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Podcast / conversationDanièle Obono· 24 février 2023 5 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesTravail & emploiSolidarités & familleInstitutions & élections

📺RÉFORME DES RETRAITES : C’EST UNE CONFRONTATION CLASSE CONTRE CLASSE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « alors Daniel la retraite à 64 ans n'a pas été votée ce qu'on peut parler d'une victoire ah oui effectivement et c'est la deuxième manche de certaines manières après le l'annonce de la réforme et les mobilisations extraordinaires qui ont eu qui ont eu lieu dans la rue au cours des dernières semaines »
  • 0:39Invité politiqueFait
    « on sait de fait un peu autonomisé du texte lui-même même si on avait des amendements au texte mais toutes nos actions et en même temps très sérieux sur le fond toutes nos interventions parlaient de la réalité de une vie des gens du travail de la pénibilité »
  • 1:19Invité politiqueFait
    « de telier qui n'en peut plus de travailler et qui n'arrivera pas aux 64 ans ou voilà telle expérience en face il levait les yeux au ciel il soufflait etc et c'était vraiment très très marquant »
  • 2:01Invité politiqueFait
    « on a expliqué qu'en vérité si on adoptait l'un ou l'autre de nos amendements il y aurait pas besoin de continuer le texte puisque leur argument de départ c'était dire il y a un déficit etc etc »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « c'est vraiment une confrontation je pense classe contre classe la classe des travailleurs la classe des gens qui se qui se lèvent tôt qui tiennent le pays de bout comme la dit Rachel et qui ne veulent pas qu'on les mette à genoux »
  • 3:22Invité politiqueFait
    « il y en a beaucoup qui squattent les plateaux depuis des décennies parce que le travail n'est pas n'est pas un problème il n'est pas contraint il n'est pas subi et il s'éclate dans ce qu'ils font »
  • 4:48Invité politiqueFait
    « mais oui moi je suis d'accord pour les chômeurs et les chômeuses mais en fait vous avez pas l'impression que c'est un peu contradictoire avec ce que vous faites depuis des années c'est à dire voter toujours plus de contrôle clients faire la police des chômeurs »

Temps de parole

  • Danièle Obono100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Danièle Obono

alors Daniel la retraite à 64 ans n'a pas été votée ce qu'on peut parler d'une victoire ah oui effectivement et c'est la deuxième manche de certaines manières après le l'annonce de la réforme et les mobilisations extraordinaires qui ont eu qui ont eu lieu dans la rue au cours des dernières semaines la séquence parlementaire c'est terminé par une défaite de Macron qui cherchait cette légitimité parlementaire à défaut d'avoir le soutien populaire et qui n'a pas obtenu donc effectivement c'est c'est une défaite de la macronie et c'est un point d'appui pour la mobilisation populaire en vérité on a parlé des 64 ans et de l'allongement de la durée de travail dès le départ en fait effectivement on sait de fait un peu autonomisé du texte lui-même même si on avait des amendements au texte mais toutes nos actions et en même temps très sérieux sur le fond toutes nos interventions parlaient de la réalité de une vie des gens du travail de la pénibilité et c'était assez marquant en fait tu évoquais le caractère de classe moi j'ai beaucoup insisté là-dessus aussi dans ma note là dessus en parlant de lutte de classe parlementaires parce que à chaque fois à chaque fois que là où l'une d'entre nous commençait une intervention en parlant de telier qui n'en peut plus de travailler et qui n'arrivera pas aux 64 ans ou voilà telle expérience en face il levait les yeux au ciel il soufflait etc et c'était vraiment très très marquant à quel point justement l'éruption de ces récits de vie de ces récits de travailleurs et travailleuses les insupportels littéralement donc voilà donc le débat il a porté sur beaucoup de sujets on a fini la séquence parlementaire en parlant nous en présentant nos propositions on en avait des dizaines et des dizaines et des dizaines sur justement les ressources qu'on pouvait tirer autrement que en reculant l'âge de départ à la retraite et donc ça c'était aussi quand même une partie du fond du sujet on a expliqué qu'en vérité si on adoptait l'un ou l'autre de nos amendements il y aurait pas besoin de continuer le texte puisque leur argument de départ c'était dire il y a un déficit etc etc et donc voilà je pense que quand on regarde les débats il y a le texte les amendements sur le texte et puis la discussion politique qui a eu lieu et elle était vraiment très riche dans saignement sur où se situent les uns et les autres et de tel type de confrontation quel type de confrontation il y a en ce moment et c'est vraiment une confrontation je pense classe contre classe la classe des travailleurs la classe des gens qui se qui se lèvent tôt qui tiennent le pays de bout comme la dit Rachel et qui ne veulent pas qu'on les mette à genoux mais c'est venu plusieurs fois cette histoire de classe sociale parce qu'il y avait Thomas porte qui était invité à c'est ce soir la semaine dernière et c'était un éditorialiste du point je crois en face qui a dit que ce que n'avait pas compris la LFI en termes de stratégie c'est que cette réforme des retraites n'est pas une affaire de classe sociale [Musique] en fait je pense qu'il y a aussi en fait de la sincérité pour eux ce n'est pas un problème parce qu'ils compris quand vous voyez justement tous ces éditorialistes ou c'est je pensais à un sénateur macroniste qui expliquait qu'il fallait mettre des exosquelettes pour diminuer la pénibilité quand on était déménageant etc bah oui eux ils peuvent continuer à travailler jusqu'à pas l'âge d'ailleurs il y en a beaucoup qui squattent les plateaux depuis des décennies parce que le travail n'est pas n'est pas un problème il n'est pas contraint il n'est pas subi et il s'éclate dans ce qu'ils font et puis ils ont des revenus extrêmement importants donc oui eux ils ont la liberté la véritable liberté de choisir de pouvoir travailler plus longtemps ce n'est pas le cas de la majorité des gens et je pense que voilà cette conscience là la l'heure qui est ancrée dans leur réalité matérielle et professionnelle et celle de millions de gens on a vu je pense dans ce dans ce débat plus large le débat public depuis le début à du poids vraiment il y avait un clivage assez fondament ces gens là et juste une anecdote à l'Assemblée vous avez dû le voir parce que c'est c'est paru dans les journaux les précédents députés macronistes qui ont qui ont été qui ont été battus qui se sont retrouvés du coup sans emploi et qui se rendait compte que en fait il ne suffit pas de traverser la rue les mêmes gens en fait avaient voté sans état d'âme les restrictions sur l'assurance chômage etc et en fait voilà c'est vraiment c'était vraiment assez édifiant et moi je me rappelle une réunion du bureau de l'Assemblée donc c'est là où voilà sont représentés un peu tous les toutes les les groupes politiques pour discuter de voilà en fait la gestion etc et à cette occasion ils étaient à ce lamenter en disant oui il faudrait peut-être réfléchir à faire quelque chose pour les collègues etc et moi j'avais enchaîné en disant mais oui moi je suis d'accord pour les chômeurs et les chômeuses mais en fait vous avez pas l'impression que c'est un peu contradictoire avec ce que vous faites depuis des années c'est à dire voter toujours plus de contrôle clients faire la police des chômeurs et des chômeuses et là tout d'un coup quand il s'agit des vôtres vous rendez compte que peut-être il faut les accompagner un peu mieux faut penser à comment y retombent sur leurs pieds enfin voilà c'est vraiment ça quoi en fait ils sont ils sont dans leur monde et et ils ne comprennent pas en fait la réalité la vie des gens quoi