ON BLOQUE TOUT - EMPOP 21 FÉVRIER
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut parler d'une victoire après l'échec de la retraite à 64 ans ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Pourquoi cette réforme est-elle présentée comme une lutte des classes à l'Assemblée ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Les médias ont-ils joué un rôle dans la diffusion des mensonges sur les 1200 € ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Pourquoi le gouvernement a-t-il choisi de passer en force malgré l'opposition ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Les députés LFI ont-ils légitimé la mobilisation populaire en l'amenant à l'Assemblée ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Quelle est la stratégie du gouvernement pour faire passer cette réforme malgré son impopularité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:10Daniel ObonauFait
« Les dépenses de retraite n'explosent pas, ce sont les réformes passées qui ont réduit les financements de la sécurité sociale. »
- 0:45Locuteur 1Fait
« Le partage de la valeur ajoutée, c'est les richesses qui sont produites en France. on se pose la question de comment on les partage et on les divise entre ceux qui les produisent, les salariés et puis ceux qui ont mis le capital à l'origine que sont notamment les actionnaires des entreprises. »
- 6:00Locuteur 2Fait
« Le précédent record pour info était de 31 jours et il a eu lieu entre mars et avril 2020. »
- 7:00Locuteur 2Fait
« Les sols sont aujourd'hui aussi secs qu'habituellement à la mi-avril. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] [Musique] Bonsoir à tous et bienvenue sur le plateau de l'émission populaire. Ce soir, nous sommes en compagnie de Daniel Obonau, député LFINUPS, membre de la commission des lois. Bienvenue Daniel.
Bonsoir. Nous sommes également en plateau avec Manou. Euh, j'en étais là.
Heureusement pour me présenter. OK, je le prends comme je quitte le plateau. C'est parce que j'ai pas à la tête.
Député européenne et président du groupe de la gauche au Parlement. Merci Manon d'être là ce soir. Nous sommes également ravis d'accueillir pour la première fois sur le plateau de l'émission populaire Nicolas Da Silva, économiste, maître de conférence en sciences économiques à l'université Sorbon Parisord.
Il est également l'auteur du livre La bataille de la SQ, une histoire du système de santé paru aux éditions La Fabrique en 2022. Merci Nicolas d'avoir accepté l'invitation. Bonsoir et merci pour l'invitation.
Alors, on est également en compagnie de Bastien Pariso, responsable des campagnes numériques de la France insoumis. Il vient nous régaler chaque semaine d'une chronique. Il était en présence en plateau la semaine dernière.
On s'est dit pourquoi pas le réinviter pour l'émission et qu'il reste avec nous toute l'émission. Merci Bastien d'être là ce soir. Julie.
Alors ce soir gros programme, nous allons revenir sur la bataille parlementaire avec une première étape victorieuse. La retraite à 64 ans n'a pas été adoptée. En 2e partie, nous parlerons des médias et des chiens de garde qui s'en donnent à cœur joie.
Et nous verrons notamment avec Nicolas Da Silva que le cadre de discussion délimité par les médias dans le cadre d'une réforme des retraites remonte à très loin. Enfin, Clarence Mcdoual, le coanimateur du pôle des caravanes populaires, nous rejoindra en dernière partie d'émission et on parlera de la date que l'on attend tous. J'ai pas fait le décompte en plus ce mois-ci, cette semaine, d'habitude, je fais le décompte.
Cette date que l'on attend tous, c'est le 7 mars, la date du blocage du pays. L'émission populaire, c'est parti. On est ensemble pour une petite heure.
N'hésitez pas à commenter, liker, partager sur les réseaux sociaux avec le hashtag mop. Tout de suite, on vous diffuse un florilège des députés à l'Assemblée. On regarde, nous avons fait la démonstration dans ce débat que vous avez menti.
Vous avez menti menti sur les carrières longues. Répondez aux députés de la nation. Répondez à nos questions sur les 1200 €.
Nous avons besoin de réponse. Combien de personnes partiront avec une pension à 1200 € chaque année ? Le monsieur du SOP de décembre disait 2 millions.
Le monsieur du SOP de janvier disait 200000. Le monsieur du SOP de février dit 40000. Entre nous, je n'ai pas envie de rencontrer le monsieur du SOP de Mars.
Les femmes sont les grandes perdantes de votre réforme. Pour les ouvrières, les caissières, les aides à domicile, ce sera deux enfermes avec votre réforme. Puis on frappe à une autre porte, les carrières longues.
On ouvre derrière, il y a une roulette. Il y a une roulette puis vous la tournez de temps en temps 43 ans, de temps en temps 44 ans. Et ça c'est pas un précis ça peut-être, monsieur Atal, ce n'est pas un problème de déficit.
Les dépenses de retraite n'explosent pas. Ce sont les réformes passées qui ont réduit les financements de la sécurité sociale. Quand vous êtes minoritaire, vous déclenchez 10 493 en quelques semaines et là vous êtes minoritaire dans la société et vous nous faites un temps contra un pour un débat qui a une importance essentielle dans la vie des gens.
La grève, monsieur le ministre, est un geste de haute civilisation. Vous n'avez pas le droit de mettre en genou les gens qui tiennent la France debout. Alors Daniel, la retraite à 64 ans n'a pas été votée.
Est-ce qu'on peut parler d'une victoire ? Oui, effectivement et c'est la deuxième manche d'une certaine manière après le l'annonce de la réforme et les mobilisations extraordinaires qui ont eu qui ont eu lieu dans la rue au cours des dernières semaines, la séquence parlementaire s'est terminée par une défaite de Macron qui cherchait cette légitimité parlementaire à défaut d'avoir le soutien populaire et qui ne l'a pas obtenu. Donc donc effectivement c'est c'est une défaite de la Macronie et c'est un point d'appui pour la mobilisation populaire.
Alors maintenant, on a vu pendant les 15 jours de débat les députés combatifs et confrontant les ministres à leur mensonge, notamment sur les 1200 € sur les carrières longues et sur la retraite des femmes. On aura vu aussi les macronistes outrés par Thomas Porte avec le ballon de foot à l'effigie d'Olivier Dusopt. On aura vu ce même Olivier Dusopt faire des mots croisés, exprimant ainsi son mépris alors que la réforme des retraites qu'il porte affecterait des millions de vies.
Est-ce qu'il ne s'est pas agi en réalité d'une lutte des classes à l'Assemblée ? Oui, clairement parce que moi je en plus je dis assez tranquillement ce que j'observe comme toi. Je suis une observatrice à visé mais extérieur de l'Assemblée nationale.
Donc j'ai j'ai vu les camarades et les copains mener la bataille à l'Assemblée et je peux dire qu'ils nous ont rendu fiers parce que en fait c'était le peuple dans toute sa diversité. Vous aviez des gens qui interrogaient qui interrogaaient d'autres gens qui disaient leur colère, d'autres gens qui racontaient leurs histoires, qui raconaient l'histoire des gens qu'ils ont rencontré. Bref, c'est en fait une éruption de ce qui se passe dans la société et manifestement c'est ça aussi qui les met mal à l'aise parce que c'est pas leur vie, c'est pas leur monde en fait dont il s'agissait.
Pour eux, ça ne veut rien dire travailler 2 ans de plus de 62 à 64 ans, porter des parpins, porter des charges lourdes. C'est c'était un monde inconnu et ce monde a fait irruption à l'Assemblée nationale. Et c'est déjà ce qu'on avait dit quand il y avait eu l'élection des 150 députés NUP et particulièrement des 75 députés FI qui incarnent cette diversité de la société bien plus que les autres les autres groupes à l'Assemblée nationale.
Et moi, j'ai bien vu l'espèce de polémique qu'ils ont essayé de faire remonter soit sur l'article 7, soit sur les formes des débats. En fait, ne leur en déplaise, on a eu la colère qui s'exprimait sous différentes formes. Et je le dis pour l'ensemble des députés NUPS et moi je suis fière qu'on a eu ces 150 députés qui ont mené la bataille pied à pied, minute par minute, seconde par seconde, qui faisaient tomber les mensonges.
Chaque jour en fait, chaque jour, je sais pas si on se rend bien compte, chaque jour il y a un mensonge du gouvernement qui est tombé au rythme où on va. Je je regrette de ce point de vue-là qu'il y ait pas eu 15 jours de plus d'examen dans dans l'hémicycle parce qu'on aurait découvert plein d'autres choses et de ce point de vue-là le débat démocratique était d'utilité publique même si évidemment à la fin ça se termine et clos par un passage en force inédit dans l'histoire de la 5e République, je sais pas si on se rend bien compte de ne pas voter sur un texte qui engage les décennies qui arrivent, qui engage nos générations, qui engage notre vie tout entière. ne pas avoir un vote parce que le gouvernement fait le choix.
Je crois que malheureusement ça va aussi laisser des traces dans la construction démocratique de notre pays dans un une forme de dégoût que ça peut créer. Nous, notre rôle et notre responsabilité, c'est dire en fait on pouvait et on doit faire autrement. Alors Nicolas Da Silva, moi j'aimerais vous citer un texte de Geoffroid de la ganerie dans Media Part ce weekend qui a publié Grandeur de la stratégie insoumise.
Nous avons assisté pour la première fois depuis longtemps à une sorte de dérèglement méthodique de tous les rituels parlementaires pour faire entrer dans cette enceinte la politique à l'état pur, la vraie, la politique non domestiquée par des formes fictives. Et c'est là-dessus que je voulais vous faire rebondir. poursuit en disant que le débat parlementaire est un mythe, qu'il n'y a que des prises de parole qui se déroulent dans l'indifférent général et des députés qui votent en fonction de leur camp.
La stratégie de la montée en tension a permis de relayer dans l'assemblée la colère qui s'exprime dans la rue. Est-ce que c'est ce que vous avez aussi observé ou pas d'ailleurs ? Alors moi je serais un petit peu plus comment dire mesuré sur la question de savoir si c'est une victoire ou si c'est pas une victoire.
Ça, on le saura plus tard. Euh en tout cas, ce qui est certain, c'est que euh ça a permis de discuter de tout un tas de sujets euh les discussions à l'Assemblée, mais pas seulement assemblée. Euh ce que je peux dire en étant minoritaire, seul nom LFI ici, euh c'est quand même quelque chose de très important, c'est qu'il y a quand même une inversion une inversion des responsabilités.
Euh le le le reproche qui est fait aux députés LFI, c'est globalement de pas avoir laissé euh le débat se dérouler pour aller notamment jusqu'au fameux article 7 et cetera et cetera. Sauf que la la enfin la réalité de l'organisation du débat, c'est le gouvernement qui a décidé de passer par un véhicule législatif particulier avec un temps contraint. D'ailleurs, c'est lui aussi qui a décidé que malgré cette utilisation du 471, on irait dans la limite minimum de jours.
Il aurait pu quand même donner plus de jours, même en utilisant ce véhicule. il l'a pas il a pas voulu euh et d'ailleurs c'est enfin l'inversion est vraiment absolument scandaleuse parce que enfin le comment dire les grands spécialistes de l'obstruction du débat public en France c'est le gouvernement. Enfin, il y a pas si longtemps que ça, la première ministre, elle a utilisé 10 493 pour faire passer ses lois de finance de la sécurité sociale et ces lois de finances 10 10 brutalisations de l'Assemblée.
Euh auparavant, ils avaient utilisé les ordonnances comme inauguration du quinquena Macron en 2017. Donc, il faudrait commencer par ne pas inverser les responsabilités. Enfin, ceux qui brutalisent le débat et ça c'est pas une nouveauté, hein.
C'est c'est c'est le gouvernement. Alors effectivement, il y a des gens de bonne foi qui se disent "Oui, mais alors pourquoi on n pas on n pas laissé comment continuer le débat pour parler de ce fameux article 7 ?" Parce que l'article 7, c'est important.
L'article 7, c'est celui qui prévoit l'extension de l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64. Et c'est important de parler de ça. Alors évidemment, les gens de bonne foi se posent la question, d'autres qui sont plus dans un jeu politicien que ce soit dans les syndicats ou dans les partis.
Mais il il y a vraiment la question qui se pose de bonne foi et en fait il faut répondre de façon assez simple à cela à mon avis c'est que en fait dans le débat public il faut pas confondre ce qui se passe dans l'Assemblée et ce qui se passe dans le débat public et médiatique. En réalité que ce soit en commission alors vous me direz si je me trompe que ce soit en commission ou à l'Assemblée, il a été question uniquement de l'article 1 et de l'article 2. Il a jamais été été possible d'aller plus loin avec donc la suppression des régimes spéciaux et l'indice seior.
Or, qu'est-ce qui depuis de tr semaines fait vraiment quasiment le fil rouge de la discussion, c'est le sujet des 1200 € ? Parce que le gouvernement nous a dit que alors évidemment, il a changé d'avis, changé de formulation mais il a dit qu'il y aurait une retraite minimum à 1200 € et finalement ça c'était un peu comment dire la mesure sociale qui permet de de qui permettait de faire réfléchir et moi j'imagine très bien plein de retraités au début on disait oui les retraités sont pour la réforme alors que quand même c'est pas eux qui vont la payer. Moi j'imagine plein de retraités qui étaient pas à 1200 € qui disent "Ah bah on va peut-être monter à 1200 nous".
En fait, non, pas du tout. Et donc pourquoi ça ça a été le fil rouge ? Pas parce que ça a été discuté à l'assemblée.
Ça a pas été discuté à l'Assemblée, c'est parce que alors pour des raisons sur lesquelles il faudrait réfléchir notamment avec des spécialistes des médias, bah en fait ce qui s'est passé c'est que il y a eu un buzz sur ce 1200 parce que sur ce point-là, il a été démontré et par un un très large panel de personnes que c'était faux. On utilise souvent le le le terme de contre vérité. C'est pas des contrevérités, c'est des mensonges.
Le gouvernement ment sur ce point-là. Alors aujourd'hui, il essaie de retomber sur ses pattes. Évidemment, c'est son jeu.
Mais ça, ça a été le fil rouge du débat alors que ça pas été discuté à l'Assemblée. Un autre fil rouge du débat, ça a été est-ce qu'il y a un déficit où il y a pas de déficit ? Là aussi, ça a été discuté par les amendements, mais c'est pas un article du qui qui est en débat.
Et et pourquoi ça a été ça pourquoi ça a été discuté ? Parce que c'est le point de départ de la réforme. Et en fait là encore, c'est pas des gens qui sont particulièrement marqués politiquement quand on dit que le gouvernement mentait ou arrangeait la réalité.
C'est quelqu'un comme Pierre Louis Bra qui est le directeur le président pardon du conseil d'orientation des retraites. Euh ce monsieur qui a enfin c'est pas un radical, c'est pas enfin je veux dire euh c'est quelqu'un qui est dans les institutions euh et qui dit "Mais non, en fait lisez les rapports qu'on produit tous les ans, le problème principal c'est pas le déficier des retraites. Notre problème principal c'est quand même que les les le le niveau des retraites va commencer à baisser." Voilà le problème.
Il y a pas de problème de financement. En tout cas, il y a pas de problème de financement aussi important qui exigerait une réforme de ce type et éventuellement s'il faudrait des réformes, ce serait plutôt d'augmenter les les cotisations. Donc tout le tout tout cet argument qui peut être de bonne foi chez certaines personnes qui est de dire oui mais on n'est pas allé jusqu'à l'article 7.
Bon en fait on a discuté les 1200 c'était le 10 et pourtant on était pas à l'Assemblée. On a discuté du déficit, c'était pas à l'Assemblée. Il faut pas à mon avis penser que tout se joue à l'assemblée au contraire.
Et donc là, ça rejoint votre question, excusez-moi, du détour sur le l'article de ce collègue euh dont dont j'ai oublié le nom qui explique voilà qui explique justement que que bah tout se passe pas à l'Assemblée et qu'il y a d'autres formes de légitimité et heureusement. Euh alors je veux pas monopoliser la parole hein, mais on pourra en discuter peut-être après quand vous revenez la parole. Oui, je voulais je voulais aller dans ce sens parce que en vérité on a parlé des 64 ans et de l'allongement de euh de de la durée de de travail dès le départ en fait.
Effectivement, on s'est de fait un peu autonomisé du texte lui-même, même si on avait des amendements au texte. Mais toutes nos entoumises. Oui, en effet, insoumis et et en même temps très sérieux sur le fond. toutes nos interventions euh parlaient de la la réalité de la vie des gens, du travail, de la pénibilité et c'était assez marquant en fait euh tu évoquais le le caractère de classe.
Moi, j'ai beaucoup insisté là-dessus aussi euh dans ma note là-dessus en parlant de lutte de classe parlementaire parce que à chaque fois à chaque fois que l'un ou l'une d'entre nous commençait une intervention en parlant euh de tel salarié qui n'en peut plus de travailler et qui n'arrivera pas au au 64 ans ou voilà telle expérience, il en face il il levait les yeux au ciel, il soufflait et cetera et c'était vraiment très très marquant à quel point justement l'éruption de ces récits de de ces récits de travailleurs et de travailleuses les insupportaient littéralement. Euh donc voilà, donc le le débat il a porté sur beaucoup de sujets. On a fini la la séquence parlementaire en parlant nous en en présentant nos propositions, on en avait des dizaines et des dizaines et des dizaines sur justement les ressources qu'on pouvait tirer euh autrement que en reculant l'âge de départ à la retraite.
Et donc ça c'était aussi quand même une partie du fond du sujet. On a expliqué qu'en vérité si on adoptait l'un ou l'autre de nos amendements, il n'y aurait pas besoin de continuer le texte puisque leur argument de départ c'était dire il y a un déficit et cetera et cetera. Et donc voilà, je pense que quand on regarde les débats, il y a le texte, les amendements sur le texte et puis la discussion politique qui a eu lieu et elle était vraiment très riche d'enseignement sur où se situent les uns et les autres et et de tel type de confrontation quel quel type de confrontation il y a en ce moment.
Et c'est vraiment une confrontation, je pense, classe contre-classe, euh la classe des travailleurs, la classe des gens qui se qui se lèvent tôt, qui tiennent le pays debout comme l'a dit Rachel et qui ne veulent pas euh qu'on les mette à genoux. Mais c'est venu plusieurs fois cette histoire de classe sociale parce qu'il y avait Thomas Porte qui était invité à ce soir la semaine dernière et c'était un éditorialiste du point je crois en face qui a dit que ce que n'avait pas compris la LFI en terme de stratégie c'est que cette réforme des retraites n'est pas une affaire de classe sociale. Bon, je trouve mais c'est pas une affaire pour eux en fait en fait je pense qu'il y a aussi en fait de la sincérité pour eux ce n'est pas un problème parce qu' y compris quand vous voyez justement tous ces éditorialistes ou ces euh je pensais à à un sénateur euh macroniste qui expliquait qu'il fallait mettre des exosquelettes euh pour diminuer la pébilité quand on était déménageur et cetera.
Bah oui, eux ils peuvent continuer à travailler euh jusqu'à jusqu'à pas d'âge. D'ailleurs, il y en a beaucoup qui squatent les plateaux depuis des décennies euh parce que le travail n'est pas n'est pas un problème. Il n'est pas contraint, il est pas subi euh et ils s'éclatent dans dans ce qu'ils font et puis euh ils ont des revenus euh extrêmement importants.
Donc oui, eux ils ont la liberté, la véritable liberté de choisir de pouvoir travailler plus longtemps. Ce n'est pas le cas de la majorité des gens. Et je pense que voilà cette cette conscience là euh la leure qui est ancrée dans leur réalité matérielle et professionnelle est celle de millions de gens.
On a vu je pense dans ce dans ce débat plus large, le débat public euh depuis le début à quel point vraiment il y avait un clivage assez fondamental. C gensl, j'en suis convaincu. Vous leur faites faire ne serait-ce que une semaine.
Je pense que ce serait suffisant ou 3 jours. Le métier de maçon, le métier d'aide soignante, le métier de serveuse et vous verrez que jamais il ne vous défendrait la retraite à 64 ans. J'en suis profondément convaincu et comme tu l'as bien dit Daniel, c'est parce qu'ils ont le luxe d'avoir le choix que n'ont pas l'immense majorité des Français.
Et juste une anecdote hein à l'assemblée, vous avez dû le voir parce que c'est c'est paru dans dans les journaux les précédents députés macronistes qui ont qui ont été qui ont été battus qui se sont retrouvés du coup sans emploi et euh qui se rendaient compte queen fait il ne suffit pas de de traverser la rue. Les mêmes gens en fait avaient voté sans état d'âme les restrictions sur l'assurance chômage et cetera. Et en fait voilà c'est c'est vraiment c'était vraiment assez édifiant.
Et moi, je me rappelle une réunion du bureau de l'Assemblée. Donc c'est là où voilà sont représenté un peu tous les toutes les les groupes politiques pour discuter de voilà en fait la gestion et cetera. Et à cette occasion euh ils étaient à se lamenter en disant "Oui, il faudrait peut-être réfléchir à faire quelque chose pour les collègues et cetera." Et moi, j'avais enchaîné en disant "Mais oui, moi je suis je suis d'accord pour les chômeurs et les chômeuses." Mais en fait, vous avez pas l'impression que c'est un peu contradictoire avec ce que vous faites depuis des années, c'est-à-dire voter toujours plus de contrôle humiliant. euh euh faire la police des chômeurs et des chômeuses.
Et là, tout d'un coup, quand il s'agit des vôtres, euh vous rendez compte que bah peut-être il faut les accompagner un peu mieux, faut penser à comment ils retombent sur leurs pieds. Enfin voilà, c'est c'est vraiment ça quoi. En fait, ils sont ils sont dans leur monde et euh et ils ne comprennent pas en fait la réalité et la vie des gens, quoi.
Ouais. C'est euh Sarah Seldman euh qui tu voulais en parler euh Bastien, vas-y. Bah qui on lui a proposé de vivre au SMIC pendant un mois.
C'était François Ruffin, je crois et elle a dit "Non, une semaine ça suffira." Mais d'ailleurs là-dessus, après je je viens à vous Nicolas. En fait, je pense que c'est assez acquis qu'on a gagné la enfin qu'on a gagné la bataille de l'opinion là-dessus.
Tobi Bastien, tu tu es un observateur de ce qui se passe sur les réseaux sociaux. C'est ton c'est ton métier. Est-ce que d'ailleurs tu le vois ?
Ça c'est la question. Vas-y à toi. Question inattendue.
Euh bah on le voit assez bien. C'est que la majorité des quand quand vous quand vous cherchez ce qui se dit sur les réseaux sociaux au sujet de la réforme des retraites, majorité des cas, c'est négatif. Alors bien sûr tu as l'armée des députés et des élus macronistes ou des ministres macronistes qui tweetent "C'est génial, c'est très bien" et leurs interventions plus ou moins galèrent d'ailleurs sur les passages médias pour essayer de justifier le truc.
Donc qui contrebalance un peu mais enfin à part eux tu parles de Franck Rester peut-être. Moi je propose et j'ai une proposition. Si on a invité Franck Riester dans l'émission populaire la semaine prochaine et je pense que le 7 mars on a 100 millions de gens dans la rue parce qu'à chaque fois qu'il ouvre la bouche on prend 5 points de Roger de la réponde pardon j'ai coupé mais je propose qu'on lance l'invite.
Organisons un débat Franck Rester Manombri dans l'émission avec grand plaisir. On lui lance l'invite Fran si tu pas sûr qu'il l'accepte mais bref. Oui, tout ça pour dire que non.
La la grande majorité du temps, c'est les critiques. Alors après dans les critiques, faut faire attention parce que il a des critiques avec lesquelles on est d'accord puis les critiques avec lesquelles on est un peu moins d'accord. Mais ce que je veux dire par là, c'est que dans 80 % des cas, mais c'est comme ce qui se passe à l'extérieur des réseaux sociaux, c'est-à-dire de façon générale dans la en France quoi. 80 % des gens sont en désaccord radical avec cette réforme.
Ils en veulent pas. Ils ont bien compris le truc sur les 1200, ils ont bien compris le truc sur le fait que 64 ans c'était ça veut pas forcément dire d'avoir 2 ans de travail en plus mais ça peut être 2 ans de précarité parce que bah tu as pas de taf à 62 ans. Donc c'est 2 ans de galère en plus et cetera et cetera.
Et ces arguments-l ils tournent dans tous les sens plus évidemment donc ça c'est le côté des réseaux sociaux on aime ou on aime pas où la tête de Dusopt en train d'hurler les derniers jours de la séance elle a tourné des dizaines de mini trois. Ah ça sera dans le zapop. On va se régaler avec ça.
Nicolas de Silva avant de passer à la Oui. Je pense que c'est c'est très important d'avoir ça en tête. à c'est-à-dire que en fait la réforme elle est rejetée massivement et c'est bien ça le problème c'est queon est dans une situation une de plus où il y a une réforme qui est rejetée massivement par la population et pourtant tout est en place pour qu'elle soit pour qu'elle soit votée un moment ou un autre malgré ce qui s'est passé ces derniers jours à l'assemblée.
C'est bien pour ça que le le problème le problème qu'on a, c'est un problème qui est d'abord un problème politique de savoir où se trouvent les légitimités. Et dans l'assemblée, c'est le fonctionnement de l'assemblée, le fonctionnement du gouvernement représentatif de l'État, mais aussi et c'est ça aussi qui doit amener la réflexion, c'est où où met-on la légitimité du mouvement social. Et en fait, quand on regarde historiquement, en fait, les dernières grandes lois impopulaires qui ont réussi à être battues, c'était pas à l'Assemblée, c'était par le mouvement social.
Alors, évidemment euh bon euh il y a ici un scepticisme de ma part de l'Assemblée, mais c'est un un scepticisme qui est qui est qui est motivé. Par exemple, euh à l'époque des gilets jaunes, euh c'est pas à l'Assemblée qui a eu un recul du gouvernement qu'on pense que leur leur but était positif ou non. euh à l'époque du CPE, c'est même pire que ça puisque le CPE a été voté et le mouvement social a fait l'inverse, a réussi à faire que en sorte que Dominique de Villepin enlève ce contrat premier embauchant.
La jeunesse, moi j'y étais, c'était la jeunesse étudiante qui était euh qui était dans la rue et qui a entraîné les salariés d'ailleurs en soutien. C'est magnifique. On voit bien que on voit bien que la légalité la légalité c'est quelque chose qui bouge parce que les formes de légitimité elles sont pas toutes à l'assemblée et heureusement d'ailleurs et les dernières grandes réformes celles qui font celle que tout le monde a en tête en en en terme de référence c'est Jup95.
Là aussi JP95 qu'est-ce qui se passe ? une organisation du monde du travail massive pour aller à l'encontre des désirs des réformateurs. Et de plus en plus aujourd'hui ce qu'on voit c'est que il y a un renforcement du pouvoir étatique, une dédémocratisation dans l'Assemblée, mais aussi parallèlement il y a un recul de la légitimité en tout cas qui est attribué par les les les pouvoirs au mouvement syndical où finalement on n pas le droit de faire une grève ou quand on fait une grève, il faut pas que ça se recente ou il faut manifester mais gentiment.
Donc l'enjeu vraiment à avoir en tête, c'est que on a des réformes qui sont absolument impopulaires, que ce soit dans pour les personnes qui sont en activité là sur la question de la retraite, c'est très massif ou même en général. Et pourtant, elle passe, elle passe légalement parce que les institutions sont comme ça. Et donc l'un des enjeux, c'est de pointer le doigt sur les institutions.
Et c'est ça qu'il faut changer parce que l'enjeu c'est pas simplement d'avoir plus de députés LFI. probablement que ça serait ça serait utile mais en tout cas l'enjeu c'est de faire en sorte que ce soit pas une centaine de personnes dans l'assemblée qui décide toute seule pour tout le monde. Et donc c'est ça la question qui à mon avis qui à mon avis est posée dans ce mouvement et qui est posé depuis depuis des années dans toutes les contreréformes qu'on voit hein aujourd'hui.
Si on avait un pouvoir beaucoup plus puissant des syndicats, quoi qu'on en pense ? En fait, ils sont tous contre et pourtant on est en position de faire cette réforme. C'est ça qui doit interroger et donc interroger les formes euh du politique.
Est-ce que tout le politique se résume à ce qui se passe dans l'État ? Et évidemment que c'est pas le cas, heureusement. Bastien, ouais.
Euh bon, je trouve que toute la séquence à l'Assemblée nationale résume bien la Macronie. En vérité, on a eu un un résumé ultra rapide et condensé de ce que c'est la Macronie. On a parlé des mensonges qu'ils ont rabâché dans tous les sens.
On a parlé du fait qu'ils essayaient de contourner le débat. La vérité, c'est qu'ils ont pas essayé de convaincre une seule seconde. Ils ont essayé de tromper les Français avec des éléments de langage qui étaient donc mensongés.
Ils ont essayé de passer en force à l'Assemblée nationale, ce qui sur un texte aussi important que celui-là semble complètement dingue. Ne pas se dire "On va prendre le temps d'avoir un débat structuré et cetera." Euh et puis il y a quand même une scène qu'on a pas évoqué depuis tout à l'heure, il sont obligés de le faire.
Je crois que c'est Laurent Alexandre qui est concerné. Euh c'est quand Laurent Alexandre prend la parole en tant que on en a parlé sur le plateau d'ailleurs en tant que qu'ancien euh qu'ancien ouvrier et que tu as un député Macronist qui lui balance retourne-y si ça c'est pas la démonstration que tu as en pleine lutte des classes à l'Assemblée nationale pardon mais je sais pas ce que c'est pris jeais quand même ajouter excuse-moi non pour rebondir rapidement c'est aussi la brutalité de la Macronie parce qu'en fait la la la séquence parlementaire a quand même commencé avec la présidente de de l'assemblée madame affaire Benala donc qui s'était déjà illustré Total aussi Ouais. Voilà.
Madame Total, l'Oréal et mais ça on l'a appris après. C'était aussi un élément justement lutte de classe mais mais quand même en fait elle s'est assis complètement complètement sur tous les règles de fonctionnement de l'Assemblée en privilégiant la motion référendaire des DRL. Bon, elle leur avait déjà affilé deux vice-présidences et la délégation renseignement.
Donc c'est c'est pas rien. Et voilà. et c'est passé en fait, elle a elle a acté le fait que c'est elle qui décidait alors que ce n'est absolument pas son rôle.
Son rôle c'est de garantir euh l'expression, le fonctionnement de de l'assemblée. Et là, voilà et et ça a été tout le long à chaque fois qu'elle a présidé et à chaque fois qu'elle venait présider, elle a elle a elle a elle a elle a pris la place de ses viceprésident pour venir présider pour pouvoir euh serrer serrer la vis et empêcher le débat parlementaire. Donc cette brutalité-là et au final c'est même plus en fait l'Assemblée.
Moi je pense qu'en Macroni, c'est de moins en moins l'Assemblée. En 5e République, c'est c'est c'est peu souvent l'Assemblée. C'est le pouvoir exécutif, c'est euh c'est l'Élysée, c'est le château euh et euh ils s'attendent tous euh à ce que Macron a décidé et ben donc ça y est, c'est plié quoi.
Et c'est voilà, c'est c'est un vrai dénique. Je voudrais simplement insister là-dessus, c'est que effectivement nous au quotidien, on voit ce qui se passe dans l'Assemblée. On se dit "Mais c'est incroyable cette brutalisation des gens, cette brutalisation des représentants." Quoi qu'on pense du système représentatif ?
Là où il faut quand même nuancer, c'est qu'en fait la la brutalisation, le conflit, c'est le mode normal de gouvernement et le mode normal de développement de la sécurité sociale en France. Euh en fait euh effectivement euh euh quand on regarde les grands textes de sécurité sociale, c'est toujours des textes qui sont des textes euh qui sont euh en dehors de la euh du du des modes de de l'égalité ordinaire. Euh même les ordonnances de 45, c'est des ordonnances.
Euh quand on regarde les grandes lois, ça va être les ordonnances de 1967 qui vont ensuite débouger sur 68 hein. Ça va être les ordonnances jupées dont il sera question un peu plus tard. Avant les ordonnances de Jup, il y a les 49 de recard qui mettent en place notamment la CSG au détriment des taux de cotisation dont on ne parle pas.
En tout cas, les les classes dominantes ne parlent pas. Elles veut pas entendre parler du l'augmentation du taux de cotisation. Donc cette idée selon laquelle il y a une brutalisation de la représentation, c'est vrai mais c'est pas neuf en fait.
Pourquoi ? Parce que la sécurité sociale c'est effectivement comment dire une politique de classe et que les classes dominantes ne veulent pas et elles ont jamais voulu. Ou alors elles ont voulu toujours imposer leur conception de la politique sociale et leur conception de la retraite, bah c'est elle prenait un minimum.
Leur conception de la santé, c'est voilà, on va payer ce qui coûte cher et puis le reste, aller voir sur le marché, hein. Donc c'est un c'est un enjeu de conflit et c'est un un enjeu de conflit qui est vraiment très brutal. Et donc en fait, c'est malheureusement à mon avis le jeu normal des institutions de voir ce qui se passe maintenant.
Tout l'enjeu, c'est qu'est-ce qu'on fait ? On va y revenir dans la deuxième partie de de cette émission et d'ailleurs on y arrive. On a appelé cette partie chien de garde.
Coucou, nous revoilus. Et c'est le sujet du zapop de cette semaine. On regarde. [Musique] Personne n'a craqué.
Personne n'a craqué. Les députés ont souffert. Discussion désordonnée, agressive.
Le gouvernement a souffert parce que dans certains cas, il a été incapable de expliquer de bien expliquer son projet de loi et ceux qui ont regardé le spectacle ont souffert parce que on peut pas faire la loi dans un tel désordre. Le parle est cru et dru donc c'est normal. Bah le par revendiquez le bruit et la fureur, vous le revendiquez.
Personne n'a craqué. Personne n'a craqué. Nous nous sommes là pour empêcher cette réforme des retraites.
Tous les moyens sont bons. La conflictualité. Quand vous dites oui, il y a de la conflictualité, qu'est-ce que vous voulez dire ?
C'est important Manuel Bompard. Quand vous voyez le chau que ça a donné, ça a pas rendu une image de l'assemblée forcément. Pour vous, c'était une bonne image.
On a un souci d'éducation en fait avec la NUP. Je pense que vous avez des députés de la NUP qui sont convaincus d'être dans leur rôle d'expression avec une vulgarité sans nom et sans précédent. Un des éléments qui étaient ce qu'ils appellent même le sucre social.
Le salé c'est les 64 ans et le sucré c'était notamment cette cet élément de langage qui fait que partout ils ont répété et qui fait que même nous journalistes on doit balayer devant notre porte. Alors peut-être pas vous Dominque mais la vérité c'est que ça fait 3 semaines qu'ils viennent sur les plateaux et qu'on entend dire pension minimale pour tout le monde et donc on entend en fait que c'est 1200 pour tout le monde. Le gouvernement a menti une carrière complète autour du SMIC avec une rémunération au SMIC le long tout le temps de la de la de la carrière.
C'est c'est le c'est le principe même de de la réforme qui vise à ce que tout le long de la vie on regardera quel est le niveau de rémunération. Et ça c'est des calculs justement très compliqués qui seront faits. Le gouvernement a menti dans ces éléments de langage.
Les députés de la France insoumise enton une chanson antimacron.org d'indessence au sein de l'Assemblée nationale. La bêtise, la vulgarité, le grotesque sont désormais la ligne de conduite de ces hommes et ces femes.
En France, l'extrême gauche a tous les droits, y compris celui de saboter la République. Personne n'a craqué. Personne n'a craqué.
Champ quel on a pas mal rigolé pendant ce ce zapop. Est-ce que tu dirais encore plus convaincu qu'il faut inviter Fran ? C'est clair.
Franchement là c'est l'argument. Les médias, est-ce que tu dirais que les médias tapent la France insoumise ? Parce que là, bon, ils tapent enfin les chienses sont sortis dès qu'il y a une réforme comme ça pour défendre les intérêts de la classe dominante, mais là particulièrement la France insoumise aussi parce qu'ils savent que c'est une force de mobilisation populaire importante.
En fait, on a pour moi, on assiste à une grande opération diversion. Euh tu l'as dit Bassin et je suis assez d'accord, ils leur première stratégie, ils sont dit "Bon, sur un main tendu, nos mensonges vont passer quoi." Alors, plus c'est gros, plus ça passe.
Ils étaient de plus en plus gros. Bon, au bout de ou 3 mois, on peut se dire que quand même les mensonges ne sont pas passés. Ça c'était leur première stratégie.
Leur deuxième stratégie euh c'était celle du passage en force. Elle a ses limites, à la limite de la remise en cause de notre cadre démocratique. Euh pour reprendre sur ce que vous disiez juste avant, c'est vrai que normalement, bon, je suis pas une grande fan de de Weber, mais l'État le monopole de la violence légitime et là le légitime manque et ils perdent cette légitimité.
Leur troisème stratégie, c'était celle de la résignation, se dire que bon, OK, les Français sont contre mais ils vont pas le dire parce qu'ils sont trop acculés. Et c'est vrai que les Français sont acculés par notamment le coût de la vie. Bon, je je crois que c'est Verrand qui avait dit euh s'ils sont 700000 personnes ou 1 million, ça nous fera pas reculer.
Bon, pas de bol, on était plus de deux et j'espère que le 7 mars, on sera encore plus. Ouais. Donc il leur reste la dernière stratégie qui est d'envoyer tous leur relais qu'ils ont pour essayer un de diviser la nupesse, de nous ridiculiser.
Et faisant cela, je pense que ils font une erreur d'appréciation initiale, c'est-à-dire qu'ils font justement un jugement sociologique qui est lié à ce qu'ils sont, ce qu'ils sont et cetera. Et en réalité, il renforce le soutien populaire d'une classe qui se sent méprisée, d'une grande partie des Français qui sont mobilisé pendant les gilets jaunes. Il faut pas croire que ça a pas laissé de trace quand vous vous êtes fait taper, mutiler et cetera ou même si vous aviez pas manifesté, vous étiez en soutien à cette à cette mobilisation qui finalement a gagné des choses parce qu'il y a eu des violences et qui interrogent aussi sur la relation à la violence.
Et donc à la fin, le gouvernement fait un un paris qui est risqué, je pense si je me fais juste en analyste extérieur et en utilisant sa dernière cartouche qui est celle de dire "Regardez globalement, moi je l'ai vu de l'extérieur, euh il ils parlent mal, ils sont sales, enfin je fais la caricature mais vous étiez accusé d'à peu près tous les mots et j'ai envie de dire OK, il va y avoir une pluie de sauterelle et ce sera la faute des députés de la France insoumise", mais on en est là et on essaie essayant aussi de diviser entre les syndicats et et et les les formations politiques divisé au sein de la NUPES parce que moi vu de l'extérieur personnellement c'est aussi comme ça que j'analyse toute la séquence autour de l'article 16 en vrai et c'est un truc dont on discuta avec Daniel avant de prendre l'antenne. En vrai le gouvernement à la fin il faisait ce qu'il voulait article 7 ou pas article 7 il envoyait ce qu'il voulait au Sénat et je crois que nous-même faut pas qu'on tombe dans le piège. les deux stratégies se valent à la rigure peu importe mais on voit bien que leur but c'était de dire regardez les insoumis c'est leur faute d'à peu près tout et regardez ilmènent la lutte sociale qui est elle extrêmement légitime parce qu'ils n'arrivent pas à la délégitimer donc faute de délégitimer le combat social et tenter de délégitimer des émetteurs que sont les députés de la France insoumise manque de peau.
Je pense que ça et je m'adresse à Daniel puisque ça c'est la la seule députée qui est là et qui a mené la bataille. Je trouve que ça les a légitimé parce que ça a donné voir des a donné à voir des tranches de vie euh que eux ne voulaient pas voir. Ça a donné à voir le mépris dont il faisait preuve et j'espère que euh ce sera que des outils amplificateurs de la mobilisation pour le 7 mars.
Mais c'est Ouais, c'était vraiment la séquence. En plus, ils l'ont invoqué tellement souvent, c'est la faute à Mélenchon, tu vois. Même quand même quand il est pas là, ils sont obsédés. le spectre qui est honte depuis euh enfin bref, mais il y a il y a il y a quelque chose d'assez euh euh d'assez édifiant outre l'inculture manifeste de tous ces commentateurs et commentatrices euh qui de toute évidence ne ne connaissent pas la réalité de l'histoire parlementaire de ce pays parce que franchement même enfin on on a été on a été gentil hein parce que il y a encore quelques années, je crois que c'était le débat sur la nation la EDF où il y avait plus de 100000 amendements les mêmes par ailleurs, c'est les mêmes gens en fait qui nous ont fait des leçons de comportement et cetera quand on retrouve les les archives là de Lina qui commencent à circuler.
Enfin, vous les voyez dans des états pas possibles, ils se traitent de tous les noms, ils vont même presque en venir aux mains. Donc il y a tout, il y a une hypocrisie absolument phénoménale de ces gens-là d'une part. Mais là aussi, je pense que ça dit aussi quelque chose.
Leur problème, c'est pas tant qu'il y ait du chau à l'Assemblée nationale. Franchement, comme je disais, il y a il y a eu pire. Alors c c'est peut-être pas c pas pour de bonnes raisons, mais y compris la fonction même de l'Assemblée nationale, c'est d'être une sorte de théâtre euh où s'exprime euh les passions de la société euh où voilà c'est s'il y a pas de dissensus, s'il y a pas de conflictualité à l'Assemblée nationale, en fait ce n'est plus une assemblée nationale démocratique.
Donc donc il faut ça et c'est ritualisé et c'est une violence symbolique qui s'exprime justement pour qu'elle s'exprime pas ailleurs. Donc c'est la fonction même de de l'assemblée. Mais je pense que ce qui leur pose problème en vérité, c'est que nous nous soyons là. vraiment c'est-à-dire que ceux qui peuvent accepter de leur père, ceux qui considèrent être comme leur père et leurs égos parce que ils sont sociologiquement, culturellement, ils sont identifiés comme faisant partie du même monde, il il est insupportable pour eux que des gens comme nous puissions leur dire en face en fait.
Et là aussi, on retrouve on retrouve voilà cette fracture là. Euh pour eux en fait, nous n'avons pas notre place, littéralement, nous n'avons pas notre place. C'est pas juste le débat de la retraite, c'est depuis le début, depuis 2017, nous n'avons pas notre place là.
à 17 euh ça allait encore parce qu'on était que 17, même si on leur en faisait voir de toutes les couleurs. Euh à 75 et et en entraînant les autres de la NUPES, ça ça c'est ontologiquement pour eux insupportable d'avoir ces gens-là qui euh qui qui sont là. Et et je trouve que voilà, c'est assez révélateur la la dernière scène parce que on parle beaucoup du craquage euh de de de du SOPT, mais je sais pas si tout le monde a saisi ce qui se passe à ce moment-là.
C'est-à-dire que nous on on il il il empêche en fait les dernières paroles notamment celles de Mathilde euh parce qu'on avait le droit à la parole avant de finir le débat. Donc il y a El Bropier donne la parole arbitrairement et autoritairement à DusT et donc nous on s'en va parce que c'est c'est insupportable et on se met en fait quelqu'un lance on est là le champ des gilets jaunes si Macron ne le veut pas voilà et et y compris de dire en fait c'est c'est nous qui avons gagné on est toujours là et et on va continuer et donc on sort en lançant en lançant ce champ là et tout d'un coup de l'extrême droite à la Macronie ils se sont tous levés ils se sont mis à applaudir du soft ils ont essayé de lancer une Marseillaise pour contrer le champ des gilets jaunes Et et il y a vraiment dans ce moment-là, je suis revenu sur cette scène-là, euh voilà, c'est euh parce que nous ce qu'on porte c'est c'est c'est ce qu'on portait les gilets jaunes qui avaient aussi bien euh euh le le drapeau bleu blanc, rouge, mais en référence à la Révolution française. Et eux c'est euh c'est euh les Versaillais en fait, ils chantent.
Voilà, il y a il y a il y a les Versaillets contre contre les communards qui sont là dans l'Assemblée et donc voilà, c'est je pense qu'il y a des moments comme ça assez révélateur de tout ce qu'ils sont, de tout ce qui qui qui tolère ou il décident dans quel cadre et du fait que nous on a renversé un peu les choses quoi et ça il ne supporte pas. Alors Bastien et après Nicolas aussi j'ai des questions pour vous Nicolas. Moi, je voudrais revenir sur un point qui a soulevé Manon, c'est qu'ils ont toujours la même stratégie contre nous, c'estàdire d'essayer de taper fort en décrédibilisant les émetteurs pour cliver autour de nous.
Et je voudrais juste qu'on s'arrête un instant là-dessus parce que au-delà même du cadre de la réforme des retraites, en fait, c'est une stratégie qu'ils utilisent toujours. Ils l'ont beaucoup utilisé par exemple pendant la présidentielle où je rappelle qu'on a eu à peu près tout. On a eu antisémitisme, on a eu complotisme, on a eu violence, on a eu antiflic et cetera et cetera.
Et souvent, il y a quand même un détail à retenir et tu en as parlé pendant la Marseillais, c'est qu'ils sont main dans la main avec l'extrême droite pour nous faire ça toujours toujours. Et en fait ça ça a des compétences. D'abord, je pense que c'est une erreur d'analyse complète sur le le l'actualité en ce moment parce que je pense qu'on vous avez été capable de porter dans l'Assemblée nationale les colères du peuple français par rapport à cette réforme et un ralbol général de façon de toute façon il y a un rbol général.
Donc vous avez amené ça à l'Assemblée nationale et vous avez eu raison de le faire. Mais c'est aussi une double faute de faire ça, une double faute politique. Une première pas trop grave, une deuxième particulièrement enfin en tout cas beaucoup plus grave.
Déjà un quand ils le font 9 fois sur 10, ils vont trop loin. Et ça un exemple qu'on a pendant la présidentielle, c'est quand ils ont parlé d'ennemis de la République entre nous. Et en fait, ils ont tapé tellement fort en utilisant cette expression qu'en vérité le seul truc qu'ils ont réussi à gagner, c'est que ça remobilisé les nôtres.
Tu parlais des réseaux sociaux tout à l'heure, j'ai jamais vu à aucun autre moment dans la présidentielle un pic d'engagement avec nous aussi fort que ce jour-là. ce jour-là, ils ont mobilisé tout le monde pour un an et demi de campagne. Bravo les gars.
Donc déjà, c'est une erreur parce qu'il tape trop fort. Et ensuite, deuxième chose, je pense que c'est très grave de faire ça parce que le voi juste comme une stratégie politicienne à deux balles. Mais le fait de parler, d'être main dans la main avec l'extrême droite pour nous taper fait qu'à force leurs militants et parfois même leurs ministres et porte-parole reprennent leur thèse. par exemple sur l'islamchisme, je rappelle que cette thèse est une thèse d'extrême droite à la base que si on regarde dans l'histoire vers les années 30, il y a des thèses très semblables qui ont été utilisé qu'elles ont juste été actualisé avec l'islamchisme aujourd'hui et aujourd'hui tu as des macronistes qui la réutilisent.
Euh donc je pense que c'est une erreur et que c'est très dangereux de le faire. Et tu as bien fait de soulever le point. Je voulais juste creuser un peu ce sujet-là parce que je pense que c'est une bêtise grave que font les macronistes très souvent contre nous.
Alors Nicolas, tu voulais réagir à tout ça ? Je peux ? Oui oui bien sûr.
Vas-y vas-y. Alors je pas du tout fois moi. Il y a pas de mal.
Euh en fait évidemment l'enjeu c'est pas un enjeu de politesse, hein. C'est pas parce que les les la contradiction est portée de manière polie ou impolie que les résultats changent. Alors évidemment, on peut considérer que c'est mieux d'être poli ou pas, peu importe.
Euh ce qui pose problème avec euh les euh les groupes et les députés qui ont porté d'autres voies, notamment vous euh les vôtres de la de de de la France insoumise, c'est le contenu de la politique. C'est ça qui pose problème. Euh on aurait pu imaginer que euh en démontant tranquillement par exemple le point sur les 1200 € le gouvernement dise "Ah oui, la rédaction de la loi était mal faite, on va la refaire et on va faire vraiment les 1200 parce qu'on y croit." C'est pas ce qui s'est passé.
Ouais, bien sûr, pas du tout, pas du tout parce que l'enjeu c'est le contenu de la politique. Et d'ailleurs, alors je me rappelle plus de son nom, mais il y a une députée qui est passée à l'Assemblée nationale. Alors bon, je suis de façon assez distante he et qui disait "Mais nous, on veut pas de fact checking ici." C'est-à-dire que alors vous vous en rappelez probablement mieux que moi.
C'est une député qui dit en plus c'est la la présidente, c'est Naima Moutu pendant qu'elle préside, elle est vice-présidente et elle dit "On n'est pas là pour le faire." Elle elle veut dire c'est comme du S qui n'a pas de compte. Enfin ce que ça ce que ça veut dire c'est qu'en fait peu importe la raison euh ou en tout cas la la la réalité des raisonnements qui sont présentés parce que ce sont des façades des façades pour une politique qui reste une politique de classe.
Ce qui est intéressant avec cette réforme de rotat d'un point de vue du débat public des médias c'est pas que là on s'est rendu compte qu'il mentait exceptionnellement. C'est pas ça. C'est pas ça du tout en fait.
Toutes les grandes politiques économiques, elles reposent, en tout cas celle celle auxquelle j'ai eu l'occasion de de réfléchir, elle repose sur une part de mensonge complètement directement assumé ou non, que ce soit les réformes sur l'assurance chômage, les référents sur les questions de de santé. Là, l'originalité c'est que alors on sait pas très bien pourquoi mais les médias dominants se sont saisis de cette histoire des 1200 € qui n'existaient pas. Mais de façon classique, il y a plein de réformes qui passent et puis les médias dominants tournent à plein sur les arguments du gouvernement pour des raisons qui peuvent être des raisons de construction même des médias, c'est-à-dire c'est soit des groupes capitalistes, soit c'est des groupes qui sont liés à l'État, donc nommés par des gens qui sont très puissants dans l'État, mais aussi pour des raisons très concrètes, c'est qu'en fait c'est pas facile.
Il faut le lire le projet de loi. Et en fait quand on lit le projet de loi, il y a pas écrit comment ça va se passer. il article 1er, on abroge tel passage de l'article, on on ajoute tel passage.
Bah pour reconstruire quelque chose d'intelligible, c'est pas facile. Donc qu'est-ce qu'on fait ? On lit l'exposé des motifs qui est la justification du gouvernement qui dit oui 1200 € à 85 % qu'en fait c'est pas ce qu'il y a dedans mais pour faire ce travail c'est pas facile.
Des journalistes l'ont fait hein. Alors évidemment mon collègue Michael Zemour est passé partout et de façon absolument légitime parce que lui il a fait ce travail qui est pas un travail facile mais d'autres journalistes l'avaient fait avant l'ont fait on continue de le faire. Donc l'enjeu c'est pas oh cette fois-ci il mente.
H bah c'est un peu c'est un peu c'est un mec qui crie dessus gouvernement. Ouais c'est clair. Euh Nicolas, moi je je voulais te t'interroger sur l'article que tu as écrit dans le monde diplo euh de ce mois-ci qui s'appelle novembre-décembre 95.
Quand reste-t-il ? Qui est un excellent qui est un excellent article. Oui, c'est vrai que je sais pas trop si on peut bien voir, mais tu as écrit en chapeau à chaque réforme des retraites, le gouvernement et les médias délimitent un cadre de discussion qui laisse dans l'ombre l'enjeu le plus décisif.
Le système créé en 46 donnait en effet aux salariés eux-mêmes et non pas aux entreprises ou à l'État la direction des caisses de la SQ, depuis une volonté à animer les réformateurs de tout poil, reprendre ce pouvoir. Est-ce que c'est ce qui se passe là avec cette réforme des retraites ? Les réformateurs souhaitent reprendre ce pouvoir aidé par les médias qui en décalant le débat dissimulent cet enjeu.
Pas du tout. Le pouvoir, ils l'ont déjà et ils font ce qu'ils veulent. Ouais.
Et donc tous les instruments, tous les outils qui leur permettent qui permet au gouvernement, à l'exécutif en particulier de prendre toutes les décisions qu'il veut indépendamment de ce qui se passe dans la société. refus massif pas refus massif mensonge pas mensonge fact checking pas fact check shaking tous ces instruments existent déjà et notamment euh et c'est l'objet de l'article une partie de ces instruments sont construits en 1995 et donc l'un des enjeux de l'article c'est de dire que oui 1995 est une grande victoire mais une grande victoire accompagnée d'une grande défaite aussi parce que en 1995 alors pour rappeler évidemment l'un des projets du plan Jupé c'était d'amener la durée de cotisation dans le public et dans les régimes spéciaux de 37,5 ans à 40 ans pour l'aligner sur la réforme baladure qui avait été faite en en 93, sauf erreur de ma part déjà sous forme de 493 durant l'été hein, comme ça les gens sont bien au courant. Euh il y a une forte mobilisation, une forte mobilisation qui se distingue de ce qu'on vit aujourd'hui jusqu'à présent.
Il faudra peut-être y revenir mais on compare souvent 95 et aujourd'hui pour l'instant ça me semble pas vraiment comparable. Euh mais en tout cas, ça c'est ça, il y a une victoire et cette victoire, elle a des effets vraiment euh concrets, c'est que bah il y a des gens qui sont restés plus longtemps à la retraite que ce qu'il aurait fait s'ils avaient dû cotiser 2 ans et demi en plus. Mais il y a aussi une très grande défaite euh et en fait cette défaite elle porte sur le processus d'étatisation de la sécurité sociale.
Alors justement comme vous l'avez rappelé voilà des lois de financement de la sécurité sociale date de 96 enfin. Exactement. Exactement.
Et en fait en ce que fait ce que fait Jupé en 96, c'est qu'en fait il il continue un processus qui a commencé en 46, c'est la récupération du pouvoir sur les intéressés. Et donc là justement tout à l'heure on critiquait, je critiquais un petit peu mais pas tout seul, je crois, le pouvoir unique de l'État face à tous les représentés. Euh mais en fait historiquement il y a eu de des systèmes de dou des systèmes de double pouvoir et notamment cette sécurité sociale où il y avait où c'est donc une protection sociale publique mais non étatique dirigée en majorité par les syndicats qui en 46 ont 75 % déchises dans les comités d'admin dans les conseils d'administration.
Et la première volonté du pouvoir politique à cette époque-là, c'est pas de faire des économies. Aujourd'hui, ils font des économies, mais pourquoi aujourd'hui ils peuvent faire des économies sans avoir absolument aucune espèce de bienveillance vis-à-vis de ce que pensent les gens ? Bien parce qu'ils ont le pouvoir et ils ont tout le pouvoir.
L'exécutif, il c'est très précis, c'est pas fluctuant. C'est le c'est le gouvernement, l'assemblée, toutes les les élites et les et les institutions de de la domination. Et donc ce processus d'étatisation, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que bah là où il y avait du une contestation du pouvoir de l'État via des élections et à l'époque, il faut se rendre compte de ce que ça veut dire à l'époque 75 % des sièges ça veut dire presque 75 % des sièges pour la CGT et une CGT qui était vraiment communiste en tout cas en grande partie révolutionnaire. Oui, voilà. En tout cas, en tout cas qu'il l'était beaucoup plus qu'aujourd'hui, hein.
Euh qu'on pense que c'est bien ou pas, hein, peu importe, mais quand on quand on quand quand on étudie ce qui se passe, c'est ça. Et donc, c'est des gens qui sont dans les caisses de sécurité sociale et qui contestent pas simplement la représentation en fait, ils contestent le capitalisme, l'organisation du capitalisme et ces gens ont du pouvoir, ils font ce qu'il veut. Dans l'histoire du monde ouvrier, c'est incroyable.
En fait, les les ouvriers ont toujours été dominés et tout le temps, c'est pas neuf de d'entendre "Ah oui, mais moi je suis ouvrier, j'ai mal au dos, bah retourne bosser." C'est c'est l'histoire normale de sociale de ce pays, hein. Et c'est parce que les gens se sont organisés pour contester le pouvoir de l'État qu'ils ont obtenu.
Alors, c'est pas un Nirvana 45 46 l'État encore plein de pouvoirs et il aurait été possible d'aller plus loin. Néanmoins, il y a cette conquête de 45 et donc il y a des grandes dates de récupération du pouvoir dont 1995-96 où il y a effectivement recul de Jupé sur les comment dire sur les retraites. il va inventer tous les noms de codes h qui font souffrir euh les personnels euh les personnels de la sécurité sociale et les et et les gens qui bénéficient des prestations, donc les lois de financement de la sécurité sociale aujourd'hui là le le les les les lois de financement les fameux 493, ils sont passés via des lois de financement de la sécurité sociale.
C'est inventé par Jup 95 les l'ondame l'objectif de dépense d'assurance maladie. Donc le fait qu'on budgette chaque année, donc c'est une annexe de la loi de financement, le fait qu'on budgette chaque année, et ça veut dire quoi budgeté ? À la limite budgeté, c'est pas très grave, mais dans l'organisation telle qu'elle existe, ça veut dire tous les automnes et c'est ça le le le le processus médiatico-politique qui se passe à l'automne.
Tous les automnes, il faut voter la la loi de financement de la sécurité sociale et tous les automnes ont dit le régime général est en déficit, il faut faire des économies. Évidemment, jamais on dit qu'il faut augmenter le taux de cotisation puisque le taux de cotisation est gelé. Et d'ailleurs, JUP invente une institution pour geler le taux de cotisation qui s'appelle la CADES, caisse d'amortissement de la dette sociale avec un impôt nouveau qui appelle la CRDS, contribution au remboursement de la dette sociale.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Enfin, on n'est pas obligé de retenir sur ces trucs là. Ça veut dire qu'à partir de ce moment-là, il dit bon benah, finalement, on va plus augmenter les taux de cotisation ni euh la CSG ou de façon modérée.
Ce qu'on va faire maintenant, c'est quand il y a des déficits, on les met dans une caisse et on va les refinancer sur les marchés financiers. Et pour réussir à rembourser tout ça, bah il va falloir serrer la vis, c'est-à-dire faire des économies. moins de prestation pour les gens.
Donc tout ça se met en place à ce moment-là. Le à ce moment-là naisse aussi ce qu'on appelle les coges. Euh c'est les les les contrats d'objectif euh et de gestion. l'État c'est complètement réapproprié la sécurité sociale et elle contracte avec elle sur des des modalités qui sont des modalités où elle ordonne à ses à à ces caisses de sécurité sociale toutes he la maladie la la vieillesse, la cause et cetera elles leur disent comment elles doivent travailler pour faire des économies et donc pour faire des économies bah du coup il y a moins de monde qui travaille dans les caisses de sécurité sociale et quand il faut régler un problème bah c'est pas possible hein et donc tout ça c'est tout ça c'est à ce moment-là que c'est pas que ça ce n'est mais il y a un paraachèvement de ce processus qu'il faut interroger aujourd'hui.
La question qui est posée en filigrane qui est super intéressante et qui est une question long terme où ça vaut le coup de de dézoomer un peu la question du financement de notre système de protection sociale. Et dessus pour moi ça pose deux questions. Premièrement de le financer avec des taux de cotisation qui sont par ailleurs des taux fixes.
C'est-à-dire que c'est le même taux quel que soit votre niveau de revenu. C'est profondément injuste. Et aujourd'hui la CG est devenue de facto non seulement un outil de financement de la protection sociale mais est devenu un impôt puisqueune partie de la CG est affectée à de l'impôt et est profondément injuste.
L'impôt sur le revenu que vous soyez riche ou pauvre, vous ne payez pas le même taux et il devrait être la même chose s'agissant notamment de la CG qui facto est devenue un impôt et qui a été dévoyé de son euh but originel qui est le financement de la protection sociale. Et a deuxième question que ça pose qui à mon sens la plus essentielle et qui est trop peu abordée dans ce débat. C'est la question du partage de la valeur ajoutée.
Le partage de la valeur ajoutée, c'est les richesses qui sont produites en France. on se pose la question de comment on les partage et on les divise entre ceux qui les produisent, les salariés et puis ceux qui ont mis le capital à l'origine que sont notamment les actionnaires des entreprises. Et il y a eu un glissement de ce partage de la valeur ajoutée sur les 40 dernières années singulièrement dans les 10 dernières années qui fait que de plus en plus ce partage de la valeur ajoutée va de des salaires aux actionnaires.
Et pourquoi c'est important dans le débat qui nous occupe sur les retraites ? parce que le taux de cotisation, la contribution au système de protection sociale n'est pas le même si ça va en salaire ou si ça va en dividende aux actionnaires. Dit autrement, plus vous augmentez la part des salaires dans la valeur ajoutée, donc dans les richesses qui sont produites aujourd'hui dans notre pays, plus à la finance notre système de protection sociale.
Et donc c'est pour ça que c'est si essentiel quand vous aviez dans les années 80 en moyenne un salarié qui travaillait une semaine par an pour financer les actionnaires et qu'aujourd'hui il travaille 4 semaines par an pour financer les actionnaires. Oui. Le problème la question des retraites derrière c'est le question du partage des richesses dans notre pays et la part qui est dédiée au salaire.
Et quand on voit que des entreprises comme Total font près de 20 milliards d'euros de bénéfices que les entreprises du 440 viennent d'annoncer un nouveau record. Chaque année c'est un record. Moi quand je travaillais à Oxfam à chaque fois je disais c'est un record, c'est un record.
Je me lassais moi-même à dire ça et j'y suis plus et il y a encore des nouveaux records quoi. Donc ça tombe bien parce que sinon je me lassis moi-même à répéter ça à chaque année. Mais je sais pas si on se rend bien compte l'importance de ce sujet derrière.
Et quand je vois en plus le gouvernement qui tente de faire diversion, ils font un truc à la mort moileneux, une grande convention sur le partage de la valeur où il ils vont nous faire dividendes salariés, pardon. Mais en fait ce qu'on veut c'est du salaire. Et si le produit des richesses par ailleurs qui est fait par les qui est produit par les salariés est redistribué en salaire, alors on peut financer notraite à 60 ans mais un système de protection sociale qui est beaucoup plus juste.
C'est pour ça que la bataille sur la le partage de la valeur ajoutée, il est essentiel et qu'il faut pas tomber dans le panneau que va nous donner le gouvernement là dans les prochaines semaines où ils vont nous dire "Ah, on va donner trois cacahuètes en dividend de salarié aux salariés et que la vraie question qu'il faut poser derrière, c'est les salaires, les salaires", les salaires. Pardon, j'étais Ouais. Après non, pas du tout.
Après on avance parce que ça fait déjà 1 heure qu'on est ensemble. Après on va aller sur la chronique de B. C'était c'était c'est vraiment important de reprendre de de la perspective et c'est vrai que en fait on a l'impression que c'est normal de voter des PLFSS et on oublie qu'en fait ça n'a pas toujours existé et on oublie y compris que pendant une courte période c'était les salariés eux-mêmes en fait qui géraient la SQ.
On a l'impression que c'est normal maintenant que ce soit le gouvernement. Moi, c'est un point que je que que je pointe souvent quand dans les réunions publiques et je pense que c'est important pour montrer que on peut faire autrement, y compris on peut organiser autrement. et aussi en rappelant euh la phrase de de Denis Kessler en 2007 euh parce que voilà, c'est c'est le c'est le programme de Macron et en fait tous on ont on se sont appliqués à faire ça et il disait, c'était dans Challenge euh le le le journal de tous les bons informés euh en matière économique qui disait euh vous regardez alors ça a l'air comme ça d'aller dans tous les sens et cetera mais en fait c'est très clair.
Vous reprenez toutes les réformes de 1945, c'est là il s'agit de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance. Et enfin, je trouve que ça c'est écrit noir sur blanc. Il y a pas besoin de penser à un complot de je sais pas qui.
C'est écrit noir sur blanc, c'est imprimé, ça a été vendu. Et il disait euh la vérité que porte en fait les les capitalistes depuis depuis 45 par ailleurs hein. Euh en 45, ils ont pas pu trop l'ouvrir parce que vu qu'ils étaient de l'autre côté euh pour éviter de se faire reconnaître, ils l'ont ils l'ont fermé.
Mais je crois que une des premières réformes doit d'être de 47. Enfin, ils ont commencé en fait à renier sur euh euh le la conquête incroyable qui est euh la sécurité sociale qui est quand même un truc cette masse d'argent. C'est quoi 300 milliards euh qui est qui est géré qui était géré à l'origine.
On ces milliards doivent être gérés par les gens qui les produisent eux-mêmes. C'est un truc qu'ils ont jamais avalé en vérité. Et leur programme ça a été dès le départ 2 ans après, de commencer à défaire tout ça méthodiquement. et Macron s'inscrit là-dessus et je trouve que c'est vraiment très utile en fait de replacer ça dans ce contexte et dans cette dans cette lutte des classes qui n'a jamais qui ne s'est jamais terminé et qui continue aujourd'hui.
Nicolas et après on avance juste un mot sur cette question de du partage de la valeur ajoutée, du partage de la richesse. Bien sûr, très concrètement au quotidien c'est très important mais à mon avis l'enjeu c'est que pour décider du partage il faut avoir le pouvoir sur l'économie. Donc l'enjeu c'est pas de réussir à grignoter un point ou deux dans le PIB.
L'enjeu c'est de construire des institutions qui permettent de pas laisser le choix, c'est-à-dire qui permettent de faire à ce que les personnes qui sont majoritaires puissent prendre les décisions. Et donc ça c'est le pouvoir sur l'économie. C'est pas simplement combien tu prends, combien je te laisse parce que à ce jeu-là, c'est terrible.
Et donc, vous l'avez dit un petit peu, enfin l'une des raisons pour lesquelles la sécurité sociale va mal, c'est parce qu'il y a une lutte contre les salaires depuis des années qui fait que bah on va préférer des des formes de rémunération qui sont non adossé à de la cotisation, donc à du financement de la SQ. Et c'est pour ça qu'il faut aussi bien réfléchir à ce qui se passe en ce moment sur les stratégies notamment syndicales parce que évidemment je vois bien que tout le monde est très content qu'il y a une unité syndicale et c'est probablement très positif. En 95, il y en avait pas d'unité syndicale, hein.
Euh et en fait, vous avez parlé de de cette convention partage pendant que la CFDT est en train de faire les manifestations avec avec l'intersyndical, euh, elle est sur le point de signer un accord national interprofessionnel sur la question du partage de la valeur ajoutée. Alors, ça s'appelle, comment dire, c'est de de la participation. La mesure phare, c'est augmenter la participation.
C'est-à-dire que dans les les entreprises qui sont inférieures à 50 salariés, on va rendre obligatoire la participation. Qu'est-ce que c'est que la participation ? Bah la participation, c'est de la rémunération sans cotisation.
Donc on manifeste pour défendre les retraites mais en même temps, on signe des trucs qui font que les caisses sont vides. OK. On avait plusieurs parties, on avait même un pop quiz mais bon je pense qu'on va on va on va avancer et on va vous le garder.
Il est excellent le pop quiz pour la semaine prochaine. On voulait aussi parler de du fiasco de Ris. Désolé mais c'est intéressant.
Oui oui, c'est qu'on qu'on vous réinvite pour un entretien beaucoup plus au long cours. Euh donc bon, on devait aussi parler de Ringis et du fiasco, enfin du coup de com de Macron complètement raté à Ringis, mais le fait juste de le mentionner comme ça vous l'avez en tête aussi pour pour ce soir. Mais on va aller sur l'dito de Bastien.
On va faire un pas de côté parce que là on a fait son ret et là on et on fait on fait lesdos de de Bastien sur un sujet qui ne vous a certainement pas échappé d'ailleurs aujourd'hui. Bastien, on t'écoute. Merci beaucoup.
Et voilà Julie Bastien. Les temps sont durs. Ouais enfin plutôt ils sont secs.
Je ne sais pas si l'actualité autour de la réforme. Tu as vu cette intro quand même pardon. Je disais, je ne sais pas si c'est l'actualité autour de la réforme des retraites vous a laissé le temps de voir ça, mais la France connaît aujourd'hui son 32e jour, pardon, consécutif sans pluie, ce qui est à la fois un record pour les mois d'hiver évidemment, mais aussi un record tout court, un nouveau record puisqu'un tel enchaînement n'a sans aucune goutte d'eau pardon, n'a jamais eu lieu dans notre pays, du moins depuis 1959 qui est la date à laquelle Météo France a commencé à analyser l'information.
Cela dire que c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Pardon. Pas mal.
Heureusement que c'est pas la conclusion de ma chronique parce que là je partais. Ouais, c'est clair. Déso, pardon.
Non, très bien. La blague est bonne. Euh le précédent record pour info était de 31 jours et il a eu lieu entre mars et avril 2020.
Une bonne nouvelle ne venant jamais seul mais France ajoute aussi que les sols sont aujourd'hui aussi secs qu'habituellement à la mi-avril. Voilà. Voilà.
Enfin des bonnes nouvelles Julie. D'abord des records qui tombent prouvant que nous sommes de plus en plus performants après année année et ça ça doit lui remonter le moral à Macron de voir son quinquena enfin marqué par une réussite par une belle performance. Lui l'entrepreneur, le startuper le premier de cordé toujours obnubilé par la compétitivité par la l'attraction. lui le champion de la terre, le voilà enfin récompensé pour ses nombreux efforts.
Il faut dire aussi que pour Macron, ça je suis sûr que personne aurait vu a vu ce coup-là, ce record de sécheresse ouvre une opportunité politique qui pourrait être une formidable bouffée d'air frais alors que le pays n'a jamais été aussi unifme réforme de retraite où tout le monde y perd. Maintenant, je crois que tout le monde a bien compris. Voici que s'offre à lui quelque chose qui peut plaire à tout le monde.
Car si on y regarde bien et sans tomber dans le complotisme de Bas étage Julie, ces 32 jours sans une seule goutte de pluie coïncide quand même drôlement bien avec la mobilisation contre la retraite à 64 ans. Autrement dit, pendant que les bourgeois peuvent siroter leur café beaucoup trop cher ou leur bière IP à dégueulasse mais super tendance à la à la terrasse de leur bistro préféré, beaucoup trop cher. les prolos, les chômeurs, les fonctionnaires, les profs, les étudiants, les précaires, les classes moyennes, les intermittents, les retraités, les employés, bref tous les autres peuvent profiter de ce temps clément pour manifester sous un beau soleil sans jamais risquer d'être embêté par la pluie.
Ceux qui soi ont franc quand même une bonne nouvelle parce que c'est plus sympa de marcher sous le soleil que de marcher dans le froid, le pantalon et les chaussures trempées en supportant cette petite pluie énervante qui coule comme ça sur le front pendant que le vent te rabat le son du mégaphone d'à côté dans les oreilles et que la pancarte que tu tiens avec ta main gelée tombe doucement sous la pression de ce même vent et sous le poids de l'eau qui s'est infiltré dans le carton. Bref, c'est insupportable et c'est beaucoup mieux sous le soleil. Alors c'est pas beau ça franchement.
Voici que la sécheresse dessine sous nos yeux la fin de la lutte des classes et l'apparition enfin d'un même intérêt commun, le soleil permanent, la fin de la pluie qui profite à toutes et à tous. Et tout ça grâce à qui ? Grâce à Macron.
Qui lui cru Macron comme solution pour rassembler les Françaises et les Français derrière une cause commune ? Franchement en le lisant, ça me fait rire. Après 5 ans d'un mandat violent et autoritaire, c'était pas donné.
Mais voici que le président En marge devient enfin le père de la nation. Alors oui, je le dis, j'ose le dire. Merci monsieur Macron.
Soyons juste. Merci aussi à tous vos prédécesseurs et à tous vos amis mini chefs d'entreprise et lobbyistes. Vous œuvrez toutes et tous dans le même sens et c'est beau à voir.
Merci d'abord pour tout ce que votre politique met en place pour permettre cette sécheresse historique. Merci d'avoir protégé et conservé les centrales à charbon et les hydrocarbures dans notre pays. D'avoir autant œuvré Maon qui en parlait à Bruxelles pour imposer une politique agricole commune si favorable aux gigantesques fermusines qui gaspie l'eau à toutva partout en Europe pour se produire pour surproduire tout et n'importe quoi dans des conditions déplorables.
Merci d'avoir aussi facilité l'implantation des lieux de stockage et de déchets électroniques qui pourrissent l'eau et les sols avec le mercure, le plomb et autres déchets sympathiques. Merci enfin de considérer l'eau comme une marchandise et d'organiser de la spéculation dessus alors que celle-ci vient à manquer. Et surtout surtout merci pour tout ce que cette sécheresse pourrait nous offrir à l'avenir.
Disparition d'espèces animales et végétales, feu de forêt précoce à répétition, pénurie d'eau généralisé, problèmes agricoles et donc pénurie alimentaire, problèmes économiques et sociaux qui résultent de tout cela. Bref, un bien bel avenir sous un soleil radieux. En deux mots, merci Macron.
Et pour être un peu plus sérieux sur la fin, du coup, il ne nous reste plus qu'à espérer deux choses. Que la météo permette à nos sols de prendre enfin l'eau et deuxièmement que la réforme des retraites fasse la même chose. Voilà.
Allez, pour finir le 7 mars avec contre Macron et son monde absurde et dangereux, on bloque tout le pays. Bravo ! Merci beaucoup Bastien pour cette chronique qui aurait pu le prédire.
On accueille. Alors, alors il y a Clarence Mcdoual qui est le coanimateur des Ah bah qui reste sur place à présenter aujourd'hui. Il faut que tu remontes le fauteuil.
Ah, merci. Euh mais justement là-dessus, moi je voulais te ce que j'ai vu que tu as tweeté, c'est comme ça que je l'ai appris d'ailleurs. L'accord de libre échange UE Nouvelle-Zéléande.
Je lance l'alerte. Euh le la Commission européenne vient d'inventer un nouveau principe, le protectionnisme libre échangiste. Vous savez, c'est le protectionnisme pour dire que quand même on avait un peu raison et que quand même c'est bien d'avoir des industries qui produisent sur le sol européen pour éviter de faire venir de l'autre bout du monde.
Mais en même temps, les accords de libre échange, c'est chouette. Et du coup, on va en signer et en faire voter une dizaine d'ici la fin du mandat, dont le prochain avec la Nouvelle-Zélande. C'est vrai que de faire venir du lait de l'autre bout de la planète alors que nos producteurs de lait en France et dans l'Union européenne crèvent la dalle, arrivent pas à écouler leur stock et en plus le calé est produit avec des pesticides et herbicides qui sont interdits sur le sol européen.
Bref, on n'est pas une contradiction prêt et en même temps, j'ai envie de dire que ça nous donne des perspectives de lutte parce que je sais pas si on peut prédire si Macron avait prévu cette sécheresse, mais nous on prédit une belle bataille au Parlement européen contre ces accords de libre échange. Ouais, on suivra ça. Je suis pas aussi fort dans l'écriture de chronique mais moi j' une improvisation, c'est un autre talent.
Euh, tu voulais dire un mot ? Quelque chose ? Oui, bien sûr.
Vas-y, vas-y. Moi, moi, je voudrais dire que c'est terrifiant. ce que vous racontez enfin tous les deux d'ailleurs, c'est terrifiant mais je pense que enfin c'est ça c'est vraiment en plein dans la réflexion qui peut être la nôtre sur la question des retraites.
En fait tout le monde sait que ça va pas, que les décisions qui s'accumulent sont des mauvaises décisions. Ça montre bien que effectivement s'opposer au capital, c'est-à-dire au pouvoir du capital sur la production, c'est très important. Mais ce qui est absolument décisif aujourd'hui, c'est de s'opposer à la à l'organisation contemporaine du politique, c'est-à-dire tout focaliser sur l'État.
Et donc il faut critiquer l'état, il faut remettre en cause l'organisation politique et les institutions qui font que les toujours les mauvaises décisions sont prise et on voit bien là enfin il y a eu pour plein de choses débat qu'on avait pu euh amener avec la 6e République constituante. En tout cas, enfin, je pense vraiment que l'un des enjeux absolument centraux euh c'est c'est critiquer en plus du capital entre critiquer l'organisation des institutions du point de vue politique, le fait que un petit nombre de personnes décident de tout et décident de tout dans leur intérêt complètement. Merci beaucoup.
Alors, on a Clarence juste sur la question de l'eau, je fais la petite jamais. Moi je propose c'est qu'on fasse durer l'émission jusqu'au retrait pour c'est pour dire que sur la question de l'eau parce que quand même c'est un sujet qu'on a porté qu'on a été les seuls à porter pendant très longtemps. Matine Panot avait fait toute une campagne là-dessus.
Jean-Luc a repris la question mais c'est pour dire que voilà ça c'est un enjeu dont on saisit l'importance et sur lesquels il y a beaucoup de choses à faire et que l'enjeu est est à la enfin à la hauteur que c'est mais il y a du travail qui est fait et il y a des propositions qui arrivent. Donc allez vite regarder sur dans les livrets de de la France insoumise parce que sur ce sujet effectivement crucial, on a des choses à dire et à et à défendre en fait. Sujet d'ailleurs que les médias avaient très peu relayé.
Voilà. Ah bah CL avait pas réussi à imposer le débat là-dessus. Clarence Clarence en fait Clarence tu es donc le coanimateur du pôle caravane populaire à la France insoumise et on t'accueille sur le plateau parce que là on va parler donc du pour clore cette émission du 7 mars parce que le 7 mars on bloque tout partout et donc on a plusieurs façons on a plusieurs façons pour bloquer le pays pour accompagner les les grévistes et ceux qui qui luttent on a les caisses de grève on en est d'ailleurs à 150000 € sur notre caisse de grève insoumise à répartir qui sera c'est 18 195000 €896 Waouh !
Ah ouais ! Depuis octobre 2022 excellent et bien la participation et le soutien financier aux grévistes permettent que les grèves on on n'est pas sans ignorer que ça plus ça dure plus difficile de tenir une grève et que le soutien financier est indispensable. On a aussi les fac et les lycées qui qui seront bloqués.
On espère il y en avait déjà la semaine dernière 200 lycées et 15 qui étaient qui étaient bloqués. Il y aura aussi plusieurs actions j'imagine de péag bloqué et cetera. Et on a les caravanes populaires qui sont organisées, qui repartent et on a Clarence McDugal pour en parler avec nous.
Clarence, je te laisse la parole. Bah bonsoir tout le monde. Bonsoir J, merci de l'invitation.
Je suis très content d'être là ce soir parce que c'est c'est la première fois que je suis invité. Donc je j'espère que je vais être bon comme ça bah ça sera pas la dernière. Euh donc voilà, je coanime le pôle caravane populaire et correspondimmeuble avec Diango Traoré.
Et donc, on vient de relancer donc des caravanes populaires cette fois-ci donc pour nos retraites. Donc pour rappel, les caravanes, ça existe depuis euh 2016. Euh donc il y a eu des centaines d'étapes qui ont qui ont été organisées depuis.
Euh moi j'en ai fait 36 pour ma part. Voilà, donc je suis assez fier de cette petite stat. Et euh donc voilà, l'été 2021 par exemple, on a fait une caravane sur l'accès aux droits sociaux, notamment l'accès aux droits de vote l'été dernier euh sur la vie chère avec l'inflation qui a qui a commencé à ce moment-là.
Et euh donc là, on commence donc des caravanes pour nos retraites. Donc euh 10 étapes. Euh on va principalement donc quatre régions et donc 10 départements assez ruraux où on n' pas de députés à la France insoumise qui ont été élus et on a privilégié cette fois-ci euh plutôt des euh des villes moyennes voire assez petites.
Donc le format, il reste le même qu'une caravane classique. Le but c'est vraiment donc d'être au plus proche des gens euh d'informer sur la réforme des retraites euh de répondre également donc au mensonge du gouvernement et aussi donc faire les petites simulations avec le collectif nos retraites parce que ça marche plutôt bien et les gens se comprennent en fait comment ils vont être impactés concrètement et que bah en fait tout le monde est perdant avec cette réforme. Donc voilà aussi donc sur le but de ces caravanes là, c'est d'appeler bien évidemment donc à la mobilisation du 7 mars.
Donc on a je vous l'ai dit, on va plus dans des petites villes donc des villes moyennes car on a vu en fait le 19 et 31 janvier qu'il y a une forte mobilisation dans ces villes-là. Par exemple, on sera à Dall le 24, 20000 habitants et il y avait 4000 personnes dans les rues le 31 janvier. Donc voilà.
Donc l'idée c'est vraiment d'appeler les gens à se mobiliser aussi pour cette date là. Donc si vous souhaitez participer à une caravane populaire proche de chez vous, vous pouvez vous rendre sur le site de la France insoumise caravane populaire pour nos retraites. S'il n'y en a pas, ne vous inquiétez pas, vous pouvez aussi en organiser une.
C'est quand même assez facile à faire. Il y a toutes les fiches pratiques qui ont été mises et donc on se retrouve donc pour 10 jours pour Caravane populaire et bien sûr le 7 mars bah on bloque tout. On bloque tout partout.
Non, c'est c'est très important ces caravanes popules parce que vous on a enfin vous en avez organisé cet été aussi et les gens dans les quartiers où vous passiez étaient étonné de vous voir hors période électorale. Bah oui, c'est vraiment important qu'on fasse ce travail-là de toujours euh être présent sur le terrain, pas que juste euh quand il y a une élection euh 2 semaines avant. Euh bon, bien sûr, on le fait aussi hein, normal, mais euh voilà, de continuer en fait euh ce travail d'être au plus proche euh euh du peuple et de sentir en fait le le pou bah des gens et de de savoir en fait euh comment ils vont, par exemple.
Enfin là, tous les retours qu'on a sur euh sur la caravane euh c'est vrai, les gens bah ils en peuvent plus quoi. Il y a il y a un fort rejet de cette loi antisociale, pas juste et pas justifié quand on dit 80 % des des gens qui la rejettent. Bah oui, c'est pas juste un stade quoi.
Derrière voilà, il y a une vraie un vrai rejet en fait de de la réforme des retraites. Parfait. Merci beaucoup Clarence d'être venu.
C'est très bien, tu seras réinvité à l'émission populaire. Si je peux d'abord féliciter les copains parce que il c'est un gros gros boulot. Moi, j'ai j'avais fait quelques étapes euh une des sur une des précédentes caravanes, donc Ouais.
Ouais. Et euh et le c'est un gros boulot et les copains, ils sont vraiment en caravane et et ce sur place aussi. Et euh et c'est important de signaler aussi le ciblage de ces de de ces lieux.
Euh il y a des députés référents qui peuvent aider à faire les étapes justement parce que c'est des endroits où on n pas de députés et on a mis en place un dispositif de députés référent, c'est-à-dire que c'est aussi des liens vers lesquels les habitants, les syndicalistes, les collectifs de lutte peuvent se tourner pour qu'on relaie à l'assemblée bah les problématiques locales. Donc il y a il y a plein de collègues qui sont super contents en fait de voir que il y a un dispositif national du mouvement qui se déploie dans la stratégie globale qu'on s'est qu'on s'est donné aussi depuis décembre et qui et qui vise vraiment à aller conquérir les campagnes, la ruralité tous les endroits en fait où on n'est pas encore et où il y a tellement de gens qui peuvent être et nous rejoindre dans la bataille des retraites et puis dans la bataille pour gagner une majorité populaire. Donc bravo au aux camarades pour tout le boulot et puis euh aller faire un tour, c'est assez chouette euh ces caravaneslà.
Parfait. Merci beaucoup. Merci beaucoup à tous les cinq d'être venus sur le plateau de l'émission populaire.
Merci à toute l'équipe avec qui on monte l'émission. Rendez-vous la semaine prochaine. Bah, c'est le jour du blocage.
Non, ça c'est elle est trop pressée. C'est c'est le nombre le nombre de dodo avant l'anniversaire. Alors alors Julie, c'est dans c'est dans 13 dodo, je crois.
Voilà. Bah vous pouvez aussi bloquer le pays la semaine prochaine mais après c'est mieux si on s'y met tous en même temps le 7 mars. Donc à la semaine prochaine jour normal et banal à 19h même heure et le 7 on bloque tout.
Ciao [Musique]
Manon Aubry