Face à Philippe de Villiers / 23 octobre 2026 (CNews)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:11OuverteRéponse directe
Quelle est votre première réaction à l'heure où on parle ?
- 4:25OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la déclaration d'Emmanuel Macron ?
- 10:15OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous pensé des déclarations d'Emmanuel Macron ?
- 17:29OuverteRéponse directe
Comment qualifiez les événements en France ?
- 21:50OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la gangraine morale de la société ?
- 33:27OuverteRéponse directe
Comment en est-on arrivé à cette situation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:39Philippe de VilliersFait
« Je pense aussi aux policiers très souvent critiqués depuis plusieurs semaines alors qu'ils sont admirables. »
- 5:08Philippe de VilliersFait
« Une société qui se désagrège, elle remplace la force qui est une vertu par la violence qui est un péché. »
- 11:41Philippe de VilliersFait
« Il est à côté de la France. Il n'est plus en France. Il n'est plus de France. »
- 12:22Philippe de VilliersFait
« Il a trahi la police en lui reprochant de manquer d'empathie par rapport aux jeunes. »
- 18:13Philippe de VilliersFait
« Les événements que nous avons vécu le 17 octobre, c'est une prèguerre civile. »
- 37:46Philippe de VilliersFait
« C'est Francfort qui décide, c'est plus nous, c'est la banque centrale qui va nous mettre sous tutelle. »
- 50:46Philippe de VilliersFait
« Il faut que nous sortions de deux syndromes : le syndrome Malikusekin et le syndrome carolingien. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Et je vous propose de regarder sur ces images filmées par Emmaloro ce dispositif organisé par les policiers nationaux et locaux qui qui bouge puisque s'il y a eu des premières investigations ce matin avec un temps un peu plus calme en fin d'après-midi, désormais la scène se fige à nouveau pour permettre aux équipes de procéder à une opération de déminage. En tout cas, c'est ce que les forces de l'ordre sur place nous ont confié. Vous le voyez, quelques véhicules sont positionnés. Les Rivins ont un accès interdit à leur logement. Ils sont euh rapatriés dans un palais des sports. Donc vous le voyez, une scène qui en tout cas continue d'évoluer et d'être analysée par les autorités. [raclement de gorge]
Merci beaucoup Cia Barotte et merci à Emma Loro qui vous accompagne. Il est quasiment 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à à Philippe de Villier. Cher Philippe, bonsoir. Bonsoir, bonsoir Jefrois. Bonsoir Geoffroid le jeune. Nous commençons cette émission par l'horreur dans les crime terroriste survenu ce vendredi à Trappe et la Verrière. Dans son périple meurtrier, l'assayillant a abattu une personne et en a blessé cinq autres dont une fillette de 12 ans. Le parquet national antiterroriste s'est saisi des faits. Le caractère raciste est à ce jour retenu et vous le voyez à l'image il y a quelques instants. Il est toujours sur place. Emmanuel Macron est actuellement dans les Yvelines en train d'échanger avec le maire de Trap,
Emmanuel Macron, qui dans les prochaines minutes se rendra ensuite dans le 19e arrondissement de Paris. Nous en parlerons bien sûr, pour témoigner sa reconnaissance aux forces de sécurité intérieure à la veille de ce weekend qui inquiète tous les Français euh après le weekend d'insurrection que nous avons vécu la semaine dernière. Je vous propose d'écouter Laurent Nogèz, le ministre de l'intérieur qui parle de crime terroriste. Les investigations sont en cours, mais c'est clairement un crime terroriste. C'est ce qu'il a dit. Et donc évidemment c'est un c'est un acte extrêmement grave. Il était important pour nous d'apporter évidemment le soutien du gouvernement à monsieur le maire de Trappe, à
l'ensemble de la populance de Trap et également remercier hein les les les services qui sont intervenus sur ce périple meurtrier qui aura duré un petit quart d'heure et qui a fait beaucoup de victimes. et remercier donc les policiers de la brigade anticinalité ici qui ont interpellé l'auteur et qui ont très probablement, l'enquête le confirmera ou pas mais je vous le dis, qui ont très probablement interrompu un ce périple meurtrier en cours. Donc il faut vraiment les féliciter. Geoffre le jeune. Alors cher Philippe, l'enquête est en cours pour faire la lumière sur ce drame. On sait pas encore tout, en tout cas, on sait pas grand-chose. Mais quelle est votre première réaction à l'heure où on parle ? Même première réaction,
c'est celle d'un père de famille et d'un français qui voit le sang couler. [grognement] Et donc ma première réaction, c'est de penser au aux victimes, cette petite cette jeune fille de 12 ans qui est entre la vie et la mort aux familles enillées, famillees qui souffrent d'un acte odieux. insupportable contraire à toute forme de paix civile et d'humanité. Je pense aussi aux policiers très souvent critiqués depuis plusieurs semaines alors qu'ils sont admirables. Ils travaillent dans la discrétion. Ils sont le dernier rempart de la paix civile et on ne le reconnaît pas assez [raclement de gorge] cette vertu civique. Il défendent l'innocence et là à trappe, ils sont intervenus très vite la BAC et les autres policiers sont intervenus très vite pour arrêter le massacre.
Je pense aussi que on ne sait rien de on sait rien de ce qui s'est passé. Donc il faut être très prudent. Moi, je ferais pas comme le maire de Trap qui avait derrière lui d'ailleurs Hzalem, l'islamiste, qui avait appelé à l'intada, place de la nation en 2024, je crois l'avoir reconnu et qui euh a tout de suite succombé à la tentation de régler ses comptes. dans une circonstance comme celle-là, il faut être à la bonne hauteur. Simplement ce qu'on peut dire.
Euh moi, depuis 3 ans que je vous retrouve le vendredi pour faire cette émission, je constate que nous parlons ensemble tous les trois de la violence pour la pour la condamner. et de la vie pour la protéger. Pourquoi je dis ça ? Parce qu'en fait une société qui se désagrège, elle remplace la force qui est une vertu par la violence qui est un péché comme on disait au catéchisme jadis et que la violence elle est là, [raclement de gorge] elle se glisse dans
tous les interstices de la société quand il y a pas la force. Or aujourd'hui en France aujourd'hui il y a plus la force et quand il y a plus la force il y a la tentation de se faire justicier pour quelque chose que ce soit. On n plus une société avec des citoyens. On a une société avec des justiciers potentiels. Et quand je vois ce qui est en train de se passer, c'est-à-dire d'un côté des des émettiers qui se préparent à sortir des armes qui sont dans les caves et de l'autre côté un préfet de police
qui explique aux commerçants non posumous, on peut plus rien pour vous euh appeler des agents privés pour vous protéger. Je me dis qu'on est sur sur on glisse en ce moment sur la pente des des justiciers. Et puis la vie euh en fait la vie n'a pas de prix. Dans n'importe quelle société grecque romaine ou la société traditionnelle française, la vie est tout de suite tout. Et donc elle s'impose dès l'enfance, dès l'école, dès les premiers mots des parents. Tu dois protéger la vie mon petit. Et comme maintenant on ne dit plus ça et qu'on fait le contraire, peut-être on aura l'occasion d'en parler dans la
suite de mon propos, bah la vie est banale. La vie devient un sujet de consommation et au nom de l'hédonisme, si j'ai envie de tuer, je tue. Voilà. Donc c'est pour moi ce crime, il est le symptôme d'une société gravement malade. Il est 18h6, Philippe Deviler. Et évidemment, comme dans toutes nos émissions où une actualité dramatique a pu en quelque sorte bouleverser notre programme et s'imposer à nous bien évidemment et c'est ce que vous avez dit chaque vendredi, vous essayez de nous apporter votre éclairage, votre
expérience, votre analyse de la société. Si puisque la situation pour l'instant est figée et qu'une nouvelle information arrive, je vous la donne bien sûr et si le président de la République doit prendre la parole, nous prendrons évidemment ces premiers mots. Et puisque nous parlons d'Emmanuel Macron qui a décidé de se rendre à Trappe, je le disais juste en ouverture d'émission avant Tram, lui aussi a bouleversé son programme puisqu'à 19h, il devait se rendre dès 19h dans le 19e arrondissement de Paris vendredi pour témoigner sa reconnaissance aux forces de l'ordre et de sécurité intérieure et leur réaffirmer sa confiance à la veille d'une nouvelle journée sous haute tension et même un weekend de tous les
dangers. J'ai depuis 10 ans. Dès qu'il en a l'occasion, Emmanuel Macron nous administre et on l'a pu l'entendre le weekend dernier la promesse d'une présidence intraitable. Je vous propose qu'on écoute donc Emmanuel Macron qui après les émeutes de 2026 en mai dernier après la finale de de Ligue des Champions, la victoire du Parissagin-Germain, il parlait déjà de d'une justice et et d'un état intraitable ce qu'il a fait le weekend dernier. On sera intraitable avec ceux qui ont été attrapés. On ne veut plus voir ça fini. On en a le bol. Terminé. Je veux être ici très clair. À l'égard des casseurs et de tous ceux qui se livrent à des violences, nous serons intraitables. Et puis lorsqu'on lui a demandé une
analyse de la situation cette semaine depuis Doa, écoutez Emmanuel Macron qui s'intéressait à l'intelligence artificielle. On a vu des images d'intelligence artificielle qui ont montré des scènes qui ne se sont jamais passées en France. On a des gens qui ont expliqué qu'on avait été envahi par des ordres de migrants et d'islamistes qui est totalement faux. Bon donc entre autres mais il fait partie vous savez dans ces moments-là on voit qui aime la France et qui ne l'aime pas. [grognement] Tous les gens pas bah forcé de le constater tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment ce sont des gens qui n'aiment pas notre pays. Donc ces gens m'indisposent. Jeffrey le jeune. Alors Philippe, qu'avez-vous pensé de la déclaration d'Emmanuel Macron dimanche dernier et
puis des déclarations qu'on vient de voir pendant cette semaine orientale ? Ben d'abord euh quand il dit euh il y a des gens qui n'aiment pas la France, il y a des gens qui aiment la France, il faut aimer toutes les Frances et euh c'est très bien qu'il aille attrape. J'ai souvent regretté avec vous qu'il n'aillit pas en 2018. Ça m'avait beaucoup marqué voir les deux jeunes filles qui ont été assassinées à Marseille. leur famille attendait la visite du président de la République. Pour avoir parlé avec harmonie commune,
je peux dire que elle aussi elle attendait le coup de téléphone du président de la République. La maman d'Él attendait le coup de téléphone du président de la République. La famille de Thomas Crépol où il y a eu là un crime raciste. Il a fallu 3 ans pour le reconnaître. Ça va moins vite que le parquet national antiterroriste. La famille de Thomas, elle attend toujours la visite du président de la République. [raclement de gorge] Donc en fait, il choisit il choisit son parcours de compassion pour imposer un récit. Il est à côté de la France. Il n'est
plus en France. Il n'est plus de France. Il est en ville légiature, c'est un dilettante, c'est un dendis, c'est un mir flore. Et euh et là quand on regarde ce qui s'est passé, je tout à l'heure, je regardais Louis Dragnel et je me souviens qu'il lui avait fait une promesse dans un journal que vous dirigiez déjà. Il avait dit 100 % des OQTF seront euh reconduits dans l'année. Bon, on a rien vu. Il avait dit aussi quand il est arrivé en 2017, il y aura 15000 20000
places de prison. On a rien vu. Ensuite, on a vu au moment de l'affaire Naël que il a abandonné la police. Le traumatisme est encore là chez les policiers. euh en disant "Oui, c'est une faute inexcusable." C'est qu'il a pris le côté le côté de sans rien savoir de Naël plutôt que du policier qui en fait était dans la légitime défense. Mais plus grave, il y a quelques jours, il a fait une chose qu'aucun président de la République n'a jamais fait en France.
Il a trahi la police. Il a trahi la police en lui reprochant de manquer d'empathie par rapport aux jeunes. Et ça c'était avant le 17 octobre. Donc vous imaginez les commerçants qui ont été pillés, ce qu'ils peuvent penser aujourd'hui de cette déclaration sur le manque d'empathie de la police. Et donc il a désarmé la police. C'est à la suite de ce mot malheureux, manque d'empathie que le ministre de l'intérieur a retiré les Sentors et les grenades de assourdissante. Et donc il a dépouillé la police de ses moyens de faire face aux émetiers, aux casseurs et
aux auteurs de la radia. Et chose plus étrange, la veille du 17 octobre, il est allé, il est arrivé en retard. D'ailleurs, Céline Dion n'était pas contente, il paraît. Il est allé danser avec Brigitte. Il est allé danser. Il dansait. euh alors qu'il avait les renseignements pour le lendemain et euh et puis ensuite il est parti il est parti en Orient. Il est parti euh en Orient, il est il est parti voir les mentors des émeters. Euh quand on regarde la chaîne
Algezzira, on comprend que l'information sur Algézira, elle est plutôt du côté Zmetier. Donc il est allé là-bas pour faire le plein d'essence si j'ai bien compris. Mais c'est une diversion insupportable. Il doit être avec son peuple. Il n'était pas avec son peuple. Il doit être avec sa police. Il y a 900 blessés maintenant 1000. et je ne sais combien de de de policiers qui qui ne se plaignent pas, qui seront là demain au premier rang euh qui risquent qui risquent leur vie, qui qui risquent des blessures insupportables pour le reste de leur vie. Donc où est Emmanuel
Macron ? En fait, je vais vous dire, je pense à Des Chanel de plus en plus souvent. Vous savez, Deschanel, c'est un président de la République qui en le 23 mai 1920 euh euh était en nuit dans son wagon dans le train de nuit et je sais pas ce qu'il lui a pris, il était sous calement, je pense. Il a il a ouvert la fenêtre, il a sauté par la fenêtre, il s'est retrouvé dehors, il il a grimpé dans un pomier et au petit matin il y a un cheminoot qui est arrivé qui lui a dit "Vous êtes qui là qui descendez du pomier." Il dit, "Je suis le président de la République." L' dit
la bonne blague. Bon, il a été bon, il a pas fini son mandat. Voilà. Et et puis il y a aussi Naéron, j'y pense souvent. Néron en fait, il allume le feu et ensuite il vient comme spectateur, comme premier observateur du feu. Honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle, sauf s'il a la voix et la lire de Néron. Voilà. Et donc je je porte sur Emmanuel Macron un jugement très dur et je dirais en conclusion ceci. Il faut que vous partiez Emmanuel, si vous aimez vraiment la France comme vous l'avez dit récemment,
alors il faut partir. Il faut partir parce qu'il faut une élection présidentielle tout de suite parce que sinon c'est la rue qui commande et le sang qui coule. Au nom de la paix civile, au nom de la paix sociale, de la protection des institutions au nom de la France. Faites ce geste que le général Dog avait fait en 69 après avoir perdu un référendum. Il est parti parti parti parti marcher en Irlande des photos de Paris Match. Allez, viendraz marcher si vous voulez venez chez moi, on vendez donnera une canne et avec Brigitte, on vous habitera on vous donnera boire le thé. Mais partez, partez les français, vous serez
reconnaissant et votre départ vous serait pour vous l'occasion de regagner l'estime de nombreux Français qui ne croient plus en vous. Philippe Devilier. Les Français qui nous regardent sont très inquiets après le weekend que nous avons vécu le weekend dernier, les violences insérrectionnelles, mais également les pillages et les émeutes. D'ailleurs, c'est très intéressant de savoir comment vous, Philippe Devilier, vous qualifiez les événements qui se déroulent en ce moment en France et pensez-vous qu'ils seront un des enjeux majeurs de la présidentielle ? Je pense que les événements que nous avons vécu le 17
octobre, c'est une prèguerre civile où il y a d'un côté la Nouvelle-Fance et de l'autre côté l'ancienne France. On le voit avec ce qui vient de se passer à l'instant à Trappe. Le pays entre en sauvagerie et nous avons vécu le weekend dernier des manifestations des scènes de de pillage, de tribalisme, de conquête territoriale. Et donc pour moi, l'enjeu de la présidentielle c'est le la confrontation [grognement] métaistorique entre la Nouvelle France, la Mélanchonie, et l'ancienne France, je dirais la France éternelle. C'est qu'il y a ceux qui veulent dessiner un nouveau pays issu de de deux territoires de l'esprit que sont le Wistan et l'Islamistan à la jonction de [raclement de gorge] la rue Saint- Guillaume et de la rue arabe. Bokistan, rue Saint-Guilla Science Po [raclement de gorge]
islamistan et quartier et donc ils veulent changer de France et ils sont peut-être en train de réussir. Et puis il y a la France éternelle qui veut retrouver la France, qui veut sauver la France, qui veut retrouver la France. qui authentifie le lien, l'unité entre les vivants et les morts. La France éternelle en fait, elle veut trois choses sans oser le dire. Premièrement, elle refuse que le peuple français devienne minoritaire en France. Deuxièmement, elle veut recouvrer la souveraineté perdue. Et troisièmement, elle veut qu'il y ait encore des Français qui choisissent de fabriquer en France, d'investir en France, c'est des entrepreneurs. Et et nous sommes donc devant d'un côté l'après-Fance allié à la Post-France, la Mélanchonie alliée à la Macroniche. Ces gens-là, ils ne veulent plus de la France. Ils veulent pas changer la France. Ils veulent changer de de France et la France éternelle qui ne veut pas mourir.
Voilà l'enjeu de la présidentielle. Alors, depuis les débuts de la 5e République, on a connu des élections présidentielles euh historique. Je noterai deux dates. 1958, c'était la l'urgence l'enjeu c'était [raclement de gorge] le redressement des institutions et 1981 l'enjeu c'était le grand basculement de le collectivisme. Là l'enjeu, si vous me demandiez de le qualifier, je vous répondrai c'est une sortie de civilisation, pas moins que ça. Jeffre la jeune. Alors Philippe, vous euh vous soulignez l'idée selon laquelle la jeunesse française serait contaminée par une gangraine morale euh la gangraine morale d'une société subverti. Qu'est-ce que ça veut dire exactement ? Le mot est d'Alexandre prononcé chez moi dans ma salle à manger le 24 septembre 1993. Ce mot m'a marqué à vie et j'ai cherché à comprendre pourquoi elle m'avait dit ça. Et en fait, j'y ai pensé cette semaine euh il y a eu trois événements qui m'ont glacé les sang.
Le premier, c'est la haute autorité de santé chargé de définir le mode d'emploi de l'euthanasie puisque la loi est votée. Chargé de de conseiller ce que seront les produits de la mort immédiate par empoisonnement. Faut appeler les choses par nom. Le document de la haute autorité paru dans le journal La Croix euh est commenté sur Europin par Dimitri Pavlenko euh et Laurent Frémon, le professeur éminent professeur de sciences peau. Les termes sont crus. Et qu'est-ce que
dit la haute Autorité ? dit, "On n'est pas sûr de pouvoir provoquer la mort immédiate. C'est que le produit ne fait pas forcément son effet de manière immédiate. Il parle de barbiturique, il parle de curar. Donc, ils expliquent qu'il peut y avoir une agonie en présence de la famille, une agonie plus longue que prévue, comme ça a été le cas d'ailleurs pour une condamnée à mort aux États-Unis récemment. Voilà où nous en sommes. Donc ils ont menti. Ensuite deuxème événement qui m'a glacé les sang, c'est des journaux économiques qui ont
annoncé que la France serait peut-être mise probablement mise sous tutelle. Ça vous fait rien vous ? C'est comme dans les hôpitaux. où dans les familles, on a quelqu'un de très ancien qui perd la tête et on met la personne sous curatelle. C'est ça la tutelle pour un pays, pour un budget, c'est la curatelle pour une personne qui perd la tête. Le corps social français va être mis sous tutelle. Merci l'uro. Et puis enfin, le troisème événement pour moi, c'est un article dans le Figaro de
l'anthropologue Florence Bergeot Blackler qui est une grande spécialiste de l'islam, reconnue mondialement et qui dit ceci les émeters en suivant la charia et le Coran. peuvent considérer que la radia pour dépouiller les mécréants, je cite et cite la radia. Et donc en fait les émetiers qui pratiquent la radia, les voleurs, les casseurs, les prédateurs ne sont pas des des pillards, ce sont des justiciers. Alors, vous me direz mais quel est le lien entre les trois événements ? [raclement de gorge] Le lien est le suivant. Nos élites ont abandonné les trois matrices millénaires de la France. La première matrice, c'est la matrice anthropologique qui distingue la vie et la mort. Dorine avance, je peux tuer mon prochain euh en suivant le commandement
posthypocratique. On peut donner la mort par compassion, je dis bien par compassion. Euh, aimez-vous et tuez-vous les uns les autres. Je suis ainsi. appelé à devenir par le fait que la Constitution de la France protège le meurtre, je suis appelé à devenir un monstre, un monstre policé, un monstre médicalisé. La deuxième matrice, c'est la matrice géopolitique qui définit la compétence de la compétence et la souveraineté. Je ne suis plus souverain. Je suis appelé à devenir un rouage, un monstre et un rouage. Et la troisième matrice, c'est la matrice civilisationnelle, celle qui définit la civilisation, qui aujourd'hui parle en beau à cause de la submersion, la migration invasive. Je ne suis plus chez moi. Je suis appelé à devenir un Bernard l'hermite
qui offre à l'arrivant l'hospitalité de sa coquille vide. Donc récapitulons, je suis appelé à devenir un monstre, à devenir un roage, à devenir un Bernard l'ermite. Là est mon destin, là est ma lignée. Et le 24 septembre 1993, j'ai entendu sur le Gine me dire ça, prédire ça. Il m'a dit ceci cher Philippe, le système occidental va vers son état ultime d'épuisement spirituel, le juridisme sans âme, l'humanisme rationaliste, l'abolition de la vie intérieure. Et c'est là qu'il a ajouté cette phrase que j'ai souvent cité avec vous. Mais vous verrez, les dissidents qui sont aujourd'hui à l'est passeront bientôt à l'ouest. Nous y sommes. Restons sur la situation et sur les émeutes. Philippe Devilier, vous avez été et vous l'êtes encore, on l' toujours Bachelier en mai 68. Vous étiez bâchelier à l'époque. Vous n'étiez pas manifestant. Non, j'étais contre manifestant. Vous aviez vous étiez très certainement
bien seul. Euh vous avez donc connu les événements de mai 68 et c'est intéressant de pouvoir euh voir le monde qui sépare mai 68 de d'octobre 2026. Quel lien faites-vous entre ces émeutes, si liens il y a et les troubles que nous connaissons en France aujourd'hui ? Con Benit un jour m'a dit euh M 68 c'est la mère de toutes les batailles [raclement de gorge] en pensant à 2005 quand nous étions tous les deux députés européens. On s'entendait bien d'ailleurs parce que euh moi je j'étais abonné à l'équipe et il venait au-dessus de mon épaule pour lire avoir les résultats du Barça. C'était et il y a quelque chose qui nous réunissait, c'est qu'on était des fans de Messi. Voilà. Bon mais c'est la seule chose qui nous a
réuni, [rires] le football [raclement de gorge] qui parfois peut nous diviser d'ailleurs. Alors je réponds à votre question. En fait, MA 68, c'est la naissance du boboïme. Le boboïsme est une idéologie en fusion avec d'un côté les bourgeois qui sont des libéraux et les bohèmes qui sont des libertaires. Le bourgeois Bohème est un hybride qui hérite depuis l'Amérique d'un nouveau modèle économique sociétal, le capitalisme libertaire. Le capitalisme libertaire aura
euh une double influence sur la société française à partir de mai 68. Première influence, le capitalisme libertaire va fracturer la société. Il y a d'un côté les libéraux libertaires qui s'appuyent sur le no frontiè no limit frontières des libéraux le no limit des libertaires euh et qui va offrir la France au libre échangisme mondial la mondialisation heureuse. Et puis il y a une deuxième France qui décroche, la France périphérique qui va souffrir des délocalisations à cause du libre échangisme mondial, qui va souffrir de
l'immigration et qui va souffrir du déracinement. Deux France, une métropolisation massive, une individualisation massive, une migration massive. Et la deuxième le deuxième effet euh qui est plus important encore et qu'on n pas vu sur le coup, c'est qu'en fait les grandes entreprises multinationales américaines qui sont derrière M68, n'oublions pas que ça a commencé à San Francisco, elles ont considéré que leur marché s'essoufflait aux États-Unis et qu'il fallait trouver des clientèles de rechange euh d'appoint
des marchés d'apoint et donc elles ont investi l'Europe avec un marketing fondé sur l'idée que il fallait des individus seuls pour consommer et non plus des communautés. Donc l'ennemi c'est le patriarcat et la merpoule. Pourquoi ? parce que le père de famille au sens du code civil, il est parsimonieux, que la mer poule elle est parsimonieuse et ça ils veulent plus de ça parce qu'ils veulent des consommateurs. Et donc en fait Con Bendit qui faisait la révolution, la seule révolution qu'il aura finalement conclu, c'est celle de l'hédonisme consumariste, le marché du désir, la fin de l'autorité, la fin du patriarcat. Et
c'est de là qui est sorti le chapelet des nouvelles émeutes 200523. Évidemment ce qui arrive à notre société aujourd'hui sera une dégénérescence des tissus [raclement de gorge] conjonctifs. Il nous reste un moins de 30 minutes Philippe Deviller et le temps fil. Je voudrais qu'on revienne justement sur ces scènes de violence en France et qu'on parle du système. Vous avez d'ailleurs commencé, je me souviens en début de saison, vous nous aviez parlé du système politique, vous l'aviez même défini. Philippe, je voudrais qu'on écoute les premières réactions de ce gouvernement qui est sous le feu des critiques après cette faillite sécuritaire historique et notamment une déclaration de Sébastien Lecnu cette semaine qui a employé une formule qui a
peut-être surprise. On a merdé. Écoutons [raclement de gorge] quand c'est difficile, l'état tient. Et quand c'est difficile, on réaffirme la confiance dans les gens qui ont le courage de prendre des décisions parce que c'est la différence entre acteurs et commentateurs. En revanche, on a l'humidité d'aller devant le peuple français en disant voilà ce qu'on a réussi et voilà ce qu'on a merdé parce que comme dans toutes les opérations difficiles, il y a des choses qu'on réussit et il y a des choses qui merdent. Jeune. Alors Philippe, il y a beaucoup de Français qui se posent la question. Comment est-ce qu'on a pu en arriver là ? Est-ce qu'on est arrivé au point d'aboutissement de la faillite d'un système ? Excusez-moi, je ris parce que je vous ai demandé pendant le les images
là, il y a une dame qui est déguisée et [raclement de gorge] et alors vous savez que ça ce son vêtement vaut très cher hein. Ça vaut 600 €. Ah oui ou le vêtement très original. Ouis. Elle est ministre de quoi ? C'est la mode. Elle est ministre de quoi ? Ouais je sais. Ouais je le laisse en difficulté. Et alors il y avait il y avait un gars qui avait laissé son portable entend la musique et cetera. Ouis. Bon donc dû se faire engueuler. Ou bon alors quelle est votre question ? Ben, est-ce que c'est sur la faille du système ? Ah, alors en fait euh oui euh bah c'est 50 ans de faillite, soyons précis, [grognement] qui dit faillite des défaillances.
La première grande défaillance, je relis ce propos au mot préc propos précédent, la première grande défaillance, c'est une décivilisation de la jeunesse au nom du progressisme. Chaque génération nouvelle, on le sait, c'est comme une invasion barbare qui convient de civiliser. Or, on ne civilise plus puisque les trois autorités de la transmission évancentes. L'autorité paternelle, on l'a tué, on a tué le père, donc on a tué le tuteur. Donc, on a tué l'idée de sévérité et l'idée d'exemplarité. Rien de moins. Ensuite, l'autorité magistrale. On a tué le maître, on a tué l'instituteur en blouse grise, le usar noir de la République, on a tué le mérite, on a tué la sélection et on a dans la rue euh le classement Pizza en action. C'est-à-dire en fait comme disait Fel Crot, les les cancres d'aujourd'hui seront les profs de demain. Alors les cancres du temps où il a dit ça, Fin Crot sont devenus les profs et les d'aujourd'hui sont les profs de demain. Voilà le le crétin digital. Quelqu'un a dit ça ? crétin
digital qui se promène avec ce revendication. Euh donc ça c'est la première grande défaillance, c'est la fin de toute forme d'autorité autorité paternelle, magistrale et régalienne. Puisqueen fait aujourd'hui c'est quoi l'état régalien ? C'est euh l'état profond. des ingénieurs sociaux de l'État profond de la cité sans frontière. Donc c'est plus l'État qui gouverne. Précisément la deuxième défaillance c'est la la chute de l'État régalien. On le voit en ce moment. Alors la chute de l'État égalien, il
faut être très concret là pour une fois. La chute de l'État galien c'est quoi ? C'est simple. C'est quand l'État ne peut plus se gouverner lui-même et que pour prendre une décision, il est obligé d'aller faire le voyage. Alors, je vous emmène avec moi en voyage pour gouverner un instant la France. Premier voyage, ben quand il s'agit d'une décision législative, tout ce qui concerne le droit et les frontières, il faut aller à Bruxelles, demander les autorisations, pas sûr de les obtenir parce que c'est la majorité qualifiée maintenant. l'engrenage fédéral. Ensuite, si vous me dites, "Ah ben faudrait
peut-être qu'on revoit notre politique budgétaire, monétaire, commerciale, on fait le voyage, il faut aller à Francfort. C'est Francfort qui décide, c'est plus nous, c'est la banque centrale qui va nous mettre sous tutelle. On sera bien gouverné par des banquiers. Ça devait finir comme ça avec Macron. Ensuite euh si vous me dites euh on a un problème de politique migratoire et de politique sociétale. Ah droits de l'homme euh il faut aller à la Cour européenne des droits de l'homme parce que c'est elle qui commande toutes ces questions là. Quand monsieur Darmanin a voulu reconduire un Tchenen, il a pas pu parce que la cour européenne l'en a
empêché. Et au nom du groupement regroupement familial, vous pouvez pas virer un étranger sous prétexte que il a droit au regroupement familial et cetera et cetera. Et enfin, si vous voulez prendre une décision dans le domaine diplomatique et et dans le domaine de la défense, ah, il faut aller à Washington puisque l'OTAN est commandé par l'Amérique et c'est l'Amérique. Voilà. Donc voilà. Donc il y a plus d'état à Galien. Voilà. Alors, les politiciens, ils vous le diront jamais ça parce que c'est leur c'est leur fond de commerce de faire croire, voyez. Et euh parce que si si les Français savaient ça, si les Français vraiment prenaient conscience de ça, il demanderaiit qu'on sorte de l'Union européenne. Ce que je
demande moi depuis des années. Mais alors là, rendez compte, impossible. La société médiatique, on pourra pas dire ça, on sera plus invité et cetera. Bon 3è défaillance c'est le changement de population. Ils ont ouvert les vannes. 1974 regroupement familial. On sait tout ça. Mais en revanche ce qu'on sait moins, c'est que il continue à ouvrir les vannes. Tous les parties du bloc central LR assimilé, ils sont derrière le patronat pour l'immigration choisie. et l'immigration choisie, ça consiste à faire à régulariser des gens qui sont chez nous ou en faire venir d'autres au
nom de leurs compétences ou de leur ou de leurs humilités salariales. Et et enfin ces gens-là qui sont au pouvoir depuis 50 ans, ils ont détruit le creusé français et ça je leur pardonne pas parce que un français de désir aujourd'hui ne peut pas devenir français ou alors il faut qu' par ses propres moyens il aller chercher la France et c'est très difficile d'aller chercher la France quand la France elle-même ne s'offre pas comme le recours de l'imaginaire d'enfance. C'est très grave ce qu'ils ont fait. Ils ont plus voulu de l'assimilation. On assimile plus et du coup c'est
l'assimilation à l'envers. Enfin la dernière défaillance, on aurait pu commencer par là, c'est l'inversion victimaire. Ils ont accepté l'inversion victimaire. C'est la doctrine badin terre qui continue à nous gouverner en matière pénale. Et la doctrine banataire, souvenez-vous, c'est du pont maritique qui dit la prison, c'est l'école du crime, c'est l'école de la récidive. Voilà. Et donc en réalité, ils ont tout renversé. Ils ont victimisé le coupable et ils ont culpabilisé la victime. Voilà. Et on vit avec ce système. Par exemple, on pourrait, on aurait pu, on pourrait aujourd'hui, peut-être le fera-ton demain, interdire le syndicat de la magistrature, interdire la syndicalisation des
magistrats. Les magistrats sont faits pour rendre la justice au nom du peuple français. Ils sont pas faits pour développer une idéologie. Le prêtoir n'est pas une tribune politique. Ensuite, on aurait pu euh changer la doctrine pénale pour retrouver l'idée de la sanction, la sanction protectrice. Ensuite, on aurait pu changer la composition de l'école de la magistrature. Ce que propose Pierre Mariev que vous recevez parfois qui est un garçon remarquable qui est le président de l'Institut pour la justice. On pourrait par exemple avoir la moitié des magistrats qui viennent de la gentie, de la police et cetera. Alors, je vais faire hurler le magistrat mais
on aurait une autre magistrature, voyez. Et et enfin, il faut rétablir le lien entre le pouvoir politique et le parquet pour qu'on ait une vraie politique pénale. Parce que là, on a Darmanin qui broue dans le vide et qui fait croire que il a une influence sur les procureurs alors qu'il sait bien qu'il en a aucune puisqu'il y a plus de lien, il y a plus d'instruction individuelle et il y a plus de lien entre le parquet qui est tout seul. Et on a on a trois magistratures aujourd'hui. La magistrature debout, la magistrature assise et la la magistrature couchée. Voilà. Donc voilà, ces quatre défaillances du système [raclement de gorge] expliquent la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Et pendant que vous faisiez la l'analyse de la faille d'un système, on a pu
apercevoir cette image puisque Sébastien Lecornu est actuellement à Limoge où la mairie a été incendiée. parquet national antiterroriste d'ailleurs c'est saisi de de cette affaire euh accompagné donc vous posiez la question de cette dame à côté ministre madame Françoise Gatel qui est la ministre euh et vous n'étiez peut-être pas au courant et moi non plus euh de l'aménagement du territoire et de la décentralisation. On peut dire on peut dire merci à Géralis Viret qui dans l'oreillette nous envoie ses informations ? Non pas du tout. Je je suis allé regarder toi en même temps ben non me vous plaz euh je regardais ces informations et donc qui est la la ministre de l'aménagement des territoires et de la décentralisation. On pourrait un jour parler de la
décentralisation qui a été l'une un des plus grands échecs de ces 10 dernières années. Philippe Devilier, avançons. Revenons sur ces violences en France et la question qu'on peut se poser aussi l'extrême violence des émeutes dans toute la France ne manque pas de suicider. Simple [raclement de gorge] question. le modèle d'intégration républicaine à partir du slogan le vivre ensemble n'était-il pas selon vous une illusion ? Oui, depuis 50 ans, on entend deux mots euh le vivre ensemble et l'accueil de l'autre. [raclement de gorge] Et en fait, qu'est-ce qu'on a sous les yeux ? Les unes après les autres, les villes
basculent dans la France halal. Et la famille des instituées l'est des enfants orphelin de ligné. Naître sans héritage, grandir sans appanage, mourir sans lignage. Tel est le lot de l'homme de passage, l'homme sans ancrage, l'homme de rien. Voilà ce qu'on est en train de fabriquer aujourd'hui avec le vivre ensemble. Le choc identitaire est devant nous. La France porte le deuil d'une grandeur définte. Elle a connu dans son histoire bien des malheurs et de toutes les épreuves traversées, elle garde une mémoire douloureuse mais victorieuse. Aujourd'hui, pour la première fois, la France ressent la crainte, affronte la crainte de disparaître parce que nous sommes plus tout à fait seuls à habiter la France. C'est désormais une manière de cohabiter la France puisque la terre de France porte d'orina
avant deux peuples. Un peuple fier, un peuple jeune qui installe ses fiertés et [grognement] un peuple exténué agare qui ne sait plus où il habite. Ta classe politique nous a précipité dans le multiculturalisme au nom de la politique de la ville qui nous aura coûté déjà 200 milliards d'euros. On a entassé les gens dans des cages à lapins avec des villes irrespirables et en désertifiant toutes les campagnes. C'est une folie ce qu'on a fait. Et la classe politique ne veut pas comprendre et ne veut pas qu'on dise la vérité. C'est-à-dire que nous sommes passés d'une société homogène euh avec des tissus consillarité créative euh un voisinage affectif, un art de vivre à une société tribale multiracturée, multidéculturée, multiconflictuel. La classe politique ne veut pas qu'on fasse le lien entre les émeutes insurrectionnels du 17 octobre et
la politique migratoire laxiste qui a été menée pendant 50 ans. Et donc tant que on aura pas le droit dans les médias de faire ce lien entre les désordres, les magasins pillés, les casseurs, les émetiers, la radia et l'immigration massive, on ne pourra pas résoudre nos problèmes, c'est-à-dire aller aux causes. Le drame de la politique française, c'est qu'elle elle tente de soigner les effets pour cacher les causes. Avançons Philippe Devilier, il nous reste 12 minutes très précisément, on nous
annonce de nouvelles manifestations pour ce weekend et les semaines qui viennent compte tenu des défaillances des pouvoirs publics et l'état d'esprit des casseurs. [raclement de gorge] Évidemment, les Français sont très inquiets, se barricade et dans le même temps, ce weekend, la démocratie aussi est malmenée avec ce grand meeting du Rassemblement national et cette convention ce weekend qui pourrait être le théâtre [raclement de gorge] de violence puisque l'extrême gauche et les plus radicaux se seraient rassemblés et souhaiterait aller à Orléan où 3000 policiers gendarmes seront présents pour sécuriser justement cette convention. Je vous propose d'écouter Laurent Nouz. Il a réagi cet après-midi. Nous avons de bonnes raisons de penser qu'il y a un certain nombre de militants
de l'ultra gauche et de l'extrême gauche radical qui ont l'intention de venir perturber créer des troubles à l'ordre public ici sur Orléan. Donc bien évidemment euh nous allons réagir avec la plus grande fermeté comme ce sera le cas partout demain sur le territoire national avec la plus grande fermeté pour mettre un terme aux exactions. Grande fermeté ça veut dire intervention systématique quand il y a des troubles à l'ordre publique et des débordements. Ça veut dire interpellation et ça veut dire nous avons rencontré avec le préfet du Loiré, madame la procureur de la République avec laquelle le préfet du Loiré travaille évidemment en permanence et il y aura évidemment une réponse qui sera réponse judiciaire extrêmement ferme. On ne tolérera aucun aucun débordement. Jeffre le jeune.
Question très simple. Philippe, que faudrait-il faire selon vous pour rétablir l'ordre ? Alors déjà euh je voudrais euh réagir sur Orléan dire que à Orléan en fait euh il y a un maire qui est remarquable euh qui a dit euh si on avait annulé ce congrès, sachant qu'il est pas du Rassemblement national, mais il dit si on avait annulé ce congrès, on on donnait raison à la rue. Il il a tout dit. Ensuite, il y a un préfet Hugmout qui c'était secrétaire général de du ministère de l'intérieur qui est tout à fait remarquable et qui sait ce que c'est que la fermeté.
Donc c'est une chance d'avoir ces deux personnalités. Moi je vais vous dire en fait ce que je sens c'est que le bloc central qui est en perdition si de voir les sondages se dit là on a une petite chance ça va permettre de renvoyer d'eau à dos ceux qui manifestent et ceux qui contremanifestent pour dire voyez c'est impossible voilà faut sortir de cette France des extrêmes. Voilà donc c'est c'est bien vu. C'est pas sûr que ça marche. Voilà. Alors maintenant la question qui se pose aujourd'hui c'est comment faire face au désordre ? C'est la question que vous avez voulu me
poser. Alors je vais vous répondre. Il faut que nous sortions de deux syndromes. Le syndrome Malikusekin et le syndrome carolingien. Le syndrome Malikusekin, [raclement de gorge] je l'ai vécu, j'étais au gouvernement la nuit du 5 décembre, la nuit du 5 au 6 décembre 1986. Et là euh dans la nuit, un étudiant qui manifeste perd la vie. Et à partir de cet instant, comme Charles Pasquis me l'a raconté, euh on on ne peut plus faire de maintien de l'ordre. Je me souviens qu'il m'a dit "C'est fini, maintenant c'est la rue qui gagne, surtout quand c'est des jeunes." Et depuis 1986, l'affaire à Malikusekin, tous les pouvoirs politiques sont obsédés par l'idée d'empêcher la bavure policière. Et donc on donne aux policiers euh des consignes de euh prudence, de retenu parce qu'on a peur euh de euh de ce qui peut arriver. On a la télé là aussi. Non non non, ne vous inquiétez pas, je regarde parce que d'un instant à l'autre Emmanuel Macron pourrait prendre la
parole. Et euh et donc voilà, je perds le fil de ce que je voulais vous dire. Malik Kousekin, [raclement de gorge] vous étiez en train de parler. Donc euh en fait la police a été peu à peu abandonnée. Euh elle a été abandonné par la le pouvoir politique euh qui ne n'a plus accordé la légitime défense. On l'a vu avec l'affaire Nael. Dès qu'un policier agit maintenant, il a l'inspection générale de la police sur le dos et puis elle était abandonnée par la justice qui au nom de l'excuse absolutoire a pratiqué la version accusatoire.
Et moi je dis la chose suivante : si on ne sort pas du syndrome alikouusekin là dans les heures qui viennent, c'est fini. C'est la rue qui commande. Qu'est-ce que ça veut dire sortir de du syndrome Alikusekin ? Il aurait fallu arrêter les black block. On a leur nom. Pourquoi on les arrête pas ? Il aurait fallu rétablir les frontières, fermer les frontières, sortir de Schengen une fois pour toutes. Il aurait fallu euh expulser ceux qui ont la double nationalité, pas seulement ceux qui sont étrangers. Il y a 20 % des casseurs qui sont étrangers. Ceux-là, ils n'ont rien à faire en France. Mais ceux qui ont la double nationalité quand même comme me l'avait dit le roi S 2, un marocain, un Algérien, un Tunisien
ont la double nationalité. Donc si ils sont euh ils se comportent comme des délinquants, ceux-là il faut les renvoyer chez eux. Ça s'appelle la remigration. Voilà. Et ensuite, faut donner aux policiers les moyens de d'accomplir leur mission et surtout leur dire "On a confiance en vous." L'État a confiance en son bras armé pour le protéger. Voilà. Alors, le syndrome carolingien, c'est la reféodalisation de la sécurité. J'explique euh dans les temps féodux donc le il y avait les incursions des sarasins, il y avait population parce que ce qui s'est passé aujourd'hui. Est-ce que vous me permettez que je vous coupe un instant jusqu'on écoute les
premiers mots comme on avait évoqué les premiers mots du président de la République ? C'est un attentat terroriste raciste, ainsi qualifié par le parquet national antiterroriste qui a fait six victimes. Un homme a été tué ce matin par un de nos compatriotes sur la base d'une idéologie raciste. On a cinq victimes par ailleurs dont une petite fille de 12 ans qui est en train de se de se battre à l'hôpital au moment où on se parle. Ces personnes, elles ont été visées à raison de leur couleur ou de la
religion supposée et pour rien d'autre. C'est ça ce qui s'est passé aujourd'hui. Et donc je remercie l'ensemble des forces de sécurité et en particulier la BAC ici dans le département. La BAC qui a Verir est tout de suite intervenue et a pu neutraliser l'assaillant et éviter d'autres victimes. Merci à notre police pour ce qu'elle a fait. Je veux évidemment avant avant toute chose avoir une pensée pour les familles des victimes. Certaines sont en train d'être prévenues et donc les noms sont dit en temps voulu. dire combien on soutient évidemment les victimes et
leurs familles qui sont en train de de se battre entre la vie et la mort et apporter plus largement le soutien, le réconfort de la nation à l'ensemble des populations et dire ici aux élus qui sont à mes côtés maire de trappe de la verrière et député dire à monsieur le préfet combien la France tout entière est à leur côté au côté de leurs équipes de leurs habitants pour dire notre soutien mais je vais vous dire aussi que nous ne cèderons rien et nous n'avons rien à céder. Ce qui s'est passé aujourd'hui, je le dis, c'est un tournant parce que c'est la première fois qu'il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants,
à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne. On a vu une maman à l'instant qui était avec sa fille de 12 ans dont la voiture a été criblée de balle par ce terroriste aussi. Et donc le message très clair au-delà évidemment du soutien en remerciant les forces de sécurité intérieure, en remerciant les magistrats qui se sont tout de suite mobilisés, le parquet national antiterroriste qui s tout de suite saisi au côté du procureur et merci aussi à nos magistrats tout de suite et qui vont faire le travail pour élucider la totalité de cet attentat terroriste et qui reviendront et qui donneront les détails. Et moi, j'ai une chose à vous dire. Cela n'a pas sa place dans la République. Ça n'a pas sa place en France.
Et donc nous devons tous combattre pas simplement cet acte qui s'est tenu aujourd'hui, mais comprendre ce qui est en train de se passer. Nous n'avons rien à céder aux idées qui s'installent dans la République et qui peuvent justifier ce genre de comportement ou qui créent une atmosphère qui pourrait les justifier. La République, elle est une et indivisible. La République, elle n'a que des citoyennes et des citoyens. Elle ne les discrimine jamais, ni à raison de leur couleur de peau, ni à raison de leur religion, ni à raison de leurs opinion politique. Et je le dis en particulier aux habitants des communes qui ont été touchées, mais plus
largement dans tout notre pays. Ne baissez pas la tête, vous êtes français et français. Et cette jeunesse de France, c'est notre chance. Ne baissez pas la tête parce que la République tiendra et n'ayez pas peur parce que la République tiendra. Il n'y a pas un camp contre l'autre dans cette République. Elle est une et indivisible. Et je veux remercier les élus de la République, les associations, nos enseignants, toutes celles et ceux qui forgent cette unité. plus que jamais, c'est notre trésor. Et donc ne laissons rien nous diviser, rien. Voilà ce que je voulais vous dire
aujourd'hui en disant le soutien à l'affection de la nation, évidemment victime à leur famille, à toutes celles et tous ceux qui ont été confrontés à cet attentat terroriste raciste aujourd'hui. et vous dire que la République tiendra parce que nous venons tous de bien plus loin et de valeurs qui nous portent et qui nous tiennent. Je répondre à vos questions si vous en avez. Est-ce que vous voyez un lien entre [raclement de gorge] les tensions qui s'accumulent dans la société, les violences aussi du weekend dernier et plus généralement la montée des extrêmes ? C'est ce que je peux comprendre de votre déclaration. Il a écoutez d'abord, je crois qu'il parle des extrêmes. Pardonnez-moi en régie parce que je voulais qu'on revienne. On écoute juste la question qualifié par
et ensuite on revient vers service de justice qui qui s'est produit. Je le disais, c'est une première dans notre pays et donc ce qui ce qui a trait à cet attentat, c'est évidemment les investigations qui permettront de l'élucider et c'est au procureur national antiterroriste de vous le dire. Ce que je sais, c'est que tout ça s'appuie sur d'abord une préméditation de sa part, des propos qu'il a tenu et qui ont été très clairement consigné par les premières les premières heures. Il a épargné des gens en raison de leur peau, en tout cas de ce qu'il croyait être et il a assumé son acte. Et ensuite, je dis juste que le discours ambiant qui parfois s'installe
crée une atmosphère. Dans ces moments-l, on ne doit faire qu'une chose : être uni. Dans ces moments-là, on ne doit faire qu'une chose, nous rappeler qui nous sommes. Monsieur le président, c'est pas un peu trop tard quand vous dites que la République ne sert à rien justement. Et donc, on vient d'écouter la première déclaration d'Emmanuel Macron depuis Trap qui dénonce Emmanuel Macron depuis la vivre, un attentat commis sur la base d'une idéologie raciste. Et j'ai bien fait d'écouter la première question qui lui a été posée puisque la phrase qu'on pourra retenir également, c'est le discours ambiant actuel crée une qui parfois s'installe crée une atmosphère. Crée une atmosphère. Philippe Devilier. Alors moi je suis indigné par ce
personnage qui est nul. Euh quand on est président de la République et qu'on va sur les lieux d'un drame, on se tient à la bonne hauteur. Là, il nous impose son récit idéologique militant euh en nous expliquant que ce sont les discours ambiance. C'est en fait, ce sont les mots de tel ou tel personnage de de la droite qui ont armé le fou furieux qui a commis l'acte impardonnable qu'on sait attrape. Mais je dirais ceci à Emmanuel Macron, c'est une honte que vous soyez pas allé voir les commerçants cette semaine. Pas un mot pour les commerçants. Vous êtes envolé pour le Qatar. au lieu de dire un mot au commerçant pillé et là il y avait pas de discours ambiant là ou wesh voilà et cetera il y avait pas de discours ambiant là donc cette histoire de discours ambiant c'est un scandale quand on est président de la République et qu'on prétend réunir la nation on ne fait pas des choses comme ça sinon alors il faut traiter tous les discours ambiants et les discours ambiants qu'on a eu le 17 octobre c'était aussi inadmissible que n'importe quel discours en que par
ailleurs vous voulez dénoncer. Vous vous servez d'un événement, monsieur Macron, vous l'instrumentalisez d'un événement dramatique. Je trouve ça ignominieux. Philippe Devilier, puisque vous parlez des commerçants et vous avez eu raison de parler de ces commerçants également et nous reviendrons dans quelques instants sur Trap, je voudrais qu'on écoute quelques témoignages de commerçants bouleversés par ce qu'il s'est passé le weekend dernier. Certains en l'espace de quelques heures ont ont tout perdu. Si on peut enlever cette image, s'il vous plaît. Merci et écoutons le témoignage de ces commerçants. En tant que commerçant, on se sent impuissant. On a été spectateur de ces
de ces scènes de de violence et de pillage dans nos commerces. Euh voilà, aujourd'hui c'est une incompréhension totale quand je vois ça. Quand je vois ces commerçants qui ont travaillé toute leur vie aujourd'hui qui dont les bâtiment les les les commerces sont saccagés mais c'est même plus de la colère quoi. On a envie de pleurer mais sincèrement il cagé comme ça. Tout est foutu, tout est souillé, tout est défoncé là-haut. Encore vous avez pas vu là-haut là-haut tout est brûlé voir le travail de sa vie dans cet état comment vous voulez qu'on réagisse
Philippe Devilier quel message vous souhaitiez et vous vouliez impérativement terminer cette émission en adressant un message aux commerça en français qui ont perdu Oui parce que moi j'ai reçu des lettres toute la semaine de commerçants dévastés et je voudrais m'adresser en cet instant à tous ces Français qui ont tout perdu et pour lesquels la barbarie et le sacage ont anéanti des années et des années de laur d'amour de travail bienfait, d'aurore et d'espérance. Ces commerçants, ces français qui ont tout perdu. Ils ont été victimes des hordes, des radias qui ont été d'une sauvagerie inouie. Ils ont appelé au secours. Personne n'est venu. Ils ont appelé au secours en vain. Et aujourd'hui, ils sont prostré.
effondré face au mur de l'impossible et ils se disent par de eux, c'était donc cela la France de nos belles promesses de jeunesse, des rédictions. Où trouverais-je la force de recommencer ? Et moi, je voudrais leur dire euh à tous ces Français qui ont tout perdu au nom de nombreux Français, très nombreux Français qui tournent leur regard vers ses voisins de détresse. Nous vous disons creux de l'oreille en prenant le risque d'être maladroit parce que les mots ne compensent pas les immenses chagrins que vous pouvez rencontrer. Acceptez qu'on vous dise ceci pardon de d'entrer dans votre fort intime. Mais nous sommes de la même France que vous. de la même France qui souffre, de la même France qui pleure. Nous sommes de la même France, des mêmes colères, du même désarrois. Et souffrait que nous vous disions à l'oreille, allez,
malgré tout, faites un pas aujourd'hui, ce soir dans votre magasin dévasté puis demain un autre petit pas, un pas machinal, un pas obligé parce qu'il n'y a pas le choix en fait. parce que il y a pas d'autre choix que euh le retour à la vie, le retour dans le chemin de la vie [raclement de gorge] au milieu de l'épreuve. Est-ce que nous pouvons vous apporter, c'est une consolation qu'on entend partout sous la forme d'un d'une expression que j'ai entendu toute la semaine, une expression qui qui vient du trèfond de ce vieux pays recrue d'épreuves. La France vous prend dans ses bras. que chaque français devienne un compagnon de détresse pour vous et vous disent et vous redisent France tu méfié France mutilé France amputée France piétinée mais c'est la France quand même c'est la France éternelle merci Philippe Devilier et rendez-vo Rendez-vous évidemment la semaine
prochaine pour notre émission. Geoffre le jeune, un grand merci. On va prendre la direction de la Verrière, l'une des deux communes qui a été meurtrie par cet attentat terroriste aujourd'hui. Michael De Santos est avec nous. Vous avez pu échanger avec une population, une population bouleversée, choquée, traumatisée par ce qu'il s'est passé alors que le président de la République, Emmanuel Macron, a pris la parole il y a quelques instants depuis la ville où le périple meurtrier a commencé à savoir la ville de Trappe. Nickel.
Philippe de Villiers