Raphaël Arnault (LFI) et Elsa Marcel (RP) en meeting à Orléans !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 50 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:07OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ces mesures disent du droit de militer et du climat répressif en France ?
- 18:15OuverteRéponse directe
Quelle place accordez-vous aux institutions comme la justice dans votre lutte ?
- 28:52OuverteRéponse directe
Comment articuler les revendications démocratiques avec les luttes sociales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:29Fait
« l'architecture en fait de ces dispositifs, on la doit en particulier au Parti socialiste en 2014 qui a retiré l'infraction d'apologie du terrorisme du droit de la presse pour l'insérer dans le code pénal »
- 10:44Fait
« On nous est reproché de vouloir vaincre le fascisme. »
- 17:41Fait
« ils avaient rien à reprocher, tellement rien qu'avec l'avocat, on s'est amusé à aider la policière pour essayer de trouver des trucs »
- 19:38Fait
« le terrain judiciaire peut être une arène de combat qu'il faut investir »
- 24:26Fait
« On va certainement pas faire sans nous dans une situation où l'extrême droite pourrait prendre le pouvoir »
- 36:19Fait
« le parti nazi avant son accession au pouvoir était devenu le parti majoritaire dans la jeunesse »
- 37:30Fait
« la bataille culturelle, elle est très loin d'être perdue »
- 46:46Fait
« la question électorale doit renvoyer de l'énergie et de la force pour les mobilisations et qu'à l'inverse nos résultats électoraux sont les résultats aussi du rapport de force imposé dans la rue »
- 47:26Fait
« surtout que ne s'accarte pas le mouvement parce que sinon on risque de le briser, on risque de le ralentir, on risque de trop l'orienter »
- 48:56Fait
« Évidemment que ce qui s'est passé dans l'immobilisation par la pour la Palestine, évidemment c'est pas que du fait de Rima Hassan. Bien évidemment que non. Il faut pas comme ça individualiser la lutte, personnifier et cetera. »
- 50:12Fait
« On s'est mangé des grenades tirtendu dans la tronche là. Il y a deux trois fois il y a des camarades qui m'ont poussé. Sinon c'était quick quoi. »
- 52:58Fait
« on a évité Marine Le Pen mais qu'on nous a on a gagné Retaillot »
- 53:37Fait
« Darmanin qui explique à Marine Le Pen qu'elle est trop molle vis-à-vis de l'islamisme »
- 58:04Fait
« Les députés de la France insoumise, ils sont tous en train d'être payés à 2500 €. Non, ils sont pour le référendum, ils sont pour le 7. »
- 58:46Fait
« il faut absolument que d'autres idées émergent et imposent un ensemble du spectre politique de nouvelles idées »
- 1:01:56Fait
« Est-ce que oui ou non l'extrême droite va réussir à nous plonger dans une société fasciste ? C'est ce qu'on est en train de vivre sous nos yeux. »
- 1:05:11Fait
« Trump, il est beaucoup élu sur le bilan de Biden. Trump, il est élu notamment parce que les gens ne voulaient plus voter pour genocide Joe. »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour, Urgence Palestine Orléan et le point levé Orléan vous accueille aujourd'hui pour une table ronde sur la répression et la militarisation à l'heure du génocide des Palestiniens. Un temps de question vous sera dédié à la fin de la table ronde et la la conférence va être rediffusée. Je vais laisser la parole à mon camarade Rachid de Urgence Palestine Orléand. Bon, Urgence Palestine Orléan et l'antenne orléanaise du collectif Urgence Palestine. UPO est l'un des collectifs à l'origine de l'organisation de cette conférence. UPO a déjà invité à organisé une conférence avec Hassan dans cette même salle en mai 2025.
Serge Grouard, le maire, a voulu interdire cette conférence mais la justice a donné raison à UPO. Urgence Palestine est un collectif citoyen. Maintenant je parle de Urgence Palestine nationale. Est un collectif citoyen né peu après le 7 octobre 2023 en réaction à l'offensive génocidaire israélienne sur Gaza. Parmi ces porte-paroles, Omar Assumi qui est déjà venu à Orléan en 2024, il est aujourd'hui interdit bancaire. Il a été en garde à vue pendant 48 he le 5 novembre et il est poursuivi officiellement pour apologie du terrorisme et officieusement pour son soutien à la résistance palestinienne.
Aujourd'hui, avec nous ce soir, son avocate Elsa Marcel, également porte-parole du parti politique Révolution permanente. les objectifs de UP. lutter pour l'autodétermination du peuple palestinien lutter pour un cesser le feu immédiat et la levé du blocus de Gaza et annoncer le massacre et les genocides et le siège de Gaza. Dénoncer la complicité du gouvernement français avec les actions criminelles israéliennes. dénoncer l'occupation le colonialisme et la parteille dans Palestine et aussi organisation de manifestation de solidarité avec la Palestine. Action juridique, le collectif a déposé des plaintes pour complicité de génocide au crimes contre l'humanité.
Urgence Palestine subit une répression intense de la part du gouvernement français et est toujours menacé de dissolution au même titre que la jeune garde antifasciste dont on reçoit aujourd'hui l'ancien porte-parole Raphaël Arnud député lesfi aujourd'hui. Merci Raphaël. Nous sommes fiers de vous accueillir ce soir dans cette salle que l'extrême droite a voulu nous retirer. C'est la deuxième fois qu'on subit une campagne d'interdiction alors qu'on organise un événement politique dans cette salles à Orléan. D'abord, on a eu le maire d'extrême droite Serge Groard qui a tenté d'interdire la venue de Rima Hassan en mai dernier.
Et maintenant on a l'extrême droite locale qui souhaite censurer la parole du député antifasciste Raphaël Arnaud. Extrême droite et la bourgeoisie ont peur de la gauche internationaliste proalestinienne et nous ils nous font pas peur. Bien heureusement dans cette lutte, on a pu compter sur des camarades de nombreux acteurs de la lutte à gauche et à la gauche radicale et à l'extrême gauche locale, notamment dans la mise en place d'un service d'ordre pour votre confort et le bon déroulement de l'événement.
Donc nos remerciements pour cette aide précieuse apportée à l'organisation de cette table ronde vont tout d'abord à la France insoumise, au NPA, au collectif antifasciste orléanais, à un faux gauchot qui filme cette conférence et bien sûr à Raphaël Arnaud et Elsa Marcel pour leur venu. Je laisse maintenant la parole à mon camarade Matis du point levé qui a quelques questions pour Elsa et Raphaël.
[applaudissements] [applaudissements]
Donc merci à vous d'être venus en tout cas et merci au public aussi. Euh donc comme Rachid l'a dit, le 5 novembre euh Omar Alsumi, le porte-parole d'urgence palestine, euh a été embarqué et gardé enfin a été emmené en garde à vue pendant 2 jours pour son soutien à la Palestine. Et comme lui justement, bah des dizaines de militants depuis le 7 octobre 2023 font sont poursuivis sur ce critère d'apologie du terrorisme comme notre camarade de Anaskazib. Et c'est aussi le cas de de Rima Hassan qui hier a été convoqué pour la troisème fois sur ce même fondement de répressions politico-judiciaire.
Donc euh de même cette année, on a vu que le gouvernement il engagé une procédure de dissolution contre Urgence Palestine et contre la jeune garde dont tu es le cfondateur Raphaël et son ancien porte-parole. Donc la question que j'aimerais vous poser, c'est qu'est-ce que disent ces mesures du droit de milité et du climat répressif en France ? Oui, bonjour à tous et à toutes. Merci à Urgence Palestine au point levé de m'avoir invité.
Je pense que c'est une table ronde qui est importante dans la séquence et effectivement pour rentrer dans le vif du sujet, je pense qu'on peut dire que bah ça fait au moins 10 ans qu'il y a une accumulation disp de dispositifs répressifs et d'offensive autoritaire extrêmement resserré en France, mais que depuis le 7 octobre, on assiste au déploiement absolument inédit de une grande panoplie d'outils répressifs qui permettent notamment de rester de la parole publique mais pas que et j'y reviendrai. Et effectivement, on a beaucoup parlé de l'infraction d'apologie du terrorisme.
Moi, vous l'avez dit, je suis militante à révolution permanente, mais je suis aussi avocate au barou et je ne compte plus les dossiers que j'ai plaidé, que ce soit pour défendre des personnes accusées d'apologie du terrorisme ou de provocation à la haine raciale parce qu'il y a aussi une instrumentalisation absolument abjecte euh des accusations en antisémitisme pour en fait faire terre les voies de la solidarité avec la Palestine.
Il faut comprendre que l'architecture en fait de ces dispositifs, on la doit en particulier au Parti socialiste en 2014 qui a retiré l'infraction d'apologie du terrorisme du droit de la presse pour l'insérer dans le code pénal au chapitre des infractions antiterroristes et ce qui permet tout un tas de choses très pratiques pour le pouvoir notamment de déférer en comparion immédiate augmenter les peines de prison puisqueen fait ça on jusqu'à 7 ans d'emprisonnement quand même pour des tweets, des prises de parole en manifestation ou des tractes qui ont été distribués et ça sert en fait à Bah, je veux dire réprimé de manière très forte l'opposition politique puisqu'on voit que ça a ciblé des personnalités politiques syndicales ou associatives.
Je pense évidemment à Rimain mais aussi à Mathilde Panot, je veux dire qui est quand même si ça a été classé mais qui est une présidente du groupe parlementaire qui a été convoquée au commissariat mais aussi à Anas dont le procès était prévu en juin qui a été renvoyé en juin prochain où en fait c'était le premier responsable politique d'une organisation à être poursuivi puisqu'il y a des convocations mais les gens sont pas forcément poursuivis mais aussi à Omar qui non seulement est désormais poursuivi pour apologie du terrorisme mais qui fait l'objet d'un gel de ses avoirs donc ça veut dire que ses comptes sont gelés et il faut prendre la mesure de la brutalité de ce type de dispositif c'est normalement quelque chose qui était beaucoup utilisé dans les procédures antiterro mais là qui s'adresse à quelqu'un qui est pas condamné où a priori on reprochein sur le terrain du financement et on voit que pour museler la parole publique, on peut utiliser vraiment un arsenal d'outils administratifs pénaux et qui servent de de ce point de vue à à à s'exprimer particulièrement fort à l'encontre des voix qui soutiennent la Palestine.
Et une chose de ce point de vue effectivement la question de la dissolution aussi donc urgence palestine à la différence de la jeune garde n'est pas dissous mais c'est une menace qui plane au-dessus de sa tête puisqueil y a eu un une enfin en fait il y a eu la notification d'une intention de dissolution par Bruno Rotaillot et finalement le décret n'a pas à ce jour été publié mais je pense que c'est surtout en raison de la mobilisation très très importante qui a été déclenchée à la suite de cette annonce et je ferai pas très long pour qu'on puisse échanger sur ce point mais ce que je tiens à dire c'est que la contradiction de ce point de vue pour le pouvoir c'est que si on réprime politiquement, on met les gens dans la position de se défendre politiquement et qu'en fait en ressuscitant le délit d'opinion avec l'intensité avec laquelle ils le font aujourd'hui, ils ont aussi multiplié les procédures politiques dans les tribunaux où les gens défendent la position, leur position, défendent ce qu'ils ont à dire.
Par exemple, pour le procès d'anas, nous on a construit une défense où on a pu compter sur des témoins qui seront à nouveau là en juin prochain, mais ça a évidemment de camarades de l'UJFP, de personnes comme Rony Broman. Euh, on a pu compter sur de témoignages de quelqu'un comme Ilan Papé, de de des plus grands spécialistes de la question palestinienne qui finalement font une contribution au débat dans le cadre d'un tribunal et le risque pour le pouvoir, c'est que ça se retourne contre eux et surtout que ça radicalise toute une génération politique qui prend conscience de ce que c'est que la réalité des principes de la démocratie libérale qui ne s'applique absolument pas.
Et c'est la raison pour laquelle même si effectivement il y a une offensive répressive très lourde, à chaque fois que quelqu'un aille attaqué, que ce soit Rima, Omar, Anas et beaucoup d'autres, il faut le front syndical, politique et associatif le plus large. Non seulement parce qu'il faut défendre le droit de soutenir la Palestine parce qu'il y a un génocide et parce que la colonisation n'est pas terminée et qu'il y a un accord de cesser le feu qu'on doit dénoncer parce que c'est un accord de demi-mesure. un un je veux dire ça ça correspond en rien à la libération de la Palestine mais aussi parce que demain ce sera autre chose.
Demain par exemple ce sera l'interdiction de critiquer la politique impérialiste de la France et de s'opposer précisément à sa militarisation. Donc c'est un enjeu qui dépasse la question palestinienne et qui est une question démocratique de premier plan.
[applaudissements]
Salut à tout le monde camarade. Désolé, j'étais sous mon téléphone là parce que il y a une petite agitation fasciste devant la salle. On peut pas faire comme si de rien n'était. Déjà un grand merci au service d'ordre voilà pour ce soir des différentes organisations qui qui sont en place qui empêchent le fait que il puisse y avoir de potentielles agressions et cetera. Mais en réalité, c'est ce qu'on est venu nous reprocher avec la jeune garde. C'est ni plus ni moins que de se défendre dans des situations où il y avait des attaques de l'extrême droite omniprésente quotidienne même plus et avec une extrême gravité notamment des coups de couteau et cetera.
Enfin vraiment des fois ça allait très loin et c'est ce qu'on est venu nous reprocher d'ailleurs dans dans un des motifs de dissolution qui nous sont que que a produit le ministère de l'intérieur. On nous est reproché de vouloir vaincre le fascisme. Au moins, on peut pas leur reprocher que politiquement. C'est plutôt clair ce qui est en train de se passer. Euh évidemment euh euh nous on est visé en tant qu'organisation antifasciste mais ça va viser tout un tas d'organisations. On vient de citer les exemples des organisations palestinienne en l'occurrence sur urgence palestine.
Tout un tas d'organisations qui viennent affronter ce qui est en train de se placer plein faire euh et on a un très bon malheureusement métronome tempo pour comprendre ce qui est en train de se passer. C'est ce qui se passe outreatlantique notamment aux États-Unis. Il y a une accélération de cet autoritarisme de cette violence. Là, ça y est, là-bas, les antifascistes sont considérés comme terroristes. Enfin, ça y est, genre là-bas, je mets un pied aux États-Unis, je suis considéré comme appartenant à une organisation terroriste, c'est-à-dire le mouvement antifa. Bon, ça veut un peu tout rien dire. Euh et c'est un peu la même chose qu'ils essayent de de faire aussi en France.
Là, le 4 décembre prochain, je suis pas en train de leur faire la promo mais il y a Frontière, vous savez le journal fasciste là qui sort une une. Bon, il y aura ma tronche en pleine en pleine dans toutes les rues de la capitale là, dans les relais, tout ce qui appartient à Boloré et cetera. où il y aura marqué Antifa, la nouvelle menace terroriste. Voilà, encore une fois, c'est en dit loin un peu sur ce qui se passe. Euh et mais ça fallait fallait s'y préparer.
On s'y préparait en réalité parce que nous sommes des militants et militantes aguérri parce qu'on connaît l'histoire, parce qu'on sait que on est aussi matérialiste, on observe les dynamiques en cours dans la société et en réalité ce qui se passe cette crise autoritaire qui pourrait déb déboucher sur une société fasciste n'est ni plus ni moins le résultat que la crise internationale du capitalisme. en échanger quelques mots avec mais j'imagine qu'on aura le temps d'y revenir. La crise du capitalisme à échelle internationale et donc les différentes les différents gouvernements et les différentes propositions que qu'on avait avec les démocraties libérales s'écroulent.
il sont en manque de légitimité face à cette crise et donc cherchent d'autres leviers et notamment plus toujours plus autoritaire et toujours plus violent. Pour revenir à la question plus précise autour de Mar, Palestine et cetera, c'est vrai que particulièrement autour de la Palestine, on a eu une répression qui s'est accentuée gravement et on va pas se mentir en premier lieu aussi parce que c'est des personnes non blanches en l'occurrence Omar, Rima Hassan et cetera qui ont été visées.
Omar hier on en parlait juste avant mais il y a eu il y avait eu un gel désavir c'est moi je l'avais eu au téléphone parce qu' on se parlait forcément au moment des dissolutions, voir potentiellement qu'est-ce qu'on pouvait faire en commun, en action et cetera parce qu'on on voyait bien qu'on avait un intérêt à serrer l'écoute dans la période et un jour j'ai un appel, on me dit bah voilà j'ai tous mes comptes en banque qui sont bloqués quoi. Enfin, c'était genre la situation. J'avais oublié que c'était possible en France parce que l'antirépression, j'avoue que c'est pas quelque chose que j'ai beaucoup en tête. Mais vas-y Elsas, tu veux un peu développer là-dessus, c'est juste une dinguerie.
Ouais. [applaudissements] sur le gel des avoirs. Bah en fait déjà oui, il faut en fait peut-être pour je sais pas si Mathis tu voulais dire un autre truc aussi je rebondis sur ça. Non, mais rapidement sur ça parce que oui, en fait, il y a deux choses parce qu'il y a toutes les procédures pénales qui aboutissent à des procès devant des tribunaux correctionnel mais il y a aussi toutes les procédures administratives qui sont particulièrement arbitraires parce que le droit administratif c'est l'État qui décide et c'est toi qui peut éventuellement contester après.
C'est ce qui s'est passé à la jeune garde, c'est-à-dire qu'en fait il y a Retaillo qui prend son arrêté et ensuite tu dois saisir un tribunal pour qu'éventuellement il puisse revenir en arrière. Il faut prendre la mesure du caractère très autoritaire du régime dans lequel on vit puisque je donne un exemple qui est parlant. Par exemple, en Angleterre, euh il faut que le Parlement ratifie les arrêtés qui ont été pris par l'exécutif pour que la dissolution soit adopté.
Bon, ils ont quand même dit sous Palestine action, ça veut pas dire que c'est un un régime démocratique en Angleterre, mais le fait qu'en France ça soit de la prérogative unilatérale en fait de l'exécutif, ça montre le le degré d'offensive que c'est. Et euh et pareil sur le gel des avoirs, c'est terrible en fait parce que vous recevez un papier de trois paragraphes qui dit en fait on vous soupçonne de telle telle telle telle chose parce que vous avez dit tel truc ou parce que sur une photo on voit à côté de telle personne et puis ciao.
Euh et après c'est une guerre en fait parce que si vous voulez dans le cas par exemple de d'une procédure comme celle de Omar, vous devez saisir un tribunal administratif mais ils font des arrêtés qui sont suffisamment courts pour que vous ayez pas le temps d'avoir une audience. Donc en fait, vous devez ressaisir, c'est-à-dire vous avez un gel pour une période de 6 mois, vous saisissez le tribunal administratif, mais on vous audience pas dans les 6 mois, on vous audience dans les 1 an.
Donc en fait, c'est une espèce de cercle fou euh et qui montre qu'en réalité euh les principes effectivement de la démocratie libérale, ils sont très formels et qu'il y a plein de moyens de les contourner tout en donnant l'impression que ça reste du droit, mais qu'en pratique, vous pouvez rester des mois et des mois et des mois sans accès à votre à vos comptes. Et c'est une manière de vous jeter dans la précarité. C'est une manière d'imposer ça à une famille entière.
Euh et c'est aussi pour ça que moi effectivement je suis avocate donc je je je maîtrise la technique du droit et euh et je m'efforce de faire le mieux possible, mais précisément parce que je suis avocate et que je connais les pratiques de l'administration des procureurs et des juges, je sais que si on sont limite au droit, en fait c'est la meilleure manière de pas gagner quoi.
et que c'est la raison pour laquelle ces questions-là, il faut en faire des enjeux de mobilisation massifs euh et et les prendre à la mesure de ce que ça représente et se rendre compte que il faut pas se mettre à la défensive, faut pas reculer, faut pas s'excuser, mais faut au contraire voir comment c'est des occasions de dévoilement de la nature fondamentalement autoritaire de ces institutions. Et c'est aussi quelque chose qui leur pose problème parce que eux, ils adorent diriger dans le consensus. C'est ce qu'il préfèrent.
Mais ce qui les rend ce qu'il ce qui ce qu'il est ce qui crée cette situation c'est qu'il y a effectivement une une crise du récit, une crise de la gouvernabilité où il y a des centaines de milliers de personnes dans la jeunesse, mais aussi chez les travailleurs, des travailleuses parce que bien sûr c'est des personnes racisées qui sont ciblées évidemment mais pas que. Moi je pense à Jean-Paul de l'esco qui est un syndicaliste de la CGT du Nord qui va avoir son procès en appel en décembre. Euh il y a aussi euh des syndicalistes qui parce qu'ils défendent des positions claires sur la Palestine et on a vu le rôle en fait des travailleurs dans cette question-là.
Quand comme en Italie, àè et cetera, s'ils se mettent en grève, ils sont capables de faire descendre des millions de personnes dans la rue et ils sont capables de faire en sorte qu'il y ait pas un bateau qui a des armes à son bord qui puissent accoster sur n'importe quel port d'Italie. On voit la force de frappe que ça représente et c'est ça qui réprime au fond. Donc, il faut aussi se rendre compte que c'est pas juste un rouleau compresseur qui nous écrase, mais que c'est aussi le symptôme de toute la force politique et toute la radicalité qui est en train de se construire autour d'une nouvelle génération impérialiste.
Euh et que c'est pour ça aussi qu'il faut faire de ces échéances de répression des grands moments d'affrontement politique et euh et et s'armer de cette manière là quoi.
[applaudissements]
Je voulais juste compléter sur le fait que l'histoire de oui effectivement ça touche plein d'autres secteurs que seulement les personnes racisées et cetera. Évidemment euh bon j'en ai fait partie parce que j'étais fichesse et cetera, mais ce qu'on se disait bah tout à l'heure, c'est que ça a pas les mêmes répercussions en vrai. On va pas se mentir, moi j'étais fiché durant les élections législatives, euh j'aurais eu un nom consonance arabe et cetera, c'était mort. Genre, j'avais plus qu'à rentrer à la maison, au mieux à la maison. Enfin voilà. Donc c'est aussi que ça a pas les mêmes répercussions, même si évidemment la violence euh répressive s'abat sur tout le monde.
Et juste pour rentrer un peu quand même dans le détail de ce qui se passe lors de ces convocations, peut-être tu en as fait en tant qu'avocate. Moi je l'ai fait aussi parce que j'étais convoqué pour apologie du terrorisme dans le même cadre en même temps Krima Hassan, Mathil Panu et cetera. À l'époque on en avait pas beaucoup parlé mais c'était juste lunaire. C'est qu'en fait ils avaient rien à reprocher, tellement rien qu'avec l'avocat, on s'est amusé à aider la policière pour essayer de trouver des trucs.
Là, vous êtes sûr qu'il y a pas un peu un truc tellement en fait ils étaient en galère de même elle, la policière, elle essayait de faire son travail mais elle trouvait elle ne savait même pas pourquoi on était là au final. Donc encore une fois, c'est bien une intention politique. D'ailleurs, c'est ouf qu'on se soit retrouvé au commissariat parce que des gens portent plaines pour telle ou telle chose. Bon, j'ai envie de dire c'est leur truc quoi. Mais que derrière il y ait instruction et condicion, on va quand même les faire venir au commissariat.
C'était un méchant symbole envoyé de dire qu'une eurodéputée comme Rim Hassan, même si personne ne devrait être convoqué, mais encore plus encore une fois même même leurs propres institutions, ils sont prêts à les broyer lorsque justement ça va pas dans leur sens.
Euh donc euh ça c'était un gros symbole à à envoyer et du coup ouais comme vous l'avez dit tous les deux euh bah le droit administratif français il repose quand même sur une logique arbitraire et euh donc euh moi ça me questionne justement euh du coup toi notamment euh Elsa qui est avocate au barreau euh de Sainte Saint-Denis et ou même toi Raphaël qui est député à l'Assemblée nationale depuis 2024 quelle place vous accordez au aux institutions en général et du coup bah notamment la justice est-ce qu'on doit se reposer sur la justice pour ce que vous avez évoqué juste avant ou est-ce que vous avez d'autres moyens de lutte notamment bah des stratégies à adopter euh à moi oui c'est à je commence vas-y euh bah la question elle est large parce que moi je suis avocate évidemment donc je suis très souvent dans les salles d'audience et je plaide régulièrement et je pense que évidemment le terrain judiciaire peut être une arène de combat qu'il faut investir.
Mais la question c'est est-ce que c'est tactique ou est-ce que c'est stratégique entre guillemets quoi. C'est-à-dire est-ce que les institutions c'est le but final sur lequel on mise pour changer la société ou est-ce que c'est un espace dont on pense qu'on peut l'investir si ça permet une fin d'affaiblir le régime ? Et c'est un peu comme ça moi que je réfléchis la pratique du droit. C'est-à-dire que à la fois il faut utiliser parce qu'il y a tout un tas de conquête démocratiqu enfin je veux dire qu'ils sont issus de lutte et cetera et moi je pense que c'est bien qu'il y a un avocat en garde à vue par exemple plutôt que il y en ait pas et je pense qu'il faut se battre pour garder ce droit.
euh où je pense que c'est bien d'avoir un principe du contradictoire, c'est-à-dire que quand on est accusé, c'est pas comme sous l'ancien régime, on vous jette au cachot, même si le droit administratif c'est ça, mais mais où a priori vous êtes plus ou moins en mesure de vous défendre et ça je pense que c'est des acquis qu'il faut garder et pour lesquels il faut se battre. Maintenant, une fois qu'on a dit ça, la question c'est si on pense qu'on doit s'en remettre à la justice pour gagner, je pense qu'on est très très mal barré.
Et c'est la même logique avec le reste des institutions au sens où le problème c'est que moi je pense que si on essaie de discuter un peu concrètement et c'est des débats qu'on a de manière générale, c'est qu'il faut voir que la le moment dans lequels on est le plus fort et les moments dans lequels les classes dominantes ont peur, que ce soit les macronistes ou que ce soit euh l'extrême droite, si on parle du RN et même des des groupes de FAF organisés et cetera, c'est quand même les moments où il y a des millions de personnes dans la rue euh qui s'organise, qui s'affrontent en fait à la politique du gouvernement.
Et moi ça m'a encore frappé par exemple et on en discutait même c'est vrai, on a fait un prédébat en fait en haut, c'est pour ça où on discutait que par exemple à France institutionnellement c'est un pays très à droite, électoralement c'est un pays très à droite quand on voit les scores du RN. Euh mais par contre dans la rue, c'est pas un pays à droite du tout quoi. Euh c'est-à-dire que ça fait 10 ans que dans la 6e puissance mondiale, dans un pays impérialiste du poids de la France avec un régime aussi autoritaire qu' la 5e République et cetera, il y a quasiment une lutte par an.
Il y a quasiment une lutte par an, que ce soit des millions de personnes pour la réforme des retraites ou que ce soit des gilets jaunes au point où Macron, il est obligé de s'enfermer dans un bunker et de penser qu'il va prendre l'hélicoptère pour s'enfuir. Donc et dans ces moments-là, l'extrême droite euh elle a quand même beaucoup de mal. Enfin, vous regardez le mouvement du 10 septembre. euh ils arrivaient pas à ouvrir la bouche dessus, ils étaient même contre. Et pendant la réforme des retraites, ils étaient très très mal à l'aise parce que s'ils sortaient pour aller dans une manifestation, il se faisait dégager en fait.
Donc pour moi ça montre qu'en réalité les institutions en tout cas euh si on pense que c'est par ce biaislà qu'on peut euh transformer la société, c'est pas le terrain qui nous est le plus favorable.
Mais pour moi, ça se réfléchit si on regarde même la manière dont on peut faire une espèce de bilan d'état à peut-être un an du NFP où la réalité c'est que moi je vois le rôle que le Parti socialiste est en train de jouer aujourd'hui dans le sens où ce qui donne le poids qu' Emmanuel Macron là, sa capacité de recomposer un gouvernement, de survivre à la censure, de passer un budget vraiment de guerre contre les travailleurs, avec le cornu et cetera, c'est parce que il y a des socialistes à l'Assemblée nationale qui sont en train de lui serrer tirer la main et lui donner les clés.
Donc de ce point de vue pour moi, il faut discuter de comment est-ce que y compris le terrain le plus favorable pour s'affronter aux classes dominantes et au régime, c'est quand on est capable de compter sur nos propres forces et de voir l'énergie que génère un phénomène de grève, de mouvement par en bas et d'être capable d'apporter des solutions qui sont cohérentes avec ça. Moi, je pense que par exemple pendant le mouvement du 10 septembre, il y avait la possibilité de faire chuter Macron. Il y avait un gouvernement qui était à genou, qui était en énorme difficulté. Il y avait un gouvernement qui a démissionné avant même qu'il y ait des manifestations qui commencé.
Enfin, le corps nu a dû dégager. C'est le gouvernement le plus court de l'histoire. Et vous allumiez même les télés international, ils étaient en train de dire "Mais c'est quoi ce bordel ? Pourquoi il n'y a pas de gouvernement en France ?" Et je pense que ça montre la force de frappe qu'on a.
Mais que le problème c'est si cette force de frappe là, le seul déboucher qu'on lui offre, c'est dire "Vous inquiétez pas, retournons aux urnes et peut-être on aura une solution électorale plus favorable." Du coup, pour répondre peut-être à ta question, que ce soit sur le terrain de la justice ou plus en général sur la manière de faire de la politique, moi je pense qu'on peut utiliser les institution de manière tactique mais toujours en étant en ayant en tête que la manière de vaincre et de s'affronter, c'est pas par des institutions qui ont été construites pour maintenir la domination du pouvoir et des classes dominantes.
[applaudissements]
Je vais rejoindre effectivement le le propos qu'a tenu Elsa. C'est-à-dire que comme pour le juridique, comme pour le politique, nous on avait un peu la même vision. C'est-à-dire que pour nous, c'était absolument pas naturel que d'aller dans les échéances électorales. Même d'ailleurs, en vrai, ça nous faisait peur et ça nous continue à nous faire peur. Je vous avoue que l'allée municipale, c'est c'est au-dessus de la tête là. Il y a tout un tas de de de gens qui sont là juste pour les places et cetera. Donc c'est sûr que c'était pas dans le monde dans lequel on évoluait et surtout don dans lequel on n pas envie d'évoluer en réalité, c'est plutôt effectivement quel moyen on se donne.
Est-ce que c'est efficace ou non d'aller battre le RN sur une circonscription ? On pense que oui. Ce que ça renvoie comme image dans la période, ce que ça procure comme énergie pour les luttes en dehors justement de ces institutions, le relais que ça permet, les portes qui s'ouvrent pour tout un tas de sujets et cetera en ayant conscience de toutes les limites que ça porte. Mais encore une fois, c'est strictement un choix stratégique et dès le départ avec la jeune garde, on avait eu cette cet état d'esprit de dire par tous les moyens nécessaires.
Euh je sais que c'est un slogan politique qu'on se répète beaucoup entre nous et cetera pour chauffer et cetera, mais c'était vraiment une ligne politique à tenir. C'est que d'un côté, on a assumé une radicalité certaine face aux groupuscules les plus radicaux et les plus violents. Ce qu'on vient de nous reprocher aujourd'hui, ça on s'est jamais caché de cette radicalité au bon sens du terme, c'est-à-dire lutter efficacement contre leur violence physique et cetera.
Et de l'autre côté, on a été en capacité de mener des grandes luttes unitaires avec des manifestations de plusieurs milliers de personnes et cetera contre l'extrême droite, d'autres stratégie et aujourd'hui aussi d'investir la question électorale, de dire "On va certainement pas faire sans nous dans une situation où l'extrême droite pourrait prendre le pouvoir avec toute l'expertise qu'on a entre guillemets sur ces gens-là et sur la façon dont on peut lutter contre. Encore une fois, il y a ça pose plein de limites. Enfin, je veux dire, quand tu arrives dans ces institutions, y compris à l'Assemblée nationale, il y a il y a un nombre d'argent.
Je vous dis les amis, là-bas, c'est juste ouf quoi. Je sais que vous l'avez en tête parce que vous suivez un peu ce qui se passe, mais c'est des choses très bêtes. Moi, j'étais surveillant dans un lycée avant d'être député. Il faisait 17 18°gr dans le lycée et encore, c'était pas un des pires lycées, je crois. À l'Assemblée nationale, vous regardez le thermomètre, il fait 24,5°. Je vous parle même pas des salaires et cetera. Il fait 24,5°gr partout dans les bureaux, dans les c'est 19. Il a dit Macron. Voilà, c'était 19 l'annonce de Macron. Tout ça pour vous dire que là c'est ça peut paraître minime par rapport à tout ce qu'il y aurait à dire.
Évidemment, il y a de l'argent partout et cetera, ça plein de trucs tout ça, mais ça c'est un symbole quand même. C'est c'est le service public, c'est l'État. Bah l'État choisit de mettre de mettre bien au chaud ses députés qui sont censés qui sont censés lui rendre l'appareil mais qui sont censés c'est là où il y a un petit quak, c'est queon rend pas tout le temps l'appareil et d'ailleurs on se fait attaquer pour ça. C'est parce que justement on vient défendre d'autres choses, d'autres façons de faire.
Et après le risque qu'on a en allant dans ces institutions là pour l'aspect juridique mais pour l'aspect politique, c'est de se perdre un peu dans ces institutions lorsqu'on acquiert un certain pouvoir, lorsqu'on acquiert une Ouais. certains capital aussi économique et cetera et cetera. très rapidement, on peut vite flancher. C'est pour ça que c'est hyper intéressant d'une part d'envoyer des gens comme nous, des gens qui travaillent, c'est possible, des gens qui nous représentent en l'occurrence la jeunesse, des gens qui luttent contre le racisme, des gens qui qui travaillent ni plus ni moins.
ouf si vous saviez à l'assemblée comme j'ai envie de péter des boulons des fois tu as des députés bourgeois là macronis qui sont là le capital ils parlent comme ça ils ont des noms avec des deux quelque chose et cetera qui t'expliquent que les gens veulent plus travailler que les jeunes ceci que ah mais ça rend fou genre en fait juste tu fais pas tais-toi tu as jamais connu ça de ta vie pourquoi tu te permets de de parler de ce que de ce qu'on a vécu nous dans nos vies et cetera bref ça rend assez ouf désolé je m'éternise un peu. Mais tout ça pour dire que la question du collectif est hyper fort.
Enfin vraiment moi si je suis allé à l'Assemblée nationale, c'est aussi parce qu'on a un collectif derrière qui est très fort et le jour où je commence à à tanguer un peu, je vais me faire rattraper par les oreilles et plutôt deux fois qu'une et c'est tant mieux. Et toi c'est pareil Elsa ce que tu fais juridiquement et cetera, mais ça s'inscrit dans un cadre collectif et c'est ce qui fait que ça a du sens. Si c'était Elsa toute seule qui part à l'aventure ou comme moi à l'aventure, je pars député tout seul, ça sert à rien. C'est fini d'avance, c'est perdu d'avance. Ce qui est important, c'est quand ça s'inscrit dans le collectif et qu'il y a à chaque fois un rebond.
Alors, ça empêche pas qu'on puisse faire des erreurs. Moi, très certainement que je peux faire des erreurs et on se corrige ensuite collectivement puis le jour vraiment on trouve que je fais vraiment n'importe quoi, bah on m'éjecte. Vous voyez ce que je veux dire ? Mais voilà un peu la logique dans laquelle on était vis-à-vis de des institutions.
[applaudissements] [applaudissements]
Peut-être pour pour rebondir sur cette question parce que je pense que c'est vrai que en fait peut-être si on discute du coup questions démocratiqu institution et tout ça, moi je pense et encore une fois peut-être pour revenir sur la manière dont le débat est posé, ça fait plusieurs en fait ça fait un bon moment. Je veux dire même quand on regarde les gilets jaunes, la question des la question démocratique en fait du régime était déjà très très au cœur de la mobilisation. C'est-à-dire que Macron, il cristallise vraiment la détestation de large franche de la population.
Mais au-delà de Macron, c'est la question de la figure présidentielle, d'un exécutif tout-puissant, d'un président intouchable, irresponsable, irrévocable. Et de ce point de vue peut-être pour aller dans le discuter par rapport à ce que tu disais, je pense qu'effectivement faut mettre au cœur le débat sur les privilèges des élus. Euh et quelque chose que on a essayé de beaucoup revendiquer dans la période récente où en fait il y a eu aussi scandale sur scandale avec les notes de frais des mè et cetera, c'est dire il faut tout simplement que les élus soient révocables. Il faut que les élus soient révocables, qu'ils aient des mandats
[applaudissements]
et c'est des choses qu'on essaie de mettre en débat, c'est-à-dire qu'ils aient des mandats beaucoup plus courts, révocables, qui soient payés à salaire d'ouvrier parce que je veux dire les les les les salaires de députés, tu me corriges, 7000 € brut. Ouais. 6000 net. 6000 € net madame. Donc c'est quand même euh je veux dire euh et je pense que c'est quelque chose d'ailleurs que la France insoumise devrait reprendre à son compte. Il devrait dire "Nous, on se paye comme un salaire d'ouvrier. Euh allez mettons 2500 € comme une enseignante, comme un ouvrier qualifié. Le reste on reverse à aux organisations, aux syndicats ou aux caisses de lutte.
Mais déjà, on a le même niveau de vie que les gens qu'on est censé représenter. On est révocable, c'est-à-dire qu'on a un contrôle permanent et direct de la population sur les les activités qu'on a. Et on pense qu'il faudrait par ailleurs qu'il soit élu beaucoup plus largement. Il faudrait qu'on pense qu'il y ait pas de condition de nationalité pour pouvoir voter en fait. Que ce tous ceux qui vivent ici puissent voter, qu'il y ait pas de condition non plus de majorité. Si tu es capable de travailler à partir de 16 ans, tu dois être capable de voter et de t'exprimer à partir de 16 ans.
Et je pense que mettre ces revendications en débat qui sont pas des revendications qu'on sort du chapeau, c'est des choses qu'on essaie de discuter avec Révolution permanente mais qui sont issues par exemple de la convention de 93 après la Révolution française ou qui sont des choses qui ont été mises en pratique au moment de la commune de Paris euh mais qui permettent aussi de discuter d'un autre rapport à la politique et qui doivent s'articuler avec des revendications pour lesquelles les classes populaires, les travailleurs, les travailleuses, les jeunes en France luttent depuis 10 ans.
Donc il faut articuler ces questions quand on demande le retrait de la réforme des retraites, quand on demande des augmentations de salaires, quand on demande en fait la fin de toutes les politiques austéritaires et antisocial, il faut les articuler avec toutes ces questions de régime et avec en fait des débats démocratiques très larges.
Et pour revenir sur la question du début qui était le rapport en fait aux institutions, bah je pense que aujourd'hui on voit que il y a une énorme crise de de régime, une énorme crise en fait de gouvernabilité et qu'il y a une soif d'alternative et que de mon point de vue la manière dont la France insoumise y répond ou en tout cas Mélenchon dans la manière dont il pose le débat puisque pendant le mouvement du 10 septembre, il disait beaucoup ça, il dit il faut un moment refondateur. dit un moment refondateur, c'est l'élection présidentielle parce que sous la 5e, c'est très très important. Donc en fait, il faut que Macron y démissionne mais pour pouvoir réélire en fait un nouveau président.
Moi je pense que la séquence et peut-être pour reboucler avec le thème de la conférence mais où c'est à la fois une une séquence de crise économique, de crise démocratique, mais aussi de guerre impérialiste, de génocide et cetera, elle peut permettre des revendications et des débats beaucoup plus ambitieux. Euh et je pense que dans ce contexte, on a intérêt aussi à discuter euh effectivement de de de ce point de vue de pourquoi on doit pas s'adapter au cadre étriqué des institutions d'un pays impérialiste comme la France qui n'ont absolument rien à offrir aux classes populaires et qui correspondent pas du tout à leur revendication quoi.
[applaudissements]
Euh ouais, les députés ils gagnent bien. [rires] C'était aussi une des raisons de mon élection, c'est que on avait besoin d'argent. [rires] Bah nous aussi on en a besoin. Pas de chance des solutions derrière qui nous coûtent beaucoup. Ouais, en vrai, je dis ça en rigolant mais oui, évidemment que le plus important, c'est qu'après ça enfin ça reparte aussi dans la lutte quoi. Nous, on fait ça évidemment avec des associations, des collectifs locaux aussi évidemment pour la lutte antifasciste ça va de soi. Notamment la lutte là contre la dissolution actuelle qui coûte bien cher. Mais voilà, je crois que le parti communiste français d'ailleurs si je me trompe pas faisait ça à l'époque.
Ils avaient cette tradition et moi je suis étonné justement qu'en fait ce soit pas du tout un débat aujourd'hui quoi. Je pense que c'est un débat qui est ouvert à la France insoumise. Je l'ai pas particulièrement posé mais en tout cas il y a une partie déjà du salaire qui est redistribué euh directement la France insoumise pour faire tourner le mouvement. Mais c'est vrai que cette question voilà du salaire moyen et cetera, je sais que c'était une campagne aussi qui était portée par Philippe Pout à l'époque à la présidentielle et cetera. Euh donc c'est vrai que c'est des choses qui se posent. Donc c'est c'est à rediscuter au sein de la LFI au sein de la FI pardon. Je pense cette question là.
Euh ensuite sur le cette triple crise euh à laquelle on fait face et tu parlais euh d'imprendis institutionnel mais euh si on prend un peu de hauteur et et ce que tu as fait plus ou moins dans ton propos, mais en fait on est face d'abord à une crise économique euh qui développe irrémédiablement sur une crise sociale puisque lorsqu'il y a une crise économique, les gens tout à tout à coup, il y a tout un tas de personnes qui se retrouvent dans une galère, notamment dans la jeunesse et cetera et c'est pile dans ces moments-là lorsque les jeunes se retournent en l'occurrence des jeunes mais pas que se retourne vers le monde qu'on leur a promis jusqu'ici.
Voilà, on avait les frigos, les machines à laver et cetera. Donc les gens disaient "Bon, on peut accéder une petite propriété." Donc ça allait. Bah tout à coup, tout ce monde s'effondre. Et donc dans cette situation, on arrive forcément à une crise politique, tu appelles ça une crise de régime mais une crise politique au sens large qui fait que tout à coup nos gouvernants effectivement n'ont plus de retour dans la masse et dans la population. Et donc c'est à ce moment-là systématiquement que se pose un dilemme pour la société dont son ensemble mais la bourgeoisie on sait déjà et c'est déjà en en en fort état d'avancement.
C'est le choix du fascisme parce que c'est encore une fois le choix de l'autoritarisme pour maintenir le système d'exploitation capitaliste en marche et cetera et cetera parce que la démocratie libérale ne marche plus dans ces cas-là. Et de l'autre côté, il y a la possibilité effectivement de changer radicalement de société. Ils en ont parfaitement conscience. C'est pour ça d'ailleurs qu'ils mettent tous leurs moyens euh à à leur disposition pour euh pour euh pour euh pour contrer, pour nous attaquer, pour nous empêcher avec la répression don on a vu tout à l'heure et cetera.
Mais j'aimerais vous rassurer sur une chose les camarades, ce qu'a dit aussi un peu tout à l'heure et on en parlait euh euh là-haut, c'est que rien n'est rien n'est joué d'avance. Enfin, je veux dire là, on essaie de nous dresser un récit comme quoi en gros c'est foutu là, on a plus qu'à attendre et là dans les années à venir c'est foutu. Alors, on s'accorde sur le fait que dans les années à venir, ça va secouer. On en a parfaitement conscience et on en a on en ressent déjà justement ces fameuses secousses. Par contre, l'idée de dire que c'est joué d'avance, c'est archi faux.
Elsa a rappeler les mobilisations sociales qu'il a eu ces dernières années à la fois sur la question écologiste, à la fois sur la question antiraciste, à la fois sur les questions sociales, à la fois sur les question féministe. Et finalement dans cette jeunesse, on a conscience que tout ça est lié envers un seul et même système oppressif et exploitant qui est qui est qui est le système capitaliste. Mais qu'on se dise bien, les camarades, au-delà de nous réflexion de militant et cetera, quand on regarde les travaux des sociologues notamment qui étudient la question de la politisation de la jeunesse, il y a une radicalisation à gauche de cette jeunesse.
Alors c'est genré, c'est vrai, c'est principalement les jeunes femmes plutôt que les jeunes hommes, mais il y a une radicalisation à gauche et pas seulement en France ou en Occident dans l'ensemble du monde. C'est des enquêtes sociologiques là qui sont remontées récemment. Ça ça nous indique quand même quelque chose qui est pas à juste mettre de côté parce que souvent on entend dans les milieux militants ouais mais ça c'est les jeunes, ils sont un peu fous, un peu foufous puis après on se range quoi quand on vieillit. Ouais mais en fait ça c'est faux.
On fait énormément de comparatifs historiques avec le siècle précédent à raison parce que des fois ça ça fait froid dans le dos entre ce qui se passe à l'Assemblée nationale, les violences de l'extrême droite, la presse qui est rachetée par des grands industriels et cetera. Il y a énormément de parallèles à faire avec ce qui s'est passé au siècle précédent, notamment pour ce qui est de la montée du nazisme. Mais il y a une notion qu'on oublie souvent de mettre dans l'équation, c'est que le parti nazi avant son accession au pouvoir était devenu le parti majoritaire dans la jeunesse. Le premier parti de la jeunesse dans l'Allemagne des années 30, c'est le parti nazi.
Le parti qui arrive à mieux organiser dans les lycées, dans les facultés, c'est le parti nazi. Et là actuellement, on a une chance immense. C'est pas seulement une chance, c'est des rapports de force sociaux existants et cetera. Mais on a on a une chance immense. C'est que c'est l'inverse aujourd'hui dans la situation. c'est que oui effectivement ils ont les médias, ils ont ils ont en partie les institutions et cetera, mais par contre nous on a la jeunesse. C'est pas une mince à faire les camarades.
Ça veut dire que là dans les années à venir majoritairement ce sont nos idées qui sont sur le devant de la scène et là on a tout un tas de vieux crôlants qui de toute façon vont disparaître par la force de l'âge. Ça c'est une chose, on va pas se mentir, il y a aussi une partie de la jeunesse qui se radicalise et qui est convaincue de plus en plus par les idées d'extrême droite. Faut pas non plus effacer ça et balayer du revers de la main, mais juste quand même qu'on ait conscience qu'encore une fois notre jeunesse est loin d'avoir perdu la bataille.
Et je vous en supplie les camarades, pareil sur la question de la bataille culturelle, ça me rend juste ouf quand on nous quand on nous laisse entendre que ça y est, c'est perdu d'avance. Mais c'est là encore une fois, c'est archi faux. Je le dis souvent, la bataille culturelle, elle est très loin d'être perdue. Encore une fois, ils ont les milliards, ils ont les médias et cetera et cetera, mais notre jeunesse est très majoritairement consciente de des enjeux et et se tourne vers nos idées. Là, il y a eu le stream for humanity là par tout un tas de streamers sur Twitch et cetera qui organisent. C'est c'est quand même euh pas rien.
C'est on parlait de d'impérialisme, c'est des gens alors peut-être qui vont pas poser avec ce mot-là, peut-être pas chez tous les streamers, mais qui ont conscience de ce qui est en train de se passer au niveau international, qui sont euh en solidarité avec le Soudan, avec la Palestine, qui au milieu de stream euh rappellent qu'il faut euh bah voilà être contre l'extrême droite et cetera avec tout un tas de discours féministes. Bref, donc on a une jeunesse qui est consciente et qui est loin d'avoir perdu la bataille et juste pour se faire un peu du bien quand même dans la période, mais c'est pas juste pour se faire du bien.
Je rappelle que Mila, vous savez l'influenceuse d'extrême droite là, islamophobe dernier degré, elle fait des concerts devant 200 vieux bourgeois dans les universités de reconquête. Bon, en plus d'un point de vue artistique, je ne vous recommande pas mais voilà un peu l'état de l'extrême droite pendant que nous on était encore une fois cette année plus de 600000 je crois à la fête de l'humanité devant nos artistes à nous, devant nos rappeurs, nos rappeuses et tout un tas d'autres artistes. C'est ça qui est qu'il y a dans ce pays et que oui, c'est effectivement ça sera pas médiatisé dans les grandes chaînes de médias et cetera. On est très loin d'avoir perdu cette bataille culturelle.
Euh bien évidemment non. Et c'est même tout l'inverse.
[applaudissements] [applaudissements]
Si tu nous laisses parler, on va parler après si toi tu veux poser une question. Euh non mais tu peux continuer si envie. Bah je peux continuer ? Peut-être pour aller dans le sens de ce que disait Raphaël parce que moi je partage le fait que il y a une polarisation en fait il y a une polarisation c'est-à-dire qu'il y a un effondrement du centre et il y a une polarisation qu'on voit à droite et je le disais au début bah en fait principalement sur le terrain électoral on peut pas le nier le fait que le RN fait des scores importants dans tout un tas d'endroits. Mais il y a aussi une polarisation à gauche dans la jeunesse.
exactement dans le sens de ce que tu disais mais aussi beaucoup plus largement je veux dire chez moi je je encore une fois je pense que la question de la Palestine sert de de catalyseur et de et de révélateur en fait du visage odieux des démocraties libérales et impérialistes et en train de forger toute une nouvelle génération très opposée à la guerre, au génocides et que ça pose aussi ça renouvelle en fait la question et la possibilité d'un combat et je dis ça pour faire le lien avec aussi le thème de la conférence antimilitariste parce que je pense que c'est une des questions dont il faut discuter parce que pour moi ce qui manque à cette jeunesse et même plus plus en général à cette génération qui s'est battu je parlais des gilets jaunes aussi pendant la réforme des retraites des secteurs de syndicalistes et même pas que de syndicalistes mais de travailleurs et de travailleuses qui ont fait des journées et des journées de grève ce qui manque pour moi c'est un projet politique à la hauteur et qui ne propose pas simplement que cette colère qui existe dans la rue elle s'exprime ensuite dans les urnes et qu'elle délègue son propre pouvoir politique au service d'un projet qui finalement est un projet qui finit par se reboucler sur le terrain institutionnel.
Et si je dis ça, c'est pas une question de principe. C'est pas pour dire "Moi, je suis révolutionnaire, donc je pense qu'en fait les institutions ça marche pas et" et cetera comme une question de principe. Mais je pense que c'est quelque chose qui se démontre parce que encore une fois pour moi ce qui serait terrible c'est que cette radicalité là et cette potentialité politique elle finisse par se retrouver dans un vote qui on l'a vu, par exemple si on regarde la dynamique qui a été mise en place qui a consisté à faire en sorte que il y ait vraiment un un harcèlement pour faire voter jusqu'au Parti socialiste.
Quand on voit le le rôle aujourd'hui d'une personnalité comme François Hollande, la réalité que moi je pense que cette génération elle a l'acquis qu'elle avait en tout cas moi ma génération la manière dont je me suis politisé en 2016 c'était autour du plus jamais PS autour du bilan de la gauche de gouvernement [applaudissements] autour du bilan de ce qu'avait fait François Hollande en en ayant été élu sur un programme de mon ennemis si la finance et de se retrouver à à passer l'offensive austéritaire la plus dure contre le code du travail. de toute notre génération.
Euh ça a été non seulement ça, mais ça a été la déchance de nationalité, ça a été les premiers débats, les premiers à reprendre le programme du RN sur cette question et cetera, c'était François Hollande, tous les dispositifs austéritaires dont on discute aujourd'hui, la loi sur l'apologie du terrorisme qui permet de poursuivre les RA, les Hannas, les Omars et les autres, c'est Bernard Casneuve. La loi qui fait qu'il y a cinq fois plus de jeunes qui sont tués par la police, c'est la loi en fait qui a été adoptée sur la question de la légitime défense et euh et euh et qui et qui fait qu'aujourd'hui il y a des il y a des il y a des morts comme le jeune Naël en 2023.
Donc si je dis ça, c'est que toute la génération qui s'était radicalisée, qui est descendue dans la rue pour ça et qui fait que Annie Dalgo, elle a fini à moins de 2 %, c'est un acquis idéologique énorme. C'est une génération qui comprend qu'elle va devoir s'organiser par ses propres moyens et qu'elle rejette les trahisons de la gauche institutionnelle. Et c'est pour ça que effectivement la les débats qu'on a sur devenir politiquement cette génération radicalisée pour moi elle est importante en terme de programme de stratégie et de perspective d'ensemble.
Euh et c'est pour ça encore une fois on en discutait de la même manière avec la France insoumise, on peut se retrouver dans plein de luttes euh dans plein de piquets de grèves, dans plein de manifestations et on va évidemment se défendre les uns les autres euh quand euh euh la France insoumise est attaquée, que ce soit Rima, Raphaël, Mélenchon, euh Révolution permanente, on répond toujours présent contre les calomnies du gouvernement, contre la répression de l'État et inversement.
c'est qu'on peut compter sur les députés France insoumise quand NAS il est convoqué et cetera, mais ça nous empêche pas d'aller au bout du débat où on pense que si on promet aux gens qu'en mettant un bulletin dans l'urne, c'est comme ça en fait qu'il va y avoir une alternative, on leur ment et on le voit parce que certes, on a fait voter des jeunes et des jeunes en leur disant "Bouge-toi le nez, vote François Hollande, ça ira mieux et on s'est retrouvé avec Darmanin et Retaillot au gouvernement qui ont fait passer la loi immigration 2024, la pire loi qu'ils avaient même pas réussi à faire passer pendant la réforme des retraites parce qu'il y avait trop de monde dans la rue.
Donc moi je pense que s'affronter à l'extrême droite c'est un enjeu imminent, urgent, mais précisément pour cette raison, on doit expliquer aux gens qu'il y aura pas de raccourci, qu'il faut s'organiser, qu'il faut en fait être capable de comprendre que c'est ni François Hollande, ni Olivier Fort, ni la gauche au pouvoir qui va nous permettre d'éviter c cet affrontement là et qu'il faudra compter sur nos propres forces que toute l'énergie que les gens ils ont agité pour dire va voter François Hollande, tu es travailleurs de tel secteur, pose des délégations syndicales pour aller différ tracte pour le député parti socialiste de de Tirco.
En fait, ça on aurait dû le dire en fait, on fait 3 jours de greffe générale, le problème en fait du du RN, il est réglé. Et donc pour moi, c'est ça aussi qu'on doit discuter. Et un dernier mot pour reboucler avec la question. Je pense que la question qu'on doit mettre au centre aussi, c'est la question effectivement des des questions internationales. Évidemment, on a beaucoup discuté de la Palestine et c'est un enjeu central. Mais c'est pourquoi aussi on doit se préparer à lutter contre notre propre impérialisme parce que la France c'est un pays impérialiste.
Il y a des débats sur comment est-ce que il faut renforcer le budget de l'armée, se préparer à la militarisation et c'est aussi des débats fraternels qu'on mène souvent avec nos camarades de la France insoumise qui quand on débattait en fait du de la loi de programmation militaire expliquait que le problème c'était déjà que le budget allait pas assez loin mais aussi que en fait on achetait pas assez français.
Mais nous, on pense qu'il faut tout simplement euh s'opposer à l'augmentation du budget militaire et critiquer durement le caractère impérialiste de la France, non seulement dans son responsabilité partout en Afrique où on pense que les les les les différentes révoltes ont raison de dégager la franche de chez eux, mais aussi vis-à-vis de leur propre colonie comme en Kani. Et on pense que cette génération là, elle doit aussi avoir des anticorps à toutes les pressions nationalistes, chauvines et souverainistes qui vont s'exercer dans les pays impérialistes.
que c'est des questions à mettre au centre du débat précisément pour cette génération radicalisée politiquement, elle est des issues à la hauteur des enjeux de la situation.
[applaudissements]
Ouais, je je suis chaud de répondre quand même. Euh ouais, c'est un peu gênant pour moi de parce que je je de de me prêter porte-parole de la France insoumise parce qu'en réalité, j'ai jamais été militant de la France insoumise jusqu'alors. J'ai été militant de la jeune garde, porte-parole de la jeune garde, donc branché antifascisme, on va dire ça comme ça. Mais forcément en tant que député aujourd'hui du groupe parlementaire, je dois d'en dire quelques mots et surtout que pour rien vous cacher, j'ai été convaincu en je été convaincu en fait. Ouais. OK, merci. J'ai été convaincu en partie de la stratégie de la France insoumise.
Ça veut pas dire qu'on ferme les yeux et qu'on fait comme si allez hop, on suit et on verra ce que nous amène l'avenir. À chaque fois, il faut questionner cette stratégie. À chaque fois, il faut la la encore une fois dans ses contradictions que ça pose et cetera. On a en vient de parler du rapport aux institutions. Évidemment que la France insoumise pose cette contradiction au sein même de nos luttes et cetera. Mais par contre, j'en ai été convaincu pour plein d'aspects, notamment dans la force que ça renvoie aujourd'hui. Tu disais délégué à à euh à la question électorale.
En fait, ce que raconte la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, mais comme d'autres, c'est pas déléguer à la question seulement strictement électorale, c'est dire il faut aller partout et que la question électorale doit renvoyer de l'énergie et de la force pour les mobilisations et qu'à l'inverse nos résultats électoraux sont les résultats aussi du rapport de force imposé dans la rue et c'est un pied dans les institutions, un pied dans la rue systématiquement ramené. J'ai un exemple très précis récent, la question des mobilisations des 10 septembre dont tu as parlé. Nous, on a fait des réunions du group parlementaire et cetera à ce sujet-là. Jean-Luc Mélenchon était très ferme à ce sujet.
Il a dit surtout les camarades attention à la récupération. Et il nous disait attention à pas récupérer. Il disait faites-vous tout petit dans les dans les assemblées dans les assemblées locales et cetera. Il a dit allez-y quand même pour sonder même si vous si on vous demande de l'aide et cetera, mais faites-vous de tout petit. Il faut que ce mouvement déborde. Bah moi quand j'entends un leader politique qui me dit "Faites-vous déborder" surtout que ne s'accarte pas le mouvement parce que sinon on risque de le briser, on risque de le ralentir, on risque de trop l'orienter. Je me dis c'est bon, c'est là qu'il faut aller.
[applaudissements]
J'avais pas meilleur argument à ce moment-là pour me convaincre de me dire "Oui, c'est avec ce type de fonctionnement qu'on va y arriver." Je dis pas que attention encore une fois, il faut y aller les yeux fermés et que systématiquement ça va être tout le temps ça. On n'est pas à l'abri face à une prise du pouvoir de notre propre mouvement. Tout à coup, il y a des gens qui perdent un peu la tête et qui se disent finalement c'est pas si mal ce fauteuil et qu'à ce moment-là, il faudra absolument un rapport de force dans la société.
Moi, j'ai toujours été partisan de dire que si jamais la gauche arrivé au pouvoir, alors on a deux fois plus de raisons de se mettre en grève, de se mettre en mobilisation pour aller les chercher ces fameux programmes qu'on nous a vendu et cetera et cetera. et encore une fois sur la question électorale pour montrer le parallèle que ça a aussi et les répercussions que ça peut avoir sur nos luttes et ce va et vient systématiquement le choix de la France insoumise d'avoir investi Imassan aux élections européennes je vous avoue ça a été une force immense pour toute une partie de la jeunesse, y compris pour nous-mêmes. À ce moment-là, j'étais pas encore élu de député.
Vous pouvez vous pouvez pas vous imaginer la force que ça renvoyé alors que la France insoumise était taxée d'antisémitisme dans tous les sens. Évidemment, c'était pas la seule, mais en premier lieu, la France insoumise était bombardée dans tous les sens sur cette question la la palestinienne et cetera. On a une organisation politique qui est capable de dire OK comme réponse poum nous on arrière que tout le monde en avait conscience. Évidemment que ce qui s'est passé dans l'immobilisation par la pour la Palestine, évidemment c'est pas que du fait de Rima Hassan. Bien évidemment que non. Il faut pas comme ça individualiser la lutte, personnifier et cetera. Pas du tout.
Mais quand même, admettons camarade que ça a donné de la force dans les mobilisations qui ont qui qui se sont ensuite euh qui se sont ensuite euh bref accumulé. En l'occurrence notamment les flottis pour la liberté. Les flottis pour la liberté, on peut raconter ce qu'on veut. Il y en a eu depuis des années. Ces flottis de la liberté, elles ont pris une ampleur démentielle lorsque Rima Hassan et Greta Tenberg sont montés sur un bateau pour aller mener cette P là. et derrière ça a permis la possibilité d'envoyer des dizaines et des dizaines et des dizaines de navires.
Donc voilà à quoi ça sert encore une fois ces parallèles entre à la fois des résultats électoraux fort et à la fois aussi évidemment des luttes collectives et cetera. Et juste pour répondre une dernière chose sur la question euh du vote face au Rassemblement national parce que à raison, je vous avoue que de croiser François Hollande à l'Assemblée nationale et ça fait pas plaisir. Moi j'ai commencé à militer. Je sais aussi que c'est ton cas Elsa. Lors de la lors de la loi travail c'était archi viiolent. On parle souvent de la répression durant les gilets jaunes. La loi travail personnellement moi, j'ai failli mourir. Mais je vous dis ça pas pour romancer un truc et cetera.
C'est premier degré. On s'est mangé des grenades tirtendu dans la tronche là. Il y a deux trois fois il y a des camarades qui m'ont poussé. Sinon c'était quick quoi. Et des exemples comme ça, on en a des tonnes. Donc on sait ce que c'est que du François Hollande, on sait ce que c'est tout ça. Et je suis pas en train de dire "Ouais, c'est super, faut aller voter François Hollande." Tout est une histoire de rapport de force. Est-ce qu'on est en capacité de faire sans eux à tel ou tel moment et cetera ? Et encore une fois, c'est une question stratégique. Dès qu'on en a l'occasion de les écarter, bien il faut les écarter.
Mais par contre camarade, moi je vous le dis euh sans sourcilier, je ne regrette absolument pas le fait, bon j'ai voté pour moi, c'était plus pratique et je ne regrette absolument pas le fait de dire qu'il fallait voter contre l'extrême droite à ce moment-là. Mais absolument pas parce qu'on sait ce que c'est que l'extrême droite au pouvoir, c'est encore une autre sauce. C'est encore une autre sauce dans l'accélération de la répression, dans l'accélération de la violence et cetera et cetera. Ces gens-là, on les croise à l'Assemblée nationale, on sait ce qu'ils pensent. Alors oui, les libéraux aussi, y compris je compte François Hollande dedans.
Oui, François Hollande est un libéral qui n'hésite pas à aucun moment à reprendre des thématiques racistes, qui n'hésite pas à reprendre des thématiques autoritaires et cetera et cetera. Mais quand même, c'est pas la même chose parce que c'est des gens qui sont pas concoctés dans le même cocktail idéologique et cetera et cetera. avec l'extrême drobro droite, ils ont un plan tout net, tout fait et que ça va aller à 4000 à l'heure. Il y a juste à voir ce qui se passe aux États-Unis, les camarades.
Encore une fois, je le redis, hein, aux États-Unis, c'est hardcore et ça c'est possible d'une part parce que il y a l'ensemble de la bourgeoisie qui s'enfonce dans cette crise encore une fois autoritaire et cetera et en autoroute vers le fascisme, mais c'est aussi grâce à la possibilité qu'il y ait des gens d'extrême droite qui soient élus. Ça faut pas le négliger. Donc ça veut pas dire que là je suis en train de vous dire on se prépare en 2027 à tout faire pour éviter que euh l'extrême bras passe et donc on votera pour n'importe quel luber qui passe. C'est pas ça.
c'est qu'il faut peser sur l'ensemble des échéances électorales et je sais que Révolution permanente il a décidé de de s'y mettre là de s'y coller prochainement mais voilà et se mettre un rapport de force en capacité d'influencer sur ces élections et de peser des rapports de force partout y compris d'un point de vue électoral pour que l'extrême droite évite de prendre le pouvoir dans un second temps mais en premier lieu pour effectivement proposer un projet politique.
[applaudissements]
Vas-y, tu peux poser question poser un thème. Tu peux répondre. Oui, voilà. De toute façon, on est on est vraiment dans le cœur du sujet et peut-être pour évoquer. Non, non, mais celui-là, il coupe. Il est il est pénible, hein. Oui, c'est ça. Il coupe celui-là. Euh mais peut-être pour euh commencer par ce sur quoi tu as fini et après évoquer euh bah continuer à à réagir et à échanger parce que le problème c'est que moi je pense qu'il faut arrêter l'extrême droite.
Ça, moi je suis d'accord mais moi je pense que ce qui était posé en potentiel et ce qui d'ailleurs doit l'être aussi, c'est qu'on aurait pu éviter et Marine Le Pen et Darmanin et Retaillot parce que le problème c'est qu'on a évité Marine Le Pen mais qu'on nous a on a gagné Retaillot. Et en fait moi je suis quand même bien placé pour le dire parce que j'ai mené un certain nombre de combats, notamment quand Retaillot a organisé des rafles d'étrangers dans les gares et qu'il a voulu imposer à 210 jours la durée de rétention des étrangers dans des centres de rétention.
Donc je sais pas si ça parle à tout le monde, mais pour se figurer ce que ça représente, c'est une une proposition de loi d'une barbarie absolument innommable. Et en fait, ce qui est horrible, c'est de voir queon a eu un gouvernement avec un darmanin à rotaillot et un gouvernement en fait de droite avec parmi parmi eux des des positions d'extrême droite claire. Enfin, je veux dire, quand vous avez Darmanin qui explique à Marine Le Pen qu'elle est trop molle vis-à-vis de l'islamisme, moi je ne suis pas sûr de savoir qui de Darmanin de Rotaillo ou Marine Le Pen est le plus à droite. Euh et je suis pas sûr que ce soit le débat qui nous intéresse. Et c'est ça le problème.
C'est parce que moi un truc qui m'avait beaucoup choqué même pendant la période du NFP, c'est de voir des candidates insoumises se retirer pour laisser leur place à Darmanin dans le cadre du Front République dans une triangulaire où vous avez Eren d'Armanin Lille, LFI se retire en disant votez d'Armanin. Moi, j'ai des amis qui sont venus me voir en disant Elsa, je sais pas ce que j'ai fait. J'ai voté LR parce que c'est le Front républicain. Et donc le problème de ça, c'est que ça désarme notre camp pour savoir comment on s'affronte vraiment à l'extrême droite. Parce que quand vous êtes contraint, c'est c'est la logique du moins pour du moins pire poussé à l'extrême et poussé à l'absurde.
Et ça c'est un problème parce que vous avez des secteurs entiers de la population où si vous allez toquer chez eux et vous leur dites et je je pense aussi par exemple à des endroits comme dans le nord désindustrialisés ou dans l'Est où on a des camarades qui militent tous les jours dans un territoire qui se confrontent à eux quotidiennement et qui sont des endroits où vous allez dans l'est dans des usines où le patron il a fanfaronné, il a expliqué moi je fais un PSE avec l'argent du CICE de François Hollande et je suis gagnant. Comment vous allez faire voter des travailleurs pour François Hollande en leur disant "Tu votes Hollande ou sinon tu es mort ?
Il ne te croi plus." Le problème c'est que le RN il prospère sur les trahisons de la gauche que les gens un jour ils ont voté à gauche, ils ont voté Mitéran, ils ont même voté Hollande mais que le problème c'est quand quand les quand la gauche au pouvoir mène une politique austéritaire, attaque les travailleurs, participe à diffuser un discours raciste et réactionnaire, c'est eux ensuite qui ont la responsabilité du vote aussi RN. Non seulement parce que les gens ils sont dégagistes mais ils se disent "On a pas essayé" et cetera, mais aussi parce que le climat réactionnaire, il est alimenté par toute la gauche au pouvoir et par le Parti socialiste.
Et du coup le problème c'est que si on prend les gens en otage en leur disant "Vote pour le moins pire, sinon c'est le RN" mais on reproduit c'est la logique du pompier pyomane. Alors que moi, je pense que oui, il y a une manière de s'affronter à l'extrême droite et qu'au moment où il y avait une crise de régime, au point où Macron devait dissoudre l'Assemblée nationale, c'est une crise terminale de la 5e République. Vous avez tous les experts en fait, y compris internationaux qui disent "Mais qu'est-ce qui se passe en France ?
C'est un gouvernement qui a un genou à terre qui est complètement illégitime." Vous rajoutiez à ça de la lutte dans la rue en disant aux gens, "Prenez confiance dans vos propres forces au lieu de leur dire "Va voter Hollande", voir "Va voter Ellisabeth Born". Parce que c'est ça, il y a des il y a des des candidats et les filles qui ont dû se retirer pour Darmanin ou Ellisabeth Borne. Comment vous voulez dire aux gens va voter Ellisabeth Borne ? Elle a fait la réforme des retraites, elle a massacré la vie des gens.
Donc le problème c'est que si vous continuez à contenir le débat sur le terrain en fait du moins pire jusqu'à l'infini, mais vous produis les mêmes causes produisent les mêmes effets et c'est comme ça que le RN monte. Donc moi, je revendique le droit à l'alternative politique et je revendique le droit à une alternative politique fondée oui sur le pouvoir des masses en lutte et la réalité bien sûr que la France insommise soutient les luttes. Heureusement qu'ils expliquent que les grèves c'est bien et qu'ils soutiennent et qui participent et qui vont en manifestation. Heureusement, mais le centre de de le centre de gravité de leur stratégie, c'est pas ça.
Pendant le mouvement du 10 septembre, ils étaient pas en train d'organiser les piquets, d'essayer de voir comment coordonner les secteurs, de voir comment donner de la force au maximum, de revendiquer la question de savoir quel plan de bataille il fallait organiser, de disc de dire ce qu'il faisait pendant la réforme des retraites, c'est dire il faut faire la guerria parlementaire, la guerria des amendements. Et quand il discutaiit de Macron d'émission, il disait il faut un moment refondateur. Et ce qu'ils appelaient à un moment refondateur, c'est une nouvelle élection présidentielle. Ce qu'ils appellent, c'est une nouvelle élection présidentielle. Et à partir de là, moi je pense que non.
C'est le débat c'est parce que évidemment que la question si elle est posée sur un pur terrain institutionnel alors même qu'il y a la possibilité de penser beaucoup plus loin et si on pense Macron d'émission de discuter pourquoi on discute pas la fin de la figure présidentielle ? Pourquoi on discute pas de l'abolition du Sénat qui est une institution qui a été organisée pour limiter le pouvoir de l'Assemblée nationale ? Pourquoi est-ce qu'on discute pas de la possibilité, comme je le je le disais, d'avoir des élus révocables contrôlés par la population, payés à salaire d'ouvrier ? C'est pas dans le programme. C'est faux de dire que c'est dans le programme.
Les députés de la France insoumise, ils sont tous en train d'être payés à 2500 €. Non, ils sont pour le référendum, ils sont pour le 7. Mais la 6e République, ça a rien à voir. Non, il y a deux problèmes avec ça. Le premier problème Le premier problème c'est que non seulement la 6e République, c'est que pour les jours de fête, parce que quand on dit Macron d'émission, on dit pas Macron d'émission pour mettre à bas la 5e République en finir avec le président et penser autre chose. Mais il faut, moi je vous cite Mélenchon. Mélenchon, il dit on appelle un moment refondateur. Un moment refondateur, c'est une élection présidentielle parce que c'est très important en France pour les gens.
Mais non, c'est pas normal. Mais non, c'est pas normal. L'hyper présidentialisme, ça a rien de normal. Je veux dire, il y a pas si longtemps, les questions étaient posées dans d'autres termes. Non, il y a pas d'incompréhension. Je connais très bien, je connais très bien le programme de la France insoumise et c'est la raison pour laquelle pour finir sur même la question, moi je pense que bien sûr le le débat des flottilles par exemple, moi je pense que les flottilles c'est une action magnifique. C'est une action qu'il faut soutenir absolument. Je pense que Rima Hassan, c'est quelqu'un d'un courage exceptionnel que je soutiens effectivement contre toutes les offensives de l'État et cetera.
Pareil pour les flottis que c'est un mouvement qu'il faut accompagner et qui a joué un rôle énorme dans la situation. Et quand on voit la combinaison entre ça et le rapport de force des dockers d'ogène, c'est je veux dire une potentialité énorme. Mais ça n'évacue pas les débats d'objectifs, les débats de programmes et les débats en fait infinés de qu'est-ce qu'on défend sur la question palestinienne ? Qu'est-ce qu'on pense de la question palestinienne ? Est-ce que c'est une solution à deux États ? Est-ce que c'est une solution à un seul état ? Qu'est-ce qu'on pense plus généralement du programme international ?
Et c'est la raison pour laquelle à mon avis on peut pas évacuer ces discussions là dans le contexte tel qu'il est tel qu'il est posé et y compris dans la dans dans le contexte où s'affronter à l'extrême droite, ça va être un enjeu central et non voter François Hollande ça ne permettra pas d'éviter l'extrême droite.
[applaudissements]
Il y a beaucoup de choses qui ont été dites déjà sur le 10 septembre. J'en ai parlé un peu tout à l'heure en fait. Si demain alors déjà ça a été le cas, j'imagine il y a des militants et des militantes de la France insoumise qui se reconnaisse. Je pense que le 10 septembre vous avez pas chôé. Je pense que vous étiez partout pour faire justement alimenter la grève, essayer d'organiser la lutte et pas seulement pour faire plaisir à une échéance électorale mais parce qu'il fallait lancer un mouvement social. Déjà, il est bon de se rappeler ça.
Mais surtout si demain, encore une fois, je parlais de récupération politique, si demain on est trop investi moi par exemple en tant que député et les camarades peut-être à raison, vont dire "Ol doucement, doucement, on veut pas que la France soumise récupère et cetera." Donc on est sans cesse dans cette dualité entre à la fois encore une fois faire avoir le pied dans les institutions, le pied dans la rue tout en laissant la possibilité au mouvement social de se construire par lui-même et si possible en plus de façon plus radicale encore une fois que le programme de la France insoumise.
Je veux dire il y a aucun problème avec ça qu'il y ait d'autres idées qui émergent par le mouvement social c'est même j'ai envie de dire le cœur de la gauche au sens du terme. C'est l'idée qu'il faut absolument que d'autres idées émergent et imposent un ensemble du spectre politique de nouvelles idées et cetera. Juste par contre sur en fait c'est de la stratégie. Moi, vous savez, j'ai vécu des assemblées générales étudiantes où par exemple on a voté la fin du capitalisme. Enfin, moi je je veux bien, ça me dérange pas. Par exemple, on dit il y avait une autre solution par exemple durant les élections législatives, c'était de décréter la grève générale.
Moi, il y aurait eu cette possibilité sur la table, mais je signe tout de suite. Alors, on peut toujours dire on peut la construire et cetera. Oui, je suis d'accord. Mais en fait, encore une fois, c'est une histoire stratégie et je suis persuadé là on en enfin faut aussi qu'on pose la façon enfin faut qu'on pose ce qu'on est en train d'affronter. On est en course de vitesse face à l'extrême droite. Est-ce que oui ou non l'extrême droite va réussir à nous plonger dans une société fasciste ? C'est ce qu'on est en train de vivre sous nos yeux. C'est ce qui se passe aux États-Unis, c'est ce qui se passe en France et ce qui se passe absolument partout.
Et quel quel moyen on se donne pour non pas seulement limiter la casse mais renverser la table ? Et là encore une fois, il y a des différentes stratégies et cetera. Je suis persuadé mais profondément persuadé que si l'extrême de droite choisit la question des présidentiels, on ne peut pas esquiver cette questionlà et qu'il faut lui imposer justement, tu parlais d'alternative, une alternative ferme, claire, radicale en ayant conscience encore une fois de toutes les limites que ça pose.
Si demain le mouvement qui est la France insoumise ou Jean-Luc Mélenchon dit "Allez voter au présidentiel et pouette pouette pouette après je veux plus rien entendre, vos grèves, vos manivres, vos je sais pas quoi, je me barre direct parce que là n'est pas la solution." Tu disais la France demandait une présidentielle là mais en fait c'est pas dans une stratégie de super on adore les présidentiels sympa on va faire vivre le présidentialisme. C'était pour abattre le président de la République.
C'était ça la question qui se posait stratégique et politique c'est que c'était la seule force politique à ce moment-là à dire il nous faut une présidentielle et on remet en cause la question du pouvoir du président de la République. Tous les autres partis sans exception y compris le RN disait ou là là non non non quand même pas. Alors oui, on peut dissou de l'Assemblée parce que ça bon hein c'est un peu trop démocratique mais le président de la République surtout pas ne touchons pas ne touchons pas cette institution.
C'était ça que disait la France c'était de dire pour la première fois sur la 5e République il faut qu'on soit en capacité de montrer que non le président de la République n'a pas tous les pouvoirs et qu'on peut redonner du pouvoir en peuple y compris dans des batailles institutionnelles avec la destitution du président de la République et avec une nouvelle présidentielle. Encore une fois, voilà euh la la présidentielle et les élections électorales ne sont pas l'alpha et l'oméga de la politique, sinon on serait pas là ensemble ce soir, on en est bien conscience.
Mais encore une fois, ne pas non plus caricaturer les propos euh de la France insoumise et en l'occurrence du Jean-Luc Lenchon sur cette question-là stratégique. On peut être en désaccord. On peut penser que ça sera que par le mouvement social qu'on arrivera là dans la période à renverser l'extrême droite et à imposer un rapport de force. Je pense que non. Je pense qu'il faut aussi aller sur la question électorale et je sais qu' en partie vous partagez ça comme la question médiatique. On peut très bien nous dire mais il y a des camarades à raison qui nous disent mais qu'est-ce que vous faites encore sur X alors que c'est tenu par Elon Musk ?
Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous allez batailler dans des médias détenus par des milliardaires et cetera ? C'est une vraie question là aussi stratégique qui se pose et il y a des camarades à raison qui nous disent mais arrêtez d'aller là-bas, arrêtez d'aller débattre avec ces gens-là parce que vous vous rendez compte, ça va les alimenter et ce qui pourrait s'entendre et encore une fois une bataille stratégique. Je sais que Révolution permanence notamment à travers Kazib a fait le choix d'aller sur TPMP, chaîne détenue par Boloré, d'aller sur Sud Radio. D'ailleurs la dernière la dernière émission là, il a bien envoyé, ça faisait bien plaisir.
Bon bah là encore une fois, c'est une question stratégique qui se pose et encore une fois on pourrait très bien dire par course à la ralicalité que surtout pas, il faudrait pas y aller, ça donnerait de la force. Exactement comme sur cette question de présidentiel.
Oui, il y a ce risque que ça alimente et que ça contribue à conforter le système présidentiel en place, mais j'ai pas l'impression en demandant la destitution, enfin en poussant à la destitution du président de la République et en poussant à sa sortie, ce qui est encore une fois inédit, ça soit véritablement renforcé le pouvoir présidentiel plutôt que de le déstabiliser parce qu'encore une fois dans le programme de la France insoumise à terme, c'est d'abattre ce système présidentiel, tourner autour de la 5e République.
[applaudissements]
tu interviens puis après on va prendre les questions. Oui, d'accord. OK, très bien. Parfait. Puis de toute façon, en plus, c'est vrai qu'après il faut qu' faut qu'on regarde le temps parce que Oui. Oui. Non, mais peut-être pour enfin pour revenir sur une la question des États-Unis et après sur ce que tu disais, le la question des États-Unis, moi je suis bien d'accord, mais je pense que précisément c'est très intéressant de regarder la question des États-Unis parce que Trump, il est beaucoup élu sur le bilan de Biden. Trump, il est élu notamment parce que les gens ne voulaient plus voter pour genocide Joe. Et la gauche a refusé de voter. La gauche a refusé de voter Biden.
La gauche a refusé de voter Camala Haris qui soutenait en fait la politique israélienne et a et il y a toute une génération de jeunes étudiants qui ont refusé de voter la gauche institutionnelle et c'est une partie énorme de la responsabilité aujourd'hui de l'accession de Trump et c'est la raison pour laquelle le problème de la logique du moindre mal on la voit mais précisément dans la question américaine. Trump il a été au pouvoir, il a été dégagé.
Il y a eu Biden, il y a eu R Trump et il y a eu R Trump notamment en raison de la du bilan de la gauche institutionnelle sur la question palestinienne, c'est des gens de gauche qu'on refusait de faire barrage en votant Genocide Joe et c'est la raison pour laquelle on est obligé d'élargir le spectre de la réflexion et la manière d'envisager la façon de faire de la politique. Parce que précisément la question même moi don dont j'ai eu l'occasion de débattre avec d'autres députés notamment avec Gabriel Catala et cetera, moi je pense que tout le débat qu'on a qui a un débat qui est combiné avec la gauche institutionnelle mais aussi avec la gauche syndicale.
C'est-à-dire que si on regarde par exemple pendant la réforme des retraites le niveau de rapport de force qu'il aurait fallu imposer rien que pour faire retirer une petite réforme. On voit pendant la réforme des retraites, il y a 3 millions de personnes dans la rue et c'est un débat qu'on avait déjà à l'époque de dire "OK, il y a 3 millions de personnes dans la rue mais une journée de grève isolé combiné à une guerria parlementaire à l'Assemblée nationale ça ne suffit pas. Ça ne suffit pas pour mettre Macron à genou pour mettre la 5e République à genou parce que Macron quand il s'affronte et quand il veut imposer sa contre rééforme il utilise tous les outils anté démocratiques de la 5e.
Le 493 sa police tout ce qu'il faut. Il peut même aller jusqu'à la dissolution. Donc en fait une journée de grève toutes les de semaines et une guerria parlementaire, ça ne suffit pas et ça l'a démontré. Et c'est pour ça que nous on revendiquait la politique des raffineur, la politique des grévistes du technic de Châtillon qui disait maintenant on part en grève reconductible et on met le pays à genou. Et tu disais la grève générale ça se décrète pas. Mais c'est clair. C'est clair que ça se décrète pas. Par contre penser que c'est une utopie c'est faux.
Il suffit de voir le pouvoir des raffineurs et notamment même sans parler de la réforme des retraites pendant la greffe des salaires de de l'automne 2022 où en fait il y avait plus une goutte d'essence. Moi je devais faire des queue la nuit à 4h du matin pour essayer de remplir l'essence. Ils ont été obligés de réquisitionner en fait les grévistes avec la police comme il l'avait jamais fait comme ils le font en temps de guerre pour réussir à les forcer à prendre à reprendre le travail. Et ils étaient en PLS. On ne pouvait plus mettre de sens. Il y avait Roissi qui était prêt à ne plus avoir de kérosène, je le sais puisque j'ai défendu les raffineurs au moment où ils étaient réquisitionnés.
C'est-à-dire que il y avait de jours de plus, il y avait plus de kérosène pour faire décoller les aéroports de Roissie. Donc ça vous imaginez que c'est un petit peu plus costaud qu'une journée de grève par pas par toutes les 3 semaines et qu'une proc et que et qu'une guériade amendement qui ne sert à rien. Et le problème de de du mouvement du 10 septembre c'est que oui, la discussion posé à LFI évidemment que c'est de soutenir la lutte et heureusement mais quand il défendaient la procédure de distitution de l'article 68, il disait eux-mêmes les députés qui la militaient, qui la défendaient, ça ne peut pas passer.
Ça ne peut pas passer puisque la procédure de destitution telle qu'elle est prévue dans la Constitution de 58, c'est évidemment impossible de destituer un président comme ça. Enfin, tout le monde le sait. Sinon, la constitution n'existerait pas. C'est-à-dire que vous avez 50 filtres. Je rentre pas dans les détails, c'est des délires de constitutionnaliste. Moi, j'aime bien, mais c'est pas forcément le cas de tout le monde. En tout cas, je vous le dis, même la France insoumise le dit et il vous disait, la procédure de distitution, on l'a fait à chaque fois. On l'a faite après la dissolution de 2024. Ça a pas marché mais cette fois c'est super parce que ça va quand même pas marcher.
Mais les écolos, il la votent avec nous. Donc ça montre que ça avance petit à petit et cetera. Moi je pense que combiner un soutien à la lutte et dire et et une procédure de destitution, c'est insuffisant. et que ce qu'il fallait poser à ce moment-là et qui n'a rien dit d'uttopique, hein. Je veux dire une grève générale, c'est pas une révolution euh immédiate. Il y a plein d'autres questions.
Mais je veux dire de dire il y a 3 jours de grève où en fait il y a les secteurs qui cessent le travail, qui s'organisent et cetera et de dire pas pour un moment refondateur, pas pour dire parce qu'il faut des élections présidentielles, parce qu'il faut faire chuter Macron et pour penser autre chose, pour penser pourquoi nous on revendiquait par exemple une assemblée unique. On disait ce qu'il faudrait mettre en place maintenant tout de suite sur la base des assemblées de lutte qui existent et cetera.
C'est une assemblée unique où en fait vous avez pas de Sénat, pas de Conseil constitutionnel, pas de président, des élus révocables et et qui permettent en fait d'aller bien au-delà des aspirations des gens que quand ils se mettent en lutte, c'est pas parce qu'ils veulent retourner aux urnes, mais c'est parce qu'ils veut mettre à bas en fait le régime tel qu'il est. Et le problème, c'est que en pensant de manière étriquée dans le cadre tel que le régime nous l'impose, on est en des potentialités objectives du mouvement. Ça c'est vrai pour la gauche institutionnelle, mais ça c'est vrai pour les directions syndicales. Vous allez pas me dire que le 10 septembre elles y étaient préparées.
Pourquoi ils ont appelé au 18 sinon ? Et pourquoi est-ce que les grandes centrales syndicales, elles ont pas toutes appelé la même date le 10 septembre en disant "C'est maintenant ou jamais, Macron, il est faible, on y va tous, les raffineurs, les preuves de la fonction publique, le secteur privé et on se met en crève maintenant. Mais vous croyez que Macron il aurait tenu comment ? et on serait pas en train de discuter aujourd'hui si c'était ça la manière dont le débat avait été posé et on serait même pas on serait en train de discuter dans des coordonnées bien différentes. Donc nous c'est ça qu'on dit et une dernière chose ça a aucun rapport avec le fait d'aller sur les médias.
Ça c'est-à-dire que ça c'est c'est c'est c'est différent. C'est-à-dire que même nous évidemment Anas on l'a présenté aux élections législatives en 2024, on a fait la présidentielle en 2022. Moi je suis candidate au municipal à Sandis, j'ai plein de camarades candidats ailleurs et cetera. Le problème c'est pour dire quoi ? Et c'est pas le problème de se présenter. C'est pour dire quoi ? défendre quel programme et telle quelle logique. Nous on ne dit pas votez pour nous et là je cite hein donc je je je tu me corriges si je déforme. On vous économisera des kilomètres de manifestation. Nous on dit l'inverse.
Nous on dit l'inverse et c'est ça la question c'est on on pour dire quoi et défendre quoi ? Est-ce que et et est-ce que c'est pour défendre un programme qui non seulement va au-delà des du cadre en fait démocratique de de du régime libéral mais même sur des questions de programme de fond. Qu'est-ce qu'on dit du patronat ? Qu'est-ce quelle revendication on a y compris contre le patronat français ? Quelle revendication on a encore une fois sur la question de l'armée, de la militarisation, de la position de la France dans le monde ? C'est des questions de programme. Nous on pense pas que c'est une chance que la France soit présente sur les cinq continents.
Nous on pense que la France doit dégager de tous les continents où elle a rien à faire. Nous, on pense pas que Basso [applaudissements] et que les industriels français, on voit la grande nous. On pense par exemple que tous les grands industriels, tout le grand patronat français, on doit les exproprier. C'est ça notre programme. [applaudissements] C'est ça c'est des différences stratégiques.
Donc après le le débat il est là et d'ailleurs il est historique entre la gauche institutionnelle et la gauche révolutionnaire qui pensent que oui, il faut un projet anticapitaliste qui transforme les bases sociales et qui penseent une alternative et qui ne se contente pas de de rendre le capitalisme plus humain ou de ou de ou de gérer la misère. Mais juste [applaudissements] de répondre, [rires] je réponds juste brièvement parce que bon sinon après on va trop déborder. Juste Camara Delsa, dans la quasi totalité de ton intervention, je ne vois aucune contradiction avec ce qu'on raconte.
Enfin non mais vraiment en tout en toute honnêteté, c'est pas pour faire plaisir à la salle, c'est pas pour se faire plaisir entre nous, c'est l'appel à la grève générale. J'ai pas dit qu'on était contre, j'ai juste dit que de mélang permets parce que j'étais pas Non mais attends, je t'ai pas coupé, je t'ai laissé développer longuement. Enfin vraiment genre il y a pas d'opposition formelle. tu disais la stratégie des raffineurs et cetera à quel moment on a vu des députés de la France dire ou là non pas dans cette direction c'est tout l'inverse. Ah je vois qu'il y a des luttes on dit ouais c'est super même deux fois plus fort et elle est même deux fois plus loin.
La question c'est est-ce qu'on est en capacité de le faire ? Je t'ai pris l'exemple des élections Merci beaucoup. Je t'ai pris l'exemple des élections législatives effectivement parce que tu posais ça un moment dans ton dans ton dans ton développement l'idée de dire que c'était difficile d'appeler à voter contre le RN alors qu'il aurait fallu faire autre chose notamment la greffe générale et cetera. Je pense sincèrement qu'à ce moment-là, n'importe quelle personnalité de gauche disait greff générale, je pense pas que ça aurait fonctionné. Après, on peut essayer.
Voilà, c'est comme tout comme là, tu viens de dire la décision de la République c'était c'était du président, c'était impossible, tout le monde le savait et cetera. Ouais, mais c'est des étapes, c'est petit à petit, on fait rentrer comme ça, on avance petit à petit ensemble et cetera. Encore une fois, c'est des divergences stratégiques qu'il faut à chaque fois poser. Il y a pas de de choses euh voilà euh c'est pas euh la grève ou pas la grève, la manif ou pas la manif, c'est quand on fait des manifes, quand on fait des grèves, quand on va dans les urnes, c'est à chaque fois, c'est comme ça qu'il faut se poser la question.
La grève n'est pas un une finalité comme les urnes ne sont pas une finalité, comme les manifestations ne sont pas une finalité. C'est à quel moment on utilise ces outils pour faire avancer nos idées et à quel moment on avance des pions systématiquement et cetera et cetera. Bon euh juste, je voulais finir sur un truc. switcher là sur une autre question qu'on a pas du tout abordé qui qui me semblait importante avant les avant les potentiels autres interventions et cetera. Ce qui fait qu' aussi on se retrouve ici ce soir avec des organisations notamment en lutte pour la Palestine, avec Révolution permanente, avec la France insoumise, avec le NPA, avec tout un tas d'autres organisations.
C'est aussi parce qu'on se retrouve autour de l'antiracisme. Et pourquoi je voulais mettre un point important sur ces questions là ? Parce que là pour le coup, il y a une partie de la gauche institutionnelle ou non d'ailleurs, y compris dans les milieux très radicaux qui a complètement détourné le regard, qui a complètement détourné le regard et qui n'a pas pris conscience que ça allait être une partie de la réponse et notamment une sorte de pierre angulaire un peu de la situation. Ne pas comprendre que pour lutter contre l'extrême droite, il faut absolument se saisir de cette question de l'antiracisme et aller lutter bras le corps en battant le fer contre l'extrême droite.
C'est juste je suis désolé que ces expression, c'est une catastrophe. C'est juste ne rien comprendre à ce qui est en train de se passer et aussi d'un point de vue anticapitaliste, parce que souvent j'entends des personnalités, je vais pas les citer ici, qui tenteraient d'opposer la question antiraciste de la lutte des classes. Mais c'est quoi cette dinguerie ? Alors déjà évidemment d'un point de vue des idées politiques, se placer au côté des victimes du racisme, ça devrait être une une question qui ne se pose même pas mais même d'un point anticapitaliste. Évidemment que ça a du sens. On parle souvent de lubérisation de la société dans la jeunesse.
Mais où est-ce qu' a le plus avancé ces pions ? Où est-ce que les libéraux ont le plus avancé ces pions ? Mais ni plus ni moins que dans les quartiers populaires. Pas parce que les gens dans les quartiers populaires rêvaient de se faire ubériser, c'est parce qu'il y avait pas d'autres solutions que face à la discrimination à l'embauche, face à la précarisation, face au chômage de masse notamment dans les quartiers populaires. Il y avait pas d'autres solutions que de monter dans un Uber ou que d'aller livrer des courses pour des gens qui sont dans les moyens et cetera.
Et ben oui, c'est aussi anticapitaliste évidemment de lutter sur ces questions antracistes et que si on avait été à la hauteur pour répondre à toutes ces questions antiracistes, alors potentiellement les libéraux n'auraient pas pu avancer comme ils l'ont fait aujourd'hui.
Donc toutes ces questions sont liées et qu'il va falloir tenir dans la période notamment sur la question de l'antiracisme et en cela la question palestinienne était évidemment une question centrale parce que en premier lieu en solidarité avec les Palestiniens et les Palestiniennes mais aussi parce que ça a indiqué un tempo sur la sur la situation à venir 1 2 1 2 sur la situation à venir et évidemment que oui la question palestinienne est une question éminemment antiraciste
[applaudissements]
Tu peux répondre les questions ? Le problème c'est qu'on doit partir. Après c'est toi qui dit mais on doit partir dans 10 minutes quoi. On peut prendre une question à la limite si quelqu'un dans le public a envie. Ah ben une euh ben merci merci à tous pour vos interves. Euh plus au-delà des questions, je vais le dire un peu gentiment et tranquillement un peu. Je suis un peu chafouine ce soir parce que il y a un problème pour moi d'avoir déjà je suis venu pour un meeting antifasciste, je me retrouve sur un pingpong, il parle de toute la situation, pourquoi pas ?
Mais en fait un meeting antifasciste en solo alors qu'il y a une urgence à l'unité contre l'extrême droite comme ça a pu être appelé.
Je veux dire à Lyon la campagne fermant contre les logo fascistes les logofascistes était une campagne unitaire malgré des orgas qu'on s dedans qui ont une tendance un peu très tress et pourtant ça a été une réussite et il y a plus de loco fasciste à Lyon Montargie on a été 4 5000 parce que ça a été un travail unitaire énorme et là ben il y a cette campagne enfin le meeting ce soir qui dit bon c'est bien mais on est on est que 120 si on avait été tout mouvant social à organiser ces trucs la salle elle serait pleine on aurait eu la on aurait ça aurait redonné la la pêche et on se serait peut-être moins laissé intimider par tous les guignoles dehors quoi.
Donc voilà, pour moi c'est un petit peu je suis un petit peu ennuyé, un petit peu chafouine ce soir. Merci.
[applaudissements]
Don petit je urgence palestine. Je fais répondre au camarades du NPA. Il y a un problème de l'unité, c'est vrai. Est-ce que nous on est décidé palestine de pas faire l'unité avec n'importe qui, n'importe comment, dans n'importe quel sens ?
notamment on fera pas l'unité avec le parti communiste qui propos islamophobe raciste et qui dit à le voile pendant que dit le voil donc il a aussi sur les valeurs sur la terre [applaudissements] et sur cette valeur là qui est le acharné comme islamophobie qui fait partie de l'ADN d'urgence palestine on cédera jamais alors l'unité pour l'unité dans l'unité il faut des bases claires et c'est clair qu'il y a des forces politiques à Orléand qui sont clairement islamophobes et jamais on militera avec eux C'est pour ça, c'est pour ça que on s'engage avec des gens com d'autres gens et c'est pour ça qu'on a fait ce débat.
Ça peut être le début d'un front antifasciste antiraciste sur des bases décoloniales parce que c'est ce qu'on veut construire à partir de notre mouvement pour la Palestine. C'est ça qu'on veut construire en allant et pas sur un consensus mou. On serait pour la paix des bras entre Israéliens et cetera. Non, c'est pour ça que on a invité Raphaël comme antifasciste connu et c'est pour ça qu'on a invité Révolution permanence et le point à qui on travaille. L'unité, oui, mais pas sur n'importe quelle base, pas l'unité pour l'unité. L'unité se passe clair et notamment la question de l'islamophobie, elle est centrale, fondamentale pour nous. On cidera jamais.
On est dans les quartiers, [applaudissements] on est à l'argol, on est à Fleur et on sait ce qui se passe. On sait ce que nos amis musulman musulman subissent tous les jours, y compris de notre association. On cédera jamais là-dessus. Il faut que le mouvement social, y compris le NPA prenne conscience de ça Orléan. On peut pas faire l'alliance avec le Parti communiste qui rejette le voile, qui rejette la ba. C'est clair.
[applaudissements]
Moi, je je suis désolée va partir parce que je dois Ouais. Au revoir. [rires] Parce que je dois prendre un train euh là. Donc euh bah je sais je je dis je et on va quand même te dire merci hein. Ben merci parce que [applaudissements] parce que ça prend un à la gare et travaille demain matin. Mais oui ça de toute façon c'est des discussions qui sont amenées à se prolonger et que c'est pas la première fois qu'on a et sûrement pas la dernière.
Et tout ça pour dire tout simplement que je pense que effectivement enfin au au que je pense que la la question de quelle alternative politique et effectivement parce qu'il y a des choses qu'on aurait pu creuser si on avait eu plus de temps, on est capable d'offrir à toutes ces nouvelles générations qui sont politisées à partir de la Palestine mais bien au-delà.
Et pourquoi est-ce qu'elle mérite en fait une gauche anticapitaliste, révolutionnaire, anti-impérialiste, antimilitariste dans un contexte où non seulement il y a un génocidant en Palestine et où il y a la guerre aux portes de l'Europe et où les pressions souverainistes vont s'exercer de manière de plus en plus aigue en fait sur toute cette génération là. Avoir des anticorps et une stratégie claire sur ces questions, c'est indispensable. Donc c'est des débats qu'on va devoir continuer à mener y compris sur les questions militaires et anti-impérialistes. Merci [applaudissements] à tous.
En tout cas, merci Elsa pour ton intervention et puis pour rebondir sur ton intervention, camarade, euh en fait je pense que quiconque est venu ici est convaincu par l'antifascisme. Donc en fait on n'est pas venu en soit pour faire un meeting en tant que tel, mais pour débattre aussi sur le fond. Et qu'est-ce qui qu'est-ce qui pose problème sur le fond ? que les deux les deux intervenants ils font partie de deux organisations différentes et en fait et ben comment on pose la base de de l'antifascisme de la lutte contre l'extrême droite si on on n pas la même vision ? Donc c'est pour ça qu'on a en quand même intéressant de débattre sur ce front-là. Ouais.
Euh non mais après que ça ça débatte, c'est normal encore heureux qu'on ait des désaccords politiques stratégiques d'ailleurs. Par contre les camarades, moi je rejoins en partie le discours de l'unité.
Euh l'exemple à Lyon était flagrant et je vous avoue que lorsqu'on se met à lutter contre l'extramorate mais véritablement au corps à corps en direct, je peux vous assurer qu'il y a tout un tas de choses qui se mettent un peu à cogiter différemment lorsqu'on sait que l'extrême droite est capable de viser n'importe lequel d'entre nous que vous ayez l'étiquette 300 ins sououmise révolution permanente NPA CGT que sais-je je peux vous assurer que on se met à cogiter différemment ça veut pas dire abandonner encore une fois je rejoins le camarade sur des bases clair l'unité il faut qu'elle se construise sur des bases claires. antiraciste, féministe et cetera et cetera. La question n'est pas là.
La question est et c'est comment est-ce qu'on y répond face à cette attaque de l'extrême rat ? Et je vous avoue que oui, des fois ça veut dire faire preuve de concession et des fois ça fait mal au cœur. Moi par exemple, je me suis fait trcher par Fabien Roussell en direct à la télé. Tu lui as demandé qu'est-ce qu'il pensait de ma candidature. Il a dit c'est pas mes valeurs. Bon, c'est pas très grave. Moi, je m'en fous. Je passe à trop de choses. J'en ai rien à faire de Fabien Rousell parce qu'on est des militants terrain. On sait ce que c'est que lutter contre l'extremmo droite. Je vous donne un exemple très précis.
Si demain les jeunesses communistes, ce qui est arrivé à plusieurs reprises, par exemple à Ex- en Provence, se font attaquer par l'extrême droite, avec la jeune garde, on se pose même pas la question. On y va plutôt deux fois qu'une aller les soutenir. Et ça ça c'est un truc quand même [applaudissements] qu'on s'arrache la tête entre nous sur des histoires idéologiques, stratégiques et cetera. Il y a pas de problème. Par contre les camarades face à l'extrême droite et là et la force de l'antifascisme et il y a pas de question à se poser. C'est on y va tous. Dès qu'il y en a un d'entre nous qui vient se faire toucher par l'extrême droite, on y va tous.
Même s'il y a de la colère parfois sur les politiques, même si des fois on est en gros désaccord. Moi, c'est quelque chose qui m'a toujours animé, ce qu'on a mis sur le terrain et ce qui nous a permis de lutter contre l'extrême drobroite à Lyon. On était enfin vraiment les camarades, faut imaginer, il y avait cinq locaux d'extrême droite public hein. Il y avait des néonazis, des péténistes, des royalistes, des il y avait toute la faune et la flore possible et imaginable, cinq locaux publics, des attaques tous les weekends voire même des fois plusieurs fois dans le même weekend avec des capacités de mobilisation de 300 militants fascistes qui venaient attaquer des événements comme celui-ci.
Bah à un moment donné, il a fallu se retrousser le manche et pas faire de de savoir si l'un ou l'autre il avait dit ça à telle époque. Alors effectivement sur des bases claires, mais au bout d'un moment, il a fallu leur rentrer dedans et collectivement sinon on était mort en fait si l'ensemble de notre corps était mort. Et c'est un peu la même chose aux États-Unis. Une fois qu'ils sont là, c'est un peu trop tard. On a plus que des réunions comme celle-ci, aur elles auraient pas lieu s'il y avait l'extrême droite. Voilà.
[applaudissements]
Donc merci à tous en tout cas d'être venu. Je pense qu'on peut arrêter là si
[applaudissements]
Ouais. Bah en tout cas, merci à vous d'être venu et puis on aura le temps de justement bah de réorganiser d'autres discussions comme ça pour parler discussion et parler de stratégie et de fonds politiques. [applaudissements] Camarades.