JULIEN ODOUL : « L'extrême-gauche est un danger pour la France » (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:10OuverteRéponse partielle
Rachel Kahn, votre livre c'est « Culture de l'ultra-violence » — On est en plein dedans.
- 1:55OuverteRéponse partielle
André Valigny, le ministre de l'Intérieur n'a aucun intérêt à ce que ça recommence.
- 3:56OuverteRéponse partielle
Geoffroy Lejeune, pas l'état d'urgence, dit le président de la République.
- 4:57OuverteRéponse directe
J'aimerais qu'on s'intéresse maintenant aux commerçants.
- 6:40OuverteRéponse directe
Odélia, votre pharmacie a été ravagée — Où en êtes-vous ?
- 9:47OuverteRéponse directe
Julien, quand vous entendez ces témoignages, on se dit que ces commerçants ont été abandonnés.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Invité politiqueFait
« Et ça fait dix ans qu'ils sont au pouvoir. »
- 0:25Invité politiqueFait
« que ce soit pour les matchs du PSG, que ce soit à la suite des manifestations des gilets jaunes qui étaient infestées par les Black Blocs »
- 0:52Invité politiqueFait
« Je ne sais pas à quoi sert le ministre de l'Intérieur, si ce n'est à commenter le nombre de casseurs, le nombre de boutiques qui ont été ravagées, le nombre de pilleurs. »
- 1:41InvitéFait
« cibler certaines personnes, alors que ce soit les juifs, les policiers, les institutions, les riches, etc. »
- 2:12InvitéFait
« M. Nunez l'a reconnu lui-même, des dysfonctionnements ont eu lieu. »
- 3:03InvitéFait
« Six consignes il y a eu parce qu'on ne sait même pas quelles consignes ont été données. »
- 4:07InvitéFait
« Il y a eu un raté gigantesque qu'on a tous vu à l'œil nu le week-end dernier »
- 4:39InvitéFait
« elles étaient faméliques après les incidents, après la victoire du PSG l'été dernier. »
- 10:07Invité politiqueFait
« cette majorité silencieuse qui travaille, qui respecte les règles, qui respecte les lois »
- 16:55Invité politiqueFait
« si le quart des propos qui ont été tenus par les membres de la France insoumise avait été tenus par des membres du RN, je pense qu'il y aurait eu des sanctions extrêmement fermes. »
Temps de parole
- Invité23 %
- Julien Odoul22 %
- Présentateur14 %
- Invité 210 %
- Invité 310 %
- Invité 47 %
- Invité 54 %
- ?4 %
- Invité 63 %
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a pris la mesure
du
danger qui a sévi dans nos rues.
Je pense qu'il n'a pris aucune mesure et qu'il n'a pas pris surtout la réalité de son fiasco, puisque c'est le fiasco du gouvernement, le manque d'anticipation du gouvernement. Et ça fait dix ans qu'ils sont au pouvoir. À chaque fois, on nous annonce effectivement le grand soir sécuritaire, on nous annonce une prise de conscience généralisée et nous avons des échecs retentissants, que ce soit pour les matchs du PSG, que ce soit à la suite des manifestations des gilets jaunes qui étaient infestées par les Black Blocs, ou que ce soit avec cette manifestation qui n'était pas du tout anticipée.
Donc malheureusement, avec ce gouvernement, la réussite de l'échec est toujours assurée, si je puis dire. Donc malheureusement, peut-être que M. Nunez sera là, puisqu'il nous a dit que là il serait présent et qu
'il
s'en occuperait, ce qui n'était pas le cas la semaine dernière. Je ne
sais
pas s'il était aux champignons, s'il avait piscine, poney. Il a répondu à ma collègue Laura Lavalette en disant qu'il ne s'était pas occupé de cette manifestation. Je ne
sais
pas à quoi sert le ministre de l'Intérieur, si ce n'est à commenter le nombre de casseurs, le nombre de boutiques qui ont été ravagées, le nombre de pilleurs. Mais on aimerait bien avoir effectivement un pouvoir qui soit bien présent.
Rachel Kahn, votre livre c'est « Culture de l'ultra-violence
».
On est en plein dedans. Il
y a
une culture de l'émeute, c
'est
la question que je poserai tout à
l
'heure à Jérôme Fourquet, mais on a l'impression qu'on est rentré dans quelque chose
qui est devenu rituel dans notre pays désormais. Tout à fait, culturelle, qui a déjà commencé par la colonisation des esprits via la propagande de l'extrême gauche et notamment de LFI. Et après on sent bien comme une forme de protocole qui est toujours le même. L'insulte évidemment par les mots, la bordélisation de nos institutions, l'Assemblée nationale, cibler certaines personnes, alors que ce soit les juifs, les policiers, les institutions, les riches, etc. Et puis ensuite jusque dans la rue avec effectivement la conjugaison des haines et donc la conjugaison de cette violence.
André Valigny, là quand même, le ministre de l'Intérieur n
'a
aucun intérêt à ce que ça recommence. Parce que là je pense que cette démission serait acceptée pour le coup, si on se retrouve dimanche soir avec les mêmes scènes qu'on a eues tout le week-end dernier. Oui
? Oui,
d'ailleurs je n'ai pas compris pourquoi Emmanuel Macron a refusé la démission de M. Nunez. D'abord parce que M. Nunez l'a reconnu lui-même, des dysfonctionnements ont eu lieu. Un jour il a même dit, je crois qu'hier il a dit,
c
'est un petit dysfonctionnement ou un petit raté. Non, c'est un gros raté, c'est un gros dysfonctionnement.
J
'apprends par M. Odoul qu'il n'était même pas présent. Ce qui a répondu à Laure Lavalette. Oui, alors c'est encore plus grave.
Là
cette fois il allait s'en occuper.
Ah oui
?
Enfin, donc je pense que s'il avait démissionné et que Macron accepte sa démission, ça aurait donné un signal quand même d'une prise de conscience. Il aurait fallu le remplacer, bien sûr. Mais on trouve toujours des volontaires pour aller au gouvernement.
Ah
oui ? Oui, enfin pour être efficace c'est moins évident.
Alors on ne parle pas de la même chose
effectivement.
Pour
y aller il
y
a des volontaires s'ils sont bons.
Donc j'espère que samedi les choses seront en ordre, c'est le cas de le dire. Il y aura assez de forces de sécurité parce qu
'il
y a eu non seulement un manque d'anticipation, ils l'ont reconnu, mais en plus une mauvaise application des consignes. Six consignes il y a eu parce qu'on ne sait même pas quelles consignes ont été données.
Exactement, elles ont été assez floues et assez contradictoires. Emmanuel Macron était en déplacement aujourd'hui à Doha. Il s'est exprimé notamment sur le fait qu'il a refusé aussi l'état d'urgence.
Écoutez-le. Il faut là aussi savoir raison garder.
Tout
ce que je vous ai dit et qui permet d'ailleurs de retrouver le calme depuis lundi,
n
'a pas besoin de l'état d'urgence. On a des dispositifs dans notre droit
qui
permettent à nos préfets, au regard de la situation locale, de prendre des couvre-feu, d'interdire des regroupements.
Nous
avons en parallèle évidemment les enquêtes qui se poursuivent. Des premières décisions de justice sont tombées
et
donc ça nous irons au bout avec la plus grande fermeté. Donc tout ça ne requiert pas l'état d'urgence. Évidemment, si la situation le justifiait,
il
pourrait être pris. Mais l'objectif que nous poursuivons, c'est un retour au calme par la fermeté, par les mesures d'ordre
et
pour les demandes légitimes par le dialogue.
–
Geoffroy Lejeune, pas l'état d'urgence, dit le président de
la
République. On n
'en
a pas besoin, dit-il.
On
va voir
samedi.
– J'ai écouté la déclaration en direct ce matin et j'avoue, je suis un peu surpris, si vous voulez, parce qu'il y a une forme… En fait, moi, ce qui me dérange le plus depuis le début de cette séquence, c'est le syndrome de « c'est pas notre faute, on n'est pas responsable ». Il y a eu un raté gigantesque qu'on a tous vu à l'œil nu le week-end dernier, malgré, je crois, les alertes du renseignement, etc. Le gouvernement a été le seul à être surpris de ce qui s'est passé. Et depuis, on nous explique que, par contre, il ne fallait pas faire différemment, mais en même temps,
on
va faire complètement différemment samedi prochain. Donc, moi, je suis un peu perdu. Et ensuite, le ton martial adopté par le président de
la
République, moi, je suis très content quand j'entends ça. Le problème, c'est qu'il n'a absolument pas la main sur les condamnations. Et on a quand même quelques exemples récents qui peuvent nous prouver. Par exemple, elles étaient faméliques après les incidents, après la victoire du PSG l'été dernier. Donc, si vous voulez, ça fait beaucoup de gesticulations, de moulinets pour un résultat qui ne change pas et des images qui se répètent. Donc, je commence à trouver ça un peu agressif.
Écoutez, on verra sur le dispositif du maintien de l'ordre. J'aimerais qu
'on
s'intéresse maintenant aux commerçants. Nombre d'entre eux ont été attaqués, pillés, vandalisés. On va d'abord écouter un commerçant dans le 11e arrondissement de Paris. On ira ensuite à Marseille aussi pour voir et à Nice. Là, il a été vandalisé parce qu'il y avait une banderole, enfin, un drapeau LGBT au-dessus de sa boutique. Écoutez son témoignage.
C
'est
un
magasin de PD, c'est un magasin de PD. Il faut qu
'on
le casse. Ils se sont approchés de moi.
Je
me
suis
fait agresser, PD, PD, magasin de PD. Pourquoi ils ont dit magasin de PD ? Il y avait un grand drapeau LGBT derrière la vitrine parce qu'on avait fait un événement pour la guépreuve. En fait, ils m'ont poussé, craché dessus en me disant c'est ton magasin, c'est ton magasin. C'est un magasin qui existe depuis 25 ans. Ce que nous ont dit les policiers, le fait qu'il y avait un drapeau LGBT en vitrine, c'est ça qui a poussé à la haine en plus. Je pense que c'est même que des homophobes. C'est que je me retrouve pour avoir une plainte agressive et violence homophobe pour quelqu'un qui n
'est
pas homo.
Voilà pour ce commerçant qui a témoigné de la violence qu'il a subie. On va s'intéresser maintenant à Nice. Là, c'est un magasin de moto qui a été complètement ravagé.
Juste ici, on s'est couché par terre quand il
y
a eu l'effet d'artifice. Vraiment juste là, ils les ont envoyés ici. On a failli se les prendre en pleine tête avec mes collègues. Pareil pour devant le magasin aussi. On s'en est pris dans les jambes, etc. Donc non, plus de peur que de mal. Mais bon, ça aurait pu vraiment très vite dégénérer.
Il
y avait des barres de fer, des feux d'artifice, des mortiers. Enfin, ça va très très vite. Je suis sûr que
c'est
des gens qui viennent ici. Mais il y en a un qui est sorti avec un casque. On a son visage. Il est passé le matin. On a son nom, son prénom.
Ce qui est hallucinant, c'est que tout le monde sait quasiment qui a fait ça. En tout cas, c'est vrai que les commerçants ont payé un lourd très beau. On a été rejoint par Odélia. Bonsoir, vous êtes pharmacienne. Bonsoir. Votre témoignage a ému beaucoup de gens parce que vous avez été interrogé juste après. Votre pharmacie a été coupée de nom, mais ravagée, saccagée. Où est-ce que vous en êtes là à l'heure où on se parle ? Est-ce que déjà vous avez retrouvé la NIAQ, je dirais, pour reconstruire, j'imagine ? Ça y est,
là.
Ça y est, vous êtes repartie ? Le choc est passé. Le choc est passé. Vous avez déblayé
un peu
? Non, je n
'ai
pas encore le droit.
Parce
que l'expert d'AXA vient demain matin. Donc du coup, on va voir. Mais là, ça y est, le choc est bien passé. J'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup pleuré. Et là, ça y est, voilà. Maintenant, j'ai changé d'état d'esprit. Je suis... Je veux recommencer. Je veux tout déblayer, tout ranger, tout réarranger, réouvrir le plus vite possible, même si c'est avec des meubles de fortune.
Il
y a quelque chose d'hyper positif dans cette histoire, mine de rien. C'est que j'ai reçu un soutien de la part du monde entier complètement délirant. C'est vraiment génial. Parce que des dizaines de gens que je ne connais pas du tout m'ont envoyé des messages, que ce soit... Alors, on a une chaîne Instagram qui s'appelle Madame Farma où les gens m'ont envoyé mille messages. Je n
'ai
même pas eu
le
temps de répondre à tout le monde, mais je le ferai. Mais on a des gens dans la rue qui m'arrêtent du coup avec les différents passages qui me reconnaissent et qui me disent tout mon soutien. La façade de ma pharmacie, c'est devenu un mur où tout le monde a tagué des messages de soutien. Franchement, je remercie le monde pour ça parce que sans ça, je ne tiens pas. Vraiment, ça a été le baume au cœur qui me manquait. Alors après, oui, voir
l
'œuvre de sa vie détruite en
quelques
heures,
c
'est violent. C'est violent. C'est très,
très violent. Et d'autant que vous nous avez dit à ce moment-là, moi, j'ai des médicaments pour des gens qui sont malades. Rachel, on a tous été émus parce que vous nous disiez, il y a un
médicament qui est
hyper cher dans mon frigo qui a été saccagé.
Le
degré, je
veux dire, le degré,
c
'est que j'ai découvert l'histoire sur TikTok. Je n'avais pas mon portable.
J
'étais pour une fête de famille à Strasbourg. Il y a un ami de ma sœur qui lui a écrit un message disant, dis-moi, ce ne serait pas la pharma de ta sœur. Et donc, je tape pharmacie, République, saccagé et je tombe sur ça. Et donc, je fais une énorme crise d'angoisse en me disant, mon Dieu, c'est chez moi, c'est chez moi, c'est chez moi. Au second, c'est chez moi. Et en fait, à ce moment-là, je me suis dit ça. J'ai appelé le patient pour lui dire, on va avoir un problème avec votre traitement, là, je sens. C'est le premier
coup de fil que vous avez
passé ? Le premier. C'est vraiment parmi les premiers coups
de
fil que j'ai passé parce que je me suis dit, mais mince, comment il va faire ? Parce que là, je me suis dit, ils vont tout ravager. Je me suis dit, allez, peut-être qu'il... En fait, je l'ai appelé au moment où j'ai vu que ma caméra de surveillance ne fonctionnait pas. Parce qu'ils me disent, ils
ont
dû couper le courant, donc je n
'ai
plus de frigo.
Et là, vous avez dit son traitement. Et là,
je dis, le traitement... Lui, c'est question vie
ou
mort. On
est d'accord. Il
en a besoin.
C'est primordial. C'est obligatoire. Ça va plus faire des douleurs qu'un décès. Mais c'est...
Mais c'est évident.
On a la limite. Voilà.
Julien, quand vous entendez ces témoignages, quand on voit les images, on se dit, évidemment, que ces commerçants ont été abandonnés. Évidemment.
Tout
à fait. Et c'est vrai que votre témoignage est bouleversant. Parce que, en fait, vous appartenez
à
cette France silencieuse, cette majorité silencieuse qui travaille, qui respecte les règles, qui respecte les lois, qui se lève tous les matins et qui est dévastée, ravagée, pillée en quelques heures. Parce qu'à la fois, des racailles et des pilleurs ont décidé de s'adonner à leur passe-temps favori et de réduire votre outil de travail en un champ de ruines. Et puis, parce que le gouvernement, un État, n'a pas fait son travail. Et c'est ça qui est insupportable, c'est que vous, tous les matins, vous vous levez, vous décidez de servir nos concitoyens, vous avez votre activité, vous ne demandez rien d'autre.
Vous, effectivement, on vous rattrapera si vous ne réglez pas vos charges, si vous ne réglez pas ce que vous devez. et vous avez une autre France qui a l'impunité pour tout dévaster, pour tout casser et pour, encore une fois, dénaturer totalement notre pays. C'est ça qui est insupportable. Et bravo, en tout cas, de garder le moral et de rester positive compte tenu de ce que vous avez vécu.
Odélia. Ça fait très bizarre de se revoir encore. Oui, oui. Parce que la journaliste, elle était vraiment là au bon moment pour elle. C'était vraiment, elle m'a dit, est-ce que je pouvais interviewer ? J'ai dit, mais qu'est
-ce que
je
pouvais
interviewer, il
n
'y a plus rien. Donc, j'étais vraiment, j'étais au bout du rouleau à ce moment-là, c'était affreux. Parce que vraiment, je découvrais en même temps que, en
même temps qu'elle, quasiment,
le désastre. Et honnêtement, je ne m'attendais pas à un tel degré de désastre. De désastre,
oui.
Il y a des, vous voyez, les gondoles, là, par exemple, qu'on voit à
l
'intérieur, on les a dessinées. C'est pas du, c'est pas de la, c'est vraiment, c'était du sur-mesure. On voulait que ce soit d'une certaine façon, ma pharmace, c'était vraiment un cocon. C'est vrai qu'honnêtement, le métier de pharmacien, c'est un métier dont on parle peu. Mais les gens peuvent venir à n'importe quel moment pour un conseil, une écoute, un petit problème. Vraiment, c'est un gros problème. Un gros problème, bien sûr aussi. Il
y
a des gens qu
'on
suit tout le temps, tous les mois. Alors, honnêtement, c'est vrai qu'il y a des casseurs, mais de tout temps, il y a toujours eu des gens qui enfreignent la loi et
qui
font des horreurs de ce genre-là. Mais c'est pas la France,
je
les défends pas loin de là, mais c'est pas la majorité des Français. C
'est
une très petite minorité qui nous a certes bien pourri ce week-end, qui nous a vraiment pourri la vie à beaucoup de monde. Mais vraiment, moi,
ce
que j'ai vraiment retenu de cette histoire, c'est le
degré
de soutien des Français. Et ça,
vous avez raison de souligner.
Et à ce moment-là, franchement, j'ai eu un élan de... J'adore mon pays, énorme, après ça. C'est marrant, c'est un peu paradoxal. Je devrais dire que j'étais à ce pays, je vais partir. Mais en fait, j'ai eu vraiment un élan de... De
solidarité.
Ok, il y a des gens pourris, mais des gens pourris, il y en a eu, il y
en
aura toujours. Et la
majorité de la population a eu un...
Il
y
en a un peu plus qu'avant.
Ce
que l'on vit depuis 10 ans, objectivement, et malheureusement, que ce soit les journalistes, les commentateurs ou les simples citoyens, voient le climat d'ensauvagement, le climat de violence qui n'existait pas auparavant. Effectivement, il y
a
toujours eu des individus malhonnêtes,
il
y
a
toujours eu des délinquants,
il
y
a
toujours eu des criminels. Mais ce niveau-là de sauvagerie, et surtout ce niveau de récidive et d'impunité, on ne
l
'avait jamais connu. C'est ça le grand changement.
Impunité, on verra les comparutions médiatiques. Exactement, mais l'intensité de cette violence, c'est ça qui est très choquant. Et moi, j'en veux une nouvelle fois, et pardon d'insister, parce que cette violence-là,
elle
a été nourrie par une idéologie qui, au nom du bien, au nom de l'humanitaire, au nom de la décolonisation, au nom du racialisme, au nom de toutes les formes d'injustice, on va défoncer une pharmacie qui est vitale pour certaines personnes. Une pharmacie,
une
boulangerie,
un monoprix, des libraires. C
'est une marque, mais des chaussures, André ?
Chaussures de sport.
Chaussures de sport, mais de tout, ils ont tout pris. Oui,
j
'entendais Alain Duhamel, qui est un expert de la politique française depuis très longtemps. Qui ? Alain Duhamel. Ah oui, Alain Duhamel, pardon, je n'avais pas entendu. Vous savez, ce journaliste... Ah mais écoutez, oui, c'était mon
part de mémoire, donc je vois bien qui est Alain Duhamel.
Il
m'a surpris en disant l'autre jour qu'en mai 68, les choses avaient été beaucoup plus violentes. Moi,
j
'avais 12 ans, mais enfin, je ne crois pas qu'en mai 68, on est assisté à un tel déferlement
de violences.
En 68, les étudiants
jetaient
des pavés sur les forces de l'ordre,
c
'est vrai, boulevard Saint-Michel, boulevard Saint-Germain, mais ils n'attaquaient pas les vitrines. Là, on a eu affaire à
des filles. Ce n'est pas mieux d
'attaquer un policier, on
est d'accord. Non, bien sûr,
il
n
'y a pas eu cette espèce de déferlement. Vous
n'avez pas jeté
des pavés, André ?
Comment ?
Vous avez jeté des pavés,
vous
?
Ah, ça va,
alors.
Ça va.
Mais j'aurais peut-être fait mes 68 si j'avais été plus âgé. Mais en tout cas, je ne
vois
pas pourquoi Duhamel dit que c'était plus violent en 68. Ce qu'on a vu ce week-end était plus violent que ce qu'on a vu en 68.
On va juste écouter
Claude Maluret, qui est sénateur, qui a inverti le gouvernement. Il dit que le 17 octobre, pour lui, ce n'est qu'une répétition générale.
Écoutez
-le. Le 17 octobre n'était qu'une répétition générale. L'objectif est de continuer jusqu'à ce que les deux extrêmes se retrouvent face à face au deuxième tour de la présidentielle. Et lorsque l'un d
'eux
aura gagné, l'autre aura trouvé le prétexte pour finir d'enflammer le pays.
Je
ferai le jeûne sur ce que dit Claude Maluret, puisqu'on vient d'entendre de la part de cette commerçante, cette pharmacienne, qui dit « Ben voilà, il y a le pire et il
y a
le meilleur aussi en même temps ».
C'est des choses très différentes. Moi, je vous trouve très courageuse parce que dans votre histoire,
il
y a à la fois la détresse qu'on a tous ressentie, vous plus que nous, mais qu'on a tous ressentie ce week-end. Et en même temps, quelques jours après, vous êtes déjà remonté sur votre cheval et vous êtes prête à voir le positif et à rouvrir votre pharmacie. Donc, je trouve ça magnifique. Sur ce que dit Claude Maluret, je suis beaucoup moins à l'aise. Pardonnez-moi, mais en fait, on est en train de vivre la dictature du relativisme. On a des émeutiers,
des
casseurs, vous les appelez comme vous voulez, qui sont la Nouvelle France de Mélenchon, en gros, c'est-à-dire les gens qui viennent des banlieues et ceux qui viennent d'extrême-gauche qui ont mis à sac plusieurs grandes villes dans ce pays. Et ils trouvent le moyen de mettre dos à dos le RN et Mélenchon. Ça n'a absolument rien à voir. Par ailleurs, il dit en attendant que l
'un
et l'autre gagnent pour finir de mettre à sac le pays. On va pouvoir demander à M. Oudoul, mais est-ce que si par hasard Mélenchon gagne, vous allez déclencher des émeutes et mettre le feu partout ? Je ne
suis
pas sûr. En tout cas, je ne
l'ai
pas lu dans votre programme.
Ce
n
'est pas le genre de la maison, en tout cas. Et effectivement, Claude Maluret, qui dans son obsession à la fois anti-LFI, et on peut la comprendre, et anti-RN, met nos deux parties sur le même plan, je n
'ai
pas entendu Marine Le Pen exhorter des hordes à s'interposer, à passer à l'acte. Je n
'ai
pas entendu des maires du RN légitimer la violence. Ça n'existe pas. Et d'ailleurs, on observe quand même un deux poids deux mesures, puisque si le quart des propos qui ont été tenus par les membres de la France insoumise avait été tenus par des membres du RN, je pense qu'il y aurait eu des sanctions extrêmement fermes. Je pense qu
'il
y aurait eu des révocations. Et peut-être la question de
l
'interdiction du RN aurait été posée. Mais j'observe que pour la France insoumise, il
y
a un climat d'impunité, comme pour les ministres d'extrême-gauche et comme pour les racailles de banlieue, tout est permis, tout est possible. Les propos les plus jorduriers, les plus incendiaires, les plus stigmatisants, les plus violents, les plus antistémiques, les plus racistes, tout est possible.
Julien Odoul