Le Débrief de la tech - Mercredi 28 octobre
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 41 %Défensif 31 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 29:10OuverteRéponse directe
Quels sont les enjeux de l'IA physique en Europe ?
- 29:55OuverteRéponse directe
Quelle est la différence entre le robot Neura et l'Optimus ?
- 37:01OuverteRéponse partielle
Les particuliers sont-ils prêts à payer pour de l'IA ?
- 39:57RelanceÉludée
Pourquoi Anthropic refuse-t-il la publicité dans ses chatbots ?
- 50:01OuverteRéponse directe
Comment les réseaux sociaux ont-ils été utilisés lors des émeutes du 17 octobre ?
- 52:15RelanceRéponse directe
Pourquoi le délai de retrait des contenus violents est-il de 24 heures ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:45PrésentateurChiffre
« Le MacBook Pro 14 pouces, donc le M5 Pro, 24 gigas de RAM, donc c'est quand même confortable. »
- 10:52PrésentateurChiffre
« 2899 dollars, ça devient 3004, c'est ça ? »
- 11:08PrésentateurChiffre
« 48 gigas de RAM, tranquille. 2 Teraoctet de stockage, tranquillou bilou. »
- 18:05PrésentateurChiffre
« 83 334 milliards de won. »
- 18:15PrésentateurChiffre
« Chiffre d'affaires au T3, 104 milliards de dollars. »
- 19:50InvitéChiffre
« Les mémoires, au Q1, juste le Q1, le prix a augmenté de 96%. »
- 30:31InvitéChiffre
« 20 kg c'est moins que Vandercraft par exemple, qui se lève jusqu'à 40 kg. »
- 31:50InvitéFait
« la complexité n'est pas le robot. La complexité, c'est de pouvoir entraîner ton robot avec des données qui vont faire que quand tu vas arriver dans la vraie vie, tu vas le sortir de son monde virtuel. »
- 33:24InvitéPromesse
« si on veut que des boîtes européennes soient capables de produire des robots qui seront capables d'interagir dans la vraie vie et dans le monde réel. »
- 37:46PrésentateurFait
« Claude a promis de ne jamais avoir de publicité, malgré les pertes colossales qu'ils ont, malgré leur entrée en bourse, etc. »
- 45:04PrésentateurFait
« la publicité pourrait financer une partie de leurs dépenses monstrueuses pour le grand public. »
- 52:22InvitéFait
« C'est juridique, en fait. C'est 24 heures maximum. »
- 53:56InvitéFait
« qu'ils participent à la publication de contenus haineux, d'appels à la violence »
- 54:27InvitéFait
« s'il y a une alerte pharos, vous coupez »
- 55:10PrésentateurFait
« les plateformes, elles ont une responsabilité »
- 56:02PrésentateurFait
« Ils sont complices d'un délit parce que pour moi... »
Temps de parole
- Présentateur36 %
- Invité24 %
- Présentateur 219 %
- Invité 215 %
- ?6 %
≈ 25 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Tech
& Con, la quotidienne, le débrief de la tech. Évidemment, le débrief de la Q-Tech pour débuter.
Je
n
'ai
pas de micro, vous allez voir, c'est magique, on est en direct. Et là, d'un coup, vous m'entendez. Eh oui, mais quand on est professionnel, si vous voulez, on se rend compte tout de suite qu
'il
n
'y a
pas de micro. Et quand il n
'y a
pas de micro, ça ne marche pas. Et dès qu'il y
a
un micro,
ça
ne marche plus. Merci Clément. Clément, je ne
suis
pas.
On a commencé il
y
a deux minutes, j'en ai déjà marre d'être là. Oh non, mais pourquoi ? Pourquoi tu
dis ça ? Clément David, Data Analytics et iSales Manager chez Google. Ça pète quand même. Je ne
t'ai
pas remis encore.
Je ne m'en suis pas remis.
Il me tarde de voir ta carte. Tu sais, les petites cartes de visite. Alors, je suis désolé de te dire que... Il n'y
en
a plus chez Google. Je pense que dans le monde entier. Dans le monde entier. La dernière fois,
on
m'a donné une carte de visite. C'était chez Orange. Stéphane Zibi était avec nous. Salut Stéphane. Salut François. Stéphane Zibi, consultant spécialiste en transformation numérique et en IA. Et Stéphane Zibi qui a une émission qui s'appelle StarTech. Eh oui. Sur Radio-J. Eh oui. Vous vous rendez compte un peu ? Eh oui. Mais c'est un vieux de la vieille. On fait rentrer les concurrents comme ça, là, à brûle pour pointe dans le studio. Eh oui, mais ça nous fait plaisir, c'est cool. C
'est quand ? Alors, dis-nous tout. C'est chaque
mercredi à 21h sur Radio-J et sur YouTube. Là, ce soir, on va parler d'un téléphone que tu as entre les mains qui est de l'iPhone duo avec un consulaire, un ami de Corse, Olivier Frigara. Olivier Frigara. Voilà, qui l
'a testé. Un co-insulaire. Un co-insulaire.
Cherchez le mot,
merci.
Un co-insulaire consultant. Voilà,
voilà.
Et donc, voilà. Et surtout, on vient d'enregistrer une émission avec Mathieu Stéphanie.
Oui. Bien sûr, c
'est qui ?
Auteur de podcast. Voilà.
Qui sort un film que je vous encourage de voir sur l'Europe. Il faut arrêter de
subir. Et j'ai
eu la chance de le voir en avant-première. Et j'aimerais bien que nos chers candidats à la présidentielle le voient. Parce qu'il y a des choses qui sont dites, surtout au tout début. Et aussi au milieu et à la fin. Mais au tout début, qui sont vraiment très intéressantes. Et donc, ce soir, 21h ? 21h avec Olivier Frigara. Donc, tu pars d'ici. Tu vas à Radio-J, quoi. Voilà, exactement. On ne dit pas que c'est enregistré. Non, voilà. Et surtout qu'en ce moment, il y a un live d'ORLM en ce moment. En plus. En plus. Mais bon, je ne
suis
pas. On salue Olivier Frigara. On le salue. Eh oui, qui commence les annonces Apple qui sont tombées il y a quelques jours. Et il
y
a quelques minutes même. Et puis Jérôme Colombin, mon camarade de toujours. Salut Jérôme. Salut François. Tout va bien ? Écoute, on fait aller. Ouais, il y a plein d'annonces. Plein d'actu. Jérôme Colombin, Monde Numérique. Voilà, le podcast à suivre, bien sûr, si vous vous intéressez à l'actu tech.
C
'est tous les jours, bien sûr, avec aussi des rendez-vous.
Surtout le samedi,
mais aussi les autres jours. Ouais.
Alors, on va commencer par Apple, justement. Je le disais, Apple a décidé d'annoncer quelques produits. Alors, pas tous bouleversants. Je veux dire, un iPad mini. Bon, d'accord, c'est intéressant, mais ce n
'est
pas ça qui va nous empêcher de dormir. Mais ce qui
est
intéressant, c'est ce qui a été annoncé il y a quelques minutes de cela. Apple vient de lever le voile sur son premier MacBook Pro. Écoutez bien, à écran tactile. Et là, je sais que ça va intéresser beaucoup d'entre vous qui nous regardez ou qui nous écoutez, parce qu'on a été quand même très nombreux à pester, à rager, parce qu'on se disait « Mais pourquoi mon ennemi qui a un PC sous Windows a le tactile depuis 2001 ? » Et pourquoi ça n'arrive pas sur les MacBook ? Alors, certains disaient « Oui, mais parce qu
'il
y en a déjà sur les iPads. » Mais non,
ce
n
'est
pas tout à fait pareil. iPadOS, ce n
'est
pas MacOS. Il y
a
des différences quand même. Et donc là, Jérôme, on peut le dire, ça y est, Apple a enfin cédé un petit peu, peut-être aux attentes, tout simplement. Je
ne sais pas s'il
faut
se réjouir ou rigoler. Un peu des deux, je pense. Je pense que quand on parlera du prix après, on rigolera moins. Mais bon.
Alors, c'est vrai que c'est quand même surprenant d'avoir attendu si longtemps, d'avoir fait des pieds et des mains en disant « Mais c'est Steve Jobs le premier » et qu
'il
n'en voulait pas, à cause de l'iPad, tu l'as dit. Et je me demande si finalement, ça n'arrive pas trop tard, en fait. Est-ce qu'on a encore besoin, envie de ces écrans tactiles ? Je ne sais pas, parce qu
'il
n
'y a
pas vraiment de killer app sur les écrans tactiles. C'est un petit confort supplémentaire. Oui, ça peut rendre service. Alors, il présente notamment des applications pro, musicales, pour le montage vidéo, etc. Mais ça ne concerne pas tout le monde. Donc voilà, pourquoi pas. Mais effectivement, quand on donnera le prix, on rigolera moins. Sans doute le juge de
paix. Tu parlais de Steve Jobs. C'est vrai que Steve Jobs a toujours été contre le fait de mettre du tactile sur le Mac. Et vous savez pourquoi ? Il disait qu'en fait, ça fatiguait le bras de
l
'utilisateur.
Oui,
ce qui n
'est
pas faux dans un sens. Si tu ne fais que du tactile.
Si
tu ne
fais
que ça, d'accord. Mais là où il était quand même un peu de mauvaise foi, et à son âme, bien évidemment, cher Steve, c'est qu'en général, tu ne
te
sers pas tout le temps du tactile. Tu t'en sers pour zoomer sur des photos, sur des textes, sur des trucs. C
'est vrai que pour
les photos, c'est devenu quand même, comme c'est le geste, naturel, en plus. C'est ça qui est terrible. Exactement. Et c'est devenu très naturel sur les écrans. Et tous les utilisateurs de PC, quand tu les mets devant un Mac, spontanément, ils vont sur l'écran, ils essayent d'agrandir l'image et ça ne marche pas. Bon,
ben
maintenant, ça marchera.
Clément, quand tu dis... Oh là là, j'aime pas quand il fait pfff,
comme ça au début. Non, c'est pas ça. C'est
pas bon, là. Il éructe du négatif, comme ça. Pardon,
on
refait le lancement. Alors Clément, qu
'en
penses-tu ? Extraordinaire.
C
'est le move stratégique que j'attendais de la part de... Ça fait trois ans que sur ce plateau, je dis j'attends de voir ce qu
'ils
veulent construire pour le futur. Ben ça y
est,
je suis convaincu. Ça y est,
c'est la
révolution. C'est une révolution.
En fait, il y a deux manières de voir cette sortie.
Ils
ont perdu la bataille de l'IA pour l'instant. Ils ont abandonné le fait d'avoir leur propre modèle.
Ils
se fournissent chez Gemini, un peu chez OpenAI. Enfin,
ils
se fournissent chez Google avec Gemini,
un
peu chez OpenAI avec ChatGPT. OK. Donc là, on se dit, il y a deux options. La première qui est très sympa, c'est de dire... Non, non, mais en fait, eux,
ils
recentrent dans le futur regard de l'IA,
ils
se recentrent sur la partie interface. Et en fait, ils vont être l'interface de l'IA, la voix, le toucher, etc. La deuxième manière
un
peu plus compliquée pour eux, et qui, à mon avis, ma perception du truc, c'est qu
'ils
se disent, bon, nous, ce qu
'on
sait faire, c'est du hardware très cher avec beaucoup de marge. On va sortir un truc, un téléphone pliant, à tout hasard comme ça, un truc un peu tactile. Puis, ça va nous donner l'occasion de faire des hardware qui vont coûter un bras, qui vont rapporter de l'argent. Et puis, voilà, j'aime que pourra. Mais je trouve ça triste de la part d'Apple, parce que pour moi, c'est quand tu dis en plus, enfin,
il n'y a
pas tellement de enfin, c'est ce que tu disais, c'est qu'au moins, s'ils avaient leur magic touch de se dire, ils sortent que du hardware, très bien foutu, un peu cher, mais dans un timing où ils renouvellent le genre, ils apportent quelque chose au marché, comme ils l'ont fait sur les AirPods, comme ils l'ont fait sur le téléphone,
je
me dirais, au moins, ils ont toujours ça. Il y
a
un côté presque un petit peu pathétique de, je suis sur le sujet qui n
'est
pas un sujet d'avenir, à savoir le hardware, mais est-ce que j'ai raté la bataille de l'IA ? Mais en plus, sur un truc que personne ne veut.
Waouh ! Je ne sais pas si
personne ne le veut, parce que, bon...
En
tout cas, que personne ne demande.
Il y a eu, enfin, moi, j'ai eu pas mal de réflexions. Toi,
Jérôme, t'es passé sur Mac, je
me
souviens,
il
y a
quelques années, avant, on faisait partie de la Team PC, et puis il y
a
eu cette déchirure, cette dramaturgie. Jérôme est passé
sur Mac, je suis
resté sur PC,
c'est
une douleur béante,
c
'est une plaie qui n'est pas totalement cicatrisée. Et je me souviens que tu disais, mais c'est quand même dommage qu'il n
'y ait
pas le tactile qui arrive. Donc, toi, qui es un utilisateur aujourd'hui, peut-être que tu vas craquer.
Oui, moi, c'est un petit plus que j'aimerais avoir. Après, effectivement, il y
a
la question du prix.
Non, mais c'est-à-dire qu'Apple, on
est réduit au petit plus. Tu vois, c'est-à-dire que sur les marchés où Apple sort ses nouveautés aujourd'hui, si Apple, ce qu'on attend d'eux, c'est un petit plus, mais c'est quand même pas le Apple qu'on a connu, c
'est
ça que je veux dire. Mais je veux même dire pire, il y a eu toute la période où j'en avais très envie et ça me manquait, et je pense que c'est un peu tard, j'en ai plus forcément envie, moi personnellement, de... Oui, ça
t'a passé, en fait.
Oui, on arrive à vivre sans, quoi.
On va écouter maintenant le point de vue de Stéphane, qui est intéressant, parce que tu suis évidemment l'actualité Apple, avec ORLM, effectivement. Alors, quel est ton point de vue ? Alors, le point de vue,
c
'est pendant... Ça fait quoi ? 18 ans qu'ORLM existe, et je crois que c'est le premier truc qu'Olivier Frigara a dit, il faut du tactile. Alors lui, moi, je l
'ai
toujours regardé, je me
dis,
mais à quoi ça va servir
?
Bon, nous, on a appris à vivre sans,
en
fait. Après l'iPad, qu'est-ce qu'on a fait ? On a utilisé l'iPad, mais ce n'était pas l'appareil qu'on utilisait le plus. Là, aujourd'hui, ce qui me dérange, et c'est pour ça que c'est rire ou de
l
'indifférence, peut-être même, pour moi, c'est un non-événement, juste on expose des prix, on reste sur du M5, ils font toujours un petit truc qu'on trouve mesquin, finalement, dans ces... On parle des prix ou pas tout de suite ? Je te ferai la transition, si tu veux, pour la fin. Ok. Non, mais en gros,
non, c
'est en fait, pour moi,
ce
qu'il y
a,
c'est aussi... Pour moi,
c
'est en gros, bien sûr, on a encore une version non-tactile qui est encore disponible dans le catalogue, qui ne diminue pas, bien évidemment, que, en fait, le tactile, ça devient comme une option, comme si on rajoutait 16 gigas ou 1 terras de disque dur, voilà, et bien là, on aura l'option tactile qui arrive, why not, pourquoi pas ? Sauf qu'on est limité en termes de puissance. Oui,
mais c'est
dommage, ce ne soit pas le
top
du
top de la gamme. C'est un peu
curieux, ça. Et en fait, ce qui est juste bizarre, parce qu'aujourd'hui, quand on achète maintenant un ordinateur, bon, Nvidia a sorti des appareils également en partenariat avec Microsoft, aujourd'hui, quand on achète ça, on pense aussi à l'IA et au modèle qu
'on
va installer en local, donc il
faut
qu'on ait des sacrés bêtes. Et il se trouve que souvent, des Macs,
je
regarde, parce que je sais pas comment est-ce qu'il est utilisé par les ingés de Google, mais globalement, ceux que je connais sont à 99% sous Apple, sous Mac. Et donc, en fait, on cherche la puissance. Et là, on sort un nouveau truc, et c'est en M7, alors qu'M6 c'est sorti,
on
annonce déjà les M7 pour l'année prochaine, alors à quoi ça sert d'acheter maintenant ? Donc, en gros, je vois toujours des
trucs...
Non,
non,
c'est vrai que c'est l'adéquation entre écran tactile, mais processeur inférieur au
reste de la gamme, c'est quand même... Oui, à des
prix... Bon,
alors, on va quand même y aller,
parce que là, je vous sens quand même un peu fébri, les amis, et vous avez raison. Le MacBook Pro 14 pouces, donc le M5 Pro, 24 gigas de RAM, donc c'est quand même confortable.
Oui, c'est ce qu
'il faut au minimum pour tourner. Et avec 1 Teraoctet, on est à 3299 euros.
C
'est l
'entrée de gamme, ça ?
Voilà, ça,
c
'est l'entrée de gamme, c
'est
le moins cher. 2899 dollars, ça devient 3004, c'est ça ? 3003.
En 14
pouces. Oui, en 14. Alors maintenant, on fait le grand écart. La plus grosse config en 16 pouces, c'est du M5 Max, donc là, on est encore mieux que le Pro. 48 gigas de RAM, tranquille. 2 Teraoctet de stockage, tranquillou bilou. C'est propre. 6200. Donc c'est... Ah ouais,
mais parce qu'après tout, pourquoi
pas ? Parce qu'après tout, pourquoi pas ? Mais après, à qui s'adressent ce type de machine ? Est-ce que c'est des machines pour vous et moi ? J'ai l'impression que c'est des machines pour les
infographistes. Non, mais c'est des trucs de pro qu'on achetait en Libye. Pour ceux qui restent infographistes,
ça reste délirant.
C
'est
-à-dire
que je vais reprendre la casquette de mon ancienne vie chez Théodocloud.
Mais
moi, je râlais tout le temps parce que dès qu'on recrutait un mec et qu
'on
lui achetait son ordi pro, il fallait acheter un truc qui était déjà hors de prix. Et on était sur des machines pour des professionnels de la tech qui faisaient de l'IA, qui faisaient du cloud, qui faisaient de la cyber, qui étaient à 3 000 max ultra configurés, machin truc. Là, on commence à rentrer dans des prix qui sont absolument délirants. Oui,
mais tout le monde. Et encore une fois, avec une
puce M5. Et une puce qui aura deux générations de retard dans combien de temps ?
Ah
non ? Mais parce qu'avec ton doigt, tu peux élargir les photos.
C
'est génial. Bref, on est emballé.
J'ai l'impression que
là... Non, mais ça manque d'une vision, c'est terrible. Encore une fois, je pense pas... Attendez, on oublie le principal. Le logo de la pomme qui s'allume à nouveau. Oh, ça c'est bien. Ça,
c
'est pour John Ternus, pour faire plaisir, pour son rêve. Voilà, qui a été présenté. Bientôt,
on aura
Ternus qui aura écrit Ternus derrière. Non, mais
c
'est
un peu
sympa. Non,
mais c'est sympa.
Pour
les
fans, pour les fanboys,
c
'est bien. Oui, mais pour la présentation,
tu
vois, le haut, tout le monde se pamait parce que le truc s'allume à
nouveau.
Mais il n
'y
a que moi qui trouve qu'Apple n'a pas de direction particulièrement lisible.
Ça devient compliqué. Non,
mais
pourquoi... Enfin, là, ils sortent l'iPhone pliant. Laissons-lui le temps de s'installer. C'est quand même nouveau chez Apple,
tu vois.
Oui,
mais
c'est un iPhone pliant. Ce que je veux dire,
c
'est que ça veut dire que la vision d'Apple, pour l'instant, ce qu'on envoie, c'est une nouvelle feature sur les téléphones, à savoir un écran qui se plie, c'est joli et tout. Mais c
'est
-à
-dire
qu'on est en 2026, on va arriver en 2027, ils en sont toujours à sortir une nouvelle version d'un téléphone.
Je
veux
dire,
quelle va être
la
stratégie ?
Là, en l'occurrence, non pour le duo. C'est un nouveau modèle. Ce n
'est
pas une itération
d'un produit qui existe.
On continue à poncer un marché historique de hardware.
Mais
je veux dire, quelle va être la vision d'Apple pour les 20 prochaines années ? Comme ça a été depuis le début de l'année.
On pourrait en
parler
pendant des heures, mais j'aimerais
qu'après on enchaîne sur Aska Unix. Mais mon point de vue là-dessus,
c
'est qu'en fait, Apple est une boîte de hardware. Ce n
'est
pas une boîte de soft. C'est ce qu
'ils
font le mieux. Oui, et alors, c'est paradoxal quand on dit ça, parce que iOS est exceptionnel. C'est un OS incroyable. Mais
leur
but, finalement, tu parlais de l'IA tout à l'heure, mais je ne
suis
pas sûr que ce soit vraiment dans les obligations et dans les objectifs d'Apple d'être number one dans l'IA. Ce
n'est pas leur objectif.
C'est quoi le futur du téléphone ? Mais on aura toujours besoin de hardware.
Tu vois ce que je veux dire ? On aura toujours besoin d'un téléphone.
On
ne
dit pas de Samsung qu'ils ont raté le virage de l'IA. On n'en parle pas. Et les milliards qui sont avec les puces
?
Oui, mais c'est une autre branche et ce n
'est
pas du soft. Tu vois ce que je veux dire ?
Après, on a un niveau d'exigence. C'est un autre débat, mais je veux dire par là, Apple n'est pas… C'est
notre niveau d
'exigence. On
a un niveau d'exigence
avec Apple. Mais je pense qu'on s
'égare en voulant comparer Apple à OpenAI. Ça n'a
rien à voir. François, ce n'est pas
une question de comparaison. Ou Google même. Le
monde
va changer. Chacun est différent. C'est qu'en gros, celui qu'il utilise, qu'il est monoproduit, monomarque, c'est comme si tu t'habillais des pieds à la tête d'une même marque. Non, tu peux avoir éventuellement le pantalon qui est différent du T-shirt. Nous, c'est un peu ça. Sauf que c'est vrai qu'avec Apple, on a un plus d'attente. Même si l'année prochaine, ça va être une année particulière, je rappelle, c
'est
les 20 ans de l'iPhone. Et pour l'iPhone 20, parce qu'on ne
va
sûrement pas avoir d'iPhone 19, on va avoir un iPhone 20 direct, comme on a eu l'iPhone 10 qui est arrivé tout plat, bord, etc. Peut-être que l'innovation,
on
va l'avoir à
un certain
moment.
Et
finalement, on va peut-être ravaler tout ce qu'on a dit aujourd'hui. Néanmoins,
c
'est un fabricant de hardware. Et quand on est fabricant de hardware comme eux,
ils
le font avec une excellence qui est non négligeable. Parce qu'on a une expérience qui est plutôt... L'expérience de l'écran, le crackgate, là... Oui, ça,
il
faudra le voir. Ce n
'est
pas terrible.
Alors moi, j'en teste un
depuis quelques heures. Et c
'est
vrai que c'est un très bel appareil. Franchement, les finitions sont superbes, etc. Mais ils ont quand même cette petite pierre dans le pied, là. Ils l
'ont
reconnue. Oui,
oui,
ils l
'ont
reconnue. De manière laconique. Tant qu'ils ne font que des téléphones des ordis,
ils
se rapprochent de leur moment Blackberry. Voilà. C
'est... Oh là là là là !
Ça,
c
'est dur, ça. Non, non.
Un jour, tu peux pas dire ça. Tu veux dire, dans
5 ans,
on
n'aura plus de téléphone, en fait ? Je
pense
que, dans 5 à 10 ans, le centre de notre vie quotidienne ne sera peut-être plus les téléphones. J'aurais attendu d'Apple une vision là-dessus qui n'arrive toujours pas. Oui,
mais
tu vois pas... Il n
'y a
pas une autre direction qui est prise par un challenger où tu te dis, putain, c'est lui qui a raison. Alors que du temps de Blackberry, quand le tactile est arrivé, c'était clair que... Regarde les lunettes.
Oui, je me suis dit qu'on se
rapprochait. On n'y est pas devant.
Oui,
oui.
Je ne sais pas. Regarde les lunettes. Vous vous souvenez de cet épisode dans Black Mirror, l'épisode 1 de la saison 3, sur la notation... Oui. Voilà. Il y a un moment, quand elle a fait sa petite photo de son cappuccino, là, qui n'était pas bon, etc. Elle pose son téléphone et hop, elle a son ordinateur devant son écran. En fait, ce qu'a fait Apple avec l'OS, dans sa rénovation de ses OS ces dernières années, s'ils arrivent à être mono-OS, multi-écran, parce que c'est un peu ça l'idée de la chose, ça sera une révolution. Et là, pour le coup,
ils
auront quelque chose que les autres n'auront pas. Allez, on referme le MacBook Tartile d'Apple. On le range dans sa boîte, qui doit être plaquée or, parce qu'à 3002, la boîte, elle doit être sublime. Il
y
a
encore 3002, c'est le prix des MacBook Pro, mais 6
000
et
des
poussières, c'est
de
la... C'est
violent. Il faut t'achèter la prise avec...
Oui,
mais c
'est des conflits. Sauf le processus.
Mais
bon, on va... Parce qu'on pourra en parler pendant des heures, mais j'aimerais qu'on enchaîne sur...
Il y a des accessoires. Il y remet une pièce. Ce deuxième
sujet.
Le
chargeur. Ah, pardon ? T'as sûrement le chargeur HTC. Ah bon ?
Il n'y a pas de chargeur
à 3 000... Ah oui. Ah, il exagère. Il y a 1 000 euros, le chargeur. Non,
non, non.
On arrête, on arrête, on arrête, on arrête. Il est tactile. Il est... Non. Allez, SK-NX... Non, mais ça fait passer de bonnes machines. Oui, heureusement. Heureusement. SK-NX, boîte que personne ne connaît... Enfin, personne ne connaît encore aujourd'hui, mais qui a... Enfin, qui commence à avoir une petite popularité, parce que cette boîte-là, qui est sud-coréenne, fabrique les fameuses mémoires HBM. Vous savez qui sont les... On va dire les mémoires que tout le monde s'arrache, qu'on vend comme ça sous les manteaux. C'est la High Bandwidth Memory qui est utilisée dans les accélérateurs. Il y a de NVIDIA, notamment les GPU. Et donc, SK-NX, autant vous dire que là, c'est jackpot sur jackpot.
Ils viennent d'annoncer des résultats qui sont spectaculaires, bénéfices opérationnels. Écoutez bien. 83 334 milliards de won. Alors,
ce
n
'est
pas des dollars.
Je
suis d'accord. Au troisième trimestre 2026. Et on va dire que...
Ça fait
27 milliards de dollars, c'est ça ? Voilà, c'est ça. Chiffre d'affaires au T3, 104 milliards de dollars. OK ? Non, de won, pardon. De won. J'ai que des won. Ça fait 70 milliards de dollars. Ça fait beaucoup. Ça fait beaucoup d'argent. Donc, marge opérationnelle, 80 %, etc., etc. Et certains disent qu'il y
a
une bulle de l'IA, mais eux, tout va bien, en fait. Ils ont un carnet de commandes. Ils sont en train d'exploser, ces gens-là. Attends, ce n
'est
pas la preuve qu'il
n'y
a pas une bulle de l
'IA.
C'est une preuve qu'elle n
'a
pas éclaté. Et
qu'ils en bénéficient. Oui, mais ça veut dire qu'il y a
toujours de l'argent. Oui, justement. C'est
ça que je veux dire.
C'est
le
principe
d'une bulle. C'est justement parce que les mecs... J'ai noté là, profit opérationnel sur un an, croissance de 632 %. Ça, ce n
'est
pas une bulle ? On
ne
sait pas ce que c'est. On est passé d'un petit ballon comme ça à une mongolfière. En fait, elle n
'a
pas éclaté obligatoirement. Du coup, tant qu'elle n
'a
pas éclaté, ce n
'est
pas une bulle. Ce n
'est
pas une bulle.
C
'est un nouvel écosystème. Eh oui.
Si vous me demandez, moi, je pense que c'est une bulle. Un ballon. Le truc,
c
'est qu'en fait,
il
faut que les gens réalisent que on vit dans un monde complètement fou sur la partie hardware qu'on avait tendance à oublier, et que le Covid nous avait un peu rappelé, mais qu'on avait tendance à oublier parce que l'IA,
c
'est génial, le cloud, c'est dans les nuages, ce que tu veux. Derrière, il y a des vrais serveurs, etc. Et en fait,
on
voit Nvidia qui cartonne, mais en fait, il y a tout un écosystème qui doit produire des puces, qui doit produire de la mémoire. Une puce Nvidia, si
tu
n
'as
pas de la mémoire, pour lui rappeler le contexte, ça ne va pas servir à grand-chose. Non. Pour porter le poids du modèle, etc. Et ce monde-là est complètement dingue en termes de tension sur la production et de tension sur les prix. Les mémoires, au Q1, juste le Q1, le prix a augmenté de 96%.
T
'imagines, je veux dire, c'est des chiffres qui sont fous. Et en fait, dû à la demande extrême. Dû à la demande extrême. Et tu vois, par exemple, pourquoi plus que PlayStation augmente de 100 euros son prix, c'est parce qu'en fait, comme c'est les mémoires dont tu parles, évidemment, ce n
'est
pas celles qui sont les PlayStation, celles qui sont dans les serveurs IA, comme c'est vachement plus rentable, toutes les entreprises qui produisaient de la mémoire ont commencé à produire ce type de mémoire et pas celles nécessaires pour la production. Elles
arrêtent
les
lignes de production de ces
mémoires
bas de gamme, entre guillemets. Mais malgré tout,
elles deviennent très chères parce qu'il y en a moins.
Et donc,
les
consoles de 10%, etc. C'est colossal. Là, il prévoit une pénurie jusqu'en 2030. Le boss de SKNX dit jusqu'en 2030, ça va être... Comment remplir le gars ? Bien sûr.
Jusqu'en 2030.
On
vit
dans un monde délirant.
2030, c'est pas une bulle.
Attends, on ne sait pas. Attends, on s'est financé avec de l
'argent. C'est pas parce qu'il y a de l'argent qui a...
Ouais, et c'est pas parce que son carnet est plein jusqu'en 2030 que ça ne peut pas exploser avant. Bien sûr.
On en parlait hier dans
Tech & Co. Quel est le modèle économique aujourd'hui d'un Open AI, d'un Anthropik ? Est
-ce
qu
'ils
vont arriver à générer assez de cash pour, un, combler leurs dettes ? Le modèle
économique, c'est les investisseurs.
Oui, mais justement.
C
'est pas les premiers. Amazon a perdu
50
%
comme un an année. Oui, mais attends, il y
a
une bulle où Amazon a perdu 50% de sa valeur pendant les années 2000. Au moins, c'est toujours là. Mais ce que je veux dire, c'est pas parce qu'à un moment, t'es en perte que ça veut dire que tout va bien parce que tout le monde l'a été. Amazon, ils ont pris leur plaque comme tout le monde. Il y
a
quand même... Il y a un truc qui est problématique dans le marché de l'IA et cet exemple est super. C'est que le prix du token baisse et doit baisser parce qu'on va en consommer de plus en plus. Donc, un token pour les gens,
c
'est en gros... C'est un bout de mot. C
'est un
bout de mot. Donc, l'idée,
c'est...
C
'est
pas beaucoup. Mais l'idée,
c
'est qu
'on...
Tu regardes les chiffres, la consommation de tokens est exponentielle. Ça va être multiplié vers des milliers et des milliers de fois dans les années qui viennent. Il faut que le prix baisse sinon personne ne pourra se les payer. Et il se trouve qu'en plus, c'est déjà à perte pour les entreprises qui proposent des modèles. En parallèle, le prix des machines augmente avec les prix qu'on a donnés là.
À
un moment, c'est une équation qui ne
va
quand même
pas
être facile à résoudre. Sauf que le prix des machines augmente, mais ces machines font beaucoup plus de tokens aussi. Accessoirement.
On
est d'accord
là
-dessus ? Ouais.
Non
?
Pas du tout dans des volumes similaires. Ok. Tu vois, la baisse du prix des volumes, elle doit être divisée par 2, par 3, par 10 si tu veux que ce soit quelque chose de maintenable. C'est pas des performances que tu vas obtenir maintenant. En plus, on parle de temps très long. C'est-à-dire qu'une usine que tu lances aujourd'hui dans ce domaine-là, que ce soit pour les puces, que ce soit pour la mémoire, etc., elle commence à tourner plein de balles dans 5 à 7 ans. Donc, c'est pas une troupe qui va se faire demain.
Ouais,
c
'est
clair. Donc, c
'est quand même la folie autour du hardware et quand même une vraie inquiétude. Ouais,
mais
c 'est quoi l'info sur cette histoire-là
? Non,
mais cette info, l
'info, il dit qu'ils sont contents. C'est qu'ils sont contents, quoi. Non, mais c'est surtout leurs résultats
financiers qui sont stratosphériques.
Ouais, ouais, c'est sûr.
Un peu comme Samsung, finalement. Pour moi, je considère que
c
'est comme dans la ruée vers l'or, c'est le vendeur de pelles. Exactement. C'est
le vendeur de pelles et
de
pioche. Et voilà, et qui continuent à se remettre plein les fouilles. Nvidia, eux, comment ils s'appellent aussi les Taïwanais, là ? Non,
pas
TSMC.
Non, non, TSMC.
Micron, il y
a
Micron aussi. Ouais, enfin, bref, il y
en
a plusieurs. Pour eux, tout va bien. Et la vraie question, c'est ce que tu dis, elle est reportée au niveau des OpenAI, entre PIC et OOT. Est-ce que ces gens-là vont continuer à pouvoir trouver de
l
'argent pour pouvoir acheter tous ces trucs-là ? Et puis surtout,
trouver un modèle économique. Voilà, c'est ça. Et trouver un modèle économique. Parce qu'au bout d
'un
moment, les investisseurs vont dire OK, les gars, vous gagnez quand de l'argent ? Parce que là, on vous a
fini... Ils en gagnent. On peut oublier que c'est un marché.
Oui, non, mais ils en gagnent, mais pas assez. Il
faut qu'ils en gagnent
beaucoup plus.
L'entrée en bourse... Tout le monde sera passé aux agents, tu vas voir.
Ça
va
être
comme
le pétrole.
L'entrée en bourse d'anthropique, je pense pas que... Je pense qu'à faire une entrée en bourse, on a bien un peu la mariée, on fait en sorte que les comptes soient un peu à l'équilibre. C'est une boîte qui était complètement à la ramasse et qui était en perte complète et totale. Il n'y
aurait
pas cette trend. Je pense qu'ils ont... En tropique,
je
connais pas très bien Penny High, mais j'ai regardé un peu en tropique. En tropique, ils ont des chiffres qui sont plutôt honorables et même plutôt à le tendre vers un certain équilibre. Même s'ils consomment beaucoup d'argent...
Les pertes se comptent en milliards. Ce qui est sûr, c'est qu'ils gagnent de plus en plus d'argent, mais on est dans un monde où économiquement, on ne
va
pas revenir sur la crise de la dette américaine, sur ce genre de choses, mais l'argent va te coûter de plus en plus cher. Il ne
faut
pas oublier que les financeurs,
c
'est quand même... Aujourd'hui, les investissements, c'est quand même des investissements circulaires assez inquiétants. Quand Nvidia investit dans une entreprise, tu réalises qu'en fait, ils ont investi pour que les mecs aient de l'argent en contrepartie, racheter des serveurs Nvidia, etc. Donc, en fait, ils s'autofinancent. Ce n'est pas les chiffres d'un marché
mature.
Non. C'est un truc qui est en devenir,
effectivement. Oui, bien sûr. Après,
que ce soit le futur de l'humanité, il n
'y
a aucun doute là-dessus. Internet était le futur de l'humanité et à un moment, ça s
'est
un peu pété la gueule parce qu'il fallait que ça s'assédisse un peu.
Et puis,
on
va avoir des résultats financiers qui vont tomber bientôt. Ça va être sympa, de voir tout cela. On revient dans un instant, petite pause et on va parler de robotique. Et pour une fois, les amis, robotique rime avec Europe, avec une news plutôt sympathique, optimiste, qu'on a à vous communiquer. On va tout vous expliquer toujours avec Stéphane, Clément et Jérôme. Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business. Surtout, ne bougez pas, on revient.
Allez,
claquement de doigts, claquement de cils et on est de retour. Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
Voilà,
le retour de Tech & Co, la quotidienne 19h30 en ce mercredi soir et sur le plateau de Tech & Co. Ce soir, Stéphane Zibi est avec nous, consultant spécialiste en transformation numérique et en IA. Clément David, Data Analytics et AI Sales Manager chez Google. Jérôme Colombin, journaliste et créateur du podcast Monde Numérique. Je voulais vous parler justement de cette bonne nouvelle concernant la robotique. C'est vrai qu'en général, quand on évoque les robots, c'est beaucoup la Chine, c'est un peu les États-Unis et c'est jamais l'Europe. Eh bien, serions-nous à l'aube d'un, comment dirais-je, d'une prise de conscience de l'importance d'être présent en termes de robotique en Europe ?
Pourquoi pas ? Deux actus qu'on va essayer d'étoffer, d'expliquer. En Allemagne déjà, Neura Robotics a inauguré il y a quelques jours à Munich avec l'Université Technique de Munich, justement, le RoboGym. C'est rigolo, c'est un centre d'entraînement pour l'IA physique. Une salle de sport pour robots en fait. C'est ça. Ils ont présenté là-bas une espèce d'humanoïde qui est le 4NE1 de quatrième génération. Et puis, alors ça, c'est en Allemagne et en Italie aussi, il y a le Génératif Bionics qui prévoit un site d'entraînement de 5000 m2 qui sera opérationnel d'ici fin 2027 pour former aussi son robot qui s'appelle le GEN01. Alors là, c'est plutôt des robots industriels.
Mais ce que je veux dire par là, c'est que voilà, on commence à avoir des infrastructures lourdes d'industrie, d'entraînement, comprendre comment ça marche et comment surtout l'IA physique va bouleverser ses robots. C'est ça qui est intéressant. Alors, on n
'est
pas en train de vous dire que c'est ici qu'on va créer le nouveau Unitree ou l'Optimus de Tesla. Mais les robots industriels, peut-être que demain, ils seront fabriqués en Europe. Et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle. Et je voulais avoir votre point de vue là-dessus.
C'est vrai qu'il y a quand même un savoir-faire industriel en Europe, notamment en Allemagne, etc., mais en France aussi. Mais ce que je trouve étonnant, c'est surtout en termes de communication, parce que vous les connaissiez, ces boîtes ? Non. Moi, je ne les connaissais même pas. Neura, les autres, je
ne
sais
pas
comment
elles
s
'appellent.
Non,
non,
non, on ne les connaissait
pas. On ne les connaissait
pas. Tu as raison. Ils ont été financiers en plus par Amazon, par Nvidia, par Bosch. Et c'est dingue. Ce qui prouve bien aussi,
c'est des approches très différentes. de
quoi les Américains... Pas de
marketing, pas de com', etc.
Voilà. Dès qu'ils inventent, je ne
sais
pas, un demi-boulon sur un robot, ils font une vidéo pour nous faire rêver. Les Chinois, c'est un peu pareil. Et les Européens, que dalle, mais ça ne
veut
pas dire qu'ils ne bossent pas. Effectivement, ils bossent, ils font plein de trucs. Il
y
a les Français aussi. Les Français, on les connaît un petit peu plus. Il y a Wandercraft, il y a UMA, Enchanted Tools, etc., dans des registres très différents. Ce qui prouve qu'effectivement, il se passe vraiment quelque chose et c'est une super bonne nouvelle parce que ça veut dire qu'en plus, si on dézoome le truc, ça veut dire qu'on rate un peu actuellement la vague de l'IA classique, des LLM. En revanche, on est peut-être en train de se positionner de manière intéressante sur ce qu'on appelle l'IA physique, c'est-à-dire l'étape d'après, c'est l'IA dans les robots et les robots autour de l'IA, ça ne
veut
pas dire qu'ils sont super intelligents mais en tout cas, c'est le deuxième volet de cette espèce de méga révolution. C'est la partie beaucoup plus physique, mécanique, électromécanique, etc. Et là, il y a énormément d'attentes et on a sans doute une carte à jouer.
C'est sûr qu'un robot, on le voit, on l'imagine, ça va remplacer, en fait, ça a toujours remplacé les hommes à un moment ou à un autre. On n'a qu'à propenser à la scène des temps modernes avec Chaplin mais imaginer un déménagement où il y a des taux de 100 kg à lever, un robot pourra le faire et pas quelqu'un qui va s'abîmer de l'eau.
Et
donc, pour moi, et en plus à moindre coût parce que, bon, ce qui pourrait avoir quelque intérêt, il faut juste voir que si ça arrive en Europe, enfin, on remaîtrise un petit peu quelque chose parce qu'une partie de l'IA du futur,
ce
n
'est
pas seulement l'LM, ça a été dit par Jérôme, c'est aussi cette IA physique qui va rentrer dans plein d'endroits mais pas au détriment des hommes, ça va augmenter le potentiel humain, je pense.
Je pense que c'est pas au détriment des hommes, c'est-à
-dire
qu
'on
ne
va
pas dire aux hommes bon, et toi, on n'a plus besoin de toi, enfin peut-être à certains endroits, mais c'est surtout qu'il y a des tas d'endroits où on va manquer de manœuvre, on manque de manœuvre, on va manquer de manœuvre, que ce soit dans la restauration, l'industrie, la santé, etc. ça va être une nécessité d'avoir ces machines.
Alors ce qui est intéressant c'est que, excuse-moi, mais je voulais qu
'on
comprenne bien par exemple, quelle est la différence entre ce robot allemand, le Neura 4NE1 et le Optimus
?
Ils sont assez similaires, donc ils sont tous les deux humanoïdes, l'Optimus est un petit peu plus petit, il est plus léger aussi parce que le robot allemand fait 1m80, 80 kg, c'est le bon costaud, le
robot allemand. C'est le chargé
hier de la robotique.
Ça
c'est toi qui le dis, je n'irai pas plus loin sur ce terrain.
Il
peut donc, tous les deux peuvent soulever jusqu'à 20 kg et l'Optimus va un petit peu plus vite.
20 kg c'est moins que Vandercraft par exemple, qui se lève jusqu'à 40 kg.
Et ce qui est intéressant c'est qu'il n
'y
a pas la même approche même, on va dire philosophique, parce que le Neura a une peau artificielle sensible, si tu veux. Donc il va, il va avoir cette sensibilité que l'Optimus n'a pas. Par exemple, et la batterie est swipable.
Tu
pourrais le caresser. Non mais, après, je ne sais pas. C'est un robot golden retriever. C'est
exactement ça. Et bien sûr, il peut partir 500
kg j'ai vu aussi. On
ne peut plus trouver un chien
allemand à ce moment-là.
Un berger, c'est un berger, c'est un robot allemand. Un berger allemand.
Un dog allemand. Le Neura pouvait lever 100 kg. Il
vient
de dire 20 kg. Alors au pivot,
non, parce qu'en fait, avec ses bras,
à bout de bras, ils peuvent lever 20 kg, mais je pense que quand il est... Quand il s'y met à 4 ? Non, quand il est accroupi, qu'il soulève quelque chose, là, il peut monter à 100. Ah ouais,
il porte le
canot à lui tout seul. Et donc, il a un truc, il peut se changer ses batteries à chaud. Oui, mais ça, il y
en
a beaucoup qui font.
Mais je crois que l'Optimus ne le fait pas.
Non, peut-être pas Optimus, mais l
'Optimus se recharge un petit peu comme un
Aspie, tu vois. Dès qu
'il
commence à être un peu fatigué, là, paf, il va dans son coin. C'est beaucoup plus
mal le
changement de batterie. Mais bon. Je vais te dire, en fait, pourquoi c'est une bonne nouvelle ? En fait, la complexité n'est pas le robot. La complexité, c'est de pouvoir entraîner ton robot avec des données qui vont faire que quand tu vas arriver dans la vraie vie, tu vas le sortir de son monde virtuel. En fait, il ne
va
pas être complètement perdu parce que l'environnement, il n
'y a
pas trop de décalage entre ce qu'il a connu pendant son entraînement et dans la réalité. Et en fait, le truc, c'est beaucoup plus compliqué d'entraîner l'intelligence artificielle d'un robot qu'un LLM type Tchad GPT. Parce que Tchad GPT, tu dis, voilà des milliards de bouquins, voilà des milliards d'articles, lis tout et à la fin, tu sors à faire quelque chose. En fait, tu ne peux pas faire la même chose parce que le robot, parce qu'il est dans la vraie vie,
c
'est les physicals et la compagnie.
Tu
vois, quand on parlait de Xpeng au salon de l'auto, le mondial de l'automobile, c'est qu
'il
a besoin de la vraie vie et la vraie vie, pour la reproduire, c'est vachement plus compliqué. Donc en fait, il y a plusieurs manières de faire, c'est-à
-dire
que soit tu lui donnes que des données artificielles. Si tu passes
par
les LLM, c'est comme si tu lui racontais la vie au lieu qu'il la vive lui-même. À un moment, il va tomber sur un caillou,
il
va dire, ah ben non, mais ce n'était pas dans le bouquin. Donc en fait, soit tu le fais piloter par un opérateur dans la vraie vie, mais c'est très lent, c'est une personne, un truc, ça ne génère pas assez de volume de données. Soit tu donnes des gants et des combinaisons à des humains qui font des gestes et comme ça, ça te génère de la donnée, ce n
'est
pas cher et tu l'enregistres et tu te dis comment ça se passe dans la vraie vie. Soit ce que tu fais, c'est que tu leur construis un environnement où tu peux les faire bouger, les faire interagir et capter ce qui se passe dans ces espèces de gyms comme on les appelle. Et en fait, l'enjeu de ça, ce qui est une super bonne nouvelle pour l'Europe, c'est que ça veut dire qu'on est capables maintenant de lancer notamment financièrement la construction de ces super infrastructures qui de toute façon seront indispensables si on veut que des boîtes européennes soient capables de produire des robots qui seront capables d'interagir dans la vraie vie et dans le monde réel.
Donc en fait, tant qu'on n'avait pas ça, tu pouvais considérer que n'importe quel projet de robot physique européen était morné. Bon, ça veut dire qu'on rentre dans la course, c'est plutôt une bonne nouvelle.
Oui, et puis rappelons
qu'on a AmiLabs aussi qui est en train de... Oui,
pour l'IA
physique, pour
se préparer
à cette IA physique dont on parle. AmiLabs,
c
'est ça. C
'est
la
vision
qu'il
portait
chez Meta
où
il
a dit puisqu'on ne
me
laisse pas le faire, je vais aller faire moi-même.
Pardon,
Jérôme.
Je suis d'accord avec toi mais juste pour un petit bémol sur quand tu dis que
ce
n
'est
pas le problème de fabriquer des robots. Je ne crois pas. Il y
a
quand même encore pas mal de... Il y a un univers à conquérir.
Oui, de
miniaturisation notamment.
Les
robots, il y a encore plein de contraintes. Ils chauffent. Il faut qu'ils tiennent en équilibre. les mains, la dextérité des mains, on sait à quel point c'est compliqué. L'autonomie, la question des batteries. Il
y a quand même
des questions mécaniques et électromécaniques à régler
encore. Et s
'il met 3 heures aussi à vider de la vaisselle, tu vois,
c
'est un peu...
C'est un territoire
aussi inexploré. Tu vois, c'est des problèmes qu'on a résolus sur d'autres types de hardware qu'on finira par résoudre. En tout cas, moi, à titre perso, ce n
'est
pas la partie que je trouve le saut dans le futur le plus impressionnant entre les deux.
C
'est un
avis
tout personnel. Non, mais comme disait Jérôme, quand on a vu les robots chinois faire le marathon ou le semi-marathon, quand on les a vus aller plus vite que Usain Bolt, je crois même, pendant un moment, ils ont été très vite. qui ont dépassé... En fait, l'idée, ce n'était pas de montrer qu'ils allaient plus vite, c'est de montrer qu'ils allaient sur une motricité de plus en plus fine pour montrer qu'il
y
avait quelque chose. Ils étaient en pleine recherche et que derrière, on pourrait en faire quelques emplois dans notre vie quotidienne. Néanmoins, l'apprentissage va se faire au fur et à mesure, à moins que certains deviennent complètement dingues mais ils ne
vont
pas créer ces robots. J'ai vu qu'il
y a
une usine de robots qui créent des autres robots. Maintenant, ça commence à devenir un
peu
inquiétant.
C
'est X-Peng
?
D'ailleurs, le titre fait très... Je ne connais rien Star Wars parce que c'est nul, mais le titre fait très armé des clones. C'est pas... C
'est en armée de robots. C'est l'épisode
3. C'est la bataille
des clones.
La bataille des clones, je crois. Mais en fait, là où je veux en venir,
c
'est que c'est important quand même que l'Europe ait aussi ses marques sur le domaine parce qu'on passe quand même... On est passé à côté du moteur de recherche, on est passé à côté du smartphone. Pétain, si tu nous fais la lise de tout ce dont on a raté, on n
'est
pas couché. Si on commence à passer à côté des humanoïdes, là on aura encore tout raté, on sera... Et là, on applique la fameuse phrase qu'on régule seulement avec les autres innoves et produits.
Ce qui est vrai, c'est qu
'on a une culture industrielle
qui devrait plutôt...
En fait, on a tout sur l'étagère sauf qu
'on
ne
s
'est pas assemblés.
Et puis
la robotique, ça fait longtemps qu'on en fait
dans les centres de recherche en France. Il y a des gros
cerveaux qui bossent là-dessus depuis des années. Quand vous voyez qu'on a SML quand même, qui est la boîte qui régit la tech au monde, dans le monde. Sans SML, il n
'y a
plus de processeur. OK ? Nous, on n'arrive pas à fabriquer le processeur en Europe. Mais oui, mais c'est... Je suis un peu vache parce qu'on a quand même des boîtes. Il y
a
STMicro, etc. Mais on n'est pas...
On est à des années
-lumière de... Adresse de... Justement, je l
'ai
vu dans le documentaire de Mathieu. Il visite l'adresse de cet ensemble où il y a tout le conglomérat pour créer des puces européennes pour qu'on ait une souveraineté sur ça. Au moins, on a ça en Europe et on sait qu'on en aura besoin. Mais le temps que ça puisse finir d'être fabriqué et d'être produit,
c
'est sûr que ça en aura quelques années. On va encore en manger du NVIDIA et compagnie. Allez, on enchaîne avec un autre sujet très intéressant avec cette question de fond, finalement. Est-ce que nous, particuliers, Jérôme, Stéphane, Clément et moi, et encore, on n'est pas tout à fait représentatifs de la population, sommes-nous prêts à payer pour de l'IA payer notre Claude, notre chat, etc., etc. Pourquoi je pose cette question ? Parce que c'est tranché chez Claude. Claude a décidé de ne pas financer, en fait, les requêtes que l'on fait sur leur chatbot
par
la publicité.
Alors
que ce n
'est
pas le cas chez OpenAI, ChatGPT. Aujourd'hui, il
y a
de la pub qui arrive et ça finance en partie les requêtes. Voilà, mais ça devrait arriver. Mais en tout cas, et ce qui est intéressant, c'est que Claude a promis de ne jamais avoir de publicité, malgré les pertes colossales qu'ils ont, malgré leur entrée en bourse, etc. et je trouve ça intéressant parce que finalement, on va avoir deux, comment dirais-je, deux chemins, deux modèles différents. Un modèle financé par la publicité, Google, OpenAI, et puis d'autres qui disent, bah non, nous, on trouve que la pub dans un chatbot,
c
'est trop compliqué comme sujet, on ne veut pas mélanger, en fait, des requêtes et on ne
met
pas de pub. Il va falloir payer. Mais ça va être intéressant de voir parce que c'est un pari quand même pour Anthropique.
Est-ce que ce n
'est
pas surtout une posture de plus de Dario Amodei
?
Bah là, il dit, il promet. C'est une posture anti-OpenAI. Anthropique veut se montrer, veut se faire passer pour le gentil de la bande, ce qui est une manière de dire que... Je
ne suis
pas sûr que ce soit le gentil de la bande.
Je ne suis pas sûr qu'ils le sont, ça, c'est sûr. Je suis d'accord. Non, parce que
pour l'utilisateur, c'est une très mauvaise nouvelle. De quoi ?
Il
n'y a
pas de
pub ? Peut-être que moi, j'aurais préféré avoir une version de Claude
avec de la pub et de me servir de l
'excellence de Claude
financée
par
la pub. Là, tu renverses la
proposition.
C
'est inacceptable. Non, mais qui
est...
Non, mais attends.
Si personne
n'a jamais prononcé ces mots, j
'aurais préféré qu
'il
y
ait
de la pub. Non, mais pourquoi pas
?
Je veux dire, si demain, on arrive à faire le distinguo, si on veut avoir... Je ne
sais
pas, moi, je n
'ai
pas envie de dépenser de l'argent dans mon chatbot IA. OK ? Parce que ça
permet d'avoir le truc gratos. Ouais
! C'est ça. Alors, je ne me suis peut
-être
pas l'exprimé, mais c'est ça.
En
fait, ce n
'est
pas qu
'il
veut de la pub, c'est qu'il ne
veut
pas payer. Il ne veut pas payer, bien sûr. Et puis en plus, ce n
'est
pas mon point de vue. C'est
ton
business model depuis
le jour. Non, mais il y a plein de gens.
Non,
mais
regardez, il y a plein de boîtes. Google, c'est ça. Il économise pour s'acheter un Mac.
C
'est pour
ça
qu'il a besoin d'un peu de...
Ou alors, imagine, tu as envie de faire de la pub. Toi,
tu
es patron d'une boîte, tu as envie de louer d'un hôtel ou je ne sais quoi, tu as envie qu'il soit vu. Les gens utilisent tout ce cloud au lieu d'utiliser Google.
Mais
en plus, ils ont envie d'être vu. Mais je crois que... C'est aussi une volonté du côté des annonceurs de se faire de la pub. En fait, je pense que la tension, elle est là, elle est sur les outils d'IA. Donc, ce serait la moindre des choses de faire une proposition là-dessus. Eux, ils disent, ils ne veulent pas le faire. Moi, je ne
sais
pas, mon premier réflexe,
c
'était, ils font un anti-OpenEI pour montrer que... Parce qu'en fait, la pub, ça a toujours été intrusif. Ça a toujours été quelque chose qui a... Voilà, si on fait de la pub en plus, c'est toujours un peu ciblé. Donc, encore plus. Donc, ils voulaient peut-être par rapport à leur constitution qu'il y
a
au début, qu'ils ont créé... Parce qu'en gros, ils ont quelques principes. Oui, on
va dire
qu
'ils
ont des principes, où on va dire qu'ils ont une posture, ils veulent passer...
Non, mais je trouve
intéressant qu'OpenEI ait le modèle économique d'un moteur de recherche, finalement. Pas pour tout, bien sûr, puisqu'après, il y
a
des abonnements payants et anthropiques. Et lui, il est plutôt sur le premium, finalement, en disant, écoutez, Claude, il va falloir passer à la caisse tous les mois pour pouvoir en bénéficier. À
mon avis, c'est un pari quand même. Ce ne sera pas donné. Oui.
Ce ne sera pas donné. Mais d'un côté, c'est une bonne nouvelle pour OpenEI. Parce qu'eux, ils se disent, OK, nous, c'est clair, on n'aura pas de concurrents dans ce domaine-là. Notre modèle économique de pub qui finance ChatGPT, ben, voilà.
Mais quelle est la part de la
pub aujourd'hui et quelle sera-t-elle même à plus
ou moins brève
-réchéance ? C'est vrai que c'est une question de positionnement, mais on le savait déjà.
C
'est-à-dire que la pub au Super Bowl de Anthropique, je ne
sais
pas si vous souviens. Oui, je me souviens très bien.
Il
y
a
une pub à je ne sais combien de millions. En fait, c'est Tapsi qui finit par dire et le mec dit j'ai des problèmes avec ma maman, ce n
'est
pas compliqué la relation. Elle dit vous ne voulez pas rencontrer des célibataires de 70 ans un peu dans votre quartier ? En fait, la psy commence à faire de la pub comme si c'était une pub extraordinaire. Il y a 3-4 itérations comme ça. Elles sont toutes top. Mais ce qui est vrai,
c
'est que, et c
'est
ce que tu dis,
c
'est qu
'en
fait, il y a un choix qui est le modèle économique te dit ce sur quoi le modèle va chercher l'optimisation. Si tu payes, si en fait le modèle économique c'est la pub, en fait, le modèle va optimiser l'attention, le modèle va utiliser la capacité à pousser l'intention d'achat, etc. Si tu payes ton modèle et donc il n
'y a
pas de pub, à ce moment-là, ce que le modèle va optimiser, c'est la réponse à ta question. C'est rendre le service pour lequel tu payes parce que sinon tu
n
'as plus de raison de payer. En fait, c'est un peu différent.
Et
là où, avec tout le respect que j'ai pour Jérôme Combin qui est une personne extraordinaire, je ne
suis
pas tout à fait d'accord,
c
'est que ce n
'est
pas que de la posture, c'est aussi que ma vision des choses,
c
'est qu'Enthropic te vend de l'excellence opérationnelle là où ChatGPT n'est beaucoup moins concentré sur le B2B avec capacité à transformer les entreprises, capacité à produire des documents de très haute qualité, à transformer des workflows dans les entreprises, etc. Et je pense qu'il y a une question de survie pour Enthropic d'être cohérent avec la proposition de valeur et que tout à coup, s'ils mélangent ce on produit les meilleures réponses, les meilleurs documents, on aide les entreprises à transformer, on sécurise un maximum vos données, etc. Mais qu'en même temps, ils commencent à faire du bas de gamme très grand public en vendant de
la pub.
Mais c'est une bonne com, c'est ça ? Non,
parce que ça correspond
aussi à des réalités techniques. Est
-ce
que je peux te dire aussi, est-ce que je peux te donner mon point de vue ? Je ne
suis
pas tout à fait d'accord avec toi. Prends le cas de Disney+, c'est du contenu premium. Ok ? Ok. Qui est financé par la publicité. Entre autres.
Ah ouais, mais là,
on
parle de...
Non, mais ce que je veux dire par là, c'est que ce n'est pas parce que tu...
Oui,
mais
c'est ce que je veux dire. Il y a quand même une notion de premium, c'est-à-dire que ce n
'est
pas parce que... Toi, tu penses que les deux ne sont pas antinomiques
?
Bah, je me dis que... Enfin, je... En tout cas, la question est ouverte. La question est
ouverte.
Non,
mais
le truc, c'est qu'en disant qu
'il
n
'y
aura pas de pub, ça veut dire qu'il s'engage à ce qu'on ne soit pas gêné par de l'affichage publicitaire, sachant que la majorité des gens, à part François, n'aiment pas.
Non, mais je n'aime pas ça.
Et c'est aussi une garantie quant à l'utilisation des données personnelles pour le ciblage.
C'est
ça,
en fait, le truc. En fait, moi, quand je vous entendais, je suis en train de me dire dans combien de temps on va avoir ? Peut-être qu
'ils
revoient leur position. Parce qu'en gros, les gens qui disent jamais il n
'y
aura de pub, bon, pourquoi
pas ? Mais en plus,
franchement,
c
'est tentant quand
même.
Franchement, je veux dire, la pub sur les LLM, je me demande si vraiment c
'est
un truc qui va exploser. Parce que, regarde, quand tu utilises JGPTO via une API, la pub, tu vas passer à travers. Tu ne l'auras pas. Quand tu utilises avec un agent, pareil, tu ne la verras pas, la pub. Donc, finalement, tu vas l'avoir, si tu l'utilises de manière vocale,
tu
parles à ton chatbot avant qu'il mette de la pub vocale dans les réponses, il se passera du temps. Donc, quoi ? Il reste un peu de place sur l'interface web qui est le truc le plus basico-basique du LLM, mais qui n'est pas forcément voué à devenir la porte d'entrée généralisée pour les outils d'intelligence artificielle, il me semble. Tout ça se commoditise. Ce n
'est
pas naturel d'avoir de la pub. Et puis, tu utilises LLM via ton smartphone, via n'importe quoi, tes lunettes, etc. Où est-ce qu
'on
va te la mettre, la pub
?
Non, tu vas raquer, c'est tout. Je suis désolé, François, mais tu devras passer à la caisse si tu veux utiliser de
l
'IA.
Non, mais moi, ça ne me dérange pas. Mais je me dis que Google a tenu pendant des années avec un modèle économique dédié à la publicité. Facebook, pareil. Il gagne énormément d'argent. C'est très rentable. Je pense qu'OpenEye rêve de ça.
C
'est-à-dire que la publicité pourrait financer une partie de leurs dépenses monstrueuses pour le grand public.
Et moi, je trouve que ce n'est
pas déconnant. Pourquoi elle n'est toujours pas sortie ? Mais parce que, tu sais, c'est toujours long. Il faut que les régies locales se mettent en place.
Il
faut trouver... Enfin, tu vois,
il
faut monter une équipe commerciale. Je pense que c'est ça. Et
puis, je
pense que ce qui est beaucoup plus... Et puis, voilà. Ce qui est beaucoup plus malin...
Ils
sont structurés pour ça, maintenant. Je pense maintenant, OpenEye, ils ont poché... Oui,
mais la
pub, tu sais, c'est local. Oui. Il faut que tu fasses appel à des annonceurs locaux.
C'est des télévendeurs. Mais aux US, il n'y a
pas de pub tellement dans... Je ne
sais
pas. Il ne
faut
pas oublier qu'on est sur deux mondes très différents.
C
'est-à
-dire
qu'aujourd'hui,
il
y a le B2B et le B2C. Et que c'est aussi...
Tu
vois, si tu prends les organisations d'une boîte comme Google, tu as Google Ads d'un côté qui gère la pub et puis tu as Google Cloud de l'autre côté qui va gérer la partie de transformation des entreprises via le cloud, via la data, via l'IA, etc. Aujourd'hui, OpenAI investit beaucoup dans ses bureaux européens sur la partie B2C. Comment est-ce qu'on va chercher des entreprises à qui on vend des licences OpenAI pour leur faire faire de l'IA, etc., que ça consomme
? Ce
n
'est
pas si facile non plus dans le même temps, alors que ça, ça prend déjà une énergie, un pognon fou, d'être capable de lancer des régies pubs qui sont des grands trucs,
qui
sont côté B2C.
Ce
n
'est
pas du tout les mêmes profils,
ce
n
'est
pas du tout les mêmes types de sociétés. En plus, c'est difficile de courir deux lièvres à la fois. C'est peut-être là où tu as raison, Gérôme, en disant que si ça n'arrive pas tout de suite, ce n
'est
peut-être aussi que ce n
'est
pas tant la priorité absolue que ça parce que ce n
'est
pas la martingale.
Ce
n
'est
peut-être pas facile à mettre en œuvre parce que c'est quoi la pub dans le chat de GPT ? Nous, on attend les bannières, les ads comme on est habitués à les voir sur Google depuis des années. Mais en réalité, ce qui existe déjà, c'est les recommandations dans les réponses du moteur de recherche.
C
'est pour ça qu'aujourd'hui, tu demandes à Chad GPT « Trouve-moi un hôtel au Balear ». Les trois réponses qui vont sortir, celles-là, elles sont hyper impactantes. Et aujourd'hui, ça, c'est du SEO, en fait. C'est fait comme du SEO. Ou du... Géo, comme on dit maintenant. Ouais. Bref, c'est du référencement
naturel.
Mais c'est ça qu'il faudrait arriver à monétiser. Mais c'est ce qui s'est passé. Mais
là, tu casses... Mais là, tu casses l'âme.
Tu casses
l
'âme du
système. C
'est pour ça que je dis que c'est pas facile. C
'est un peu comme si sur Google Search je t'avais pas dit que les premiers résultats... Ouais,
mais
regarde,
Jérôme. Reprenons ton exemple des hôtels au Balear. Chad GPT te donne une sélection de trois hôtels. Si, dessous, t'as de la pub avec un quatrième hôtel au Balear qui fait une promo, ça, c'est de la pub. Peut-être que tu seras tenté de petit coup dessus.
Ouais,
peut-être. Tu vois ? Si c'est bien décorrélé et que tout est bien encadré, et que tu comprends que c
'est
de la publicité, que c'est une annonce sponsorisée comme on a sur Google, ça peut peut-être passer aussi.
Tu
vois
?
Bon, à voir en tout cas. En tout cas, juste pour info, par rapport à cet exemple-là, il y
a
un accord quand même qui est rendu public. Cherchez la date exactement qui est entre OpenAI et Booking.com qui existe d'ores et déjà et les données... Voilà, aujourd'hui, ceux qui posent des questions pour leur voyage seront envoyés vers des liens Booking.
C
'est super impactant et prescripteur, ces trucs-là. Je ne
sais
pas si... Enfin, vous avez certainement déjà testé, mais les recommandations de restaurants, d'hôtels, de trucs... Enfin, moi, j'ai pratiqué ça tout l'été, mais à chaque fois, c'était le bingo.
Moi, j'ai demandé
à Chetiquet si Jérôme était toujours
mon ami. Il me dit non, il est un peu moins. J'ai l'impression que je suis un peu moins son ami. Tu vois ? Pas
du tout. On repose la question
anthropique à Claude. C
'est ce qui reste à
Apple, c'est que c'est les seuls à avoir accès à ta photo, à tes photos, à tes données, etc. Et que pour le coup, ils ne partagent pas avec Gemini, avec Internet, et que la mine d'or, eux, sur laquelle ils sont assis, c'est le fait que la partie interface avec l'utilisateur, la couche décisionnelle de qu'est-ce qu
'on
rend à qui en fonction de ce qu'il a, etc. Le truc ultime où finalement, c'est toi qui décides un peu de ce qui est poussé. Apple, ils ont encore cette maîtrise malgré leurs accords sur l'IA. Donc peut-être que, en effet, cette couche qui est hyper impactante et celle qui a de vraies valeurs, elle va alors si ça revient à quelque chose.
Bon,
on va terminer avec un sujet bien plombant, qu'on aime bien, qui va
bien nous. C'est bien les
Baléars ? Pardon ? C'est bien les Baléars ? Ouais, les Baléars, c'est sympa, ouais. Non ? Tu n
'es
jamais allé ? Non, je ne
sais
pas trop. Bah,
t
'as le liable.
J'ai dit les Baléars au hasard. Non,
non, non, bien sûr. Je n
'ai
pas pu dire les Hamptons.
C
'est
plus
dur, c'est très dur. Bien sûr,
il
fait plus doux qu'en France, notamment. J'étais dans les Hamptons, c'est pas aux Baléars. Voilà, on referme. C'était sponsorisé par Booking.com. Parce que là,
j'ai une situation
compliquée au PODO, etc. Il s'est moqué que j'avais mon appli au PODO sur mon téléphone tout à
l
'heure.
Je ne me suis pas moqué,
j'étais surpris.
Non, là, on rigole moins maintenant. Parce que... Et on va essayer de dépolitiser ce débat, même si c'est compliqué quand même. On va revenir sur ce qui s'est passé cette journée catastrophique du 17 octobre. On le sait, les émeutes, les manifestations, mais surtout les émeutes, en fait, se sont organisées sur les réseaux sociaux. Ce n
'est
pas nouveau. Ce n
'est
pas la première fois qu'on en parle. Moi,
je
me souviens, il
y
a un an ou deux, on avait pointé du doigt Snapchat. Hein, Jérôme ? Tu t'en souviens ? Parce que Snapchat, grâce à des fonctionnalités de géolocalisation, arrive à savoir où il y
a
des groupes de personnes. Et à partir du moment où tu autorises cette géologue, tu peux rejoindre des personnes qui sont à cet endroit-là. Et pendant les émeutes, ça avait du sens. Là, ce qui se passe, c'est qu'il y
a
une volonté quand même du gouvernement de resserrer la vis au sujet des publications qui appellent à la violence. ou au pillage. Et en gros, à partir du moment où il y a quelqu'un qui pose ces trucs débiles, eh bien, il y a une, comment dirais-je, une alerte qui est faite via le processus Pharos, je crois. Après,
retrait. – Pharos,
c'est que quelqu'un le signale
manuellement
à Pharos. – Il faut le signaler manuellement. À partir de là, la plateforme a 24 heures.
Vous
vous rendez compte, 24 heures pour l'enlever.
–
C'est… – C'est… –
En
24 heures, le monde entier peut exploser, quoi.
–
24 heures.
– C'est
la fenêtre qui a toujours été…
–
Oui,
mais c
'est… – Mais dans… –
Enfin,
c'est pas la même échelle de temps.
–
C'est
l
'échelle de temps de la justice. – Oui, mais c'est pas l'échelle de temps de la vie. – Bah non, c'est sûr. – Voilà.
– Ah,
c'est beau, ça. – Non, mais va demander à une boutique qui se fait péter sa vitrine par des émeutiers. Si on dit 24 heures après, on va retirer
les trucs, ça va changer quelque chose.
– Les émeutes du 17 octobre, ça faisait des jours et des jours qu'il y avait des appels sur les réseaux. Ça faisait beaucoup plus que 24 heures.
–
Certes.
–
Non,
mais
on n
'avait pas quelle
boutique ils allaient faire. – Non.
– Mais pourquoi 24 heures ? – Il
y avait des appels qui étaient scandaleux.
– Non, mais on est
complètement
excités,
qui disaient « Ouais, amen, tous les mecs que tu connais, ceux qui ont fait de la prison, je veux méga dans la rue et tout. »
– Non, mais
Jérôme, pourquoi
24
heures ? Pourquoi
pas 12 heures ? Pourquoi pas 6 heures ?
–
Non,
mais
c'est le temps… –
C'est parce qu'on n'a pas de… – Je ne sais
pas, tu demanderas au sénateur. –
Non, non, mais tu vois, est-ce que c'est
un truc de réglementation, ces 24 heures ? Ou est-ce que c'est techniquement qu'on n'arrive pas à aller plus vite que ça ?
–
Je pense.
–
En fait, c'est juridique, en fait. C'est 24 heures maximum. – En fait,
s'ils le font
en une heure, tant mieux. – Donc, on termine. Si au bout de 24 heures, c'est enlevé, bon, ben voilà, tout va bien. Si ce n
'est
pas enlevé, là, ça devient compliqué pour les plateformes qui peuvent être déréférencées d'après ce que j'ai compris ou même bloquées par les autorités.
–
Ben oui, mais… – C'est ça
? – C'est l'effet de Damoclès,
ouais. –
On l'a fait
déjà en France, vous ne
vous
souvenez pas ? –
En
Nouvelle
-Calédonie. – Oui, c'est vrai,
on
l'avait fait. – On l'a fait
en France pour montrer que c'est possible. Paraît-il que le Premier ministre avait prévenu que peut-être pour le 24 octobre, il aurait demandé aux quatre opérateurs de débrancher les réseaux sociaux. – Mais on n'a pas le droit. – Mais on n'a pas le droit et ça a été retoqué pour retoquer. En fait, ce qui est juste un truc de… bon, qui est un truc de dingue, c'est que le temps, on avait le temps notarial, le temps Internet, maintenant, on a le temps des réseaux sociaux qui sont comme ça. Aujourd'hui, une vitrine peut être cassée en quelques secondes. Le temps d'intervention des policiers, malheureusement, ce ne sera pas quelques secondes, à moins, s'ils étaient là.
Mais
ça m'étonnerait que les gosses puissent taper sur une vitrine avec des policiers derrière ou à moins de mettre un policier sur chaque vitrine, ce qui n
'est
pas le cas. Donc la seule chose qu'ils ont pu dire, malheureusement, et je pense que ça a été reproché, c'est de mettre une protection privée. Je crois que ça a été reproché. Mais en fait, le souci majeur, c'est qu'il faut que la police et les autorités travaillent différemment.
– C'est bon. – En fait, on reste
dans le dilemme absolu et sans faire de politique, on reste dans le dilemme absolu des réseaux sociaux dont on parle souvent sur ce plateau et réseaux sociaux slash hébergeurs, etc., qui est quand ils filtrent rien,
on
leur dit qu'ils participent à la publication de contenus haineux, d'appels à la violence, machin, et quand ils filtrent, on leur dit qu'ils portent
atteinte
à
la
vie privée.
–
Non,
à la liberté
d'expression.
–
Et
donc en fait, qu'est-ce qu'ils rendent dans leur devoir, pas dans leur devoir, etc., c'est quand même, on a eu le cas dix mille fois, mais c'est un problème absolument insoluble, en plus avec le volume de contenu à traiter, même avec l'IA, je veux dire, c'est des... –
Oui, mais là, on ne leur demande
pas de surveiller et de bloquer a priori, on leur dit, s'il y a une alerte pharos, vous coupez, mais en fait, je veux
dire,
c'est de l'esbrouf, ces trucs-là, parce que ça existe déjà, toutes ces procédures, elles existent déjà, donc elles sont un peu adaptées, customisées au contexte des émeutes urbaines, mais...
–
Là où il y a un scandale, ce
système-là existe ? – Parce
que je rappelle quand même que si la publication n'est pas enlevée de la part de l'hébergeur, admettons, je prends un exemple, Instagram,
c'est
peut-être pas le bon exemple, mais on s'en fout, que ce soit Snapchat ou quoi de
tout... –
TikTok,
en
fait,
le
premier...
–
Ou TikTok ?
–
Ou TikTok, oui. –
Eh
bien, TikTok serait bloqué en France,
c
'est-à-dire que plus personne ne pourrait accéder à TikTok, c'est ça le truc.
–
Oui, mais c'est...
– C'est
pour faire peur. – C'est pas juste. En fait, non, ce qui est juste que là, les plateformes, elles ont une responsabilité, une. C'est que malheureusement, quand on casse une vitrine et qu'elle tombe, etc., c'est spectaculaire, donc ça rentre dans les algorithmes.
–
Ouais. – Et donc, en gros, ça tourne et ça va beaucoup plus vite après dans la... – Mais bien
sûr. –
Et ça, c'est un truc, ils ont la main pour pouvoir modifier les algos. – Mais parce qu'on est attiré par le drame,
on est attiré par les trucs dégueulasses. – Tu
vois un truc tomber, tu regardes.
–
Mais bien sûr.
–
Ça dépend, il y
a
de la pub ou pas. – Non mais on voit une voiture qui brûle, bah tu te dis, waouh,
qu
'est
-ce
que ça se passe, etc. – C'est comme ça, il y a le côté un peu voyeur que chacun peut avoir. Mais il se trouve que là, il y a ça et
en plus on a la réalisation. – Mais c'est vrai que les algorithmes
poussent ça. – Et donc pour moi, c
'est
ça, il y
a
un truc qu
'ils
peuvent le faire tout de suite. Mais ça n
'a
pas été proposé par... – Non mais si tu fais ça, Stéphane, il y a moins d'audience, moins de publicité, ils ne vont pas vouloir.
–
Mais comment pas vouloir, mais là, ils sont complices d'un délit. Ils sont complices d'un délit parce que
pour
moi...
– Va
leur parler de ça dans la Silicon Valley où ils sont tous
censés. –
Je
sais,
mais sauf que ça peut conseiller n'importe quel pays. Donc je pense que quand même, quand on fait des choix, il y
a
des conséquences. Voilà. On n
'a
pas parlé politique, t'as vu ?
– Non, on n
'a
pas tout dit. – Mais c'est un sujet compliqué qui mériterait d'être
recadré
juridiquement surtout. – Bien sûr, et qui mériterait 20 minutes au moins. Peut-être qu
'on
aura l'occasion d'en reparler de manière un peu plus apaisée quand tout ça se tassait, si ça se tasse un jour. Espérons-le. Merci beaucoup à tous les trois. Merci Clément. – Avec plaisir. – Clément David. Merci à Stéphane Zibi et merci à Jérôme Colombin. –
Bien joué. – Et
ton monde numérique. Et on te retrouve tout à l'heure donc à 21h sur Radio-J.
– Bien
joué. – Vous avez aimé Stéphane Zibi sur BFM Business. Vous l'apprécierez encore plus sur Radio-J. Non, vous ne l'appréciez pas plus. Vous l'appréciez autant. –
Non,
j'aime bien être ici. – Voilà.