Les députés adoptent le budget de la Sécurité sociale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Mathilde PanotFait
« En votant pour, le Parti socialiste sauve Emmanuel Macron à l'un dommel. »
- 4:00Bruno RetailleauChiffre
« 25 milliards d'euros de déficit je veux rappeler qu'en 2023 le déficit de la sécurité sociale c'était 13 milliards donc tout est empiré. »
- 5:00Sébastien LecornuChiffre
« Nous avons augmenté dans le débat de 4 milliards le niveau des dépenses de santé. »
- 6:00Sébastien LecornuChiffre
« Nous avons suspendu la réforme des retraites et ce sont plusieurs centaines de milliers de français qui pourront en bénéficier dès 2026. »
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que le travail est fait et le vote va avoir lieu sur l'ensemble du projet de droits de financement de la sécurité sociale pour 2026. C'est bon ? Tout le monde est à sa place ?
Le scrutin est ouvert Le scrutin est clos. Votants 574 exprimés 481, majorité 241 pour 247 contre 234. L'Assemblée nationale a adopté...
Je vous remercie la séance est suspendue et levée. Le projet de loi sur la sécurité sociale est donc définitivement adopté solennellement avec 13 voies d'avance, si on a bien compté Marie Chantray. On est à peu près dans l'écart qu'on annonçait tout à l'heure, c'est-à-dire de manière très serrée, mais c'est passé.
Oui, beaucoup plus serré d'ailleurs que sur le volet recettes du budget de la sécurité sociale. Je pense qu'on fait un gros ouf du soulagement du côté de Matignon, du Premier ministre, de toutes ses équipes et de tout son gouvernement. C'est une première victoire quand même politique pour le Premier ministre, vous en parliez Alain Duhamel, ça valide aussi sa méthode.
Celle qui a été du compromis, alors certains ont parlé de compromission, on pourra en reparler. Mais effectivement, ces ultimes négociations, même de dernière minute, tout ce qu'il a mis dans la bataille, il n'a pas ménagé ses efforts. Il a pris beaucoup la parole dans l'hémicycle pour tenter de convaincre.
Et ce soir, 9 décembre, c'est une nouvelle haie de franchi pour Sébastien Lecornu qui sans doute gagne encore un peu de temps, quelques semaines, quelques mois, qui ne présage rien, et j'en arrêterai là, sur le budget de l'État. Est-ce que sera le vote sans doute bien différent concernant ce vote crucial également Michel Barnier il y a un an a chuté sur le budget de la sécu, c'était sur une motion de censure et François Bayrou n'a pas réussi à franchir même l'étape où il a demandé la confiance donc il a pris encore plus de risques mais c'est vrai que si on se reporte sur les dernières années c'est un vote qui ne conforte pas je dirais pas que ça me conforte Sébastien Lecornu mais ça valide sa méthode Alain Domaine c'est un vote artisanal parce que c'est vraiment Sébastien Lecornu qui l'a bouclé petit groupe par petit groupe coup de téléphone par coup de téléphone et première réaction du patron des républicains Bruno Rotaio C'était très furtif la La première réaction de Bruno Retailleau, je n'ai pas entendu exactement ce qu'il a dit, vu qu'il avait qualifié ce budget de la Sécu il y a quelques heures de hold-up fiscal. C'est une défaite pour lui.
Il avait demandé à ses députés, défaite. C'est une défaite pour Bruno Retailleau, c'était évident puisqu'ils étaient beaucoup engagés quand même contre ça. Mais je reviens à Sébastien Lecornu, ce qui est vraiment original, c'est que ça n'est pas la victoire de groupes parlementaires contre d'autres groupes parlementaires, ni de partis politiques contre d'autres partis politiques.
C'est un artisan qui a tissé des liens pas clandestins mais artisanaux un à un et qui y est arrivé. Yael Brown-Pivet, la présidente de l'Assemblée. La même méthode peut produire les mêmes effets et donc il va falloir que nous nous y mettions tous encore et encore, débattre, discuter, voter dans l hémicycle et j'espère que nous y parviendrons.
Je vous remercie beaucoup. Non, le chemin n'est pas fini puisqu'il y a maintenant le Sénat va se prononcer à nouveau et nous aurons une lecture définitive mais ça montre que sur les équilibres que nous avons trouvés il y a une majorité à l'assemblée nationale et donc c'est un très bon signe et la immense probabilité de pour la suite des événements c'est que le texte puisse être adopté définitivement mais la navette se poursuit. Vous êtes bien connaisseurs de notre procédure parlementaire.
Pardon ? Alors, je n'ai pas de détails à vous donner à l'heure actuelle sur la suite de la navette, mais ça va venir très vite maintenant. Merci à tous.
Merci. Voilà, on sent quelques sourires. Mathilde Panot chez Les Insoumis.
Elle confirme le changement d'alliance du Parti socialiste qui décide donc de rejoindre le camp des soutiens au gouvernement. Et je rappelle qu'en démocratie, lorsqu'on vote un budget, on est donc dans la majorité et dans le soutien au gouvernement. Et lorsqu'on vote contre un budget, on se place dans l'opposition.
Les socialistes et la direction du Parti socialiste a donc fait un choix extrêmement clair aujourd'hui. En votant pour le budget, non seulement ils permettent à un budget cruel de pouvoir passer, mais en plus de cela, ils sauvent Emmanuel Macron, puisque je le rappelle, il y a un mois tout juste, la La discussion qui existait dans ce pays était de savoir si Emmanuel Macron devait partir, ce qui est toujours majoritaire dans le pays. Ce qu'ont permis les socialistes, c'est de faire en sorte non seulement de leur donner un sursis, de faire perdre du temps au pays et d'adopter un budget comme celui que nous venons d'adopter en seconde lecture qui permet par exemple de faire 4 milliards de coupes sur la santé et sur l'hôpital public dont tout le monde comprendra que c'est extrêmement cruel.
Évidemment ce vote n'a rien à voir avec le mandat qui a été donné par les électeurs et les électrices qui les ont fait élire dans cette assemblée, dont le mandat était justement de construire une alternative en rupture avec le macronisme et non pas de s'allier et de fusionner avec la Macronie comme ils sont en train de le faire. De même nous sommes surpris de voir que ce vote passe grâce à l'abstention de plusieurs députés écologistes qui eux aussi ne respectent pas le le mandat qui leur a été donné par les électeurs et les électrices. Sachez qu'il reste une force disponible dans ce pays pour appliquer un programme de rupture avec le macronisme, c'est celle que nous représentons aujourd'hui, et nous Nous redisons comme une promesse que les insoumis et insoumises seront toujours du côté du peuple et ne seront jamais dans les petits arrangements de couloirs, dans le dos des citoyens et des citoyennes.
Nous sommes donc au vote à la seconde lecture. Il reste un prochain vote, donc en dernière lecture qui devrait avoir lieu la semaine prochaine et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent et notamment les soignants et les soignantes mais aussi celles et ceux qui attendent pendant des heures aux urgences à aller interpeller leurs pour savoir s'ils continueront de garder le même vote en dernière lecture parce que c'est de cela dont il s'agit. En votant pour, le Parti socialiste sauve Emmanuel Macron à l'un dommel.
Un gros tacle pour l'EPS, mais un petit aussi pour les écologistes. Nous sommes les derniers à gauche, dit en quelque sorte Mathilde Panneau. – Ce qui est frappant, c'est que Mathilde Panneau, c'est la politique à la tronçonneuse, c'est-à-dire qu'elle N'allez pas lui dire ça, la référence à Millet ne va pas lui plaire.
Bon, non mais on a l'impression qu'elle veut que la rue...
Deuxième tentative pour Bruno Retailleau, le patron des et puis c'est toujours plus de dettes toujours plus de déficit sans doute 25 milliards 25 milliards d'euros de déficit je veux rappeler qu'en 2023 le déficit de la sécurité sociale c'était 13 milliards donc tout est empiré moins de travail plus impôts plus de dépenses et plus de têtes voilà donc je persiste et je c'est un budget qui permettra sans doute au gouvernement et mail macron de durer un peu plus mais c'est un budget qui emmène la france dans le mur et je le regrette profondément laurent bottier avait appelé l'abstention pour ce budget que si vous en pensez il aurait dû prôner de voter contre non j'avais indiqué aux députés vous savez c'est difficile parce qu'on est dans un moment de confusion et chacun essaie de limiter la casse. J'avais indiqué moi que j'étais pour la position contre, mais aussi pour l'abstention pour les députés qui en fonction de leur conscience souhaitaient s abstenir. Donc j'ai pas plus de commentaires à faire.
Et pour la suite, est-ce que vous êtes favorable à une dissolution, une élection présidentielle anticipée comme Édouard Philippe ? Écoutez, colline après colline. Voilà, donnée au PLFSS.
Juste une dernière question, monsieur Rotaillot. Il n'y aura pas de dernière question pour Bruno Rotaillot qu'on a connue plus souriants. Ce n'est pas une très très bonne soirée pour lui, qui s'était opposé très fortement à ce budget de la Sécu, adopté donc de justesse d'une grosse dizaine de voix.
Alain Dvamel. Ça n'est pas une très bonne soirée pour lui, mais ça n'est pas une très mauvaise soirée non plus parce qu'il est évident que dans l'électorat auquel il s'adresse, la proposition qui était au vote est extrêmement impopulaire. Et donc en prenant les positions qu'il prend, c'est-à-dire en gros un blâme implicite à Laurent Wauquiez.
Il se donne le beau rôle dans l'électorat de droite le plus conservateur. Alors je croyais que la phrase n'était pas finie. – Elle est finie parce que Bruno Retailleau est très mécontent du vote, a été contre ce vote, a été contre ce son électorat est certainement hostile au vote, et il a le sentiment qu'on est à un moment où ses thèses à lui sont confortées, c'est-à-dire ses thèses c'est l'opposition des républicains, de la droite républicaine vis-à-vis du gouvernement doit être une opposition frontale, alors que là ça a été un un compromis.
Marie Chantret ? Réaction à l'instant du Premier ministre Sébastien Lecornu sur ses réseaux sociaux, notamment X. Il se félicite évidemment de l'adoption.
Boris Ballot, le patron, les députés — Les Françaises et les Français. Et faire le pari du débat parlementaire, c'est-à-dire tout simplement de la démocratie. D'autres ont fait des choix différents.
On préférait soit être les passagers clandestins de ce débat soit faire le pari de la politique du pire. Nous, nous avons regardé aujourd'hui où nous en étions après plusieurs semaines d'un débat qui était âpre, rugueux, exigeants où il a fallu chercher des compromis. Rappelez-vous au moment de la chute de François Bayrou.
Il y avait la suspension à le CSG, il n'en est plus question. Il y avait le doublement des franchises médicales, il n'en est plus question. Il y avait la remise en question d'un certain nombre d'exonérations pour les apprentis, pour les chèques déjeuners ou les chèques vacances, il n'en est plus question.
Il y avait la remise en cause des aides à l l'embauche outre-mer. Il n'en est plus question. Les moyens de l'hôpital étaient réduits à pas grand chose, si bien que la tarification était négative.
Nous avons augmenté dans le débat de 4 milliards le niveau des dépenses de santé. Nous avons suspendu la réforme des retraites et ce sont plusieurs centaines de milliers de français qui pourront en bénéficier dès 2026. Eh bien je crois que ce soir nous pourrons dire que nous avons fait oeuvre utile.
Certains font feu sur les socialistes. Eh bien, je dois vous dire que ça ne nous impressionne pas. Nous n'avons jamais perdu de vue ni les raisons de nous battre, mettre de la justice dans ce budget, faire reculer les brutalités qu'il contenait, effacer le musée des horreurs qu'avec nous les organisations syndicales avaient dénoncé.
Je crois que sans que ce soit notre budget, nous y sommes parvenus. Nous ne sommes pas parvenus seuls, d'autres sur les bancs notamment de la gauche se sont battues avec nous et je crois que ce soir c'est d'abord les françaises et les français qui étaient et légitimement inquiets, qui peuvent souffler. C'est assez difficile pour vous quand même, parce que vous avez négocié imprement, vous avez des files de divergences...
Bon, Boris vient de dire l'essentiel. Nous avons effectivement, pendant un mois et demi, évolué dans nos positions. Nous sommes partis au début de cette discussion.
Nous étions absolument contre le projet qui nous était présenté. Et il a fallu un mois et demi de discussion pour qu'au fur et à mesure, eh bien nous puissions trouver la voie d'un compromis dans un Parlement qui, pour la première fois, votait librement puisque que 149 ,3. Et Et donc cette victoire, elle est d'abord celle du Parlement lui-même qui a su trouver avec celles et ceux qui sont prêts à rechercher les voies du compromis, de la négociation.
C 'est exigeant, c'est difficile. Ça a été dit avant moi, ce budget n'est le budget de personne au fond. Tous ceux qui vont se succéder à vos micros vous diront la même chose.
Si nous avions été majoritaires seuls, nous aurions fait différemment. Et c'est vrai. Chacun d'entre nous aurait fait différemment.
Ils certainement de manière très différente puisque nous sommes de gauche et que la majorité très relative qui nous fait face reste de droite. Mais nous avons cherché à être utiles aux Françaises et aux Français. Et je crois que nous n'avons trahi personne et au contraire.
Nous sommes de ceux qui n'avons pas attendu un grand soir hypothétique pour obtenir des victoires. Nous avons ce soir la possibilité de dire à ceux qui nous ont demandé de les représenter, que nous avons été là pour soutenir classe populaire, classe moyenne, toutes celles et ceux qui n'avaient pas d'autre moyen d'attendre une fois encore une élection supplémentaire. Laquelle ?
Quand ? Avec quelle certitude Ce soir, ils savent qu'à la veille des vacances de Noël, au moment où tous s'interrogent sur ce que sera leur pouvoir d'achat l'an prochain, que nous avons préservé leur pouvoir d'achat, que nous avons préservé leur accès à la Et que pour ceux qui vont partir à la retraite, ils pourront partir plus tôt parce qu'il y a des gens qui ont pris leur responsabilité. Voilà ce que l'on voulait vous dire ce soir.
Et c'est vrai qu'il y a non pas de finfaronnade parce que ce que nous avons obtenu. Boris vient de le dire, nous l'avons tenu avec d'autres. Il n'y a aucune volonté de tirer à nous une couverture qui n'appartient pas qu'à nous.
Elle appartient à l'ensemble de celles et ceux qui ont voulu faire progresser ce débat. Voilà. Donc ça prouve que le débat est possible.
Ça prouve que quand il y a une recherche sincère et loyale, on peut y arriver. Mais c'est aussi une leçon pour le gouvernement. Parce que dans ce débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, il a accepté d'avancer.
Et sa majorité a accepté aussi pour une part d'avancer. Sur la loi de finance... — Voilà la première réaction d'Olivier Faure,
Sébastien Lecornu