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ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 13 août 2026 4 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprises

Philippe Crevel : «Cela serait un Etat de banqueroute»

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Chiffre
    « La conséquence immédiate de cette décision qui en plus pose des problèmes européens majeurs parce que on est dans le cadre de l'euro mais cette décision aurait comme conséquence une envolée des taux d'intérêt à des niveaux donc inimaginables. »
  • Fait
    « Cela signifierait que l'État français ne peut plus honorer sa signature parce qu'il faut savoir que si donc les titres en question sont au sein de la banque centrale et de la Banque de France. »
  • Promesse
    « Ce serait un moteur de l'inflation formidable parce qu'on passerait donc du rachat d'obligation à la création monétaire pure et simple et cela pourrait générer une vague inflationniste. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Alors, effacer donc une partie de la dette à peu près donc 600 milliards d'euros, bah ça s'appelle la banque. Une banquoute partielle. Ça veut dire que on décide de du jour au lendemain d'effacer de supprimer une partie de la dette française.

Or, une banoute partielle, ce serait un signal mais donc digne d'un cataclysme au niveau financier. Ça veut dire que les investisseurs n'auraient plus aucune garantie que une pour dans le cadre d'une deuxième opération on n'annule pas l'ordête. Donc la conséquence immédiate de cette décision qui en plus pose des problèmes européens majeurs parce que on est dans le cadre de l'euro mais cette décision aurait comme conséquence une envolée des taux d'intérêt à des niveaux donc inimaginables.

Donc évidemment que ce n'est pas sérieux de dire qu'on effacerait donc 600 milliards d'euros d'un coup de baguette magique et puis ça supposerait que nos partenaires européens soient d'accord. Là, je pense que monsieur Mélenchon évidemment donc ne l'ignore pas, mais évidemment les Allemands et les autres refuseraient cette mesure. C'est ça.

Ça s'apparent finalement à une entreprise qui aurait des difficultés et qui n'aurait pas réglé finalement ses fournisseurs une entreprise qui déciderait de déposer le bilan finalement. C'est un peu ça l'idée. Ce serait donc un un défaut de paiement, hein, donc derrière un état de banqoute, hein, par définition partielle parce que on se serait sur 6000 600 milliards sur 3500 milliards.

Mais évidemment cela signifierait que l'État français ne peut plus honorer sa signature parce qu'il faut savoir que si donc les titres en question sont au sein de la banque centrale et de la Banque de France. Oui, c'est vrai. C'est vrai que la Banque de France appartient à l'État, mais ces titres en fait sont logés dans le cadre du système européen lié à la zone euro.

Et c'est une décision qui a été prise entre 2015 et 2022 pour lutter contre la déflation. Les banques centrales dans le cadre de la politique monétaire non conventionnelle ont fait des achats d'obligation. Mais les États remboursent et c'est une condition sinéquanonne de l'accord de tous les États-membres.

Et puis d'autre part si on ne venait pas rembourser çaurait une autre conséquence économique. Bah ce serait un moteur de l'inflation formidable parce qu'on passerait donc du rachat d'obligation à la création monétaire pure et simple et cela pourrait générer une vague inflationniste. Oui.

Parce que si on devait pas rembourser, qui payerait finalement la facture au final ? Si on ne devait pas rembourser, qui pérait la facture ? C'est l'ensemble de la population parce que les taux d'intérêt montraient à un niveau tel que le service de la dette là exploserait.

On pourrait même imaginer que plus personne ne voudrait prêter de l'argent à la France et donc l'État serait là dans ces cas-là donc en défaut de paiement général. Et donc là, on intervient, on est dans un monde complètement différent, intervention du FMI, crise financière européenne. Parce qu'il faut savoir que la France, du fait de sa taille et de l'importance des établissements financiers, évidemment, il y aurait un effet domino extrêmement important.

Voilà, donc on on se retrouverait à emprunter à des taux élevés et puis vous les vous les voquiez au départ au début, c'est l'impact aussi sur la confiance des des investisseur. C'est la évidemment à partir de moment où on commence à annuler des titres, on ne sait pas où ça s'arrête et donc la fois d'après, ça pourrait être les les t- détenus par les grandes banques, les grands assureurs, les personnes ayant un patrimoine élevé. On voit bien que là on est sur un monde complètement inconnu avec des enchaînements financiers donc qui sont inimaginables et on est voilà, il faut savoir que la France n'a effacé une partie de sa dette.

La dernière fois c'était en 1797 he c'était donc la faillite des deux tiers 2/ tiers de la dette au moment de la période révolutionnaire avait été effacée et il avait fallu des années et des années pour reconstruire la confiance en France. Donc c'est une très mauvaise idée. C'est ce que vous êtes en train de nous dire.