"Pour l'écologie, pour l'union !" : discours de Marine Tondelier aux Journées d'été des Écologistes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:36Chiffre
« un projet de 577 propositions »
- 4:20Fait
« on vit à crédit sur la planète puisqu'on puise plus de ressources qu'elle ne peut nous offrir »
- 6:55Fait
« les 1 % les plus riches payent proportionnellement à leur revenu moins d'impôts que vous, que moi et que l'ensemble de la population nationale »
- 7:38Chiffre
« les 50 milliardaires les plus riches du monde, tenez-vous bien, émettent autant de carbone en 90 secondes qu'un humain moyen dans toute sa vie »
- 13:27Fait
« l'écologie, elle a un coût, mais l'écologie, ça n'a pas de prix »
- 14:51Chiffre
« l'inaction climatique coûtait au moins c fois plus cher que l'action »
- 16:43Fait
« la crise climatique, c'est une menace vitale, tout le monde l'a compris, au même titre que les guerres qui ravagent le monde jusqu'à nos portes »
- 22:20Fait
« la vraie question c'est pas de savoir si l'écologie impose parfois des limites »
- 29:27Chiffre
« les faits islamophobes ont augmenté de 88 % en 1 an »
- 31:32Chiffre
« il nous reste 8 mois »
Temps de parole
- ?95 %
- non_speech5 %
≈ 10,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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C'est bon, on va pouvoir commencer. Vous êtes bien installé ? Ouais. Parfait. Et ça tombe bien parce que le futur est déjà là. Et pour moi en ce moment, dire cette phrase devrait être une promesse heureuse parce que dans quelques semaines, jours, heure, je ne sais pas, je vais essayer d'attendre la fin de ce meeting, [rires] je vais avoir un enfant. Et oui, [acclamation]
[applaudissements]
comme dirait l'autre, demain si tout va bien, n'est-ce pas ? Et forcément, quand on attend un enfant, le futur devrait être synonyme d'une promesse heureuse parce que ce n'est plus une abstraction le futur. C'est un visage celui de quelqu'un qu'on aime déjà. de quelqu'un qu'on veut protéger, de quelqu'un à qui on voudrait pouvoir promettre que tout se passera bien. Alors, on imagine on imagine les premiers jours, les premiers sourires, les premiers pas, les nuits trop courtes aussi, les journées trop longues, ça ne me changera pas beaucoup. Mais lorsqu'un enfant arrive, agrandit une famille, bouleverse une vie, on imagine forcément un peu plus loin.
On se demande à quoi ressemblera sa vie à 10, à 20, à 30 ans et on finit par se poser cette question toute simple et pourtant vertigineuse, surtout quand on est écologiste. Sur quelle planète va-t-il grandir ? Et ce monde, bah on commence déjà à le voir parce qu'il ressemble malheureusement à l'été que nous sommes en train de vivre. Il ressemble à tous ces printemps silencieux qui avaient état d'annoncer. Il ressemble à tout ce que les scientifiques ont décrit, documenté, expliqué. à tout ce que les écologistes ont dit crier souvent seul moquer dénigré. Ce qui l'actualité montre n'a jamais empêché personne d'avoir raison.
Les écologistes ont toujours regardé l'avenir mais pas juste pour en avoir peur, pas pour s'inquiéter. Nous nous regardons l'avenir pour le changer
[applaudissements] [applaudissements]
et c'est la raison d'être au fond de l'écologie politique, regarder le monde tel qu'il est, comprendre ce qui vient et tout faire. Oui, tout faire pour éviter la catastrophe annoncée qu'elle concerne l'effondrement écologique ou la gauche en 2027.
[applaudissements] [applaudissements]
Comme ça, c'est dit. Voilà ce qui est la responsabilité. C'est pas si compliqué. Et c'est le cœur de notre projet écologique, celui de la prospérité écologique. Un projet de 577 propositions. Merci pour ton enthousiasme. Là, vous allez tous faire un projet de 57 propositions [acclamation]
[applaudissements]
dévoilé en juillet qui doit d'abord permettre de sortir de ce que j'appelle le surendettement climatique parce que depuis des décennies, nous vivons à crédit. On vit à crédit sur la planète puisqu'on puise plus de ressources qu'elle ne peut nous offrir. On émet plus de carbone que nos écosystèmes ne peuvent en absorber. On prélève beaucoup plus dans nos sols, notre eau, nos forêts, comme si nous disposions d'un découvert sans limite. Mais ce surendettement écologique, il finit aussi par devenir un surendettement très concret pour les ménages parce qu'il touche le portefeuille de beaucoup de Français et de Français.
Parce que notre dépendance aux énergies fossiles n'endettent pas seulement la planète, elle endettete chaque française, chaque français. Et je pense que les élus aussi ici peuvent le dire, les collectivités. On a en fait organisé notre économie à crédit sur les limites de la planète quand dans le même temps on enfermait des millions de françaises et de Français dans le remboursement perpétuel de leur dépendance au prix du gaz, au prix de l'électricité, à la au manque d'eau et au prix du pétrole. Notre situation est aujourd'hui une situation de surendettement climatique et celles et ceux qui nous dirigent nous propose de continuer à crédit.
À ce niveau-là, c'est plus un gouvernement, c'est Cofidis.
[applaudissements]
Sauf pour ceux qui n'ont jamais fait de crédis Cofidis [rires] que Cofidis au moins est est obligé d'afficher le taux. Eux ils ont tout fait pour cacher le montant des intérêts pendant 50 ans. Ironique non pour des mozards de la finance ou pas on ne sait pas. Mais il y a une autre particularité de cette dette climatique, c'est que cette dette, elle frappe d'abord celles et ceux qui ont le moins contribué à la faire monter. Les responsables les responsables sont plus protégés et les moins responsables plus exposés. Et c'est pour ça qu'il est temps d'en finir avec les privilèges climatiques [applaudissements][acclamation]
[applaudissements]
et je vous préviens qu'on en reparlera dans cette campagne parce que c'est un message fort [grognement] que notre écologie populaire, c'est celle-là notre écologie, l'écologie populaire, on est d'accord. C'est cela que notre écologie populaire doit imposer dans cette campagne électorale. Une politique publique juste ne doit jamais, jamais, jamais demander les mêmes efforts à des gens qui n'ont ni les mêmes moyens, ni les mêmes responsabilités, ni les mêmes alternatives. [applaudissements]
[applaudissements]
Et aujourd'hui en France, il est indéfendable que les 1 % les plus riches payent proportionnellement à leur revenu moins d'impôts que vous, que moi et que l'ensemble de la population nationale. Alors que les 50 Vous applaudissez les ultra riches mais faites comme vous voulez, chacun son camp. Alors que les 50 milliardaires les plus riches du monde, tenez-vous bien, émettent autant de carbone en 90 secondes qu'un humain moyen dans toute sa vie. Alors oui, il faut l'équivalent d'une nuit du 4 août 1789 pour en finir, personne n'est mort cette nuit-là. J'ai entendu un houla au premier rang. Je vais vous expliquer.
Il faut une nuit du 4 août 1789 pour en finir avec cette situation injuste, intenable, intolérable parce que l'écologie c'est l'égalité.
[applaudissements] [applaudissements]
Petit rappel historique pour le monsieur qui a dit ou là tout à l'heure la nuit du 4 août 1789, ce sont des nobles qui sont montés eux-mêmes à la tribune pour abandonner leur privilège. Et oui, le vicomte de Noaï prend la parole et il explique en substance si vous voulez arrêter cette insurrection, il faut s'attaquer à ce qui la provoque et il propose notamment l'égalité devant l'impôt, l'égalité devant les charges publiques et la suppression ou le rachat des droits féodaux. Et puis après lui succède le duc d'aiguillon. Le duc desigons, c'est l'un des plus grands propriétaires du royaume.
Et puis s'enchaîne les interventions de la noblesse des membres du clerger qui un par un renoncent à leur privilège. Cet été, nos forêts brûlent comme les châteaux cette année-là et le pays suffoque de ce pacte social qui n'en finit plus de se déliter. Alors, je pose la question très sérieusement. Où sont les nouveaux aristocrates du capitalisme prêts à abandonner leur privilège ? [applaudissements]
[applaudissements]
Ça finira par arriver, on le sait toutes et tous, par la force des choses. Et tant que ces privilèges resteront intouchables, alors l'État n'aura pas les moyens. L'État n'aura pas les moyens de faire évoluer notre modèle de protection sociale pour l'adapter au 21e siècle, pour en faire un vrai état providence climatique. Et c'est ce que les écologistes appellent de leur vœux. Et ça aussi, on va en parler toute la campagne. Un état providence climatique.
[applaudissements] [applaudissements]
C'est quoi en état providence climatique ? C'est faire de la santé environnementale une priorité. C'est renforcer la prévention et ouvrir des nouveaux droits comme le droit à une alimentation à une eau comme le droit à un environnement non toxique comme le droit à un congé climatique. On en aurait besoin cet été. Non. Et puis il faudra aussi réformer le régime des catastrophes naturelles. Il faudra indemniser les pertes des récoltes. Il faudra prendre en charge les conséquences des retraits gonflement argiles. ou encore, je sais que vous tenez beaucoup à cette proposition, mettre en place une sécurité sociale de l'alimentation
[applaudissements] [applaudissements]
et au cœur de cette protection, comment ne pas protéger celles et ceux qui nous protègent toute l'année ? J'ai nommé les pompiers.
[applaudissements]
J'envoie au 3e rang. Je vous demande qu'on applaudisse très très fort.
[applaudissements]
Bravo. Il y en a peut-être d'autres. [applaudissements] Merci les pompiers. Bravo les pompiers. On sera toujours là pour défendre vos droits. Les écologistes ont présenté cet été un plan complet de lutte contre les incendies et d'aide des celles et ceux qui les combattent. et nous sommes les seuls à l'avoir fait. C'est absolument. On demande une chose simple, que les suites législatives soient enfin données au beau de la protection de la au bovau de la sécurité civile qui a été organisé maintenant, qui s'est même terminé il y a plus d'un an et qui n'a toujours pas eu de suite à donner. et on demande que ça arrive dès la rentrée.
[applaudissements]
Et [applaudissements] ça tombe bien, ça tombe bien parce que ce texte, il a déjà été déposé à l'Assemblée nationale par les écologistes, par une députée qui s'appelle Sandra Régol et nous serons d'ailleurs la seule famille politique à recevoir toute l'insert syndicale de la profession, c'est demain et je sais qu'on pourra compter sur vous pour leur faire le meilleur accueil.
[applaudissements]
[acclamation] Non mais sans déconner, comment ce gouvernement a pu annuler des commandes de Canada, renoncer à la construction d'une base aérienne dans les landes pourtant promise par l'État en 2022 qui aurait évidemment permis d'accélérer l'arrivée des moyens d'intervention sur place en Giron de cet été. Comment a-t-il pu diviser le fond vert par 4 en 2 ans et autant fragiliser le dispositif MA Prime Renov comme vous le savez destiné à améliorer l'isolation de nos logements. Ils portent le macronisme mais ils incarnent l'anacronisme.
[applaudissements] [applaudissements]
Et pour justifier ces renoncements, je sais pas si vous avez remarqué, c'est toujours le même argument. L'écologie coûterait trop cher, un luxe. Nous, on leur répond très calmement oui, l'écologie, elle a un coût, mais l'écologie, ça n'a pas de prix.
[applaudissements]
Comment ? Comment on peut considérer et expliquer que c'est trop cher quand même l'économiste qui a écrit le programme d'Emmanuel Macron en 2017, pas de ma faute, lui même lui, il dit que non seulement c'est atteignable, c'est possible, mais il dit aussi que c'est indispensable et surtout combien ça nous coûte de ne pas le faire ? Combien ça coûte une forêt qui brûle ? Combien ça coûte une récolte perdue ? Combien ça coûte une maison fissurée par la sécheresse ? Combien ça coûte une ville inondée ? Combien ça coûte une journée de travail devenue impossible sous la canicule ? Combien ça coûte une santé perdue ? Et surtout combien ça coûte une vie ?
[applaudissements] [applaudissements]
trop cher pour les macronistes. Voilà l'absurdité fondamentale de leur raisonnement. Ils comptent toujours le coût le coût de l'écologie mais jamais la facture de l'inaction. Et les économistes l'ont chiffré, ils ont dit que l'inaction climatique coûtait au moins c fois plus cher que l'action. Voilà pourquoi je le dis, je le dis et je le redis. L'écologie, ça n'a pas de prix.
[applaudissements] [applaudissements]
La France sait pourtant ce que signifie prendre une menace au sérieux. Quand Vladimir Poutine a envahi l'Ukraine, notre pays et l'Europe ont su réagé et on les a soutenu. On a débloqué des moyens exceptionnels. On a modifié nos priorités. On a accepté de bouleverser ce qui la veille encore semblait intangible parce que quand l'essentiel est menacé, on ne demande pas d'abord combien coûte sa défense. On commence par le défendre instinctivement. C'est comme ça qu'on fait.
[applaudissements]
Alors, pourquoi nos dirigeants sont-ils incapables de faire preuve de cette même détermination face au dérèglement climatique ? Pourquoi ? Pourquoi continue-t-il à traiter comme une politique sectoriale ce qui engage notre sécurité, notre souveraineté, notre alimentation, notre santé et jusqu'à l'habitabilité de nos territoires ? [applaudissements]
[applaudissements]
Parce que la crise climatique, c'est une menace vitale, tout le monde l'a compris, au même titre que les guerres qui ravagent le monde jusqu'à nos portes. C'est une question existentielle pour les générations futures, mais c'est aussi un sujet de sécurité nationale dès à présent. Et moi, j'entends beaucoup parler dans cette campagne de souveraineté, de sécurité, d'indépendance, de protection. Mais quelle souveraineté ! Quelle souveraineté pour un pays qui dépend des énergies fossiles des autres ? Quelle sécurité ? Quand des territoires deviennent inhabitables plusieurs mois par an. Quelle sécurité quand l'eau, l'air, les sols, l'alimentation nous rendent malade.
Quelle indépendance quand notre agriculture ne peut plus produire. L'écologie c'est pas une politique parmi d'autres. L'écologie, c'est elle qui rend toutes les autres politiques possibles. C'est la mère de toutes les batailles.
[applaudissements]
[acclamation]
[applaudissements]
[acclamation]
[applaudissements]
Et pourquoi c'est la mère de toutes les batailles ? parce que si celle-là nous la perdons tout simplement ne sera plus en mesure de mener les autres. C'est ça la vérité. La vérité c'est que l'écologie c'est la condition même de notre existence et donc une des premières conditions de notre liberté. Et je voulais m'arrêter un instant sur ce mot liberté parce que c'est le premier mot de notre devise nationale mais c'est aussi un mot qu'on oppose très souvent aux écologistes. Nous serions ceux qui veulent interdire, contraindre, empêcher, ceux qui voudraient dire aux gens comment se déplacer, comment manger, comment partir en vacances et cetera, comment vivre.
En fait, en somme, il y aurait d'un côté la liberté et de l'autre côté l'écologie. Ça c'est ce qu'on nous sert tous les jours. Mais la vérité c'est que c'est exactement l'inverse. L'écologie c'est la liberté et c'est une valeur très forte que je devais défendre au nom des écologistes dans cette campagne parce que j'en ai marre d'entendre n'importe quoi. [applaudissements] On a beaucoup trop laissé nos adversaires raconter l'inverse, nous enfermer dans cette opposition et donc une bonne fois pour toutes, on va rétablir les faits. Et les faits, c'est que la vraie question c'est pas de savoir si l'écologie impose parfois des limites. Bien sûr que toute politique publique impose des limites.
La protection de l'enfance aussi, le droit du travail. Toutes les politiques publiques imposent des limites. C'est leur travail. Alors oui, l'écologie impose des limites aussi, mais comme toute politique et la vraie question c'est de savoir ce qui nous rend réellement libre à la fin si on veut parler de liberté. Et j'ai beaucoup réfléchi cet été à cette question parce que j'ai rencontré Laorian Mouissé que vous aurez la chance d'écouter en plinière ce soir. Je vous conseille d'y aller. On a participé ensemble, je la connaissais pas du tout, aux rencontres économiques d'Exten en Provence.
Vous savez, c'est le rendez-vous de c'est le plus grand rendez-vous de chef d'entreprise d'Europe et du coup on éétait pas beaucoup à parler d'écologie donc on s'est rencontré et on est devenu copier. Elle est directrice de recherche au CNRS et elle travaille depuis des années au croisement entre l'écologie, l'économie et la philosophie. Et elle publiera la rentrée un livre qui s'appelle La liberté des limites. C'est un livre donc que j'ai eu la chance de lire en avant-première cet été et je vais lui emprunter en la reformulant. Une image qui m'a beaucoup frappé lorsque je l'avais entendu à ex, c'est l'image du navigateur style skipper vent des globes. Vous voyez ?
Bon, le navigateur évidemment il dépend du vent, il dépend des courants, il dépend des marais, de la houle. Il peut supprimer aucune de ses contraintes. Il peut pas décider qu'un récif n'existe pas juste parce que ça contrarie sa route et du coup il le regarde pas. Il y a plus de récif et toutes ces dépendances là ne le rendent pas moins libre. Au contraire, c'est parce qu'il connaît le vent qu'il peut l'utiliser. C'est parce qu'il connaît les courants qu'il peut choisir son cap. C'est parce qu'il connaît les obstacles qu'il peut tracer sa route. Sa liberté, elle réside donc pas dans le fait de ne pas avoir du tout de contrainte.
Elle réside dans la connaissance de ses contraintes, dans la connaissance du monde réel, dans sa lucidité et dans les actions qu'il déploi pour en tenir compte. Et bien, on doit regarder la planète de la même manière. Nous dépendons d'une certaine température, d'un cycle de l'eau, de sol fertiles, d'océans, des forêts, des pollinisateur et certains, s'ils le souhaitent, peur faif semblant de ne pas le savoir. Ils peuvent dire liberté, liberté et notre liberté, bah c'est le droit de franchir toutes les limites. Ils ont le droit, mais ça les rendra pas beaucoup plus libre. Ça les rendra pas indépendant de la nature. Ça les rendra simplement beaucoup plus vulnérable à sa déstabilisation.
Nous ne sommes pas libres malgré la dépendance aux écosystèmes. On ne peut être libre que si nous les connaissons et que si nous en prenons soin. Et c'est ça la spécialité des écologistes.
[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
Donc si un jour dans un repas de famille au travail dans le métro ou bon dans le métro normalement les gens il compris puisque prent de le métro mais si un jour on vous ressort cette histoire des écologistes qui sont contre la liberté évidemment vous de têtes vous réciterez tout ce que je viens de dire puis vous aurez toujours sur vous un livre de l'orienne mouissé à remettre à ceux qui vous challengent et puis sinon j'ai une version plus simple vous allez leur expliquer le titanic ça normalement ils connaissent le titanic qui incarne précisément le fantasme inverse, celui d'une puissance technologique telle qu'elle aurait presque fini par abolir la dépendance à la nature.
C'est un PACB tellement gigantesque, moderne, réputé, extraordinairement sûr, lancé à pleine vitesse dans l'Atlantique. Un bijou de technologie insubmersible. Lui aussi, il était libre. Seulement. Voilà. On peut se croire insubmersible. Mais l'iceberg n'est pas tenu de partager votre opinion. Et l'histoire devient encore plus tragique quand on se souvient que le Titanic avait des dispositifs permettant d'accueillir davantage le canau de sauvetage que les 20 qui furent finalement embarqués et ben en fait il y avait deux fois plus de monde à bord pour les évacuer en en cas de naufrage et je trouve que c'est une assez bonne allégorie de certaines politiques actuelles.
On ignore les avertissements, on se persuade que tout ira bien et tant qu'à faire, on mégote aussi sur les moyens de de secours puisque tout ira bien. Donc, ce sont des économies faciles. En sachant que les personnes qui prennent cette décision de limiter les moyens de secours sont précisément celles qui savent que dans tous les cas, elles auront une place sur le canau de sauvetage. Évidemment, puisque les premiers arrivés et les privilégiés seront les mieux servis en la matière. Évidemment qu'ils y sont moins sensibles que d'autres.
Et puisqu'on en est à parler d'images maritime, il faut reconnaître que l'actualité de cet été m'en a offert une fantastique, celle du président de la République. Au cœur d'un été de canicule et d'incendie, manifestement très très fier de faire du jet ski à Brégançon. La politiste américaine Kara Dagette, elle a un nom excellent. Quelqu'un connaît Carade Daguette. Car Dagette, elle a un nom excellent pour qualifier cet imaginaire dans lequel la puissance, la consommation d'énergie fossile et il faut le dire une certaine représentation de la virilité finissent par se confondre. Ça s'appelle la pétromasculinité.
[applaudissements]
Vous offrirez le livre de Tar de Karagette avec le livre de Laurian Muset et la pétroasculinité. Je dois dire que cette couverture de Paris match en était une illustration assez saisissante. À mon avis Emmanuel Macron avait aussi lu Caradayette. Nous avons tout le jet ski. la vitesse, le moteur, les muscles saillants, tout été. Mais face au dérèglement climatique, c'est pas de muscle dont on a besoin, c'est de politique publique ambitieuse. On combat pas une canicule avec des biceps. Non. On ne remplit pas les nappes frétiques en faisant des pompes. On n'arrête pas un incendie grâce à ses abdominaux. Ou alors on se met à côté des pompiers et on tient la lance incendie.
[applaudissements]
Et
[applaudissements]
ça manifestement ça n'est pas possible sur un jet ski en Méditerranée. La puissance dont on a besoin aujourd'hui, tout ça me ferait rire si c'est pas complètement tragique, mais c'est ça notre époque. C'est c'est vraiment insupportable. Et oui, la puissance dont on a besoin aujourd'hui, c'est pas la puissance qu'ond, c'est pas la puissance qu'on proclame, c'est pas la puissance qu'on invente. C'est la puissance qu'on organise. C'est celle d'un état, d'un état capable de prévoir, d'investir, de protéger. C'est la puissance des services publics auxquels on donne les moyens d'agir. C'est celle d'une société capable de prendre soin de ce qui l'a fait vivre.
[applaudissements] [applaudissements]
Et c'est ça qu'on va défendre dans l'écologie. Tout se tient. C'est ça qu'on va défendre. Des politiques publiques qui ne séparent plus le sensé et le sensible. Des politiques publiques qui sachent conserver le sens de l'essentiel. Et c'est peut-être cela qui distingue le mieux ces deux visions de la puissance. D'un côté, une puissance qui consiste à s'affranchir du monde, à accélérer, à dominer, à se mettre en scène et à repousser toujours plus en les limites. Et puis de l'autre, la nôtre. Une puissance qui consiste à connaître le monde, à agir sur lui sans le détruire.
Une puissance qui consiste à protéger les conditions qui nous permettent de vivre libre, celle que nous revendiquons chez les écologistes. On va faire ça en 2027. [applaudissements][acclamation] On va se battre.
[applaudissements]
On va se battre pour la liberté parce que [applaudissements] la prétendue liberté de quelques-uns de détruire tout sur son passage dont les conditions de la liberté des autres, ça ne s'appelle pas la liberté, ça s'appelle un privilège.
[applaudissements]
Et les privilèges, vous avez compris tout à l'heure, on l'a dit qu'on allait les abolir. Voilà. Ça peut plus durer. Ça peut plus durer et abolir les privilèges. Je précise par avance pour ceux qui n'auraiit pas lu le livre de Loran Musé que ce n'est pas restreindre la liberté, c'est redistribuer la liberté. Et au fond, notre projet écologique, ça donne une nouvelle force, une nouvelle force aux trois mots inscrits sur le front de nos mairies. Préserver les conditions qui permettent à chacun de choisir sa vie, ça c'est la liberté. faire en sorte qu'elle ne soit pas réservée à ceux qui peuvent se les acheter. Ça c'est l'égalité.
Et comprendre que nous dépendons les uns des autres et du vivant et décider d'en prendre soin ensemble. Ça s'appelle la fraternité. Liberté, égalité, fraternité.
[applaudissements]
L'écologie,
[applaudissements]
elle réduit pas la promesse de notre République.
[applaudissements]
J'espère ne jamais l'entendre que l'écologie réduit la promesse de notre République. Elle en est la condition, elle actualise la devise républicaine pour la rendre possible au 21e siècle. Mais cette promesse républicaine, vous le savez et je pense que vous attendiez que je parle de ça aussi, cette promesse républicaine n'est pas uniquement menacé par les catastrophes climatiques. Elle doit valoir pour tout le monde. Et quand les actes racistes progressent, quand les faits islamophobes ont augmenté de 88 % en 1 an, quand l'antisémitisme deva préoccupant, et bien on n' pas le droit de traiter la lutte contre les discriminations comme un supplément d'âme. Bravo [applaudissements]
[applaudissements]
et combattre le racisme, l'islamophobie, l'antisémitisme, le sexisme, l'GBT phobie et le validisme. Et bien c'est pas ajouter un combat l'un sur l'autre, essayer de prisonner les choses, c'est juste c'est de défendre la République en fait et l'égalité réelle.
[applaudissements] [applaudissements]
Et notre République, on va devoir la défendre contre un autre péril, celui de l'extrême droite, parce que nous savons que l'extrême droite peut gagner. Nous savons ce qu'elle ferait du pouvoir. Nous savons ce que l'extrême droite ferait de l'écologie. Nous savons ce que l'extrême droite ferait de nos libertés, ce qui nous donne des leçons en la matière. Et nous savons aussi ce qu'elle ferait de celles et ceux qu'elle a désigné comme ses ennemis. Nous le savons. Alors, nous n'aurons aucune excuse. Personne n'aura aucune excuse. Personne ne pourra dire qui avait qui aurait pu prévoir. Je l'avais pas venu. On n'arrête pas de le dire. Tout le monde le sait.
Et donc, on n' pas le droit de perdre de chacun de notre côté une élection qu'on pourrait gagner ensemble. Et surtout celle-là. Surtout celle-là. [applaudissements]
[applaudissements]
Et il nous reste 8 mois. 8 mois. Ce délai de 8 mois, ce n'est ni un confort ni une excuse à l'inaction. Un sursaut collectif à gauche est nécessaire pour éviter choc sans retour. Chacun de nos partis détient une partie de la solution pour vaincre l'extrême droite. Et il n'est pas trop tard, j'en suis convaincu. Mais il ne reste plus beaucoup de temps.
[applaudissements]
Plus beaucoup de temps avant que les positions se fichent. Plus beaucoup de temps avant que les logiques d'appareil ne l'emportent sur l'intérêt général. Et nous chez les écologistes, on sait ce qu'on a à faire. Jamais on ne sera du côté de ça. Toujours du côté de l'intérêt général, toujours du côté de l'écologie, toujours du côté de l'Union. [applaudissements] Et [applaudissements] c'est la raison pour laquelle avec Cyel Châelin, président de l'Assemblée nationale, non du groupe écologiste l'Assemblée nationale, j'ai anticipé j'ai anticipé j'ai anticipé. [applaudissements][acclamation] Ça c'est pour 2027.
[applaudissements]
Guillaume Gontard, futur président du Sénat
[applaudissements]
et David Cormand, futur président du Parlement européen. [applaudissements][acclamation] C'est pour ça que avec eux, nous avons écrit avec l'ensemble du bureau politique il y a quelques jours à tous nos partenaires politiques et il y en a beaucoup, il y en avait 11. Notre responsabilité, c'est de nous mettre chacun au service de quelque chose de plus grand que nos organisations. [applaudissements][acclamation]
[applaudissements]
Et vous me connaissez depuis longtemps maintenant. Mon histoire parle pour moi, je le ferai et je serai toujours de ce côté-là. Quelque chose de plus grand que nous toutes et tous, que toutes nos organisations réunies. C'est clair.
[applaudissements]
Mais ça veut dire que tout le monde doit le faire. Tous les partenaires, nous leur envoyons ce message. Il faut qu'on soit capable de construire une dynamique fédératrice de force de gauche, de force écologiste, de force régionalistes pour une dynamique qui permette de gagner. C'est pas compliqué, gagner. Ça va à tout le monde comme objectif. Et nous écologistes, c'est notre engagement. Nous sommes prêts à un travail partagé. Et les autres, posez-leur la question. Vous avez des partenaires partout localement, partout régionalement. Vous avez fait des campagnes avec eux, vous les connaissez, vous travaillez ensemble. Posez-le leur la question.
Nous nous sommes prêts à nous dépasser, à nous mettre au service de quelque chose de plus grand pour gagner pour l'intérêt général. Et vous ?
[applaudissements]
On leur a dit clairement et cette proposition tiendra demain, après-demain et tous les jours qui suivront. Juste qu'au bout, jusqu'à ce qu'il n'y disent oui et jusqu'à ce qu'on ait répondu à temps pour empêcher la victoire de l'extrême droite, on leur fera cette proposition. cette proposition de se rencontrer dans le but de discuter projet stratégie et de dégager avec celles et de ceux qui le souhaitent un chemin de victoire dont nous sommes persuadés que oui, il est encore possible. [applaudissements]
[applaudissements]
Et c'est pas juste gagner pour gagner, c'est gagner pour porter ensemble une fois qu'on sera au pouvoir une vision cohérente inscrite dans la lutte contre pour les dans les luttes pour l'émancipation, le front populaire, les luttes des coloniales, l'ertel mondialisme ou encore le combat féministe. Ça vous va ? [acclamation] Et ben on attend leur réponse.
[applaudissements]
Aucune famille politique à gauche n'est capable de gagner seul. Faut que chacun l'entende, aucune. Et il nous reste que quelques mois pour conjurer la chronique d'une défaite annoncée. J'ai lu, comment dire, la condescendance, le mépris avec lequel ce courrier a pu être commandé par certaines voies peu nombreuses écologistes mais disons à forte capacité médiatique. Je leur dis en toute amitié, soyons humble. Ne pensons pas que tourner le dos à la possibilité de l'unité en cédant à l'injonction de devoir choisir un camp au sein d'une gauche qu'on acterait comme définitivement irréconciliable. C'est pas une clarification, c'est acter définitivement l'éparpillement des voix.
Je leur dis, soyons humbles.
[applaudissements]
Soyons humbles. Soyons humble parce que déjà on doit toutes et tous l'être tout le temps, mais aussi parce que les rencontres précieuses et riches que j'ai fait tout l'été autour des 30 étapes de mon Tour de France sur tout type de territoire et salutation à toutes celles et ceux que j'ai pu croiser m'ont rappelé chaque jour cette exigence d'humilité parce qu'au-delà des plateaux télé, au-delà des matinales, des interviews, des petites phrases et des certitudes militantes, bah il y a un peuple, il y a un peuple de gauche, un peuple écologiste qui attend nous que nous ne renoncions à rien, ni à l'écologie, ni à la gauche, ni à l'unité.
[applaudissements]
Et et vous l'avez compris, si nous écologistes ne nous ne nous en faisons pas les porte-paroles, qui le fera ? personne personne. [applaudissements] La plupart ont compris dans celles et ceux que j'ai rencontré cet été qu'entre l'écologie, la gauche et l'unité, il faut pas choisir. C'est indissociable. Sans possibilité de victoire à gauche et des écologistes en 2027. D'ailleurs, à quoi servons-nous à part nous commenter nous-mêmes pendant que le pire avance ? à rien et jamais je ne me résignerai jamais à ce que le retour de notre camp politique au pouvoir ne soit une promesse intenable.
Je refuse je refuse que le message que la gauche et les écologistes adresseraient aux françaises et aux Français soit réduit à des postures fratricide. Et je vous le dis
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et je vous le dis, [applaudissements] cette position politique, oui, elle est politique. Oui, c'est une ligne. Cette position et cette ligne politique est positive que nous portons avec cohérence et constance. Ce n'est pas de la naïveté, ce n'est pas de la confusion, c'est de la conviction et c'est la seule position qui soit à la hauteur du moment historique et politique que nous traversons.
[applaudissements] [applaudissements]
Vous savez ma plus grande crainte ma plus grande crainte c'est que les prochains mois ce soit en fait à cause de de de ce qu'on est en train de donner comme spectacle juste le récit d'une gauche qui soit en fait à une partie de la gauche occupé à essayer de tuer l'autre partie de la gauche et vice-versa et qui se battent pour savoir qui les écologistes vont aider à appuyer sur la gâchette. Bravo ! C'est ça le piège. C'est ça le piège. [applaudissements] Et attention à ne pas rentrer nous-même dans cette logique.
Nous, on veut construire quelque chose qui soit la hauteur de ce que les citoyens attendent et que la situation exige à savoir battre l'extrême droite et que la planète reste habitable. L'histoire de 2027, elle est pas écrite.
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Non seulement je pense sincèrement qu'elle est pas écrite, mais je sais que les écologistes feront partie de la solution. Je sais qu'on sera là. J'en doute pas une seule seconde. Une seule seconde.
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Les décisions qu'on va avoir à prendre, elles seront les bonnes. Et vous savez pourquoi ? Parce qu'on les aura prises ensemble et que moi j'ai confiance en nous. Évidemment qu'on a des questions, des doutes, que il va se passer plein de choses, faudra réagir, faudra trouver la solution. On l'a pas encore. Sinon ça se saurait. Si c'était facile, ça se saurait. Mais je sais que notre mouvement se tient prêt à prendre la bonne décision au bon moment et qu'on la prendra ensemble. C'est la promesse que je vous fais.
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Et je vais finir par là face à l'ombre brune qui s'étend. Plus que jamais, nous allons faire du vert, la couleur de l'espoir [acclamation]
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parce que je pense pas qu'il faille occulter tout ce que l'écologie politique a su faire depuis toutes ces années. C'est nous qui avons su éveiller les consciences, qui avons su faire comprendre les dynamiques de domination sous un autre angle, celui du vivant et celui de l'environnement. C'est aussi nous qui avons su insuffler des propositions inédites inédite qui structurent plus que jamais le débat politique. C'est nous qui apportons les solutions, qui apportons des réponses, qui sortons un plan d'adaptation en juillet, un plan fraîcheur la semaine d'après, un plan de lutte contre les incendies au mois d'août. nous
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et surtout nous ne sommes pas des enfants du vide. Nous avons une histoire, une histoire riche, une histoire dont je suis extrêmement fière et je sais que vous aussi. L'histoire est le travail militant et politique qui depuis des décennies est ancré dans la société. Alors oui, on sera là. C'est notre promesse à tous aujourd'hui. On sera là, on sera patient. [applaudissements] On sera patient mais proactif. On sera serein et déterminé. On sera disponible mais ferme.
On sera humble mais on restera ambitieux pour l'avenir de nos enfants et ceux qui naîtront demain ou la semaine prochaine ou le mois d'après ou tous ceux qui suivront pour qu'ils aient le droit de vivre de vivre une vie digne égale libre libre dans une société qui protège dans une société qui protège au lieu de trier qui prend soin au lieu de mépriser qui rassemble désigné une société qui prépare l'avenir au lieu de sacrifier. Alors oui, on va se battre ensemble pour l'écologie et pour l'Union. [applaudissements][acclamation]
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Allez, le premier round de l'équipe de l'écounion, venez me rejoindre enjamb les journalistes
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et on veut bien un petit peu de musique d'ailleurs avec nous. Venez avec nous.
Marine Tondelier