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Discours / meetingLCP (sur YouTube)· 8 septembre 2025 16 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesBudget & impôtsImmigration & asile

Laurent Wauquiez répond au discours de François Bayrou - Vote de confiance à l’Assemblée 8/09/2025

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « Le déficit, le surendettement, la désindustrialisation, l'insécurité, l'immigration hors de contrôle. »
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    « C'est Jean-Luc Mélenchon. Et la récupération politique qu'il cherche à faire du mouvement du 10 septembre est le signe de sa stratégie du chaos. »
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    « plus notre dette augmente, plus nos intérêts sont chargés et plus chaque année, nous finissons par payer nos créanciers au lieu de préparer notre avenir. »
  • 9:02non_speechFait
    « Je ne crois pas un instant que les Français soient aveugles sur la situation du pays. »
  • 10:28non_speechFait
    « Vous connaissez nos convictions, nous ne pouvons pas faire du bien à la France en faisant du mal aux Français qui travaillent. »
  • 11:12non_speechFait
    « La clé du sursaut français sera dans cette revalorisation du travail. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Locuteur

Nous y revoilà. Nous y revoilà donc moins de 9 mois après, un nouveau gouvernement est à nouveau sur le point de tomber et à chaque étape, nous enfonçons encore un peu plus notre pays dans la voie de l'instabilité. Queles que soient nos opinions sur tous ces bancs, queles que soient nos convictions, personne ne peut s'en réjouir. Si nous sommes ici, c'est parce que nous aimons la République. Si nous sommes ici, c'est parce qu'à travers notre engagement, nous voulons contribuer à la reconstruction de notre pays parce que nous aimons la France et nous ne pouvons que ressentir de la tristesse face à ce qui est en train de devenir la politique française.

Je me souviens lorsque je suis entré ici pour la première fois l'émotion que j'avais en entrant dans cet hémicycle sacré de ce qu'est la politique de notre pays. Ici où des voix se sont faites entendre. Celle d'Arestide Brillant, le père de la laïcité, celle de Jules Ferry, celle de George Clémenceau, celle de Charles de Gaulle, celle de Philippe Segin. Aussi différent soit-il, ils portaient tous et ils incarnaient une part de la noblesse de ce qui est la politique française. Cette politique que nous aimons, nous la voyons être rongée aujourd'hui à nouveau par ces vieux démons. Les vieux démons, ce sont ceux de l'instabilité.

L'instabilité dans l'histoire de notre pays n'est jamais quelque chose que nous devons prendre à la légère. L'instabilité dans l'histoire de la démocratie française a souvent failli emporter notre République. N'oublions pas qu'ici, à l'époque de la 4e République, les gouvernements tombaient les uns après les autres et la démocratie était menacée. Le général de Gaulle a redonné à la France sa stabilité avec les institutions de la 5e. Son premier ministre, un des meilleurs premierers ministres que la France est connue, George Pompidou, est resté 6 ans au responsabilité et cette durée lui a permis d'inscrire son action dans le temps long.

Et nous, au cours des 2 ans qui viennent de se succéder, nous avons connu quatre premier ministres. l'instabilité politique pour ceux qui s'amusent de tout cela. Vous feriez bien de vous rappeler à quel point c'est un poison économique. Il y a dans le même temps ici où pendant que sur l'Assemblée nationale, certains s'amusent de tout cela cherchant à en profiter, utilisent des invectives et des cris qui tiennent maintenant lieu de délibération en vue du bien commun. Il y a dans notre pays des artisans, des commerçants, des professions libérales, des entreprises, des salariés qui eux savent le prix que l'on paye quand on déstabilise économiquement notre pays et ses institutions.

Et tous les Français, tous les Français en payent les conséquences. Le déficit, le surendettement, la désindustrialisation, l'insécurité, l'immigration hors de contrôle. Nous en sommes au point où la France s'endettete maintenant à des taux supérieurs à ceux de la Grèce. Monsieur le Premier ministre, oui, vous avez raison de nous alerter là-dessus et nous en sommes en même temps et les deux symboles sont redoutables de ce qu'ils disent, de ce qu'elle déclin de notre pays où des narcotrafiquants versent maintenant des aides sociales aux habitants de nos cités. Dans cette période, il y a quelqu'un qui agite tous les désordres parce qu'il espère en profiter.

Dans cette période, il y a quelqu'un qui n'attend que le chaos parce qu'il espère la révolution. C'est Jean-Luc Mélenchon. Et la récupération politique qu'il cherche à faire du mouvement du 10 septembre est le signe de sa stratégie du chaos. Merci et je le dis aujourd'hui plus que jamais, l'extrême gauche est le premier danger politique pour la République française. Elle est fi avec Jean-Luc Mélenchon est le premier danger politique pour notre République et avec les députés de la droite républicaine, nous serons le premier barrage face à cette menace. Nous n'accepterons jamais qu'un gouvernement comporte des députés de la France insoumise.

Nous n'accepterons jamais que se mette en place ici le programme funeste du Nouveau Front populaire. Et cela vaut évidemment pour un gouvernement socialiste qui prerait ou porterait ce programme. Monsieur le Premier ministre, j'en viens maintenant à la question qui nous est posée, celle du redressement budgétaire de notre pays. Il il nous est arrivé d'avoir des différents et nous nous en sommes toujours expliqués avec franchise.

Et de la même manière, quand vous avez posé le diagnostic de la situation budgétaire, je vous ai immédiatement apporté mon soutien parce que et je le reconnais, vous avez eu le courage depuis longtemps de dire la vérité sur l'état de nos finances et de poser ce débat fondamental pour l'avenir du pays. Oui, la situation budgétaire de la France appelle un surceau collectif. C'est une évidence. Oui, nous ne pouvons plus continuer à laisser filer notre dépense publique. Oui, et j'aimerais bien qu'on le rappelle, nous ne devons jamais oublier que si les Français sont accablés d'impôts et de charges, c'est parce que l'État dépense trop.

Et quand il y a une une colonne où l'on accumule la dépense publique, de l'autre côté, il y a nécessairement une colonne où l'on va augmenter les impôts sur la France qui travaille. Et ceux qui prétendent qu'il y aurait de l'argent magique et des impôts à augmenter quelque part en protégeant les autres trompent les Français parce qu'à l'arrivée, ce sont toujours les classes moyennes qui payent le fardeau de cette dépense publique. Tout ceci a des conséquences.

plus encore que la dette, vous l'avez dit, c'est l'intérêt de la dette qui nous met en péril parce que plus notre dette augmente, plus nos intérêts sont chargés et plus chaque année, nous finissons par payer nos créanciers au lieu de préparer notre avenir. Et le jour n'est pas loin où nous allons tout simplement consacrer plus de budget à rembourser les intérêts de la dette qu'à former nos enfants, tout est dit, sur le chemin du pays. Alors, face à cela, il y a ceux qui affirment que l'on pourrait dépenser sans compter. Il y a ceux qui affirment que l'on peut continuer à augmenter les impôts dans un pays qui en détient le record. Ça n'est pas un débat nouveau dans la démocratie.

Nous sommes ici et nous siégeons avec devant nous cette tapisserie qui illustre les philosophes de l'Antiquité grecque. Au 4e siècle avant Jésus-Christ, la démocratie athénienne, berceau de la démocratie fait face aux assauts de Philippe I de Macédoine et il y a dans l'ecclésia, cela devrait vous inspirer un peu, et il y a dans l'ecclésia un débat sur précisément le même que nous avons aujourd'hui, la gestion de la dépense publique. Et il y a ceux qui pensent que l'on peut continuer à dépenser sans compter.

Et il y a face à eux cette belle figure de la démocratie athénienne des Mosten qui lui dit "La réalité démentira vos chimèes et il faut en politique savoir préférer les paroles qui sauvent aux paroles qui plaisent." Je vous reconnais monsieur le premier ministre d'avoir fait ce choix. Et inlassablement, au cours des mois qui se sont écoulés, les députés de la droite républicaine vous ont fait des propositions. Pas pour qu'il y ait moins d'économie, mais pour qu'il y ait plus d'économie.

Nous les avons formulés, nous les avons documentés, y compris en juillet en proposant des économies plus importantes sur la bureaucratie administrative, les 80 milliards de toutes ces agences et de ces comités que les Français ne supportent plus, en proposant des économies plus importantes sur les dépenses liées à l'immigration et en proposant des économies sur la lutte, j'y reviendrai contre l'assistana. Sur tous ces sujets, les députés de la droite républicaine n'ont jamais été dans la posture. Ils ont toujours été force de proposition. Et je regrette monsieur le Premier ministre que ces propositions n'aient pas été plus reprises.

C'est donc avec d'autant plus un sentiment de gâ que je m'adresse à vous aujourd'hui. Nous vous avons toujours dit que nous ne signerions pas un chèque en blanc. Nous vous avons toujours dit que nous défendrions nos convictions. Nous étions prêts à nous engager collectivement pour le redressement budgétaire. Mais pourquoi avez-vous autant de mal à convaincre ? Je pense qu'il faut s'y arrêter un instant pour en tirer les leçons nécessaires. Je ne crois pas un instant que les Français soient aveugles sur la situation du pays. Je ne crois pas un instant que les Français refusent les forts de redressement budgétaire. Je crois l'inverse. Mais je crois qu'ils ont juste deux exigences.

Deux exigences au fond très simples. La première, que ce soit par des économies, des vraies économies et pas des augmentations d'impôts déguisés. Et la deuxième, que ce ne soit pas toujours les mêmes qui payent, pas toujours la France qui travaille, pas toujours la France qui a travaillé toute sa vie. Or, monsieur le Premier ministre, le vote que vous avez sollicité et bien évidemment un vote sur la question du principe du redressement financier. Nous n'avons aucun problème là-dessus. Je l'ai toujours dit et toujours porté et toujours mis en œuvre.

En revanche, évidemment, nous ne pouvons pas ignorer que vous avez également présenté avant l'été un chemin de redressement budgétaire et notre vote se prononce évidemment aussi par rapport aux pistes que vous avez mis sur la table. Et les Français réagissent aussi par rapport à cela. Et dans ce budget, deux éléments suscités du rejet. Le premier c'est qu'il y a des économies bravo, mais il y a aussi des augmentations d'impôts déguisés. Et ça, je pense profondément que c'est une erreur.

La deuxième, c'est cette mesure qui a tant fait réagir, la suppression de 2 jours férier en demandant à la France qui travaille de travailler plus sans être rémunéré et de continuer à payer des impôts et des charges pour que d'autres continuent à toucher les aides sociales. Vous connaissez nos convictions. Nous ne pouvons pas faire du bien à la France en faisant du mal aux Français qui travaillent. Vous connaissez nos convictions, monsieur le Premier ministre, nous avons proposé que plutôt que de supprimer 2 jours fériers, on s'attaque au 365 jours fériers de ceux qui ne travaillent pas et qui profitent du système et de l'assistana. Vous connaissez nos propositions ?

Nous avons proposé qu'il y ait une loi de lutte contre l'assistana qui permette de créer une allocation sociale unique, fusionnant toutes les aides sociales existantes et en plafonant à 70 % du SMIC pour qu'on ne gagne jamais plus d'argent. en restant chez soi qu'en travaillant.

11:12
Non speech

[Musique]

11:13
Locuteur

Gardez le social bien sûr, mais arrêtez l'assistana et revaloriser enfin le travail. La clé du sursaut français sera dans cette revalorisation du travail. Monsieur le Premier ministre, vous m'aviez donné votre accord. Vous m'aviez dit que vous étiez prêt à entendre la parole et à clarifier la position. Cette parole, nous l'avons attendu et nous ne l'avons jamais entendu. Et je le regrette, je vous le dis avec la même franchise parce que si vous aviez écouté la France qui travaille, vous auriez aujourd'hui le soutien unanime de les députés de la droite républicaine. Tel n'a pas été le cas. On ne vous demandait pas de vous renier. Je ne vous demandais pas moins d'économie mais plus d'économie.

Vous avez fait un choix, je le respecte, mais je ne demande jamais aux députés de mon groupe de voter contre leur conscience. Certains voteront pour, sans enthousiasme et ce sera mon choix. D'autres et leur position est tout aussi respectable ne voteront pas pour tout simplement parce qu'ils considèrent que le cœur des convictions de notre groupe, c'est-à-dire la défense de la France qui travaille n'a pas été écoutée. Pour ceux qui aiment la grande politique, celle qui est faite de pana, celle qui est faite d'audace, il n'y a rien de réjouissant dans la situation présente. Oui, l'Assemblée nationale est divisée.

Il suffit d'écouter les commentaires qui fusent dans tous les sens pour le mesurer. Oui, il n'y a pas de majorité absolue. Oui, la situation suppose des compromis et nul ne peut prétendre plaider pour un gouvernement chimiquement pur. Parce que quand on dit cela, on ment aux Français. Ces scénarios improbables d'où qu'ils viennent sont des chimères. Il y a ceux qui disent dans cette période qu'lan tienne, ajoutons du blocage au blocage. Tout ira mieux. Il y a ceux qui plaident pour des élections législatives anticipées alors que tout montre qu'elle ne changerait rien aux divisions de l'Assemblée et ajouterait de l'instabilité.

Et il y a ce que je crois être notre devoir dans cette période imparfaite. Essayer de faire du travail utile. La France a besoin d'un gouvernement, elle a besoin d'un budget. Elle a besoin d'un minimum de stabilité et nous devons tirer les leçons des erreurs du passé parce que sinon les mêmes causes produiront les mêmes effets. Si l'on veut donner un minimum de stabilité à un gouvernement, il faut changer la méthode et je n'ai pas changé de conviction. On ne peut pas se contenter de désigner, chers collègues, une personnalité quelle qu'elle soit premier ministre à Matignon, à qui l'on signe un chèque en blanc sans avoir défini de programme de travail.

Aucune démocratie mature et sérieuse au monde ne fait cela. quand il y a la nécessité de définir une coalition, quand il y a la nécessité de définir et je plaide pour cela en discutant au lieu de fixer des lignes rouges insensées avec des gens avec lesquels on ne partage pas nécessairement les mêmes opinions, mais parce que l'on veut donner un minimum de stabilité, et bien il faut assumer de commencer par se mettre autour de la table pour définir un programme de travail parce que s'il n'y a pas ce programme de travail en amont, au fur et à mesure que le temps passe, Les ambiguïtés, les superceries se découvrent, le travail devient de plus en plus difficile et rien ne peut tenir.

Il faut tout avoir dit avant pour que l'on puisse faire après. Le Premier ministre doit discuter ce programme de travail pour qu'il puisse ensuite permettre à l'ensemble des formations politiques de prendre leur position en leur âme et conscience. s'ils veulent y participer, s'ils se contentent de le soutenir sans y participer ou s'ils veulent s'y opposer. Sans cela, il ne pourra y avoir de stabilité. Merci. Car nous serons ballotés au gris du vent sans même avoir pris la peine de définir le CAP à suivre. et merci de conclure.

Ce cap à suivre, c'est celui que nous voulons avec la droite républicaine, le redressement d'une France qui travaille pour la reconstruction de la France, agir même dans cette période difficile. Merci à vous. Merci beaucoup. Merci monsieur le président Bier.