie fiscale il y a quelques instants. Il y a beaucoup de choses qui peuvent être mises en place pour nos collectivités.

Françoise Gattel, notre ministre, avec Michel Fournier, qui est du département des Vosges, qui est ministre de la ruralité. Des ruralités prônent cela depuis de nombreuses années. Donc, on espère que le budget va passer pour que ce texte puisse arriver ici, qu'on puisse avoir un débat et que le Sénat puisse porter la voix des territoires et plus particulièrement de notre ruralité. Et on va retrouver Boris Ravignon. Je pense qu'on a rétabli le petit problème de son, Boris Ravignon, du coup, sur l'effort, en tout cas le Sénat, qui tente d'amoindrir l'effort demandé aux collectivités.

Oui, je disais que je voulais vraiment saluer, moi, le travail qui avait été fait par la majorité sénatoriale et notamment par le rapporteur général du budget pour essayer de réduire la charge globale de ces mesures qui sont contenues dans le PLF. On était quand même, il faut le mesurer, sur quelque chose de très lourd, puisque c'était l'équivalent de 2,5 % de nos recettes qui étaient tout simplement balayées par ce texte, ce projet de budget. Donc là, il y a un effort qui a été fait pour alléger un certain nombre des mesures. On passe de 2,5 à 1,5 et donc ça va clairement dans le bon sens. Il reste, malgré tout, à mon sens, deux sujets qui sont problématiques.

Le premier, c'est que l'effort, notamment pour les intercommunalités, est vraiment aujourd'hui disproportionné. On est là, cette fois, toujours avec le même indicateur, à plus de 4 % des recettes des intercommunalités qui vont être supprimées par le budget. C'est quand même très, très lourd pour des structures qui, il y en a des riches et des moins riches, et en tout cas, assurent des services au quotidien pour nos concitoyens. Puis l'autre sujet, c'est qu'on garde une mesure dans ce budget qui est vraiment extrêmement pernicieuse.

L'État, en 2021, a décidé d'exonérer des locaux industriels, et c'est très bien pour les industries en question, mais la compensation qu'il a proposée était au départ à 100 %, puis là, il était proposé de la descendre à 75 %. Le Sénat, dans sa sagesse, propose de la fixer à 87 %, mais ce que nous craignons, nous, c'est que le vert soit dans le fruit et que finalement, chaque année, l'État soit tenté, au gré de ses difficultés budgétaires, de bouger cette compensation. Et pour simplement illustrer, un territoire comme le mien, Ardennes, Métropole, la moitié de la population ardennaise, c'est 16 millions d'euros de recettes perdues sur le prochain mandat si cette disposition entre en vigueur.

Donc, vous voyez qu'on a encore quelques motifs de préoccupation. Boris Ravignon, vous avez rencontré hier au nom d'Intercommunalité de France, Françoise Gattel, la ministre au sujet notamment de la décentralisation. Sébastien Lecornu, on le disait, il s'est engagé à une loi décentralisation qui sera présentée dans les prochains jours en Conseil des ministres. Vous, il y a un an, vous avez publié un rapport. 7,5 milliards, c'est le coût de l'enchevêtrement des compétences des collectivités. Est-ce qu'après votre rencontre avec la ministre, vous dites, on va y voir plus clair, est-ce que ce coût va baisser ? Si vous me permettez cette expression, il y a encore du boulot.

Moi, je voudrais simplement à l'issue de cette réunion dire que tous ceux qui sincèrement pensent qu'il faut décentraliser et qu'il faut faire davantage confiance aux collectivités, que comme les Français le pensent d'ailleurs, c'est là qu'on est capable de mieux gérer les fonds publics, eh bien, je crois qu'il faut maintenant qu'on s'unisse et qu'on saisisse l'occasion qui nous est donnée de faire avancer et de clarifier notre organisation institutionnelle, ce qu'on appelle le millefeuille territorial, mais on est encore à l'heure du petit-déjeuner et on pourrait aussi bien parler de pouding parce que c'est vraiment plutôt lourd et indigeste comme organisation.

Elle nous coûte cher, vous venez de le rappeler, et il faut qu'on clarifie, ça veut donc dire qu'on identifie les responsabilités politiques qui sont confiées aux collectivités, qu'on leur donne les compétences juridiques pour agir et les moyens pour y faire face. Et cette logique toute simple, eh bien, je vois que c'est compliqué, tout le monde a toujours une bonne raison d'expliquer qu'il faudrait faire autrement. Donc moi, je me félicite de la démarche du Premier ministre, mais je crois vraiment que tous ceux qui ont envie que la décentralisation avance doivent maintenant s'unir et essayer que cette tentative, cette porte ouverte, eh bien, puisse être franchie et utilisée.

– Qu'est-ce que vous répondez, Boris Ravignon, Jean-Henri ? – Moi, j'ai confiance en notre collègue Ravignon, il a fait un excellent rapport il y a quelques mois que j'ai relu encore hier soir dans les grandes lignes. Je pense qu'il y a une vraie volonté lorsqu'on est tué maire, président de Comcom, je l'ai été à Remiarmont et pour mon territoire. – Quelle est la communauté de communes ? – Pour la communauté de communes, pardon, pour les téléspectateurs. Mais voilà, on a à cœur de faire les choses, on aime notre territoire et lorsqu'on voit tout ce qui est fait au niveau de l'État pour alourdir constamment ce qu'on fait, nous, pour nos administrés, c'est vraiment pesant.

Ça va qu'on est encore dans la force de l'âge et qu'on a envie, mais je peux comprendre les maires aussi qu'on ont ras-le-bol et on espère, je le disais, que le budget va passer, qu'on va pouvoir s'attaquer maintenant à d'autres choses et qu'on va pouvoir faire avancer le pays. – Merci Boris Ravignon, merci beaucoup d'avoir été avec nous, maire de Charles-Léon, Philippe Mézières, merci beaucoup. On va aller chez vous, dans les Vosges, à Epinal, on retrouve Catherine Puzzicon, bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, directrice départementale de Vosges Matin.

On parle d'un autre sujet avec vous, Catherine, Emmanuel Macron est en Chine, on l'a vu, pour une visite d'État et vous vouliez interroger Jean-Hengré sur les relations entre votre département des Vosges et la Chine.

26:35
Invité

– Oui, bonjour Jean-Hengré, vous avez contribué à faire venir ces derniers mois à deux reprises dans le département des Vosges, une délégation de chefs d'entreprise chinois. Qu'est-ce que vous espérez ou qu'est-ce que vous attendez de ces visites ?

26:49
Présentateur

– Bien, tout d'abord, bonjour Catherine et bonjour à tous les Vosges qui nous regardent.

Lorsqu'on, moi je suis arrivé au Sénat, j'étais maire de Romiermont, ville du président Poncelet, j'ai remplacé aussi le président, pas directement, mais indirectement au Sénat et c'est vrai qu'il était très fort à l'international, dont en Chine et que nous sommes, quelques-uns nous occupaient des relations entre la France et la Chine, j'étais encore il y a quelques semaines avec Jean-Pierre Afarin pour un forum culturel en Chine, on a préparé la venue du président de la République qui est actuellement en Chine, vous l'avez montré en début d'émission pour non seulement pouvoir faire la promotion de notre pays au niveau entrepreneurial et bien d'autres choses, mais voilà, ce qui est important lorsqu'on est sénateur, c'est aussi un rôle d'ambassadeur pour le territoire.

Vous l'avez dit Catherine, il y a eu quelques mois une exposition à Romiremont au niveau culturel, il y a quelques jours il y a eu une rencontre entre des chefs d'entreprise français et chinois, notre président de la CCI, Madame Frère, a souligné l'intérêt que pouvait constituer ce genre de rencontre pour établir des liens forts, comme c'était le cas précédemment dans notre département des Vosges avec le président Poncelet, entre un territoire et un État et certaines régions chinoises et c'est ça qui est important de pouvoir exporter.

On se souvient dans les Vosges que les meubles de l'IFOL-le-Grand étaient exposés en Chine, qu'il y a différentes choses qui ont été faites par le passé, donc il est important de reprendre le flambeau et de continuer ce travail en faveur non seulement de nos entreprises, mais aussi faire la promotion de nos Vosges à travers l'aspect culturel, artistique et bien d'autres choses. Catherine, vous avez une autre question.

28:34
Invité

Oui, est-ce que c'est justement l'action du président Poncelet qui a présidé longtemps le conseil départemental des Vosges ? Est-ce que c'est un modèle pour vous ?

28:46
Présentateur

Oui, forcément. Moi, je ne l'ai pas connu directement, mais je l'ai connu en tant que jeune engagé, jeune militant. Lorsqu'on a eu un président du Sénat qui a été élu cinquantaine en non-stop dans le département des Vosges, forcément, ça vous donne envie de faire de la politique. Et lorsque je suis arrivé ici au Sénat, forcément, certains ambassadeurs, représentants de pays sont venus me voir pour continuer le travail qui avait été fait précédemment. Donc oui, c'est forcément un exemple. Je pense qu'il est important de s'inspirer du passé.

On a rendu hommage à Méline, il y a quelques semaines, l'ancien ministre de l'Agriculture, l'ancien président du Conseil qui avait mis en place des mesures protectionnistes pour nos agriculteurs au 19e siècle. On lui a rendu hommage à Romy Armont, sa ville natale. Donc c'est important de rendre hommage aussi à ceux qui nous ont précédés avec toujours des débats d'actualité qui sont toujours des débats d'actualité sur les échanges commerciaux. Et vous l'aviez montré tout à l'heure à la Une, sur une des trois Unes, les difficultés pour nos agriculteurs. Et Méline, justement, voulait protéger les agriculteurs en mettant des mesures protectionnistes à nos frontières. On va remercier Catherine.

Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Catherine, et puisqu'on a longuement parlé de Christian Poncet, c'est génial que vous avez écrit un livre sur Christian Poncet, d'un sommet à l'autre, Christian Poncet, des Vosges à l'État, justement consacré à l'ancien président du Sénat. Une dernière question, Jean Ingres, vous êtes arrivé ici il y a un peu plus de cinq ans, vous avez commencé votre mandat de sénateur, vous étiez l'un des plus jeunes sénateurs d'ailleurs. Quel bilan, cinq ans après, vous en faites et est-ce que vous avez envie de continuer ? Est-ce que vous serez encore candidat dans un an ?

Oui, je serai candidat dans un an, ça je ne m'en suis pas caché même dans le département des Vosges, j'ai envie de continuer, on fait un travail merveilleux au service de nos maires dans le département et à travers les maires on aide la population donc c'est vraiment une mission qui me plaît comme je serai toujours engagé pour ma commune à Romièrement sur la liste de mon successeur Jean-Benoît Tissera donc c'est quelque chose qui me plaît. Et c'est facile en tant que jeune sénateur ?

Oui, parce qu'il y a du respect, il y a de l'écoute, moi j'apprends plein de choses avec mes collègues, on a fait une loi pour lutter contre la précarité alimentaire des étudiants avec Pierre-Antoine Lévide qui est mis en place dans différents territoires donc nos jeunes peuvent manger, on a fait plein de choses concrètes et c'est ça qui donne du baume au cœur et qui donne envie de continuer, c'est l'efficacité même si parfois sur certains points comme le budget ça nous réglisse fortement mais on espère qu'on va aboutir bientôt mais voilà, ce qui nous tient en vie ce qui nous donne envie de continuer c'est ces projets concrets c'est ce que je voulais vous dire ce matin. Merci à vous.

Merci d'avoir été

31:23
Invité

notre invité. Marie, on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale ? Oui, on abordera l'interview donnée par l'ancien Premier ministre et maire du Havre Philippe Aizan-Philippe dans Paris-Normandie. Et on verra ça

31:34
Présentateur

effectivement dans 20 minutes d'abord on accueille notre invité l'invité de l'entretien c'est le porte-parole du RN Laurent Jacobelli qui nous rejoint. Bonjour Laurent Jacobelli merci beaucoup d'être notre invité députée de la Moselle porte-parole du Rassemblement National on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien Lécuyer de La Voix du Nord bonjour Julien Bonjour Yann bonjour M.

Jacobelli bonjour Laurent Jacobelli hier dans l'hémicycle pendant le débat sur le budget de la sécurité sociale Sébastien Lecornu a pris la parole il appelle les parlementaires à la responsabilité à la cohérence au compromis est-ce que vous entendez ce message ou est-ce que vous dites de manière certaine ce matin que le RN votera contre les budgets oui nous voterons contre les budgets d'abord parce que nous sommes dans l'opposition et parce que M. Lecornu appelle à la cohérence mais il faut une cohérence entre le discours et les actes M.

Lecornu par soumission au parti socialiste qui je le rappelle a un revolver sur la tente du Premier ministre va accepter notamment une hausse de la CSG or je crois que dans le discours il disait qu'il ne fallait pas continuer à matraquer les Français à faire peser le risque fiscal ou de taxes sur l'ensemble de nos concitoyens donc il y a une incohérence totale et on voit bien que le Premier ministre est plus occupé à s'agripper à son siège à sauver les sièges du parti socialiste qu'à défendre les Français C'est parce qu'il dit parce qu'il dit d'ailleurs qu'il ferme la porte au 49-3 il ne dit pas qu'il faut donner un budget pour la France Mais pas à la loi spéciale et pas aux ordonnances tout ça est un jeu de dupe je crois qu'on est face à des parlementaires et à des membres du gouvernement qui ont oublié l'intérêt général Il a fermé la porte également à la loi spéciale et aux ordonnances il laisse la main complètement aux parlementaires pour trouver une voie pour le budget ça ça ne vous intéresse pas Tout nous intéresse et d'ailleurs nous avons essayé depuis le début de diminuer les taxes sur les entreprises de ne pas faire augmenter les impôts pour les Français mais enfin le budget de M.

Le Cornu au total c'est 19 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires et 30 milliards de dépenses publiques supplémentaires or il faut faire or il faut faire exactement l'inverse baisser les impôts des Français et baisser les dépenses d'un État Pourquoi vous ne travaillez pas au compromis ? Pourquoi vous ne voulez pas travailler au compromis ? Nous n'arrêtons pas Nous proposons des amendements Vous dites depuis le début on va voter contre quel que soit le texte Mais parce que ce budget est un mauvais brouillon d'une mauvaise copie le Premier ministre n'a pas fait le budget en fonction de l'intérêt de la France Donc vous n'avez pas tenté d'infléchir ? Il a pris le budget de M.

Bérou il est allé voir les socialistes en disant vous avez le droit de vie et de mort sur mon gouvernement Qu'est-ce que vous voulez ? Qu'ont fait les socialistes ? Ils ont fait du socialisme A la limite on ne peut pas leur reprocher C'est-à-dire une très mauvaise politique Tout le monde se souviendra de François Hollande Et M. Lecornu aujourd'hui n'est que la marionnette de M. Olivier Faure M.

Jacobelli Je me souviens de l'année dernière Vous aviez la main sur la possibilité de négocier avec Michel Barnier et pourtant vous l'avez refusé et cette année encore vous refusez de négocier Il n'y a pas quand même une contradiction dans le fait que on laisse la main aux parlementaires On n'utilise pas le 49-3 Vous ne voulez pas la saisir ? Je pense que vous avez une interprétation un peu erronée Si je peux me permettre Le Premier ministre a officiellement déclaré qu'il voulait travailler avec tout le monde mais officieusement a fait un accord avec le PS Mais il n'a pas reçu le RN ?

34:45
Locuteur non identifié

Il ne discute pas avec le RN ?

34:45
Présentateur

Il nous a reçu mais nous n'avons pas d'accord avec le Premier ministre Le Premier ministre a fait un calcul simple Il ne sera pas censuré si le PS trahit ses électeurs C'est facile Qui est le plus susceptible de trahir hors l'hémicycle ?

Évidemment le PS C'est leur histoire Ils ont défendu une mesure la suspension de la réforme des retraites Le PS s'est fait élire avec l'extrême-gauche le nouveau Front Populaire donc avec une politique très offensive contre le gouvernement et une fois élus à l'Assemblée ils ont lâché l'extrême-gauche et sont allés négocier avec les macronistes et donc on se retrouve aujourd'hui avec un budget socialiste Or la France a besoin de tout sauf de socialisme et nous ne serons pas du côté de ceux qui ponctionnent les Français Vous dites Laurent Jacobelli nous on est responsable on travaille dans l'intérêt général on travaille pour le pays et s'il n'y a pas de budget c'est 30 milliards de déficit de budget de la sécurité sociale l'année prochaine C'est responsable ça ?

Mais s'il y a un budget c'est combien de déficit ? Plusieurs dizaines de milliards 20 milliards C'est-à-dire que vous prenez le risque sans budget de la sécurité sociale d'ajouter 10 milliards de dettes supplémentaires Alors chiche puisque M.

Lecornu veut négocier qu'il négocie qu'on diminue de 12 milliards les dépenses d'allocations sociales à l'immigration qu'on diminue de 7 milliards le budget de l'Union Européenne et qu'on aille chercher des milliards dans les agences publiques qui ne servent à rien ou dans le millefeuille territorial Voilà la feuille de route On a proposé un contre-budget Il n'y a pas d'opposition plus constructive que la nôtre plus responsable que la nôtre Le Premier ministre a fait mine de ne pas comprendre ce qu'on demandait Il a écouté les sirènes socialistes qui sont toujours les mêmes Plus d'impôts moins d'entreprises Entreprendre c'est pas bien Payer des impôts c'est bien C'est complètement archaïque On a fait un bond dans les années 80 C'est le choix du Premier ministre Nous on voulait amener la France vers l'avenir Il ne nous a pas écouté Écoutez c'est son choix en responsabilité comme ils disent chez les macronistes Les débats abordent aujourd'hui un sujet qui peut d'ores et déjà s'avérer décisif pour le budget de la sécurité sociale c'est l'augmentation de la CSG sur les revenus du patrimoine du capital Est-ce que vous voterez cette mesure ?

Non 3 milliards une fois encore de ponctions supplémentaires ce n'est pas raisonnable C'est ce qu'avait demandé le PS Personne n'en sera surpris Ils sont dans leur rôle piqués l'argent des Français Le Premier ministre a accepté Les LR font peut-être semblant de faire diminuer un peu le taux pour pouvoir retourner à peu près dignement dans leur circonscription mais au final c'est une mauvaise mesure Ce Premier ministre ne comprend pas Il ne comprend pas qu'aujourd'hui il faut des réformes fortes pour amener la France vers plus d'équilibre tout en maintenant la justice Est-ce que ce ne sera pas les questions à trancher en 2027 ?

Est-ce que encore une fois la responsabilité qui prévaut ce ne serait pas de donner un budget il ne satisfait personne ce budget que ce soit le socle commun ou bien les socialistes mais malgré tout de trouver une voie de passage pour éviter que la France se retrouve avec une dette encore plus abyssale qu'elle ne l'est aujourd'hui Non ce budget est très mauvais ne pas le voter ça veut dire protéger les Français notamment de l'année blanche L'année blanche c'est quoi ?

Je le dis à vos téléspectateurs ça veut dire non-réévaluation des retraites ça veut dire des foyers qui vont payer plus d'impôts sur le revenu est-ce que c'est tolérable est-ce que c'est acceptable au moment où les Français se plaignent du pouvoir d'achat à juste titre ce gouvernement est sournois il est sournois parce qu'il ne leur dit pas la vérité et moi je le dis à vos téléspectateurs si ce budget est voté vous paierez plus et vous aurez moins de services publics notre rôle c'est de faire rempart Monsieur Jacobelli le budget même s'il n'est pas voté en ce mois de décembre il faudra bien voter un budget il y aura une loi spéciale qui reconduira le budget précédent pas forcément sur la sécurité sociale sur la sécurité sociale ce n'est pas possible mais ça pose une vraie question puisque s'il n'y a pas de loi spéciale ni d'ordonnance pour la sécurité sociale ça veut dire que les débats vont reprendre au premier trimestre 2026 en pleine campagne des municipales mais vous ne pensez pas que ça va parasiter en fait qu'on recule pour encore être encore plus embêté par ce dossier je vous propose quelque chose en sortant du plateau on appelle ensemble Monsieur le Premier ministre et on dit le premier parti de France c'est le Rassemblement National vous fait des propositions écoutez-les et tout ira bien plutôt que d'écouter le PS qui a la présidentielle qu'est-ce qu'il vous dit quand vous le rencontrez ?

qu'est-ce qu'il vous dit quand vous le rencontrez ? vous savez quand on le rencontre on lui représente à chaque fois nos mesures contre budget il nous écoute il hoche la tête on s'en va et il appelle Olivier Faure pour savoir ce qu'il doit faire donc c'est ça le problème oui bien sûr je suis caricateur je résume en 30 secondes la réalité des faits mais l'idée est là et vous avez bien compris ce que je voulais dire le vrai problème c'est qu'on a une majorité du centre qui travaille pour les socialistes avec la complicité de la droite c'est une espèce de gloubi-boulga improbable et indigeste qui fait qu'on n'a pas de cap pourquoi nous demandons la dissolution ?

pourquoi nous voulons censurer ce gouvernement ?

c'est pour qu'il y ait enfin à l'Assemblée Nationale une majorité or une majorité ça définit une stratégie et comme cette stratégie est soutenue par une majorité de députés elle passe mais ça c'est un pari aujourd'hui il n'y a pas de majorité c'est un pari sur une majorité qui n'est absolument pas garantie et qui ne s'est pas révélé gagné il y a un an par contre ce qui est garanti c'est qu'aujourd'hui on n'en a pas et qu'on aura un mauvais budget qu'il soit voté ou qu'il soit rafistolé donc au final nous on est là pour aider les Français on n'est pas là pour rentrer dans les conditions mais miser sur la dissolution vous pensez que ça aide les Français c'est pas rajouter de la crise à la crise vous avez très bien entendu ce que j'ai dit nous ne misons pas sur la dissolution nous la souhaitons en revanche nous jouons notre rôle au Parlement nous sommes le groupe le plus présent si tous les groupes étaient aussi présents que nous je vais vous dire les choses avanceraient beaucoup plus vite sauf que nous n'accepterons pas tout et n'importe quoi nous sommes là pour protéger les Français nous sommes dans l'opposition nous ne sommes pas les supplétifs de M.

Lecornu nous n'avons pas demandé à M.

Lecornu d'être Premier ministre le nom du Premier ministre que nous avons proposé nous après des élections potentielles c'était Jordan Bardella là il appelle un budget de compromis il n'appelle pas c'est pas ceux qui votent le budget sont dans le camp gouvernemental ceux qui votent le budget sont dans l'opposition vous êtes journaliste à Public Sénat depuis longtemps vous n'êtes pas naïve vous pensez bien que quand le Premier ministre appelle au compromis il appelle au socialisme pour garder son poste je vais vous dire si je te tiens tu me tiens par la barbe si le Premier ministre saute il y a des élections s'il y a des élections les socialistes retournent à la maison or ils ont besoin de ça pour vivre et le Premier ministre est Premier ministre ce qui est inespéré dans sa vie donc les deux se tiennent ils resteront en place s'ils se tiennent mutuellement ce qui explique que nous avons un budget socialiste et que nous ne pouvons pas l'accepter un dernier mot là-dessus Julien au 49.3 oui encore une fois est-ce que la porte de sortie ne serait-elle pas le recours au 49.3 alors on sait qu'Edouard Philippe Gérard Larcher Bruno Retailleau ont réclamé que ce soit de nouveau utilisé Sébastien Lecornu l'a rejeté encore une fois est-ce que pour vous ça pourrait être une piste ?

Écoutez au final ce budget nous sera imposé que ce soit par 49.3 par ordonnance ou par loi spéciale pourquoi il ne veut pas de 49.3 le Premier ministre vous croyez que c'est par grandeur d'âme par amour de la démocratie c'est simplement parce que s'il y a 49.3 il y a censure et s'il y a censure il saute donc il y a un moment nous sommes face à des gens nous sommes face à des gens qui veulent sauver leur place c'est bien le problème de cette non-majorité et c'est bien le problème de cette assemblée où il n'y a pas de convergence où il n'y a pas de stratégie Vous ne m'avez pas répondu M.

Jacobelli est-ce que vous pensez que ça pourrait être une solution peut-être la moins mauvaise en tout cas entre loi spéciale ordonnance et 49.3 Le Premier ministre a dit non donc on peut faire de la politique fiction les seuls qui pourraient changer les choses c'est les socialistes puisque je le répète aujourd'hui vous avez une dizaine une vingtaine de députés socialistes qui ne représentent qu'eux-mêmes qui dirigent la France comme ils dirigent d'ailleurs le Conseil d'État comme ils dirigent d'ailleurs la Cour des Comptes une toute petite minorité d'un parti un parti en voie de disparition est en train de diriger la France et c'est très grave Ils sont plus de 60 Oui vous avez raison On va parler de l'actualité ce qui s'est passé hier la condamnation en appel de Christophe Glez qui a été de nouveau condamné à 7 ans de prison comment vous réagissez face à cette nouvelle condamnation ?

Je crois que c'est tout simplement la preuve que la politique diplomatique d'Emmanuel Macron ne fonctionne pas Dire oui à l'Algérie quoi qu'il en soit de délivrer des visas à tour de bras pour les Algériens qui arrivent en France de refuser de remettre en cause les accords de 1968 et de faire de la repentance en permanence ça ne marche pas Nous nous lui avons dit il faut essayer la manière forte il faut maintenant dire à l'Algérie les visas c'est fini les transferts de fonds c'est fini l'aide au développement c'est fini le soin des apparatchiks en France c'est fini tant qu'un seul français croupit dans les geôles algériennes nous ne tolérons plus rien Mais vous pensez qu'elle marche la manière forte parce que c'est la manière qui avait tenté Bruno Retailleau et il a fallu passer par l'Allemagne pour libérer Bruno Retailleau n'a rien tenté il a parlé Bruno Retailleau ça c'est bien il parle bien Bruno Retailleau mais il ne sait pas agir ou on ne l'a pas laissé agir bref c'est la méthode molle la méthode de la soumission qui a été faite par M.

Barraud alors pour ceux qui nous regardent et qui ne connaissent pas M. Barraud et tout ça n'a pas marché et on a été obligé enfin c'est l'Allemagne qui nous a sauvés c'est l'Allemagne qui en quelques jours a obtenu ce que la France n'avait pas obtenu pendant des mois pour Boilem Sansal espérons espérons que l'Allemagne nous aide pour M.

Glez qui est un journaliste je le rappelle qui est en prison parce qu'il est journaliste et un président de la République en France qui veut mettre un label un tampon sur les journalistes accrédités par l'État qui n'est pas capable d'en libérer à l'étranger tout cela est lamentable On va en parler gère Justement on va en parler puisque vous soulevez le débat sur la labellisation des médias sujet qui a fait polémique cette semaine alors j'ai regardé sur le site du Rassemblement National vous avez lancé une pétition tout à fait intitulée je cite non à la labellisation de l'information par Macron alors moi qui étais avec le président à Arras pour le face au lecteur j'ai quand même bien écouté à ce moment-là le président de la République et je n'ai jamais entendu de sa bouche l'idée d'une labellisation par l'État pourquoi vous relayiez en fait cette fausse information ?

Alors ce n'est pas une fausse information en fait le président de la République a eu une tentation de contrôle des médias depuis longtemps souvent par le biais des réseaux sociaux c'est depuis l'affaire Benalla voilà il n'a jamais supporté l'affaire Benalla où la presse a révélé que son homme de main faisait le coup de force dans les rues de Paris et depuis il a une méfiance vis-à-vis de la presse qu'il ne contrôle pas et je pense qu'il met le discrédit qu'il a auprès des Français je rappelle qu'il y a 11% des Français aujourd'hui qui lui font confiance c'est un record historique au plus bas il le met notamment partiellement auprès de la presse qu'est-ce qu'il nous dit le président de la République il nous dit il faut labelliser alors évidemment il dit ce n'est pas l'État ce sera reporter sans frontières par exemple ou je ne sais qui mais au final il va se passer quoi ?

il va se passer qu'il y aura des médias labellisés avec une vérité officielle c'est ça ? parce que moi je ne sais pas vous mais définir la vérité sur certains sujets excusez-moi de vous corriger puisque ce dont il parle c'est d'une et en l'occurrence il suggère il soulève l'initiative qui a été portée en effet initiée par Reporters sans frontières mais qui est certifiée par des organismes indépendants vous riez mais en fait les certificateurs les certificateurs utilisés par on va arrêter tout de suite pourquoi ?

parce que Reporters sans frontières qui n'est pas du tout indépendant qui a appelé à voter contre le Rassemblement national son président est clairement connu comme un journaliste de gauche voire d'extrême gauche Reporters sans frontières a labellisé France Inter France Inter mais c'est pas c'est pas RSF non non non parce que c'est faux excusez-moi RSF n'a pas labellisé ce sont des organes indépendants c'est de loite c'est vérité c'est des certificateurs c'est des auditeurs je vais terminer je comprends que ça vous gêne vous êtes journaliste non pas du tout je n'ai pas forcément envie d'être labellisé je vais quand même terminer ils ont labellisé France Inter dont deux journalistes ont été pris la main dans le sac en train de négocier une stratégie électorale avec le PS ils ont labellisé le service public français dont on a vu notamment à France Télévisions qu'il y avait des fake news à tour de bras excusez-moi tout ça est inquiétant vous savez quel est le dernier pays à avoir fait ça labelliser les médias à travers un organisme c'est la Russie voilà donc si le modèle démocratique de la France c'est la Russie on n'en peut pas comparer quand l'état quand l'état veut se mêler de la liberté de la presse il ne veut pas se mêler le président de la république n'avait pas à dire ça et surtout le président de la république sur les réseaux sociaux officiels de l'Elysée attaque directement une chaîne d'information privée si vous ne sentez pas venir la tentation autocratique alors c'est que vous n'êtes pas assez vigilant et vous êtes journaliste des bons journalistes il me permet de le dire vous faites très bien votre travail je suis venu plusieurs fois ici et je le sais vous êtes objectif vous posez les bonnes questions alors ne vous laissez pas faire résister à partir du moment où un chef d'état demande à des journalistes d'être labellisé je vous le dis il faut sonner le signal d'alarme nous Rassemblement National on est pour la liberté de la presse et croyez bien on n'est pas souvent épargné par la presse pour autant on préfère être critiqué par une presse indépendante oui mais là il n'y a pas que la presse il y a aussi des questions des réseaux sociaux qui ne sont pas contrôlés c'est autre chose là dessus vous avez raison mais je pense qu'on ne peut pas comparer un influenceur à Dubaï qui dit n'importe quoi avec une chaîne d'info en France sauf que le public a tendance à mélanger un petit peu les deux vous le savez nous on croit en l'intelligence de nos concitoyens on ne les prend pas pour des enfants et puis je vais vous dire imaginez que vous ayez raison à partir du moment où des gens veulent des infos différentes si vous labellisez un média il sera reconnu comme un média officiel et ceux qui veulent un autre type d'info iront vers les médias non labellisés donc c'est une histoire sans fin je rappelle que la labellisation est une démarche volontaire des médias ça ne va pas dans l'autre sens bien sûr préservons préservons les journalistes de tout contrôle direct ou indirect de l'état honnêtement trop de pays en ont trop souffert soyons vigilants allez on termine par les questions politiques sur les prochaines élections Julien oui avec ce rappel les derniers sondages Odoxa ou Cluster 17 qui soulignent la popularité de Jordan Bardella alors ça devrait vous faire plaisir chez Odoxa il est donné par exemple gagnant au second tour dans tous les cas de figure et pourtant on sent que ces sondages ils gênent un petit peu aux entourneurs leur rassemblement national parce qu'ils ont l'air d'indiquer que Jordan Bardella est peut-être le meilleur candidat pour gagner en 2027 non je crois que d'abord quand un sondage sonde la candidature de Jordan Bardella sans sonder celle de Marine Le Pen oui il y a un biais dès le départ bon la bonne nouvelle c'est quoi c'est qu'aujourd'hui des citoyens français qui hier ne votaient pas rassemblement national sont prêts à le faire et pour nous c'est un plafond de verre qui a sauté c'est une bonne nouvelle et d'ailleurs Marine Le Pen l'a dit elle-même ces bons sondages sont une bonne nouvelle nous on a un duo Marine Le Pen Jordan Bardella les deux personnalités politiques préférées des français sauf qu'il ne peut y en avoir qu'un à la fin est-ce que là vous ne vous dites pas finalement Jordan Bardella est peut-être un meilleur candidat que Marine Le Pen pour le RN mais comment on pourrait dire meilleur puisque Marine Le Pen n'a pas été testée et je le dis et je le dis d'autant plus c'est ce que dit ce que dit Jordan Bardella la candidate naturelle du rassemblement national c'est Marine Le Pen nous le disons tous Jordan Bardella en tête les bons scores de Jordan Bardella aujourd'hui montrent que des gens qui hier n'avaient pas l'habitude de voter rassemblement national sont prêts à le faire c'est une excellente nouvelle ça veut dire que notre programme plaît aux gens correspond à leurs attentes et qu'ils sont prêts au changement nous sommes aujourd'hui la seule force d'alternance au macronisme c'est évidemment pas LFI les français ne veulent pas le chaos ils ne veulent pas la Corée du Nord c'est évidemment pas la droite qui a tout abandonné ni la gauche qui aujourd'hui fait partie de la majorité de fait nous sommes la seule force d'alternance les français l'ont compris c'est ça le signal de ces sondages après on a deux personnalités dont les français pensent qu'ils peuvent être président de la république Marine Le Pen Jordan Bardella on a un problème de riche finalement on a deux personnalités appréciées et que les français reconnaissent capables si tous les partis avaient la même chose dites donc ils seraient heureux alors autre sujet qui a animé l'avis de votre parti c'est la démission de son poste de vice-président du rassemblement national le maire de Fréjus David Racheline il y a une enquête en corruption qui le touche est-ce qu'il est devenu infréquentable ?

je ne sais pas si c'est comme ça qu'il faut l'interpréter je ne le crois pas David Racheline effectivement des enquêtes en cours je crois qu'il a voulu épargner le rassemblement national dont il était le vice-président de cette publicité on l'a poussé un peu vers la sortie mais tout le monde voulait ça tout le monde voulait à la fois le protéger et protéger le parti il n'est donc plus vice-président je crois qu'il reste il est encore adhérent il peut rester adhérent ?

oui je pense oui bien sûr il y a une procédure judiciaire vous avez raison mais au moment où on se parle autour de cette table il est présumé innocent donc la présomption d'innocence elle vaut pour tout le monde donc pas de soutien en tout cas pour les municipales à Fréjus pas d'étiquette David Racheline est un maire populaire dans sa ville il est le maire de tous les habitants de Fréjus et la dernière fois il était sans étiquette affiché il continuera à l'être je crois que tout le monde sait qu'il a milité et oeuvré au rassemblement national c'est pas une surprise un mot sur les municipales puisque vous en parlez Martine Vassal qui est la candidate à Marseille n'écarte pas la possibilité d'une alliance avec le RN dans l'entre-deux-tours vous dites oui il faudra poser la question au candidat c'est lui qui décidera Franck Alizio notre candidat à Marseille très bon candidat d'ailleurs je le dis aux marseillais qui nous regardent mais très honnêtement tout cela montre l'air du temps vous savez il y a des politiques de conviction et puis il y a des politiques d'opportunité évidemment dans cette dernière catégorie beaucoup de gens regardent vers nous en ce moment parce qu'ils savent que les sondages nous sont favorables que l'opinion nous est favorable et qu'un certain nombre de villes vont être gérées demain par le RN il y a peut-être aussi des gens sincères c'est à chaque candidat de faire le tri c'est vrai que c'est surprenant quelqu'un qui ça vous a surpris ?

ah oui quelqu'un qui était prêt hier à faire alliance avec les macronistes pour lutter contre le RN bon bah écoutez moi est-ce qu'elle est réellement convaincue madame Vassal ou est-ce que c'est de l'opportunisme moi je suis incapable de le savoir je ne vis pas à Marseille je ne travaille pas au quotidien mais sur le principe vous n'êtes pas compte vous alliez avec des candidats macronistes du coup puisqu'elle est soutenue par les macronistes dans l'entre-deux-tours mais une fois encore c'est un peu contradictoire de dire on est les premiers opposants mais vous avez raison est-ce qu'elle est vraiment macroniste ou est-ce qu'elle a encore l'air moi j'ai un peu de mal à savoir ça dépend des semaines mais nous on est tout à fait prêt à nous allier avec des gens qui ont le même objectif que nous et qui pour les communes veulent assurer la sécurité la baisse ou le maintien des impôts mais pas d'augmentation d'impôts la propreté des rues etc une fois encore nous sommes prêts à gouverner des communes des départements des régions et le pays gouverner seul ça n'existe pas et donc il faudra travailler avec tous ceux qui veulent travailler avec nous mais des gens sincères pas des gens qui veulent un poste et qui sont prêts à trahir les électeurs Merci Laurent Jacques Méli Merci beaucoup d'avoir été notre invité la une de la Voix du Nord Julien ce sont les routes face au climat qui change en effet c'est à lire aujourd'hui dans votre journal merci Julien à la semaine prochaine on passe à l'actualité dans nos régions C'est l'heure de notre reportage en région près de Fougères en Ile-et-Vilaine depuis un mois une petite entreprise bretonne est victime d'une vaste usurpation d'identité commerciale générée par l'intelligence artificielle des milliers d'appels de démarchage sont passés en son nom à travers toute la France c'est une escroquerie qui a des conséquences sur le chiffre d'affaires et sur la santé mentale des dirigeants et des salariés en carte sur portage de nos partenaires de TVRN il est signé Bastienbert

53:41
Locuteur non identifié

Ça typiquement

53:51
Invité

c'est le genre de message qu'on reçoit tous les jours des appels comme celui-ci cette entreprise en reçoit une cinquantaine par jour depuis le 8 novembre des messages plus ou moins menaçants en réponse aux démarchages abusifs qu'ils reçoivent un calvaire pour le dirigeant et ses 15 employés qui ne savent plus quoi faire Le matin on sait qu'on a beaucoup de travail c'est une charge mentale une charge de travail en plus à faire durant la journée et on s'en serait bien passé ça nous pollue notre journée de travail Au-delà des nombreux appels et mails de plainte l'entreprise voit aussi ses avis en ligne chuté une mauvaise publicité qui menace l'avenir de l'entreprise

54:29
Présentateur

On a déjà aussi 3 ou 4 clients aujourd'hui qui ont préféré se désister suite à cette affaire et qui ont préféré annuler le devis qui était avec nous donc il y a déjà un chiffre d'affaires et un manque à gagner qui est déjà acté Il y a beaucoup de stress moi j'ai du mal à sortir aujourd'hui à répondre au téléphone voilà il y a des choses comme ça qui psychologiquement sont impactantes

54:47
Invité

Depuis une enquête a été ouverte et confiée au service de cybercriminalité de la gendarmerie malheureusement Maël se fait peu d'espoir les numéros ayant été usurpés par l'intelligence artificielle sont impossibles à pister le dirigeant a donc décidé de médiatiser cette arnaque

55:02
Présentateur

Aujourd'hui on a une vague de solidarité quand même en démocratisant un petit peu en vulgarisant l'histoire et en en parlant un peu autour de nous une vague de solidarité qui nous a permis de redresser un petit peu la note et de ne pas trop nous faire plonger donc ça effectivement ça fait chaud au cœur et ça fait du bien

55:16
Invité

La pérennité de Nova Energy créée il y a seulement 3 ans est en jeu Ils espèrent très vite se recentrer sur leurs activités de vente de poêles et de panneaux photovoltaïques

55:25
Présentateur

Et on poursuit le tour de l'info dans nos régions et à moins de 4 mois des municipales je vous emmène dans le chair à la rencontre d'un maire qui a une idée originale pour sauver sa maternité Bonjour Emmanuel Riott Merci beaucoup d'être avec nous Vous êtes maire d'hiver droite de Saint-Amand-Montreau Racontez-nous Vous voulez offrir une prime de 1000 euros aux femmes qui viennent accoucher dans votre maternité Comment et pourquoi vous avez eu cette idée ?

La chute des naissances dans l'Hexagone est une réalité c'est le sujet d'actualité La maternité du centre hospitalier de Saint-Amand-Montreau n'est pas épargnée En 2010 nous avions 400 naissances A la fin de l'année 2025 la prévision est de 226 naissances Nous sommes en baisse constante Dans très peu de temps nous serons en dessous de 200 naissances Donc il y a le décret de 98 qui protège les maternités au-dessus de 300 naissances Donc mon intention c'est de remonter à 300 naissances Voilà Donc j'ai imaginé comment on pouvait inciter les mamans à venir accoucher à la maternité de Saint-Amand-Montreau Donc j'ai pensé que seule une prime une somme d'argent pourrait être intéressante et pourrait faire un buzz Donc je pense que ça va marcher Pour le buzz c'est réussi En plus qu'on comprenne bien c'est un double intérêt c'est-à-dire qu'il y a une prime pour les femmes qui viennent accoucher mais c'est pas de l'argent que vous donnez n'importe comment parce que c'est de l'argent qui va être réinvesti chez les commerçants du coin Alors tout d'abord ce que je veux dire c'est qu'on ne donne pas de l'argent pour que les mamans fassent des bébés parce que c'est absolument pas ça On voit ça sur les réseaux sociaux On attire les mamans enceintes pour qu'elles viennent accoucher dans la maternité de Saint-Amand-Montreau avant d'aller ailleurs ou plutôt que d'aller ailleurs Donc j'avais pensé au départ une prime de 500 euros offerte par la ville de Saint-Amand-Montreau et je me suis dit c'est pas marquant 500 il faudrait qu'on arrive à 1000 Donc je suis allé voir le président de la communauté de commune Il a réuni les 19 maires de la communauté de commune pour proposer ce sujet et pour que la communauté de commune puisse donner de l'argent elle ne peut pas donner de l'argent sur une compétence santé maternité qu'elle n'a pas Donc il a fallu imaginer on va les donner en chèque cadeau qui seront utilisables dans plus de 150 commerces de la communauté de commune Donc un double effet Nous voulons maintenir notre maternité à Saint-Amand-Montreau et l'argent distribué reviendra dans les caisses de nos commerçants Donc nous voulons nous baser à 300 naissances 300 naissances 1000 euros ça fait la somme de 1000 euros que se partagent les deux collectivités Un dernier mot Monsieur le maire parce qu'il y a quand même eu quelques critiques suite à votre initiative notamment des syndicats de médecins qui disent que le choix d'une maternité ne doit pas être influencé par la perspective d'une récompense purement financière Qu'est-ce que vous leur dites ?

Ce serait bien qu'ils sortent un petit peu de Paris ces médecins-là et puis qu'ils viennent voir comment ça se passe en ruralité Les syndicats sont missionnés par les gouvernements et ils sont entendus par les gouvernements Moi je suis missionné par la population et je parle au nom de la population qui est en crise On n'a plus de médecins Il est intéressant que notre maternité reste sur notre territoire On n'a pas envie de ressembler à la commune du Blanc qui est dans le Béry le département d'à côté où ils ont été traumatisés par la fermeture de leur maternité Donc on a effectivement on est protégé pendant trois ans puisque les députés ont voté une loi le 15 mai qui interdit toute fermeture Il se passe quelque chose quand même Il n'y a pas que du silence On sait très bien qu'en 2028 des maternités vont fermer Donc ces syndicats-là ont clairement annoncé ils ont bien fait de parler qu'il y avait 20 maternités qui devraient fermer en 2028 et puis il l'explique Il parle d'insécurité Il parle d'insécurité Moi aussi je peux parler d'insécurité puisqu'en fait il y a une étude qui a été faite Au-delà de 45 km les risques de mort du bébé sont multipliés par deux Donc si nous fermons notre maternité les mamans iront accoucher à plus de 50 km Donc d'abord elles n'ont pas envie d'aller accoucher à plus de 50 km et les risques seront certains Particulièrement l'hiver aussi c'est pas facile de faire 50 km sur la route dans une ambulance Merci monsieur le maire Merci beaucoup d'avoir été avec nous Emmanuel Riott maire de Saint-Amand Montron c'est dans le Cher Merci beaucoup d'avoir été notre invité Marion On va regarder ce qu'il y a à la une de la presse régionale ce matin et on commence par un autre maire c'est le maire du Havre qui est à la une ce matin de Paris-Normandie

1:00:11
Invité

Oui Auriane dans Paris-Normandie le maire du Havre et ancien Premier ministre se confie sur l'antisémitisme il plantera aujourd'hui un arbre en hommage à Ilan Halimi tué dans d'atroces conditions il y a presque 20 ans face à la recrudescence des faits antisémites sur le territoire national il déclare qu'une lutte permanente doit être livrée et doit être l'affaire de tous concernant enfin la classe politique l'ancien Premier ministre pointe du doigt la France Insoumise et déclare qu'elle en fait un thème omniprésent de sa communication et qu'elle porte je cite un sacré coup au pacte républicain On va parler de la grippe c'est à l'une de Ouest-France Oui elle est déjà là Auriane trois régions dont la Normandie sont en phase épidémique 10 millions de doses ont déjà été administrées mais le vaccin pourrait être moins efficace cette année pire dans ses pages Ouest-France menace et alerte l'épidémie pourrait être mauvaise pourquoi ?

parce qu'une souche non incluse dans le vaccin semble prendre l'ascendant L'Union s'intéresse à la mobilisation des agriculteurs dans la Marne Oui après les Ardennes l'Union titre sur le retour des feux dit de la colère à Reims pour maintenir la pression sur les pouvoirs publics d'autres actions du même type sont prévues jusqu'au 12 décembre avant une grande mobilisation à Bruxelles jeudi Et Pierre Bus en zone de turbulence Oui ça fait la une de la dépêche qui se demande s'il faut s'inquiéter après une série noire les A320 avions stars de l'avionneur ont été victimes d'une panne puis dans défaut de production sur une pièce de fuselage pour l'expert du monde aéronautique Michel Polacco il n'y a pas lieu de s'inquiéter contrairement à Boeing il ne s'agit pas d'un problème fondamental juste d'un simple composant conçu il y a 35 ans ces problèmes font évidemment perdre de l'argent à l'avionneur néanmoins Airbus et je cite dans un cycle très bénéficiaire Et puis on termine cette revue de presse par des invasions qui inquiètent les particuliers des exploitants agricoles Oui les sangliers oriane font des ravages notamment chez vous en Corse où ils sont omniprésents de la montagne au littoral en passant par la ville les chasseurs sont même dépassés malgré les plus de 14 000 permis de chasse délivrés sur l'île comment cela s'explique et bien on apprend que le sanglier est l'animal résilient par excellence capable de s'adapter à toutes les situations

1:02:34
Présentateur

Merci Marion on était ravis de vous retrouver dans cette émission à très vite et on va tout de suite revenir à la politique à ce qui se passe au Parlement qui poursuit donc l'examen des budgets Sébastien Lecornu a pris la parole hier dans l'hémicycle pendant les débats sur le budget de la sécurité sociale c'était à l'Assemblée nationale il appelle les parlementaires à la responsabilité ils ferment de nouveau la porte au 49-3 les explications de Jérôme Rabier Sébastien Lecornu persiste et signe il faut pour lui trouver un compromis sur le budget de la sécurité sociale à l'Assemblée il est venu en personne le dire aux députés et que non il ne reviendrait pas sur son engagement d'aller jusqu'au vote je le redis il n'y aura pas il n'y aura pas d'utilisation du 49 à une à 3 de la constitution et d'engagement de la responsabilité du gouvernement ça veut donc dire que vous avez la responsabilité finale de cette copie le gouvernement est toujours à la disposition de l'ensemble des groupes pour arriver à trouver un compromis ça veut dire qu'il faut en avoir envie ça veut dire aussi qu'il faut s'en donner les moyens sur le terrain technique une manière de répondre aux appels qui se multiplient Bruno Retailleau comme Gérard Larcher demande au Premier Ministre d'utiliser cet outil constitutionnel mais à gauche le sujet divise il se trouve que le 49-3 est un outil de circonstance qui peut être pratique dans ces moments où l'Assemblée Nationale ne s'est pas dégagée de majorité mais c'est un instrument profondément anti-parlementaire profondément anti-démocratique problème pour le gouvernement si les socialistes sont prêts à voter le budget de la Sécu s'il contient leurs avancées c'est le socle gouvernemental qui tangue Edouard Philippe a déjà dit que ses troupes ne le voteraient pas en l'état alors Sébastien Lecornu appelle au dépassement ce n'est plus une première lecture on n'est pas là pour compter ou se compter en termes idéologiques ça sera à la fin le projet de loi de finances pour la sécurité sociale d'aucun groupe politique ça sera un PLFSS de compromis et de transition vers 2027 un appel à la responsabilité parlementaire alors que les députés doivent se prononcer sur la version finale du texte mardi et on va en parler avec vous Michael Darnon bonjour merci d'être là Émilie Zapalski bonjour merci également d'être avec nos communicantes fondatrices de l'agence Émilie Conseil on le voit intervention hier de Sébastien Lecornu qui est de nouveau intervenu dans l'hémicycle alors non pas pendant les questions d'actu mais pendant les débats sur le budget de la sécurité sociale on était en plein examen d'article d'abord sur la forme Émilie un petit mot qu'est-ce que ça dit du style de la méthode Lecornu

1:05:04
Sébastien Lecornu

Sébastien Lecornu il a un peu tout l'inverse des autres premiers ministres c'est-à-dire qu'il communique très peu vis-à-vis de la presse il laisse passer très peu de messages qui n'auraient pas d'utilité si ce n'est de faire de la communication on se souvient de Gabriel Attal qui était un peu un premier ministre communiquant à tout va là c'est vraiment l'économie au niveau de la communication et par contre beaucoup de communication avec les faiseurs avec les parlementaires avec les syndicats il continue les réunions il a reçu encore hier les responsables du Rassemblement National donc c'est l'idée de vraiment travailler d'être au travail et d'essayer de garder cette sphère de travail plutôt que cette sphère de communication là-dessus je trouve que c'est assez bien joué par rapport au contexte actuel la situation politique l'instabilité et puis c'est cohérent par rapport à son message de responsabilité là il pousse les parlementaires à être responsables il essaie de négocier avec les uns les autres il a demandé à son socle commun de s'asseoir sur certaines mesures dont la plus grande c'est la réforme des retraites donc voilà c'est très cohérent moi je trouve que c'est pas inintéressant sa façon d'avancer de rester très peu bavard et par contre très sérieux parce que même dans le look et dans la façon de s'exprimer voilà on n'est pas du tout dans les paillettes on n'est pas du tout dans le côté jovial mais je trouve que ça correspond bien à la situation et que quelque part sur la forme ça marque un petit peu des points bon c'est pas sûr qu'il réussira mais en tout cas il aura tout fait pour être cohérent dans ce sens

1:06:38
Présentateur

on est dans le côté moine soldat comme il se définit l'humain oh ben j'aurais plutôt moine caba c'est tout ça c'est ce qui restera de cette de cette time du premier ministre c'est cette image là qui a marqué en fond qui n'arrête pas d'infuser c'est vrai tout ce que dit Émilie il n'y a pas grand chose à rajouter l'analyse est parfaitement juste c'est le TSE qui vient justement qui a compris et qui a analysé parfaitement déjà ça rétroéclaire l'attitude du président de la république donc ça confirme ce que j'ai souvent au fond mis en avant d'ailleurs ici c'est qu'il est un proche paradoxal c'est à dire qu'il est extrêmement éloigné en réalité d'Emmanuel Macron et c'est parce que il est sans arrêt il sort de droit d'inventaire en temps réel par son comportement même le droit d'inventaire qu'il fait il est silencieux mais son comportement est un droit d'inventaire à l'égard du président de la république donc comme il ne dit rien de ce point de vue là il reste dans le respect mais enfin les gestes les gestes parlent pour lui et effectivement il s'inscrit comme étant et quel que soit son avenir il s'inscrit comme étant le premier ministre qui aura été celui qui aura tenté de construire un compromis dans le pays où ça n'existe pas et c'est ça le sujet et peut-il justement réussir son pari du compromis dans son camp beaucoup y croient encore à l'image de Yael Brunpivet la présidente de l'Assemblée nationale on va l'écouter il y a ceux qui considèrent un que l'Assemblée nationale ne doit pas voter je pense qu'ils ont tort et il y a ceux qui sont droits dans leur botte et qui disent il ne faut pas faire un pas vers les autres moi j'appelle chacun à faire un pas vers les autres pour avoir un compromis il est à portée de main mais il dépend de nous il est vraiment à portée de main le compromis Miquel ?

alors ça c'est difficile au fond de l'imaginer oui il a l'air d'être pas très loin d'être finalement accessible d'être accepté on a encore entendu récemment il y a quelques minutes Gabriel Attal qui est le président du Puyère Renaissance qui lui a l'air de voilà malgré toutes les difficultés du Bloc Central de dire on n'a pas d'autre choix et ça rétro-éclaire aussi l'attitude d'Edouard Philippe qui pour d'autres raisons a l'air de à ce stade de le refuser mais rien n'est encore terminé donc oui il semble que peut-être tout le monde est en vie au fond qu'on puisse avancer et sortir de ce psychodrome qui est qualifié par les Français et Sébastien Lecornu qui appelle à la responsabilité à la démocratie parlementaire qui dit c'est les parlementaires qui ont la main pas de 39-3 c'est un pari risqué

1:09:16
Sébastien Lecornu

alors c'est un pari risqué c'est encore une fois très cohérent il s'était engagé vis-à-vis du parti socialiste avec lequel il avait décidé de négocier donc il s'était engagé à ne pas utiliser 49-3 il est assez cohérent bon après on va voir si ça peut passer comme ça mais ça met en tout cas l'intérêt commun l'intérêt général finalement au devant de la scène plutôt que l'intérêt de chaque parti politique et en gros il dit aux uns et aux autres arrêtez de regarder 2027 parce qu'Edouard Philippe globalement s'il fait toutes ces gesticulations c'est parce qu'il vise 2027 il parle à son électorat moi à mon avis c'est un peu inaudible par rapport à ce qu'il fait mais en gros Sébastien Lecornu leur dit arrêtez tout ce cinéma de politique là on essaie de passer une étape elle ne va pas être parfaite et on pourra passer à la suite c'est très très cohérent je ne sais pas si c'est tenable c'est vrai qu'on a l'impression que c'est à un fil et si on se souvient si on revient sur les dernières semaines qui aurait pu parier qu'aujourd'hui on est toujours Lecornu 2 comme gouvernement et toujours ces débats à l'Assemblée et au Sénat on pensait tous que ça allait tomber le même jour comme le gouvernement Lecornu 1 donc quelque part il a réussi à installer dans la durée cette discussion qui est très chaotique qui donne un budget qui n'a un peu ni queue ni tête je parle du budget global projet de loi de finances PLFSS à peu près pareil mais en tout cas il a réussi à faire durer donc il a réussi à dire on a cet intérêt d'amener au bout et finalement le pari que font les uns et les autres enfin les gens font bénéfice risque comme les médecins vous savez est-ce que je participe à cet intérêt commun je fais passer un budget qui n'a ni queue ni tête qui ne me satisfait pas et mes électeurs me remercieront ou est-ce qu'au contraire je montre mon opposition pour essayer de marquer des points pour 2027 moi j'ai l'impression que la balance il arrive à la faire peser un petit peu de l'autre côté c'est-à-dire plutôt sur l'intérêt commun

1:11:04
Présentateur

et il maintient qu'il n'utilisera pas de 49.3 alors que les appels se multiplient c'est encore le cas ce matin de Gérard Lachet dans le Figaro qui dit il faut envisager le 49.3 pour donner un budget à la France pourquoi il maintient comme ça sa ligne ?

parce que tout ce qu'il appelle il y aura un service permet de montrer qu'effectivement il reste que les rangs qui comme me dit Émilie qui ne change pas parce que ce serait au fond tomber dans le piège quelque part de dire bon ben j'ai entendu finalement que vous me demandez de revenir sur un principe que j'ai accepté à votre demande et donc là il prendrait lui en boomerang au fond effectivement un retour d'image parce qu'il construit une image de manière extrêmement précise et en laissant monter depuis quelque temps le fait que effectivement laissant fuiter mais maintenant d'ailleurs c'est de moins en moins caché c'est totalement officiel les appels à utiliser le 49.3 c'est-à-dire à revenir sur une décision qu'il avait posé sur la table comme étant d'ailleurs un début de négociation et faisant partie aussi d'un accord de non-censure notamment auprès des socialistes et bien il montre lui il reste ferme sur ses positions donc tout ce qu'il appelle à revenir et à utiliser le 49.3 quelque part le grand service bien entendu on peut être démenti il peut tout d'un coup faire un décider qu'il n'y a pas d'autre choix et budgéter l'affaire mais on a le sentiment quand même qu'il s'en sert pour construire son image Alors Sébastien Lecornu qui doit trouver un compromis avec les socialistes mais qui doit aussi faire face à des critiques et des difficultés au sein de son propre camp Edouard Philippe a dit qu'Horizon ne votera pas le budget une ligne critiquée ce matin par Gabriel Attal il était sur RTL C'est pas très populaire en ce moment d'être député à l'Assemblée Nationale vous en conviendrez moi j'ai fait ce choix-là encore une fois j'aurais pu en faire un autre et effectivement rester en dehors faire des commentaires par médias je suis là je me bats tous les jours avec les députés ensemble pour la République Renaissance et on a des victoires est-ce que parce qu'on n'a pas tout ce qu'on aimerait il faut tout envoyer péter entre guillemets et dire tant pis il n'y a pas de budget et vous parliez du déficit et d'un objectif à 20 milliards s'il n'y a pas de budget je crois que c'est 29 ou 30 milliards donc voilà on peut se dire finalement puisque je n'ai pas tout ce que je demande et bien il n'y aura rien voilà moi ce n'est pas ma ligne ce n'est pas ma position Le groupe Libiaire, Émilie ça marche bien

1:13:20
Sébastien Lecornu

pour moi j'étais en train d'écrire c'est la cour d'école c'est la cour d'école pour 2027 parce que finalement Gabriel Attal sa réaction à Édouard Philippe Édouard Philippe c'est un peu ridicule mais Gabriel Attal c'est aussi ridicule finalement on fait un peu d'agacement quand même ah bah oui carrément et puis on sent qu'on est dans cette espèce de compétition proche de 2027 donc je trouve que c'est assez ridicule et ce n'est pas à la hauteur de ce qui se passe aujourd'hui je pense qu'Édouard Philippe globalement ça fait un moment qu'il fait des gesticulations comme ça qu'il intervient dans la vie publique pour essayer de je ne sais pas vous vous souvenez son plan massif dont on n'a pas tellement de signes jusqu'à maintenant donc il essaie de cranter comme ça sa candidature pour 2027 avec très peu de résultats parce que finalement quand il est sondé ça ne va pas très très loin Gabriel Attal on sent bien qu'il y a des velléités donc voilà ils sont dans un double jeu il y a la discussion sur le budget et puis il y a la discussion pour 2027 et encore une fois le cornu essaie de ramener ses élèves là dans la cour d'école à quelque chose qui est plus contextuel aujourd'hui il faut régler la question du budget Qu'est-ce que vous jouez d'or Philippe ?

1:14:31
Présentateur

Il faut rester maire du Havre c'est ça le sujet donc ce qu'il fait là c'est parce qu'il parle aux électeurs le terrain est difficile c'est pas évident donc de ce point de vue là effectivement il est en train de séquencer maintenant ses propos et on sent bien que ce qu'il dit est destiné également à irriguer une campagne et des propos qui doivent être entendus par le terrain de ces électeurs au Havre et évidemment pour contrer ses adversaires donc ce qui fait que sur le plan local il y a une situation qui doit maintenant juguler il doit d'abord avant de penser à autre chose il doit être reconfirmé donc dans ses fonctions au Havre donc ça on verra bien ce qui se passera en mars 2026 et puis entre temps ça crée une situation effectivement nationale totalement totalement baroque où vous avez les partis les partis au fond qui soutiennent la majorité qui sont contre un gouvernement qui va être aidé très certainement par le parti socialiste qui lui justement va ne pas censurer donc à la fois Edouard Philippe essaye de corneriser le PS en disant ben voilà vous allez vous soutenir un gouvernement mais ce même gouvernement il ne sera pas soutenu par ceux qui sont censés le soutenir donc ça ne fait que contribuer à cette espèce de confusion que les français commencent à qualifier de manière assez précise

1:15:55
Sébastien Lecornu

oui puisque ils en ont marre des politiques mais quand même ça donne un petit peu des signaux de cette fameuse culture du compromis à la nordique que soi-disant on n'arrivait pas à intégrer et peut-être qu'on est en train d'apprendre parce que c'est en effet des négociations comme ça un peu bizarroïdes que font les pays autour de nous pour avoir des majorités en tout cas faire passer des lois donc quelque part on est peut-être en train d'apprendre cette fameuse culture du compromis

1:16:20
Présentateur

parlementaire ou même d'ailleurs dans les collectivités locales dans les régions il y a des majorités de projets avec des alliances qui se font sur l'intérêt général peut-être que oui on est en début de mutation de culture politique ça prendra du temps mais certainement dans les prochains à l'avenir il faudrait être capable de pouvoir tirer les enseignements politiques de ce qui nous arrive et le parlement qui continue donc à examiner les budgets vote notamment mardi à l'Assemblée sur le budget de la sécurité sociale ça donnera déjà une tonalité pour la suite du compromis on passe au deuxième thème de ce club on va parler des relations entre la France et l'Algérie Christophe Gleize qui a été de nouveau condamné en appel à 7 ans de prison hier on va écouter la réaction ce matin sur France 2 du ministre de l'Intérieur Laurent Munez il y a des discussions qui sont en cours on va les poursuivre mais en ayant en tête évidemment qu'on souhaite vivement que Christophe Gleize puisse être libéré et dans les discussions qui s'engagent avec la partie algérienne ce sera évidemment un élément déterminant ce sera un élément déterminant que la situation de Christophe Gleize ça l'était déjà vous savez on a repris l'angle à un niveau technique à ce stade avec les autorités algériennes Christophe Gleize était déjà emprisonné donc voilà il y a cette situation la situation n'est pas nouvelle

1:17:39
Invité

il y a une décision nouvelle en Algérie

1:17:41
Présentateur

dans les prochaines semaines ce matin on va poursuivre la discussion et on va évidemment tout faire pour obtenir cette libération qu'est-ce que ça dit cette nouvelle condamnation d'appel de Christophe Gleize des relations entre la France et l'Algérie en fait pour l'instant la condamnation elle-même ne dit rien des relations à mon sens entre la France et l'Algérie elle dit sur l'Algérie ça raconte qu'effectivement et personnellement je n'ai pas été surpris de cette décision ce qui m'a beaucoup surpris c'est pourquoi on a laissé dans les commentaires depuis hier matin à croire que ça allait être une décision favorable on connait la mécanique d'abord cette justice doit avoir ça doit garder la face doit montrer qu'elle est entre guillemets indépendante et souveraine donc bien évidemment qu'elle elle prend sa décision sur fondée sur ce qu'elle pense être des griefs et des crimes politiques et apologie du terrorisme enfin tout ce qui leur permet de dire voilà on alimente un dossier parce qu'il y a une envie d'alimenter le dossier après c'est autre chose on passe maintenant une fois que la condamnation est obtenue et bien maintenant la grâce peut s'exercer et là on est on repart sur effectivement comme le dit pour l'instant très pudiquement mise à l'intérieur il y a des discussions techniques ça veut dire en réalité des discussions politiques au plus haut niveau qu'il y ait des messages qui passent et qui vont devoir attendre permettre effectivement un seuil on va dire entre guillemets de décence si tant est qu'on puisse avoir ce mot pour ensuite envisager une grâce du président algérien et après ouvrir une nouvelle ère de relation mais pour l'instant cette décision elle raconte l'Algérie elle raconte cette espèce de glacis politique qui considère que lorsqu'on va parler football à un dirigeant en cabine on fait l'apologie du terrorisme bien évidemment c'est stupide mais ça raconte ce qui se passe en Algérie

1:19:39
Sébastien Lecornu

oui oui je trouve ça assez juste et dans les termes qu'a utilisé Laurent Nunez je retiendrai la discussion parce qu'on sent qu'il y a quand même un changement au niveau du gouvernement par rapport à l'ère Bruno Retailleau ministre de l'Intérieur et des relations quand même en tout cas la volonté d'utiliser la manière forte qui n'a pas donné plus de résultats que l'autre manière qui ne serait pas douce mais en tout cas ce qui serait de l'ordre des discussions et on sent bien que Laurent Nunez veut reprendre ce fil là en effet les relations ont été quand même très détériorées ça s'améliore il y a eu la libération de Boalem Sansal par l'intermédiaire de l'Allemagne donc ça montre aussi à quel point on ne peut pas le faire en direct il va falloir trouver un intermédiaire exactement un intermédiaire

1:20:22
Présentateur

peut-être l'Italie après l'Allemagne

1:20:23
Sébastien Lecornu

je trouve ça intéressant que Laurent Nunez reprenne ce fil là des discussions c'est probablement en effet la compréhension de ce pays comment il fonctionne comment on peut l'attaquer dans le sens attaquer des discussions importantes parce qu'on a plein de sujets évidemment qu'il y a ces terribles 7 ans de condamnation qui ont été là confirmés c'est terrible quand même pour un jeune journaliste qui n'a pas fait grand chose c'est terrible pour sa famille mais on sent bien qu'il y a la volonté de reprendre les fils des discussions et pas seulement sur ce sujet là parce qu'il y a plein d'autres questions les OQTF évidemment les visas la question du terrorisme on a plein de choses en fait à travailler avec l'Algérie Laurent Nunez a l'air décidé je crois qu'il y a une visite qui est prévue prochainement et c'est bien de repartir sur ces bases il me semble ça ne veut pas dire être mou ça ne veut pas dire être trop gentil ça veut dire juste discuter faire de la diplomatie

1:21:13
Présentateur

Juste Émilie vous parliez de Boilem Sansal qui a été libéré il y a quelques semaines il a réagi ce matin à cette nouvelle condamnation de Christophe Léz il était sur RTL il dénonce un acharnement Je crois parce que le pouvoir algérien est tellement isolé qu'il est obligé de faire une ouverture et avec la France c'est inévitable l'Algérie ne peut pas vivre sans la France il y a 6 millions d'Algériens qui vivent ici ce serait une déchirure la déchirure est déjà là il faut rapier

1:21:40
Invité

ces matelons

1:21:41
Présentateur

et rapidement Il appelle donc également un apaisement des relations entre la France et l'Algérie il est possible cet apaisement ?

Il faut respecter un calendrier il y a le temps de la décision de la justice algérienne qui va devoir décanter puis les discussions politiques vont maintenant monter en gamme il faut formellement que la famille adresse une demande de grâce ce qui n'a pas encore formellement été fait il y a assez peu de suspense mais on va dire qu'il faut quand même attendre ce temps-là et puis vous avez un autre moment dans le calendrier il faudra passer le 14 décembre à Paris les associations d'indépendance pour la Kabylie vont annoncer la détermination de la Kabylie et l'indépendance de la Kabylie ils ont choisi Paris donc c'est un moment sensible qu'il faudra passer et très certainement en fin d'année ou en début d'année prochaine on peut imaginer qu'un calendrier peut être envisagé mais voilà ce sont des codes imposés personnellement je me doutais qu'il y aurait une confirmation de la justice algérienne pour pouvoir ouvrir la porte à la grâce Et Mili vous le rappeliez Laurent Dunez a prévu de se rendre en Algérie dans les prochains jours il dit que cette condamnation n'impacte pas sa visite mais quel message il peut faire passer quel message il a le pouvoir de faire passer est-ce qu'il peut peser lui une fois en Algérie

1:23:04
Sébastien Lecornu

ça paraît compliqué après je pense qu'il y aura quand même cette demande un peu de peser sur cette décision et en tout cas d'essayer mais pour l'instant on voit qu'on n'a aucun poids on l'a vu avec l'affaire de Boalem Sansal ça a été très compliqué donc ça va être plus des négociations en dessous mais ce que je trouve intéressant c'est déjà d'ouvrir cette porte encore une fois comme je disais c'est pas la douceur et c'est pas la gentillesse c'est la fermeté mais de pouvoir discuter parce qu'au-delà du calendrier de ce journaliste il y a tout ce qu'on veut faire je vous signale qu'on est encore dans l'idée de revoir les accords de 68 favorables pour les algériens on n'y est pas encore mais on peut imaginer que si on réouvre cette partie de discussion avec l'Algérie qu'un jour on en arrive à rediscuter ça à voir comment on peut l'aménager et globalement je pense que c'est ce qu'a en tête Laurent Nunez sauf qu'il y va tout doucement c'est de la diplomatie c'est des relations internationales et c'est pas la brutalité qu'avait imposé Bruno Retailleau et dans laquelle Emmanuel Macron globalement il l'avait un peu initié lui-même auparavant et il était vraiment rentré dans les rails de cette brutalité

1:24:18
Présentateur

et que froude une partie de la classe politique française il y a Bruno Retailleau il y a le RN Laurent Jacobelli porte-parole du RN disait encore ce matin il faut être dans le rapport de force il ne faut pas être dans la douceur et dans la diplomatie du côté par exemple du RN il est clair qu'il y a un message qui est adressé sur la confrontation l'affrontement assumé avec l'Algérie et le choix plutôt d'avoir de privilégier l'alliance avec le Maroc ça ils l'ont toujours dit pour eux ce serait un tournant obligatoire et une rupture dans la dans la grammaire je dirais diplomatique diplomatique française on verra et pour l'instant ils sont effectivement uniquement en situation d'incantation et c'est tout mais ce qui me frappe c'est effectivement de voir Laurent Nunez et Sébastien Lecornu sur deux sujets différents les méthodes qui sont au fond assez similaires c'est à dire qu'il y a vraiment une volonté de dire on sort d'une forme d'arrogance d'une forme de force d'outrance pour aller dans la prudence dans le comportement un peu humble de dire voilà on n'y va pas on comprend évidemment ils sont très rusés parce qu'ils savent parfaitement qu'ils veulent obtenir un résultat mais il y a une méthodologie politique entre ces deux personnages là qui est nouvelle et qui raconte un peu aussi peut-être le besoin de passer à autre chose

1:25:47
Sébastien Lecornu

avant les mots Emine oui moi je trouve ça intéressant en effet ça on a l'impression que la France a perdu beaucoup je généralise un petit peu en termes de voies économiques politiques ou quoi et c'est une façon peut-être en effet de redémarrer au lieu de l'arrogance de dire on est quand même toujours très bon on est toujours très fort ou quoi c'est d'être dans un principe de réalité de voir exactement ce qu'il en est c'est-à-dire peu de choses et de reconstruire petit à petit on va voir si ça peut insuffler un souffle nouveau quelque chose d'un peu nouveau parce que c'est ce qu'on souhaite finalement à la France Allez on va terminer merci à tous les deux on va terminer

1:26:19
Présentateur

par l'histoire du jour à 20 jours de Noël est-ce que vous avez acheté votre sapin ?

1:26:24
Locuteur

Non

1:26:24
Invité

j'ai acheté plus de sapin carrément plus de sapin

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Présentateur

alors 6 sapins sur 10 sont achetés avant le 10 décembre on est tous en retard par rapport à la moyenne la semaine s'annonce donc chargée pour les producteurs et pour les vendeurs la première région productrice de sapins c'est le Morvan un quart de la production nationale ce qui représente tout de même 1 million d'arbres c'est énorme mais saviez-vous que le Limousin fait partie des régions françaises offrant je cite des conditions de milieu les plus propices à la production de sapins alors attention c'est technique la condition de milieu substrat granitique générant des sols suffisamment acides et peu fertiles ainsi que des précipitations abondantes ça va un peu de soi donc le Limousin c'est une région à sapins c'est par exemple le cas de Nicolas Nicolas il est vendeur de sapins et alors il coupe les sapins toutes les 72 heures pour un maximum de fraîcheur sapins garantis pas sec reste à résoudre une autre question quand vous achetez votre sapin quel type de sapin choisir entre un sapin Norman ou un épicéa je vous explique le Norman séduit pour ses aiguilles l'épicéa pour son parfum puissant de résine qui évoque immédiatement l'ambiance de Noël ça peut vous aider à faire un choix et alors si vous voulez un sapin entièrement limousin vous pouvez aussi le décorer avec un peu de porcelaine de limoges si j'avais un choix je prendrais le palier parce que l'événement qui est marqué c'est quand même ça se passe dans le désert et je comprends pourquoi c'est un sapin qui est marqué c'est bon on va terminer merci Mickaël merci Émilie merci à tous de nous avoir suivi on vous souhaite une autre bonne journée on se retrouve demain avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat