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Podcast / conversationLes Nouvelles filles de la Campagne.· 15 octobre 2025 68 minComplaisantPortrait personnelEnvironnement & énergieSolidarités & familleÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Hors-série : « Elles ne lâchent rien : l’audace féminine au cœur de nos villages » Mme Françoise ...

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 96 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:14Invité politiqueChiffre
    « 31 % de l'industrie euh est en ruralité. Euh il y a beaucoup de gens qui vivent, c'est 22 millions d'habitants »
  • 6:41Invité politiqueFait
    « on a croisé un avocat, un ancien avocat américain, une architecte qui soudainement eu envie d'une autre vie »
  • 17:26Invité politiqueFait
    « On était donc dans les Vauges la semaine dernière et on va visiter l'entreprise Clair Fontaine. Vous savez ces fameux cahiers clafon. »
  • 28:18Invité politiqueFait
    « la campagne quand elle voit ce qui s'y passe, c'est le monde moderne de demain. »
  • 46:31Invité politiqueFait
    « elle défend un truc incroyable qui est très féminin, très très audacieux et c'est une femme qui entreprend des protections périodiques »
  • 51:37Invité politiqueFait
    « Il y a pas de fatalité. Chaque territoire a son génie »
  • 1:03:14Invité politiqueFait
    « En ville, le monde est plus catégorisé. Vous fréquentez des gens qui sont un peu du même univers et c'est le statut social qui vous fait exister. »
  • 1:04:43Invité politiqueFait
    « Il faut toujours faire des courants d'air, il faut que les fenêtres elles soient ouvertes. »

Temps de parole

  • Françoise Gatel100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Non speech

[Musique]

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Françoise Gatel

Bonjour et bienvenue. Je suis Sandrine Planque et vous écoutez les nouvelles filles de la campagne. Deux fois par mois, je vais à la rencontre de femmes qui comme moi, ont changé de vie pour tenter l'aventure en ruralité. Ce qu'elles ont en commun, elles ont redoublé d'audace. Pourquoi ? et bien en allant vivre à la campagne et comme si ça n'était pas déjà un sacré défi, elles ont changé de métier, développé une nouvelle activité, un projet, une passion, voir adopter un nouveau mode de vie. Grâce à nos échanges, je vous révèle tout de leur arrivée en ruralité, de leur projet de départ, leur intention, de leur nouvelle vie qui les a transformé, de leur joie et par moment de leur crainte.

Je vous offre des témoignages motivants, rafraîchissants qui vous feront, je l'espère, sourire, plaisir et peut-être vous donneront envie de sauter le pas ou simplement d'y réfléchir. Maintenant et bien je vous emmène dans ma campagne. J'ai écrit quelque chose, une petite chose avec mes mots. Avant de démarrer notre échange et bien j'ai besoin de vous raconter un tout petit bout de mon histoire et de ce chemin qui m'a amené à m'engager pour la ruralité et puis qui m'a amené ici aussi aujourd'hui. Il y a 4 ans maintenant et bien j'ai quitté Lille pour la Dordogne.

J'ai laissé un emploi de cadre dans une très belle enseigne de sport, la préférée des Français, pour me lancer dans la ruralité, dans l'entrepreneuriat en ruralité. Pourquoi ce choix ? Parfois je me le demande encore, mais vous savez lorsque j'ai décidé de partir vivre à la campagne, mon entourage professionnel, familial, amical a été très surpris, très interrogateur. On m'a posé des questions qui me surprennent d'ailleurs encore aujourd'hui. Mais tes enfants, tu vas t'ennuyer, il y a rien à faire à la campagne. Très bien, je suis arrivée en campagne, j'ai eu des doutes, des craintes, quelques peurs et puis après j'ai appris à la connaître cette ruralité, à la comprendre et à l'aimer.

J'ai rencontré ces femmes qui tiennent la campagne, qui osent, qui créent, qui font preuve de solidarité, de sororité. Alors voilà comment est né le podcast des nouvelles filles de la campagne. Ce podcast existe pour montrer que la ruralité est belle et que les hommes et les femmes qui la façonnent sont loin des clichés que la société se fait d'eux et d'elle. Il est dit, il est écrit que la passion amoureuse dure 3 ans. Et bien pour moi, la passion de la ruralité dure et s'amplifie au fil des années. Plus je la découvre et plus je l'aime. Alors madame Gatelle, madame la ministre, bienvenue chez les nouvelles filles de la campagne. Merci beaucoup, votre mot était très joli.

Pour démarrer, est-ce que vous voulez bien vous présenter en tant que femme et en tant que ministre ? Je vous laisse dire ce que vous voulez. Alors, je suis née il y a fort longtemps dans un tout petit village en Bretagne qui s'appelle Rochef en terre. C'est un village de 600 habitants.

Et puis ensuite, comme chacun de nous, j'ai suivi un chemin qui grâce d'ailleurs à beaucoup de femmes parce que mon père est décidé, j'étais très jeune, grâce à ma mère, à mes tantes, j'ai pu quitter ce village pour faire des études, ensuite aller vivre quelques temps en Angleterre et ma mère m'a toujours expliqué que les choses étaient possibles si on voulait, si on avait envie et puis Je suis devenue un moment maire du de la ville où j'habitais, Château Gérand et Vilaine. Entre-temps, je travaillais naturellement et j'avais aussi une famille. Et puis mère, je suis devenue parlementaire.

Et puis parlementaire, un jour de septembre dernier, on m'a proposé d'être ministre en charge de la ruralité. Donc la ruralité, elle est je crois qu'elle m'a façonné. C'est mon ADN et c'est ce que je suis. avec aussi une passion pour la ville. J'aime les deux univers. Comme je disais tout à l'heure, on ne fait pas les loges de la campagne, il procès de la ville. Exactement. J'ai envie de commencer par un peu les idées reçues et les clichés puisque c'est un peu mon cheval de bataille. Selon vous, quelles sont les idées reçues qu'on a de la ruralité ? Alors, la ruralité, elle a d'abord été totalement perdue de vue. C'était vraiment un monde où on où on ne vivait pas.

Euh la ruralité c'était cet univers où il y avait sûrement des agriculteurs parce que la nourriture elle vient bien de quelque part et puis euh tous ceux qui vivent en réalité euh en gros ce sont des personnes qui n'ont pas sans doute pu faire autre chose et que en réalité qu'est-ce qu'il peut y avoir d'extraordinaire ? Qu'est-ce qui peut vous donner envie d'y vivre ? Par ruralité, c'est sympa parce qu'on y va un weekend et donc on s'évane mais rapidement on est perturbé parce qu'il y a des tracteurs, il peut y avoir des cloches et des grenouilles, des coques. Voilà, c'est exactement ça.

Donc la ruralité, elle pouvait être fantasmée, rêvée euh peut-être en disant un jour je vivrai dans la ruralité comme une campagne idéalisée. Mais en tout cas, ça n'était pas imaginé comme un lieu où il y a des gens qui travaillent. 31 % de l'industrie euh est en ruralité. Euh il y a beaucoup de gens qui vivent, c'est 22 millions d'habitants et on peut y faire des choses extraordiners he c'est ça c'est un tiers. un/ers euh et il y a des ruralités extrêmement différentes.

Vous pouvez vivre à la montagne, vous pouvez vivre dans une commune qui est pas très loin d'une ville, il y a plein d'espace et quand vous prenez la peine d'aller à la découverte de la ruralité, vous découvrez des gens étonnants euh des gens qui ne cessent d'inventer des trucs qui marchent en plus. Euh comme quoi des trucs qui malent. Moi j'en vois, on était dans les Vauges la semaine dernière. On va visiter une école de luterie qui est connue dans le monde entier. Il y avait un coréen, une islandaise qui veulent être lutiers. Ils sont venus dans un petit village des Vauges. 3 semaines avant nous étions hautloire à IJ.

Aï Saint-Joy est une école de pâtisserie mais d'exception connue mondialement où cette école elle forme des des pâtissiers venus de 50 nationalités. On a croisé un avocat, un ancien avocat américain, une architecte qui soudainement eu envie d'une autre vie. Ils sont venus mais au cœur de la haute loi dans une petite ville parce qu'il y a là quelque chose d'exceptionnel. Et puis un autre exemple, on a vu en Ardèche une jeune femme qui reprend l'exploitation de ses parents et elle cultive des châteignes. Et la châteigne est un produit d'exception que l'on trouve en Ardè et elle fait ça avec beaucoup d'enthousiasme.

Elle est alors moi j'aime pas dire elle est très moderne mais vous voyez elle est comme toutes les personnes qu'on voit s'intéressera tout. elle fait des tas de choses et elle a décidé de reprendre une exploitation euh enfin la culture de la châteigne. Je pense malgré tout qu'il y a al peut-être pas partout hein, mais il y a une en tout cas chez moi en Dordon, il y a une grande diversité de profil, bien plus qu'on ne se l'imagine finalement. Il y a vraiment il y a des gens qui viennent de partout qui ont fait des carrières diverses, enfin incroyable même des fois des gens que je n'aurais jamais rencontré en fait dans mon ancienne vie. Absolument.

Moi je pense que enf c'est pas je pense euh aujourd'hui depuis septembre on a on est allé euh à la rencontre de gens qui vivent et d'élus dans 40 départements. Je connais une jeune femme en Bretagne qui a créé un laboratoire et qui fait des produits de protection périodique. des gens qui travaillent mais aussi dans dans l'innovation parce qu'aujourd'hui il faut avoir une fonction de de recherche, une fonction de de communiquant et parce que on a la chance d'être dans un pays assez remarquablement couvert en très haut débit, votre métier vous pouvez le faire dans le périgore comme vous. Le périgore, il est ouvert ou la Dordogne. Et la Dordogne, elle est ouverte au monde ouverte.

Et vous voyez, moi ce qui m'intéresse beaucoup, c'est que vous rencontrez des gens qui sont comme des personnages. Rien n'est banal. Oui, rien n'est banal. C'est exactement ça. Voilà. Euh voilà, je pense à un exemple assez remarquable de jeunes. Un jeune qui était cadre dans une entreprise à Paris ou ailleurs et qui a décidé de retourner dans sa laer natale et de reprendre l'entreprise qui était une entreprise familiale qui à l'origine fabriquait avec de la toile de jean des vêtements de travail pour des ouvriers qui allaient dans les mines. Et aujourd'hui, ce garçon qui a 35 ou 40 ans, il est juste extrêmement heureux.

Il fait des choses très à la mode et il va ouvrir une boutique à Paris et lui il vit en laser. Ce sont alors moi j'aime pas le mot normaux mais vous pouvez vivre et être de très grande qualité, avoir un métier d'exception pour être écrivain et vous pouvez vivre ce que j'appelle à la campagne dans un territoire. Et ça, il faut qu'on fasse se croiser des regards et il faut qu'on permette des rencontres entre des gens inattendus que l'on va trouver partout et ce sont des gens qui entreprennent, qui sont heureux, qui vivent avec leur famille et qui ont une vie que moi je trouve assez remarquable.

Je je pense que c'est c'est vrai qu'il serait important de changer un peu l'image qu'effectivement on peut avoir des gens qui vivent en ruralité et que nous ne sommes pas toutes apicultrices ou maréchè mais qu'effectivement il y a une diversité de profession de profil de richesse. Alors effectivement, je je pense qu'on a gardé euh l'image euh pour certains enfin après 68 des gens qui allaient dans l'arc euh pour élever des brebis euh où on a Bah oui, mais ça euh il y a personne qui ont envie de faire ça. Bon et c'est très bien mais vous vous avez des auteurs, vous avez des avocats, vous avez des architectes, vous avez des cadres, des grands chefs cuisiniers. des grands chefs cuisiniers.

Vous avez regardé les les enfin le restaurant Bras et le fils. Ah oui oui. Un très grand restaurant à l'OL. C'est des gens d'exception. Oui. Très connus. Très connus, mondialement connu. Et ils ont gardé leur restaurant sur un plateau là où vous voyez des champs, des vaches, mais c'est un endroit d'exception. C'est de l'excellence. en milieu rural. Aujourd'hui, comment vous décriririez la ruralité entre ces difficultés et ses atouts ? Alors, je vous vous posez la bonne question. En ruralité, il y a des difficultés mais il n'y a pas de fatalité. Et en ville, il y a des difficultés.

Je veux dire, si on imagine, on va dire la personne en ville qui a un niveau de revenu très élevé, eux qui vit à pied dans le 7e ou à Saint-Germain, voilà, ça c'est une image de de la ville qui n'est pas non plus exacte puisque dans les villes, vous avez aussi des personnes extrêmement différentes, certaines qui travaillent très très durement, qui ont des faibles revenus, qui ont des temps de trajet pas possible pour rejoindre leur appartement de banlieu. Donc il y a des tas de difficultés en ville et tout ce que l'on croit accessible n'est pas en fait forcément accessible spontanément par les gens qui habitent la ville. Donc on se crée aussi on se crée aussi des des illusions.

Et donc moi je je pense que dans la réalité ce qui est extraordinaire mais vraiment c'est qu'il y a des personnes qui vivent parce que c'est leur univers. D'autres qui choisissent d'y vivre, qui choisissent d'entreprendre, de réaliser leur vie et que surtout dans la réalité vous êtes contraint d'inventer des possibles. inventez votre vie, c'est une feuille blanche. Quand vous êtes maire, vous inventez des services de mobilité, vous inventez des maisons de santé, vous vous inventez bus de santé.

Voilà, vous inventez des bucobus, des minicobus, les élus parce qu'ils sont ils travaillent avec les associations, avec des entreprises que vous êtes obligé d'être solidaire pour inventer la réponse et vous êtes solidaire parce que vous aimez profondément l'endroit où vous vivez. C'est comme une sorte de trésor et vous voulez avoir les réponses aux besoins que vous avez qui sont les mêmes que euh ceux des gens de la ville. Vous vous vivez euh en en Dordogne, vous vivez comme un citadin. Vous avez les mêmes besoins. En tout cas, vous avez les mêmes besoins. Vous avez envie de lire, vous avez envie de de découvrir des choses, d'avoir accès à la culture.

que on a aujourd'hui des des besoins, des attentes un peu identiques, mais on les invente autrement et on donne aussi, je veux pas dire un autre sens à sa vie, mais en tout cas, on vit plus paisiblement. Vous êtes capable de vous asseoir dans votre jardin un jour, il fait très chaud de lire ou de ne pas lire, d'écouter les oiseaux, c'est un peu apaisant. Vous avez envie de voir votre voisine, vous y allez. Euh vous allez faire des courses, vous les faites aussi pour votre voisine. Puis vous avez envie d'être seul, vous pouvez le faire.

Donc vous inventez une vie qui est parfois subie, c'est vrai, mais qui est aussi euh choisi et que ce que je constate, c'est que dans la ruralité, il y a pas de fatalité au sens où partout où je vais, je vois des des ce que j'appelle des entrepreneurs de territoire. Les gens inventes. C'est une association comme famille rurale. Oui. Qui va inventer dans la ruralité des crèches qui va inventer des modes d'habitat pour les personnes âgées en disant la personne âgée qui habite toute seule dans sa grande maison à 6 km du bour, ça n'est plus possible. Euh ben on va faire euh des logements et puis il peut y avoir un jeune à côté et une personne âgée.

Puis en tout cas la personne âgée, on va la faire rencontrer des jeunes. Vous voyez c'est euh la ruralité elle est source de choses euh assez extraordinaires. Mais il y a un peu le champ des possibles hein quand même. Moi je je compare toujours ça à une feuille blanche sur laquelle je peux finalement écrire ce que j'ai envie enfin ou ce que j'aimerais. Après, il y a une une des nouvelles filles de la campagne un jour qui m'a dit "La campagne quand elle voit ce qui s'y passe, c'est le monde moderne de demain." Un jour, elle m'a dit ça. Oui. J'ai trouvé ça pas mal quand même. Moi, je pense qu'elle a le monde mod sérieusement raison.

Euh et je dis je le dis mais avec beaucoup de conviction que la ruralité qui semblait appartenir à un monde du passé Oui. qui parfois évoquait une nostalgie. On ne va pas réinventer la ruralité d'hier ou avant-hier. On va pas remettre des bourreliers dans les bours. Personne n et que regarder aujourd'hui nous sommes enfin notre pays est engagé dans le développement durable. C'est l'avenir et le développement durable. qui est essentiel pour l'atteindre, c'est essentiellement la ruralité. Pourquoi ? Parce qu'un développement durable, c'est une alimentation de qualité, une souveraineté alimentaire.

C'est aussi des ressources comme les énergies renouvelables, l'eau et on sait combien l'eau est précieuse. C'est la ruralité qui nous l'apporte. Et puis il y a toute cette biodiversité qu'il faut préserver et qui aide à sauver la planète. Et donc je pense que la ville qu'on a érigée à un moment en mode de vie unique, c'est-à-dire la vie, elle est dans la ville ou idéal euh voilà, c'était la finir en fait si vous voulez, si vous voulez faire un métier, c'est dans la ville, si on veut réussir. Euh c'était comme ça.

Euh et puis si de toute façon, vous êtes obligé de partir à la ville à un moment, on a eu un exode rural très fort parce queil y a pas de travail, c'était très compliqué là aujourd'hui. Vraiment, moi je porte la conviction que la ruralité d'une très grande modernité et que l'avenir de notre pays, il se frappe par les territoires parce que il y a aussi de l'industrie parce qu'on voit des innovations assez remarquables. Je vais vous raconter un exemple. On était donc dans les Vauges la semaine dernière et on va visiter l'entreprise Clair Fontaine. Vous savez ces fameux cahiers clafon. J'ai connu, j'ai bien connu.

Voilà qui fabrique du du qui fabrique aussi du papier et qui fabrique de la papéterie. Et donc pour fabriquer du papier, il faut beaucoup d'eau et d'énergie. Et donc il y a des chaufferies qui sont au gaz ou à l'électricité. Et là dans cette papéterie, ils viennent d'installer, l'État les a soutenu, une chaufferie biomasse. D'accord. Et comment est-ce que ils peuvent s'alimenter ? C'est tout simple, dans les vaes et des grandes forêts. Et pour que la forêt soit durable et que dans 40 ans, dans 50 ans, on est des armes, il faut entretenir la forêt, faut faire ce qu'on appelle des éclaircis. Donc de temps en temps, faut tailler les arbres.

Voilà, il y a des coupes et donc de ces éclaircis, il y a des tas de déchets. Voilà du du bois, du petit bois. Et bien ce petit bois, il sert alimenter cette très grande usine où il y a 500 salariés dans les donc le déchet de la forêt est valorisé et qu'en plus grâce à cette entreprise, on va pouvoir garantir une forêt de grande qualité. C'est une espèce d'économie circulaire. Oui. Et puis c'est un modèle de développement durable au sens où euh on redécouvre la vertu euh de de la nature, la vertu d'un environnement qui est protégé et aussi la vertu d'une activité agricole qu'il nous faut aussi préserver.

Par contre, sur des territoires comme le mien, l'industrie est quand même peu présente, j'imagine, peut-être par un territoire qui est très enclavé, peut-être par les moyens de de locomotion ou d'installation, j'imagine. Enfin, alors l'industrie, elle est née là où il y avait des ressources, c'est-à-dire, je prends l'exemple des vauges, vous avez de quoi faire de la chaud, vous avez des minerais. Voilà. Donc la la l'industrie quand elle s'est implantée, c'était aussi des circuits courts. Vous voyez, c'est de l'économie locale. Et donc vous vous êtes dans un territoire comme moi en Bretagne, enfin si en Bretagne, on a l'industrie agroalémentaire mais on n' pas eu d'industrie.

Et donc on a deux sujets. Il y a la question, vous l'évoquez euh des territoires enclavés, c'est-à-dire comment on fait que dans un territoire rural vous vous puissiez vous déplacer à la fois sans doute pour venir à Paris euh mais aussi euh ce que j'appelle la mobilité du premier ou de dernier kilomètres. Comment quand vous êtes dans un village, vous pouvez aller voir le médecin et on invente des solutions dont on parlera peut-être. Alors, on pense que en campagne, il faut qu'on affrait des bus et des trains. Sauf que vous n'avez pas C'est c'est pas la bonne réponse. J'ai besoin d'avoir des mobilités très agiles, plus flexibles.

Oui, parce que vous avez 10 personnes qui vont travailler à un endroit à une certaine heure. Vous en avez 30 qui veulent aller chez le médecin, des enfants qui veulent aller au lycée et que aujourd'hui en ruralité, on a inventé des trucs géniaux. Mais vraiment c'est c'est exceptionnel. Euh le bus, on connaît les bus qui font un trajet, qui s'arrêtent, voilà, ça marche pas parce que le bus il va être à moitié vite. Et donc il y a des des petites communautés de communes ou des communes qui ont inventé la voiture bus, c'est-à-dire c'est du covoiturage.

Vous avez une ligne de covoiturage ou quelqu'un qui a une voiture, il fait un trajet sur il s'est enregistré sur une application et il sait que à telle heure madame Martin, elle va s'arrêter dans ce village parce qu'elle va dans la commune et madame Martin, elle sait que il y a un covoitureur qui va l'aider. Donc c'est très souple, ça marche toute la journée, c'est très s vous avez aujourd'hui des start-ups qui ont développé de ces applications de mobilité qui sont des réponses excellentes à la ruralité.

Et puis alors vous vous êtes dans un territoire qui n'est pas un territoire industriel, mais vous êtes dans cette ruralité euh qui est une ruralité que l'on découvre notamment depuis la période Covid. une ruralité qui croit un peu en terme de démographie très attractif ce qu'il y a du tourisme sur le sud sur le sud voilà sur le sud donc dans cette partie là vous avez ça aussi le long de la loire quand vous inventez le long de la loire la loire à vélo, vous attirez des des gens qui aujourd'hui ont envie d'un tourisme plus tranquille que le tourisme. tout le monde à la plage au mois de juillet. Voilà.

Et donc il y a des circuits de de vélo très confortable tout le long de la loi et ces gens ils ont besoin d'hébergement, ils ont besoin de commerce, ils ont besoin de restaurateur. Donc ce tourisme produit de l'économie parce qu'il va permettre de rénover des logements, d'avoir de l'hébergement et de péréniser une activité une activité commerciale. Je suis d'accord. Mais c'est chez nous, c'est quand même assez restreint dans le temps en fait. Alors, c'est très court sur l'année, très court.

L'idée, c'est que on étale un peu la saison et que je pense enfin, j'ai vu des des territoire assez enclavés où il y a une saison qui va d'avril en fin de mars jusqu'à fin septembre ou octobre avec des gens qui sont très différents, c'est-à-dire il y a la clientèle familiale, il y a des retraités et il faut que chaque territoire construise une repa ou je sais pas en avril ou mai, vous avez un festival de musique ou de lecture. Oui, il y a des gros événements.

Il faut, vous voyez, il faut créer il faut créer un des événements pour que il y ait des personnes qui viennent, elles sont non simplement intéressées, enfin pas seulement intéressé par les paysages et le cadre de vie, mais par une offre culturelle. Et j'ai vu alors à Marcolè euh Marcolè c'est dans le Cantal, un tout petit village où vous avez un restaurant euh étoilé, une offre exceptionnelle et après je pense par rapport l'exemple de nos agriculteurs qui aujourd'hui parfois cherchent à se diversifier qui ont des gites ou des fer ouvertures de fermes. Voilà et vous avez une formule qui marche très très bien aujourd'hui.

Ce sont des bistros de pays, des restaurants qui sont des restaurants de grande qualité, de l'approvisionnement local, mais c'est c'est un vrai bistro de de pays. Mais il est certain que l'on a des territoires où l'offre touristique est plus difficile à réaliser et c'est ça qui frappe, c'est-à-dire il y a pas un territoire qui se ressemble. Vous avez des territoires où il y a beaucoup d'agriculteurs, des territoires où il y a de l'industrie, des territoires où il y a ce que j'appelle du vert, c'est-à-dire la biodiversité. C'est un apport exceptionnel mais qui ne génère pas forcément beaucoup d'activités. Euh c'est là où je vis, je pense.

En fait, dans la Dordogne, pour moi, il y a il y a deux il y a deux Dordognes. C'est-à-dire qu'il y a le Nord avec ce qu'on appellerait le Périgor Vert où effectivement là, c'est très rural, c'est très agricole. Euh c'est très nature, c'est très écolo. Oui. Et il y a le bas où effectivement avec le périgor noir et le pourpre où là on est euh dans le tourisme à gogo pendant 2 mois. Et vous pouvez être sur un surtourisme pendant 2 mois. Et on est sur un surtourisme.

Et c'est ça des fois qui me fait vraiment de la peine, c'est de me dire que sur un ter un territoire si vaste et si riche parce qu'il y a quatre il y a quatre quatre périgores avec chacune avec chacun ses spécificités et ses richesses mais tout est concentré d'ailleurs beaucoup par les médias. Oui, dans le sud. Si je pense d'ordogne, je vais à Bergerac et je vais à Sarla. Pourtant, le territoire dans sa globalité regorge de choses à faire et à voir. Mais c'est vrai que sur mon territoire, je dis mon territoire comme si j'étais là-bas depuis 20 ans, mais en tout cas, il y a il y a peut-être moins d'attractivité, il y a moins de de de pôles, de de lieux, de choses. Il faut qu'on y réfléchisse.

Oui, parce que le sujet que l'on a le surtourisme, c'est un vrai sujet parce que le surtourisme, il existe aussi. que euh y compris dans des petits villages euh qui sont devenus tellement connus qu'il y a une transformation du village. C'est on y arrive, on arrive même plus à y vivre. Oui. Et d'autres auxquels je pense parce que les médias ont encore trop tendance à focaliser sur des et vous savez qu'aujourd'hui, je prends un exemple en Bretagne, il y a un endroit dans la presquille de Croson, donc c'est tout au bout et c'est de la réalité où il y a une plage qui était très connue dont les médias n'arrêtaient pas de parler.

Euh les collectivités ont décidé, on n'en parle plus, on fait de la publicité pour notre territoire et de la communication, mais on ne parle que d'endroit à découvrir parce que là où il y a une suroffre, d'abord s'il y a une suroffre touristique, vous l'avez dit pendant 2 mois, les les habitants, il ils se sentent totalement exclus et c'est difficile et ça nuit à comment dire à la réalité de la réalité parce que ce qui est vrai en réalité C'est la mesure la chose un peu d'exception qui supporte pas le phénomène de masse. La ruralité c'est tout le contraire. Alors si tout le monde vient à ça là entre le 14 juillet ou le 15 août, d'abord vous vous découvrez une sorte de décor.

Oui, c'est pas la vraie vie artificielle et vous n'avez et vous n'avez pas le temps. Et pour moi, il y a aujourd'hui ce que les professionnels appellent le slow touriste, c'estàd vous pouvez offrir à des gens, y compris des jeunes, une découverte d'une randonnée, d'un concert dans un endroit où il y aura personne parce que il y a aussi des gens qui cherchent à fuir la foule. Et quand vous vivez en ville où vous êtes au milieu de gens et souvent d'une foule, vous avez parfois envie, non pas de solitude, mais d'aller dans un endroit où vous allez respirer juste parce que tout le monde fait pas la même chose au même moment et qu'il y a plein de gens autour de vous.

Donc je crois très sincèrement, alors vous tomberez jamais euh dans un tourisme d'un grand spot, ce sera pas le Mont Saint-Michel, mais justement il faut qu'on arrive à propos parce qu'il cherche non plus, je pense hein, effectivement, mais c'est de de rétablir un peu la balance entre rien du tout et tout en bas, quoi. Et voilà. Et ça ça reste encore ça reste encore à inventer. H si on parle des femmes parce que c'est quand même mon sujet de prédélection je m'étais noté quels sont les défis spécifiques auxquels sont confrontées les femmes sur les territoires ruraux.

Bah comme moi par exemple, moi je je crois que les femmes dans les territoires euros, ce que je constate c'est que elles entreprennent elles sont capables quand il y a pas de service d'inventer. On l'a vu l'année dernière, on a accueilli ici des jeunes femmes qui venaient d'arriver à la campagne et qu'on créé un système solidaire de crèche. Elles vont s'engager dans une épicerie associative.

Voilà, c'est-à-dire elles sont je veux pas dire qu'elles sont plus altruistes, mais très souvent et c'est un modèle, moi je défends aucun modèle mais il y a un modèle culturel en France et c'est comme ça où la femme elle elle est voilà amenée en quelque sorte dans sa vie à s'occuper des autres parce qu'elle peut avoir des enfants, elle peut avoir un travail, elle peut avoir des voisins et donc je trouve que les femmes elles sont assez spontanément le regard ouvert sur l'extérieur et elles vont inventer des elles vont aller inventer des choses.

Alors parfois c'est compliqué quand vous êtes une femme avec une famille une famille monoparentale en ruralité c'est difficile parce que d'abord il y a le regard des gens vous n'osez pas dire les choses. La super solidarité, le voisinage qui existe dans la ruralité a aussi son contreffet. C'est-à-dire que je je veux pas dire que vous n'avez pas de vie privée, mais il y a pas de secret et vous n'avez pas forcément envie de dire que vous êtes dans la misère et que c'est difficile. Donc pour les femmes, la ruralité peut être compliquée si elles sont toutes seules. Par contre, elles savent créer, initier des réseaux. J'ai vu quand moi je suis devenue mère, on a été quelques femmes à être élues.

On se connaissait pas forcément mais assez spontanément, voyez, on s'est téléphoné et on s'est dit "Ce serait bien qu'on se voit." et on a instauré des sortes de cafés, c'était pas des cafés de mer, mais euh on se voyait toutes les six toutes les 6 semaines et puis on prenait un café et on se racontait des histoires et ça nous permettait d'échanger sur nos sujets euh de banaliser sentir plus forte aussi tout simplement. Oui. De banaliser des choses et on savait que si on avait une question, l'autre l'avait et on échangeait. Et les femmes pour ça, elles sont plus ouvertes.

Je trouve que les hommes qui n'osent pas aller spontanément, enfin moi, je je voudrais pas tomber dans les clichés, mais moi je l'ai vu dans mon ma vie professionnelle et ma vie d'élu que les hommes, ils vont moins facilement dire qu'il y a une difficulté ou aller chercher une solution auprès de quelqu'un. Et les femmes, elles sont euh elles sont solidaires. Je trouve qu'entre elles, elles peuvent être bienveillantes.

On le voit par exemple quand il faut conduire les enfants à l'école, conduire les enfants à des activités associatives, prendre soin de quelqu'un, de la personne âgée et puis quand elles font des choix d'aller vivre en réalité, c'est parce qu'elles ont un projet, elles ont de l'audace. C'était le bon terme. Et ben voilà. Moi je trouve qu'elles ont de l'audace et elles ne renoncent pas. Ouais. Enfin moi c'est l'impression que j'ad et à chaque fois que j'ai vu des femmes et je pense à cette jeune femme là en Ardèche enfin elle a quoi ? Je sais pas, elle a une vingtaine d'années, enfin un peu plus 30 ans peut-être. Cette femme elle cette jeune femme elle décide de reprendre.

Vous vous rendez compte ? Une culture de chat vous dites alors mais c'est quand même un peu bizarre. Elle est heureuse, elle est tonique, elle échange avec ses parents mais elle est indépendante. Euh elle participe à la vie du lycée agricole à côté. Euh voilà et puis elle a organisé un réseau, voilà parce qu'elle va travailler avec des des revendeurs, des transformateurs. Elle n'a pas peur et en tout cas elle a un projet va au bout et alors elles ont des audasses parfois. J'ai l'impression qu'il y a même peut-être encore plus d'entrepreneuriat au féminin que chez les hommes. Non, en ruralité, je sais pas. Mais en tout cas, les femmes tiennent la campagne. Bah, elles tiennent la campagne.

Puis les femmes, elles vont pas à la campagne pour rester chez elle euh pour rester chez elle avec une image qu'on peut avoir. Je sais pas quelle image on peut avoir, mais moi je je crois beaucoup ça et et vous voyez, moi j'ai toujours vu alors en Bretagne, y compris il y a fort longtemps, une sorte de matriarcat. Ah oui, en fait c'est les femmes qui s'il y a quelque chose qui marche pas, elles vont pas rester assises et gémir. Elles vont dire "Bon, alors maintenant, il faut qu'on trouve une solution." Donc les femmes, elles ont une énergie pour entreprendre, pour trouver une solution pour leurs enfants, faire des activités.

Elles s'organisent, enfin elles prennent leur vie en main et c'est et je trouve qu'elles tiennent la campagne. Ça c'est vrai. Alors les hommes aussi, je dis pas le contraire. Non, moi non plus je dis pas le contraire. Mais mais il y a des femmes exceptionnelles. Moi je connais beaucoup de femmes qui ont même qui cumulent deux activités hein. Des femmes qui qui ont effectivement une activité un mi-temp on va dire alimentaire. Et puis une autre activité châteigne, pam, enfin tisane et cetera. Oui, parce que quand vous êtes Oui. Quand vous vivez souvent à la campagne, vous avez plusieurs vies. Oui, on a plusieurs vies. Vous pouvez avoir un travail salarié, vous l'avez dit.

En même temps, vous allez vous vous occuper de vos enfants et c'est pas rien. Vous allez être engagé dans une assaut. J'allais dire une place dans une assaut aussi. Ah bah oui, je prends l'exemple de famille rurale. Euh la présidente de l'Association nationale de famille rurale, c'est une association euh qui fait des trucs euh exceptionnels. C'est une femme, elle est devantée. Oui. Oui, je vois. Euh moi, je la trouve épatente et elle enfin rien n'est impossible. Alors, c'est compliqué mais elle ne va rien lâcher. Elle va aller trouver des collectivités pour qu'on l'aide mais elle crée des crèches en ruralité. Vous vous rendez compte ?

Parce que à la campagne, si vous êtes des enfants, euh bah vous avez envie d'un accueil collectif. Donc ce sont des des femmes qui vont créer une assaut locale. Elles vont faire une crèche, elles vont faire une bibliothèque, elles vont faire du covoiturage, elles vont faire des des trucs ou des cafés associatifs, des tirlieux.

Mais voilà, les cafés associatifs sont souvent des femmes, des tierslieux, enfin, il y a plein de de choses euh d'exception et pour vivre bien en ruralité, sauf si vous êtes euh vous aimez la solitude et vous êtes euh enfin, vous êtes à l'aise dans une vie un peu de retrait et au calme, mais si vous décidez comme vous l'avez fait d'aller vivre en été, c'est pas pour être toute seule. Ah non, c'est pas pour être toute seule. Vous allez inventer des trucs et vous allez créer votre écosystème d'activité et de bonheur et de rencontre. Faut être je pense que Est-ce que ça veut dire que toutes les Excusez-moi avant d'oublier, est-ce que ça veut dire que c'est pas pour toutes les femmes ?

Non, mais c'est pas pour tous les hommes non plus. H je veux dire, moi il y a des il y a des personnes qui vont être très heureux en ruralité à la campagne et ils vont trouver à s'épanouir. Ils vont trouver soudainement quand quelqu'un quitte la ville pour aller à la campagne, vous savez comme moi que des fois c'est un gros échec parce que la personne Oui.

Elle a elle a fantasmé laé et d'autres qui vont retrouver du sens à leur vie, qui vont se retrouver confrontés à eux-mêmes et qui vont se retrouver capable de faire des trucs qu'il n'auraient pas fait à la ville parce qu'il n'auraiit pas été sollicité parce qu'en ville euh vous vous voulez euh vous vous avez des opportunités qui vous sont offertes assez facilement. Voilà, tout est là plus ou moins. Voilà. Sauf que à la campagne, vous devez beaucoup créer ou participer à créer. Donc vous découvrez euh des des capacités dont vous n'auriez jamais pensé de capable parce que vous vous n'en aviez pas besoin. Exact. Euh vous êtes confronté à vous-même parce que parfois c'est dur.

Comment je résiste ? Comment j'avance ? Comment je suis solidaire des autres ? Enfin, moi je je trouve que très souvent euh on a des épanouissements qui sont assez extraordinaires parce que ça peut vous donner beaucoup d'opportunités mais c'est pas un chemin facile non plus. Non, il faut aussi beaucoup d'énergie, il faut aussi beaucoup de de nourriture hein parce qu'il peut y avoir des moments de très difficiles. Entre autres l'hiver. Oui. Alors l'hiver, il y a l'hiver euh l'hiver. Alors ça c'est un beau sujet l'hiver. Parce que l'hiver à la campagne, on peut avoir l'impression que c'est un temps mort. Non, pas forcément.

on est voilà totalement enfermé chez soi parce que selon la région le climat est très rigoureux. Ça faut être préparé quand on y va. C'est si vous pensez que vous vous allez vivre toute l'année avec 20 ou 25°gr, c'est totalement faux. Donc comment vous organisez, vous vous inventez pour avoir un mode de vie 4 saisons ? J'allais, vous m'avez enlevé les mots de la bouche parce que j'allais vous dire justement les dans les nouvelles filles de la campagne souvent une des réponses c'était bien on vit davantage avec les saisons. Ça peut paraître un peu mais c'est vrai. Oui, parce que la saison mais l'hiver est long quand même des fois.

Oui, l'hiver l'hiver euh l'hiver est long et je l'hiver est long euh et ça ça peut être un sujet c'estàd quand il fait froid très longtemps ou que c'est grit trop longtemps et que vous manquez de lumière physiquement c'est très dur. Et en ville, quand vous manquez de lumière et c'est très vous descendez dans la rue, vous voyez des gens, vous voyez un café, vous prenez un café exact. Voilà, vous vous retrouvez au milieu de la vie. Ce qui est plus difficile à la campagne, ce qui fait que je je crois que ce qui sauve beaucoup de gens, c'est le lien social que vous faites. Vous êtes dans un café associatif, un cinéma, c'est-à-dire vous êtes obligé de sortir de de votre de votre cocon.

Vous n'hiez pas. Si vous vous enfermez, que vous hibernez, je je pense qu'à un moment c'est très difficile. Il faut se en ruralité, il faut se contraindre à s'engager à avoir des obligations. s'engager et le fait de s'engager, c'est-à-dire si vous êtes dans un cinéma associatif et que tous les 3è mardis du mois les choses dépendent de vous, si vous accompagnez des enfants à l'école dans un pédibus, c'est une obligation que vous vous créez mais qui est positive parce qu'elle vous oblige à sortir, à penser à autre chose et à rencontrer des gens. Donc en ruralité, il faut avoir une vie, j'ose pas dire très organisée, mais il faut se mettre des contraintes créer du rythme. Du rythme.

Voilà, la contrainte c'est le rythme, c'est l'obligation. Madame Dupont. Ah non mais moi je suis obligée d'aller à la gym ce soir parce qu'elle m'attend et si j'y vais pas machin. Vous voyez euh il faut vous organiser pour que vous soyez obligé de faire des trucs. Ça serait le conseil que vous donneriez finalement parce que je je m'étais écrit quel conseil vous donneriez à une femme qui souhaite s'installer ou s'investir dans un village ou une petite ville ? Bah d'abord euh je je pense qu'il faut qu'elle elle dise pourquoi elle a envie de faire ça. Est-ce qu'elle fuit quelque chose ?

Et si vous vous contentez de fuir parce que vous n'êtes pas bien et vous dites là, j'aurai plus du tout ce qui me p c'est vrai mais vous aurez quoi de votre vie ? Et donc qu'est-ce qu'on va faire ? Est-ce que vous connaissez l'endroit où vous allez ? Pourquoi vous allez là ? Vous connaissez ? Vous savez ce qui se passe ? Si vous adorez lire, rencontrer des gens, il y a quelque chose ? Est-ce que vous allez habiter au cœur d'un village ? Est-ce que vous voulez avoir une maison très éloignée du village ? Est-ce que vous voulez tout faire en voyez, il faut je pense que c'est comme le choix d'un travail. Vous pouvez pas livrer ça au hasard et à l'inattendu, sauf si vous adorez les surprises.

Il faut être sûr de Oui, mais même quand vous allez enfin un aventurier aujourd'hui, les aventures sont assez organisées en fait. C'est-à-dire vous faites tout pour que votre aventure elle réussisse. Et donc si vous partez bien, moi je pars, pourquoi je pars ? avec qui je pars, qu'est-ce que je vais avoir ? Et j'ai vu des exemples de personnes qui peuvent être nées dans à la campagne, qui vivent toute leur vie à la ville. Moi en retraite, je retourne à la campagne. Ah bah oui, mais des fois ça marche pas parce que c'est pas du tout la campagne de votre enfance, c'est pas la campagne de votre été où il fait très beau. Voilà.

et que vivre un mois de l'année dans un endroit, ce n'est pas vivre toute l'année. Ça se mérite le vivre à la campagne, non ? Peut-être. Bah, ça se mérite, ça se construit et je pense qu'il faut euh ça ne alors si on peut avoir un coup de foudre ou je sais pas quoi, mais il faut être sûr de réussir sa décision. Et si on l'a réussi comme vous et si on se transforme, moi je trouve que c'est une autre période de vie et il y a rien de mieux dans la vie. euh que enfin ce que j'appelle des aventures, mais vous avez une opportunité qui vous donne une nouvelle tranche de vie avec des nouvelles personne.

C'est pas que vous recommencez à zéro parce que vous êtes force de ce que vous avez fait puis comme vous vous quittez pas par des piss, je sais pas quoi. Vous dites pas moi j'ai envie qu'à un moment de ma vie ce soit ça. Par contre, c'est dur d'avoir une liste exhaustive effectivement de tous les critères ou les choses auxquelles on doit réfléchir avant d'y d'y aller quoi. pas non plus hyper ouà moi je pense que il y a pas de de liste c'est euh il faut la vivre quand même. Alors il y a peut-être quand même Oui. Et puis je je pense que si vous si vous alors il y a deux façons de faire.

Soit vous dites voilà je pars et je vais dans tel village que j'ai jamais vu, je sais pas ce qu'il y a ça peut marcher mais en même temps moi je trouve que le fait de tester un peu, d'aller voir un peu pendant les vacances de de regarder son univers, vous avez plus de chance de réussir. Mais c'est la même chose à la ville. Oui. C'est quoi la vie dont on a envie ? Et je pense que pour ça les femmes, elles sont comment dire ? Elle prépare un épisode de vie comme ça parce que vous avez envie de le réussir. Vous pouvez pas penser que parce que vous allez aller à la campagne tout d'un coup, vous allez ça va être le bonheur absolu forcément et tout le temps. Non, parce que il y a des c'est la vie.

Donc la vie comme en ville en fait hein. C'est pas voilà. Et puis vous pouvez souffrir parce que vous êtes éloigné de votre famille ou de vos amis. Oui, parce que vous nêtes vous trouvez que vous n'êtes pas assez bien accueilli parce que vous vous pensez que c'est comme ça et les gens ils vivent pas comme ça. Parce qu'il faut aussi s'intégrer. On peut pas demander euh au aux gens de nous accepter comme on est en réalité parce que les gens ils ont une vie, il y a une histoire. Oui, il y a une histoire, j'allais dire de territoire aussi des fois. Et donc il faut rentrer dans dans la société où vous arrivez en ne forçant pas et en ne brusquant pas.

Mais vous êtes vous-même, vous renoncez à rien et les gens vont être heureux. Parce que vous leur apportez aussi de l'air frais. Oui. Nouveauté, de la diversité ou de l'air frais. Je dirai ça la prochaine fois. Je suis votre air frais. Ça fait du bien. Ça fait du bien. Je m'étais mis aussi Est-ce qu'il y avait un une femme effectivement que vous aviez envie de partager ? Mais vous avez beaucoup parlé de cette jeune femme avec l'histoire des Châteignes. C'est ça. Oui, elle elle m'a fasciné parce que quand on est arrivé donc on est arrivé dans ce champ en voiture, on a pris une toute petite route et je me dis non mais où est-ce qu'on va ? Et on arrive dans un champ.

Donc il y avait les châigners et cette jeune femme elle nous expliquait, il y avait ses parents qui avaient repris l'exploitation et qui lui ont cédé et qui expliquait que la châteigne, vous savez c'est un aliment du pauvre la châteigne. Oui. Très présent dans mon territoire et dans ce territoire c'est un territoire pauvre. Sauf qu'elle elle dit que la châteigne est aussi un produit d'exception, c'est un produit du territoire, c'est à la fois l'histoire, l'identité, mais ça ça n'a d'intérêt que parce que avec la châteigne, elle peut faire sa vie et inventer des choses exceptionnelles.

Euh donc elle elle m'a beaucoup frappé parce que en plus elle parlait euh vous voyez avec beaucoup de simplicité du c'était sa vie, c'était son choix. Quand je vois la présidente de famille rurale, cette femme, elle a une générosité et elle défend cette idée d'une ruralité où il y a de la vie, où il y a des services. Et comme il y a pas de service automatique où il suffit de payer pour faire, bah nous on va le faire. Exact. Euh voilà, on va le faire et ça va être très très bien. Bon et elle embarque des gens et c'est donc moi ça me passionne.

Je pense à une autre jeune femme qui est installée en Bretagne qui s'appelle Claris Lecour qui est une jeune femme extrêmement moderne, très entreprenante qui en Bretagne elle a créé un laboratoire qui s'appelle Clara Clara Farm, c'est ça Clara Farm. Et euh elle défend un truc incroyable qui est très féminin, très très audacieux et c'est une femme qui entreprend des protections périodiques. Elles se rend compte que c'est très compliqué pour les femmes dans les lycées ou je sais pas où qu'on vous vend des trucs qui sont très toxiques. Ah oui, qui sont pas bons. Et voilà. Et elle s'est engagée. Donc elle est entrepreneur, elle est au cœur de la Bretagne, elle a un produit qui a été labellisé.

Alors par euh euh l'ONU ou je sais pas quoi. Enfin, elle fait un truc de dingue cette femme et elle a un problème tout simple, c'est qu'aujourd'hui elle a besoin d'une reconnaissance et d'une certification sur la qualité de ses protections périodiques et c'est compliqué, on y arrive pas. Alors que c'est c'est quelque chose de très sain, essentiel pour les femmes. Une une labellisation écoart ou bio quelque chose. Euh oui, c'est un truc comme ça. C'est c'est voilà, elle sortent à ça. Et cette femme, elle a fait partie des trophées des femmes, comment ça s'appelle ? Je je cherche euh des têtes de Bretagne. Voilà, Claris Lecour Tête de Bretagne. Voilà.

Euh et cette femme, elle est elle est courageuse, elle entreprend. Ce produit c'est pas un petit produit, vous voyez, parce que c'est un produit euh enfin pharmaceutique au sens que c'est un produit de projet trois sachet de graines quoi, parce que c'est un lien avec la santé. Euh euh voilà. Donc moi, je vois des femmes qui en plus font ça comme si c'était naturel quoi. C'estàd elles disent pas voyez moi j'ai fait un exploit, je vis en pleine ruralité, j'ai non c'est leur vie, elles sont heureuses, elles ont de l'audace, elles sont courageuses et elles donne ellent la la gnac aux gens, voyez, ça vous emmène quoi.

Euh c'est sont pas des gens euh qui oh là là c'est compliqué, on est en réalité à Non, ces femmes, c'est pas le c'est la vie, elle est comme elle est. Euh c'est parfois compliqué mais on va trouver une solution. Et elles inventé des trucs qu'on invventerait pas en ville. Donc il y a de la richesse d'idée, il y a de la capacité à faire ensemble, ça crée du lien social, ça fait de l'économie. Enfin, c'est vertueux au sens où c'est chouette quoi. Alors, j'avais mis justement qu'est-ce qui vous rend optimiste pour l'avenir de la ruralité et des femmes qui vivent ? Bah, moi ce qui me rend optimiste, c'est ce que j'ai vu depuis le mois de septembre.

Je vous dis, on est allé dans 40 départements, j'ai vu des situations qui sont difficiles. Euh, j'ai vu des gens qui ne sont pas résignés. J'ai vu des gens qui ont de l'énergie. Je vais vous parler d'une femme mère du village de Don Rémii. Don Rémi Jean Dark. Voilà, il y a un village tout petit, il y a trois maisons et cette femme qui est mère de Don Emmy, elle porte un projet pour sa commune de recréer un cœur de bourg. Voilà. Et elle se dit qu'avec la maison de Jean d'Arc, elle a un truc exceptionnel. Bah, elle le fait. Euh et quelqu'un dirait non mais euh à à Donémie, il y a quatre maisons.

Euh non, elle a une envie, elle a un projet, elle dit "Là où je vis, je peux inventer quelque chose et on va inventer euh parce que on y met de la vie mais les femmes elles elles font ça comme monsieur Jordin faisait de la prose quoi." C'estàdire, elles sont pas elles cherchent pas à avoir le prix Nobel de l'invention. C'est là où elles vivent, elles ont besoin d'un truc, elles vont le faire alors pas toutes seules avec d'autres, mais elles sont souvent des instigatrices. Oui, elles sont au en première tête sur l'idée. Oui. Oui. Elles sont elles ne lâchent rien. H ça veut dire si ça marche pas ou quelqu'un Oui.

Alors, vous avez une très bonne idée mais tout le monde s'en elles elles vont pas lâcher, elles vont revenir, elles vont monter au créneau. Et je pense que la force de la ruralité, elle est dans cette énergie et cette capacité à inventer des truc moi, j'y crois beaucoup. Alors encore une fois, enfin moi je suis pas naïve, je je voilà, il y a peut-être des territoires, on aura plus de mal à faire des choses, mais la ruralité c'est 88 % des communes de France. Je pense qu'on peut rendre vie à beaucoup de territoires et que en tout cas près de chaque petit village, il y a un truc qui peut redonner de de la vie.

Et je vais vous donner des exemples, c'est pas des exemples de femmes, mais des choses, c'est le le géographe Gérard François Dumont qui explique ça. Il y a pas de fatalité. Chaque territoire a son génie, c'està-dire il y a un truc à faire. Il parle de ce qu'avait fait Monori au Futuroscope. Futuroscope cit champ maïs du tout là. Monori qui était profondément attaché à son il a inventé un truc personne croyait à ce truclà. Il a inventé ce futuroscope, donc un truc tourné vers l'avenir. Mais c'est un site où vous avez plein d'entreprises qui sont arrivées. Vous avez des des gens qui parce que ils sont bien dans leur territoire et surtout des femmes et elles repartent souvent l'histoire.

Vous voyez, il y a aussi une femme à sur l'île de Grois. Euh l'île de Grois c'était l'île des pêcheurs de thon. D'ailleurs, sur l'église, vous avez pas un coq mais vous avez un ton. Il y a une jeune femme, elle a relancé une activité comme ça sur l'île de Groix où tout le monde se disait "Non mais qu'est-ce qu'on va faire sur l'île de Grand ?" Vous avez des tas de des tas de personnes qui reprennent à partir de l'histoire ce qu'on appelle des racines mais au sens positif, elles vont inventer un infini. Et moi je trouve ça enfin quand je disf moi j'adore ça. Inspirant, on pourrait dire inspirant. Oui. Et puis c'est c'est inspirant.

Euh c'est formidable parce que ça crée dans des tas d'endroits des choses d'exception. Partout il y a des inventeurs. Faut juste les laisser inventer. C'est faut pas qu'à côté il y a des gens des grincheux qui Ah ouais mais là ça va pas être possible compliqué. tu te rends compte on va pas faire ça ici.

Si justement parce que quand vous êtes en ruralité et que vous inventez des trucs, ça ne peut être que topissime parce que si c'est banal, qui va venir quand vous faites à la chaise Dieu un festival de musique sacré euh quand vous avez un anglais qui achète une maison en Charante, Charante maritime, William Christie qui est chef d'orchestre et que dans son jardin, il crée un festival je crois, de musique baroque Hm hm. Euh quand vous avez GTI Capuçon qui va faire des concerts dans la Campa, vous avez ce que j'appelle des pépites. Moi, j'ai une pépite près de chez moi. Elle s'appelle Marguerite et c'est la seule femme en France qui fabrique des peignes en corne de zébus.

Donc les vraies peignes, nos peignes de Oui. Ouais. Enfin de nos grand-mères, grand-père. Oui. C'est la seule femme aujourd'hui en France. C'est assez incroyable. Et comment elle distribue ses pagnes à un circuit de distribution ? site, elle a un site internet, c'est ça, elle a communication sur les réseaux sociaux, elle fait quasiment pas de marché, elle pratique pratiquement uniquement sur le digital en fait.

Donc elle produit dans sa ruralité, elle vend et vous voyez justement le déploiement du très haut débit et les réseaux sociaux, ça permet à des créateurs et vous avez beaucoup d'artisans là, ils peuvent être dans des lieux qui les inspirent pour leur création et euh ils font du e-commerce. Et aujourd'hui donc la modernité, elle donne une chance de plus, elle donne une chance de plus à la ruralité. Oui. C'est-à-dire depuis chez vous, vous avez accès au monde entier. Hm hm. Et vous pouvez faire regarder des gens qui produisent des choses, des herbes, des objets. Vous pouvez vendre à quelqu'un qui habite à Syney et vous avez pas besoin de tenir une boutique.

Vous voyez la modernité ou les technologies modernes, le fait que vous ayez accès à tout et que tout le monde a accès à vous, ça transformé. C'està-dire ça vous donne un champ de possible en réalité qu'on ait pas avant. Je pense que les les réseaux sociaux, en tout cas internet, c'est une facilitation pour beaucoup de métiers. On va parler de télémédecine, on parle de tas de choses. C'est veut dire qu'aujourd'hui, vous pouvez avoir une consultation chez la téléconsultation. Oui, vous pouvez avoir une consultation chez un pharmacien et vous êtes connecté avec un médecin. Euh vous avez des bucobus en haut zone, il y a un dentiste pour 9000 habitants.

On a vu un bucobus, c'est un dentiste qui qui rend les soins et on a testé dans un camping-car aménagé. C'est juste chouette. Il a gyné gynécologue aussi par l'autre jour. Voilà. Et vous avez aussi des guinguettes. Oui, c'est vrai. Avec 1000 cafés. Euh voilà. Et donc vous avez des, c'est-à-dire c'est un mode de vie nouveau que vous inventez qui est léger euh qui est euh aussi itinérant. Quand la guinguette elle vient dans votre village une fois par mois et que le gars il arrive avec son bus transformé, il sort des chaises, des tables que la médiathèque elle dit aux enfants tiens vous venez, on va faire une séance de lecture près de la guingane.

Quand quelqu'un vient jouer un air de musique, vous voyez, vous avez une vie de village qui est autre parce que c'est dehors, c'est spontané, c'est tout simple et chacun contribue. Quel message vous auriez envie de dire à ma fille et à toutes les petites filles ?

surtout à ma fille que j'ai emmené finalement parce que par moment j'ai eu des doutes aussi parce qu' en emmenant ma fille à l'âge de 9 ans je pense à peu près al mon fils aussi hein mais là on parle entre autres des femmes mais emmener sa fille pour l'emmener en ruralité c'était ma décision c'est notre décision et pourtant ça les impacte elle est très heureuse aujourd'hui hein quel message vous avez envie de passer à ma fille et à toutes les autres petites filles qui vivent en ruralité je pense que l'enfant pense en ruralité est un temps de vie assez formidable parce que les choses sont plus simples, un peu moins compliqué le cadre de vie d'exception et vous apprenez à découvrir et à vivre avec la nature et avec le temps.

Et aujourd'hui, les jeunes sont très préoccupés ou anxieux sur le climat. Et donc le fait d'avoir appris à vivre de cette manière, ça veut dire que dès votre enfance, vous êtes introduit dans un monde dont il faut prendre soin, un monde qui peut être accueillant et qui peut vous protéger. Puis après, il faut que l'on montre que les choses sont possibles. C'est-à-dire ça n'est pas parce que vous êtes dans la ruralité que vous êtes assigné à résilience. Si vous voulez aller vivre à Syna, si vous voulez être médecin, les choses doivent être possibles. Et très modestement, je dis moi, je suis née dans ce village de 600 habitants, je suis profondément attachée, vous imaginez ? Voilà.

Et moi, j'ai fait un chemin de vie qui fait que aujourd'hui, je suis là où je suis et c'est qu'un exemple, mais ça veut dire qu'il y a plein de choses possibles et que il faut que dans le village, il y ait de la bienveillance à l'égard des enfants et que chacun accompagne les enfants sur un chemin de vie. Et je pense que un enfant qui s'est construit euh à la campagne, il a appris ce qu'est euh la nature, ce qui le monde et surtout, je pense qu'il est fort parce que rien n'est spontané. C'estàd quand vous allez à l'école, parfois il y a de la distance. Quand vous voulez avoir des amis, il y a de la distance et vous ne décidez pas là maintenant en ce moment, j'ai envie d'aller au cinéma.

Non, c'est vous apprenez que la vie, elle est aussi faite de contrainte. Vous ne devez renoncer à rien mais vous êtes dans un dans un modèle où vous êtes vous vous voilà, vous avez appris, je pense beaucoup de la vie, de ce qui est possible et ça ça doit vous donner de l'énergie parce que si vos parents vous ont emmené et qui sont heureux, ça montre qu'en ruralité vous vivez en ralité, d'autres vivent en ville. Et alors, j'ai envie de dire et si vous avez envie de quitter la ruralité pour aller en ville, faites-le, allez voir le monde, mais un jour vous aurez envie de revenir.

Moi ce que je ce que je remarque souvent, enfin ce que j'ai envie de dire, c'est que rien finalement n'est définitif. Oui. Que les petites filles aussi en ruralité ne doivent pas forcément rester dans le cadre dans lequel peut-être on pourrait les attendre. Bah, je je sais pas si on les attend quelque part. En tout cas, moi ce que je je dis encore une fois, je pense à mon exemple personnel. Moi, on on m'a accompagné sur un chemin de vie qui faisait que ce que je voulais, je pouvais l'avoir.

Mais non, pas je veux donc j'ai mais les choses étaient possibles si j'y mettais du mien, si je construisais et on m'a permis de vous voyez c'est des sortes de de de rencontre que votre enseignant qui vous dit votre instituteur qui vous dit "Mais toi si tu veux être chercheur, si tu veux être médecin, mais c'est possible." Ouais. Donc là, on est au-delà de la ruralité. Il y a aussi l'entourage, tout, les croyances limitantes. Et vous savez, on dit, il y a un proverbe africain qui dit "Il faut tout un village." Oui. Pour éduquer un enfant.

Et moi je je pense que d'abord la famille c'est le champ de tous les possibles avec la diversité des familles, mais vous rencontrez des enseignants, vous rencontrez des gens qui sont des gens que vous pouvez découvrir qui sont étonnants, qui sont pas de votre univers. Et quand en ruralité il y a quelqu'un qui est pas de votre univers mais qui vit là parce que je sais pas, il est archi, il est il est avocat, il est écrivain, vous le côtoyez plus forcément que si vous êtes en ville.

C'est je pense qu'à la campagne, il peut y avoir moins de cloisonnement et après il faut libérer les enfants d'un sentiment d'assignation à résilence ou de dire moi ça c'est pas pour moi, c'est trop loin ou d'insévurité ou en tout cas c'est trop compliqué. Oui, voilà, c'est pas possible.

Mais qu'un je dis il doit y avoir un chemin de vie pour tous les enfants, le chemin de vie qu'ils choisissent, mais je pense qu'en réalité, il peut y avoir un tissu de proximité bienveillant euh qui je crois quand tout fonctionne bien c'est assez remarquable parce qu'en plus vous vivez dans une vie euh la nature alors elle est à la fois extrêmement agréable et vous l'avez dit, il y a l'hiver, il y a l'été C'est comme dans la vie, il y a des moments magnifiques, il y a des moments où c'est plus difficiles, ça vous arme aussi parce que vous comprenez que il faut parfois se battre, faut de l'énergie.

Donc c'est quand on vous donne quand vous êtes enfant de l'énergie pour tracer votre vie parce que les choses ne sont pas spontanées et faciles. Enfin, moi je pense qu'il y a pas de meilleur apport pour un enfant. Je pense à deux choses là. Effectivement, mes enfants maintenant font des tas de bois, ramassent le bois, font des tas de bois et le bois, il faut le ramener au poil. chose qui était pas ça n'existait pas avant. Et dernière chose, je vous m'avez fait penser en ruralité, j'ai remarqué quelque chose, c'est que lorsque je rencontre des nouvelles personnes et qu'on se présente, on se présente jamais par nos professions, on s'en fiche.

Alors qu'avant, ben bien souvent, malheureusement, enfin malheureusement, c'était voilà, bonjour, je te présente Karine notaire à Lille. Je te présente Jean-Jacques médecin ou Jean-Jacques peu importe. En ruralité jamais. Non. Et bien souvent quand je découvre ces gens en papotant et au bout d'un moment effectivement François va me dire "Bah avant j'étais anesthésiste à Paris". Oui. Ah bon ? Et jamais j'aurais cru qu'il Mais on ne se présente jamais par nos professions. Jamais. On n pas de C'est pas le statut social qui vous fait exactement. Euh c'est ce que vous voilà. Je m'appelle Jeanne, j'habite là.

Et puis vous vous croisez puis à un moment les gens vont vont parler h et vous pouvez rencontrer des gens euh qui sont d'univers extrêmement différent. Il peut y avoir une très grande diversité mais partout il y a une forme d'humilité de nature. Vo j'étais médecin bah oui mais aujourd'hui je vis là et c'est très bien. J'ai pas besoin d'aller justifier une espèce de posture sociale par moment. Non vous êtes une personne. Ouais tout simplement. Alors que je trouve qu'en ville le monde est plus catégorisé. Vous fréquentez des gens qui sont un peu du même univers et c'est le statut social qui vous fait exister. Exactement. Voilà. Ça c'est très différent. C'est vraiment très différent. Oui.

Et moi je je trouve voyez dans une société aujourd'hui qui est très violente, nerveuse, très rapide. Je trouve que être une personne euh je trouve que c'est une chance formidable parce que ça veut dire que vous êtes toujours renvoyé à vous-même parce que les choses qui sont possibles, c'est parce que vous l'avez voulu et vous le faites et puis vous n'allez pas forcément vous engueuler avec votre voisin même si en réalité on peut s'engueuler aussi il y a des querelles familiales de dingue. On sait même plus pourquoi ils sont fâchés depuis cette génération mais c'est pas grave. Donc il y a des choses lourdes. Il y a des choses lourdes en réalité.

Euh mais il y a aussi voilà un autre monde et je pense que les gens qui viennent comme vous êtes venus et comme d'autres c'est eux qui vont aussi transformer la ralité parce que si on veut la garder pour ce qu'elle est avoir des agriculteurs qui envie de reprendre une ferme si on a besoin d'eau, si on a besoin de biodiversité faut qu'il y ait de la vie faut que les territoires soient entretenus pour qu'il y ait des services faut qu'il y ait des gens. Et moi je trouve que ce brassage qui peut être le enfin ce qu'on appelle envie de la mixité sociale en ruralité vous l'avez parce que vous vous connaissez des gens qui sont là depuis longtemps.

Les parents sont agriculteurs ou je sais pas quoi et en même temps, ils peuvent se retrouver avec le médecin. Voilà. Aujourd'hui, il y a alors il y a des endroits où ça reste très cli ouvert à des gens qui arrivent comme vous, ça transforme, ça fait du courant d'air et le courant d'air, il est très important pour pas qu'on reste dans son univers à la ville comme à la campagne. Il faut toujours faire des courants d'air, il faut que les fenêtres elles soient ouvertes, quoi.

Je pense que c'est une bonne conclusion justement parce que finalement les nouvelles filles de la campagne euh c'est pas forcément pour les nouvelles filles, les nouvelles personnes qui sont arrivées, mais très rapidement c'est le nouveau visage de la ruralité. Oui. Voilà, je termine avec trois choses. Je dois vous remercier pour trois choses. Je vous remercie une, bah de m'avoir invité. de parce que grâce à notre première rencontre du 25 octobre, donc j'ai rencontré madame Dominique Chapui avec qui je travaille aujourd'hui et 3è chose euh lors de notre 2e entretien au mois de février si je me souviens bien, j'ai pu rencontrer Marie Elois. Oui.

Donc la présidente de femmes des territoires et officiellement au mois d'octobre deviens coordinatrice de mon territoire. Euh merci. Et vous voyez euh ce qui est formidable avec les histoires de femmes, si je vais dire, euh c'est que c'est un un réseau fait de rencontre qui nous conduit toujours un peu plus loin parce qu'on rencontre une personne qui dit "Ah oui, c'est bien qu'il nous en présente une autre". Il y a il y a cette chaîne de de d'échange et de contact qui nous aide voilà à aussi écrire une page de vie un peu différente et à faire que on s'ouvre à la nouveauté et comme je dis on garde ses fenêtres ouvertes quoi. Donc merci madame Gatelle.

Merci beaucoup pour notre échange et vive les filles de la campagne. Merci pour votre écoute. Merci d'être resté jusqu'au bout de notre échange et si vous voulez continuer à m'encourager et surtout à faire connaître le podcast, et bien vous pouvez mettre 5 étoiles et un commentaire sympathique sur Apple Podcast et Spotify. Surtout, vous n'oubliez pas de vous abonner à la chaîne de podcast pour être notifié des nouveaux épisodes. Et si vous voulez faire partie de la communauté des nouvelles filles de la campagne, et bien abonnez-vous à la newsletter.

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