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DébatSud Radio (sur YouTube)· 15 mai 2025 43 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécuritéTransports

Le référendum / L’audition de François Bayrou / Les grands projets d’infrastructure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    La France reste-t-elle le pays le plus attractif d'Europe malgré une baisse de 14% des investissements étrangers ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La TVA sociale est-elle une solution pour réduire le coût du travail ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les Français sont-ils capables de répondre à des questions techniques comme la fin de vie ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    L'Algérie abuse-t-elle des demandes d'extradition pour museler l'opposition ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Le référendum est-il un outil démocratique légitime pour trancher des sujets complexes ?

  • 20:00OuverteRéponse partielle

    L'insécurité à Paris est-elle liée à l'immigration illégale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Benjamin CochiFait
    « La France conserve son rang de pays le plus attractif d'Europe. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio le 10h midtez-vous d'accord Christine Bouillot et en compagnie de Benjamin Cochi, chef d'entreprise Jules Laurent rédacteur en chef du magazine Frontière Marine Casar chef du pôle jeune à Horizon Franck de Dieu, rédacteur en chef au à l'hebdomadaire Marianne qui fait sa une semaine sur les déserts médicaux quand les déserts médicaux tuent. On en parlait il y a un instant, cette proposition de loi, cette loi qui fait son chemin euh parlementaire actuellement sur l'obligation d'installation et on en discutait les uns les autres. Moi, je voulais juste faire un petit coup de projecteur.

Euh alors, on va dire que euh souvent dans cette émission, on parle de tout ce qui ne va pas, mais apparemment la France conserve son rang de pays le plus attractif d'Europe. Euh la France limite la casse, titre les échos. Euh c'est la première destination en Europe pour les investissements étrangers.

Euh alors il y a une petite chute de 14 % selon un baromètre qui est publié chaque année. Euh mais patronat et syndicats se disent près à débat d'une TVA sociociale pour réduire toujours cette question du coût du travail. Tout n'est pas perdu mon cher Benjamin Cochi.

Non alors tout n'est pas perdu. Alors après effectivement ça ça reprend ce que vous dites reprend une proposition de de l'UDP he qui est l'union des des des petits patrons, on va les appeler comme ça de de du patronat qui proposait la semaine dernière la suppression de la CSG CRDS de la CSG pardon et de la compenser par une augmentation de la TVA. Euh je pense que pour moi le le le la consommation le le l'impôt sur la consommation est l'impôt le plus injuste puisque finalement ceux qui ont euh le moins de de propension à épargner, ceux qui ont des les plus petits revenus euh n'ont pas de capacité d'épargne comme ça peut paraître évident.

Et donc du coup tout ce qui dépense c'est dans l'acte de consommation du quotidien. Donc ça peut ça peut fragiliser ceux qui ont les moindres revenus. Je suis plutôt dubitatif là-dessus sur le fait que la France soit encore une terre d'accueil, une terre promise.

Alors, peut-être pour les futurs chercheurs qui vont arriver des États-Unis, mais pour le coup, moi de de de ma fenêtre de de courtier d'assureurs qui travaillent avec des clients internationaux et nationaux, je peux vous dire que la tentation de Venise et l'exode et l'expatriation fait partie du du quotidien de nombreux chefs d'entreprise qui ont la capacité si le comment dirais-je la capacité en fonction de leur activité professionnelle. Si ce sont des activités de service, je peux vous assurer qu'ils ont la tentation de Venice et très envie de partir. Donc je suis assez surpris de ce chiffre.

Vous notiez effectivement qu'il y a une baisse de 14 % euh de des investissements étrangers. Il y a un ralentissement des investissements à peu près partout sur la planète he donc ça faut pas se le cacher. Mais pour le coup le président de la République exprimé lui-même, il a exprimé lui-même le président de la République que quelqu'un qui avait 100 millions d'euros avait plus la tentation de se barrer que de rester.

Donc euh bravo Emmanuel Macron. vous dites pour les Ah bah moi je pense que ça ça fait partie aussi de ce qu'il a réussi ces h dernières années à savoir rendre la France beaucoup plus attractive notamment grâce à des sommets choose France on le sait c'est aussi important parfois de souligner ce qu'il a bien été fait ces h dernières années pour pas toujours tomber dans le pessimisme dans ce pays en tout cas ça c'est une bonne nouvelle pour nos entreprises et mine de rien ça crée de l'emploi aussi en France Jul ça dépend où vont ces investissements c'est-à-dire que moi je trouve que sur la question par exemple de l'industrie Il y a eu un échec Macron, c'est cette industrie là. Il a tenté de réindustrialiser, il tente mais si on reprend justement sur les comparaison au sein de l'Union européenne de nos normes, de notre coût social, de notre charge sociale, on n'est pas compétitif aujourd'hui.

On a perdu en 20 ans, on a perdu, je crois, c'est 53 % de notre industrie qui est directement allée au sein en fait des pays de l'Union européenne, la Roumanie, la Pologne et autres. Donc ces investissements, oui, c'est une bonne chose, mais il faut savoir où est-ce qu'ils vont et la question industrielle me paraît la plus prépondérante. Euh donc là, vous voyez la bouteille à moitié le modèle c'est ça, à moitié plein.

Franck, vous vous on peut se réjouir de ce cette attractivité française encore malgré tout ce qu'on peut entendre de pessimisme ambiant. Ce qui a été dit, c'est que globalement il y a une réduction des investissements mais que la part de marché comparé aux autres de la France est plutôt pas mal. Ça veut dire plusieurs choses.

Vous savez quand les investisseurs font leur marché euh ils regardent plusieurs critères. C'est c'est très objectif. C'est de plus en plus d'ailleurs très objectif et très normé leur choix d'investissement.

Euh il regarde le coût du travail mais pas seulement. Il regarde aussi la compétence des des Français et là je crois qu'il faut s'en réjouir. Il regarde aussi les infrastructures françaises et je crois qu'il faut s'en réjouir.

Il y a quand même une chose euh que je questionne euh c'est que on s'est aperçu depuis un an ou deux, particulièrement depuis un an ou deux, que dans les secteurs qui sont dit de souveraineté euh comme les batteries, comme les puces, euh ce qu'ils appellent les chips, les vous avez des aides d'état qui sont extrêmement importantes jusqu'à 1/3 de l'investissement. Donc effectivement, si nous attirons des des investisseurs étrangers, mais que ça nous coûte extrêmement cher jusqu'à 1/3 de l'investissement, c'est-à-dire plusieurs milliards pour un nombre d'emplois qui n'est pas d'ailleurs extrêmement élevé, euh il y a des questions aussi à se poser, à se poser sur la régulation et la l'ironie suprême de cette histoire, c'est que vous avez mieux un état qui se dit il y a des éléments de souveraineté et donc nous affons la puissance publique de se dire bah nous mettons le paquet là-dessus Mais il se trouve que les multinationales font valoir le fait qu'elles sont sur des secteurs de souveraineté et font monter les enchères. Regardez, Intel qui allait qui avait une aide de la part de l'État allemand pour construire son usine à contre des milliards d'aides.

Je me souviens plus exactement le montant. Autrement dit, les États prennent en considération le fait qu'il y a des éléments de souveraineté et pourtant ils s'inclinent devant des multinational qui demandent des chèqus extrêmement importants pour planter leur leur usine dans tel ou tel endroit. Et effectivement, vous je je mets je jette pas la pierre sur le la générosité du gouvernement français pour faire venir à lui des batteries ou des ou des ou des puces. simplement euh il faut aussi prendre en considération le fait que cette attractivité, elle a un prix pour le contribuable, c'est qu'il a fallu mettre de plus en plus d'argent sur la table.

Ouais. Alors, nos auditeurs qui s'interrogent sur la réalité de ce sujet-là puisque sur l'attractivité française, c'est un baromètre annuel qui est fait, qui est très basique, qui prend effectivement les projets d'investissement en France. Il y en a plus de 1000 euh pour cette année contre par exemple 850 au Royaume-Uni ou 608 en Allemagne.

Euh mais tout ça reste effectivement, vous l'avez dit, très fragile et c'est ce que tout le monde souligne. Voilà, ceci est dit euh dans les coups de cœurs et les coups de gueule, je vais me tourner vers vous Jules, euh une décision de justice française qui refuse d'une extradition. Tout à fait.

Pour moi, c'est un coup de cœur évidemment. C'est la cour d'appel de Paris qui ce mercredi 14 mai a refusé l'extradition d'Axel Bellabassi. C'est un opposant Kabille qui fait partie justement qui est un haut responsable des mouvements d'indépendance de la Kabili et qui est accusé par le régime algérien aujourd'hui d'acte de terrorisme.

Alors la décision justement hier, elle a été du refus de son extradition. L'Algérie, elle lui impute 14 faits à sachant que il n'est pas retourné en Algérie depuis 2019. Il est présent sur le territoire français même depuis 2012. l'Algérie l'accuse euh de terrorisme, d'incendie, de meurtre tout encore une fois en en précisant qui n'était pas sur le territoire.

Et vous savez ça vient dans un contexte aujourd'hui algérien où l'Algérie dès qu'il y a quelque chose qui va pas, le gouvernement impute la responsabilité directement à des opposants politiques. Elle impute la responsabilité au Maroc, à Israël, à la France, au mouvement indépend au mouvement indépendantiste de la Kabil dès lors qu'en fait quelque chose ne va pas dans sa société. Et je trouve que c'est une excellente nouvelle.

Au moment où on n'arrive pas justement à négocier cette libération de Boem Sensal et tout ce contexte politique et on sait qu'on lui a reproché ses ses positions sur le Sahara sur le Sahara occidental, je trouve que c'est une bonne nouvelle ferme politique de la France. Quelqu'un veut réagir sur ça ? On sur cette histoire.

Donc on rappelle le refus de l'extradition de cet opposant Kaby qui était réclamé par l'Algérie. Franck, je fais le bon tour de table. Alors, on revient sur l'intervention d'Emmanuel Macron ses histoires de référendum.

Alors, vous c'est un petit coup de gale par rapport à ça et par rapport à ceux qui n'en veulent pas. Oui, parce que j'entends euh de plus en plus de la part d'une forme d'élite économique, administrative et médiatique, l'idée selon laquelle euh une sorte de procès d'incompétence qui confine au mépris social du peuple en disant "Bah, comprenez, ces questions sont trop importantes ou alors elles sont trop techniques ou il y a un moment donné où la démocratie représentative supposerait de confier certaines décisions non pas au peuple directement mais à ses repr représentant ou alors c'est le la marque du populisme ou ce sont les partis extrêmes ou le césarisme démocratique, vous souvenez vos vos leçons de droit public euh qui finalement manipulerait le peuple. Moi, je trouve que c'est la démocratie suppose non pas que le peuple a toujours raison, mais qu'on ne peut pas avoir raison contre lui et que il y a un moment donné lorsque nous sommes dans une crise politique profonde qui a un rapport de défiance à l'égard des institutions que on donne la parole au peuple et nous devons euh je dirais supposer même si cela peut paraître une sorte de de fix fiction idéaliste qui est d'ailleurs contenu.

J'ai relu les passages de Rousseau pour avant l'émission. Il le dit, il dit bah oui, nous devons postuler quand même que le peuple est doué de raison. Et si nous postulons pas cela, si nous considérez que nous considérons que le peuple est manipulable, que après tout porte ouverte aux démagogue, bah à ce moment-là, il faut ne plus être en démocratie mais dans une forme d'oligarchie.

Donc non, moi je trouve que j'entends beaucoup de choses un peu méprisantes sur le droit du des peuples à euh prendre des décisions éclairées en conscience. Et lorsque j'ai vu, et je fais honorable, lorsque les gilets jaunes euh en fin 2018 montent au créneau, euh je m'attends à ce que autour des ronds-points euh ils évoquent des questions de fin de mois difficiles, des questions de ralbol, des questions d'arbitrage totalement légitime, totalement légitime. Mais à s'ajoute à cela quelque chose que j'ai pas vu venir, c'est une question presque d'ordre juridique.

Il voulait le ricendum d'initiative citoyenne. C'estd que on se disait mais non mais attendez il y a des considérations économiques, sociales parfaitement légitimes mais cette notion qui est juridique quasiment constitutionnelle tabur elle honore les gens qui étaient là parce que ça veut dire qu'il y a un besoin en France de vouloir débattre de sujets qui ont une dimension technique qui une dimension philosophique. Le le la question de la fin de vie c'est extrêmement complexe extrêmement philosophique. et bien les citoyens ont envie d'en débattre.

Des questions peut-être plus techniques autour de la de finances publiques et cetera. Les Français com les sources de l'immigration. Bon, voyez bien que là est en train de se profiler une forme de je dirais pas de conflit mais de rupture avec je dirais une élite qui ne veut pas donner la parole au peuple et les classes moyennes qui se sentent dépossédé au fil du temps qui souffrent et qui souffrent et qui souffrent et qui souffrent et qui veulent avoir la parole.

Allez moi je veux dire que je m'incline, j'ai pas toujours voté pour les personnes qui sont au pouvoir, loin de là. Et bien je m'incline parce que je considère et je dois considérer que le peuple est légitime et éclairé. Alors on va y revenir dans un instant.

Pardonnez-moi, je vous coupe la parole parce qu'on doit marquer une pause sur Sud Radio. C'est l'heure de la pub et on en revient. On en reparle évidemment avec vous et vous êtes déjà nombreux à réagir sur ça.

Allez, à tout de suite. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai !

Sud Radio, le 10h mettez-vous d'accord. Christine Bouillot toujours en compagnie de Franck Dodieu rédacteur en chef du magazine Marianne Marine Casar chef du pôle jeune à Horizon Jules Laurent rédacteur en chef de frontière et Benjamin Cochi, chef d'entreprise. On faisait le le tour de table dans un instant.

On va revenir sur la prestation hier devant cette commission de l'Assemblée nationale de François Bairou. Mais dans vos coups de cœur et vos coups de gueule, Franck, vous disiez donc voilà euh ces référendums qui sont aujourd'hui proposés que certains dont certains ne veulent pas, bah c'est une c'est une erreur de penser que les Français sont pas capables de répondre aux questions qui sont posées. Ce besoin de s'exprimer.

On a parlé des gilets jaunes, on a parlé de ce moment de révolte populaire et et et profonde. Dans un instant, Benjamin, vous allez nous dire ce que vous en pensez. Mais Marine, est-ce que les Français peuvent répondre à toutes les questions ?

Je pense que les Français peuvent répondre à toutes les questions lorsqu'elles sont bien posées, mais surtout les Français veulent répondre à des questions qui déterminent l'avenir, leur propre avenir et l'avenir du pays. C'est ça qui les intéresse vraiment. Et là, on le voit aujourd'hui, le problème c'est que on a un président de la République qui a pris 3 heures d'émission et après avoir té plus ou moins dans la presse que on allait s'attendre à soit des référendums, soit une réelle consultation, en fait, il n'en est rien.

Et on a de l'autre aussi un premier ministre qui organise des conclaves, discute, discute de discuter, enfin bref, ne prend jamais de décision non plus. Et là, on est dans une situation de crise où on a aussi besoin de trancher des grands sujets, de savoir où est-ce qu'on va et si c'est pas le fait par référendum dans les prochains mois, ce sera fait donc en 2027. Le seul moyen pour les Français de s'exprimer sur ce qu'ils veulent vraiment du pays.

On a l'impression quand même que le les citoyens sont pas entendus parce que il y a on fait remarquer chez nos auditeurs que les gens descendent dans la rue. Il y a eu des manifestations régulièrement donc ça veut dire qu'il se passe quelque chose aussi. Benjamin Cochi, comment comment on recolle les morceaux finalement ? et comment on remet de de de la démocratie dans notre démocratie qui est fragilisée et qui est qui est mal en point.

Oui, je je reviens je reviens sur la crise de de 2018 des gilets jaunes où effectivement les revendications de rad bol fiscal de de de de colère par rapport à des problèmes de mobilité effectivement on ont pris un étage supplémentaire à la fusée avec la la demande des référendum d'initiative citoyenne. C'était pas véritablement surprenant en fait. Les gens ont souhaité pouvoir s'exprimer et décider par eux-mêmes puisque ils estimaient que leurs représentants ne les comprenaient plus et n'était plus en capacité de transcrire.

Et là, moi je pense qu'il y a le pour moi le nœud gordien, c'est la suppression du cumul des mandats. Et jusqu'après jusqu'à cette fin du cumul des mandat, vous aviez des élus locaux, des maires de de chef de canton ou de villes plus importantes qui étaient non seulement maire, premier magistrat de la commune, donc qui s'affrontait la vraie vie en pleine face, les permanences du samedi matin, j'ai pas de logement, j'ai perdu mon boulot, mon mari me tape dessus, enfin bref, la vraie vie. D'accord.

Euh et ces gens et et ces et ces premiers magistrats pouvaient être également députés et donc ils exprimaient la vraie vie au sein de l'Assemblée nationale. Depuis qu'il n'y a plus euh ce cumul des mandats, vous avez des députés euh qui aujourd'hui entre guillemets sont décorrélés euh décorrélés de la de la vraie vie. euh on le voit hein, il préfère passer du temps enfin des commissions d'enquête pour taper sur un premier ministre euh plutôt que d'aller faire des permanences dans les circonscription.

Et donc je crois véritablement que cette aspiration référendaire et cette aspiration euh du peuple entre guillemets euh à vouloir s'exprimer par lui-même, c'est parce que le système représentatif est en panne. Donc je crois qu'il faut effectivement aller de l'avant et ne pas avoir peur du peuple. Et donc le le nos gouvernants doivent régulièrement pouvoir poser des questions précises à la population.

Ça c'est entre guillemets, c'est à la fois un exitoire de démocratie, mais c'est aussi marquer une preuve de confiance entre les gouvernants et le peuple. Et la deuxième chose, c'est de remettre en place le cumul des mandats pour que nous ayons des députés qui soient entre guillemets à perdre de baffe des électeurs et des citoyens. On vous a pas entendu sur cette question, Je Laurent.

Moi, je je m'inscris dans cette lignée où je pense que la 5e République doit justement sa force au moment où euh le président choisit de débloquer une situation institutionnelle qui serait bloquée en justement se tournant vers le peuple sur une grande question qui permet de se projeter sur les années à venir et qui vient débloquer institutionnellement une situation par exemple là sur la la loi de la fin de vie, moi je trouve qu'il n'y en a pas d'intérêt. Il y a un travail parlementaire qui se passe bien et je pense pas que les Français aient envie de se politiser comme on suis sur toutes les questions d'aller tous les weekends voter se prononcer les votations régulières sur tous les sujets de Exactement. Par contre, pour des pour des sujets qui concernent leur avenir, des questions européennes, des questions les questions constitutionnelles, oui, le peuple français a une aspiration aujourd'hui très claire et ça a commencé d'ailleurs avec le mandat d'Emmanuel Macron sur la crise des gilets jaunes qui était une profonde crise démocratique.

Et on voit qu'en fin de mandat, il essaie d'y répondre en justement se prononçant en disant "Je vais essayer de faire des référendums, mais il a encore pas compris le peuple français parce que le peuple français, il veut vraiment ces notions de projection. il a pas envie de se prononcer sur des petits sujets qui seraient annexes et alors là on pourrait lui répondre justement ben regardez on vous a écouté maintenant vous allez pouvoir vous taire ce sera la prochaine présidentielle qu'on vous écoutera justement si je peux me permettre pour répondre à à Benjamin aussi est dans ce sens c'est que bien sûr le cumul des mandats va jouer on a besoin aussi d'élus beaucoup plus connectés mais est-ce qu'on a pas besoin aussi d'une classe politique qui à un moment donné a les moyens d'agir et répond aussi aux aspirations du peuple français je mets ça parce que je pense que ça peut aussi créer du débat. On a dit que le référendum pouvait être utile aussi pour déterminer les moyens d'agir.

Euh Édouard Philippe très récemment a proposé, s'il est élu en 2027, euh de d'appeler au référendum les Français pour lui permettre de légiférer par ordonnance sur trois sujets importants : l'école, la justice, la santé. Ça peut être aussi en cela qu'on utilise le référendum demain, c'est euh donner la capacité au pouvoir politique d'agir vraiment avec la conscience la confiance pardon du peuple français qui lui aurait été donné préalablement. Et je rajoute très rapidement que aujourd'hui on a quand même un un blocage qui revient souvent le blocage de l'état de droit.

On en parle souvent, vous savez la Cour européenne des droits de l'homme ne nous permet pas, la cour de justice Union européenne ne nous permet pas. Et ben le référendum c'est quand même un moment où on a une souveraineté populaire sachant que il y a une crispation française depuis le référendum non écouté de 2005. Oui, c'est ça.

Euh le dernier qui a fait ça, c'était Jacques Chirac hein. Euh après il y a la question qui est posée qui la pose et cetera et on sait aussi derrière euh est-ce que c'est appliqué finalement ça reproche les Français. Ah bah ça c'est vrai.

Il y a il y a eu une rupture démocratique absolument majeure de confiance en 2005 où les Français ont voté contre le référendum enfin contre le projet constitutionnel européen et où il est passé par la fenêtre parlementaire en en 2007 via le traité de Lisbone. C'est effectivement je pense une rupture dont on n pas encore mesuré les effets et c'est toute la grandeur du peuple français qui a une forme de mémoire politique parce que c'est un peuple politique. Moi, j'ajouterai par rapport à ce que à ce qui est dit.

Il y a bien sûr l'histoire du de du mandat, mais ce n'est pas simplement une logique de compréhension. Je pense que les Français ont pris conscience véritablement qu'il que eux et même et là c'est plus difficile à dire même leurs représentants n'ont plus de marge de manœuvre. C'est-à-dire que vous n'avez plus de souveraineté industrielle, vous avez plus de souveraineté monétaire, vous avez délégué à d'autres euh le soin, je dirais, de euh déterminer votre destin.

Alors, on peut considérer que c'est finalement une forme de société plus moderne, hein, sans remettre au marché financier, sans remettre au partenaires européens, hein. Mais la réalité c'est que les gens ont considéré que eux et aussi leurs représentants ont décidé avait décider Christine de ne plus décider. Allez, on va continuer.

On va revenir certainement dans les prochains jours aussi sur cette question et dans un instant, on finira le tour de table des coups de cœur et des coup de gueule de nos quatre débatteurs Franck de Dieu, Marine Cazar, Jules Laurent, Benjamin Cochi. On se retrouve juste après ça sur Sud Radio. À tout de suite.

Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai.

Sud Radio le 10h mid, mettez-vous d'accord. Christine Bouillot. Allez, l'heure tourne, il est 11h30.

On est toujours avec Benjamin Cochi, Jules Laurent, Marine Casar, Franck de Dieu pour évoquer les sujets d'actualité. Benjamin dans les coup de cœur et les coups de gueule, vous vouliez reparler de de cette agression de deux touristes hier à Paris euh à coup de tour Effel. Oui, voilà, c'est ça.

Bon, alors au-delà du côté qui peut paraître un petit peu drôle entre guillemets, même si c'est une situation extrêmement dangereuse, deux touristes américains ont été agressés à coup de tourfel miniature au pied de la vraie tourfel dans le champ de Mars par des câblot qui sont là de façon illégale, qui vendent illégalement du des des objets de souvenir. Je voulais juste au-delà de la compassion qu'on peut avoir pour ces deux touristes agressés qui a priori donc que des blessures légères et c'est tant mieux pour eux. Juste quand même se rappeler que aujourd'hui, on en a parlé en début d'émission, on a un problème de désindustrialisation, on a un problème de création d'emploi, c'est une réalité.

Les courbes du chômage sont en rouge, le nombre de défaillances d'entreprises sont au rouge et pour le coup le tourisme c'est quand même un vecteur de croissance et un vecteur de richesse, un vecteur de création d'emploi qui est extrêmement important. Et lorsque vous avez des événements comme ceci, ça peut, je vous assure que ça fait le tour du monde et que évidemment les Français ont conscience et même le président de la République l'a dit, que lui n'avait jamais pensé qu'il y avait de sentiment d'insécurité. Il l'a bien précisé mais qu'il y avait vraiment de l'insécurité dans le pays.

Les Français sont victimes d'insécurité. Aujourd'hui, ce sont les touristes qui sont victimes d'insécurité. Donc, au-delà d'emmerder les Français dans son quotidien, au-delà d'emmerder les salariés qui sont obligés parfois d'être protégés comme dans le 17e arrondissement où des agents de sécurité doivent pouvoir accompagner certains collaborateurs, certains salariés jusqu'aux bouches de métro pour éviter qu'il se fasse agresser.

Aujourd'hui, ce sont les tourismes. Et je mets en parallèle ce qui s'est passé avec les Américains avec une carte une carte touristique que les Chinois ont commencé à diffuser qui explique quels sont les arrondissements dans lesquels il ne faut pas aller dans Paris. Donc moi, je lance une une alerte rouge.

L'insécurité gangraine notre pays, euh gangraine potentiellement euh les développement de de de richesse et de croissance et sont en train d'entamer l'un de nos fleurons économiques qui est celui du tourisme. Donc voilà, c'est alerte rouge. Euh évidemment, il y a pas de solution miracle si ce n'est encore une fois une chaîne mettre des policiers derrière chaque arbre sur le champ de Mars.

Marine, alors ça risque d'être ce serait idéal mais ça risque d'être compliqué. Euh déjà, alors je veux juste revenir sur quelque chose. L'insécurité malheureusement à Paris pour être parisienne ne concerne pas que les touristes.

Donc euh et particulièrement quand on est une femme à Paris, ça devient un peu plus compliqué dans certains quartiers. En effet, euh puisque vous citez le Chant Mars, ça me fait penser que bah c'est quand même chez Rachida Adati que tout ça se passe. Donc ce serait bien qu'elle envisage de sécuriser un peu plus la zone et qu'il y a un travail qui soit fait avec la mairie de Paris en effet pour pour sécuriser cet endroit.

On l'a vu pendant les les Jeux Olympiques, c'était absolument idéal de vivre à Paris à ce moment-là avec une présence policière et de gendarmes très importantes. Le problème aujourd'hui, c'est qu'on a pas assez d'effectif et c'est ça le sujet en réalité à Paris comme partout en France, c'est d'investir davantage dans notre police pour la former, l'équiper et s'assurer ensuite qu'on ait les effectifs sur place pour assurer la sécurité de tous les Français. Allez, rapidement Jul.

Le champ de marche est un peu le le révélateur de ce qui est devenu l'insécurité française, c'est-à-dire une insécurité qui est hautement liée à la question de l'immigration illégale. Il y a beaucoup de clandestins sur le champ de Mars qui commettent des agressions sexuelles. On a des faits divers qui sont récurrents avec des touristes issus d'Amérique du Sud, d'Amérique, du Nord, de l'Europe.

Et ça montre aussi le décalage et la spécificité de l'insécurité qu'on a en France. C'est-à-dire que vous savez souvent quand on va à Barbè au Champ de Mars, on voit des des femmes qui sont habillées de telle manière que nous avec un regard de français on rapport avec je m'exque je m'explique. Nous dans un regard de français, on se dit qu'une française, elle aurait elle se serait pas habillée comme ça à cet endroit-là parce qu'il y a danger.

En fait, il y a beaucoup de Françaises qui ont internalisé aujourd'hui la notion d'insécurité dans certains endroits et qui ne se seraient pas mis en minijupe parce que c'est c'est dramatique, hein, c'est un problème, mais qui ne se serait pas habillé de telle manière parce qu'elles ont compris que en s'habillant comme ça, elles se mettent en danger parce qu'il y a aujourd'hui une immigration illégale dans certains endroits de Paris à Barbè sur le champ de Mars où il y a régulièrement des agressions sexuelles envers les femmes. Bon euh toujours été ça le problème là vous confondez un peu tout. Ouais, je pense qu'on confond un peu tout ça.

Vous faites des trup agressé non, j'ai absolument pas dit ça. J'ai absolument pas dit ça. J'ai dit que souvent il y a des touristes issus de d'autres pays qui en fait s'habillent de manière qui ne justifient en aucun cas l'acte.

En aucun cas l'acte, mais qui simplement des françaises, elles qui ont internalisé l'insécurité française, elles elles ont compris qu'il fallait pas qu'elle s'habille comme ça. Moi, j'ai un petit peu de problème avec ces purs fait d'hivers que nous sommes amenés à extrapoler pour en tirer des lois définitive de principes sur de nature des chiffres sur sur la sécurité illégale bien sûr. ce matin voilà cette extrapolation pour tirer des lois je dis pas dis que les chiffres baiss dans le rô 56 % des non mais sur le plan parisien parce qu'on est sur j'en ai un peu près partout sur la France donc ça c'est pas c'est pas c'est quand même une régular c'est une une régularité en France je vous invite à réécouter l'interview malheure c'est nos concurrent mais voilà j'ai une idée de titre moi j'ai une idée de titre pour le prochain Marianne c'est le désert sécuritaire tu voilà ben le désert Oui.

Non mais c'est là vous vous êtes qui faille embaucher plus de policiers. Bien sûr, je dis simplement que faut faire c'est plus de justice et plus faire simplement je dis simplement que mais oui qu'est-ce qui changeait ? Non mais qu'est-ce qui changeait ?

Pourquoi est-ce qu'il y avait pas d'insécurité pendant les Jeux Olympiques ? Qu'est-ce qui a changé ? Il y avait une ultra présence aussi alors qui n'était pas là.

Il y avait pas d'immigration illégale. Il y avait pas il y avait plus d'immigration illégale sur les champ de mar ça c'est typique on est parti d'un pur fait d'hiver et on veut en tirer des lois qui évidemment conduisent à des dérapages qui sont très trompe par jour je dis pas que je dis pas que c'est la norme mais en tant ancienne étudiante dans mes rues de Paris et et j'ai pas 20 ans. Euh je peux vous dire que le champ de Mars était connu pour un être en endroit.

C'était il y a 30 ans, un peu plus même. Donc je sais pas ce c'est dire là. Après c'est un phénomène qui est pas nouveau, qu'après il y a un problème d'insécurité et sans doute de moyens.

Et quels sont les moyens qu'on est prêt à mettre ? Est-ce qu'on a les moyens de plus de sécurité ? Je vous rappelle les chiffres he on cherche 40 milliards.

Est-ce qu'on est prêt à mettre tout l'argent que l'on a de nos impôts dans les policiers dans la sécurité ? Je sais pas, on parle de de desés médicaux. l'immigration.

Peut-être qu'en dans la lutte contre l'immigration, est-ce que l'immigration c'est une chance ou pas ? Vous avez l'air de dire que ça ait pas une. Non, comme le comme Bruno Rota le dit.

Les chiffres de l'immigration tous les jours et Bruno Rotaillo le dit aussi. Oui, mais quelle immigration ? Les chiffres, il a les chiffres de l'immigration.

Oui, quelle immigration ? On parlait tout à l'heure des déserts médicaux. On est bien content d'avoir des médecins étrangers qui viennent en France soigner.

Bien sûr, mais c'est vous qui faites amalgame. Nous, on est pour l'immigration choisie. D'accord.

Donc OK. Donc ça c'était Jul Laurent. Écoutez, on va changer de sujet parce que le coup de cœur de de Marine va arriver un peu pouf comme ça.

C'est en effet un coup de cœur sur un sujet sociétal. Absolument. C'est le coup de cœur du maire le maire de la Val qui prend un congé parental.

Ouais, en effet. Moi, je trouve ça très chouette que des maires puissent prendre cette initiative déjà pour qu'on puisse changer aussi le regard qu'on a sur nos maères qui maire M bien sûr qui chaque jour en fait s'engage pour nos concitoyens. Souvent sont abîmés, agressés, fatigués aussi chaque année en tout cas les récents chiffres en tout cas depuis 2020 plus de 2500 maires ont démissionné.

Donc je pense que c'est important de mettre ce sujet sur la table. Moi, c'est vraiment mon coup de cœur. Je trouve ça chouette qu'il communique dessus pour montrer qu'on peut aussi allier euh parentalité et une fonction publique.

C'est très important aussi de montrer que derrière lui, il y a une équipe qui est en capacité de prendre le relais et à un an des municipales, voilà, j'avais juste envie de le souligner et et dire aussi qu'on avait besoin que de plus en plus de personnes s'engagent, notamment des femmes dans la vie publique. Je vous le rappelle, en 2000, on a voté une loi sur la parité qui impose des quotas sur les listes électorales. n'a pas tout arrangé puisqu'on a à peine 30 % de femmes élues mères, c'est toujours pareil, on a la parité sur les listes mais le numéro 1 est un mec.

Donc j'aimerais bien que tout le monde en prenne conscience et qu'on mette en place les conditions en fait tout simplement qu'on pour assurer une fonction publique et assurer aussi son rôle de parents ou de citoyen à côté avec toutes les activités que c'est en comb. Est-ce qu'il y a des papas autour de la table ? Est-ce qu'ils ont pris leur congé parental ?

Euh al le problème c'est que à ce moment-là il y avait un voilà il était tout petit donc j'ai pas eu ce cas de conscience ce cas de conscience effectivement Benjamin non jamais je dis cas de conscience en fait ça c'est pas un cas de conscience c'est un droit des salariés à prendre hein je dis cas de conscience je suis un peu gênant c'est plutôt un droit des salariés allez on va quand vous êtes à votre compte vous arrêtez pe hein oui oui oui aussi hein ça dépend des ça dépend des statuts mais effectivement le statut d'élu et on a vu aussi le congé maternité c'était une vraie révolution puisque c'était pas prévu dans le code du du maire de l'éluc, ça fait partie des choses. Euh dans un instant, on va Non, ben tout de suite hein, on va parler de François Baou hier devant cette commission d'enquête parlementaire. Est-ce qu'elle a servi 5h d'audition, un peu le bras de fer quand même selon vous, est-ce qu'elle a servi à faire avancer le dossier Benjamin Cos ?

Non, j'ai pas l'impression que ça fait avancer le dossier. Je n'irai pas sur le fond du dossier parce que je ne le maîtrise pas suffisamment. Je vais être honnête avec vous.

Euh c'est un sujet sur lequel j'ai été particulièrement touché parce que on sait que des exaction et de la maltraitance auprès des enfants, ça existe non seulement dans des institutions privées, mais aussi dans des institutions dans des écoles publiques ou tout simplement dans la sphère privée. Euh donc moi, la seule chose que j'ai envie de dire sur le fond du dossier, c'est s'il y a des enfants qui nous écoutent, le numéro d'appel, c'est le 119. Si vous êtes victime ou témoin d'une maltraitance sur les enfants, c'est le 119 qui font composer sur son numéro de téléphone et je pense que c'est bien d'utiliser votre antenne aujourd'hui sur Sud Radio pour le rappeler.

Sur la forme maintenant, sur la forme, j'ai plutôt le sentiment euh que cette commission d'enquête est un outil pour déstabiliser le premier ministre plutôt que de répondre au véritable problème de fond qui a pu se passer sur les terrain. Voilà. Voilà.

Euh qu'est-ce que vous en pensez Marine sur ce que vous avez vu ou des morceaux que vous avez vu d'hier soir ? Moi je suis pas du tout d'accord avec l'idée qui consiste à dire qu'on essaie de déstabiliser le premier ministre. Cette affaire est très grave malheureusement.

En effet, les l'audition qui s'est déroulée hier pendant 5 he n'était pas à la hauteur parce que en effet, on a été témoin de passe d'armes. On a aussi été témoin d'un premier ministre qui arrive de façon assez hostile avec un un livre de la meute pour tout de suite suggérer la nonobjectivité, je dirais, ou la subjectivité plutôt du corpporteur. Enfin bref, c'était pas du tout à la hauteur des enjeux.

Et cette commission, elle n'existe pas pour déstabiliser le premier ministre. Elle existe pour contrôler l'action du gouvernement à l'époque tel que le prévoit en réalité les pouvoirs de l'Assemblée nationale. Et c'est important de le faire parce que on voit bien que derrière cette affaire, il y a toute une chaîne de responsables publics notamment qui soit ont été témoins des faits, soit ont entendu des choses rapportés, soit ont même lu dans la presse parfois, mais n'ont pas décidé d'agir très concrètement pour le faire.

C'est très bien que vous rappeliez le 119. En effet, aujourd'hui en France, 160000 enfants sont victimes de violence sexuelle dans notre pays chaque année. Donc il faut le rappeler, cette affaire, elle est pas anodine, malheureusement, ça existe encore.

Donc oui, elle est utile. Non, ce n'était pas pour déstabiliser le Premier ministre. En effet, pour moi, il a pas été à la hauteur comme certains échanges pendant la commission.

Jules, c'est un exercice vous avez trouvé comment ? Bah alors moi je viens de dire comme c'est un exercice qui est quand même très compliqué. Je pense quand même avoir dans la forme he c'estd que devoir répondre à ces questions.

Je trouve que tout de même qui vous a convaincu qu'il ne savait rien. J'ai pas tout regardé, j'ai regardé des extraits mais j'ai pas été convaincu. Je trouve d'ailleurs qu'il est inaudible sur cette question avec toutes les prises de position qu'il a pu avoir du début jusqu'à la fin.

Je trouve que voilà, il y a pas de et puis avec les révélations de sa fille qui arrive et autres, on semble qu'il est dépassé par une affaire qu'il a probablement pas venir. Je trouve que quand même sur la forme, on a quand même un une sorte de de tribunal face à lui et monsieur Paul Vanier est en train de faire de la politique justement sur cette affaire et moi je pense profondément à toutes les victimes. des victimes qui dépassent rien que que le cas François Baou. des victimes qui pour lesquelles aujourd'hui il y a il y a prescription, qui ont monté des collectifs, qui ont qui essayé de faire entendre leur voix et aujourd'hui raisonne plus une affaire politique de démission euh du Premier ministre François Bairrou plutôt que celle des victimes.

Franck, un dernier commentaire ? B, c'était euh en ce qui concerne sa défense, il a deux arguments, c'est que il dit que l'entretien avec le juge est postérieur à la mise en examen du père Carica. Et deuxièmement, il dit que la prof de math qui l'avait interpellé avant euh n'est est une infabulatrice.

Donc euh ça c'est ça c'est un c'est ligne de défense. Oui. Mais en fait, si vous regardez plus précisément, vous apercevez que sa ligne de défense, elle repose beaucoup sur elle donne un tour politique.

Et si elle donne un tour politique, effectivement, il y a la responsabilité du du député. Mais après tout euh que il y ait un caractère politique à une audition au sein de l'Assemblée nationale, c'est pas un tribunal hein, c'est au sein de l'Assemblée nationale. Donc en ce soit en soit ça ne me choque pas vraiment que ça prenne un tour politique.

En revanche, lui-même, c'est en ce sens que c'est assez habile, il donne le le le le cœur de sa défense repose sur un argument politique qui est de dire vous manquez d'objectivité. Et en plus, il va jusqu'à dire la retranscription de certains témoignages ne sont pas fidèles. Euh ce qui quand même est une accusation assez forte sur le plan de l'objectivité des des membres.

Donc effectivement, c'est un grand classique. C'est-à-dire que quelqu'un qui a une certaine expérience et puis aussi un certain aura dans une position particulière donne un tour politique à son audition. Voilà.

Bon, écoutez, on on verra les suites. De toute façon, la commission d'enquête parlementaire continue. Une conférence de presse est donnée cet après-midi à l'Assemblée nationale justement pour faire un point d'étape et elle s'arrêtera le 21 mai prochain.

Puis je vous donne une petite information qui vient de me parvenir, c'est que le bracelet électronique de Nicolas Sarkozy lui a été retiré. C'est ce qu'on apprend à l'instant. Je vous la soumets.

On fait une pause et on revient ensemble juste après. À tout de suite. Sud Radio, votre attention est notre plus belle récompense.

Sud Radio, le 10h midtez-vous d'accord. Christine Bouillot. Toujours en compagnie de Benjamin Cochi, chef d'entreprise, Jules Laurent, rédacteur en chef de frontière, Marine Casar, chef du pôle jeune à Horizon et Franck de Dieu, rédacteur en chef au magazine Marianne.

On en vient au dossier de la 69. C'est l'heure de vérité pour ce chantier puisque le Sénat a décidé aujourd'hui de déposer une proposition de loi. Les sénateurs d'ailleurs du Tarn, cette autoroute qui est à l'arrêtée depuis le mois de février, suite à la décision du conseil du du tribunal administratif de de Toulouse, et ben pour relancer le chantier, ils vont déposer une proposition de loi qui vise à valider au nom de l'intérêt général la remise en route de ce chantier de 49 km.

Question derrière tout ça parce que c'est un un vrai et grand débat. La France peut-elle encore faire de grands chantiers ? Alors Benjamin Cochi qui est le régional de l'Ét à 69 pose une question d'ordre d'aménagement du territoire qui est bien plus complexe que ce tronceau d'autoroute.

Oui oui absolument. Et j'habite à 3 km de cette autoroute. Donc les le premier ouvrage d'art est à 3 km de ma maison.

Donc je peux vous assurer que je suis concerné par ce sujet de plein fouet pour plusieurs raisons parce que effectivement, vous l'avez dit, au-delà de ce projet d'infrastructure autoroutière, c'est le désenclavement de tout un département. Et je vais pas revenir sur ce qu'on disait tout à l'heure avec la crise des gilets jaunes de 2018 où on parlait de crise, de mobilité, de déplacement. aujourd'hui désenclaver un département me semble effectivement être d'intérêt général et je suis pour évidemment cette cette avec une autoroute à péage Benjamin parce que la vraie bien sûr mais bien sûr même avec une autoroute à péage parce que ceux qui n'ont pas les moyens aujourd'hui de prendre le péage continueront à prendre cette route avec une distance particulière mais il faut quand même savoir dans et déjà c'est qu'il y a des entreprises qui ont décidé des entreprises toulousaines qui ont décidé d'installer leurs sièges sociaux dans le Tarn en prévision de l'installation de cette autoroute aujourd'hui.

C'est 450 millions sur les 750 millions d'euros qui ont d'ors et déjà dépensé. C'est 90 % des ouvrages d'art qui sont déjà réalisé. C'est 300 € par mois de gardiennage pendant que le marché s'arrête.

Et enfin, je finis si on devait remettre à l'identique, ça coûterait entre 1 milliard et 1 milliard et demi d'euros. Donc euh non, je ne pense pas que la France soit euh soit soumise à arrêter ces projets d'infrastructure. Il y a qu'on parlait des déserts médicaux à juste titre en début de de d'émission et bien l'égalité euh l'égalité entre les territoires a du sens aussi par la création de ces infrastructures.

Alors on fera réagir Franck de Dieu dans un instant. Marine, sur ces grands chantiers d'infrastructure, est-ce qu'on va pouvoir encore continuer euh au nom de l'intérêt général des grands projets routiers, autoroutiers, aéroportuaient ? J'espère bien.

Le problème c'est que la 69 illustre malheureusement l'impuissance de l'État et même la capacité de l'État en fait à se tirer une balle dans le pied dès lors qu'il s'agit de construire ses grands chantiers ou d'envisager l'avenir. Le problème dans cette affaire, c'est pas nécessairement le juge. C'est d'abord la loi qui prévoit que en première instance le juge peut en effet interdire ou suspendre un projet sous motif d'intérêt public général.

Euh et c'est ça le problème en fait. Je ne sais pas pourquoi cette loi euh existe. Elle nous empêche en réalité d'agir.

On le voit bien sur la 69 aussi, de nombreuses parties prenantes qui ne sont même pas du territoire, qui s'en sont en réalité mêlé euh et qui ont souhaité sa suspension. Euh moi, j'espère vraiment qu'on arrivera à retrouver cette capacité de l'État, cette puissance de l'État pour reconstruire des des projets parce qu'aujourd'h projet néfaste. Mais néfaste en fait, il faut enfin pour moi, on peut pas juger projet de façon néfaste.

Non, mais je pose la question de manière publique à un moment donné, c'est aussi aux français de le déterminer. Bien sûr, il faut respecter des lois mais enfin aujourd'hui, on a énormément de normes et de contraintes qui nous permettent de ne pas partir non plus sur du n'importe quoi et d'avoir un projet néfaste. Objectivement, on a besoin de retrouver cette capacité là parce que les Français sont aujourd'hui en colère de voir que on renonce à ces grands projets.

Allez Franck, c'est est-ce qu'on oppose finalement écologie, un aménagement du territoire avec ce dossier On est en train d'opposer à vrai dire, je suis assez d'accord avec vous Marine euh la question de l'interprétation de la loi et de la enfin de l'interprétation de la loi. Oui. De même de la juge, elle n'a fait qu'appliquer la loi.

On lui a tapé dessus. Maisolum. Donc effectivement, vous avez la possibilité de changer la loi euh et on voit que ce sujet entre la justice et le législateur se pose à plein d'égard.

Alors, on a parlé longtemps de Marine Le Pen, mais c'est pas que ça. Il y a le sentiment qui est insufflé de la part dans l'esprit des Français selon lequel on ne peut plus véritablement rien faire parce qu'il y a une sorte de procédure qui font que si vous êtes bien défendu, ben vous pouvez empêcher l'État de déployer sa puissance publique dans le cadre d'un aménagement territorial. Je suis pas forcément favorable à un référendum pour le coup qui serait euh limité à à un territoire parce que c'est un sujet d'ordre national.

L'aménagement du territoire est national. Donc l'idée de se dire bah c'est le le le législateur qui doit avoir le dernier mot euh pour débloquer le la question me semble parfaitement légitime. Après euh il y a la question du paiement.

Je trouve que si par exemple ce bras de fer permet à la fin pour légitimer davantage l'autoroute de la round gratuite Oui, mais ça vous avez donné ça à un concessionnaire donc ça va être difficile de ça pose la question mais la gratuité la gratuité n'existe pas ça sera financé sera payé par le contribuable la gratuité est un concept fallacieux si ce ne sont pas les utilisateurs qui payent l'autoroute ce sera le contribuable la gratuité comment fonctionner les finances publiques, je crois que c'est à peu près une notion que qui m'est pas totalement étrangère, mais il se trouve quand même que le concessionnaire, il fait des profits, il est pas en train de combler les trous, il fait des profits. Donc si l'État est propriétaire des autoroutes, et bien probablement qu'il fera des profits et ils seront réversés au titre des dividendes à l'Agence publique de l'État et donc à la République. Vous savez quoi ?

Vous savez quoi ? ce dossier de la 69, on a on n pas fini d'en parler parce que ça va pas se régler en 2 jours. Je rappelle le numéro de Marianne cette semaine quand les déserts médicaux tuent.

Merci beaucoup Franck de Dieu. Marine Cazar, merci à vous d'avoir été là. Jul Laurent également.

Merci Benjamin Cochi que je salue et dans un instant vous allez retrouver André Berkov sur Sud Radio. À tout de suite. Sud Radio Sud Radio.

Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio.

Parlons vrai.

Le référendum / L’audition de François Bayrou / Les grands projets d’infrastructure — François Bayrou · Pourquijevote