Canicule, Iran, 2027... Bruno Le Maire dans le 8h30 franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Bruno Lemè, bonjour Agath Lambré, bonjour Paul, bonjour à tous. Merci d'être avec nous sur France Info. Vous avez fait votre retour après des mois de silence médiatique et dans un contexte où votre camp se déchire en vue de 2027.
Votre livre Le temps d'une décision est-il un livre de candidat ? Un candidat de plus ? Vous allez nous le dire dans un instant, mais d'abord la France suffoque cette canicule est comparée à celle de 2003.
Et pourtant, Bruno Lemer, ça fait 20 ans au moins que les scientifiques alertent. 20 ans que vous exercez les plus hautes fonctions aussi. Qu'est-ce que vous dites aujourd'hui ?
Est-ce que c'est un échec collectif ? Je pense qu'on a perdu beaucoup de temps surtout beaucoup de temps pour voir la réalité en face, c'est-à-dire des canicules qui sont plus précoces, on est à peine mi-juin, qui sont plus longues et qui sont d'une intensité qui est sans comparaison dans l'histoire récente. Donc il y a pas de temps à perdre pour s'adapter, pas de temps à perdre pour climatiser, équiper tous les bâtiments en climatisation, notamment les bâtiments publics, les écoles, les hôpitaux, les épades et on va parler des solutions mais c'estàd on a le sentiment qu'il faut attendre qu'il fasse 40°gr pendant une semaine en mai pour qu'on réalise qu'il faut végétaliser les villes, changer nos pratiques.
Très français, c'est très français, c'est-à-dire qu'on a des débats qui sont des débats idéologiques au lieu d'être pragmatique. Regardez le débat qu'on a eu sur le nucléaire. J'ai toujours été un fervant défenseur de l'énergie nucléaire.
Mais on a perdu 15 ans à nous expliquer dans le fond le nucléaire ça peut-être dangereux, il faut peut-être revenir en arrière. moyenne en quoi quand on s'aperçoit que c'est la seule manière d'avoir de l'électricité décarbonée un prix raisonnable, on revient en nucléaire, on annonce l'ouverture de h réacteurs nucléaires. C'est ce que nous avions annoncé avec le président de la République.
Mais pendant ce temps-là, on a perdu des années de formation de formation des équipes, de recrutement d'ingénieurs pour bâtir dans les meilleures conditions possibles. Président et c'est lui aussi qui a décidé ce recul sur le nucléaire en 2017. C'est aussi celui qui a décidé de rouvrir h réacteurs nucléaires et ma position a toujours été constante sur le sujet.
Elle est constante aussi sur l'adaptation. Lutter contre le réchauffement climatique, c'est pas attendre les calandres grecs, c'est décider tout de suite de s'adapter tout en prenant les mesures nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique à long terme. Mais vous avez au pouvoir vous-même, vous avez décidé des arbitrages, vous avez préparé la France aux crises financières notamment.
Est-ce que vous personnellement dans vos arbitrages financiers à Ber, vous n'avez pas sous-estimé cette crise climatique ? Il me semble que toutes les décisions que nous avions prises sur le plan vert, sur l'adaptation qui ont coûté très cher. D'ailleurs, je rappelle qu'au début 2022, nous avons décidé de dépenser 7 milliards d'euros de plus pour l'adaptation climatique, pour la transformation de nos habitations, pour suffisant.
Non, je pense que ce n'est pas suffisant. Surtout ce qui n'est pas suffisant, c'est la manière dont le débat a lieu aujourd'hui où on n la réalité et on refuse des solutions d'évidence. Euh c'est les solutions en terme d'habitat, c'est les solutions en terme de construction, c'est évidemment les solutions en terme de climatisation.
Donc plutôt que de nous prendre le mur pleine face qui est une méthode typiquement française, c'est qu'on débat pendant des années, des années et puis un jour on se prend le mur et là on se dit "Ah oui, dans le fond il fallait climatiser les bâtiments". Et on va en parler, mais il y a il y a aussi, pardon Bruno Lemè, l'impression que le le l'environnement c'est la variable d'ajustement des politiques publiques. On a vu euh les querelles sur les zones à faible émission contre les véhicules polluants, le fond vert censé aider les villes à s'adapter qui est amputé d'une partie de ces crédits.
Euh le les coups de rabot sur ma prime Renove, ça c'est la responsabilité des politiques. Mais je plaide moi pour un très grand pragmatisme, c'est qu'on regarde la réalité en face et qu'on pense à nos concitoyens. Vous voyez, nous tous ici, on est à France info, il fait très bon, c'est très bien climatisé.
Euh j'ai discuté avec les agents de sécurité à l'entrée, sont très contents. Il y en a même qui dorment à France et qui préfèrent dormir sur place ici dans les locaux parce que c'est bien climatisé plutôt que de retourner chez eux. Bah, j'aimerais que la situation soit la même pour l'ensemble de nos compatriotes qui puissent dormir dans de bonnes conditions.
Donc la climatisation partout, Bruno Lemer, parce que le Rassemblement national aujourd'hui fait la leçon au gouvernement le Rassemblement national, vous savez, ils sont c'est la boussole qui indique le sud. C'estàd que c'est les mêmes qui vous disent les conclusions du J sur le réchauffement climatique, on n'y croit pas mais il faut des climatiseurs. Donc l'absence totale de cohérence et les mêmes qui vous disaient il faut plus de vaccin mais d'un autre côté on soutient le professeur Raou et on pense que la solution de l'hydroxychloroine est une bonne solution.
Donc c'est une contradiction permanente qui fait tout le charme et toutes les limites du rassemblement national. Mais on voit qu'il y a un débat et qu' sur l'autre bout de l'échiqué politique, la France dit qu'il faut pas forcément tout climatiser. Comment vous vous situez dans ce vif débat aujourd'hui sur climatisé, pas climatisé ?
Et certains qui pensent que la climatisation en fait, certains expliquent qu'il fera plus chaud dehors à cause de la climatisation dans les bâtiments. Je vais être très franc avec vous. Je ne comprends pas ce débat.
Enfin, vous avez pris le métro récemment, je suis rentré gard du nord, j'ai pris le métro ligne 4. C'est invivable. C'est invivable.
Vous avez des femmes enceintes qui sont dans le métro à 31°gr et qui doivent faire un trajet de 7 8 10 15 stations. C'est invivable. Vous pensez au personnel soignant, vous pensez aux personnes âgées qui sont beaucoup plus fragiles que nous, qui ont 80 85 ans qui sont dans une maison de retraite qui n'est pas climatisée.
Vous pensez aux enfants à l'école ? Vous pensez à nos enfants qui passent le bac à l'oré ? Et sauf que j'ai un de mes enfants qui passe le bac aujourd'hui dans des salles où il fait 35°gr.
Vous pensez que c'est supportable décalé dans plusieurs académies. J'aimerais vraiment qu'en France, nous puissions tous collectivement nous épargner ces débats idéologiques et que nous apprenions à regarder la réalité en face. Nous avons un réchauffement climatique qui est devenu une question de vie ou de mort.
Et c'est pas une question pour demain, c'est une question immédiate pour les plus fragiles de nos compatriotes. Le mal Bruno le mais non, la climatisation n'est pas pire que le mal. Ça pollue.
C'est vrai que ça pollue. C'est énergivore. Ça ça peut réchauffer la température des villes.
Le pire des mots à Gathlambray, c'est que nous ayons les plus fragiles de nos compatriotes qui soient fragilisés et qui risquent de mourir à cause du réchauffement climatique et à cause de l'épisode de canicule que nous vivons. Ça pour moi, c'est le pire des mots et la responsabilité politique, c'est d'épargner à nos compatriotes, notamment les plus fragiles, le pire des mots. Donc oui, je suis favorable à la climatisation.
Oui, je suis favorable à équiper tous les établissements publics. Oui, je suis favorable à ce qu'on permette au particuliers de le développer dans les pièces où ils vivent, où ils dorment. Contrairement Mathil Panot qui nous expliquait en bonne collectiviste qu'elle est qu'il faut réserver la climatisation uniquement aux établissements publics.
Apprenons à nous épargner les débats idéologiques qui nous ont fait faire tellement d'erreurs au cours des décennies passées pour traiter concrètement les problèmes auxquels les Français sont confrontés. Justement, puisque vous parlez des plus vulnérables, les trains ne sont pas du tout bien climatisés pour certains d'entre eux. Le patron de la SNCF, Jean Castex recommande aux personnes vulnérable d'éviter le de prendre le train.
Est-ce que c'est normal qu'un pays comme le nôtre empêche les personnes vulnérables de prendre le train en France à l'été 2026 ? Mais il est dans son rôle, il protège les voyageurs, il protège les plus fragiles. Mais ce qui devrait tous nous choquer, c'est qu'un pays aussi puissant économiquement que la France puisse être aussi déclassé. face au réchauffement climatique parce que c'est ce déclassement qui est insupportable et qui est le fruit d'une idéologie de décroissance contre laquelle il faut lutter avec la plus grande fermeté.
Dans le fond, tous ceux qui se retrouvent pour dire il faut pas climatiser, il faut pas équiper la climatisation, ça va rejeter du chaud et ainsi de suite sont les mêmes qui vous disent il faut la décroissance et il faut la popérisation globale du pays. Cette popérisation globale du pays de nos services publics, de nos trains, de nos métros, de nos hôpitaux, elle m'est totalement insupportable. Donc je considère qu'il est urgent maintenant de prendre les faits tels qu'ils sont.
La canicule est là, elle va se poursuivre, elle va se renouveler, elle est là pour des années, on la traite. Vous avez un autre sujet par exemple qu'on n'évoque que très peu mais qui est lié aussi au réchauffement climatique qui va poser des problèmes majeurs à des millions de nos compatriotes, c'est l'eau. Vous avez des parties entières du territoire français dans le sud-ouest dans lequel le stress hydrique atteint des niveaux qui sont insupportables dans lequel on va être obligé de couper de plus en plus fréquemment l'eau dans des villages dans des endroits qui sont reculés et difficiles d'accès dans lequel il n'y a pas de solution pour nos agriculteurs.
Bah il est temps de prendre le problème là aussi à Bradcore. N'attendons pas d'avoir le mur pleine face. Traitons le problème, construisons des bassins de rétention d'eau, non pas de milliers de mètres cubes, mais de millions de mètres cubes.
Construisons des steps pour récupérer l'eau, la faire remonter dans les barrages. Utilisons davantage les barrages, construisons de nouveaux barrages. Est-ce que vous connaissez Pierre-Paul Riquet ?
Dites-nous. Pierre-pul Ricket, c'est un ingénieur du 17e qui a servi Colbert. Et à l'époque, la France a construit le canal du Midi, Pierre-Paul Ricket.
Elle a construit le bassin de rétention d'eau de Saint-Fériol immense pour garantir l'approvisionnement en eau. Mais c'est dommage qu'au 17e on est des ingénieur et une France créative qui soit capable de stocker l'eau, d'irriguer parce qu'elle avait compris que c'était stratégique et qu'en 2026 au moment où le réchauffement climatique frappe beaucoup plus durement, on ait encore ces débats sur la climatisation ou sur la rétention d'eau pour nos agriculteurs et pour l'eau potable. Certains d'ailleurs disent que c'est aux agriculteurs de changer de récolte et d' de mê bien sûr, c'est les mêmes.
Qui vous dit c'est toujours les mêmes ? Les idéologues verts qui vous dit c'est la faute des agriculteurs, ils ont qu'à s'adapter, ils n'ont pas de solution. C'est à nous idéologie.
Il y a l'idéologie, il y a aussi le nerf de la guerre, pardon, mais c'est l'argent parce que adapté les villes est climatisé partout, ça coûte des milliards et les caisses sont vides. Qui va payer tout cela ? Ça dépend des priorités que nous nous fixons.
Euh le rétablissement des comptes publics, il passe par la définition de priorité. C'est qu'est-ce que nous faisons ? Qu'est-ce que nous ne faisons plus ?
J'ai eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises. Je sais que c'est pas très populaire, mais ça le mérite de correspondre à la vérité que si nous continuons à voir un état social qui dépense toujours plus, qui veut toujours garantir plus la gratuité de tout et que dans le même temps, on veut construire un état qui protège, protège physiquement, qui protège en terme de sécurité, qui protège contre le réchauffement climatique, on va droit dans le mur. Les deux priorités ne sont pas compatibles.
Il faut faire des choix. Et vous vous dites d'état régalien en priorité. Bien sûr, l'État qui protège en priorité.
Regardez pour les transports publics. Mais vous avez un choix pour les transports publics. On vous dit il faut la gratuité des transports publics pour tous, pour tout le monde, partout.
Bah non, tout a un coût. Les transports publics ont un coût, un coût qui est très élevé. Donc vous faites un choix, soit vous investissez dans des rames qui sont de qualité, qui protègent l'environnement, qui sont bien climatisés pour permettre à ceux qui se déplacent, qui travaillent de circuler dans des conditions décentes, tout simplement décentes.
Soit vous dites tout va être gratuit, le transport, le RER, le B le problème c'est qu'on paye déjà Bruno Lemer. Donc c'est pas comme si on pouvait encore augmenter on pay un niveau qui correspond assez peu au coût réel des transports publics. Moi, mon choix, c'est d'avoir des services publics qui fonctionnent bien, dans lequel il y a un coût qui est assumé par la collectivité, qui est assumé en partie par le citoyen pour que l'État puisse correctement protéger.
Qu'est-ce que vous pensez de la proposition écologiste de Marine Tulelier qui veut un congé climatique, 5 jours de congé payé par an en cas de grosse inondation ou catastrophe climatique ? Ah ben elle ne me surprend pas et elle correspond parfaitement à ce que je vous disais tout à l'heure, c'est-à-dire le choix de la décroissance, le choix de la paupérisation, le choix de la relégation. de la nation française et des français.
On peut toujours travailler moins. On sait tous qu'il faut travailler davantage. Quand Valérie par exemple parle de télétravail aujourd'hance parce qu'il fait trop chaud, elle est pas décroissante Valérie Pest.
Non mais elle parle de télétravail, elle parle pas à jour de congé. C'est une nuance qui me paraît importante. Mais vous voyez bien que c'est vraiment tout le mérite des débats politiques que nous avons que le choix il est clairement posé.
Euh soit vous dites on adapte les transports, les bureaux, les lieux de travail au réchauffement climatique pour pouvoir continuer à travailler. Soit on fait le choix des verres, le choix de la décroissance et on dit il faut travailler moins, on n'adapte pas, on met pas de climatisation et puis le pays va avoir une croissance toujours plus faible, toujours moins d'emploi et s'enfoncer toujours plus. C'est ces deux choix qui sont totalement incompatibles, ils sont clairement posés et je remercie les verts d'avoir été très clair sur leur choix.
Leur choix c'est la décroissance et la popérisation générale du pays. C'est évidemment pas le mien. Et vous vous dites il faut assumer un peu moins d'état social et faire payer plus cher les transports en commun notamment pour les climatiser pour les améliorer.
Il y a aussi plus de 1000 milliards de dettes. Bruno le maire après votre passage au ministère de l'économie. Est-ce que vous vous sentez coresponsable ou responsable aussi de la situation dans laquelle aujourd'hui plus d'argent pour le changement climatique, plus d'argent pour la justice, plus d'argent pour les retraites ?
Bien sûr, vous avez été ministre des finances pendant 7 ans, vous prenez vos responsabilités. D'ailleurs, votre chiffre, il est plus exact à Gathlambré, on est à 1250 milliards d'euros de dettes supplémentaires parce que depuis que je suis parti, la dette a augmenté de 250 milliards. Vous êtes parti, preuve que ce n'est pas un problème d'homme, c'est malheureusement un problème de système.
Mais je prends toutes mes responsabilités parce que on célèbre beaucoup et à juste titre une des plus grandes figures et des plus marquantes et des plus touchants de notre histoire qui est Mark Block. Mark Block disait sur la responsabilité un chef est responsable de tout ce qui se fait sous ses ordres. Peu importe ce qu'il n'est pas eu lui-même l'initiative de chaque décision, qu'il n'est pas connu chaque décision parce qu'il est le chef et qu'il a accepté de l'être.
Il lui appartient de prendre à son compte dans le mal comme dans le bien les résultats. Et votre chef c'était Emmanuel Macron. C'est ce que je fais.
Non, le chef des finances c'était moi. Alors oui, il y a eu des erreurs qui ont été commises par les services se sont plantés sur 40 milliards d'euros de recettes, ce qui est totalement invraisemblable. Mais parce que vous êtes le chef de l'administration, vous prenez vos responsabilités.
Est-ce que vous regrettez pas juste de pas avoir quitté Bercy ? Non, parce que vous dites que vous avez alerté mais vous êtes resté. La démission est une désertion.
Donc quand il y a un combat mené sur le rétablissement des comptes publics, sur les décisions difficiles que j'ai eu à prendre, sortir du bouclier tarifaire sur l'électricité, sortir du bouclier tarifaire sur le gaz, mon état d'esprit est un état d'esprit de combattant qui fait ce qu'il doit faire et qui reste à sa place et qui fait la mission qu'on lui a confié. Dans un instant, Bruno Lemire, on va parler d'international. Vous qui dites que l'accord entre l'Iran et les États-Unis est une mascarade.
Mais pour l'instant, il est 8h48 et c'est l'info en une minute avec Antoine Jeffin. Depuis samedi soir, 13 personnes sont mortes noyées en France dont une adolescente de 13 ans hier soir en Sémarne. Bilan donné ce matin par la sécurité civile sur ici Paris, Île-de-France en Gironde 3.
Retraités sont morts hier, probablement de chaleur d'après la préfaite du département. 49 départements en vigilance rouge caniculent aujourd'hui du jamais vu dans ses proportions 40 en orange jusqu'à 43°grés attendu aujourd'hui dans le Lotte et en Char de 800 écoles et collèges restent fermé ce lundi des trains supprimés sur le réseau francilien l'Iran parle de bons progrès sur la question de son pétrole et de ses avoirs gelés à l'étranger. Réaction à l'issue de la première journée de négociation avec les États-Unis.
Les deux pays conviennent d'une feuille de route pour arriver à un accord définitif sur 60 jours. Les délégations poursuivent les pourparler cette semaine en Suisse. Kyan Mbappé centenaire à seulement 27 ans.
Le capitaine de l'équipe de France de football fêtera sa 100e sélection ce soir à Philadelphie face à l'Irak. Deuxème match de poule des Bleus dans ce mondial après la victoire contre le Sénégal. Soirée spéciale des 21h pour ce Francirac sur France info.
Le compte d'envoi c'est à partir de 21h 23h. France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec Bruno Lemè ancien ministre de l'économie et des finances vous publiez le temps d'une décision chez Galimar et on parle de l'Iran Paul. Ouais, on vient d'entendre en de fil les nouvelles de ces négociations entre américains et iraniens dans cet hôtel de luxe des Alpes Suisses.
On sait que les Iraniens sont restés une grosseur, qu'ils ont refuser de prendre une photo avec les Américains. On sait que les médiateurs pakistanais et Qatar annoncent ce matin donc des progrès sur le Liban et sur le D3 d'ormous et la mise en place d'une ligne de communication entre Iran et États-Unis. Quelle est pour vous, monsieur le maire, la toute première priorité dans ces négociations ?
C'est le nucléaire. Ah mais ils disent qu'ils en ont pas parlé les Iraniens. Bien sûr, les Iraniens, ils ont tout lieu de se frotter les mains.
Cet accord est une mascarade. Donald Trump a mis fin à la guerre parce qu'il voyait que ça lui coûtait trop cher politiquement, financièrement et donc il fallait couper net. Il a coupé net, il a pris sa perte.
Pourquoi c'est une mascarade ? parce que mais parce [raclement de gorge] que les grands gagnants de cette affaire, ce sont les Iraniens et je dois dire que ça me révole d'ailleurs, je pense avoir été l'un des seuls à dire depuis 7 jours, c'est une mascarade. Parle peu de ce sujet qui est pourtant fondamental pour notre sécurité à nous français.
C'est une mascarade d'abord parce que le régime iranien, un des plus durs de la planète, un les plus horribles de la planète dans la manière dont il traite son peuple, va voir les sanctions levées et bénéficier d'un chèque d'environ 300 milliards de dollars. Formidable, c'est la récompense de la vertu ov. Ensuite, le sujet majeur qui est celui des missiles balistiques qui peuvent toucher le sol européen.
L'Iran dispose aujourd'hui de missiles dont la portée leur permet de frapper la Grèce et le sud de l'Europe. Ce sujet n'est même pas abordé. Quant au nucléaire qui est quand même l'enjeu le plus important, qu'on garantisse que l'Iran des Molas n'ait pas accès à des bombes nucléaires, à du nucléaire militaire.
Il est à peine évoqué et de toute manière il sera moins bien traité qu'il l'était par le fameux accord GCPOA que nous avions lancé avec Dominique de Villepin et Jacques Chirac en 2003. Et j'ai un souvi négociation j'y ai participé. Ces négociations, elles étaient très détaillées, elles étaient très fournies parce que contrôler l'accès au nucléaire militaire d'une puissance aussi importante que l'Iran, près de 90 millions d'habitants, un savoir scientifique considérable, ça demande beaucoup de rigueur, beaucoup de technique et beaucoup de temps.
Ça a été envoyé en l'air par monsieur Trump. Bien sûr, Donald Trump a déchiré cela en 2018 lors de son premier mandat et et aujourd'hui voudrait nous faire croire qu'en 48 he il va produire un accord aussi strict que celui qui avait été négocié pendant 13 ans. Là la télévision des iraniennes affirme que le nucléaire n'a même pas été abordé.
Je vous dis les iraniens ont tout lieu de se frotter les mains. Ce qui est très intéressant dans cette guerre c'est de voir à quel point l'histoire se répète. Dans le fond, lorsque les États-Unis livrent des guerres qui sont nécessaires, des guerres justes, ils les gagnent.
Quand les Américains viennent notre secours pendant la Première Guerre mondiale, ils nous font gagner cette guerre. Lorsqu'ils débarquent en 1944 et qu'ils rentrent dans la Seconde Guerre mondiale, ils permettent d'éliminer les puissances de l'Ax et d'éliminer le nazisme. Ce sont des guerres nécessaires dans lesquelles les États-Unis sont entrés parfois contre leur gris, mais ce sont des guerres justes et ce sont des guerres qu'ils gagnent.
Quand ce sont des guerres de choix, il y a pas de contreexemple, ils les perdent systématiquement. L'Afghanistan, retrait piteux, l'Irak, développement du terrorisme et l'Iran, à nouveau, un échec flagrant des États-Unis d'Amérique qui sont obligés de conclure une paix honteuse avec l'Iran, en faveur de l'Iran et en faveur du régime des Bolas. Moi, ça m'amène à une conclusion que je défends depuis 2 ans, c'est qu'il est temps de prendre nos distances. par rapport aux États-Unis d'Amérique, par rapport à l'administration Trump et de construire à toute force et le plus rapidement possible l'indépendance européenne.
Pas à 27 parce qu'on n'y arrivera pas mais à 6. Une Europe à deux vitesses, une Europe des cercles avec un cercle de 6. Exactement avec l'Italie, la France, l'Allemagne, l'Espagne, la Pologne pour les pays de l'Est et les Pays-Bas qui décident assistent d'aller beaucoup plus vite, beaucoup plus loin avec des résultats concrets pour leurs citoyens.
On entend ce que vous proposez euh sur l'Europe euh dans votre livre aussi, vous avancez euh des propositions, c'est une ébauche de programme en fait quand on vous écoute. Euh Bruno Lomèire, vous proposez aussi de décaler l'âge de la retraite à 65 ans. Euh vous voulez relancer le couple franco-allemand.
Qu'est-ce qui vous empêche d'être candidat à la présidentielle pour porter ces idées aujourd'hui ? tout simplement qu'il y a déjà beaucoup de candidats et surtout que la première étape de cette campagne dans laquelle nous allons rentrer doit être une étape sur les idées. Qu'est-ce que nous voulons pour le pays dans 10, 15 ans ?
On le sait assez bien du côté de la France insoumise. La Nouvelle-Fance, c'est une France communautarisée. Donc c'est la disparition de la nation française.
Voilà en résumé le projet de la France insoumise. Le projet du Rassemblanc national c'est une France étriquée totalement contraire à l'esprit de Mark Block justement à l'esprit d'ouverture qu'il pouvait défendre. Nous qu'est-ce que nous défendons ce qu'on président Gabriel ?
Qu'est-ce que vous pensez ? J'ai pas envie de défendre des candidats, pas envie de défendre des personnes. Moi, j'estime que pour le prochain chef de l'État, il y a trois sujets absolument majeurs.
Pas 5, pas 6. Il y a pas 15 priorités, il y a pas 25 réformes, il y a pas 26 réformettes. Tout ça, c'est du niveau du premier ministre, du ministre, de secrétaire d'État.
Ce qui est de la responsabilité première du prochain chef de l'État, c'est quoi ? C'est un l'appauvrissement du pays. Et la réponse, c'est quoi ?
Plus de travail et la liberté pour les entreprises. Le deuxième sujet, c'est quoi ? c'est l'autorité de l'État.
Et la réponse c'est quoi ? C'est la réorganisation complète des institutions de la République pour qu'elle décide, qu'elle tranche et qu'elle donne des résultats. Et le troisième grand sujet, c'est l'Allemagne.
Parce que l'Allemagne, nous sommes en train de divorcer avec elle. on l'a vu avec le scaf et que si la France et l'Allemagne divorce et bien dans ce cas-là c'est la fin de la construction européenne. Je pense que le chef d'état élu en mai prochain, le prochain chef de l'État français, sa première décision devrait être d'aller à Berlin et de poser trois questions au chancelier allemand.
Qu'est-ce que nous faisons avec les États-Unis d'Amérique qui ne sont plus vraiment nos alliés ? Qu'est-ce que nous faisons avec la Chine qui aujourd'hui occupe une place centrale sur les chiquiers mondiales ? Et qu'est-ce que nous faisons ensemble nous français et nous allemands ?
Ça ressemble à un programme ça ? Non, ça ressemble à des idées qui me paraissent utile pour le pays. Mais personne ne porte ça aujourd'hui dans les candidats du bloc.
Je ne vois pas je ne vois pas d'idée aussi simple sur ce qui pour les 25 prochaines années doit être le défi du chef de l'État, de ce qui l'entoure et de ceux qui vont gouverner le pays. Je le redis. L'appauvrissement.
On a entendu de l'été. On a une dernière question pour être président. C'est une phrase d'Alexis Coler que vous avez peut-être déjà entendu ancien secrétaire général de l'Élysée.
Pour être président, dit-il, il faut avoir une case en plus, c'est-à-dire l'intelligence, notamment l'intellect et une case en moins, c'est-à-dire le petit grain de folie, la certitude qu'on a un destin présidentiel. Selon lui, Édouard Philippe a la case en plus, Gabriel Atal a la case en moins. Et vous et Bruno Lemè, est-ce que vous avez cette case [rires] en plus et cette case en moins ?
Je vais vous répondre toujours avec la phrase est assez drôle. Je vais vous répondre à nouveau avec Mark Block parce que je vous dis toute l'inspiration que m'inspire cette personne et son destin. Il est bon qu'il y ait des hérétiques et je pense que nous sommes dans un temps où nous avons besoin d'hérétiques.
Des gens qui pensent différemment et qui permettent au pays de basculer du bon côté du 21e. Vous êtes un hérétique avec quel case vous pour la présidentielle ? Il est bon qu'il y ait des hérétiques.
Je suis plus hérétique qu'on le croit. L'hérétique, c'est la case en moins. Merci beaucoup Bruno Le d'avoir répondu aux questions de France info.
Merci Paul. Demain tout de suite les informer.
Bruno Le Maire