L'invité politique Sud Radio - Manon Aubry, députée européenne LFI, est l'invitée politique
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:21OuverteRéponse partielle
Est-ce que le gouvernement doit élargir le nombre de professions qui pourraient bénéficier des chèques gros rouleurs ?
- 1:08RelanceRéponse directe
Donc ça veut dire quoi Manon Aubry ? Qu'il faut élargir le nombre de personnes qui doivent bénéficier ?
- 1:56OuverteRéponse partielle
Quel serait l'intérêt des distributeurs de continuer de distribuer à perte ?
- 2:54RelanceRéponse directe
D'accord, mais qui paie le différentiel en réalité ? Parce que ce mécanisme, il a déjà été mis en place et en fait, à chaque fois, il y a un manque à gagner.
- 3:21FerméeRéponse directe
Vous, à la France Insoumise, demain, si vous étiez au gouvernement, vous pourriez vous engager à bloquer le montant du carburant à combien ?
- 4:02RelanceRéponse partielle
Et ça s'est fait également en 1973. Nixon avait bloqué les prix aux Etats-Unis. L'industrie pétrolière avait augmenté ses prix par 4. Et à ce moment-là, il y avait eu des files d'attente de 5 km devant des stations essence, des batailles aux stations, du marché noir. C'était le chaos. C'est ça que vous voulez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35Invité politiqueChiffre
« Les précédentes aides étaient ouvertes à un peu plus de 3 millions de personnes et à peine 600 000 personnes en ont bénéficié en pratique. »
- 1:28Invité politiquePromesse
« bloquer les prix de l'essence au niveau auquel il était avant le début de la crise, soit 1,70 euro maximum du litre. »
- 1:40Invité politiqueChiffre
« Les entreprises pétrolières ont multiplié leurs marges, tenez-vous bien, par 7,5. »
- 2:38Invité politiqueChiffre
« C'est plus de 5 milliards d'euros sur le dernier trimestre, que ça a été multiplié par deux en un trimestre. »
- 2:49Invité politiquePromesse
« et que notre proposition est réaliste de 1,70€ du litre maximum. »
- 3:02Invité politiqueFait
« Ce mécanisme, il est à la fois payé d'une part par l'État, puisque mécaniquement, ça entraînera une baisse des taxes, et il est payé de l'autre partie par les entreprises pétrolières. »
- 3:31Invité politiquePromesse
« À 1,70€. Et je pense que ça doit être la priorité absolue. »
- 3:38Invité politiqueFait
« Il y a un article du Code du commerce, c'est l'article 410, pour être très exact, du Code du commerce, qui offre cette possibilité-là. »
- 3:42Invité politiqueFait
« Ça a déjà été fait dans l'histoire, ça a été fait dans les années 90 au moment de la guerre du Golfe. »
- 3:49Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron lui-même a bloqué les prix, on se souvient, du gel hydroalcoolique, par exemple. »
- 3:54Invité politiqueFait
« Le prix du litre est bloqué, défini par arrêté préfectoral chaque mois. »
- 4:43Invité politiqueFait
« Je voyais que l'Allemagne, qui est un gouvernement qui est emmené notamment par la droite, donc l'équivalent des républicains en Allemagne, envisage non seulement un blocage des prix, mais une taxation des super profits des entreprises pétrolières. »
- 5:07Invité politiqueFait
« Je pense qu'on l'a gagné par la force des choses. »
- 10:40Invité politiqueFait
« Il s'appelle Jean-Luc Mélenchon. Il est à la tête d'une campagne qui reprend l'essentiel du programme du nouveau Front populaire et qui permet de soulager les gens. »
- 10:50Invité politiquePromesse
« On parlait du blocage des prix de l'essence, mais aussi de l'augmentation du salaire minimum à 1700 euros net, de la retraite à 60 ans. »
- 11:18Invité politiqueChiffre
« On a terminé autour de 22 %. »
- 15:14Invité politiqueFait
« C'est extrêmement grave. On a un ministre de l'Intérieur qui, quelque part, insulte, réfrègne, menace des gens qui pourraient se mobiliser en France. »
- 15:58Invité politiqueFait
« Laurent Nouniez a violé le secret de l'enquête, révélé des informations qui sont confidentielles, et pire que ça, a utilisé les moyens du parquet antiterroriste pour traquer une opposante politique. »
- 17:41Invité politiquePromesse
« c'est d'interdire tout simplement le fait de pouvoir devenir milliardaire dans notre pays. »
- 18:10Invité politiqueChiffre
« un milliardaire, si on prend le salaire médian, donc un peu plus de 2000 euros par mois, il faut plus de 37 000 ans pour devenir milliardaire. »
- 18:23Invité politiqueChiffre
« 80% des milliardaires sont des héritiers. »
- 18:38Invité politiquePromesse
« Une des propositions que l'on fait, c'est de faire un héritage maximum à 12 millions d'euros. »
- 18:47Invité politiqueChiffre
« Il y a la moitié des Français qui héritent de moins de 70 000 euros par mois. »
- 22:28Invité politiqueFait
« moi je ne veux pas rassurer Éric Ciotti. »
- 22:31Invité politiquePromesse
« C'est juste que le programme que nous défendons est justement de redonner le pouvoir au peuple quand on prend la VIème République, quand on prend un référendum d'initiative citoyenne, des référendums révocatoires des élus. »
- 22:48Invité politiqueFait
« je pense qu'il s'y connaît bien parce que ses alliés au niveau européen et les alliés de Jordan Bardella et de Marine Le Pen, c'est Victor Orban qui n'a pas été connu pour sa manière dont il a traité l'État de droit, les médias, l'indépendance de la justice. »
- 23:21Invité politiqueFait
« Vous savez quelle a été sa première décision quand il est devenu maire ? Supprimer les allocations de rentrées scolaires et les fournitures scolaires aux Niçois et aux Niçoises. »
- 25:14Invité politiqueChiffre
« On a 90% des médias qui sont possédés par 9 milliardaires. »
- 25:19Invité politiquePromesse
« on démantèlera notamment l'Empire Bolloré pour garantir davantage de pluralité médiatique. »
Temps de parole
- Manon Aubry73 %
- Présentateur18 %
- ?4 %
≈ 18,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Sud Radio, l'invité politique,
Jacques
Cardoze.
Il
est 8h30 à l'écoute de Sud Radio, l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui, Jacques, vous recevez Manon Aubry, députée européenne, la France Insoumise. Bonjour Manon
Aubry.
Alors le gouvernement devrait annoncer des aides aux grands rouleurs aujourd'hui. Est-ce que le gouvernement doit élargir le spectre, élargir le nombre de professions qui pourraient bénéficier de ces chèques gros rouleurs ?
On voit que le gouvernement fait encore du saupoudrage, donc il va donner quelques aides par-ci, par-là. Les précédentes aides étaient ouvertes à un peu plus de 3 millions de personnes et à peine 600 000 personnes en ont bénéficié en pratique. Mais aujourd'hui, les gens qui nous écoutent peut-être ce matin en voiture le savent très bien. On ne parle pas de 3 millions de personnes, on parle de l'ensemble de la population française qui est aujourd'hui frappée par l'augmentation des prix de l'essence, qui doit choisir entre se déplacer, parfois se nourrir, se loger, travailler.
Des infirmières libérales renoncent à des tournées parce qu'elles n'ont plus les moyens et que ça leur coûte plus cher.
Donc ça veut dire quoi Manon Aubry ? Qu'il
faut élargir
le nombre
de personnes qui doivent bénéficier ?
Le gouvernement fait tout aujourd'hui pour protéger les profits de Total, les marges d'une entreprise comme Total, en refusant de faire la seule mesure qui permettrait de soulager les gens, bloquer les prix de l'essence au niveau auquel il était avant le début de la crise, soit 1,70 euro maximum du litre. C'est aujourd'hui la seule solution qui est viable, qui demandera l'effort à
ceux
qui
se sont enrichis ces derniers mois, c'est-à-dire les entreprises pétrolières. J'insiste là-dessus. Les entreprises pétrolières ont multiplié leurs marges, tenez-vous bien, par 7,5. 7,5. Donc ce sont des profiteurs de crise qui profitent de
cette situation pour maximiser leurs profits. Ces chiffres,
en l'occurrence, sont vrais.
Oui, mais ça dépend des secteurs. Quel serait l'intérêt des distributeurs de continuer de distribuer à perte ? Eux, ils achètent plus cher.
En l'occurrence, et c'est intéressant de regarder dans le découpage exact de là où se font les profits dans la chaîne de production du pétrole. Ce n'est pas dans la distribution que se fait les profits, mais dans l'étape du raffinage. Donc c'est l'étape précédente. C'est pour ça que, nous, notre proposition, elle vient avec un blocage des marges à l'étape du raffinage. Donc ça ne va pas toucher des distributeurs, notamment des distributeurs indépendants, qui, eux, peinent à survivre. Mais ça va toucher des entreprises comme Total. Soit dit en passant, Total, soi-disant, bloque le prix à 1,99€. Mais est-ce que vous avez remarqué qu'à 1,99€, ils ont quand même fait des profits records ?
C'est plus de 5 milliards d'euros sur le dernier trimestre, que ça a été multiplié par deux en un trimestre. Donc s'ils font encore de tels profits à 1,99€ du litre, c'est donc qu'ils ont encore de la marge et que notre proposition est réaliste de 1,70€ du litre maximum.
D'accord, mais qui paie le différentiel en réalité ? Parce que ce mécanisme, il a déjà été mis en place et en fait, à chaque fois, il y a un manque à gagner. Il faut bien que quelqu'un le paie ?
Ce mécanisme, il est à la fois payé d'une part par l'État, puisque mécaniquement, ça entraînera une baisse des taxes, et il est payé de l'autre partie par les entreprises pétrolières. Si on fait une baisse à peu près de 60 centimes du litre, ça fait 30 centimes payés par l'État et 30 centimes payés par les raffinaires.
Vous,
à la France Insoumise, demain, si vous étiez au gouvernement, vous pourriez vous engager à bloquer le montant du carburant à combien ?
À 1,70€. Et je pense que ça doit être la priorité absolue.
Il
y
a
un article du Code du commerce, c'est l'article 410, pour être très exact, du Code du commerce, qui offre cette possibilité-là. Ça a déjà été fait dans l'histoire,
ça
a été fait dans les années 90 au moment de la guerre du Golfe. Emmanuel Macron lui-même a bloqué les prix, on se souvient, du gel hydroalcoolique, par exemple. Ça se fait dans certains territoires d'outre-mer, à l'île de la Réunion.
Le prix du litre
est bloqué, défini par arrêté préfectoral chaque mois. Ça se fait dans d'autres pays de l'Union Européenne, donc il n'y a pas de raison de ne pas le faire.
Et ça s'est fait également en 1973. Nixon avait bloqué les prix aux Etats-Unis. L'industrie pétrolière avait augmenté ses prix par 4. Et à ce moment-là, il y avait eu des files d'attente de 5 km devant des stations essence, des batailles aux stations, du marché noir. C'était le chaos. C'est ça que vous voulez ?
Est-ce que ça a été le chaos quand ça a été fait dans les années 90 en France ? Est-ce que c'est le chaos sur l
'île de la Réunion ? Je ne sais pas si
Sud Radio est diffusé sur l'île de la Réunion, mais on pourra demander aux
réunionnais
et aux réunionnais qui bénéficient aujourd'hui de ce blocage des prix. Et il n'y a pas de pénurie. Par ailleurs, je le dis d'autant plus que non seulement d'autres Etats européens l'envisagent, mais y compris des gouvernements de droite. Je voyais que l'Allemagne, qui est un gouvernement qui est emmené notamment par la droite, donc l'équivalent des républicains en Allemagne, envisage non seulement un blocage des prix, mais une taxation des super profits des entreprises pétrolières. Je crois que tout le monde y arrive d'une manière ou d'une autre.
Il n'y a pas de raison que la France soit la dernière alors qu'on est un des pays d'Europe, le cinquième pour être très exact, où le prix de l'essence est le plus élevé.
Sur ce sujet, vous pensez que vous gagnez la bataille des idées ?
Je
pense qu'on l'a gagné par la force des choses. Malheureusement, tous ceux qui nous écoutent ce matin savent à quel point à la fois les entreprises pétrolières ont multiplié leurs marges ces derniers mois et ces dernières années, savent à quel point il est injuste qu'ils payent pour les profits des grandes entreprises, et savent aussi que le gouvernement a refusé jusqu'à présent de faire la seule mesure qui permettrait de donner un peu d'air aux gens.
Alors dans l'hypothèse où vous seriez aux manettes, vous bloquez les
prix... Une bonne
hypothèse
?
Oui, peut-être.
Une hypothèse
joyeuse.
J
'aime bien la joie de bon matin.
Imaginons que vous soyez aux manettes, que le prix soit bloqué à 1,70. Est-ce que vous ne croyez pas qu'il y aurait un risque finalement de pénurie et que les industriels qui n'auraient pas forcément intérêt à le vendre à perte, eh bien ne vendraient pas ? Comment vous pourriez faire à ce moment-là ? Vous les obligeriez à vendre ?
Sauf qu'à 1,70, dans l'état actuel des choses, et évidemment on n'est pas maître de l'évolution des marchés, mais dans l'état actuel des choses, les entreprises pétrolières ne vendraient pas nécessairement à perte. Notamment une entreprise, je le redis comme totale, pour vous en convaincre, on est à la radio ici, mais je vais vous décrire un petit graphique que j'ai amené avec moi. Non,
ça n'a pas été facile, un graphique à la radio. Oui,
qui est l'évolution des marges. Vous avez ici l'évolution des marges des entreprises, et donc, je le montre là pour la caméra, vous avez l'explosion des marges des entreprises ces derniers mois.
Là, ce qu'on voit à la
fin, la hausse, c'est la hausse des marges.
Exactement. Je ne vois pas très bien votre document. C'est la hausse des marges
des
entreprises.
Mais quoi qu'il arrive, à un moment donné, vous ne pouvez pas obliger un industriel à vendre s'il vend à perte ? C'est comme si vous me disiez, je vais fabriquer une baguette de pain et je vais la vendre à 1 euro, mais si elle me coûte 1,20, je n
'ai
pas
intérêt à vendre. Le problème,
c'est votre hypothèse de départ. Vous partez du principe que l'entreprise vend à perte.
Et
en l'occurrence, en bloquant le prix à 1,70, dans l'état actuel des choses, compte tenu du coût du raffinage et du prix sur les marchés mondiaux, les entreprises ne vendraient pas nécessairement à perte. Ensuite, si ce prix doit évoluer dans les prochains mois, on le fera évoluer en fonction des cours du marché. Mais l'idée,
c
'est d'interdire à des entreprises de multiplier leurs marges comme elles l'ont fait, par 6, par 7, par 7,5 désormais. On va attendre quoi ? Que le prix de l'essence soit à 3 euros du litre ? Que les gens, littéralement, ne puissent plus se nourrir ? Combien de centaines de milliers de gens se sont déjà privés cet été de partir en vacances, se privent d'aller voir leur famille le week-end, parce que faire 100 km en voiture, maintenant vous y réfléchissez en deux fois. à deux fois, donc, faute d'avoir des transports en commun, abordables financièrement, accessibles partout, j'ai bien conscience que pour des millions de gens partout en France, ils n'ont pas d'autre alternative que la voiture.
Et
ça,
je me refuse. Vous dites quoi aux
entreprises ? Vous dites finalement, si jamais elles devaient vendre à perte, après tout, elles n'ont qu
'à
l'assumer, c
'est ça ? Non,
je dis qu'à l'heure actuelle, dans la proposition qui est la nôtre, elles n'auront pas à vendre à perte.
C'est tout. En tous les cas, pour le moment, on fait de la politique fiction, on verra si vous êtes aux manettes. Effectivement,
je vais aborder... Mais c'est dur quand même,
je ne
suis
pas sûre qu'on puisse attendre jusqu'aux élections présidentielles qu'on arrive au pouvoir
pour le
faire.
Et
donc, qu
'est-ce que vous
dites à Sébastien Lecornu pour ce
soir ? Je lui
dis de le faire le plus rapidement possible, qu'on sera évidemment les premiers à applaudir dès demain, si c'était le cas, mais j'observe que, pour le moment, Sébastien Lecornu, louvoie et fait tout ce qui est en son pouvoir pour tenter de contourner la seule mesure qui ferait la différence, et qu'en attendant, il fait du maigre saupoudrage dont peu de Français en bénéficieront, le tout pour préserver Total. Ce n
'est
peut-être pas un hasard si un certain nombre de députés, y compris de la majorité, et la présidente de l'Assemblée nationale elle-même, Yael Brown-Pivet, possèdent des actions dans l'entreprise Total. Peut-être que ceux qui ont des actions dans l'entreprise
Total
devraient se déporter sur ce type de débat politique. Mais
qu
'est
-ce que
vous sous-entendez par là ? Quel
aurait
un intérêt ?
Bien sûr,
un intérêt à
ce que le cours
de Total se porte mieux pour maximiser
ses propres actions.
Moi, j'assume de dire qu'on ne devrait pas posséder des actions dans une entreprise comme Total quand on est un décideur public. Moi, j'assume de le dire.
Passons à la primaire socialiste. C'est demain soir. Vous allez la regarder, le premier débat en tous les cas ?
Pour être honnête, j'ai entraînement de waterpolo demain soir et je crois que j'irai jouer au waterpolo.
D'accord. Le waterpolo, ça passe avant la primaire du Parti Socialiste
et du
premier débat.
J'ai presque envie de dire que j'ai piscine mais ce serait approprié au sens premier du terme. Donc, non, franchement, je ne suis pas
sûr que ça passionne les foules.
Vous disiez que ce serait un moment heureux si on était au mois de mai ou au mois de juin, plus exactement, aux manettes. Mais si vous êtes amené à le faire avec le Parti Socialiste, c'est important de savoir quelles sont les forces en présence et avec qui vous pourriez éventuellement gouverner. Olivier Faure, lui, par exemple, dit être prêt à gouverner avec la France insoumise.
J'ai le sentiment que le cœur de leur débat va tourner autour de nous. Vous voyez, je ne vais pas le regarder demain mais je pense que nos oreilles vont siffler. Et ça dit quelque chose de la pauvreté du débat politique.
J
'observe que cette primaire, pour le moment, elle porte essentiellement sur qui a le droit d'être candidat ou pas, sur quel débat ils vont participer ou non. Est-ce qu'il
y a
une
ligne que vous préférez ? Leur relation à la
France insoumise ou pas. J'ai envie de dire, laissez-nous tranquille. Faites votre congrès à ciel ouvert pour savoir qui va être premier secrétaire du Parti Socialiste. Moi, j'ai envie de faire campagne en m'adressant aux millions de Français, pas juste aux quelques Français qui vont payer 15 euros pour voter à cette primaire. Et de faire campagne pour faire gagner la gauche. Il y a une personne qui
est
en situation de faire gagner la gauche en 2027. Il s'appelle Jean-Luc Mélenchon. Il est
à
la tête d'une campagne qui reprend l'essentiel du programme du nouveau Front populaire et qui permet de soulager les gens.
On
parlait du blocage des prix de l'essence, mais aussi de l'augmentation du salaire minimum à 1700 euros net,
de la retraite à 60 ans. Mais Jean-Luc Mélenchon, il
n
'a
pas un plafond de verre à un moment donné ? Vous n'aurez pas besoin quand même de l'apport des socialistes ou des écologistes ?
C'est assez intéressant parce qu'on nous dit ça à chaque campagne. Et à chaque campagne, ce plafond de verre est repoussé. Vous savez, quand on a commencé la campagne pour les élections présidentielles précédentes, en 2022, on a commencé la campagne, on était autour de 8 à 10 % dans les sondages. On a terminé autour de 22 %. Aujourd'hui, à l'amorce, au début de cette campagne, on est 14, 15, jusqu'à 18 % dans les sondages, donnés au second tour dans beaucoup d'hypothèses, ce qui est nouveau. Et j'observe que ce plafond de verre est déjà repoussé.
Mais
il
y a
quand même une déperdition des voix aujourd'hui. On
me posait
la même question en 2022. On me disait, vous avez un plafond de verre, que vous n'arrivez pas à repousser. Force est de constater qu'aujourd'hui, on démarre cette campagne dans de bien meilleures conditions. Et ça tombe bien. La campagne, elle est faite pour convaincre un maximum d'électeurs de gagner. Un maximum d'électeurs de se mobiliser. Un maximum d'électeurs d'aller voter. Et je vois, j'observe par exemple, la victoire de D-Link aux élections municipales,
à
Berlin, comme un signe non seulement de la volonté de faire gagner la gauche de rupture à New York, à Berlin et dans plein de zones dans le monde, mais surtout, ce qui s'est passé à Berlin, c'est qu'il y a eu une surmobilisation. Il y
a
eu une augmentation très importante de la participation. Et c'est ça qui a fait la différence. Et c'est ça aussi qui pourra faire la différence en 2027.
La primaire du Parti Socialiste, elle ne vous intéresse pas. Pourquoi ? Parce que vous vous dites, de toute façon, ils viendront quémander naturellement dans l'entre-deux-tours
? Non,
moi j'ai du respect pour eux. Je ne dis pas qu'ils vont venir quémander. C'est juste que je ne me sens pas concernée.
Enfin, ils sont
susceptibles de pouvoir éventuellement faire partie d'un gouvernement avec vous ?
Mais, je vais être sincère, la question c'est pourquoi faire ? Quand on a eu des désaccords avec le Parti Socialiste ces derniers mois et ces dernières années, après avoir fait le nouveau Front Populaire, moi je ne regrette pas du tout d'avoir fait le nouveau Front Populaire, je pense qu'il fallait unir la gauche sur un programme de rupture. Nous l'avons fait, mais je regrette qu'ensuite le Parti Socialiste ait refusé de censurer à plusieurs reprises les différents gouvernements macronistes et laisser passer un budget qui déjà faisait la poche des Français, on en parlait juste avant. Et donc, il y a une question de cohérence politique.
Je pense qu'il peut y avoir un front de la censure et qu'on peut réunir ce front de la censure à gauche et qui dépasse les rangs de la France Insoumise. Vous avez raison de dire, on ne gagnera pas tout seul, mais ce que j'observe, c'est que plutôt que le nombre de formations politiques sur la ligne de départ qu'il nous faut, ce qui compte avant tout, c'est le nombre d'électeurs pour remporter l'élection.
Et Marine Tondelier, vous lui dites quoi ? Laisse tomber, tu risques de nous faire perdre, rallie-nous.
Là
aussi,
je
n
'ai
pas de leçons à donner à des dirigeants politiques. Je respecte tous les dirigeants politiques,
qu
'ils soient d'ailleurs de gauche
ou de droite. Il y a un risque que
ce soit des gens qui
fassent
2 ou 3%
et qui vous fassent perdre l'accession au second tour.
Aux militants, aux élus, écologistes,
en
leur disant que, voilà, à l'Assemblée nationale, pour le coup, on a 80-90% de nos votes en commun. On a voté l'ensemble des censures ensemble. Et je pense, Marine Tondelier le disait elle-même, qu'elle ne sera pas le bulletin de vote qui fera gagner leur Assemblement national. Donc, ils ont une responsabilité, vous avez raison, dans la nécessité de se regrouper pour pouvoir l'emporter en 2017. Et
justement, vous vous souvenez du syndrome Taubira qui avait fait perdre Jospin avec ses 3% en 2002, à 200 000 voix près. Ce n
'est
pas la grosse inquiétude de la France insoumise, ça ?
D'ailleurs, la même Christiane Taubira, qui en 2022 était candidate à l'élection présidentielle, avait fini par se retirer et appelé dans la dernière ligne droite à voter pour Jean-Luc Mélenchon. Donc, j'observe que certains ont pu tirer des leçons parfois.
C'est ce
que doit faire Marine
Tondelier ?
De nouveau, je n
'ai
pas de leçons à donner à Marine Tondelier. Ce n
'est
pas à moi de lui dire quoi faire. Moi, je m'adresse aux électeurs, aux militants écologistes. Et je sais qu'il
y a
un certain nombre de militants écologistes qui savent, y compris, que faire advenir un programme qui permet de prendre à bras le corps la lutte contre le réchauffement climatique, de faire une véritable planification écologique, c'est le programme de la France insoumise.
Parlons de la colère sociale. Si ce soir, les mesures ne sont pas à la hauteur et qu'un certain nombre de gens appellent à se réunir autour des ronds-points, qu'est-ce que vous dites aujourd'hui, notamment à Laurent Nouniez, qui qualifie de très grave, irresponsable et déconnecté du monde réel, les appels de certains hommes politiques à participer au blocage lié au prix des carburants ?
C'est extrêmement grave. On a un ministre de l'Intérieur qui, quelque part, insulte, réfrègne, menace des gens qui pourraient se mobiliser en France. Mais, pardon, la liberté de manifestation, il en est aussi le garant. Et j'observe que ça commence à faire beaucoup pour ce même ministre de l'Intérieur qui a outrepassé son rôle en révélant des informations fausses sur ma collègue Rima Hassan, prétendant qu'elle
possédait
de la drogue. Oui, sauf que vos confrères de complément d'enquête, qui sont journalistes et qui ne sont pas connus pour être des partisans de la France insoumise, ont révélé précisément que Laurent Nouniez a violé le secret de l'enquête, révélé des informations qui sont confidentielles, et pire que ça, a utilisé les moyens du parquet antiterroriste pour traquer une opposante politique. Qu'est
-ce
qui vous
permet aujourd'hui
d'affirmer qu'il est impliqué ? Vous en êtes certaine ?
J'observe, comme vous, j'ai regardé ce complément d'enquête, j'invite tout le monde à le regarder, il est assez éloquent, et il révèle, en l'occurrence, des journalistes qui témoignent, qui disent très
clairement...
Oui,
mais
lui,
il nie les accusations.
Oui, sauf que c'est paroles contre paroles, et qu'aujourd'hui,
il
y
a
des informations qui ont été révélées dans la presse, que ces informations ont ensuite été prouvées comme fausses, c'était des fake news. On a sali ma collègue Rima Hassan, prétendant qu'elle possédait de la drogue, alors que les analyses ont confirmé que c'était du CBD parfaitement légal en France, et qu'elle n'en possédait pas, qu'il
y a
eu des
bandes d'eau... Vous maintenez votre appel à la
démission de Laurent Nunez
? Oui, plus que jamais. Un ministre de l'Intérieur ne devrait pas dire cela, pas faire cela, et je crois qu'aujourd'hui, il n'est plus digne d'occuper ce poste, au-delà des désaccords politiques que nous avons, il est le gardien de la République, de son bon fonctionnement, et aujourd'hui, il n'en est plus digne.
Manon Aubry, députée européenne de la France Insoumise, dans la deuxième partie, un auditeur vous interrogera sur le rapport de la France Insoumise aux médias, on parlera également de la déclaration d'Éric Ciotti, et puis dans vos trois minutes pour convaincre, vous avez choisi d'aborder la question de la contribution des milliardaires. On se retrouve dans quelques secondes.
Le
Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz. Manon Aubry, députée européenne de la France Insoumise, est notre invité. Dans quelques secondes, vous réagirez à la question d'un auditeur sur votre rapport aux médias. Mais tout d'abord, vos trois minutes pour convaincre, vous souhaitez aborder la question de la contribution des milliardaires. Quelle est votre proposition, Manon Aubry
?
Ma proposition, je sais qu'il y a fait beaucoup parler ces dernières semaines, c'est d'interdire tout simplement le fait de pouvoir devenir milliardaire dans notre pays. On parlait un petit peu avant de la question budgétaire, de comment on trouve un équilibre budgétaire, et il se trouve aujourd'hui dans notre pays qu'on a un tout petit nombre de foyers, de milliardaires, qui ne payent pas, par exemple, d'impôts sur le revenu. Quand vous, en tant que journaliste, tous ceux qui nous écoutent, payent de l'impôt sur le revenu, et donc en proportion sont davantage taxés. Ça, c'est complètement injuste.
Et pour bien comprendre ce dont on parle, un milliardaire, si on prend le salaire médian, donc un peu plus de 2000 euros par mois, il faut plus de 37 000 ans pour devenir milliardaire. 37 000 ans. Donc on est dans des sommes complètement indécentes. 80% des milliardaires sont des héritiers. Donc tous les tenants de la méritocratie devraient aussi partager ma proposition de dire qu'au bout d'un moment,
il
y a une question de redistribution des richesses. Les milliardaires profitent aussi du
fonctionnement... Et concrètement, ce serait quoi cette
redistribution ?
Quel
mécanisme,
rapidement ?
Une
des
propositions que l'on fait, c'est de faire un héritage maximum à 12 millions d'euros, ce qui est déjà pas mal pour commencer dans la vie. Il y a la moitié des Français qui héritent de moins de 70 000 euros par mois. Dans leur vie, évidemment, ça, on n'y touche pas. La maison que vous allez hériter de votre père, de votre mère, etc. Là, on parle des milliards qui sont transmis de génération en génération et qui fait qu'aujourd'hui, on ne part pas tous sur la même ligne de départ.
Et cette proposition, elle permet de financer une allocation d'autonomie pour tous les jeunes, qui n'est pas à travailler en même temps pour leurs études et qui est une forme aussi de redistribution intergénérationnelle.
Vous préférez une France sans milliardaires qu'une France sans pauvres ?
Justement, en fait, penser que la question des milliardaires n'est pas liée à la pauvreté est une terrible erreur. Victor Hugo disait, vous savez, c'est de l'enfer des pauvres qui a fait le paradis des riches. Et c'est précisément aujourd'hui, les milliardaires se sont enrichis sur l'exploitation des travailleurs. Je pense à des gens comme Bernard Arnault. Se sont enrichis aussi sur un système économique de prédation. Et donc, c'est précisément parce qu'il y a 10 millions de pauvres aujourd'hui dans notre pays et que ça m'est insupportable, que la question de la distribution des richesses doit être reposée.
On
va écouter Manon Aubry à une question d'un auditeur qui vous interroge sur votre rapport aux médias.
Bonjour Madame Aubry, je suis Olivier Decolomier. Plusieurs élus se sont réjouis de l'éviction de Charles Sapin de France Inter. Tandis que LFI a boycotté BFM pendant une semaine et refuse maintenant d'aller dans l'émission de Sophia Mabrouk. La France Insoumise est-elle intolérante au pluralisme ? Merci à vous pour votre réponse.
Je
répondrais que la France Insoumise est intolérante à l'intolérance, intolérante aux violations des droits fondamentaux. Parce que Charles Sapin, en l'occurrence, il travaillait pour un média qui n
'est
pas juste un média d'opinion. Vous savez, moi j'ai l'habitude de débattre avec des journalistes du Figaro dont on sait très bien qu'ils sont classés politiquement
à droite. Mais quelle
différence il y a alors entre le Figaro
et...
Précisément, et j'y arrive. La différence fondamentale, c'est que le Figaro, et c'est quand même assez curieux que j'en arrive à défendre le Figaro, le Figaro n'a pas été condamné comme Valeur Actuelle a
été condamné pour des caricatures... Le critère pour vous, c'est la condamnation.
Oui, mais ce n
'est
pas un petit sujet. Quand vous avez été condamné pour des caricatures racistes d'une de mes collègues, Daniel Obono, qui est une députée noire, qui a été dépeinte en esclave, oui,
j
'estime que ce n'est pas juste un média d'opinion. C'est un média qui a été condamné pour racisme et qui n'a pas sa place, ni
sur le service public,
ni ailleurs d'ailleurs.
Et donc, tout journaliste qui travaille pour ce média-là sera marqué au fer rouge, quoi qu'il arrive,
pour vous, pour la France Insouménie ? Je
pense que c'est un choix de pouvoir travailler pour ce média. Je vous prends d'autres exemples. Il doit y avoir un certain nombre de chroniques avec lesquelles je ne suis pas d'accord sur Sud Radio,
sûrement des débats que vous animez. C'est le
principe du débat,
on peut ne pas être d'accord.
Je viens ici, précisément, pour faire vivre le débat. Mais ce n'est pas la même chose. Et je pense que le débat médiatique doit avoir un certain nombre de bornes. Ces bornes-là, c'est le respect des droits fondamentaux, le respect de la dignité humaine. Et j'estime que quand vous avez été condamné pour racisme, oui, ces bornes-là sont franchies.
Passons à l'actualité des réseaux et notamment à cette phrase d'Éric Ciotti qui a
beaucoup
fait parler. Vous
voyez, le
maire de Nice, président de l'UDR, qui a porté des accusations assez fortes contre vous, contre votre candidat, Jean-Luc Mélenchon. Écoutez, c'était sur CNews. La vidéo a pas mal tourné sur les réseaux sociaux. Ces gens sont dangereux. Le LFI est une menace pour la République, pour la liberté, pour la démocratie. Si ces gens arrivaient au pouvoir, nous rentrerions instantanément dans une dictature. Instantanément. Ce sont des ennemis de la liberté.
Qu
'est-ce que vous pouvez lui dire à Éric Ciotti pour le rassurer ? Jean-Luc Mélenchon
n'a pas
l'âme d'un dictateur.
Non,
moi je ne veux pas rassurer Éric Ciotti. C'est juste que le programme que nous défendons est justement de redonner le pouvoir au peuple quand on prend la VIème République, quand on prend un référendum d'initiative citoyenne, des référendums révocatoires des élus. C'est redonner le pouvoir au peuple. Si c'est ça sa dictature, on repasserait. En revanche, si Éric Ciotti veut parler de dictature, je pense qu'il s'y connaît bien parce que ses alliés au niveau européen et les alliés de Jordan Bardella et de Marine Le Pen, c'est Victor Orban qui n'a pas été connu pour sa manière dont il a traité l'État de droit, les médias, l'indépendance de la justice.
Éric Ciotti, c'est celui aussi qui fait beaucoup de mal aux Niçois et aux Niçoises. Éric Ciotti, c'est celui que quand il est devenu
maire...
Donc
Jean-Luc Mélenchon, c'est l'antide dictateur pour vous ?
Mais Jean-Luc Mélenchon n'a absolument pas ni l'âme, ni la vocation d'un dictateur. En revanche, je sais qu'Éric Ciotti fait beaucoup de mal aux
Niçois et aux Niçoises. Et quand la France a soumis, il
refuse... Attendez, je termine sur Éric Ciotti. Vous savez quelle a été sa première décision quand il est devenu maire ? Supprimer les allocations de rentrées scolaires et les fournitures scolaires aux Niçois et aux Niçoises. Voilà comment il prend soin des petits Niçois et des petits Niçoises qui vont à l'école et qui demain, les familles vont se retrouver à être saignies encore plus. Eh bien, vous voyez, moi, ce maire-là, je vais le combattre de toutes mes forces et c'est contre ces gens-là qu'on va se battre pour
l'élection présidentielle.
Quand la France Insoumise refuse d'aller débattre, par exemple, dans une émission sur BFM, est-ce que ce n
'est
pas, d'une certaine façon, se restreindre et une petite vue de l'échange et de la démocratie ?
Écoutez,
je suis ici.
C
'est bien la démonstration que je ne me restreins pas. Je vais débattre partout. Pour le reste, il y a une question d'équilibre politique qui a été posée avec BFM. C'est l'objet de discussions qu
'on a eues avec eux. Comprenez que
l'idée qui consiste à dire je veux débattre avec qui je veux,
quand on
rentre dans ce discours-là, il y a quelque chose d'un... On arrive sur un terrain un peu glissant, quand
même.
Non, non. Vous savez, par exemple, je me souviens, pendant la campagne des élections européennes où j'étais tête de lit, j'avais proposé à plusieurs reprises un débat face à Jordan Bardella et c'est lui qui l'avait refusé. Donc, la moindre des choses, c'est qu'on ne peut pas dire que je suis d'accord avec Jordan Bardella et j'observe que c'est plutôt lui qui fuyait la confrontation. La question, c'est...
Vous
choisirez vos médias une fois que vous serez au pouvoir ?
Non. Non. Et en
l'occurrence... C'est
le sentiment que ça donne,
quand
même.
Non,
en l'occurrence, s'il y en a un qui choisit ces médias, à l'heure actuelle, c'est Emmanuel Macron. Vous avez peut-être entendu protester vos confrères journalistes de la presse présidentielle qui ont, à plusieurs reprises, protesté contre le fait que l'Elysée choisissait trier sur le volet les journalistes qui l'accompagnaient en déplacement. Avec nous, ça ne se passera pas comme ça. Donc, voyez, soyez rassurés. La liberté de la presse sera davantage garantie avec nous. Ce, d'autant plus qu'il y a un vrai sujet médiatique aujourd'hui en France. On a 90% des médias qui sont possédés par 9 milliardaires.
Et donc, quand on sera au pouvoir, on démantèlera notamment l'Empire Bolloré pour garantir davantage de pluralité médiatique. Et croyez-moi que ça fera du bien.
Merci beaucoup, Manon
Aubry,
députée de la France Insoumise, était l'invité de Sud Radio ce matin. Dans un instant, la vérité en face. On va parler du pape qui va célébrer la messe, place de la Concorde. Était-ce le bon choix ou un contresens historique comme certains l'ont dit ? Et puis, on parlera également du prix des carburants. Faut-il deux prix ? L'un pour le monde rural et l'un pour les citadins. Pourquoi pas ?
Sous-titrage Société Radio-Canada
Manon Aubry