Aurore Bergé invitée de la matinale de France Inter
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Comment en êtes-vous arrivé là avec une réforme des retraites rejetée par les sondages ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous pensez du symbole des manifestations à Albi ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Les syndicats appellent à la grève du 7 mars, craignez-vous un durcissement ?
- 4:30FerméeRéponse directe
Pensez-vous voter l'article 7 demain soir ?
- 5:30RelanceRéponse directe
Le Monde rapporte que vous avez demandé un recontage des voix sur l'index senior, est-ce vrai ?
- 7:00RelanceRéponse directe
Votre majorité est-elle ultra-fragile comme le suggèrent les votes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Aurore BergéFait
« À partir du moment on présente une réforme des retraites c'est une réforme qui demande des efforts à des millions de Français »
- 3:30Aurore BergéFait
« C'est la France qui se lève tôt qui a commencé à travailler tôt qui n'a pas forcément fait de longues études »
- 6:30Aurore BergéPromesse
« On a demandé que ce soit la majorité ou les républicains la retraite minimale qu'elle concerne aussi les retraités actuels »
- 11:00Aurore BergéFait
« On a mis des choses très claires ceux qui ont commencé à travailler tôt doivent pouvoir partir plus tôt »
- 12:00Aurore BergéChiffre
« La retraite minimale à 80% aujourd'hui »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Léa Salamé Nicolas de Morand le 7 9 30 et avec Léa Salamé nous recevons ce matin dans le grand entretien la députée renaissance des Yvelines présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale vos questions amis auditeurs réactions également au 01 45 24 7000 et sur l'application de France Inter bonjour Aurore berger bonjour et bienvenue sur Inter une cinquième journée de mobilisation aujourd'hui avant celle du 7 mars un revers à l'Assemblée nationale mardi soir sur l'index senior qui a été rejeté pardon et toujours cette très large majorité de Français qui disent non à votre réforme des retraites dans les sondages Aurore berger comment en êtes-vous arrivé là je crois qu'il faut être lucide sur le fait qu'à partir du moment on présente une réforme des retraites c'est une réforme qui demande des efforts à des millions de Français et donc c'est une réforme qui est difficile à accepter difficile aussi à faire aboutir et on le voit bien d'autant plus dans un climat qui est un climat ou finalement Assemblée nationale est devenue plus violente que la rue où on a le sentiment que ça se tient moins bien à l'assemblée que ça se tient dans les manifs qui est un contraste qui est quand même qui interroge sur le fonctionnement de notre vie démocratique et puis après c'est notre responsabilité encore une fois de continuer à porter cette réforme parce qu'on est persuadé qu'elle est la seule qui permette demain de financer ce qui en déficit il s'est passé quelque chose d'assez incroyable hier à l'Assemblée nationale enfin la nuit pèse par la voix de Jérôme Guedj a reconnu au micro à l'Assemblée nationale que oui nous étions en déficit alors que ça fait des semaines que Jean-Luc Mélenchon dit l'inverse mais les chiffres eux sont très claires sur ce fait là et après la question c'est de savoir comment on les finances nous on considère qu'on doit les financer par plus de travail alors on va revenir sur la réforme et on va revenir sur ce qui se passe au Parlement puisqu'il reste 158 heures là avant la fin de l'examen de ce texte à l'Assemblée nationale avant qu'il parte ensuite au Sénat mais un mot encore sur la rue comme vous dites les syndicats vont manifester non pas à Paris mais symboliquement à Albi pour montrer que cette mobilisation est d'abord celle des petites et des moyennes agglomérations la France des préfectures et des soufrés sous préfecture comme dit Jérôme Fourquet c'est la France qui se lève tôt qui a commencé à travailler tôt qui n'a pas forcément fait de longues études et qui est la plus remontée la plus mobilisée qu'est-ce que vous pensez de ce symbole d'aller à Albi et qu'est-ce que vous dites à cette France là qui est celle qui ne veut absolument pas de votre réforme je sais pas si la France qui manifeste et que vous décrivez justement Jérôme Fourquet oui non mais je vois bien à la fois ses écrits et je les lis évidemment je crois que c'est pas uniquement sur la question de la réforme des retraites je pense que ça la réforme des retraites elle l'interroge évidemment plus globalement notre relation au travail on a évidemment pas la même réponse sur la réforme des retraites en fonction de la manière avec laquelle on travaille ou pas la manière avec laquelle on a accès à un travail et un travail dans lequel on s'épanouit ou pas ça interroge aussi d'autres sujets ça interroge la question de l'accès aux soins on voit bien que dans les mots d'ordre des manifestations il y a pas uniquement la question des retraites s'il y a tout ce qui concerne finalement comment les retraites des millions de gens dans la rue c'est sur les retraites qui sont descendues je sais bien que le fait il y a beaucoup de colère sinon je le fais générateur oui évidemment c'est les retraites parce que le fait générateur c'est de dire oui on a besoin que ceux qui le peuvent travaillent plus longtemps c'est vrai c'est en fait c'est indiscutable je pense malgré tout que s'il y a ces mobilisations notamment dans les villes que vous décrivez c'est parce que ça va au-delà de la question des retraites et que ça doit nous continuer à nous réinterroger sur ce qu'on doit faire notamment sur d'autres sujets c'est aussi pour ça qu'on trouve des sous-préfectures c'est aussi pour ça qu'on avance sur l'agression de l'accès aux soins c'est aussi pour ça qu'on renforce les services publics parce que je crois que cette France là que vous décrivez et qui considère qu'elle est mise parfois de côté sur un certain nombre de réformes et bien c'est celle là d'abord qu'on doit entendre les syndicats appellent dans leur totalité à mettre la France à l'arrêt le 7 mars prochain est-ce que vous craignez que le mouvement se durcisse je l'espère pas et je crois pas d'ailleurs que ce soit le mot d'ordre des syndicats ça dépend ce que vous entendez par durcir est-ce que durcir veut dire la question des blocages est-ce que durcir voudrait dire des mobilisations qui pourraient dégénérer ce qu'on voit depuis le début c'est des syndicats qui finalement sont plus responsables que ceux qui sont supposés les représentés à l'Assemblée nationale ce qui Assemblée nationale s'oppose à la réforme sont ceux qui ont eu les comportements les plus insupportables en vérité depuis le début de la mobilisation et de la contestation ça n'est pas des syndicats que c'est venus et dans ce que disent les syndicats il y a d'abord un fait assez clair qu'ils attendent des parlementaires que les parlementaires puissent voter et qu'à un moment on transparence chacun des 567 députés que nous sommes se prononce sur la réforme et à pouvoir prononcer sur l'ensemble se prononce sur des factoses qui est le cœur de la réforme c'est à dire la longe l'article est-ce que vous pensez que vous arriverez à l'article 7 la nu pas décidé donc hier soir de retirer 90% de ses amendements jusqu'à l'article 7 pour pouvoir examiner ce fameux article qui est le cœur de la réforme qui est les 64 ans est-ce que vous pensez que d'ici demain soir vous y arriverez moi je l'espère mais il reste 4000 amendements avant l'article 7 dont la quasi-totalité sont des amendements qui ont été déposés par les filles donc s'ils veulent encore une fois les choses elles sont claires et limpides est-ce que oui ou non ils souhaitent que nous votions sur l'article 7 mais il suffit en une fraction de seconde qu'ils enlèvent tous leurs amendements et ça veut dire que là dès qu'on rentre à l'Assemblée nationale ce matin on peut immédiatement voter sur l'article si c'était le cas tiens si c'était le cas si vous entrez si tous les amendements étaient élevés et que vous arrivez là dans deux heures et que l'article 7 est voté est-ce que vous êtes sûr de ne pas être mise en minorité ce que vous êtes sûr que vous aurez les voir je crois que nous aurons les voix parce que je crois qu'il y a une majorité à l'Assemblée nationale qui s'est exprimée publiquement non seulement évidemment la majorité les trois groupes de la majorité présidentielle mais aussi chez les LR mais aussi chez des députés lyotes on va dire indépendants qui disent qu'à un moment on n'a pas d'autre choix que d'assumer cette réforme des retraites et encore une fois moi je souhaite qu'on ait un vote parce que au-delà de est-ce que le vote est gagné est perdu c'est un vote qui permet de clarifier les positions de chacun et là il y a une forme d'ambiguïté qui continuerait à planer si on n'a pas la capacité à voter sur cet article le quotidien Le Monde rapporte qu'à l'annonce le résultat du scrutin sur l'index senior vous avez demandé de recompter les voix sur l'article 2 d'être en minorité non parce que c'est vrai ou c'est pas vrai c'est pas vrai puis ça se passe pas comme ça il y a pas de recontage qui existe à l'Assemblée nationale sauf si jamais il y avait vraiment une difficulté c'est arrivé une fois sur un scrutin ou le vote électronique n'a pas fonctionné donc non et d'autant plus qu'on savait que les républicains ne voteraient pas l'index seniors ce qui est plus étonnant en vérité c'est pas tant la position des LR sur l'index seniors qui met plus de contraintes sur les entreprises c'est que la gauche par une volonté d'obstruction systématique en vient à voter contre l'outil qu'on mettait en place à la demande des partenaires sociaux et de la CFDT notamment pour créer de la contrainte hier soir ça a été le même cas l'Assemblée nationale je fais voter en amendement pour dire qu'on ne pouvait pas continuer à avoir des entreprises qui finalement étaient encouragées à faire des ruptures conventionnelles plutôt qu'à garder leurs salariés jusqu'à l'âge de départ à la retraite qui veut te contre elle est fit votre contre c'est à dire que LFI cause alors la maman a été adoptée à une large majorité mais du coup je te dis non après tout c'est pas grave il vaut mieux continuer à avoir des gens qui partent en rupture conventionnelle à 55 à 57 ans plutôt que de favoriser le fait que les entreprises vous voyez bien vous voyez bien que votre majorité est ultra fragile vous voyez bien que elle a l'air tous les jours de mon un peu plus et vous voyez bien que sur l'article 2 vous avez été mise en minorité est-ce que vous êtes sûr ce matin vous envoyez bien aussi qu'il y a deux alors vous direz il y en a que deux mais il y a deux députés horizons qui n'ont pas voté cet article de est-ce que c'est deux députés ont raison voteront ou pas l'article 7 mais encore une fois c'est le cœur de la réforme donc celles et ceux qui auront à se prononcer sur l'article 7 en vérité se prononce sur la réforme en elle-même votez l'article 7 revient à voter la réforme moi j'aurais aimé qu'on puisse aller sur d'autres sujets parce que après l'article 7 on a des points qui sont importants j'imagine qu'on va en parler notamment sur la retraite minimale sur la question des seniors mais des facto l'article 7 et le cœur de ce comporte sur cette réforme c'est le fait générateur de la réforme donc celles et ceux qui se positionnent sur l'article 7 se positionne sur la réforme et c'est un peu pareil avec la motion de censure qui a été déposé par le rachat et vous dire Marine Le Pen elle a une manière encore plus claire de faire les choses si j'ose dire c'est qu'elle dépose une motion de censure pour dire maintenant tout le monde doit sortir de ses ambiguïté et décider si pour ou contre ils sont pour ou contre cette règle vous savez une motion de censure ne vote que ceux qui souhaitent la voter on n'a pas assis opposé donc nous c'est assez clair qu'évidemment nous ne souhaitons pas censurer le gouvernement et que nous soutenons la réforme des retraites donc la question se pose surtout pour la nups est-ce que oui ou non ils sont favorables à cette réforme où ils sont contre là si son contre la réforme la clarté c'est de voter la motion de censure c'est ça en fait qui se pose à eux sauf qu'ils sont ils se sont embrigadés dans une espèce de stratégie jusqu'au boutiste d'obstruction systématique à laquelle les syndicats eux-mêmes leur demandent de renoncer à laquelle leur partenaire leur demande de renoncer donc à un moment les syndicats surtout de retour de de doute en effet sur le fait renoncer à votre référence mais à défaut de renoncer la réforme et demande au moins qu'il y a une clarté démocratique et que nous puissions voter si d'ici demain minuit nous ne votons pas c'est parce qu'à un moment elle est a fait le choix qu'on ne vote pas parce qu'ils ont peur du vote sur les républicains votre ancienne famille politique à qui vous avez tout de même accordé une série de concessions depuis un mois des concessions coûteuses qui atteignent 3 milliards d'euros par an diriez-vous tout simplement qu'ils abusent que ceux qui réservent encore leurs votes abusent encore et toujours comme Aurélien Pradier pour en citer un je crois qu'il y a plusieurs catégories on va dire au sein de la ceux qui sont très claires qui sont très claires et qui sont cohérents et qui disent écoutés on a porté nous-mêmes une réforme qui devait aller jusqu'à 65 ans donc si demain on n'est pas capable de voter une réforme à 64 ans on perd complètement notre boussole il y en a 35 vous avez 35 députés qui sont assez claires et qui voteront votre réforme et ceux qui sont les patrons quand même des groupes politiques soit Gérard Larcher que soit Bruno Retailleau que soit Éric sciotique Olivier mais il en reste presque 30 qui hésitent il y a ceux qui hésitent peut-être sincèrement et qui attendent de voir à un moment les bouger et les évolutions et les évolutions elles ont existé vous l'avez rappelé on a demandé que ce soit la majorité ou les républicains la retraite minimale qu'elle concerne aussi les retraités actuels c'est quelque chose sur lequel le gouvernement a bougé et puis la question des carrières longues là aussi a eu des évolutions et puisse dire les choses ou à mon avis quoi qu'il arrive quoi qu'on dise quoi qu'on fasse quoi que concept potentiellement la première mise qui sont dans une volonté claire et naît de ne pas voter la Aurélien Pradier mais il nous a dit clairement certes il est pas député mais il nous a dit clairement il a quand même encore un peu d'influence si j'ose dire en tout cas une voix en tant que président de région des autres des Hauts de France nous a dit tout à l'heure que si vous ne changiez pas sur les 43 ans pour tout le monde en dessous de 21 ans pour tout le monde que vous ayez 14-16 18 20 21 ans et bien il ne la voterait pas mais ce qu'on a été député ce qu'on a fait sur les carrières longues c'est quand même important de le rappeler aujourd'hui qu'est-ce qui se calait la situation actuelle aujourd'hui ceux qui ont commencé le plus tôt à travailler à 14 à 15 ans doivent travailler 45 années ça c'est un système actuel alors que l'âge légal est à 62 ans dans la réforme ils auront à moins travailler par rapport à la situation actuelle donc on a mis des choses très claires ceux qui ont commencé à travailler tôt doivent pouvoir partir plus tôt et il y a deux conditions comme pour tous les Français il y a une première condition qui est l'âge légal de départ à la retraite qui est donc un âge légal anticipé pour ceux qui ont commencé à travailler tôt 58 60 62 ans 63 ans et il y a une condition de durée de cotisation il faut avoir rempli en effet ces deux conditions je vais vous parler on a été très clair alors pardon mais le Parisien ce matin les échos lundi ont publié un tableau que j'invite les auditeurs à consulter ou voilà en fonction de votre âge de l'âge où vous rentrez à la dans le sur le marché du travail et bien c'est c'est hier on avait un auditeur qui a dit à Olivier du soft c'est imbitable j'ai envie de vous dire c'est très difficilement compréhensible notre tableau c'est c'est vraiment mais toujours des perdants utiliser un ce matin on a un système qui repose sur deux principes un principe d'âge légal à partir duquel vous avez le droit d'ouvrir vos droits à la retraite à partir duquel vous avez le droit de partir à la retraite pour six Français sur 10 demain si la réforme est votée ce sera 64 ans ça veut dire que pour 4 français sur 10 ce sera avant 64 ans notamment ceux qui ont commencé à travailler tout et on a en plus une durée de cotisation qui est à minimum parce que c'est un plancher par un plafond à minima de 43 années ce qu'on a fait c'est qu'on a amélioré dans la réforme c'est ce que dit le tableau du Parisien la situation de ceux qui ont commencé le plus tôt avant 16 ans il devait travailler 45 ans il travailleront moins si vous regardez système actuel versus la réforme pour ceux qui ont commencé à avant 16 ans c'est flagrant et c'est normal et puis après en effet il y a cette double condition et l'âge légal anticipé aucun d'entre nous jusqu'à 64 ans et une durée de cotisation mais là je les garantissait pas rien de se dire que là où les Français devraient normalement aller jusqu'à 64 ans veut dire devrait aller maximum jusqu'à 63 ceux qui ont commencé avant 21 tableaux avec votre réforme à vous si j'ai commencé à travailler à 14 ans c'est 44 ans si j'ai de commencer à travailler à 15 ans oui si j'ai commencé à travailler à 15 ans c'est 43 ans si j'ai commencé à 16 ans c'est 44 ans si j'ai commencé à 17 ans c'est 43 ans j'ai commencé à 18 c'est 44 ans mais c'est au petit bonheur la chance vous vous rendez compte pourquoi en fait la question que vous pose même des gens de votre majorité c'est pourquoi vous faites pas 43 ans pour tout le monde en dessous de 21 ans mais parce que ce serait pas plus clair et que ce soit plus simple à comprendre j'en doute pas mais la question elle est pas juste là elle est la question de l'efficacité à un moment de cette réforme parce que le principe même d'une réforme des retraites c'est quoi c'est en effet de dire qu'il faut que on puisse pour toutes celles et ceux qui en ont leurs capacité travailler plus longtemps pour financer ce modèle social pour financer un régime par répartition ou alors on change de régime si on commence à faire financer nos retraites par autre chose que le travail par le capital par l'impôt alors ça n'est plus un régime par répartition ou ce sont ceux qui travaillent qui financent les retraités actuels donc nous c'est ce qu'on dit je dis pas que c'est simple à entendre pour celles et ceux qui sont concernés mais je dis vraiment que l'âge légal anticipé c'est quand même une mesure de protection parce que aucun de ceux qui ont commencé à travailler tôt n'aura travaillait jusqu'à 64 ans avant de passer au standard d'un TER convenait tout de même que ça peut sembler étonnant de voir que vous n'avez rien cédé devant des millions de manifestants rien céder au syndicat mais céder à toutes les demandes d'un groupe de 61 députés LR pour avoir leur voix à l'Assemblée nationale ça fait cher un député de droite non et puis tout simplement qu'est-ce que ça dit de la politique mais c'est pas exactement comme ça que ça s'épaissait ou alors vous nous dites que les concertations n'ont servis absolument rien et c'est pas parce que quand vous savez très bien que quand la réforme initialement a été présentée c'était 65 ans c'était 65 ans est-ce que c'est 65 ans aujourd'hui le déballer elle a été présentée de 65 ans pendant la campagne le 10 janvier Élisabeth borne présente sa réforme oui officiellement 64 à l'issue des négociations avec les partenaires sociaux à l'issue de moines négociation avec les partenaires sociaux quand on a présenté la réforme aux Français dans la présidentielle et au législative c'était 65 ans parce que on a été aussi à l'écoute des partenaires sociaux on a fait le choix de ne pas rentrer dans le débat parlementaire à 65 ans mais bien à 64 ans je crois que c'est pas mince affaire pour les Français de se dire que c'est 64 et pas 65 ans sur les questions de pénibilité on a écouté les syndicats sur l'indexeneurs où j'espère qu'à un moment le Sénat lui sera plus responsable justement que ce qui s'est passé avec la gauche à l'Assemblée nationale c'était une demande de la CFDT et des syndicats donc on ne peut pas dire que rien n'a été fait parce qu'on a écouté aussi en amont ou allant dans ces cas-là on fait plus de concertation avec les partenaires sociaux en amont on fait que le matin si vous voulez moi je crois que c'était utile d'avoir ses concertations et que c'est concertations elles ont permis d'avancer sur l'âge légal sur les carrières longues sur la pénibilité sur l'emploi des seniors sur la question des femmes sur la retraite minimale à 80 aujourd'hui les syndicats vous répondent on va dur sur le mouvement à partir du 7 mars que les syndicats et vous le savez ne disent qu'une seule chose c'est qu'ils ne veulent pas du relèvement de l'âge légal donc peu importe en vérité finalement qu'on est accepté d'aller à 64 ans et non pas 65 c'est leur seul condition or si nous ne faisons pas le relèvement de l'âge légal alors nous ne savons plus financer notre système de retraite par répartition ou alors encore une fois on sort de ce système actuel et on finance nos retraites par du capital ou par de l'impôt mais c'est plus le même système de solidarité allez on passe au standard d’inter ou nous attend Olivier que je salue bonjour vous nous appelez d'Orléans une double question sous forme de remarque la première je vois dans mon usine des opérateurs extrêmement remontés contre la réforme des retraites et la raison elle est simple c'est que les régimes spéciaux ne sont pas considérés donc on leur demande de partir de plus en plus tard c'est des gens qui ont bossé toute leur vie qui sont fatigués pour certains et ils voient à côté des gens partir à 50 55 ans en pleine forme en pleine forme il faut dire les chaussettes elles sont et je pense que il faudrait aborder quelque chose de très simple au travers des statistiques c'est quelle est l'espérance de vie en pleine forme c'est ça qui doit être le curseur mais qui doit être le curseur pour tout le monde pour tout le monde ceci doit s'appliquer à tous et pas et pas que à ceux qui peut-être ont se font moins entendre dans la route et vous aviez une deuxième remarque donc ouais deuxième remarque pardon c'est sur l'emploi des seniors le droit du travail est extrêmement bien fait parce qu'il protège les salariés qui ont des soucis de santé et c'est fondamental il faut absolument le garder je vais juste vous donner un petit exemple très concret moi j'ai embauché une personne qui avait travaillé déjà une trentaine d'années au tripes de terre dans une entreprise à côté elle s'est abîmée les mains à faire cela elle est venue travailler chez moi 2 ans et pendant ces deux ans elle a été en absence maladie très régulièrement et au bout du compte je me trouve engagé en responsabilité sur ces soucis de santé c'est l'application strict de la loi c'est normal qu'elle ait demandé à faire reconnaître ces ce sont son droit de maladie professionnelle mais c'est moi dernier employeur qui doit l'assumer cette règle là c'est que il faut pas embaucher des gens qui ont des risques d'être en mauvaise santé donc il faut pas embaucher des personnes âgées merci Olivier pour cette question qui nous fait rentrer dans une usine celle que vous dirigez Aurore berger vous répond oui bonjour et de réponse des régimes spéciaux ça a été abordé au tout début de l'examen du projet de loi et ça a été adopté donc on a bien acté par l'article premier de ce projet de loi la fin des l'extinction de tous les régimes spéciaux et je pense que c'est en effet important parce que ça constituait une iniquité assez manifeste et qui n'étaient plus du tout comprises évidemment par les français puisque en pratiquant le même métier en fonction du régime qu'on avait on n'avait pas le même âge de départ à la retraite donc ça je crois que c'est une mesure essentielle de justice ensuite sur la question de l'emploi des seniors moi je crois beaucoup à une mesure qui a été peu commentée finalement ce qu'est la retraite progressive la retraite progressive ça veut dire que vous pouvez commencer à prendre vos droits à la retraite tout en travaillant à temps partiel ça permet à des personnes qui ont notamment été abîmées par un certain nombre de métiers et bien de continuer à avoir une activité professionnelle à la fois parce qu'elle le souhaite en termes de dignité mais aussi parce qu'elles en ont besoin en termes de salaire tout en ayant déjà des droits à la retraite et quand vous avez eu des métiers pénibles que vous continuez à en avoir c'est pas la même chose si vous continuez à travailler ou si vous en travaillez 20 parce que en parallèle vous avez vos droits à la retraite je pense qu'il faudra évidemment qu'on aille plus loin sur ces questions sur l'application de France Inter Jean-Pierre vous pose la question suivante êtes-vous conscient quand agissant comme vous le faites vous propulsez le rassemblement national en tête pour les élections à venir pour ma part le Front républicain au deuxième tour est mort j'ajoute les propos du politologue bristin Turier qui disait au monde hier que laisser penser que le gouvernement a raison contre le peuple est une fabrique du populisme je vous livre à la fois la question et l'analyse de Brice Teinturier mais je partage ces mots je pense que ce serait d'une arrogance inouïe de venir sur un plateau pour dire que parce que nous portons une réforme ça veut dire que nous avons raison contre ce qui manifeste la question elle est pas là la question c'est est-ce qu'on est légitime ou non à porter cette réforme et est-ce qu'on considère que cette réforme elle est nécessaire et juste et ça dans ces cas-là c'est notre responsabilité de le faire ça moi je pense que c'est juste de sauver un système encore une fois par répartition et de faire en sorte qu'on le fasse pas payer à d'autres et votre réforme elle est juste malgré tout ce qui s'est passé tout ce que a dit tout ce qu'on dit des gens vous continuez à dire qu'elle est juste je crois que c'est juste de supprimer des régions spéciaux que plus personne ne comprenait je crois que c'est juste de mettre en place un fond de 1 milliard d'euros de prévention pour ceux qui ont des métiers pénibles je crois que c'est juste que ceux qui commencent plutôt par évidemment plutôt à la retraite et je crois que ce qui fait le lit du rassemblement national et de l'extrême droite aujourd'hui c'est l'attitude absolument un vrai semblable qu'on a à l'Assemblée nationale ou encore une fois je le dis on a des partis politiques à l'Assemblée nationale qui sont indignes par rapport à ceux qui manifestent et qui le font d'imiter le calme Brigitte sur l'appli dentaire en tant que femme vous n'êtes pas gêné de l'injustice de cette réforme pour les femmes non je suis pas gênée parce que je considère que notre combat d'abord ça doit être un combat pour l'égalité salariale tout au long de la carrière ça doit être un combat pour la mobilité professionnelle et dans nos générations les Salamé je crois qu'on a eu démonstration et tant mieux quand même qu'on avait le droit d'avoir des enfants et qu'on pouvait en parallèle mener des carrières ce qui n'est en effet pas le cas de génération qui nous ont précédés et pour ces générations là on a justement le bénéfice de maintenir qu'on maintient pour celles et ceux qui ont pour celles pardon qui ont eu des enfants c'est à dire qu'elles ont des trimestres supplémentaires parce qu'elles ont eu des enfants et parce qu'en effet dans les années 70 dans les années 80 si qui sont évidemment pris en compte il y a 4 trimestres pour les la maternité 4 trimestre pour au titre de l'éducation je pense que c'est important mais on peut quand même considérer que la situation n'est pas la même pour les femmes qui ont bossé dans les années 80 qui ont eu des enfants à ce moment-là et celle qui les ont aujourd'hui et heureusement parce que ça veut dire que l'égalité salariale a progressé dans notre es-ce que vous pensez des politiques de des amendements des LR ou du RN qui veulent pousser la politique nataliste la baisse de la CSG pour les femmes qui ont fait plus de deux enfants ça c'était des battu hier ça ça a énervé certains dans votre groupe quel est votre avis vous deux choses je pense qu'on fait pas plus ou moins d'enfants en fonction du taux de CSG je pense que c'est pas là je pense qu'il y a des freins qui peuvent exister dans la société des freins sur la garde d'enfants des freins sur la carrière et la vie professionnelle un accompagnement social qui doit exister mais vous faites pas plus ou moins d'enfants en fonction des impôts que vous payez de la CSG que vous payez et puis c'est en vérité un débat qui est je trouve assez culpabilisant pour les femmes qui est de dire si vous voulez sauver le système de retraite faites des enfants et après tout on nous ramène quand même à ce rôle là c'est ce qu'on a exprimé à ses nettement je crois hier en rejetant ses amendements je crois que la question de notre système va répartition qui doit être sauvé n'est pas uniquement la question du fait que les femmes devraient ou non faire plus ou moins d'enfants Elliott sur l'application FRANCE INTER madame vous n'avez toujours pas compris le rejet massif de votre réforme je vous livre cette phrase il y a même pas de point d'interrogation c'est un constat je l'entends je peux pas lui dire autre chose je peux comprendre qu'évidemment c'est ce qui nous écoutent et qui sont opposés à la réforme l'attendent qu'une chose c'est que je vienne ce matin votre micro en disant on va retirer cette réforme et je peux pas avoir défendu le gouvernement le présent de la République on peut pas avoir défendu pendant des semaines pendant des mois pendant une campagne présidentielle la nécessité absolue de la réforme et puis vous dire en un claquement de doigts finalement cette réforme elle est passée importante renonçons-y on serait totalement irresponsable et vous nous diriez vous me diriez ce matin mais dans ces cas-là ça veut dire que vous avez menti parce que si vous êtes prêt à renoncer un claquement noir ça veut dire que cette réforme elle n'était pas si importante hier elle est importante à la fin de l'interview je sais pas si vous l'avez écoutez il y a confié qu'il avait la nostalgie de la première réforme que vous avez présenté il y a 3 ans la réforme à point on ne la trouvant plus juste et plus équitable que celle-ci que il aurait peut-être aimé défendre celle là plutôt que celle que vous défendez aujourd'hui Olivier du sapin l'homme qui porte la réforme et qui nous dit à la fin oui j'ai la nostalgie de l'ancienne réforme j'ai trouvé ça assez étonnant mais ce qui est assez cocasse c'est que aujourd'hui on a l'impression que si on portait la réforme universelle et bien tout le monde la voterait c'était pas franchement le cas en 2019 ou quand même toutes les oppositions il y a eu un test on a fait voter en amendement dans notre groupe qui disait que nous souhaitions continuer à réfléchir sur la réforme universelle toutes les oppositions votaient contre l'amendement est passé grâce à la majorité mais toutes les oppositions vous avez la nostalgie aussi on est en moi j'ai pas de nostalgie je pense il faut continuer à regarder de l'avant merci Aurore merci
Aurore Bergé