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interviewSud Radio (sur YouTube)· 17 avril 2026 17 min

Philippe Tabarot : "L'objectif est de multiplier par 5 les bornes de recharge électrique d’ici 2035"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, [musique] l'invité politique Maxime Liedo. [musique] Il est 8h19 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin est Philippe Tabarot, ministre des transports. Bonjour.

Bonjour Maxime. Beaucoup de sujets à voir avec vous. Sécurité dans les transports, véhicules électriques, ambition du gouvernement.

également des questions sur euh naturellement le le prix des carburants, mais également sur l'électrification du pays promis par le premier ministre fin de semaine dernière, Sébastien Lecnu. Mais première question quand même cette nouvelle qui est tombée hier, la non pas la fermeture mais la transition du site de Stellantispoissi 90 ans d'histoire. Comment le ministre des transports que vous êtes a absorbé une telle nouvelle ?

Écoutez, euh c'est jamais une bonne nouvelle, je dirais, mais euh c'est mon collègue de l'industrie qui suit ce dossier tout particulièrement. On a dans notre pays une mutation dans l'industrialisation des emplois euh secrets, d'autres évoluent, mut. Euh bien sûr, la mauvaise nouvelle sur ce site historique de Poissi, c'est le fait que certaines personnes vont partir à la retraite de manière anticipé.

Les bonnes nouvelles, c'est que plus de 100 millions euh vont être investis de nouveau dans le site. C'est pas la fermeture d'un site, c'est simplement une transformation, une mutation. Il y a [grognement] des emplois qui se créent dans notre pays, sur certains secteurs et sur certaines filières et et d'autres qui sont en pleine mutation.

Je vais peut pas vous dire et je pense bien sûr au aux personnes qui travaillent sur le site et aux personnes qui ont travaillé sur le site qui gardent un attachement profond par rapport à leur histoire personnelle, à l'histoire de leur entreprise. Mais les choses évoluent. Le l'objectif principal, c'est de laisser le moins de personnes au bord du chemin.

Bien sûr. Donc quand notamment la la direction précise qu'il n'y aura pas de départ contraint, vous le ministre des transports, vous êtes confiant, vous faites confiance à Stellantis pour que personne soit laissé sur le avec mon collègue de l'industrie, on est particulièrement vigilant sur les sur ces sujets. L'idée aussi c'est de pouvoir rapidement permettre aux personnes qui travaillent dans dans cette production de retrouver une utilité dans le secteur.

Et là, on voit que c'est une mutation qui va plutôt sur les pièces détachées que sur l'assemblage comme c'était le le cas avant. Même si les missions sont différentes, elles doivent rester au service du pays et en l'occurrence de l'industrie automobile. Il y a aussi une véritable question qui se pose alors queon parle d'électrification, alors qu'on parle de renouveau de l'industrie automobile, de réindustrialisation, est-ce que la fermeture d'un site comme ça ne vient n'est pas totalement contre-productif ?

La mutation d'un site comme ça décide se créant en permanence quasiment mensuellement sur ces questions d'électrification. Le tout, c'est de pouvoir avoir une politique publique qui soit cohérente sur du moyen et surtout sur du long terme. dire que demain si comme l'a souhaité le premier ministre à travers le plan pluriannuel de l'électrification on avance sur cette filière de l'électrique on va probablement reparler qui va permettre à notre pays de se décarboner de lui donner une souveraineté qui est indispensable dans la période que l'on traverse avec une électricité qu'on produit nous-même qu'on exporte même et à Bakou pour des raisons historiques.

Pour toutes ces raisons, je pense qu'il est vraiment indispensable de pouvoir donner cette lisibilité que les industriels [raclement de gorge] s'organise en fonction ce qu'ils sont en train de faire. Donc la filière automobile a encore de l'avenir en France parce que quand on voit 36000 emplois de moins par exemple qu'il y a 20 ans chez Renault, 46000 emplois de moins qu'il y a 10 ans, on peut se dire, on peut le dire, le ministre des transports que vous êtes peut encore le dire. Oui, la France est encore aujourd'hui le pays, on peut construire des banoles.

Oui, elle a de l'avenir et de manière quelque peu différente et notamment par rapport quand on est dans un pays où le premier ministre annonce qu'il y aura 1 million de véhicules euh électriques supplémentaires dans les années à venir. Ça veut dire bien sûr des sites qui vont ouvrir, qui ont déjà ouvert sur les euh gigabatteries sur toutes ces questions qui font que c'est une mutation, une mutation qui est quelquement fois difficile par rapport à des emplois qui étaient des emplois historiques. Il y a de l'avenir dans ce secteur.

Les Français vont être amenés à électrifier leurs usages et notamment dans leur mobilité, dans leur déplacement. On a également beaucoup qui se fait sur les recharges et il y a une production et ces productions dont je vous parle, ce sont des productions principalement françaises, accessoirement aussi européenne et qui nous rendent beaucoup moins dépendant d'autres pays en au niveau souveraineté qui sont des pays notamment qui nous ont euh vendu des énergies fossiles pendant un certain nombre d'années et on s'est rendu compte avec le temps bah la fois que ça polluit beaucoup et puis que c'était pas forcément nos amis au niveau de la politique internationale et bien souvent on avait pris nos distances avec ces différents pays qui nous ont approvisionné pendant tellement d'années. Justement Philippe Tabarot, ministre des transports, allons-y.

Changement des usages, changement aussi des achats avec l'électrification du pays. On le voit, l'enjeu de demain, c'est la voiture électrique. On l'a on l'a entendu et le gouvernement l'a annoncé, un nouveau leasing social he pour plus de 50000 foyers modestes.

On sait que la voiture électrique ne convient pas à tout le monde, que ce soit sur son prix, sur sa durée et il y a aussi notamment toutes ces problèmes de recharge électrique qui ne sont pas suffisantes. Est-ce que le gouvernement va prendre ce sujet à bras lecor ? deux types de mesures à la fois aider à l'acquisition parce qu'un véhicule électrique est encore plus cher qu'un véhicule [raclement de gorge] thermique.

Donc aide à l'acquisition, vous l'avez dit, soit de location de longue durée à travers ce leasing social qui fonctionne bien pour les personnes qui ont les plus faibles revenus de 1 à 5 décils, 100000 déjà dans notre pays, 50000 supplémentaires qu'on annonce pour les mois à venir et qui sont prêts. Les guichets vont être ouverts très prochainement. une aide également pour les gros rouleurs et je pense notamment euh aux infirmières, aux aides soignants avec une aide à l'acquisition euh à plus de 8000 €.

On voit que à l'acquisition, c'est toujours plus cher. Mais après, il y a l'usage et c'est là euh qu'on doit agir. L'usage d'une voiture électrique est trois fois moins euh lourd financièrement euh que qu'un véhicule thermique.

Mais il faut réussir euh la question de l'approvisionnement. et l'approvisionnement, ce sont les recharges. Les recharges fonctionnent plutôt bien sur des courtes distances.

On est un des pays où le pays européen où il y a plus de recharges chez les particuliers euh dans le cadre privé, dans certaines copropriétés, même si on peut faire mieux encore aux alentours de 2,8 millions de recharges. Mais euh le trou dans la raquette, je dirais il est sur le réseau structurant et ça c'est de la responsabilité de l'État à la fois les routes nationales, les autre aujourd'hui environ 4500 recharges sur le réseau dont je vous parle. L'objectif c'est que en moins de 8 années passer à 22000 recharges pour que en dehors des euh d'ici à 2035, c'est ça l'idée exactement en dehors euh des courtes distances, je dirais du quotidien euh dans les euh villes ou dans les dans les métropoles, on puisse aussi sur de la moyenne et sur de la longue distance pouvoir utiliser un véhicule électrique.

C'est aujourd'hui le frein. Avec ce plan sur les recharges, on doit pouvoir combler ce déficit et faire l'idée de doubler donc d'ici 2035 de plus que de doubler de multiplier par 5. Aujourd'hui, on est à 4500, monter à plus de de 20000 à 22000 très exactement parce qu'on voit que c'est un frein.

Il y a le frein à l'acquisition, mais il y a aussi le frein ensuite euh au niveau des recharges. Et c'est un stress quand vous n'avez pas de recharge à proximité, c'est une fluidité également. Il faut de la disponibilité que la tente ne soit pas trop longue avec des recharges qui soient des recharges rapides.

Là, on parle des véhicules légers, des particuliers, mais je n'oublie pas les artisans, notamment à travers les véhicules utilitaires légers, ce qu'on appelle les vules, c'est 10 % du marché aujourd'hui, on doit pouvoir augmenter dès nos artisans, nos commerçants à faire également cette transition et puis les poids lourds, les poids lourds, c'est presque inexistant dans notre pays. justement beaucoup aujourd'hui de de ceux dont vous parlez, que ce soit les artisans, les commerçants, ceux qui sont sur la route aujourd'hui n'ont pas encore de voiture électrique. Ils ont la bonne vieille bagnole, ils mettent donc de l'essence, du diesel, du gazol et on sait que dans les aides qui avaient été annoncées par l'État sur les fameux 70 millions d'euros, 50 millions d'euros avaient été réservés pour les routiers.

Est-ce que aujourd'hui tout le monde a touché ce qu'il fallait ? Est-ce que quand on voit la situation, le mois prochain, cette aide sera reconduite ? Oui, on s'est mis en enfin on a été en discussion pratiquement quotidienne avec euh avec le transport routier parce que je rappelle que le transport routier se fait principalement par euh enfin le transport de marchandise se fait principalement par la route dans notre pays à hauteur de 90 % même si je me bats pour le transport fluvial, pour le fret également parce que mettre des camions bah sur sur des trains ou des chargements, ça a du sens aussi, on souhaite le développer mais aujourd'hui ça se fait par la route d'ù la difficulté des entreprises de transport.

On a beaucoup travaillé ensemble et on a trouvé un plan qui a satisfait tout le monde, qui est ciblé sur les petites entreprises, sur les moyennes entreprises et et sur les entreprises à taille intermédiaire. Euh on avait quelques divergences euh sur les modalités, elles sont aujourd'hui réglées. On a signé, j'ai signé un décret avec eux euh hier pour qu'elles soient utilisable dès le début de la semaine prochaine et qu'elle soit le cas échéant si la crise euh continue durable et renouvelable.

Donc on peut envisager en mai une reconduction de ces aides parce qu'on est déjà presque à la fin du mois. Ça ça semble être la piste naturelle des choses. Bien sûr l'idée c'est de sortir de de cette difficulté, c'est de les aider de manière indirecte aussi à la trésorerie, un certain nombre de reports, des échéances fiscales, des échéances sociales.

Bref, on est à leur côté. Il y a aussi une autre solution en plus de ces aides qui ont été apportées par le gouvernement, c'est 70 millions. Il y avait aussi, en tout cas, c'est ce qui se murmurait dans les dernières dans les derniers jours, c'est le le fameux blocage des marges.

En tout cas, est-ce que ça ça reste une piste crédible ? avait été, on l'avait beaucoup annoncé en début de semaine. Est-ce que là, c'est toujours le cas ?

Est-ce que oui ou non, il y aura le blocage des marches des distributeurs ? Mes collègues Brégeon et Papins travaille sur ce sujet. Euh je n'ai pas les dernières informations, c'est à eux de vous les donner.

Je reste moi vraiment dans mon dans mon couloir. Mon couloir c'est d'aider mes transporteurs routiers, c'est d'électrifier au maximum nos pratiques pour le futur. Pour le reste, ils feront le cas échéant des annonces, mais ce sera à eux de le faire avec bien sûr le ministre de l'économie Roland l'escur.

Votre cadre et en tout cas vos sujets, c'est notamment la sécurité dans les transports. l'annoncer en février. Une véritable volonté en tout cas de plus de sécurité, de plus de sûreté avec des agents justement notamment de la SNCF et de la RATP qui vont pouvoir à titre expérimental, je cite, être équipé de pistolets à impulsion électrique.

Ça y est, ça fait 2 mois après cette annonce. Est-ce que vous avez des modalités à annoncer ? Combien d'agents aujourd'hui, dans quel gare est-ce qu'il y aura une arrivée progressive ?

Est-ce que vous êtes confiant ? Est-ce que tout roule ? Oui, j'ai porté, vous l'avez dit, cette loi sur la sûreté dans les transports comme sénateur puis comme ministre euh il faut la faire voter.

La loi, on l'a fait. Il faut ensuite, c'est une nouvelle bataille dans notre pays, c'est d'avoir les décrets d'application. Je les ai eu sur les caméras piéton par exemple, je les ai eu sur l'éviction d'indésbl dans certaines gares sur possibilité de fouiller certains usagers des transports en commun qui semblent détenir une arme de pouvoir aller sur le parvi plus largement que dans la simple station et puis vous l'avez dit pour des agents qui sont formés spécifiquement pour ça possibilité d'utiliser des pistolets à impulsion électrique les fameux tasurers on va l'expérimenter environ sur 10 à 15 % des effectifs et concrètement ça va se faire dans les jours qui viennent.

Je me rendrai sur le terrain pour vérifier ça de manière concrète. par exemple dans des gares parisiennes, que ce soit euh euh la gare de d'Osterlitz, que ce soit euh euh également en province parce que je n'oublie pas qu'il y a d'autres gares en province qui ont besoin de ces dispositifs, que ce soit à Marseille Saintcha, que ce soit à Lyon par Dieu sur l'ensemble du territoire, expérimentation pour 3 ans. Tout à fait et si ça fonctionne bien, on va essayer de le généraliser après cette période de test qui est indispensable pour que cela puisse rentrer dans le droit français.

Et votre espoir de ministre sur la généralisation d'ici la fin de l'année, cette généralisation, vous l'espérez peut-être ainsi. Écoutez, en tout cas toutes les mesures qui peuvent aider à ramener de la sûreté dans nos transports, il y a 100000 faits d'agression par an qui touche principalement les femmes et j'ai beaucoup travaillé sur sur ces sujets qui touchent les adolescents aussi avec du du raquet qui peut être régulier. On a des agents qui aujourd'hui sont compétents.

Il faut leur donner les moyens nécessaires tout simplement de faire leur travail, de protéger les usagers et quelquefois de se protéger eux-mêmes. Ils sont en première ligne. Ce sont des héros du quotidien.

Je le dis très clairement aussi, il faut les aider à faire leur boulot. Et votre priorité en ce moment, le gros dossier que vous portez, c'est la fameuse loi cadre avec l'ambition en tout cas de mettre le paquet sur le ferroviaire. On parle beaucoup de du désir de train des Français.

Est-ce que vous allez y arriver ? Et est-ce que surtout la France a aujourd'hui les moyens de combler ce désir de train des Français ? Parce que quand on voit les finances publiques, c'est pas la chose la plus évidente.

On va y arriver. Je sors de d'heure et d'heures de débat au Sénat. C'était la première étape.

Le texte a a commencé sa vie par le ventaire au Sénat. Il [grognement] partira, je l'espère, dans les semaines et dans les mois à venir à l'Assemblée. Il a eu un vrai consensus au Sénat.

Je suis fier que euh de manière transpartisane, on ait pu parler de ces sujets, que pendant 14h au Sénat, on a parlé exclusivement de transport. Le transport, c'est le quotidien des Français. C'est une de leurs priorités dans le débat politique.

On n entend pas parler de transport. Je j'enlève Sud Radio bien sûr qui m'offre la possibilité d'en parler aujourd'hui et je vous en suis infiniment reconnaissant. On doit trouver des financements mais pas que pour l'année à venir, pour les 10, pour les 20, pour les 30 prochaines années.

Investir dans nos infrastructure, c'est indispensable parce que sinon on met en insécurité les usagers et puis on ne peut pas augmenter l'offre. Et vous l'avez dit, les Français veulent plus de transport en commun que jamais. Ça veut dire que sur sur les sur les fameuses lignes dont on parle souvent, la fameuse notamment ligne à grande vitesse par exemple Bordeaux Toulouse, est-ce que là on arrivera à trouver des financements ?

La priorité est à la régénération. il y a 4000 km de de voie ferrée qui menace de fermer dans notre pays. Il y a une dette grise qui s'est accumulée.

Priorité régénération et modernisation et parallèlement bien sûr financement d'un certain nombre de nouveaux projets pour désenclaver des territoires par la hausse du prix de certains péages. Est-ce que c'est le cas Philippe Tabarot ? les péages suivront, je dirais le l'évolution habituelle, mais l'idée c'est le fléchage de ces péages.

Aujourd'hui, ces péagers vers le transport, c'est ramener les produits du transport vers le transport et c'est de récupérer 2 milliards et demi de ces produits du péage, 1 milliard et demi pour le réseau ferroviaire et 1 milliard pour le transport en commun. et je vous dis pas que sur une année mais sur les 10 20 30 prochaines années. Merci beaucoup Philippe Tabarot d'avoir été mon invité politique ce matin sur votre sur Radio.

Vous avez essayé vous en tout cas de reprendre votre carte chez chez les républicains ou pas du tout ? Euh non, je l'ai pas essayé mais j'ai cru comprendre que des collègues ont essayé que ça s'est pas très bien passé. Donc vous n'avez pas envie d'essayer.

Vous n'allez pas tenter. Non, d'autres ont été avant moi. Donc je vais je vais attendre avant de retenter le coup.

C'est [rires] ça. Mais vous souhaitez quand même que Bruno Rotaillot parte en tant que candidat à l'élection présidentielle. ben qu'il fasse ce qu'il doit faire.

On va voir ce que les militants décident. C'est aux militants encore de de décider. Comme je l'ai je l'ai dit, je souhaite que notre famille politique puisse retrouver de l'apaisement.

Euh on en plaisante mais sincèrement ça a pas beaucoup de sens de ne pas réintégrer des personnes qui travaillent euh pour le pays. Euh et je pense que les ministres qui sont issus des républicains au sein de ce gouvernement font le job et montrent que les républicains sont mieux dans l'action que dans le commentaire. Merci beaucoup Philippe Tabarot d'avoir été avec nous, ministre des transports ce matin avec les annonces et le avoir pris le temps de d'avoir détaillé euh toutes ces choses qui concernne en effet le quotidien des Français et on continuera à en parler ce matin parce que notamment le groupe Total Énergie avec ces 200 stations service face à la hausse des prix du carburant où il demande des aides.

Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin. Yeah.