Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRadio J — L'interview politique· 14 mai 2024 12 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Eric Ciotti - Le Barbier du matin du 14/05/24

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Éric Ciotti, bonjour et bienvenue. Nous allons parler du programme de François-Xavier Bellamy qui sera dévoilé en détail cet après-midi.

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Un mot sur ce qui s'est passé cette nuit à Nouméa, des émeutes en Nouvelle-Calédonie, parce qu'à Paris, on vote et vos sénateurs ont voté pour un élargissement du corps électoral.

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Après des années où il était gelé pour les référendums, vous craignez un embrasement ?

  • 1:18ComplaisanteRéponse directe

    Il veut rassembler tous les acteurs de ce drame néo-calédonien à Paris dans les semaines qui viennent, c'est une mesure d'apaisement.

  • 2:18OuverteRéponse directe

    Annabelle le disait, week-end inquiétant pour la communauté juive, les manifestations autour de l'Eurovision à Malmö, une manifestation néo-nazie à Paris.

  • 5:23OuverteRéponse directe

    Alors cet après-midi à 14h sera dévoilé le programme de François-Xavier Bellamy, votre candidat pour les européennes.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25Invité politiqueFait
    « Il y a un risque, il y a un risque parce que derrière ces actes violents que je condamne, il y a eu 200 incendies cette nuit, il y a eu des tirs »
  • 0:52Invité politiquePromesse
    « Nous allons voter cet après-midi à l'Assemblée nationale et je voterai l'élargissement de ce corps électoral dans la réforme constitutionnelle. »
  • 1:54Invité politiqueChiffre
    « On a exclu du corps électoral 25 000 électeurs. »
  • 3:28Invité politiqueChiffre
    « Les actes antisémites ont augmenté de 1000% depuis le 7 octobre. »
  • 3:33Invité politiqueChiffre
    « Le Premier ministre a rappelé que sur les trois premiers mois de l'année, on était à près de 400% d'augmentation. »
  • 7:55Invité politiqueChiffre
    « 25% de fonctionnaires européens en moins, par exemple. »
  • 8:10Invité politiqueChiffre
    « Depuis 30 ans, on a 2 millions d'agents publics en plus. »
  • 10:25Invité politiquePromesse
    « Nous proposons un effort pour aller à 3% du PIB, à minima, partout. »
  • 10:37Invité politiqueChiffre
    « La France est à peine à 1,9% de sa richesse nationale consacrée à la défense. »
  • 12:01Invité politiquePromesse
    « Si le budget ne nous convient pas, si les impôts augmentent, si le modèle de santé est touché notamment, nous censurerons ce gouvernement. »

Temps de parole

  • Éric Ciotti90 %
  • Présentateur10 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Éric Ciotti, bonjour et bienvenue. Nous allons parler du programme de François-Xavier Bellamy qui sera dévoilé en détail cet après-midi. Un mot sur ce qui s'est passé cette nuit à Nouméa, des émeutes en Nouvelle-Calédonie, parce qu'à Paris, on vote et vos sénateurs ont voté pour un élargissement du corps électoral. Après des années où il était gelé pour les référendums, vous craignez un embrasement ?

0:25
Éric Ciotti

Il y a un risque, il y a un risque parce que derrière ces actes violents que je condamne, il y a eu 200 incendies cette nuit, il y a eu des tirs, c'est le haut-commissaire qui vient de l'indiquer, contre les gendarmes, à l'arme des tirs tendus, avec des armes. Donc il y a naturellement une inquiétude, ce risque d'embrasement et la nécessité de faire valoir le droit, la loi. Nous allons voter cet après-midi à l'Assemblée nationale et je voterai l'élargissement de ce corps électoral dans la réforme constitutionnelle.

J'espère d'ailleurs que le président de la République ne cèdera pas à la violence, à la menace en convoquant le Congrès de la République, parce que s'il ne le faisait pas, il donnerait quelque part prise à ces actes de violence qui veulent prendre en otage la République.

1:18
Présentateur

Il veut rassembler tous les acteurs de ce drame néo-calédonien à Paris dans les semaines qui viennent, c'est une mesure d'apaisement.

1:23
Éric Ciotti

Alors, si nous votons, ce que j'espère et ce que je ferai personnellement et ce que feront tous les députés républicains, si nous votons conforme la proposition, le projet de loi constitutionnelle, eh bien il faut convoquer le Congrès. Il peut y avoir des discussions, des débats, mais le Parlement s'est prononcé maintenant, nous réclamons la convocation du Congrès. Vous savez, le processus en Nouvelle-Calédonie, il vise à renouer avec une forme de démocratie. On a exclu du corps électoral 25 000 électeurs. Malgré cette exclusion, par trois fois, les néo-calédoniens se sont prononcés pour leur attachement à la France.

C'est le terme des accords de Matignon qui avaient été passés sous Michel Rocard. Aujourd'hui, le peuple a parlé, eh bien il faut l'écouter, il faut l'entendre et il faut en tirer les conclusions.

2:18
Présentateur

Annabelle le disait, week-end inquiétant pour la communauté juive, les manifestations autour de l'Eurovision à Malmö, une manifestation néo-nazie à Paris.

2:26
Éric Ciotti

Que faire ? La fermeté, la fermeté, la fermeté. Nous sommes aujourd'hui dans une forme de terreur qui est entretenue de haine d'Israël et derrière de haine des Juifs. Une résurgence d'un antisémitisme insupportable. On a vu, vous venez de le dire, dans un cadre humoristique, ce qui s'est passé dans la compétition de l'Eurovision avec Eden Golan qui a été prise. Alors qu'elle est admirable, qu'elle a une voix magnifique, que c'est une jeune femme pleine d'espérance, c'est une artiste, elle a été attaquée, elle a été menacée. Mais où sommes-nous ?

Où sommes-nous alors que nous avons malheureusement célébré la semaine dernière le commémoré, commémoré l'histoire tragique de la Shoah qui est une plaie infâme sur l'humanité ? Eh bien on revient 75 ans plus tard avec les mêmes mots, avec les mêmes menaces. Donc il faut une sanction implacable. Les actes antisémites ont augmenté de 1000% depuis le 7 octobre. Le Premier ministre a rappelé que sur les trois premiers mois de l'année, on était à près de 400% d'augmentation. Il faut donc agir, il ne faut rien laisser passer. Il y a des actes, des paroles antisémites dès l'école.

Il faut les sanctionner, il faut être intransigeants et puis il faudra un jour aussi s'attaquer à ceux qui entretiennent ce climat. Les politiques notamment ? Et s'attaquer comment ? Et notamment, moi je dis que la question de la dissolution de la France insoumise est posée. parce que ce parti ne peut pas continuer à semer la haine, à propager la haine, à instrumentaliser ce qui se passe aujourd'hui à Gaza et à développer des propos qui ont des conséquences extrêmement fortes. Donc si cette dérive continue, si on va dans cette escalade verbale qu'entretient M. Mélenchon avec des degrés de plus en plus élevés, oui je le dis, il faudra aller vers la dissolution de la France insoumise.

C'est un acte extrêmement fort, historiquement il y a très peu d'exemples. C'est un acte extrêmement fort mais on ne peut pas, on ne peut pas transiger avec des partis qui ne sont pas clairs sur l'antisémitisme. Il y a aussi l'extrême-extrême droite, cette manif néonaisie à Paris, interdite par le préfet, rétablie par la justice. Sincèrement, je ne comprends pas pourquoi cette manifestation a été autorisée par la justice. Il y a des décisions qui m'échappent, je le dis très clairement, le préfet de police avait bien fait d'interdire cette manifestation. Les faits lui ont donné raison et quelquefois la justice devrait s'inspirer aussi de principes de réalité et de bon sens.

Faut-il interdire les emblèmes comme la croix celtique ? C'est ce que propose un député socialiste. Il faut interdire tous ceux qui participent de la résurgence de l'antisémitisme à quelques niveaux ou quelques côtés de l'échiquier politique qu'ils se situent.

5:23
Présentateur

Alors cet après-midi à 14h sera dévoilé le programme de François-Xavier Bellamy, votre candidat pour les européennes. Ça a changé son action à Sciences Po où il est allé se dresser face au député Léphile Louis Boyard contre la rue antisémite ?

5:36
Éric Ciotti

Ça a peut-être changé dans le regard médiatique. Moi je connais François-Xavier Bellamy, c'est un homme de conviction, de courage, c'est un homme compétent, c'est un homme responsable. Mais aussi de réflexion, de coup d'éclat. Qui n'a jamais transigé, ce n'était pas un coup d'éclat, défendre la liberté d'enseignement, défendre l'enseignement supérieur pris à notages par des extrémistes qui sont eux-mêmes instrumentalisés par un parti politique. Donc, si on peut parler de parti, en l'occurrence LFI à nouveau, il a eu ce courage. On lui connaît ce qu'il connaisse, c'est mon cas, lui voit au quotidien ce courage.

C'est un candidat, vous savez, dans ce chaos médiatique, dans ce duo qu'essaie d'installer en permanence le président de la République entre Mme Le Pen et lui. On voit bien le débat à Tal Bardella, peut-être maintenant c'est des fuites qui viennent de l'Élysée, le débat Le Pen-Macron. Qu'est-ce que cache tout cela ? C'est installer un duo. Mais ce duo, c'est le duo de l'impuissance depuis des années, parce qu'il paralyse la vie politique française. Il y a ceux qui sont, qui quelque part aujourd'hui sont opposés à Emmanuel Macron et sont tentés par le vote Bardella, parce qu'il donne le sentiment d'être l'opposant le plus fort.

Et puis, il y a ceux qui s'élèvent contre la menace du Rassemblement National. Au milieu, il y a une voie de responsabilité, de l'action. Non, nous, nous le demandons dans ce projet, nous le démontrons. Nous avons des propositions concrètes, précises, responsables, chiffrées. La France est en train de sombrer. Elle est en train de sombrer au plan économique. Elle est en train de sombrer au plan sécuritaire. On en a parlé sur les actes antisémites. Elle est en train de sombrer du fait d'une immigration incontrôlée. Et l'Europe peut être la solution. Face à ça, on n'a que ce cinéma, ce théâtre, la vie politique réduite à des slogans, à des tweets, à des bireels. Tout ça n'est pas sérieux.

Il faut se reprendre. Il faut se reprendre. Et nous, nous avons peut-être un rôle difficile. C'est le rôle de dire la vérité. C'est le rôle de porter un projet qui n'est pas un projet de paillette, mais qui est un projet de responsabilité. 25% de fonctionnaires européens en moins, par exemple. Est-ce que ça peut aider ? Bien sûr, parce qu'un fonctionnaire produit toujours des normes. C'est d'ailleurs le même problème en France. On le voit. On a aujourd'hui une explosion du nombre d'agents publics. Depuis 30 ans, on a 2 millions d'agents publics en plus. Et ils font leur travail. Ils produisent de la norme. Ils font leur travail, mais ils produisent de la norme.

C'est aux politiques de reprendre le contrôle, de faire en sorte que nous soyons dans une Europe qui allège les contraintes. Nous, nous ne voulons pas de l'Europe fédérale de M. Macron. Celle qui, quelque part, ferait disparaître la France. Nous ne voulons pas aussi de ceux qui voudraient faire disparaître l'Europe. Nous avons la nécessité d'avoir des réponses européennes sur certains niveaux. Je pense en particulier à des programmes de lutte contre le cancer, sur des programmes sanitaires, sur des programmes aussi de défense, où nous avons besoin, sur certains programmes, de mutualiser... Par exemple, étendre la protection nucléaire française à l'Europe ? Surtout pas.

Nous décidons de l'usage, mais nous protégeons tout le monde. Surtout pas. Ça voudrait dire que si on mutualisait l'usage de l'arme nucléaire française, c'est à la France de décider l'emploi de cette arme. Ça a toujours été la doctrine gaulliste. Mais on protège nos voisins. Tous les présidents de la République ont adopté cette doctrine, n'ont jamais remis en cause. D'ailleurs, ne le disons pas. C'est à la France de décider, dans le secret, le président aurait pu parler d'ambiguïté stratégique, ne dévoilons pas nos cartes. Les intérêts vitaux de la nation, c'est à la France d'apprécier tant ils sont mis en cause. Mais si nous mutualisons l'arme nucléaire, la France disparaîtra.

Ce qui fait la grandeur de la France, ce qui fait qu'elle a un siège au Conseil de sécurité des Nations Unies, c'est justement parce que c'est une grande puissance indépendante qui a la capacité à se défendre et qui a la capacité à porter un coup terrible chez ceux qui voudraient l'attaquer.

10:02
Présentateur

Vous voulez préparer les jeunes européens à la défense de leur pays, c'est ce que dit le programme. Ça veut dire quoi ? Une conscription européenne ? Un service national européen ?

10:10
Éric Ciotti

Ça veut dire la capacité aussi à donner du temps pour son pays. Nous voulons réarmer l'Europe. Quand je dis une Europe qui se défend mieux, ce n'est pas la mutualisation d'efforts. Ça veut dire que chaque nation doit se réarmer. Nous proposons un effort pour aller à 3% du PIB, à minima, partout. Aujourd'hui, il est réclamé 2% simplement pour les membres de l'OTAN. La France est à peine à 1,9% de sa richesse nationale consacrée à la défense. C'est beaucoup trop peu aujourd'hui. Donc, il faut réarmer nos nations. Les menaces sont là. Il y a la menace venant de la Russie.

Il y a la menace islamiste qui est propagée notamment par des vecteurs d'immigration qui ont été totalement incontrôlés par une Europe qui a été beaucoup trop naïve, notamment sous l'influence allemande. C'est tout cela. Nous voulons une Europe réarmée. Nous voulons une Europe qui soit puissante face à la Chine et aux États-Unis, qui ne soit pas le dindon de la farce dans le conflit entre la Russie et l'Ukraine. Parce que c'est l'Europe qui a payé l'addition. Les États-Unis se sont enrichis sur le conflit. Nous sommes menacés et nous en avons des conséquences économiques très lourdes.

11:28
Présentateur

Un bref mot pour finir de l'interview d'Emmanuel Macron dans la tribune où il disait que s'il y a une motion de censure LR à l'automne, il peut y avoir une solution. Cela dépendra des circonstances. Comment vous interprétez ce mot circonstance ?

11:38
Éric Ciotti

Il veut discuter avec vous d'une majorité ? Je ne sais pas. On est dans le en même temps. Je ne sais pas ce qu'il a voulu dire. Je ne comprends pas, mais il n'y a pas que sur ce sujet que je ne comprends pas. Il faudrait que le président de la République fasse un peu une lecture plus claire de sa pensée. C'est toujours le en même temps. Donc on ne sait pas ce qu'il pense, ce qu'il dit. Nous, ce que nous disons sur cette question, nous avons été très clairs. Si le budget ne nous convient pas, si les impôts augmentent, si le modèle de santé est touché notamment, nous censurerons ce gouvernement. C'est très clair.

12:11
Présentateur

Éric Ciotti, merci et bonne journée. Merci beaucoup Christophe Barbier. Demain, votre invité, Franck Riester, ministre délégué chargé du commerce extérieur de l'attractivité de la francophonie.