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Podcast / conversationRévolution Permanente· 30 août 2025 79 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsBudget & impôtsTravail & emploi

🔴 10 SEPTEMBRE, INTERSYNDICALE... DISCUSSION À CHAUD AVEC ANASSE KAZIB ET GAETAN GRACIA !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 23 %Attaque 64 %Défensif 14 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:29non_speechFait
    « Les directions syndicales sortent un communiqué de cinq paragraphes pour dire ce que tout le monde sait déjà. Il faut lutter contre le budget anti-ouvrier de Bairou alors qu'elles passent leur temps à jouer au thermomètre du fatalisme et de la démoralisation. »
  • 2:13non_speechFait
    « Les organisations syndicales, elles vont attendre le 1er septembre pour se réunir et ne font même pas le moindre commentaire sur la date du 10 dans leur communiqué. »
  • 3:38non_speechFait
    « Le danger, c'est qu'elles appellent à une date contradictoire mais suffisamment rapprochée pour dynamiter le 10 et diviser dès le départ. »
  • 18:41non_speechFait
    « Nos organisations appellent à une journée de mobilisation sur l'ensemble du territoire le 18 septembre 2025, y compris par la grève et la manifestation. Le musée des horreurs du projet de budget doit être abandonné. »
  • 51:00non_speechFait
    « Personne ne peut méconnaître le mécontentement et la fatigue de la population. »
  • 51:45non_speechFait
    « L'intersyndical n'oppose pas le 18 au 10 parce qu'elle a dit dans une phrase les mobilisations sous diverses formes confirment la colère. »
  • 53:46non_speechFait
    « Conforter et développer le processus les processus de lutte des gens engagés pour les inscrire dans la durée. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Locuteur

Si le 10 c'est un rat de marré, c'est son ce sont des des centaines et des centaines de milliers de de de personnes qui manifestent à travers la France, ce sont des des des centaines et des centaines de piquets de grèv de d'usines occupées et cetera et cetera. Mais oui, de faits, le 17, le 18, le 20, le 24, le j'en sais rien. Vous voyez ce que je veux dire ? Mais il faut que le 10 il soit réussi. ta préoccupation en tant qu'organisation syndicale lorsque tu te réunis sur la base de de de la colère qui émane de de non pas de de ta bureaucratie syndicale mais qui émane de de la spontanéité des gens et cetera et cetera.

Ce qui cette colère qui t'amène à te réunir, elle doit t'amener aussi à te réunir pour discuter de comment tu mets les conditions nécessaires pour que le 10 soit réussi. Comment tu fais en sorte que chaque fédération jusqu'au dernier secteur syndical, jusqu'à la dernière unité départementale, la dernière unité locale, que tout le monde soit chaud bouillant sur le 10. Faut leur dire, vous n'avez rien d'autre à faire que le 10. Il faut que le 10, tous vos collègues, ils soient en grève, que tous vos collègues ils soient dans la rue, queil y a un comité de grève, qu'il y a un piquet de grève et ça soit ça doit être ça la préoccupation.

Les amis, je vous propose, on va partir d'un d'un poste que j'ai fait il y a il y a quelques temps maintenant euh par rapport à cet appel de des directions syndicales. Donc c'était le le c'était le 11 août dernier. D'accord. Bon moi j'étais j'étais en vacances et l'intersyndical elle était en vacances mais moi je me préoccupais déjà du 10 notamment avec RP. On avait déjà lancé euh un article pour dire qu'à quel point il était important de rejoindre le 10. Je dis ça dans ce poste Twitter. Je dit donc les directions syndicales sortent un communiqué de cinq paragraphes pour dire ce que tout le monde sait déjà.

Il faut lutter contre le budget anti-ouvrier de Bairou alors qu'elles passent leur temps à jouer au thermomètre du fatalisme et de la démoralisation. Pour une fois qu'il y a une agitation importante par en bas, que des gens posent une date au 10 septembre pour appeler à lutter, les organisations syndicales, elles vont attendre le 1er septembre pour se réunir et ne font même pas le moindre commentaire sur la date du 10 dans leur communiqué. Parce que c'est ça quand même qui est assez fou. Donc là les amis, vous voyez, c'est le communiqué de l'intersyndical qu'ils ont sorti début août. Il ne mentionnent à aucun moment le la date du 10 septembre.

Donc euh euh pour appeler à lutter alors qu'elles passent leur temps à jouer au thermomètre du fatalisme et de la démoralisation. Pour une fois qu'il y a une agitation importante par en bas, que des gens posent une date au 10 septembre pour appeler à lutter, les organisations syndicales, elles vont attendre le 1er septembre pour se réunir. C'est déjà quand même une sacrée dinguerie. C'est-à-dire que les gens ils discutent du 10 septembre et toi c'est le 1er septembre que tu vas à peine te renc te te retrouver pour discuter.

Vous avez suivi depuis l'annonce de Bairou euh le 25 août dernier où il a annoncé qu'il allait faire le vote de de confiance euh euh au 8 septembre soit-disant l'intersyndical, elle a dit "On va avancer de 3 jours." Donc ils l'ont avancé à ce matin, ce vendredi euh leur réunion. Mais vous voyez bien que enfin, je veux dire quand tu vois que tout l'été ça s'agite autour du 10 septembre, tu fais pas un courrier début août pour dire "On va se rencontrer dans un mois pour discuter de qu'est-ce qu'on va faire au moment de la rentrée." Vous voyez bien qu'il y a il y a quelque chose qui ne va pas.

Et donc, elles vont attendre le 1er septembre pour se réunir et ne font même pas le moindre commentaire sur la date du 10 dans leur communiqué. Le danger, c'est qu'elles appellent à une date contradictoire mais suffisamment rapprochée pour dynamiter le 10 et diviser dès le départ. Et on ça va être l'objet de la discussion. Mais même dans le scénario où elle finirait par appeler au 10 septembre à la suite de cette réunion, le faire 9 jours avant limitera l'impact, le temps nécessaire pour réellement faire le travail d'appel sur le terrain.

Et ne parlons même pas des secteurs importants du public type SNCF, RATP aérien qui ont besoin d'au moins 15 jours avant la date pour déposer un préavis de grève, ce qui est impossible avec une décision qui viendrait le 1er septembre. Les amis, dans la fonction publique, de manière générale, les transports et cetera, l'aérien notamment, c'est les lois diar de de de la présidence Sarkozi, il faut doré avant ce qu'on appelle une alarme sociale. Vous déposez une alarme sociale 15 jours minimum avant le jour de grève. C'est-à-dire que par exemple, si vous voulez faire grève le 15 septembre, faut à minima avoir déclenché une alarme sociale le 1er septembre. Après, c'est trop tard.

Après, vous pouvez pas poser de prévis de grève et faire grève ce jour-là. D'accord ? Donc, il y a 15 jours et ensuite, vous savez, il y a ce qu'on appelle les déclarations individuel où en fait, on doit se déclarer 48 hees. Moi, par exemple, je suis aiguilleur de train. Si je veux faire grève, par exemple, mercredi à 6h, je dois me déclarer avant le lundi à 6h. Vous voyez que c'est toute une ça n'empêche pas de lutter. Ça ça rend plus difficile le fait de pouvoir lutter, mais néanmoins, vous voyez que c'est un c'est un un sorte d'usine à gaz.

qui nécessite que des organisations syndicales, s'il y a une date qui est le 10 septembre, tu ne réunis pas le 1er septembre ni le 28 août pour commencer à discuter de de qu'est-ce qu'on va faire, comment on fait les choses. Sinon, tu sais très bien que tu vas pas euh euh mobiliser vraiment les secteurs syndicaux et cetera et cetera et notamment des secteurs stratégiques comme la RATP et cetera. Je finis le poste. Voilà les manœuvres dès le départ de la bureaucratie syndicale. Attendre le mois d'août pour réagir puis attendre encore un mois juste pour se réunir. C'est une farce. Ils ne peuvent pas faire une visio.

Ça plaî 20 fois s'il le faut échanger dès maintenant sur la date que beaucoup martellent pour démarrer la rentrée. Non, ils attendent de finir tranquillement leurs vacances pour discuter à peine d'un texte présenté en juillet. Certains diront, ils ne disent pas qu'ils ne font rien. Ça c'est une certitude. Non, ils ne disent pas ça. Mais ils emploient leur méthode habituelle pour éviter la radicalité qui s'exprime en bas, préférant garder la main et le contrôle afin de sauver le dialogue social. Et je terminerai là-dessus avant de donner la parole à à GG pour pour que il s'exprime sur pour qu'on mette les pieds dans le plat directement.

On va parler du 10 mais je veux dire le 10 on le découvre pas donc ça va faire partie de la discussion. Ce qui est important c'est cette date notamment du 18 et cet appel de l'intersyndical. Mais vous voyez bien que dès le 11 août les amis, ça dirait quasiment 1 mois, je dis que le danger c'est qu'elles appellent à une date contradictoire mais suffisamment rapproché pour dynamiter le 10 et appeler le 18, c'est ce qu'ils viennent de faire, c'est-à-dire d'appeler à une date contradictoire mais suffisamment rapproché pour dynamiter le le 10. Et je vais dire pourquoi je dis ça.

Parce que quand vous dites que le 10 c'est nébuleux, c'est euh désorganisé, on sait pas qui se cache derrière, c'est gazeux et cetera et cetera. Quand vous êtes une organisation syndicale, quand vous dites ça, je prends l'exemple de Sophie Binet qui a dit que c'est nébuleux. Néanmoins, la CGT, elle a fait un un conseil national, ils appellent euh avec on va le voir aussi avec GG, ils mettent quand même certaines guillemets dans dans leur appel, mais bon, ils appellent au 10. Il y a d'autres fédérations qui appellent clairement au 10 dès le départ, bien avant tout ça.

Mais vous voyez bien qu'entre un appel que eux considèrent nébuleux le 10 et un appel de l'intersyndical que eux ont décidé le 18, si vous vous êtes militant syndical attaché à l'appareil syndical, vous allez mettre votre énergie dans quoi ?

dans le mouvement nébuleux, gazeux, on comprend pas, on sait pas, il y a des fachaot, c'est pas clair, c'est pas ceci, c'est poujadist, c'est machins, est-ce que vous allez mettre votre énergie là-dedans et ensuite vous allez de jours en après dire aux gens "Allez vite vite, il faut refaire grève la semaine prochaine et cetera et faire en sorte que peut-être les gens bah ils vont dire "Frérot, moi j'ai fait grève le 10, c'est peut-être un peu trop rapide de refaire encore grève une journée de 24 heures comme ça le 18 ou est-ce que si vous vous êtes un militant syndical attaché à l'appareil, vous allez pas vous dire bah moi j'ai aucun intérêt que mon appel des syndicats il soit pourri et faire en sorte que le 10 ça soit fort.

Donc moi ce que je vais faire c'est que je vais mettre mes forces dans le 18. Je vais mettre mes forces dans le 18 parce que le 18 il n'est pas possible pour nous d'avoir dit que là-bas c'est nébuleux et de faire en sorte que là-bas ça soit massif et que notre journée des syndicales soit nulle. Parce que sinon ça veut dire quoi on est un bureaucrate syndical ? Ça veut dire que la spontanéité, les masses et cetera, la colère par en bas, elle est plus organisée, plus massive que ton appel à toi par en haut. Et ça, la bureaucratie syndicale, elle ne l'acceptera jamais.

Elle n'acceptera jamais qu'un qu'un qu'un appel qui vient de Telegram, de Facebook, de TikTok, de je sais pas quoi, il s'impose et il soit plus massif qu'un appel avec l'ensemble des organisations syndicales de ce pays. C'est pour ça les amis que je vous dis que leur stratégie, elle est dangereuse. C'est-à-dire que ils appellent à une date contradictoire mais en même temps rapproché pour donner l'impression que il s'englobe dans le truc. et je me tais. Vas-y GG, donne-nous ton avis sur sur tout ça. Bon déjà, il faut avoir en tête ce qui est en train de se jouer autour du 10 parce que peut-être il faut repartir de grand angle avant de rentrer dans la discussion sur la direction syndicale.

Ce qui se ce qui se joue, c'est l'unité de notre classe. Vous rappelez des débats des gilets jaunes pour ceux qui étaient dans le mouvement et tout ça. C'est ça. C'est l'unité entre un secteur plus organisé dans les syndicats et cetera. euh peut-être plus dans des grandes entreprises, en CDI et cetera, mais euh c'est pas toute la classe ouvrière qui est organisée dans les syndicats. Euh et un secteur moins organisé qui était moins souvent en train de lutter mais dans les gilets jaunes qui a qui a qui a explosé, qui était présent, c'est des petites entreprises, des gens plus précaires et cetera.

Et la question qui s'était posée à l'époque déjà, c'était la question de l'unité, c'est-à-dire entre ces entre ces deux secteurs. Et à l'époque, les directions syndicales, comme vous savez, avaient avaient tourné le dos euh très très fortement. Donc maintenant, ben évidemment beaucoup de gens, ils reparlent de cette de cette époque-là et les directions syndicales elles-mêmes, elles gardent en tête ce mouvement. Pourquoi ?

C'est même pas parce que c'est même pas pour dire qu'il va avoir un gilet jaune numéro 2 et tout mais c'est parce que à l'intérieur des syndicats et notamment à l'intérieur de la CGT qui est un syndicat combatif important enfin dit combatif plutôt dans les dans les plus combatifs on va dire euh c'était la pire la pire crise entre base et sommet euh depuis depuis ultra longtemps depuis ultra ultra longtemps et ça ils ont pas envie de le revoir. Et du coup, vous voyez que les contradictions qu'ils ont les directions syndicales, c'estàdire mettez-vous dans la tête de Sophie Binet et de son équipe par exemple pour la CGT.

Euh d'un côté, ils veulent pas être autant contestés que l'été parce que vraiment à l'époque des gilets jaunes, tu avais vraiment la base du syndicat qui était pro gilets jaune et le sommet qui disait que les gilets jaunes, ils font des violences et cetera. Nous, on condamne. Dès qu'il y a eu cette date du 10, il a commencé à se rejouer les trucs de gilet jaunes mais un peu un peu moins fort. Sophie Binet a dit nébuleux.

Mais ils osaient pas aller jusqu'au bout de parce que je sais pas si vous vous rappelez à l'époque même quand le mouvement avait commencé euh Martinez il était en mode voilà c'est l'extrême droite on l'a vu n na nana il a fallu attendre 2 mois pour qu'il disent le gilet jaune et gilet rouge ensemble ça peut faire ça peut faire joli. Donc maintenant, ils sont face à cette contradiction et garder en tête aussi quoi en fait la direction de la CGT, il y a quand même une opposition à l'intérieur et tout ça. Elle a en tête que le dernier congrès Sophie Binet, elle est arrivée, elle était elle s'était même pas présentée au début hein. C'était c'était un congrès de crise le dernier congrès.

Euh il y avait une opposition euh Philippe Martinez, il avait dit une successeuse et puis c'est pas du tout elle qui a qui a été là au final et tout et et donc la direction de la CGT, qu'est-ce qu'elle veut faire ? Elle doit à la fois apparaître comme moins pourrie que à l'époque et pas trop s'opposer au gilets jaunes ou au 10 septembre maintenant. Mais de l'autre côté, elle veut essayer de faire de son de l'alliance avec la CFDT une question stratégique. C'est-à-dire pour elle, elle veut refaire l'intersyndical qu'elle a fait dans le mouvement des retraites mais advitam eternam.

Donc elle a fait la pétition cet été comme vous l'avez vu, une pétition voilà sans appel à la lutte ni à quoi que ce soit. Et maintenant, face au 10 septembre, en fait, elle euh la CGT, elle choisit de se lier les mains elle-même dans une alliance avec la CFDT. Euh croyez pas que c'est juste enfin c'est c'est pas Oui, la CFDT, elle impose la ligne à l'intersyndical. La CGT, elle est très contente. Elle est très contente de ça parce que ça lui permet de de justifier face à son opposition que non, il vaut mieux l'unité et cetera. D'ailleurs, ils ont d'ailleurs ils ont ils ont cédé assez assez facilement.

Moi, je trouvais même assez dingue comment tu vois euh déjà en 2023, c'était Martinez qui était derrière Berger où c'était vraiment euh euh il y avait cette histoire de bromance euh euh d'un amour retrouvé entre la CGT et la CFDT qui était assez assez dingue. Je veux dire enfin berger qui était quelques années avant, faut s'en souvenir, c'était le gars qui revendiquait la loi commerie. Laurent Berger, il disait qu'il a rédigé 80 % de la loi comerie. C'était ça, c'est ça la CFDT les amis. Et donc euh voir comment euh euh euh on a remis relégitimé Laurent Berger, on l'a mis en avant et je trouve que Marelise Maris Léon ou je sais plus si c'est Marise ou Marie Lise. Marilise. Ouais.

Marilise Léon. Euh euh euh donc l'intersyndicale, elle se fait dans les locaux de la CFDT. D'accord. Et c'est Marise Léon qui lit le communiqué de l'intersyndical et qui qui qui parle de de la date du 18 septembre. C'est quand même assez assez incroyable et c'est Sophie Binet qui a qui a ses côtés sur la gauche qui acquièse et cetera et cetera et ça dit quelque chose. Moi je trouve que OK, on peut se dire c'est pour les caméras machin, mais je veux dire quand même les organisations syndicales, elles sont quand même un petit peu attachées à tout ce qui est forme et cetera. Ils aiment bien les trucs bien encadrés, bien discuter, bien décidés.

Quand tu acceptes de faire une intersyndicale dans les locaux de la CFDT, que la première personne qui parle pour l'intersyndical, c'est la patronne de la CFDT et que derrière en fait ça correspond à son agenda parce que la veille, elle avait dit qu'elle allait proposer une date euh qui était différente du 10 septembre, finalement tu t'es en train de te dire que c'est comme en 2023, Berger, il voulait pas le blocage de l'économie parce qu'il disait bloquer l'économie, c'est bloquer nos salaires. Et finalement, tu vois que la CFDT là, elle a pas envie en fait de de la jouer radical et quoi que ce soit et elle appelle à une autre date et la CGT, ça lui va ça lui va très bien.

Ouais, c'est clair. Et en plus pourquoi on reste un petit peu de temps sur ça ? C'est parce que c'est très important pour la suite de la de la mobilisation oufin même le début parce que ça a pas commencé. Vous savez que nous on est une organisation qui accorde beaucoup d'importance à la question de la stratégie, de la stratégie dans la lutte de classe.

C'est pas il suffit pas juste de lutter, de se mobiliser, on va en parler après, mais il y a euh par exemple la lecture que Mélenchon il fait des organisations syndicales et cetera, il y a beaucoup en fait qui euh pensent que non mais ça ça va, c'est pas grave en fait qu'il y a la Fédération de l'énergie le 2, la Fédération de je sais pas quoi le 4. Euh ça ça fait des vagues, ça fait des mouvements et ça fait une mobilisation. Mais le nous on se pose la question de la stratégie et sur la question de vous savez ce truc de l'intersyndical, je vous promets que on va être amené à le revoir, le revoir et le revoir.

Parce que quand les syndicats ils sont en crise, il y a ce qu'ils appellent ce qu'ils avaient appelé à l'époque le syndicalisme rassemblé. Maintenant ça existe dans dans la CGT comme débat et cetera, mais en en en 92, Louis Viané, c'est le dirigeant de la CGT et il impulse le syndicalisme rassemblé. C'est quoi ? c'est qu'en gros les syndicats quand il y a eu le gouvernement de Mitteran et Mitterran s'est retourné contre la classe ouvrière et cetera tournant de la rigueur tout ça, les syndicats ils sont restés de larmes au pied, ils ont été éclatés comme sûrement vous vous connaissez.

Et donc les ouvriers, ils se sont mobilisés par eux-mêmes dans la fin des années 80, il y a eu les coordinations cheminotes en 86, infirmière en 88 dans l'aéro et cetera. Et donc les syndicats, ils étaient ultra inquiets de voir des mobilisations qu'il ne contrôlaient plus et donc il fallait qu'il se récupère. C'est de là que naî en 92 l'idée de syndicalisme rassemblé et que ça commence à être important dans la CGT. Ensuite, il y a eu euh toute une évolution et cetera et aujourd'hui, je trouve qu'on voit revenir ça. Pourquoi ? parce que il y a eu quand même un cycle de lutte de classe.

Il y a eu les gilets jaunes mais il y a eu les autres luttes de classe où les directions syndicales étaient contestées à différents moments et nous on a été acteur de ça. La coordination RATP SNCF Anas c'était un acteur important de ça. Euh donc il faut garder en tête ça. Les directions syndicales, elles doivent trouver un moyen de tenir un mouvement et l'intersyndical dans la réforme des retraites leur est apparu un bon moyen. Franchement, ils avaient ils avaient la main et c'était difficile de contester leur autorité sur le moment à à ce moment-là. Ça c'est la première chose.

Et maintenant je pense on peut on peut enchaîner sur une autre truc qui est qui est important aussi à avoir en tête. C'est quoi ? C'est que aujourd'hui, il me semble il se pose la il y a à la fois la crise politique et la crise sociale. Donc la crise sociale euh vous voyez les attaques sociales brutales et cetera, euh la colère sociale qu'il y a dans le pays, euh c'est ultra remis en cause la question du budget et cetera, les propositions. Enfin, il y a aucun appui de l'opinion publique au budget de Bairou. Il y a aussi la crise démocratique que on a vu au moment notamment de des législatives, la dissolution, les différentes nominations qu'il faisait Macron et tout ça.

Et c'était pas un en même temps que l'autre. Aujourd'hui, il c'est en train de se poser les deux dans la même séquence politique. Donc vous voyez que les directions syndicales qui sont en train de séparer les deux séquences, c'est horrible. Ça re ça refait le la chose que nous on avait dénoncé dans les retraites. Dans les retraites, vous vous rappelez quand ils ont fait passer par 493, le 493 a énervé tout le monde, a même radicaliser certains secteurs de grève à Châtillon les Chmots, des raffineries et cetera.

Les les syndicats, les inter l'intersyndical, ils ont dit "Nous, on n'appelle pas euh devant l'Assemblée nationale, onappelle pas le jour du 493 parce que nous on n'intervient pas sur la question de la crise politique." Et là, ils sont en train de rejouer la même question syndical en disant voilà le 10 c'est pas notre question. Je propose de faire une mini pause. On va mettre la déclaration euh mettre la déclaration de de l'inter de l'intersyndical. On va écouter ce qu'elle dit. Euh intersyndical CFDT. On est quel jour aujourd'hui ? On est le 29, c'est ça ? 29 290825. Euh on va essayer d'écouter ce qu'elle raconte. C'était aujourd'hui.

Aujourd'hui, nos organisations appellent à une journée de mobilisation sur l'ensemble du territoire le 18 septembre 2025, y compris par la grève et la manifestation. Le musée des horreurs du projet de budget doit être abandonné. Les exigences sociales doivent être enfin prises en compte. Nous voulons des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services et des politiques publiques, des mesures pour lutter contre la précarité et renforcer la solidarité, des investissements dans une transition écologique juste et la réindustrialisation de la France et des mesures contre les licenciements.

La justice fiscale avec la mise en place de dispositifs qui taxent les gros patrimoines et les très hauts revenus contraignent le versement des dividendes et conditionne fortement les aides aux entreprises. Une protection sociale de haut niveau et l'abandon de la retraite à 64 ans. Euh ça c'est la déclaration. Elle a fait une interview. Voilà, elle dit Marie Isléon assumé ouvertement sa logique. C'est important qu'on se mobilise au moment où on saura qu'il y aura un gouvernement parce que l'important aussi c'est d'avoir aussi un interlocuteur. Le 10 septembre je ne sais pas qui sera l'interlocuteur des manifestants. Enfin, je veux dire ça ça dit tout de la logique quoi.

C'est faire lutter pour avoir du dialogue social derrière. Ah, exactement. Ouais, c'est ce que c'est vrai que moi je suis allé plus vite que la musique en fait. Je parlais comme si tout le monde connaissait cette situation. Mais c'est mais c'est exactement ce que je disais, c'est en fait c'est tout faire pour éviter la crise politique. Tout faire pour éviter c'est qu en fait c'est envoyer un message de dire la classe ouvrière n'a pas à intervenir sur les questions de crise politique, crise par en haut, crise démocratique. C'est on a pas à intervenir. Et ils ont dit ailleurs dans un communiqué, je crois quel que soit le gouvern que du budget des attaques sociales.

Quel que soit le gouvernement euh oui évidemment. Quel que soit le gouvernement, on va lutter. Mais le problème c'est que le le l'autoritarisme, le le le bonapartisme dans le pays, les attaques, les passages, tout ça, si la classe ouvrir l'intervient pas, bah on va remettre que aux élections en fait. C'est ça le ça la question. Je voulais juste dire un truc avant qu'on rentre dans une petite discussion que j'aimerais qu'on ait sur la position notamment de la France insoumise parce que c'est la position, on va dire à gauche la plus intéressante.

Euh mais enfin pour moi, pour être pour être peut-être raccord sur ce qu'on est en train de dire sur la question du 18 septembre, si on doit trouver un point positif au 18 septembre, c'est que il existe, d'accord ? C'estàdire d'une certaine manière, c'est que les organisations syndicales, elles soient contraintes d'appeler. Parce que la réalité, les amis, c'est que eux, ils avaient prévu d'appeler à rien du tout. Ça fait un an et demi voire même plus que depuis le 16 juin 2023, date de la dernière journée de grève de la réforme des retraites, il n'y a plus eu aucun appel de l'intersyndical. D'accord ? C'est il ne s'est rien passé.

vous ça vous aura pas échappé quand même que il y a un génocide à Gaza euh euh que la France participe à envoyer des armes, participe à réprimer, participe à à ce génocide et cetera, des patrons d'entreprise. Il y a en même temps des records de dividendes qui sont faits, une inflation et cetera et cetera. Je veux dire la réforme des retraites, l'assurance chômage, il y a énormément de choses. Je veux dire, il y a eu 1000 et une raison pour laquelle les syndicats auraient pu se mobiliser. Mais vous avez vu qu'au contraire, c'est le retour du dialogue social. Ça a été le conclave qui a été un sketch.

Je veux dire, ils se sont mis pendant des mois à se réunir euh quasi quotidiennement avec les patrons du MEDF pour au final que même les patrons du MDF disent "Mais ça sert à rien en fait. On a il n'en est sorti rien les amis". Je veux dire, ils ont fait un conclave pour rien du tout. Donc les organisations syndicales, elles étaient là-dedans, elles étaient dans la discussion. Souvenez-vous Sophie Binet été 2024 Joo de Paris, qu'est-ce qu'elle dit ? "La CGT ne veut pas gâcher la fête." Souvenez-vous de Bernard Thbau, ancien patron de la CGT, qui est en train de courir avec la flamme olympique. C'est quand même fou.

Le mec fait partie du conseil d'administration euh à la garantie sociale des Jeux Olympiques. Il est là pour garantir que ça se passe bien, pour que ça bouge pas, pour qu'il y ait pas une oreille qui bouge pendant les Jeux Olympiques. Et donc oui, les organisations syndicales, les amis, il faut faut être honnête. Pourquoi ils se ils sont comme ça à la dernière minute ? C'est parce que il y a cette date du 10, il y a cette colère qui est apparue qui qui est une colère spontanée, qui est une colère cumulé de plusieurs mois, plusieurs années de frustration, d'attaque, d'austérité et cetera et cetera.

Cette colère, elle a elle émane de de différents euh euh groupes dans les réseaux sociaux façon gilets jaunes, même si ça n'a rien à voir avec le mouvement des gilets jaunes euh euh parce que je pense qu'on a aussi toutes et tous tiré des bilans du mouvement des gilets jaunes. Néanmoins, cette colère qui s'exprime et qui s'exprime aussi dans des sondages. Moi, j'avais parlé une fois du sondage au doa où c'est quasiment 89 % de la population qui sont opposé au budget de Bairou. C'est c'est quelque chose d'assez incroyable. Je veux dire, c'est des niveaux de contestation digne de la réforme des retraites en 2023.

Et c'est ça les amis qui contraint les directions syndicales à devoir dire on va se réunir et derrière de se réunir pour décider d'une date. C'est pour ça les amis, pas pour le budget parce qu'il y a déjà eu, je crois, tu me corriges mais je crois il y a eu trois propositions de budget déjà. Il y a eu Barnier et puis Baou et et le et le budget de Bairou, il est passé déjà en début d'année parce que la parade, ça a été le conclave pour que le PS ne censure pas. Et pourtant, les organisations syndicales, elles n'ont pas appelé à la grève contre le budget de Barnier. Elles n'ont pas appelé à la grève contre le budget de Bairou derrière en début d'année. Vous voyez ce que je veux dire ?

Donc si elles appellent à la grève, c'est parce que elles voit qu'il y a une radicalité qui est en train d'émaner de secteur euh euh de la société civile, pour dire de cette manière-là, de travailleuses, travailleurs, de chômeurs, de précaires, de personnes en situation d'handicap et cetera, de gens qui sont pas spécialement des militants ni organisés syndicalement. C'est de ça que eux ils décident de se réunir et au final tu décides de te réunir pour sortir une date différente et que alors oui, c'est positif qu'il soit obligé de se réunir et t'appeler à la grève. Mais le problème les amis, c'est que il faut que le 10 soit réussi.

Moi je suis pas capable de vous dire, moi je suis même pas capable de vous dire il faut qu'il y ait une grève reconductible. Il y en a ils disent "Ouais le 11 on continue et le 12 et le je sais pas." Moi les amis, sincèrement, je suis pas en mode gauchiste, full gauchiste où je considère que le 11 il y aura grève et je sais pas s'il faut qu' le le 11 grève. Je suis pas un un opposé à la journée de grève de 24 he mais la journée de grève de 24 heures, elle doivent elle doit elle doit servir de tremplin. Elle doit mais il faut elle doit servir à chauffer l'ambiance pour dire d'une certaine manière. Et on a besoin que le 10 ça soit réussi. Ça sert à rien d'avoir le 10 et le 18.

Je m'en fiche moi du 18. Je m'en fiche parce que si le 10 il est explosif, il y aura une date qui va s'imposer de toute façon dans les jours et les semaines qui suivent. Vous voyez ce que je veux dire ? De fait, si le 10 c'est un rat de maré, c'est son ce sont des des centaines et des centaines de milliers de de de personnes qui manifestent à travers la France, ce sont des des des centaines et des centaines de piquets de grèv de d'usines occupées et cetera et cetera. Mais oui, de fait le 17, le 18, le 20, le 24, le j'en sais rien. Vous voyez ce que je veux dire ? Mais il faut que le 10 il soit réussi.

Donc en fait ta préoccupation en tant qu'organisation syndicale lorsque tu te réunis sur la base de de de la colère qui émane de de non pas de de ta bureaucratie syndicale, mais qui émane de de la spontanéité des gens et cetera et cetera. Ce qui cette colère qui t'amène à te réunir, elle doit t'amener aussi à te réunir pour discuter de comment tu mets les conditions nécessaire pour que le 10 soit réussi. Comment tu fais en sorte que chaque fédération jusqu'au dernier secteur syndical, jusqu'à la dernière unité départementale, la dernière unité locale, que tout le monde soit chaud bouillant sur le 10. Faut leur dire, vous n'avez rien d'autre à faire que le 10.

Il faut que le 10 tous vos collègues ils soient en grève, que tous vos collègues ils soient dans la rue, queil y a un comité de grève, qu'il y a un piquet de grève et ça soit ça doit être ça la préoccupation. Mais là tu fais quoi là ? Tu vas dire remettre le euh ouais tu fais grève le 18 et puis lui il va dire ouais mais il y a le 10 avant. Ouais bah fais le 10. Ouais mais frérot si je fais le 10 je suis pas sûr de faire le 18. Ah bah comment on fait alors ? Comment tu fais ?

Tu mets en grève les gens d'une tu discutes avec eux de deux dates séparé d'une semaine alors que tu sais même pas les gens les gens en fait ils ont aussi moi je moi le premier et Gaetan le le aussi les amis moi j'ai besoin de voir ce que ça va être le 10 et il n'est pas exclu que le 10 soit aussi un échec et que peut-être il y ait une bulle comme il y a des bulles financières il peut y avoir une bulle de colère qui fasse queen fait euh la colère des réseaux r sociaux, la colère des groupes Telégram, des groupes Facebook, elle ne se soit pas matérialisée en colère euh active par la grève, par la manifestation. C'est possible les amis et c'est pas grave. Si ça arrive, c'est pas grave.

Mais ce qui serait terrible, c'est que c'est que on on fasse en sorte que le 10 soit un échec pour que les organisations syndicales elle garde la face elle le 18 en disant "Ah bah vous voyez hein quand nous les organisations syndicales on appelle hein, c'est plus fort. On est plus costaud nous que le disent quand ça vient de Telegram et de vos trucs nébuleux et cetera. Et on est là-dedans les amis et je veux te faire réagir et je veux vous faire réagir sur quelque chose, c'est sur la position notamment de Jean-Luc Mélenchon parce que Mélenchon, il a un peu euh une position euh euh quasi classique euh de qu'il a eu en 2023 et qu'il a déjà eu par d'autres moments.

Euh c'est que il ferme les yeux totalement sur les manœuvres de la bureaucratie syndicale. C'est-à-dire que il y a quand même après nous on est des militants engagés et cetera, on a une lecture aussi avec l'expérience et autres. C'est pas tout le monde qui voit ça. Mais quelqu'un comme Jean-Luc Mélenchon, c'est pas un lapin un lapin de 6 semaines non plus. Le gars, ça fait plus de 50 ans qu'il est en politique, il sait très bien que si les organisations syndicales elles se réunissent parce qu'il y a le 10 septembre et qu'elle en sorte en appelant le 18, faut dire quelque chose. Sauf que Jean-Luc Mélenchon, qu'est-ce qu'il dit ?

Donc il dit ce matin déjà la CGT appelle à la grève le 10 septembre partout où c'est possible. Solidaire de même. Ce matin, les syndicats ont appelé à une nouvelle journée de grève et manifestation le 18 septembre. Le mouvement du 10 septembre s'inscrit donc dans la durée. Le mouvement septembriste va donc s'enraciner. Le 8 Byou, le 10 bloc Macron.

Vous voyez les amis, pour moi comment cette position elle est elle est elle est problématique de Jean-Luc Mélenchon parce que ne pas voir que la date du 18 de l'intersyndical c'est une date pour surtout diviser plutôt renforcer le 10, c'est faux de le de le rougir là et de dire que ça s'inscrit que en fait le le l'appel de l'intersyndical il est là pour que ça dure. C'est pas vrai parce que Marie Lise Léon elle-même elle dit que c'est pour avoir un interlocuteur et qui considère que le 10 ça sert à rien parce qu'il y a pas de gouvernement. Elle l'a dit déjà elle qu'elle va rien faire pour le 10.

Et vous voyez comment Jean-Luc Mélenchon comme en 2023 où en fait il dit aux gens allez-y suivez l'intersyndical c'est très bien et qui ne critique jamais en fait les journées de grève isolé et cetera et cetera. le fait qu'en fait il ne fasse jamais de de grève avec la volonté en fait d'en découdre avec le système dit quelque chose. Et je terminerai là-dessus avant de passer la parole à à GG sur sur cette questionlà. Pour moi, ça montre la différence entre la logique de la gauche réformiste de Mélenchon et de notre position en tant que gauche révolutionnaire, en tant que militant marxiste.

C'est-à-dire que nous les amis, on voit pas la grève comme un un mouvement uniquement de protestation et de colère. Parce que l'objectif de Jean-Luc Mélenchon et on peut le voir sur des vidéos, on pourra même prendre à un moment donné un passage dans leur leurs amfi où il dit que lui il est là pour des solutions institutionnelles et pacifistes, qu'il est pas là pour les barricades. D'accord ? Il le dit ça clairement, il l'a répété 1000 fois et je pourrais vous le montrer dans les amfis. C'est hyper intéressant à comprendre la logique. Mais ça et il a le droit hein.

S'il y a des insoumis, moi nous on on a un désaccord mais on va pas on n'oblige pas les gens à être révolutionnaires s'ils ne le sont pas. Vous voyez ce que je veux dire ? Mais il faut qu'on le discute quand même parce que c'est important de comprendre cette logique là. Notamment quand on soutient des mouvements de lutte. Il faut savoir quand on les soutient, on les soutient pour quel objectif. Nous en tant que militant révolutionnaire quand on soutient un appel à la grève et pourquoi depuis tout à l'heure avec GG on discute de stratégies de tactique et de bureaucratie syndicale. Et pourquoi on on on les critique ? Pourquoi on on critique cette position-là ?

Parce que pour nous la victoire dans les luttes, la massification des luttes, elle est primordiale notamment pour pouvoir avancer dans des séquences qui soient beaucoup plus radicales et qui peut-être un jour peuvent nous en ramener dans un un moment de où la question du pouvoir ouvrier pourra se poser dans un moment prèrévolutionnaire, révolutionnaire et cetera. Ça c'est notre c'est notre logiciel en tant que militant révolutionnaire. c'est que nous on souhaite que de mouvement de masse que d'une colère en fait il y ait une stratégie, une tactique qui fasse en sorte que cette colère-là elle se dirige vers la victoire.

La réalité de Jean-Luc Mélenchon, bien sûr, il est pas pour une défaite du mouvement. Je dirais jamais que Jean-Luc Mélenchon, il est pour que la grève marche marche pas. C'est pas vrai. Je pense pas que Jean-Luc Mélenchon est pour la grève marche pas. Néanmoins, Jean-Luc Mélenchon, lui sa sa solution c'est le déboucher institutionnel. C'est que tu sois d'accord ou pas d'accord, moi j'ai tout dans l'avenir en commun, j'ai tout dans le programme de l'Union populaire. Moi vote pour moi. De toute façon, tu gagnes, tu gagnes pas, vote pour moi. Tu gagnes, tu gagnes pas, vote pour moi. Moi, t'inquiète, je vais m'occuper des choses après.

Jean-Luc Mélenchon, il est là pour proposer un débouché institutionnel, c'est-à-dire faire en sorte que ta colère, ta lutte, ta grève, elle finisse par un bulletin, la France insoumise dans l'URNE. C'est pas elle lui il cherche pas que ta grève ta lutte, elle finit en révolution ouvrière, prolétarienne avec des soviettes, des assemblées générales et cetera de d'ouvriers par ça lui sert à rien ça à Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon, il a pas de rôle à jouer là-dedans. D'accord ? Vous voyez ce que je veux dire ?

Et ça, il faut le comprendre et eux-mêmes le revendiquent, disent "Non, on n'est pas pour une révolution prolétarienne, on n'est pas pour la lutte de classe et cetera, on est pour la révolution citoyenne, on est pour le retour du peuple aux urnes et cetera et cetera." Mais pour être clair là-dessus et c'est pour ça que pour moi c'est problématique que Jean-Luc Mélenchon en fait il sait le problème que c'est d'avoir une division des dates mais dans son logiciel réformiste qui est que de fait après la colère faudra le temps des élections et le temps de la démocratie parlementaire.

Moi, je suis profondément en désaccord et je pense que on ne peut pas en fait ne rien dire sur cette division des dates parce que la défaite, l'échec, les désillusions les amis, ça renforce nos ennemis, ça renforce l'extrême droite. Le fatalisme ne nous sert à rien. Le fatalisme ne nous fera jamais avancer. Vas-y, excuse-moi GG, j'ai fait un peu long. Non, t'inquiète. En même temps, je regardais le chat pour pour voir un peu les questions. J'ai deux trois j'ai deux trois idées dans la continuité de ce que tu disais. Euh déjà euh les gens qui réfléchissent un petit peu à la la au 10 septembre, au 18, quelle stratégie et cetera parce qu'il y a des débats.

Est-ce que le 18 c'est dans la continuité du 10 ? Est-ce que c'est tout d'un même mouvement ? Bon euh je vais je vais dire deux choses. La première c'est que nous on se pose pas la question de la victoire ou de la défaite dans la lutte de classe que du point de vue des dates. Je trouve c'est horrible. En fait, ça existe dans la gauche, dans l'extrême gauche. Tu sais, à la fin, tu discutes que des chiffres. Tu te perds le 10, le 18, le 11, le 12, le 42, tu sais, c'est le loto, tu sais. Mais à la fin, tu es perdu. Complémentaire. Ah ouais, le tierc dans le désordre.

Non, mais et mais le problème, c'est que c'est pas que une question de jour pour vous dire, nous on n'est pas juste la grève reconductible et c'est fini. Il peut y avoir des grèves reconductibles, massives qui ne qui ne restent que revendicatives du point de vue des revendications de que des revendications disons voilà de de victoire partielle et cetera et et pas politique. Ça dépend des mouvements mais je veux dire euh ça c'est la question c'est pas que une grève reconductible, il y a aussi la question des revendications. Sur ça, je veux dire une chose, le l'intersyndical sur la question des revendications, c'est aussi la CFDT qui a fixé la ligne.

C'est-à-dire par exemple, vous regardez les revendications. Je sais pas si si Anas pendant que je parle peut-être tu peux le mettre le je sais pas si tu l'as le communiqué de l'intersyndical. C'est c'est frappant parce que les revendications, elles sont soit très floues et donc elles engagent à rien. C'est vraiment genre on veut un peu du mieux disisant social, tu sais, genre des mesures contre les licenciements. Bon ben voilà, ça marche pas de pain. Soit sur les retraites euh l'abandon de 64 ans, c'està-dire les mêmes formules que disait la CFDT pendant le conclave. C'est-à-dire, c'est même plus le retrait de la réforme des retraites que la CFDT était était pour hein sur le papier.

En tout cas euh maintenant c'est la même chose qui est dit dans le conclave, c'est-à-dire abandon des 64 ans mais pas de toute la réforme des retraites et même pas de retour potentiellement à 62 ans. Donc ça c'est ça c'est pour vous dire un peu les les revendications et surtout le pire du point de vue des revendications, c'est ce que je disais tout à l'heure euh la séparation des questions sociales et politiques. C'est-à-dire que il n'y a aucune revendication qui touche au gouvernement, à l'autoritarisme, au passage en force, au 493, au tout pouvoir du président qui a le pouvoir de nommer qui il veut et cetera et cetera.

Donc nous voulons des moyens budgétaires à la hauteur des missions, des services et des politiques publiques, des mesures pour lutter contre la précarité et renforcer la solidarité. [ __ ] j'avais même pas lu ça mec hein. Tu m'apprends quelque chose. Des investissements dans une transition écologique juste. [ __ ] c'est incroyable la justice fiscale. OK, c'est quoi la justice fiscale ? C'est n'importe quoi. Il y a même pas Il Mais il y a même pas un une revendication euh il y a pas un petit truc en fait. Euh ça n'engage rien. C'est un truc Bah oui. Ouais. Des mesures pour lutter contre la précarité, fais ce que tu veux.

Tu vois, tu peux lui écrire "Nous revendiquons, faites ce que vous voulez. Faites ce que vous aidez les pauvres. Aidez les Nous voulons aider les pauvres. On veut on veut que ça c'est un peu mieux. On veut juste être un peu mieux. Mais mais ça et en plus vous savez c'est pas ça c'est des vraies discussions stratégiques. Par exemple les révolutionnaires après mai 68 ils réfléchissaient beaucoup comme ça que les le les directions syndicales qui laissent la grève se généraliser. Donc c'est pas à nous de faire un appel, de faire un carnet de revendication, de faire quoi que ce soit. C'est trop bien parce que du coup ça n'engage ça n'engage personne à rien.

Donc après les directions syndicales, elles peuvent aller négocier. De toute façon, elles sont tenues par rien. Elles sont pas tenu par la base, par une promesse qu'on se fait. Normalement, une lutte c'est quoi ? Je veux dire, moi j'ai fait des luttes dans mon usine. Une lutte forte, c'est tu commences démocratiquement, tu décides tous ensemble et tu te fais une promesse. Tu te fais une promesse. Voilà ce qu'on vise, c'est ça. Ce qu'on vise, c'est on veut 100 € d'augmentation. C'est carré, c'est net, c'est précis. J'ai besoin de 100 € de plus pour vivre ou 200 ou 300. et tu commences ta lutte comme ça.

Ça veut pas dire qu'après en fonction du rapport de force peut-être dans la grève tu prends des tartes que tu avais pas prévu, j'en sais rien. Il y a des autres qui se barre, tu tu vas être obligé de faire un compromis, j'en sais rien. Mais tu commences pas la bataille déjà en disant déjà en faisant comprendre que tu es éclaté au sol, que tu es nul et que bon ben le peu qu'on aura sera déjà pas mal.

des gens des mesures des mesures contre les licenciements s' vous s'il vous plaît c'est c'est donc donc bon l'ambiance elle est comme ça et surtout ce que je disais tout à l'heure c'est à mon avis c'est important pour ça mais c'est pour ça que tu sens que ça les gave de ouf en vrai tu sens que c'est vas-y on n'est même pas d'accord sur rien il y a même pas déjà la démission enfin tu vois que déjà ça sent pas ils sont pas en affrontement avec le avec le le régime quoi. Bah oui, exactement. Et du coup et vous en fait pour moi on comprend mieux la séquence dans laquelle on va rentrer si on pose la question aussi comme ça c'est-à-dire pas que en terme de date.

Parce que si on pose que en terme de date ça ouvre ça c'est la porte ouverte à tout et n'importe quoi. C'estàdire là le truc que Mélenchon que Anas il disait tout à l'heure c'està dire non mais regarde tu sais tu en gros tu te calcules le 18 tu sais c'est en terme de chiffre tu sais 18 c'est plus petit que 25 oui oui c'est bon ok donc ça veut dire c'est proche de 10 ok donc ça veut dire c'est le même mouvement septembriste tu vois mais le problème c'est que c'est pas comme ça que ça se pose.

Le problème c'est que le 10 était posé par d'autres secteurs que les directions syndicales et plus politique plus politique plus anti Macron et la même question se posait à l'époque des gilets jaunes même si comme anas dit c'est pas le même mouvement c'est pas tout débat pareil je peux donner je peux donner un exemple concret ouais vas-y vas-y je te laisse après finir ton l'explication mais dans dans ce que tu dis pourquoi déjà les amis excusez-moi c'est pas une question de d'argument d'autorité ni quoi que ce soit mais déjà ça se voit que Jean-Luc Mélenchon il a jamais organisé une grève.

Il n'a jamais construit une grève sur le terrain pour dire pour pas voir en fait le 10 et le 18 la difficulté. Je vous donne un exemple concret. Le 10, il y a grève. Le 11 on est au travail. Quand vous êtes dans mon secteur à la SNCF, je vous ai dit pour être en grève le 18, il faut s'être déclaré le 15. D'accord ? C'est-à-dire qu'entre le 11 et le 15, il me reste grosso modo 4 jours pour mobiliser mes collègues pour le 18. Moi les amis, mon secteur juste mon établissement à moi, c'est 700 salariés. Mon secteur à moi, tout le périmètre c'est l'établissement infracirculation de Paris Nord. Mon établissement, il va de la gare du Nord jusqu'à CompiNge. D'accord ?

Il y a des il y a des il y a des gares à Compen à Cray et cetera et cetera. C'est plus de 70 postes d'aiguillage. Dites-moi les amis comment je fais 70 postes d'aiguillage en 4 jours pour mobiliser les gens. Ça c'est des réalités concrètes aussi. D'accord. C'est c'est on n'est pas contre on dit pas il faut espacer les grèves des journées de de un mois mais la première journée les gens ils ne savent pas ce que ça va donner. Peut-être les gens vont pas manifester encore ils vont attendre devoirs et cetera. C'est la première journée, c'est la rentrée les gens il y a beaucoup de il y a beaucoup d'inconnus encore. Et faire en sorte qu'il y ait le 10 et le 18.

Moi je vous le dis, il y a des organisations syndicales qui vont faire en sorte d'appeler au 18 d'accord ? Il y a des organisations syndicales qui vont faire le maximum pour appeler le 18. Et on va avoir des des collègues qui vont nous dire "Mais moi je comprends pas, on m'a dit que la vraie date dans laquelle je devrais mettre mes forces, c'est le 18, pas le 10, que le 10 c'est trop tôt et cetera et cetera, que tous les syndicals, l'unité syndicale, c'est le 18." Parce que de fait les amis, la CFDT concrètement n'appelle pas au 10. D'accord ?

La CFDT n'appelle pas au la CGT elle dit "Faites grève là où c'est possible." Bah là où c'est possible c'est en même temps là, ils ont pas écrit hein, faites la grève. là où c'est possible. Là, il y a pas écrit faites la grève là où c'est possible mais pour le 10 fais grève là où c'est possible. Pour le 18, tu as intérêt à faire grève. Pour le 10, fais si c'est possible. Tu vois ce que je veux dire ? Donc entre si c'est possible et là c'est la grève avec tous les logos tamponnés en haut, je vais choisir celle où il y a tous les logos tamponnés parce que je pense même pas avoir un track pour le 10.

Je pense même pas avoir du matériel pour le 10 parce qu'on va envoy on va m'envoyer que du matériel pour le 18 pour le 10 sur le terrain. C'est ça les amis. euh ce qui est concret et donc tu peux pas mobiliser en fait coup sur coup sur deux dates en même temps alors que la première elle n'est même pas encore passée. Et euh j'enchaîne. Attends, je me suis je me suis perdu en lisant un truc. Non, je jeais làdessus, tu étais sur la difficulté, tu disais à l'usine et cetera la difficulté sur comment en fait tu mobilises les gens avec des dates euh rapproché comme ça.

Non, et surtout sur ce que ce que je veux arriver à faire comprendre, c'est que euh il se joue ça dans la séquence, c'est-à-dire il y a une question qui est plus il y a il y a il y a la question politique que veulent éviter les directions syndicales, c'est-à-dire en faire un mouvement purement revendicatif sur le budget et cetera et pas poser la question. Alors que on va rentrer dans une séquence, je sais pas mais vous allez voir quand ça va quand ça va commencer. Euh le 8, Bau, il va tomber. Euh il va y avoir 1 et une question de qu'est-ce que qu'est-ce que va faire Macron ? Est-ce qu'il va dissoudre ? Est-ce queil va euh trouver euh un bloc qui arrive ?

Personne va vouloir faire un bloc avec lui. Il y a les élections municipales qui arrivent, il y a les présidentielles surtout qui arrivent. Personne va vouloir apparaître même. Après, on va débrief le le débat du MEDF, mais moi j'ai vu Reto. Retoo qui est ministre et il est il a fait que expliquer qu'il est dans l'opposition et que c'est un dur oppositionnel. personne veut veut être dans ce bateau. Donc il va se poser il va se poser cette questionlà en même temps qu'il va se poser la question sociale de lutte, du budget, de la colère qu'il y a dans le pays. Et nous, notre stratégie, c'est d'essayer d'unifier les deux questions. Maintenant euh euh voyez que cette question elle va se poser.

C'est pas qu'une question de date, d'accord ? C'est pas que une question de unifier 10 18 en fait. s'il y avait 11 12 13 jusqu'à 18, c'est pas c'est pas ça qui résout tous les problèmes de la lutte de classe. Il y a une question que euh la classe ouvrière, elle peut pas être que sur des questions revendicatives et surtout quand on a vu les revendications flouses, elles sont vraiment éclatées. Tu as même pas d'objectif. Mais il faut il faut essayer de lier les deux. Maintenant, je vais euh je vais à l'essentiel. On se demande même pourquoi ils veulent un interlocuteur. Tu vois la réalité c'est la réalité c'est que la bureaucratie syndicale, elle veut essayer de sauver le gouvernement.

Elle l'a déjà sauvé en acceptant le conclave. Elle a déjà sauvé Baerou. Et là, la réalité c'est qu' eux ils sont pas dans la démission. Tout à l'heure, tu parlais de de de 2023. Euh au moment du 493, Laurent Berger, il avait dit explicitement pourquoi il n'appelait pas à la grève le jour du passage du 493. Tout le monde, souvenez-vous la la la place de la Concorde jusqu'à minuit où il y avait des affrontements et cetera et cetera. Bah ce jour-là, il n'y avait pas grève parce que Laurent Berger, il avait dit "Nous ne faisons pas grève pour faire tomber un gouvernement.

Nous, on est là pour des revendications." Et donc ça montre comment en réalité il détourne réellement ce qui est le rôle des organisations syndicales. Parce que même quand on prend la charte d'Amien qui est soi-disant celle qui est utilisée pour séparer le politique et le syndical, en tout cas l'influence des partis politiques, ce qui n'a pas été le cas. Je veux dire la CGT avec le PCF et le la CFDT avec le Parti socialiste pendant des décennies. D'accord. Donc bon, si la charte Damial devait servir à ça, manque de peau, elle n'a pas servi à ça parce que ils ont été totalement pilotés par des des partis politiques.

Mais la la la charte d'Amien, elle parle de lude révolutionnaire, elle parle de de premier première besogne et deuxème besogne. Tu vois que oui, tu tu dois te battre pour des questions transitoires, économiques pour améliorer le le quotidien des gens, mais avec un but qui est celui de la prise du pouvoir ouvrier. Et en fait, vous voyez très bien comment les organisations syndicales lorsqu'elles disent "Non, on n'est pas là pour faire tomber un gouvernement", c'est c'est ça pose problème. Et ça pose problème l'unité syndicale, on n'est pas contre l'unité syndicale mais c'est l'unité syndicale autour de quoi ? Quel est le plan de bataille ?

Parce que vous voyez bien, j'ai vu dans le chat quelqu'un a dit "Ouais, dans la dans le communiqué de la CGT, ils disent bien retrait de la réforme à à la retraite à 60 ans, je crois, ou quelque chose comme ça." Qui dit qui a dit ça ? Apparemment Non, ça dans le communiqué de la CGT d'appel du 10 à part. Et oui, mais mais c'est ça Oui, mais c'est ça le problème, c'est que et là, ouais, c'était ce que je disais du coup. Et là le communiqué, ils disent et une protection sociale de haut niveau et l'abandon de la retraite à 64 ans. Vous voyez bien ? C'est-à-dire que la CGT, ouais, elle peut avoir sa revendication à elle. Mais ça c'est la revendication de qui ? L'abandon à 64 ans.

Parce qu'il y a pas d'unité syndicale, les amis, il y a pas d'unité. Là, c'est là tu te tu t'alignes sur la position de la CFDT mais tu vas dire "Ah mais moi si je l'oblige à écrire retraite à 60 ans et ben en fait ça sert à rien qu'on fasse l'unité parce que sinon ils vont pas accepter." Donc en fait, tu acceptes de faire l'unité mais l'unité sur les positions de l'autre. Et moi les amis, comme je donne un exemple de l'unité syndicale, moi si mon ami en fait à chaque fois que je lui propose un resto, il me dit "Non non, moi j'aime pas ce resto. Moi j'aime pas ce resto. Moi je par exemple, je veux manger que italien.

Bah ouais, je veux je peux manger italien une fois avec lui, mais en fait quand pour être mon ami, il faut toujours que je te suive chez l'italien et que si par malheur je te dis viens on va manger japonais, tu me dis "Ah bah non, moi je vais pas au resto avec toi." Tu es pas mon ami en fait. Tu es mon ami parce que je te suis là où toi t'aimes. Et c'est ça la réalité de cette unité syndicale. Il y a pas d'unité syndicale. Il y a une unité syndicale sur les positions et les revendications de la CFDT. Parce que la CFDT, elle est contre revenir à la retraite à 60 ans.

Et donc la CGT, si elle est cohérente avec sa position, c'est-à-dire de dire qu'elle est pour la retraite à 60 ans, elle doit dire "Moi, j'écrirai pas un communiqué commun avec toi parce que il y a pas euh moi je suis pas pour juste l'abandon de 64 ans." Et vous voyez comment cette unité syndicale, elle se fait systématiquement sur le plus petit dénominateur commun, c'est-à-dire sur le vent. Elle se fait sur le fait où on dit on fait pas de greffe politique, on n'est pas là pour faire tomber machin et cetera et après on va te dire ah attention hein, critiquez pas trop la CFDT parce qu'après ils vont partir hein. Si on c'est c'est comme ça qu'on tient les secteurs.

Faut savoir chez Solidaire, chez la CGT, je l'ai pas dit mais GG Gaetan, il est à la CGT et moi je suis chez Sudraï pour ceux qui le qui le qui ne le savent pas. D'accord ? Et vous voyez qu'on en a rien à taper en fait on dit ce qu'on ce qu'on pense et on est des militants valeureux. On est des militants qui avont gagné des grèves, organisé des grèves et qui euh avont syndiqué euh euh des gens euh euh à à tir la rigo pour dire d'une certaine manière. Et on n pas de problème là-dessus. Mais qu'est-ce qui se passe quand il y a l'unité syndicale ? On dit "Ouais, critiquez pas l'intersyndical parce qu'on est dedans." Ah ok. Ah ouais.

Donc je dois pas critiquer l'intersyndical parce que moi je suis à la CGT. La CGT, elle est dedans. Donc si je critique l'intersyndical, indirectement, j'ai critiqué mon père et j'ai insulté ma grand-mère. Donc il faut pas que je dise qu grand-chose. Critiquez pas trop l'intersyndical parce que après ils vont partir. La CFDT, vous savez hein, c'est des mou genou hein, c'est des flippettes et cetera. Mais donc pourquoi vous les suivez et pourquoi vous faites en sorte que si vous vous êtes des chauds des des des costaud, d'accord ?

Vous vous êtes pour la castagne, pourquoi finalement vous préférez non pas vous castagner mais vous préférez aller suivre ce que vous traitez de trouillard et de flipp toute l'année et au final c'est eux qui organisent l'intersyndical et c'est sur leur mot d'ordre et c'est sur leur date que vous vous alignez. Et ça les amis que Jean-Luc Mélenchon ne le critique pas, ne trouve rien à redire là-dessus alors que ça se voit euh comme un éléphant au milieu de la pièce que derrière il y a il y a il y a une volonté de de totalement dynamiter le 10. Pour moi, ça c'est profondément problématique.

À un moment la CGT, il se il dans le dans la première page je pense parce que là c'est trop petit donc j'y vois pas mais ils disent un truc du genre euh regardez l'intersyndical elle oppose pas le 10 et le 18. Il faut juste expliquer que c'est après la décision de l'intersyndical et tout qu'en gros la CGT fait une note interne à ses syndicats pour justifier disons. Ah ah ah je l'ai pas je l'ai pas vu celle-là. Ah donc ça c'est aujourd'hui. Elle dit un truc du genre que l'intersyndicale elle oppose pas le 10 et le 18. C'est plutôt la première page hein. C'est au début. D'accord.

Euh et après il y a une citation de du communiqué de l'intersyndical parce qu'il dit les mobilisations sous diverses formes tout ça là. Donc la Réunion interprofessionnelle de ce vendredi 29 août a décidé d'un appel à une journée de mobilisation le 18 septembre par la grève et la manifestation. Nous attirons l'attention des organisations sur le fait que loin d'opposer les deux dates du 10 et du 18 septembre, l'intersyndical commence son son communiqué en indiquant que les travailleurs et travailleuses que nos organisations représentent sont en colère.

La multiplication des des mobilisations sous diverses formes le confirme : "Personne ne peut méconnaître le mécontentement et la fatigue de la population." Prenant en compte le caractère inédit et évolutif de la situation, l'intersyndical prévoit de se revoir après le 18 et se réserve la possibilité de prendre toute initiative nécessaire à tout moment. Voilà, c'est bon. C'est c'est bon, il y a pas besoin pas besoin de plus. Non mais regarde maintenant, je vais vous débriefer le truc et voyez le niveau de folie de ce qu'ils sont en train d'expliquer. Ils sont en train de justifier en interne de la CGT parce que ils ont été poussés.

Donc Sophie Binet disait "C'est nébuleux le 10 et cetera." Après, ils ont été poussés euh à y aller. D'accord. Et et et l'intersyndical a sorti un communiqué qui appelle au 18 et pas au 10. OK ? Maintenant, il justifie en interne de la CGT que, mais attendez, pas du tout. L'intersyndical n'oppose pas le 18 au 10 parce qu'elle a dit dans une phrase les mobilisations sous diverses formes confirment la colère. Bah ça va du coup, pas de problème.

Donc et donc ça, vous voyez, ça rejoint le truc qu'on disait sur Mélenchon tout à l'heure, c'està-dire qui nous c'estàdire nous les gens de terrain, les gens normaux qui vont lutter, qui vont perdre du salaire, qui vont se battre, risquer la répression et cetera. Si nous euh à la base on n'arrive pas à faire en sorte que notre revendication notre notre lutte elle est des revendications claires, qu'on sait où on va, qu'on fixe des objectifs démocratiquement nous-mêmes dans les assemblées générales et cetera, tout le monde va parler pour dire tout et n'importe quoi. C'est-à-dire le mouvement, si c'est pas nous qui le dirigeons le mouvement, les gens, ils lui font dire ce qu'ils veulent.

Soit Mélenchon, soit eux, c'est-à-dire eux le le la CGT, ils disent si si c'est un truc où c'est tout euh la la CFDT et l'intersyndical, c'est bah nous le 10, on en a rien à [ __ ] Nous c'est juste sur le budget euh des revendications un peu floues. Euh la CGT, elle dit "Si si, vous inquiétez pas, nous on est d'accord avec tout le monde et tout ça, c'est tous ensemble mais quand même c'est le 18 qui est le temps fort parce qu'après dans la suite du communiqué, ils disent le 18 c'est historique, le 18 c'est le 18 machin." Oui. Oui. Oui. Ça je viens, je j'étais en train de le lire en même temps. Ça c'est assez intéressant.

Donc dans la deuxième page les amis que vous voyez à l'écran derrière, c'est la l'aspect concret, en gros la conclusion. Et la conclusion, elle démarre par le 18 septembre. C'est-à-dire qu'il disent "La grève se construit aussi dans les jours qui viennent autour de processus professionnels sectoriels de dossiers industriels. Hôpitaux parisien Énergé à partir du 2 septembre, Pon Pontousson le 2 septembre, Novasco le 4, Owen Illinois le 9. Ce travail doit être poursuivi, prolongé et amplifié avec l'objectif de réussir une grève d'ampleur historique le 18 septembre. Donc là déjà, c'est clair, c'est encadré, c'est en gras.

Euh euh l'objectif c'est de réussir une greffe d'ampleur historique le 18 septembre. C'est pas de réussir quelque chose d'historique le 10 et de le continuer le 18. D'accord ? Et ensuite dans ce petit truc que je vous stabilote, il est écrit donc conforter et développer le processus les processus de lutte des gens engagés pour les inscrire dans la durée. Bon c'est je sais même pas ce que ça veut dire. Des fois ils veulent rajouter des trucs. C'est construire la grève et des actions sur les lieux de travail partout où c'est possible le 10 septembre.

Vous voyez bien les amis quand même qu'entre prolonger et amplifier avec l'objectif de réussir une grève d'ampleur historique le 18 septembre, ça n'a rien à voir à côté de dire construire la grève et des actions là où c'est possible le 10 septembre. Vous voyez bien que même si la CGT oui, elle ne dit pas elle elle dit pas on est contre le 10 septembre, on est d'accord là-dessus. Elle dit pas on est contre opposé surtout le premier qu'on voit sortir le 10 septembre on va le savater. Non, ils disent pas ça. Ils disent il faut construire là où c'est possible.

Mais vous voyez bien que la réalité c'est que cette note d'organisation estce que l'objectif il est de réussir une grve d'ampleur historique d'ampleur historique le 18 septembre. Et donc quand tu as envie de réussir une grve d'ampleur historique bah généralement tu mets tu évites de mettre tous les œufs dans le même panier c'est-à-dire de dire le 10 et le 18 aux gens.

tu vas prioriser et tu vas dire à tes collègues parce que tu sais que Gérard euh il il est en galère, tu sais que Gérard il a un crédit, que euh il a un gosse qui est en train de faire des études supérieures, qu'il est en train de mettre un peu de côté, que Gérard il est en colère aussi, mais qu'il a pas non plus euh euh 1000 € à dépenser dans les grèves. Et tu sais que Gérard peut-être tu peux le mettre en grève. Et ben quand tu as un communiqué qui te dit il faut réussir une grève d'ampleur le 18 septembre et qu'en même temps il te dit là où c'est possible le 10, bah les amis tu choisis le 18, d'accord ? Tu choisis le 18 et si tu es à la CGT, tu fais le travail le 18, tu le fais pas le 10.

Et c'est pour ça les amis que c'est profondément problématique. Les amis, si on vous dit ça, si on vous prévient, c'est pas par prophétie de la défaite. C'est parce que quand on comprend les mécanismes, quand on comprend les subtilités, quand on comprend les manœuvres, ça évite en fait de d'être fataliste. Parce que le problème là, si on fait pas ce travail là avec GG, si on nexplique pas en fait ce qui se cache derrière les tournures de phrases, si ce qui se cache derrière les communiqués, qu'est-ce que les gens vont dire le 10 ? Admettons le 10, c'est un c'est un échec. Ah les gens de toute façon, ils pensent qu'à leur gueule. Ils sont des individualistes.

Ils veulent pas se battre, ils sont machin. Ils pensent qu'à leur gueule, ils veulent pas, ils veulent ceci, ils pensent qu'à leur poche. Ah, pour l'iPhone 12000, il y a pas de problème, hein. L'iPhone 12000, les gens, ils sont les premiers, hein, pour euh aller acheter je sais pas quelle connerie de jeux vidéo pour leur gosses. Ah ça, ils savent he, ils connaissent les dates et tout, mais par contre pour la lutte, il y a pas. C'est ça la réalité les amis. Ça les défaites, elles ramènent du fatalisme. Elles ramènent du fatalisme.

Le problème, c'est que nous, on ne pense pas que les défaites, elles sont le le sous-produit de le François et Karima qui ont acheté un iPhone 16 et qui préfèrent l'iPhone 16 que se lutter contre le système. Non, on pense pas ça. Mais le problème c'est que vous voyez bien que dans cette note d'organisation que les ceux qui sont censés expliquer mobiliser les gens, on est en train de leur dire indirectement faut que tu travailles le 18 et pas le 10. Que ta priorité si tu dois faire un choix entre deux choses, ta priorité c'est le 18. Le 10 c'est du plus mais le 18 surtout. Et ça c'est problématique les amis.

Et c'est pour ça que c'est hyper important ce qu'on est en train de vous expliquer parce que ces choses-là déjà, je pense queon est peut-être les seuls euh pour connaître beaucoup de chaînes Twitch euh de Zinzins sououmis et de je sais pas quoi et de tout le monde. Oh gars, il y a que des gens et il ils savent même pas c'est quoi un piquet de grève, ils sont là oh go go go machin et cetera.

Il y a que des radicaux à de franc issous mais qui critiquent jamais et qui vont mettre jamais les mains dans dans dans la demote hein quand tu es syndicaliste à la CGT comme GG ou moi qui suis syndicaliste chez Sudraille bah oui critiquer la bureaucratie syndicale les amis en interne tu te fais défoncer ta race tu te fais défoncer ta race tu es un ennemi en fait tu es un mec qui est là pour nuire tu es antiyndical c'est ça la réalité C'est pas juste gratuit, c'est c'est que pour combattre contre ça, contre ces méthodologies là, si on s'exprime pas en fait derrière, il continue. Et moi, je pense qu'on a on a raison et je le dis et je m'arrête là-dessus.

S'il y a des militants syndicaux dans d'autres secteurs qui voient ce live là, qui peut-être n'ont pas vu ces ces choses qu'on est en train de discuter, vous voyez qu'il y a une importance centrale, d'accord ? Parce que il se joue les amis des événements. Quand l'imam Majoubi il dégage, quand on chasse des migrants, tout ça c'est concret les amis. Là on n'est pas juste en train de parler de communiquer. Derrière ces derrière ces méthodes, derrière les victoires ou les défaites, il y a des enjeux vitaux. Il y a des enjeux de vie et de mort. Il y a en fonction du gouvernement que tu as la possibilité d'envoyer des armes et de soutenir un génocide ou non. D'accord ?

Parce qu'un gouvernement qui tombe, un gouvernement qui est face à des mobilisations immenses, qui est face à des usines occupées, il n'envoie pas en fait des armes.

il n'a pas que ça à faire et il est pas en train de développer des budgets militaires parce qu'il a une merde tellement profonde chez lui qu'il est en train d'essayer de voir comment régler cette merde là parce qu'il a des une économie qui est totalement à l'arrêt et des gens qui sont en train de demander la tête du gouvernement et que c'est pas pareil que si toi tu dis on fait le 18 parce que on veut un interlocuteur et cet interlocuteur bah c'est quand même Macron et c'est quand même celui qui continuera à soutenir l'impérialisme français qui continuera à soutenir le génocide à Gaza et cetera et cetera. C'est pour ça que les amis, des victoires ou des défaites, ce n'est pas un jeu.

Ce n'est pas un jeu. Il y a des conséquences derrière. Quand tu gagnes, c'est pas la même chose. Quand tu perds, tu te retrouves avec des rotaillots, tu te retrouves avec des ministres qui vont dans les gares qui vont aller traquer les migrants et les migrantes, avec un gouvernement qui finance un génocide, avec un un gouvernement qui préfère faire de l'austérité, supprimer des jours fériers pour pour aller acheter des FAMAS et des et des F35 et cetera et cetera. C'est ça ce qui est concret. C'est pour ça que nous on n' pas envie que le 10 soit un échec et que derrière le 18 soit une une un petit bout de réussite.

Nous, on a envie que le 10 soit réussi et que de ce 10 là, il y ait la possibilité que le 18 ou le 19 ou le 20 et ça soit aussi encore plus plus important et encore plus fort et plus radical. Ouais. Je peux dire un petit truc peut-être pour pour conclure cette partie et après peut-être on peut passer à la suite ou je sais pas. Enfin, je je c'est ton live donc fais ce que tu veux. C'est ton live à toi aussi. Ouais, c'est chez toi. Non mais en fait je je pense je je pense un truc pour essayer de donner une vision un peu générale de ce qu'on vient de ce qu'on vient de discuter. Regardez, il y a une bataille dans la séquence qui vient.

Il y a une bataille qui va se jouer pour essayer d'imposer est-ce que c'est euh est-ce que c'est la ligne de Mélenchon ou est-ce que c'est la ligne des directions syndicales. C'est deux faces d'une même pièce qui c'est c c'est deux manières d'empêcher que la classe ouvrière elle-même classe ouvrière c'est au sens large he c'est pas que les métallo en salopette euh à l'usine. Euh c'est c'est pour empêcher que les travailleurs travailleuses ils fassent de la politique eux-mêmes au travers de leur lutte et cetera. Je vais m'expliquer. Soit euh Mélenchon, il veut imposer que c'est un mouvement contre Macron.

Il dit le 10, on bloque Macron et cetera et donc après il est pas contre les grèves, les gens qui s'expriment sur d'autres choses et tout ça, les mouvements tout ça. Mais voilà, c'est plus contre Macron parce que lui ce que ce qui lui va euh des journées même qui s'enchaînent et cetera. Euh et Anas tout à l'heure il disait même il est pas contre que des grèves elles soient victorieuses.

Oui, c'est vrai jusqu'à un certain point c'està dire victorieuse voilà pour même cont de la réforme de retraite pourquoi pas et tout mais il faudrait pas trop trop parce que sa stratégie c'est pas que c'est par la grève va changer les choses Ouais et qu'on va changer et qu'on va changer les choses importantes et qu'on va poser la question politique et la question du qui dirige cette société et cetera et cetera. Donc la grève victorieuse oui mais tranquille quoi. Petite petite victoire au mieux. Donc mélange c'est ça. Il veut imposer que c'est plutôt un truc euh par qui à la fin est un débouché électoral dans municipal, législative et surtout présidentiel.

Les directions syndicales, c'est l'inverse. Vous voyez que quand on dit il y a une séquence avec une crise politique et une crise sociale, c'est ça la bataille qui va se jouer. Est-ce que c'est la crise politique qui prime ou est-ce que c'est la crise sociale qui prime si vous voulez. C'est-à-dire les directions syndicales plutôt, elles vont vouloir que ce qui est sur le devant de la scène, c'est plutôt les revendications de budget, retraite et cetera et cetera. Et ça, pourquoi je dis c'est deux manières d'empêcher que la classe ouvrière, elle fasse la politique elle-même ?

Parce que euh parce que ces deux ces deux choses, elles empêchent que nous, on ait nos propres vindications et qu'on fasse le lien entre les deux. C'est-à-dire la euh soit soit la classe ouvrière, elle est condamnée à juste voter pour bon ben Mélenchon pour un prochain euh de gauche, un prochain mitéran pour le dire vite. Euh soit elle est condamnée dans ses luttes à juste essayer de résister face aux attaques de n'importe quel gouvernement comme dit les directions syndicales. Et nous ce qu'on pense c'est que les luttes elles-mêmes, elles peuvent essayer de lier ces deux choses-là et donc il faut les lier dans nos revendications aussi.

Donc ça veut dire que par exemple euh on a entendu déjà dans certaines luttes notamment dans les gilets jaunes euh Macron démission on pense que dans la lutte il faut qu'il y ait la démission de Macron. On a fait toute une campagne, je sais pas si vous vous rappelez, sur euh la 5e République et de et pour penser que au travers de nos luttes, on peut attaquer la 5e République, supprimer la fonction présidentielle, le Sénat, euh que tous les politiciens ils soient que que n'importe quel député d'une assemblée, il soit sur salaire ouvrier, qu'il soit révocable à tout moment, euh et cetera et cetera.

Ça c'est des choses qu'on a discuté et que je pense vont revenir aussi sur le devant de la scène. C'est-à-dire on va être amené euh déjà à s'auto-organiser, c'est-à-dire par assemblée générale, coordination, à reprendre le mouvement en main parce que c'est ni Mélenchon, ni Sophie Binet, ni Marie-Lise Léon qui va faire gagner quoi que ce soit euh à cette à ce mouvement, cette brise comme il dit Mélenchon. Donc il va falloir qu'on on s'autoorganise et qu'on pense nos revendications et qu'on fasse le lien entre les questions de démocratique. Il y a presque plus de démocratie dans le pays et de questions de questions sociales.

Donc ça c'est la truc générale que que je voulais dire et après je sais pas si s'il reste encore beaucoup à dire sur ça parce que maintenant après on va pas faire politique fiction. On va voir on va finir avec on va finir avec Mélenchon et le moment politique et voyez-vous nous ne nous contenterons pas d'être à l'offensive à l'assemblée avec la motion de censure. Content sur le fait que le gouvernement en bon stratège que nous sommes, enfin on est là pour ça. Sinon à quoi bon faire un mouvement politique et à quoi bon écrire que nous sommes une organisation qui prône la révolution citoyenne ? Qu'est-ce que la révolution citoyenne sinon le pouvoir du peuple ?

s'exprimant à travers des institutions politiques. Donc qu'est-ce que la révolution citoyenne sinon ? le vote les amis. C'est ça ce qu'il dit la révolution citoyenne c'est pour le c'est pour mettre une affiche derrière dans sa chambre mais sinon ça veut juste dire faut voter pour une organisation politique. Ce qui est en panne aujourd'hui c'est que les autres ont coupé le chemin entre la protestation de la société et son expression politique dans les institutions. C'est pourquoi nous avons toujours une offensive institutionnelle parce que nous sommes là pour ça, pour simuler l'action populaire mais pour l'exprimer politiquement pour qu'elle puisse se dérouler pacifiquement.

C'est incroyable hein. Et il a mec, il a applaudi de ouf. Donc là il explique que en fait l'objectif c'est que la colère derrière elle finisse par un déboucher institutionnel et vous allez voir pas si bah de toute façon si tu veux un déboucher institutionnel, tu veux un déboucher pacifique et cetera et cetera, tu veux la tranquillité de l'État. C'est pas dans le chat, on attend l'autocritique de Poupée Toto là. Vas-y qui nous Que nous sommes institutionnels. Pas parce qu'on est plus réformiste que d'autres.

Attendez par nous avons toujours une offensive institutionnelle parce que nous sommes là pour ça, pour simuler l'action populaire mais pour l'exprimer politiquement pour qu'elle puisse se dérouler pacifiquement. C'est parce que nous sommes pacifiques que nous sommes institutionnels, pas parce qu'on est plus réformiste que d'autres. Et je demande à la bonne bourgeoisie, qu'est-ce que vous préférez que les gouvernements tombent ? Écoutez ça. Ah la bourgeoisie, les bourgeois, vous voulez quoi ? Vous voulez voulez vous faire retourner par les travailleurs ? Vous voulez que la voulez tout perdre ? Vous voulez qu' moyen de moyenner ? C'est ça les amis. Écoutez bien, écoutez bien.

Il envoie un message à la bourgeoisie parce qu'il s'exprime aussi. Il s'expriment de sa position vis-à-vis de la bourgeoisie et il leur dit "Moi, je suis une alternative pacifique pour vous. Je suis une alternative institutionnelle. Avec moi, il y a pas d'expropriation euh euh euh de la propriété euh euh des moyens de production et cetera et cetera. Il y a pas Bernard Arnaud, vous inquiétez pas, au pire on discutera, on prendra un petit peu, on verra si j'arrive demain. Mais moi je vais pas, je suis pas communiste, je suis pas anticapitaliste. Moi, j'ai un autre business à vous proposer.

Et vous voyez qu'il y a de la colère, vous voyez que ça chauffe dehors, vous voyez tout ça que les gens ils en ont marre. Donc soit en fait vous me faites confiance et vous voyez que moi je suis en train de dire à ces gens-là, il faut voter, il faut rester dans un cadre pacifique, soit vous allez vous retrouver dans la merde. Écoutez bien les amis, là la séquence qui arrive parce que les assemblées ont voté, sommes institutionnels, pas parce qu'on est plus réformiste que d'autres. Et je demande à la bonne bourgeoisie, qu'est-ce que vous préférez que les gouvernements tombent parce que les assemblées ont voté ou parce qu'il y a des kilomètres de barricade ?

Et bien, nous avons fait tomber un gouvernement, celui de monsieur Barnier, sans tirer un seul coup de fusil ni mettre un mre de barricade. Mais nous l'avons fait tomber et son budget avec. Et si d'cun n'était pas venu à la rescousse, le suivant non plus n'y serait pas arrivé. Alors, que ferez-vous après ? Et ben nous passerons au suivant. À moins que le chef de l'État tirant la conclusion que tout le monde a déjà présent à l'esprit, c'est qu'il est trop. Il a dit qu'il ne dissoudrait pas une nouvelle fois alors qu'il s'en aille et il y aura des élections. Et je vous annonce que nous nous soumettrons au résultats des élections.

Un jour, dans une émission, quelqu'un croyant me prendre au dépourvu dit "Eh, si les fascistes gagnent, est-ce que vous accepterez Et ben qu'est-ce que voulez qu'on fasse d'autre ? Oui, mais on prévient les fascistes. Il a dit, on nous a même dit un jour, si les fascistes gagent, qu'est-ce que vous ferez ? Il a dit on respectera, mais att mais nous nous soumettrons. Mais attention, il a dit attention hein. Mais oui, attention quoi tu leur diras attention quand tu seras dans les camps de d'internement et de concentration, quand tout sera écrasé. Par le fascisme d' faut arrêter de jouer avec le fascisme. Le fascisme c'est pas euh je je vais courser tr migrants et j'expulse un imam et cetera.

Le fascisme les amis c'est la destruction des organisations du mouvement vrier. D'accord ? C'est ça. C'est il y a plus il y a pas de parlement, il y a pas d'Assemblée nationale, il y a rien du tout. C'est on expose tout. Les dirigeants de la CGT, ils sont enfermés sinon assassinés. Les dirigeants de la France insoumise, ils sont exilés, enfermés ou assassinés. C'est ça le fascisme. D'accord ? C'est les camps de concentration, les camps d'internement. C'est la répression policière et militaire.

Donc c'est pas en fait tu dis les fascistes Hitler il a gagné, je respecte mais j'attends quand même si Hitler il déconne un peu sur des lois ou sur des trucs, hop là on va utiliser les moyens je sais pas quoi. Écoutez, c'est moi j'ai j'étais choqué quand j'ai entendu ce trucl. Je pensais pas qu'il allait aller si loin dans le je suis plus institutionnel que l'institution. au premier manquement à l'étape ou après et ben nous passerons au suivant. À moins que le chef de l'État tirant la conclusion que tout le monde a déjà présent à l'esprit, c'est qu'il est trop. Il a dit qu'il ne dissoudrait pas une nouvelle fois alors qu'il s'en aille et il y aura des élections.

Et je vous annonce que nous nous soumettrons au résultats des élections. Un jour, dans une émission, quelqu'un croyant me prendre au dépourvu dit "Eh, si les fascistes gagnent, est-ce que vous accepterez ?" Bah, qu'est-ce que voulez qu'on fasse d'autre ? Oui, mais on prévient les fascistes, au premier manquement, à l'état de droit, au premier manquement à la liberté, au premier manquement au devoirs d'égalité et aux abus de votre racisme et de vos violences, Quick, vous aurez les barricades.

1:10:52
Non speech

[Applaudissements]

1:10:55
Locuteur

Je dis aux gens, allez pour la tranquillité publique, mieux vaut élire les insoumis parce que cela il sav y faire il sav y faire. Regardez quand on a dit ça sera tout le programme rien que le programme. Ah quelle horreur mélon secteur ceci sonne. C'est incroyable hein. C'est waouh. Non mais incroyable et très clair. Il a dit vous aurez les barricades. C'est pas lui hein. Il a pas dit attention lui parce que lui il va rien faire. Il a dit "Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?" Il y a le fascisme. Non non, lui au contraire, il a une garantie contre les barricades et pour la stabilité.

Déjà le fascisme et à la première attente atteinte au droit à l'état de droit, la première atteinte aux libertés. Bah déjà c'est quoi comme organisation fasciste ? Une organisation fasciste qui n'atteint à aucun état de droit et aucune liberté. C'est quoi ? C'est quoi cette organisation fasciste ? Macron Macron il est pas fasciste et il a déjà atteint à l'état de droit et aux libertés. François Hollande, je je veux dire c'est n'importe quoi. Interdire les manifes contre la loi El Comery. Interdire les manifes Palestine en 2014 Manuel Vals, il était pas fasciste ni François-Hollande, ils ont déjà atteint à la qu'est-ce que c'est que ces conneries ?

Et en plus, il dit pas "Nous, en tant qu'insoumis, on va faire je sais pas quoi." Il a dit "Vous aurez les barricades." Donc en gros à la bourgeoisie parce que les amis hein le début de l'extrait c'est il s'exprime au grand bourgeois machin. Il leur dit frère plutôt que d'avoir les fascistes et d'avoir les barricades et machins, vaut mieux choisir insoumis parce que c'est une c'est la carte de tranquillité et c'est la paix et cetera parce que nous on sait comment faire avec le peuple de gauche et on sait comment faire en sorte que tout le monde reste tranquillement.

C'est pour ça les amis que vous voyez que la position de Jean-Luc Mélenchon de soutenir le 10 c'est normal et de soutenir le 18 de rien dire vis-à-vis de la position des organisations syndicales qui sont là. Vous le voyez, lui il est pas pour des kilomètres de de de manifestation et de barricade, il est pour que derrière il y a un déboucher institutionnel parce qu'il le dit sinon on ne serait pas une organisation politique institutionnelle et cetera.

Je propose qu'on ferme cette parenthèse là et qu'on rajoute juste Ah vas-y vas-y vas-y je je mets je prépare les Ouais je regarde je regarde le chat en même temps et regardez le lien entre les deux qu'on vient de discuter c'est que il il y en a il pensent que oui bon okenchon il vient de dire que lui il propose la voie institutionnelle mais bon ça veut pas dire qu'ils ont un rapport opportuniste à la lutte de classe tu vois ou au aux mobilisations populaire genre en gros ce qu'ils veulent dire les gens dans le chat je sais plus qui disaient ça c'est voilà il bon si la lutte elle va elle y va elle va loin et tout, ils vont quand même laisser faire, encourager, ils seront contents et tout.

Mais en fait, regardez que ce qu'il dit Mélenchon, en fait, c'est prendre Mélenchon pour un con. Mélenchon et son et son groupe politique, c'est pas des cons, c'est des gens qui ont une vraie stratégie qui vont se battre pour et regardez toutes les expériences de gouvernement de gauche, mettez-le en relation avec la lutte de classe. C'est la la le message du gouvernement de gauche, c'est il ne faut pas déranger le gouvernement qui est en train d'agir. Il faut lui laisser le temps d'agir. Il ne faut pas perturber en mettant de l'instabilité sociale dans le pays et par exemple des barricades et et cetera et cetera.

Donc le lien quand il vous montre cet extrait, c'est pas pour c'est pas pour extraire un petit mot où il a dit pacifique ou institutionnel et pour dire "Ah vous voyez euh c'est c'est un traître en puissance". C'est que c'est des gens qui ont une stratégie, ils sont intelligents, cohérents avec leur stratégie, il y a pas de souci. Et que pourquoi on en discute par rapport au truc de lutte de classe qu'on discutait avant ? Pour ça parce que du coup oui, ils sont pas dérangés par la lutte de classe jusqu'à un certain point. C'està dire ça va quand ça met une ambiance dans le pays de gauche et cetera machin mais à la fin il faut que cette ambiance de gauche elle se traduise électoralement.

Sinon regardez Siri en Grèce, Podemos en Espagne, Mitera en France un peu plus tôt quoi, dans les années 80. Regardez que c'était tout c'était toujours la même chose. Ça ça désarme les mobilisations. C'est pas genre non mais ils sont de gauche donc ils sont sympas, ils vont laisser faire et puis après c'est nous si on est trop nul ou si on est fort on va lutter, ils vont nous faire des pas décisifs. Jamais de la vie. C'est comme ça. La fameuse phrase de Maurice Torz.

Durant les greffes de 1936, Maurice Torz, secrétaire du Parti communiste français, il dit "Il faut savoir arrêter une grève quand on a obtenu satisfaction." Il disait "C'est nous la gauche." Léon Blou, il disait "Mais pourquoi vous faites grève ? Pourquoi vous luttez ? C'est nous la gauche qui sommes au pouvoir. Laissez-nous gouverner, laissez-nous faire. Arrêtez de manifester, arrêtez de bloquer le le les usines, les entreprises. À l'IND, il y avait des occupations, il y avait des cordons industriels, notamment dans le cuivre.

Et à l'incratie syndicale, il demandait de lever les occupations parce qu'il disait qu'il y a des usines qui appartiennent à la Suisse, qu'il y avait des usines qui appartenaient au pouvoir anglais et cetera et cetera et que derrière en fait, ils allaient perdre du soutien des autres puissances impérialistes et cetera et cetera. Et en fait, c'est toujours ça. C'est-à-dire qu'en réalité, c'est faux. le truc de nous on marche sur deux pieds, le pied de la lutte, le pied de machin parce que quand tu as gagné, quand tu as réussi déjà les gens ils vont pas lutter spécialement.

Enfin, moi je vous le dis, quelqu'un qui vote pour un programme à gauche et si c'est cette personne-là qui est qui est élu, la personne elle prévoit pas de faire grève contre contre le gars qu'elle a élu parce que sinon elle va dire "Mais à quoi ça sert d'avoir voté pour toi si je dois en plus faire grève contre toi ?" Tu as tu as dit que tu fallais voter pour toi parce que tu fais le programme tout le programme. Je vois pas pourquoi moi si je fais ça, c'est pour éviter de perdre de l'argent. C'est pas pour refaire encore plus grève que je l'ai fait avec Sarkozi, Chirak ou je ne sais quoi. Donc c'est faux en fait déjà même de croire que les gens en fait ils vont téler à lutter.

Mais contre qui ? C'est toi le pouvoir ? C'est toi qui est au gouvernement faut que je lutte contre qui exactement ? Je fasse grève contre qui ? Contre quoi ? C'est ça. Ça n'a même pas de sens.

Et vous voyez comme l'a dit GG, la réalité c'est qu'à un moment donné la lutte ça reste aussi un peu folklore et que c'est et que même quand il dit grèffe générale, Trotski disait une phrase magnifique, il disait "La grève générale c'est la grève qui qui pose la question de qui doit être le maître de la maison." Trotski disait ça dans un livre magnifique et un recueil de texte Où va la France où il analyse la situation en France notamment entre 1934 et 38 et il parle de la grève générale et il dit la grève générale n'est pas un jeu de cache-cache. La grève générale n'est pas une simple journée de 24 heures.

Il dit la grève générale est une est une grève qui pose la question de qui doit être le maître de la maison demain. Elle pose un question de de pouvoir et de lutte politique. Et c'est pour ça que dire on est pour la grève générale mais dire moi au final je suis pour le pacifisme et la tranquillité vous voyez sans barricade on a fait tomber en plus je trouve que c'est enfin il y a une manière en plus de de s'auto revendiquer des victoires. On a fait tomber Barni, on a fait tomber machin. Frérot qu'est-ce que tu racontes ?

Tu vois, croire que c'est parce que tu as été au Parlement, c'est toi qui a fait tomber Barni, que c'est pas la situation politique, c'est pas la crise dans le pays qui fait tomber les gouvernements. assez c'est assez bizarre parce que je vous le dis amis hein, s'il n'y a pas la colère qui s'exprime autour du 10, s'il n'y a pas une spontanéité dans dans des secteurs dans les réseaux sociaux des groupes qui se mettent en en en avant et qui commencent à préparer la nécessité de bloquer le pays, s'il y a pas un début de crise à la rentrée, le Rassemblement national, les amis, ne vote pas la censure.

Le le Rassemblement national ne fait pas tomber Bairou parce qu'ils l'ont pas fait tomber au début de l'année. et Bardella l'a dit, il a dit "Non, on n'est pas là pour euh euh jouer avec le budget de la France et cetera." Et le Parti socialiste ne fait pas tomber Baou non plus. Donc en fait, même si la France insoumise fait comme elle l'a fait au début de l'année contre Bairrou, elle pose une motion de censure, il se serait retrouvé seul.

La différence c'est que en fait aujourd'hui le RN et le Parti socialiste notamment parce qu'il y a les élections municipales qui vont arriver et qui voi qu'il y a une colère massive parce que quand je vous dis quand il y a 89 % des gens de la population française qui est opposée dans les 89 % tu as une grande partie des électeurs du Rassemblement national, tu as une grande partie des électeurs du Parti socialiste et que oui, tu ne peux pas en fait toi soutenir le budget alors que moi ton électeur, j'ai montré dans les instituts de sondage que je suis opposé et Je suis même prêt à m'organiser dans les réseaux sociaux pour lutter le 10.

Donc vous voyez pourquoi en fait faut à un moment donné euh tranquille quand on revendique qu'on a euh fait tomber des gouvernements euh sans euh sans barricade ni rien du