Édouard Geffray réagit aux violences autour des lycées : "Des situations inacceptables"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueFait
« mon soutien et le soutien du gouvernement au cadre d'éducation nationale et aux personnes d'éducation nationale qui ont été confrontés ces derniers jours à des situations qui sont objectivement inacceptables. »
- 5:15Invité politiqueFait
« un lycéen de 15 ans qui a eu la main arrachée ce matin lors d'une manifestation à Lance. »
- 6:41Invité politiqueChiffre
« on est à peu près à 500 policiers gendarmes qui sont blessés. C'est quelque chose qu'on a jamais connu dans un mouvement lycéen. »
- 8:48Invité politiqueFait
« ils ont jamais vu autant de violence sur des proviseurs, des professeurs qui ont été blessés dans leur chair. »
Temps de parole
- Édouard Geffray100 %
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Euh merci d'abord de prendre le temps de cette visio. Vous êtes dans vos établissements respectifs. Euh vous êtes tous concernés par des suspensions de cours depuis vendredi ou depuis ce matin. Et je voulais tout simplement vous réunir pour partager avec vous un certain nombre d'éléments. Et le premier élément, j'ai eu l'occasion de le dire à la presse. Je suis avec ici avec Sabina Roubach, la ministre déléguée à l'enseignement professionnel avec le recteur de l'académie de Versailles euh le le Daen et monsieur le préfet et monsieur le maire ici puisque nous sommes gué en cours.
Le premier élément que je vais partager vous de manière absolue et que je n'ai jamais cessé de répéter, c'est euh mon soutien et le soutien du gouvernement au cadre d'éducation nationale et aux personnes d'éducation nationale qui ont été confrontés ces derniers jours à des situations qui sont objectivement inacceptables.
Et vraiment, je voulais vous remercier parce que avec vos équipes, vous avez fait en sorte que l'institution scolaire, si je puis dire, tienne tienne solidement face à des personnes qui loin de contestation lycéenne, j'allais dire classique, organisé avec des élèves qui s'expriment et qui s'expriment, j'allais dire en respectant leur établissement et les personnels qui travaillent ont été ont été confrontés à des actes de très grande violence et à des attaques directs contre leur personne ou contre la personne de de nos collègues et évidemment contre les bâtiments.
Donc j'ai une pensée évidemment particulière pour tous ceux d'entre vous qui ont été blessés dans leur chair ou qui ont aussi parfois été traumatisé. Plusieurs d'entre vous que j'ai appelé ont eu peur de la violence à laquelle était confronté et c'est normal. Euh et pourtant et ben pourtant vous êtes à l'image de l'institution scolaire, c'est-à-dire que vous avez tenu vos établissements, vous avez fait en sorte que il reste le plus ouvert possible.
Vous avez souvent mis en sécurité vos élèves, je pense en particulier euh au lycée Mandela et à notre collègue proviseur qui a permis à ces 160 internes qui étaient présents sur site au moment où l'entrée a été incendiée d'être évacué dans le dans le calme et en toute sécurité. Euh bref, en un comme en 1000 euh les 33 chefs, les 40 chefs pardonétablissement adjoint qui ont été blessés qui sont parmi nous aujourd'hui ont mon soutien absolu.
Vous avez chacun et chacune mon soutien absolu et tous ceux qui sont représentés à travers vous la communauté des car ont soutien absolu et évidemment chaque fois qu' qu'il y a eu acte contre contre vous ou contre vos bâtiments, il y aura plainte, il y aura protection fonctionnelle, il y aura soutien psychologique pour tous ceux qui le demandent et pour la durée qui sera nécessaire. Voilà, ça c'était la première chose que je tenais à partager avec vous parce que c'est évidemment extrêmement important. Il doit je t'entend pas à distance. Ah bon ? Onentend pas distance depu depuis tout à l'heure.
Alors, excusez-moi, on m'apprend qu'on pas distance depuis tout à l'heure parce que assez problématique. Donc on va rê tout ça. On entend mais de façon assez l'image la connexion bonne s'il vous plaît. Alors, est-ce que comme ça on entendu ? Le problème c'est que c'est quoi au droit est-ce que tu m'entends mieux que le son est assez dégradé mais merci on essie de la question et je reprends 30 secondes Bon, juste euh si vous nous rejoignez sur France Info, soyez les bienvenu. On attend que le ministre règle les petits problèmes techniques pour pouvoir continuer à suivre sa prise de parole.
Je vous rappelle qu'il est en déplacement dans les Ivelines à Guy en cours et qu'il s'adresse à des proviseurs d'établissement scolaires dans les un moment assez important puisqu'on est à la veille d'une mobilisation d'un appel à mobilisation de lycéens d'étudiants mais aussi plus large notamment avec par exemple la CGT qui est entrée dans dans le mouvement une intersyndicale me semble aussi me semble-t-il aussi d'enseignants et dans un moment aussi où on a appris il y a quelques instants qu'un jeune de 15 ans avait été grièvement blessé à Lance dans le cadre d'une mobilisation avec une intervention de CRS.
Peut-être Noémi rapidement se remettre en mémoire ce que l'on sait pour l'instant de cette affaire à Lance avant de pouvoir continuer à à réagir avec nos invités. Et bien c'est un lycéen de 15 ans qui a eu la main arrachée ce matin lors d'une manifestation à Lance. Vous l'avez dit, un accident qui s'est produit. Il semblerait que cet adolescent ramassé une grenade de désencerclement. Alors, une enquête a été ouverte et va devoir déterminer s'il a effectivement ramassé une grenade lancée par les forces de l'ordre ou si cette grenade est arrivée sur lui et a explosé sur lui. Mais d'après les les premiers éléments n'est pas exclus que ce soit lui qui a ramassé cette grenade de désencerclement.
Euh des faits graves bien sûr, hein. Ce lycéen a été gravement blessé mais ses jours ne sont pas en danger. Et le procureur de la République de Bétune a indiqué avoir ouvert une enquête. Il a saisi la police des polices, l'IGPN euh pour euh d'une enquête pour délit de violence ayant entraîné une mutilation, une infirmité permanente euh pour que toute la lumière soit faite sur cette chronologie bien sûr et la et et comprendre précisément euh pour quelle raison cette grenade s'est retrouvée à cet endroit-là et et dans quelles circonstances le lycéen a été blessé. Et on a entendu le préfet dire voilà quand on fait du maintien de l'ordre, on n'a pas envie que ça se passe comme ça.
Euh je je vous cite le préfet. Pourquoi ? Parce que ces questionnements sur la doctrine du maintien de l'ordre, on les retrouve ces derniers jours notamment du côté de la France insoumise mais pas mais pas que vous nous disiez aussi tout à l'heure Alexis Duret que enfin vous vous utilisiez les mots de de répression. Vous entendu j'aimerais faire réagir Axel Ronde qui nous a rejoint. Bonjour, porte-parole du syndicat CFTC Police.
Euh j'attends pas de vous une réaction précisément sur Lance parce qu'on le disait, il y a une enquête qui est en cours mais plus largement euh on entend euh des remises en cause notamment aussi du côté de la Ligue des droits de l'homme ou de la doctrine de maintien de l'ordre euh en place en France avec cette idée que ailleurs et bien on réagit moins fort, il n'y a pas de répression pour reprendre certains mots qui ont été utilisés. Comment vous réagissez à ça ? Je réagis déjà premièrement quand on utilise la force strictement nécessaire avec les moyens intermédiaires, faut pas ramasser que ça soit les grenades ou les palais incandescents lacrymogènes.
Malheureusement, on le voit trop souvent des jeunes ou pas que des jeunes d'ailleurs, des individus qui ramassent soit avec des poils, soit avec des raquettes de ping-pong. Enfin, on voit beaucoup de choses où faut avec des gants et ils vont nous les relancer. concernant euh le maintien de l'ordre, écoutez, on est dans un pays qui est malheureusement bercé par une violence, une violence terrible. Nous subissons d'ailleurs, puisque je rappelle les chiffres, on est à peu près à 500 policiers gendarmes qui sont blessés. C'est quelque chose qu'on a jamais connu dans un mouvement lycéen. Je rappelle hein, ce sont normalement des jeunes adultes presque hein.
En tous les cas, ce sont pas des professionnels de la casse normalement ce sont des jeunes qui sont là pour avec des revendications. Mais nous nous constatons et avec les services de renseignement que malheureusement beaucoup d'individus sont en train de pénétrer, si vous voulez les boucles Instagram, Snapchat.
des individus de l'extrême gauche qui sont réellement enfin en tout cas on arrive à les identifier qui sont en train si vous voulez d'infiltrer ces mouvements lycéens et malheureusement vous avez certains lycéens qui prennent fête et cause avec les images qui sont mises sur les réseaux sociaux parce qu'il y a plusieurs graduations si vous voulez on est en train de d'instrumentaliser cette jeunesse avec ces images hyper violent on va dire que c'est les policiers qui sont méchants. D'ailleurs, vous avez des euh vous avez des jeunes qui se griment en Batman, en Spider-Man pour montrer qu'ils sont sympathiques. Ça fait énormément de buzz sur internet.
Et vous avez des jeunes qui prennent "Fê et cause tout de suite pour eux." Et vous avez des politiques qui vous disent en permanence que la police tue, que la police est violente, que la police fait une répression. Vous savez quand vous avez euh vous avez écouté le ministre vous avez écouté le ministre l'éducation nationale qui dit que ils ont jamais vu autant de violence sur des proviseurs, des professeurs qui ont été blessés dans leur chair à un moment donné qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? On est bien obligé d'appliquer les règles et les doctrines qu'il y a. On va pas, vous savez, c'est pas la police Montessori.
On va pas accompagner, on va pas accompagner les jeunes sur la violence. La police qui tue, c'est ça dont on parle. La police qui tue. Mais elle tue. Mais pour l'instant les chiffres en tout cas montent pas qu'elle tue. Je suis désolé. À un moment donné il faut revoir les chiffres et les statistiques. Je vous ai laissé parler, je vais vous répondre monsieur. Déjà oui la police tu on le dit, on continuera à le dire la première chose. La deuxième chose que j'aimerais dire c'est que moi je trouve que les propos que vous avez tenu sont odieux.
Troisièmement que je ne comprends pas pourquoi aujourd'hui il y a des représentants de police qui sont invités sur ce plateau télé pour parler léen par que moi je suis je suis étudiant. Je suis surveillant je suis surveillant dans un lycée. Je suis en grève je suis en grève je suis en grève encore aujourd'hui en solidarité avec les élèves avec les élèves que vous êtes pour faire pour s'il vous plaît s'il vous plaît pardonnez-moi deux choses. On va prendre vos points de vue et on va continuer dans un instant mais je suis navré je vous coupe parce que on a retrouvé la connexion avec le ministre. Donc on fait une pause dans cette discussion et on y revient après.
On écoute le ministre de l'éducation nationale. Bon euh le troisème élément, c'est que nous avons besoin maintenant de travailler ensemble sur les les revendications des lycéens et ensuite sur la suite du travail. Moi, il y a quelque chose que je trouve assez frappant, c'est euh d'abord en réalité une grande partie de ce mouvement et une fois encore si je laisse de côté enf si je de côté si je sépare les revendications légitimes de l'action violente, une partie de ce mouvement dit en réalité en fait un désir d'école.
C'est que les revendications, elles sont évidemment diffuses, elles sont en même temps très ancrées dans le quotidien des lycéens et elles disent ici des professeurs non remplacés, là des un bâtis scolaire peut-être dégradé euh encore ailleurs, une santé scolaire, j'allais dire insuffisamment équipée et et nombreuses pour faire face aux demandes des élèves et cetera. Euh pour régler ça, il a il n'y a pas d'autre voix dans un état de droit et dans une démocratie. Euh et j'y crois profondément que le dialogue donc ce dialogue on a commencé à le porter la semaine dernière. Je l'ai dit moi-même, j'ai vu tous les représentants de la communauté éducative toute la journée de vendredi.
Mais évidemment ce dialogue, il a vocation à intervenir encore au cours des prochains jours, au cours des prochaines semaines. Il a vocation à la fois à se densifier et très probablement aussi à se traduire par une refonte assez profonde de la démocratie lycée. Euh quand je parle de s'intensifier, je pense notamment au modé de la reprise des cours. Demain, il y a un grand il y a une journée de manifestation. C'est un acte de démocratie. J'allais dire sociale, classique et organisé. C'est une liberté qui se respecte et qui se protège.
Mais à partir de mercredi, vous allez être amené à réouvrir vos établissements, enfin reprendre les cours exactement parce que ce sont des cours suspendus, ce sont pas des fermetures, mais à reprendre les cours progressivement. Euh je pense, et je vous donne la parole tout de suite, qu'on ne peut pas imaginer que cette reprise se fasse entre guillemets comme si de rien était et qu'on rouvre l'école à 8h, le lycée à 8h avec cours de math et cours de français.
Nous aurons à mon sens besoin d'un temps, d'un temps j'allais dire construit, banalisé avec les équipes, avec les élèves pour objectiver les choses de la manière la plus la plus lucide possible et pour faire ensuite en sorte que nous puissions travailler collectivement, travailler bien sûr sur le remplacement des professeurs absents ou les éventuels postes vacants. Ça c'est un travail académique mais qui sera évidemment à votre service en tant que chef établissement.
travailler bien sûr avec les régions sur le bâti, j'aurai l'occasion de les voir au cours des prochaines heures, des prochains jours et puis travailler, j'allais dire à plus long terme sur les questions notamment de rythme scolaire et d'organisation des emplois du temps et puis sur parcours sup. Tout cela est en vocation à s'adosser à une démocratie scolaire que je souhaite profondément renouveler, ce qui pour le coup là aussi peut se faire en l'espace de quelques semaines. Le tout ayant pour objectif que le droit à l'instruction, notamment le droit d' aller en cours soit garanti d'abord parce que c'est première objectif.
La mission non négociable de l'école, c'est que tous les F puissent aller en cours et qui bénéficient de la même formation sur tout le territoire national dans le même calendrier et enfin dans le même espace-temps. Et nous devons aujourd' garantir ce droit. Donc ça veut dire évidemment le garantir contre les violences extérieures qui viendrai impacter l'établissement comme celui dans lequel je suis où ce matin des éléments extérieurs sont venus perturber la reprise et puis ça veut dire aussi bien sûr travailler sur les dans le cadre d'instance qui soit structuré et calme. Voilà ce que je voulais partager avec vous.
J'allais dire en en un peu en ouverture de cette vidéo euh en vous répétant une fois encore, j'allais dire les différents d'abord le soutien absolu que je vous porte euh le calendrier qui est le nôtre et la reprise progressive bien sûr à laquelle vous allez enfin dont vous êtes, j'allais dire un peu les maîtres puisque c'est vous qui évidemment allez organiser ces choses-là euh dans les conditions de sécurité qui vous paraîtront évidemment les meilleures. M.
Édouard Geffray