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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 janvier 2026 25 min

Philippe Tabarot : « Les usagers du train couvrent environ 25% du coût du transport »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Philippe Tabarot, merci beaucoup, merci d'avoir accepté notre invitation ministre des transports. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Juliencu de la Voie du Nord. Bonjour Julien.

Bonjour Orian. Meilleur meilleur vœux en cette nouvelle année Julien. On va évidemment longuement parler de la question des transports et notamment dans le cadre des municipales.

Philippe Tabarot, vos dossiers sont nombreux mais d'abord un mot de politique puisque aujourd'hui revient au Parlement la question du budget et des menaces de censure qui planent sur votre gouvernement, sur le budget, sur le Mercosour menace également un temps agité par votre parti, les Républicains. Est-ce que vous les comprenez ? Écoutez, j'ai quelquefois des difficultés à les à les comprendre.

Je je comprends l'idée de se dire qu'on souhaite pour notre pays le meilleur budget possible, mais ça c'est dans un monde idéal. C'est dans un monde don où on est au pouvoir, où il y a une majorité, une très large majorité à l'Assemblée au Sénat des années qu'on a connu il y a bien longtemps maintenant. Aujourd'hui, on est dans une situation particulière pour notre pays.

On est les à la mi-janvier, on a toujours pas de budget et c'est mauvais pour le pays. La loi spéciale a été une rustine comme ça a été dit. Ça peut régler quelques petits problèmes dans le courant du mois de janvier ou tout début février.

C'est quelque chose qui ne peut pas durer. La France a besoin absolument d'un budget. Je le vois dans mon secteur des transports.

J'ai besoin de commander du matériel pour pour les trains de nuit. C'est indispensable. J'ai besoin de contrôleur aérien pour que l'on retrouve une voilà une vraie qualité dans notre contrôle aérien et qu'on soit pas en sousion dans les tours et ça a des répercussions bien sûr nationales et internationales.

Je pourrais multiplier les sujets qui montrent les difficultés de fonctionner sans budget dans mon propre secteur et je ne parle même pas des secteurs des collègues. Vous avez entendu mon collègue ministre du logement sur ma prime Rénom Renove. Je ne parle même pas de Catherine Vain avec les commandes particulièrement importantes pour notre souveraineté nationale indispensable en matière des compromis.

Donc je bien sûr que j'appelle mes amis à l'air au compromis. C'est indispensable dans l'intérêt du pays. Viendra le temps d'avoir un débat politique pour la présidentielle, de faire part également de ce qui sont nos priorités et puis de les défendre auprès d'un candidat pour un programme.

Mais en tout cas, je pense que sincèrement dans ce contexte actuel, il faut de la stabilité, il faut un budget aussi imparfait soit-il mais c'est indispensable. Vous avez parlé de stabilité. Il y a deux motions de censure qui sont déposées, qui ont été déposées et qui seront examinées cette cette semaine.

Euh le Premier ministre a a laissé entrevoir la possibilité d'une dissolution, hein, si une motion de une motion de censure était était était votée. Est-ce que c'est pas une forme de chantage justement à la stabilité ? Non, je crois que le Premier ministre a été toujours très constant dans ce qu'il a annoncé.

Euh je pense que les Français ont bien compris qu'il y avait pas 50 plans supplémentaires si jamais le gouvernement était euh renversé. C'est-à-dire qu'on a eu le gouvernement de Michel Barnier, il y a eu le gouvernement de François Bairou, il y a eu le cornu 1, il y a eu le cornu 2, tout ça en un petit peu plus de de 14 mois. Donc tout le monde a conscience que si jamais le gouvernement est renversé par une démotion de censure, mais elle a quasiment aucune chance de passer cette et vous savez dans motion de censure, il y a censur quand elles sont déposées, ceux qui les déposent pensent toujours que ça peut se passer.

Alors probablement que vous pensez que vous comment vous pensez que oui vous pensez que vous serez plus moi je suis toujours vigilant par rapport à ça. On ne sait jamais quand je vois que quelquefois le Rassemblement national a voté des motions de censure de LFI avec un texte improbable et notamment principalement contre eux et qu'il le voté pour autant quand il y a une convergence des des luttes et quand on trouve un ennemi commun qui en l'occurrence pourrait être le gouvernement. Il faut toujours être très vigilant.

Il faut expliquer les choses, dire les conséquences que pourrait avoir ces motions de censure. En tout cas, faut jamais prendre ça à la légère. Oui, mais il y a une forme de quand même de difficulté autour de l'idée de de Sébastien Lecnu de d'organiser des législatives si c'était le cas en même temps que les municipales.

J'en veux pour preuve l'ancien premier ministre Michel Barnier qui a parlé de prise d'otage des municipales si ça s'avérait. Non, bien sûr que personne n'a envie que les municipales ou que les législatives se tiennent le même jour que les municipales. Ce serait dommage pour le scrutin municipal.

On va probablement en parler. On a enfin peut-être depuis quelques jours, j'ai l'impression un retour vers les thèmes locaux et c'est sain pour notre démocratie. C'est un rendez-vous tous les 6 ans qui peuvent permettre dans tous les territoires de choisir euh euh 36000 euh édil dans notre pays.

Donc euh oui, on doit parler des sujets locaux, on doit parler de fiscalité locale, on doit parler de sécurité locale, on doit parler de transport public. C'est ça les vrais débats et c'est vrai qu'une campagne législative ou une élection législative pourrait parasiter ce débat. Mais est-ce que là le premier ministre contribue pas lui à men ?

Mais si le gouvernement est renversé, il faut bien euh qu'il y ait un nouveau gouvernement et si on n'est pas en capacité de constituer un nouveau gouvernement, il faudra à un moment un autre une dissolution. Je sais que le président ne le souhaite pas parce que si on s'est engagé les uns et les autres en venant d'horizon différents, c'est pour justement éviter ce scénario catastrophe parce que le pays n'a pas besoin de ça au niveau national, au niveau international. Mais euh tout simplement ce qu'a dit le Premier ministre, c'est qu'on ne peut rien exclure par rapport à l'incertitude de la de la situation. même nous espérons que la raison va prendre le pas, que les débats ont repris en commission, qu'ils vont redémarrer pour le budget euh à l'Assemblée dès aujourd'hui et que chacun fera preuve de responsabilité.

Dernière question sur ce sujet budgétaire, mais tout le monde appelle enfin peut-être pas LFI ni le rassemblement national mais François Hollande, même Éric Lombard, l'ancien ministre de l'économie appelle à une voie de passage via le 493. Qu'attend le Premier ministre pour le déclencher ? Écoutez, je pense qu'il a envie de d'être cohérent avec ce qu'il a dit.

La parole publique, ça ça a du sens pour lui quand il s'était engagé à ne pas porter le 493. Jusqu'à présent, je pense que qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas, tout le monde peut reconnaître qu'il tient ses engagements sur ce qu'il a annoncé sur un certain nombre [rires] d'économie. Je ne sais pas, je je si la priorité absolue n'est pas d'avoir probablement un budget pour notre pays.

En tout cas, euh il s'est refus écoutez, je j'espère que la voix du du de la raison, du consensus du compromis entre les certaines formations politiques va pouvoir permettre de faire voter ce budget, je l'espère en tout cas. et que la solution et que la solution du 493 ou que la solution des ordonnances ne seront que des euh solutions en cas de d'extrême impossibilité de voter ce budget, mais il faut pousser jusqu'au bout pour essayer de l'obtenir pardon l'expression mais par les voies naturelles. Euh et là aussi ceux qui euh demandent le 493 sont les premiers qui ont demandé pendant des années d'arrêter ou de ralentir le rythme des 493.

Donc quand je les entends et je les vois, ça me fait un peu sourire. Même moi au Sénage, je voyais d'un mauvais œil le 493, même si c'était plus les députés qui étaient concernés. En tout cas, c'est pas un instrument que les parlementaires ont appelé pendant toutes ces années de leur vœux.

Et de voir que certains maintenant le voi comme la seule solution me fait sourire et montre que les choses évoluent. Bon et on va parler Julien des conséquences de cette absence de budget pour le ministère des Frans. Oui parce que pendant que les débats s'en lisent autour des du budget, d'autres projets et bien pour l'instant se font attendre et notamment votre projet de de loi cadre qui doit arriver dans les prochaines semaines sur la table du conseil des des ministres.

Est-ce que vous pouvez nous en parler, nous dire quand est-ce qu'elle arrivera très concrètement et puis qu'est-ce qu'elle a dedans ? Écoutez, je suis dépendante de des débats budgétaires à dans les dans les chambres comme vous l'imaginez. Il est très probable que ce que ce projet de loi cadre pour lequel je me suis beaucoup battu et qui va être historique pour le secteur des transports et j'utilise ce terme à dessin parce que c'est l'avenir des infrastructures de transport qui se jouent pour les 20 les 30 prochaines années.

C'est des débats qu'on a souvent eu ici sur ce plateau de se dire on a des infrastructures qu'elles soient ferroviaire, qu'elles soient routière, qu'elle soit fluviale à moderniser, à régénérer et si on ne le fait pas, on a une dette grise qui s'accumule et qui pèse sur tous les Français, c'est d'avoir pu enfin trouver le financement en face pour justement rattraper ce retard dans ces infrastructures et d'aller vers une loi de programmation comme c'est le cas dans les grands budgets du pays. Je pense aux armées, je pense au aux régaliens, à la recherche de pouvoir également l'avoir au niveau des transports et de prévoir nos infrastructures et leur financement. Alors quand quand monsieur le ministre très concrètement, quand est-ce qu'elle sera sur la table de concrètement, la loi est partie aux différents organes de consultation comme le conseil d'État, comme le conseil économique et social et environnemental.

Notre objectif sous réserve de l'actualité, c'est de pouvoir en discuter en conseil des ministres dans le courant du mois de février et dès que les discussions budgétaires, je l'espère, seront terminées de pouvoir le présenter comme un des textes prioritaires dans la de cette de ce début d'année. Non, non, de ce début d'année. Je souhaite que ce soit le cas avec un certain nombre de textes qui ont déjà été annoncés sur le régalien.

Euh mais je souhaite vraiment que ce soit fin février, mars. Écoutez, en tout cas que ce soit dans ce premier semestre, ça me paraît indispensable pour le secteur des transports parce que on a besoin de de visibilité aussi. On a besoin de flécher les futures recettes de l'argent des autoroutes et en l'occurrence 2 milliards et demi pour financer les autres modes de transport.

C'est un projet de loi qui va être particulièrement juste. Le transport euh les recettes du transport reviennent au transport et se répartissent de manière euh je dirais solidaire entre les différents modes de transport. Je pense que c'est ça sur le principe en dehors de plein d'autres choses sur le sujet comme le plan sur les cararts scolaires également et leur sécurité sur d'autres aspects mais en tout cas c'est surtout préparer l'avenir du transport pas à court terme mais à moyen et à long terme.

Mais juste qu'est-ce que ça va changer pour les usagers qui nous regardent et notamment les usagers du ferroviaire ? Écoutez, les usagers du ferroviaire, ça va être pour eux d'avoir des lignes qui vont être régénérées, qui vont être plus modernes, qui vont tomber moins souvent en panne, moins de risque de voir fermer les unes après euh les autres nos Mais ça c'est à quelle échéance ? À quelle échéance il peuvent espérer voir une amélioration ?

On a un niveau d'investissement sur le réseau ferroviaire aujourd'hui qui est environ de d'un petit peu plus de 3 milliards. Le souhait à l'époque de Jean-Pierre Farandou qui a été réaffirmé par Jean Castec, c'est de monter un niveau qui soit un niveau sur le ferroviaire de 4 milliards et demi. Nous avons passé commande à SNCF réseau pour se préparer dès 202728 d'investir à hauteur de 4 milliards et demi plutôt que 3 milliards aujourd'hui.

Donc ça veut dire la régénération de toutes nos lignes ferroviaires qui ont pour la plupart une moyenne d'âge de 30 ans, 35 ans jusqu'à 40 ans pour certaines et on le voit notamment par rapport à aux évolutions environnementales. On l'a vu avec la neige la semaine dernière, on a un réseau ferroviaire qui est fragile par rapport notamment aux évolutions climatiques écologiques. On parlait du de la SNCF, monsieur le ministre.

Une question qui va peut-être vous surprendre. Est-ce que la ligne droite pour vous est le meilleur moyen pour aller d'un point A à un point B ? Oh là là !

Ah, quelle question ! Peut-être a priori, oui. Bon, si je vous demande ça, c'est que les habitants du Massif Central sont bien en peine de comprendre pourquoi la ligne Bordeaux Lyon annoncée par la SNCF ne passe pas par chez eux.

Est-ce que vous comprenez un peu leur frustration ? Bien sûr, bien sûr, je comprends leur frustration surtout que ça vient après d'autres frustrations et notamment la détérioration de la ligne Paris. Clairement, on faut se dire clairement les choses.

Par contre, ce que je dis aux habitants du massif central que aujourd'hui le plus gros chantier de des SNCF réseau financièrement, il est sur cette ligne, il est sur Paris-Clermont, il est sur Paris Limoge donc que le nouveau matériel arrivera enfin. Donc tout ça pour dire que la qualité du service va s'améliorer sur sa ligue. Après concernant la ligne dont vous parlez, cette transversale, je vous rappelle qu'elle est fermée depuis 10 ans et qu'elle a été fermée parce qu'elle était peu fréquentée et justement parce qu'il y avait pas les investissements nécessaires pour qu'elle soit performante avec des temps de parcours qui étaient interminables et qui ont fait qu'elle était peu fréquentée aussi.

Pourquoi certaines lignes ne trouvent pas un public ? C'est parce qu'il y a des ralentissements, c'est parce que voilà, c'est c'est ça fait boule de neige. Donc bien sûr que je comprends que que ça a pu choquer certaines personnes, mais concrètement, il était impossible de repasser par cette ligne qui n'a jamais été faite par la grand pour la grande vitesse et qu'il y a ce détour qui est opéré d'une offre supplémentaire qui est offerte en Wigo et qui pourra avoir un service supplémentaire.

Moi, je suis pour un choc d'offre. Par contre, je n'oublie pas les habitants du massif central et je peux vous dire qu'on met tous les moyens nécessaires pour qu'enfin on puisse améliorer la robustesse de cette ligne Paris clairement dont les difficultés n'ont que trop durée. Bon, donc ils auront une compensation.

J'avais une autre question sur la SNCF, c'est vous avez peut-être lu comme moi cette é cette étude récente sur les tarifs de Wigo qui aurait bondi de 73 % en 6 ans. Est-ce que c'est de nature, comme disait la publicité, à nous faire préférer le train ? Wigo a permis à 80 millions de personnes qui ne prenaient pas le train de prendre le train ou en tout cas de 80 millions de de trajets supplémentaires.

Un français sur deux qui ne prenait pas le train l'a pris à travers parce qu'il y avait au début bien sûr euh des euh des tarifs attractifs. Pourquoi ? Parce que pouvait Oui. parce qu'il pouvait se le permettre.

Wigg partait de gare secondaire et c'était pour des trajets beaucoup plus réduits en distance. Les choses ont évolué aujourd'hui. Il y a une évolution tarifaire comme d'ailleurs les TGV inou et qui fait que les tarifs rejoignent quasiment ceux des trains inoui classiques.

Alors pas systématiquement, pas quand on pour les en amont et il y a eu une augmentation qui a été inférieure à l'augmentation sur les 5 dernières années de l'inflation mais qui je le comprends a a fait évoluer les choses. Mais l'idée de Wigo, c'était surtout d'être attractif au départ et ensuite quand ils ont commencé à aller sur des gares, je dirait principal. Pourquoi je parle de la différence de coût ?

C'est un peu technique mais le pH ferroviaire n'est pas le même quand vous partez de de la gare de Lyon, que vous partez de Marne la Vallée ou que vous faites un trajet beaucoup plus court que que beaucoup plus long. La question de des prix du billet des billets se pose. Par contre, je rappelle en France qu'en gros le client paye 25 % du billet et que tout le reste est pris en charge alors que dans d'autres pays européens, on demande une contribution qui peut aller jusqu'à 50 60 % du billet, notamment en Suisse pour l'usager.

Mais est-ce qu'aujourd'hui le train il est trop cher notamment par rapport à l'avion ? Par exemple, sur un trajet que vous faites souvent le Paris Nice aujourd'hui, le train il est plus long, plus cher que l'avion. Est-ce que vous trouvez ça ?

Forcément, c'est peut-être pas le bon exemple, mais oui, je me suis battu, on en a souvent parlé là pour se dire que ne serait-ce qu'écologiquement, idéologiquement, on ne peut pas voir systématiquement des tarifs qui soient plus élevés sur le ferroviaire que sur que sur l'aérien. Je ce n'est pas le cas. Ça peut arriver notamment sur des trajets à l'étranger.

Les compagnies low cost étrangères ont aérienne ont offert des tarifs particulièrement attractifs. Mais là aussi, je peux pas leur en vouloir. Moi, je peux pas en vouloir à à certaines personnes qui ont pu connaître des pays qu'il n'auraient jamais pensé connaître grâce à l'attractivité d'un certain nombre de billets d'avion.

Il faut pas opposer les modes de transport les uns après les autres. Et puis tout ce qui est payé à la SNCF est réinvesti à travers notamment les péages et un fond de concours dans les infrastructure aussi. La SNCF n'est pas une entreprise qui fait des bénéfices pour reverser à ses actionnaires privés.

C'est une entreprise publique qui ce qu'elle gagne, elle le réinvestit euh soit en gratifiant ses salariés, soit en investissant dans le réseau. On va parler de la 69e épisode de cette autoroute entre Toulouse et Castrière. La justice a ordonné la suspension des travaux sur certaines zones de cette autoroute, celles sur lesquelles le maître d'œuvre entreposait du matériel sans autorisation.

Quelle est votre réaction ? Oui, c'est important de le dire. Le chantier de la 69 continue sur les emprises qui sont prévues et n'a pas été arrêté.

Vous l'avez très bien expliqué. Peut-être certains de vos confrères n'ont pas eu cette précision. Le chantier continue.

Le chantier a été définitivement, je vais dire c'est un peu excessif avec les voies de recours avant peut-être une cassation mais en tout cas a été euh jugé comme pouvant continuer à à à se développer. Quand je dis se développer, il y a pratiquement 90 % des ouvrages d'art qui ont été réalisés. Il y a 75 % des terrassements qui ont été réalisé. et que ce soit bien sûr et je le précise dans le cadre de l'emprise qui était prévue, le sujet qui a euh concerné le juge euh des des libertés hier euh ça a été le sujet euh de dépassement de l'emprise exact par euh les entreprises ou l'entreprise et le maître d'œuvre du chantier qui pose un certain nombre de difficultés et ça je dirais que ce ne sont pas que les associations qui ont réagi.

L'État a réagi. Moi, je défends bec et on ce projet vous le savez. euh pour le TARNE, mais je le fais aussi pour l'ensemble du territoire national parce que si la fameuse jurisprudence du Tribunal administratif de Toulouse euh avait pu se développer, c'est tous les projets d'aménagement du pays avec la question et la raison d'intérêt public majeur qui euh n'aurait pu euh euh se dérouler dans notre pays, ça aurait été un problème manifeste.

Donc je soutiens ce projet. Par contre, bien sûr, je ne soutiens pas et au contraire, j'ai demandé au préfet, que ce soit de Haute Garonne ou de ou du Tarn, euh de prendre les mesures nécessaires sous astreinte le cas échéant et le juge a été dans ce sens de de ne n'occuper que la parcelle qui est prévue et pas les parcelles à côté, ne serait-ce que pour entreposer du matériel du cher encore à une ouverture qu'on roulera sur la 69 dans dans un an malgré la guerria judiciaire he qui continue je l'espère et je le pense sincèrement la décision de justice la plus importante était celle de la cour administrative de Toulouse. Elle a été favorable à ce que le projet puisse se continuer.

Donc moi je croyez encore Bordeaux je le pense. Écoutez, je reçois demain les présidents roussé d'elga pour parler du sujet avec Jean Castex pour tout vous dire et on a ce rendez-vous dans la volonté de la mener à bien et là aussi il y a eu des décisions de justice toutes récentes qui ont été favorables à continuer le projet qui me paraît également indispensable à la fois pour euh développer cette partie de la France qui a été oubliée en matière de grande vitesse et puis n'oublions pas que c'est l'accès notamment par Dax à à l'Espagne et que c'est une vraie liaison transfrontalière qui fait cruellement défaut entre nos deux pays. Verra le jour à quelle échéance vous pensez ?

La réunion de demain va nous aider à en parler. Je ne vais pas vous dire que c'est pour demain. Il y a aussi eu beaucoup de retours de recours pardon sur ce sujet.

Mais en tout cas euh nous souhaitons euh que le calendrier qui était prévu initialement de 2035 pour partie de 2037 pour l'autre partie ne soit pas trop retardé et qu'on puisse se mettre d'accord sur les financements indispensables pour le mener à bien dans le cadre de toutes les procédures qui sont énormes. Vous savez quand il y a eu le recours sur ce fameux projet aussi de GPSO, à chaque fois l'État où les entreprises doivent fournir à la justice administrative un nombre de documents environnementaux qui sont assez impressionnants, qui certes rentrent dans le cadre de la loi et tant qu'on ne changera la pas la loi, il n'y a rien à dire là-dessus mais ça prend des plombes, excusez-moi, de ce de cela langage un peu familier pour un ministre. Alors, on voit les collectivités qui sont évidemment impliquées dans la question des transports.

Il y aussi des propositions dans le cadre des municipales, proposition des candidats. C'est le cas notamment de Jean-Michel Holas qui est candidat à Lyon soutenu notamment par les Républicains. Il propose lui la construction d'un nouveau tunnel sous la colline de Fourvière.

Le coût, c'est 2 milliards. Est-ce que ce type de projet vous le soutenez ? Alors un, je me félicite un je vais vous faire des je permet de faire des compliments.

Ça faisait longtemps que j'étais pas venu de vous voir et vous savez que je vous apprécie beaucoup et que j'apprécie cette maison. J'ai suivi votre le débat de votre collègue Tom Hug hier soir sur le débat municipal sur les transports. Je me réjouis que les transports reviennent au premier plan du débat municipal.

Il y a un sondage tout récent qui montre une augmentation euh du pourcentage de euh de français de préoccupation. C'est dans les cinq premières préoccupations les transports en commun. Donc voilà et qu'on ait ces débats sur les aménagements aussi et sur le transport du quotidien.

Moi va m'aider au niveau national pour faire avancer mes budgets, pour faire avancer mes projets. Je m'en le tunnel de fourvière. Le tunnel de fourvière.

J'ai appris ça pour tout vous dire. Je vais être très franc avec vous. Je ne connais pas le détail du projet.

Je n'ai pas vu monsieur Holas qui ne m'a pas présenté ce projet. Euh la Mais est-ce que c'est un projet dans l'air du temps ? Parce que ça c'est un projet qui qui pr la voiture la jurisprudence je l'espère future de la Cour administrative d'appel de Toulouse sur les raisons impératif d'intérêt public majeur va pouvoir permettre de continuer des projets d'aménagement importants dans notre pays.

Si ça avait pas été le cas, je vous aurais dit d'ors et déjà c'est totalement impossible. Après, il faut peser à chaque fois euh le pour et le compte sur le financement de l'opération, sur la question environnementale, sur l'apport également et puis sur le temps euh imparti pour pouvoir mener un projet de la sorte. Alors, je j'en discuterai si jamais il est élu ce que je lui souhaite, monsieur Holas, maire de de Lyon.

Mais je pense que par rapport à ce projet, il y a plus de chance que Lyon remporte avant la Ligue des Champions, que [rires] on soit l'inauguration du projet. Mais bon voilà, il faut porter des projets dans une campagne municipale. Il faut mettre les sujets sur la table et j'hésiterai pas à le rencontrer s'il est maire.

Comme je j'ai des échanges avec le maire un petit peu audacieux. Écoutez, j'attends de voir comment il souhaite. Quel est son tracé, quel est son financement, comment il souhaite passer les différentes étapes environnementales.

Mais maisant donc qui connaissez les dossiers de la 69 et les autres qui ont fait de multiples recours, vous lui dites bon courage quoi. Pas d'ici la fin de son mandat. C'est un peu ça. [rires] Euh un dernier mot Julien sur mais pardon, il a montré dans sa vie passée qu'il était capable de remporter des challeng qu'il était capable de rapporter des challenges.

Et quand je vois le stade qu'il a réussi à construire avec pas mal d'opposants à l'époque, voilà, on ne peut que se dire que ce monsieur a peut-être quelque chose à apporter à la à la chose publique et à à faire avancer les procédures. Et on va parler de la question des municipales. aussi notre débat dans 5 minutes la question des transports dans les municipales avec nos experts et on sera également en duplexe avec des maires qui ont pris des initiatives justement pour sortir du du tout voiture.

Merci beaucoup Philippe Tabarot. Merci à vous. Merci de votre invitation, merci de parler des transports et je suis heureux d'être venu vous voir ce matin.

Je le dis voilàci à vous. La de la voie du Nord, c'est l'exil symbolique des médecins libéraux en Belgique. Merci beaucoup.

Merci Julien. Merci Philippe Tabarot.