Delphine Batho, Députée écologiste - Valérie Nataf
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:41OuverteRéponse directe
Quel est votre ressenti sur les annonces d'Élisabeth Borne pour la planification écologique ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Les Français sont-ils irresponsables face à la crise climatique ?
- 4:18OuverteRéponse directe
Vous parlez d'une écologie politique en régression, pouvez-vous l'expliquer ?
- 5:45OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que révèle l'invitation de Médine aux journées d'été d'EELV ?
- 9:24OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de l'autorisation de vendre du carburant à perte ?
- 11:35OuverteRéponse directe
L'augmentation de l'enveloppe pour la rénovation thermique est-elle suffisante ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:18Delphine BathoFait
« en juin 2020, il y a eu une convention citoyenne pour le climat qui avait fait 149 propositions dont la plupart ont été balayé du revers de la main par le gouvernement. »
- 5:45Delphine BathoFait
« il y a un potentiel énorme. Il y a un potentiel dans la jeunesse, il y a un potentiel sur le terrain, il y a plein de gens qui font des choses formidables. »
- 7:11Delphine BathoFait
« l'antisémitisme c'est la clé de voûte de tous les complotismes. »
- 11:35Delphine BathoFait
« il faut penser la rénovation des logements pas simplement pour faire des économies de chauffage, mais aussi pour protéger la santé pendant les vagues de chaleur. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Valérie Nataf nous a rejoint en studio pour son émission La France en chantier. Bonjour Valérie. Bonjour. Bonjour Margaot. Très très impatient de parler. Je vous ai coupé la parole pardon. [rires] Et votre invité cette semaine Delphine Bateau, député écologiste des deux cèdres, coordinatrice nationale de génération écologie et ancienne ministre de l'écologie. Bonjour. Bonjour. Soyez la bienvenue. Alors après plusieurs mois de report, Ellisabeth Borne a présenté hier au chef de partie sa feuille de route pour la planification écologique, la France ensoumise a boycotter la Runion. Le PS estime que la guerre contre le climat suppose une économie de guerre et qu'on en est très loin. Seule la secrétaire nationale d'Europe écologie les Ver salut finalement un constat très
complet, très lucide et assez inédit. Euh, quel est votre ressenti à vous Delphine Bateau sur les annonces faites hier par Ellisabeth Borne et qui vont être complétées la semaine prochaine par Emmanuel Macron ? On a un gouvernement en fait qui traite les enjeux écologiques depuis longtemps comme une séquence de communication et qui est aussi un peu dépassé par les événements dans une forme d'affolement parce qu'il y a une grande différence entre euh prendre connaissance des données scientifiques sur ce que ça veut dire un réchauffement planétaire de 1,5 ou 2° et le vivre et se prendre le mur de la destruction écologique. Je pense qu'on peut dire que cet été, il y a pas
une personne qui a vécu un été normal ni en France, ni en Europe, ni dans le monde. Et donc, on a un gouvernement qui font un peu comme font certaines banques ou même certaines compagnies pétrolières, c'est-à-dire il y a la séquence un peu green washing et quelque part ça fonctionne en terme de de communication. Euh et donc on peut se demander euh pourquoi et le diagnostic euh que je pose euh c'est que quelque part ça marche parce qu'il n'y a rien en face et que nous sommes euh dans une situation euh où euh il y a une faiblesse de l'écologie politique et où
pire elle est en voie de régression. Euh ce qui permet donc au gouvernement de faire des numéros euh pendant que dans le concret d'un certain nombre de décisions gouvernemental lourde euh ben on construit euh l'autoroute à 69 et je veux dire mon soutien à la grève de la fin de de Thomas Brail en ce moment même on importe du gaz de chiste des États-Unis. On soutient l'exploitation d'énergie fossile par le groupe Total en Ouanda euh ou euh euh en Guinée et bon euh en Papoisie Nouvelle- Guinée. Donc en [raclement de gorge] fait tout continue comme avant. Alors vous dites une écologie politique en régression. Oui. Euh
vous allez nous nous l'expliquer mais les irresponsables, est-ce que ce ne serait pas nous tous ? En 2023, on est il y a un retour au niveau d'avant pandémie pour le transport aérien. C'est bien nous qui prenons l'avion. La consommation d'essence est au plus haut depuis 20 ans. L'Ultrafast fashion, on la voit tous les jours dans nos villes et dans nos villages. Donc nous sommes incorrigibles. Est-ce que nous sommes anxieux ou est-ce que nous sommes compulsifs sur la consommation ? Un peu tout ça à la fois. [raclement de gorge] Euh mais euh le changement dont nous avons besoin, c'est pas juste une question de changement des comportements individuels. Euh la plupart des personnes sont prisonnières de mode de vie. par exemple
la dépendance à la voiture, c'est dans la dans la plupart des situations, on a allongé la distance pour aller au travail, on a construit des centres commerciaux à l'extérieur des des villes. C'est une situation qui est une situation subie, mais c'est vrai, on hérite aussi d'un imaginaire euh qui qui est celui de nous avoir raconté pendant des décennies que la croissance fait le bonheur, qu'on s'épanouit en consommant toujours plus. Et cette façon de vivre là, elle n'est elle n'est plus possible mais elle dépend de décision des pouvoirs publics. Je veux rappeler parce qu'en fait on a l'impression que euh on passe là un nouvel épisode avec la la planification écologique comme s'il y en avait pas eu avant. Euh en juin 2020, il
y a eu une convention citoyenne pour le climat qui avait fait 149 propositions dont la plupart ont été balayé du revers de la main par le gouvernement qui étaient des propositions qui émanaient des citoyens de toute catégorie sociale et qui justement montrait le le chemin en fait de de d'un changement désiré volontaire qui passait aussi par une rupture avec ce modèle de société d'ultraconsommation et toutes ces propositions-là, toutes les propositions qui touchaient justement à la consommation ont été mises de côté. Alors, vous parlez d'une écologie politique en régression, vous nous expliquez, vous voulez dire que l'écologie politique s'est perdue dans des combats qui ne sont pas les combats
prioritaires. Les écologistes ne sont pas perçus comme des gens sérieux. Alors, ça renvoie à des déclarations à l'emporte-pièce et irritante. En tout état de cause, le travail n'est pas fait pour construire une majorité sociale, culturelle et politique autour de la transformation écologique alors qu'il y a un potentiel énorme. Il y a un potentiel dans la jeunesse, il y a un potentiel sur le terrain, il y a plein de gens qui font des choses formidables et je crois que très majoritairement, on peut dire que le niveau de conscience des Françaises et des Français sur la gravité en fait de de la situation, sur le plan du climat, sur le plan de la biodiversité, elle est là. Donc le potentiel, il est
là et ça renvoie donc à pour une part euh un problème de travail, pour une autre part un problème de fond euh qui est le rapport à la à la croissance économique et la nécessité d'assumer de vouloir organiser la décroissance. Et pour une autre part aussi, et c'est important au sujet régalien, euh un parti de gouvernement, un parti qui aspire à gouverner la France n'invite pas à son université d'été quelqu'un qui fait des des jeux de mots sur la choa. Vous faites donc la allusion à Médine, invité aux journées d'été euh d'Europe écologie les verts. Vous n'êtes pas allé à ces journées. Non. Parce que vous estimez que euh Médine n'a rien à y
faire, parce que vous estimez que l'antisémitisme ne peut pas être une une valeur qu'on porte en bandoulière. Pour quelle raison vous n'y êtes pas allé ? J'avais décidé avant de ne pas y aller et ça m'a ça m'a renforcé cette décision. J'avais j'avais décidé de de ne pas y aller parce que moi je je dirige une formation politique qui est génération écologie et qui ne partage pas un certain nombre d'orientations et on avait déjà vécu de précédentes journées d'été des écologistes qui nous avaient fait prendre la décision de de pas s'y associer avant même en fait cette cet épisode désastreux. Mais évidemment, pour moi, la question de la lutte contre les l'antisémitisme est un
est un fondamental. Euh et donc il peut on il peut pas y avoir euh euh d'absence de clarté euh d'acceptation même de toute forme d'insinuation euh sur ce sur ce terrainlà. Qu'est-ce que ça révèle sur et c'est important pour les écologistes parce qu'en fait l'antisémitisme c'est la clé de voûte de tous les complotismes. Donc euh au-delà même du seul sujet euh de de la constante historique de fer du juif le bouqu émissaire universel, c'est la clé de voûte de toutes les théories complotisme qu'on voit et qu'on est en train de vivre y compris sur le sur le plan écologique. regarder ce qui se passe sur les réseaux sociaux avec le le retour du climatobscurantisme,
c'est les mêmes en fait. Mais qu'est-ce que cela révèle selon vous cette ambiguïé par les par Europe écologie les verts de cette invitation à Médine ? Euh dans dans quel sens vous voulez dire ce que ça qu'est-ce que qu'est-ce qu'est-ce que ça signifie ? Ça ça révèle ce que je ce que je vous disais sur les sur les questions régaliennes quand on veut diriger la France. euh on et exercer les responsabilités. Euh on sait que les questions euh régaliennes et de rapport à la République sont absolument euh centrales. La question des valeurs, elle est absolument euh central. Et euh je veux préciser, je suis pas du tout en train de dire euh qu'Europe écologie les Vert est un est un parti euh antisémite,
hein, attention. Euh mais c'est une c'est une c'est une faute et et c'est ce qui explique euh des positions comme celle-ci, mais d'autres aussi. C'est ce qui explique qu'il y a plus qu'un yatus énorme entre le potentiel qu'il y a dans la société française sur l'écologie et sa son absence de déboucher politique. Et cette absence de déboucher politique, bah elle rétroagit sur tous les combats euh parce que on ne gagne pas contre telle autoroute, on ne gagne pas sur les sur les bassines parce que il y a un rapport de force politique aujourd'hui malheureusement défavorable et c'est pas une fatalité. Il y a un chemin euh pour en sortir et il y a un chemin pour construire une écologie politique sérieuse et crédible en France. Le temps
fil, je voudrais vous interroger sur la première ministre qui a annoncé l'autorisation temporaire pour les distributeurs de vendre le carburant à perte. C'est une façon d'alléger les coûts de cette rentrée car l'essence et le gazol ont atteint des prix exorbitants. Vous êtes député d'une zone rurale donc vous connaissez parfaitement la problématique. Qu'est-ce que vous pensez de cette initiative ? Est-ce que c'est toujours la même histoire ? fin du monde contre fin du mois et bien ça relève d'abord de l'improvisation totale qui est lié un mauvais diagnostic. Euh je vous rappeler quand même que il y a 1 an le ministre de l'économie Bruno Lemè nous expliquait que l'inflation se serait finie en décembre 2022. Autrement dit, le gouvernement actuel n'a toujours pas
compris que l'inflation euh c'est le résultat de l'obsession pour la croissance économique. Euh et donc on a une dépendance totale à la flambée du baril de pétrole mais qui est asymétrique. C'est-à-dire qu'en fait quand le baril de pétrole augmente, les prix à la pompe augmentent. Et quand le prix du baril de pétrole diminue, bah les prix à la pompe, il diminuent pas autant que qu'à diminuer le le baril de pétrole. Donc moréalité, il faut sortir à toute vitesse des énergies fossiles pour des raisons climatiques, mais aussi pour des raisons sociales et pour des raisons de pouvoir de vivre parce que on a on a un boulet au pied en fait avec cette dépendance aux énergies fossiles. Et ensuite, bon là, le dispositif qui
est qui est choisi, qui est un dispositif pour pour la grande distribution, c'est évidemment pas du tout pas du tout efficace et par ailleurs, il est pas ciblé non plus territorialement ou socialement. Donc ça fait très longtemps que nous disons que par rapport à cette problématique des des prix de l'essence, la solution c'est d'avoir des mécanismes qui protège les personnes qui vivent dans des territoires qui sont dépendants à l'usage de l'automobile et non pas à tout le monde. D'accord. Mais dans le même entretien, Ellisabeth Borne annonce vouloir augmenter l'enveloppe pour la rénovation thermique des logements de 2 milliards4 à 4 milliards en 2024. Est-ce que c'est assez ambitieux pour vous ? Parce que
j'entendais François même dire que la rénovation thermique, ça c'était un sujet d'écologie qui pouvait rassembler tout le monde. Ça fait ça fait quoi ? 30 ans qu'on le dit. Euh donc si ça avance euh ce sera tant mieux. Euh mais maintenant, il faut penser la rénovation des logements pas simplement pour faire des économies de chauffage, mais aussi pour protéger la santé pendant les vagues de chaleur. Donc il y a il y a beaucoup de changements à apporter dans ce domaine. Et il y a aussi un problème qui n'est pas simplement un problème de montant budgétaire, qui est un problème d'accompagnement des gens, qui est un problème de recrutement dans les métiers du bâtiment, qui est un
problème de simplicité des des démarches et je pense à beaucoup de personnes qui ont été sur le le site internet ma prime rénov à des entrepreneures et entrepreneurs des deux CV qui sont dans les métiers artisans du bâtiment qui s'arrache les cheveux en fait avec la la BU bureaucratie et et les mécanismes technocratiques en fait qui font que entre le moment où vous décidez de faire des travaux sur une maison et le moment où les travaux ont lieu, il y a un gros écart et surtout le problème majeur c'est ce qu'on appelle le reste à charge. C'est-à-dire qu'en fait sur une maison où il faudrait par exemple mettre 30000 € de pour tout changer en fait si vous si vous si le
foyer qui est concerné vous lui dites bah voilà vous allez avoir une aide de 16000 € ou de 18000 € et puis le reste c'est à vous de le trouver. Les gens n'ont pas tout simplement pas les moyens. Donc en fait la vraie question prioritaire s'il y a des moyens supplémentaires, c'est le zéro reste à charge pour les ménages modestes. Le premier ministre grec a qualifié il y a quelques jours l'urgence climatique d'une guerre en temps de paix. Lui dont le pays a été éprouvé, on son on s'en souvient, par des incendies, des inondations hors normes. Est-ce que vous reprenez cette expression à votre compte ? La guerre en temps de paix. Euh j'avais fait un débat avec François Ruffin sur cette notion soit de guerre,
soit de d'économie de guerre pour lutter contre le réchauffement climatique. Euh en fait, il s'agit d'éviter la barbarie. Euh donc je je ne sais pas si si le terme de guerre, voyez, il il correspond parce que il s'agit de rester vivant, il s'agit de vivre en harmonie en fait avec le climat, avec la biodiversité. Euh il s'agit de changer complètement de de modèle. Et dans cette idée de guerre, implicitement en fait, il y a l'idée que bon, il y aurait une bataille à à livrer, puis une fois que la bataille est gagnée, euh on revient comme avant. Euh on est dans des changements qui sont irréversibles. Euh la hausse du niveau
de la mer est certaine et irréversible. La fonde des glaciers est certaine et irréversible. La multiplication des événements extrêmes est certaine et irréversible. Donc ça veut dire deux choses. D'abord qu'il est encore temps de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre pour éviter que ça empire. Et la deuxième, c'est qu'il va falloir aussi organiser notre résilience face à des changements de nos conditions de vie qui vont se qui vont se produire et qui mettent en danger la santé et la sécurité de la population. Vous savez que le nombre de morts des vagues de chaleur en France est par exemple complètement sous-estimé et sous-évalué par le gouverement parlé de 400 de 400 au mois d'août mais en fait la manière dont santé publique France euh
compte c'est les personnes qui sont mortes pendant la vague de chaleur ou dans les 3 jours. Donc ça veut dire que toutes les personnes dont les organismes ont été profondément affaiblies ou qui avaient d'autres problèmes de santé qui vont décéder en fait dans les semaines voir les mois à venir parce que leur organisme a été a été mis à rue d'épreuve. Ça compte pas. C'est pas pris en compte aujourd'hui dans les données officielles sur l'impact sur la santé des vagues de chaleur. L'autre impact et on le voit aujourd'hui à l'AMP1a et c'est là non plus ce n'est pas nouveau, c'est euh l'immigration climatique. Ce sont les réfugiés climatiques. Ce n'est pas ce qui se passe semble-t-il pour l'instant encore à Lampéusa, mais c'est ça augure de ces flux migratoires qui vont arriver parce
que la désertification avance, parce que les conditions de vie ne sont plus supportables dans un certain nombre de pays du sud. Alors, d'abord dans les situations humaines, en fait les personnes, elles sont et réfugié climatiques et réfugiés politiques et migrants économiques. C'est-à-dire qu'en fait aujourd'hui la masse des déplacements de population elle a lieu à l'intérieur de de l'Afrique que les situations par exemple de famine ou de disparition totale des ressources alimentaires sur un territoire provoque des guerres qui sont souvent d'ailleurs des guerres civiles euh et pas simplement des guerres entre États qui engendrent des déplacements de population. les gens arrivent en ville,
ils tombent sur les réseaux de de traites des des mais aussi de traître de de traite des des êtres des êtres humains. Donc c'est ça la réalité qu'on a en face avec un un problème en fait dans la politique française comme dans la politique européenne qui est de ne pas considérer en fait la racine du problème et la racine des déplacements de population. ce qui renvoie tant au au changement climatique global et à la nécessité de l'endiguer et de le combattre, mais de de savoir aussi quel régime euh on a tenu à bout de bras dans ces pays. On a laissé tomber les mouvements démocratiques. On a une sorte d'effondrement aujourd'hui de des États et on a laissé tomber des mouvements démocratiques. On peut prendre l'exemple du Irak en Algérie,
mais on peut multiplier les exemples dans de dans de très nombreux pays et c'est un mauvais choix parce que on doit soutenir les mouvements démocratiques sur le continent africain et non pas les dictateurs. On va finir puisqu'il nous reste très peu de temps sur les derniers sondages qui donnent tous Marine Le Pen et le Rassemblement national qui progresse dans l'opinion. Certains donnent même Marine Le Pen en tête au premier tour en 2027. Bon tout élection présidentielle, on sait bien à quel point ces sondages là ne disent pas ce qui peut se passer. Mais est-ce que cette progression du Rassemblement national dans les têtes, dans les cœurs,
est-ce que vous avez une idée de comment lutter contre vous ? par un nouveau projet politique euh porteur de d'espérance autour de la décroissance dans ce que ça signifie comme amélioration euh de la vie quotidienne des gens. d'abord en re en en en en reconquérant du temps. Donc c'est le passage à la semaine de 4 jours. Mais par rapport à à à votre réflexion, euh il y a pas de circonstances historiques dans lesquelles l'extrême droite est accédée au pouvoir sans que ça n'ait été précédé par un effondrement de la gauche. Et toutes les personnes, même celles qui sont pas de gauche, devraient s'inquiéter en fait de ce qui se passe
pour cette pour cette raisonlà. Euh la France a besoin pour éviter l'extrême droite euh d'une d'une force progressiste forte en capacité de gouverner, porteuse d'une espérance. Est-ce que c'est la NUPES cette force-là ? Assurément non. Assurément non. Elle a elle a été euh fondée pour permettre de résister lors des élections législatives. Mais l'émiatement qu'on constate aujourd'hui qui est pour moi un effet différé de ce qui s'est passé pendant le la réforme des retraites, c'est-à-dire ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale et l'incapacité euh des forces de gauche à l'Assemblée nationale à être à l'unisson en fait des syndicats et de l'unité syndicale qu'il
y avait pas très lourdement dans ce sentiment d'êtatement. Et la première chose qu'il faut faire euh pour que les choses changent, c'est de rompre avec le présidentialisme. Euh si la gauche continue au petit jeu de la présidentielle, euh ce sera son ce sera son tombeau. Je vous remercie euh Delphine Bateau, merci beaucoup de cet entretien. Margaot, merci à vous Valerinataf et merci à Delphine Bateau, donc député écologiste des deux CF, coordinatrice nationale de génération écologie et ancienne, ministre de l'écologie. Merci beaucoup. Très bonne journée à vous.
Delphine Batho