Nicolas Dupont-Aignan invité de Sud Radio Matin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:12OuverteRéponse directe
Vous attendez un grand hommage national pour le gendarme Arnaud Beltrame, mort en héros ?
- 1:24OuverteRéponse directe
Quelles mesures pour les fichiers S ? Notamment pour la rétention administrative ?
- 5:55OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron, face à cette situation, il prône fermeté et humanité. Mais est-ce que vous le sentez comment ?
- 6:56OuverteRéponse directe
Les yeux dans les yeux, vous lui dites quoi ce matin au président de la République ?
- 7:38RelanceRéponse directe
Vous êtes aussi un élu local. Vous savez très bien que ce ne sont que des mots.
- 9:04FerméeRéponse partielle
Est-ce que le salafisme est un délit ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:08Invité politiqueFait
« La réalité, c'est qu'il a été égorgé, et que d'autres seront égorgés si on n'expulse pas tous ceux qui prêchent cette haine. »
- 1:50Invité politiquePromesse
« Il faut rétablir l'état d'urgence. »
- 3:07Invité politiqueChiffre
« Je lis dans le journal Le Monde qu'il y a 17 mosquées salafistes à Marseille. »
- 4:58Invité politiqueChiffre
« Le président de la République a réduit le programme de construction de places de prison. Il avait prévu 15 000, il a annoncé 7 000. »
- 7:01Invité politiqueFait
« Il a tout l'arsenal, notamment l'article 16. S'il voulait expulser 10 000 personnes de France, il pourrait le faire. »
- 8:37Invité politiqueFait
« La prison en Haute-Marne qui a été fermée, qui était vide, haute sécurité, parce que l'administration pénitentiaire trouvait qu'elle avait mauvaise réputation. »
- 9:32Invité politiquePromesse
« Je suis partisan de l'interdiction des frères musulmans et du salafisme en France. »
- 11:56Invité politiqueChiffre
« J'ai fait mon choix au second tour comme 10 500 000 électeurs. »
- 12:16Invité politiqueChiffre
« À Debout la France, nous sommes le seul parti d'opposition à M. Macron à progresser. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan64 %
- Présentateur11 %
- ?11 %
- Invité5 %
- Présentateur 25 %
- Invité 22 %
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Le Grand Matin Sud Radio. 8h moins le quart, Le Grand Matin Sud Radio, et c'est l'heure du petit déjeuner politique, avec
ce matin Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l'Essonne.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Vous attendez un grand hommage national pour le gendarme Arnaud Beltrame, mort en héros ? C'est la moindre des
choses.
Et
c'est la moindre des choses parce que chacun peut se dire, est-ce que j'aurais été capable de faire ça
?
Mais le meilleur hommage national, c'est pas d'entendre encore, pour la énième fois, les tons larmoyants des autorités coupables
de
non-assistance à pays en danger.
Et
je souhaite qu'à la suite de cet hommage national, on mette carte sur table et qu'on dise aux Français qu'il y
a
une autre politique possible et qu
'on
ne
va
pas se laisser égorger, puisque le mot n'est même pas prononcé, comme ça, éternellement. Oui, c'est-à-dire, vous voulez dire, l'acte qui a été commis contre le
gendarme ? Depuis ce matin, j
'écoute, je lis, on ne sait même pas le prononcer cet acte. Les autorités l'ont caché. Nous l'avons dit sur Sud
Radio.
Les autorités l'ont caché, ça veut dire que c'est une société, ou plutôt des autorités politiques ou médiatiques, qui ne savent même plus nommer
les
choses, parce qu'on ne veut pas affoler les Français. La réalité, c'est qu'il a été égorgé, et que d'autres seront égorgés si on n'expulse pas tous ceux qui prêchent cette haine et qui la mettent en œuvre dans notre pays et qu'il est temps d'agir.
Et on sait qu
'il y
a
des mesures précises, et j'en avais proposé au président Hollande, 25 mesures dont la plupart n'ont pas été mises en œuvre depuis plusieurs années.
Alors, quelles mesures ? Notamment pour les fichiers S, Nicolas Dupont-Aignan, c'est quoi ? C'est la rétention administrative, comme le réclament certains chez Les Républicains, Laurent Wauquiez, même Manuel Valls aussi, qu
'il évoque. C'est une évidence. Mais il y a plusieurs choses. D'abord, l'état d'urgence. Personne n'en parle. Pourquoi avoir levé l'état d'urgence
? Je
m'y ai été opposé à l'époque.
Je
n
'ai
pas voté cette loi, parce que c'était une loi de moins dix ans, sécuritaire, de protection. Je l'ai dit, vous retrouverez mes déclarations. Il faut rétablir l'état d'urgence. Premier point. Pour se donner les moyens juridiques, car nous ne les avons pas aujourd'hui, d'abord d'expulser les étrangers fichés S. Premier point. Deuxième point, de voter le rétablissement de la double peine pour les délinquants étrangers. Ça fera de la place dans les prisons. Troisième point, d'interdire le retour de tous les djihadistes, de leurs enfants, qui ont été combattre
en
Syrie.
Parce
que ce sont des futures bombes dans notre pays. Et puis, quatrième point, de trouver un système pour les fichés S, à géométrie variable, bracelet électronique,
ou
internement administratif. Si on ne fait pas ça,
puisque
nous n'avons pas les moyens matériels de surveiller 20 000 personnes
ou 15 000 personnes. C
'est la grande difficulté.
Il
faudrait mettre quasiment 2-3 policiers.
Parce qu'on ne
traite pas la cause du phénomène. C'est tout. Et je ne parle pas de la lutte contre la petite délinquance qui dérive, puisque ces quartiers sont aux mains d'une voyoucratie qui dérive vers le salafisme. J'ajoute enfin une mesure que j'avais proposée, parce que tout ça,
on
le propose depuis deux ans quand même. C'est ça qui est insupportable dans ce qui se passe. C'est de fermer les mosquées salafistes.
Des
pays arabes l'ont fait. L'Egypte, Abu Dhabi, d'autres, la Tunisie.
Et
je lis dans le journal Le Monde qu'il y
a
17 mosquées salafistes à Marseille.
Et
on laisse
ces
gens-là prêcher la haine dans notre pays.
Là, vous attendez des
mesures fortes de la part d'Emmanuel Macron. Il n'en prendra
pas. Vous avez vu son discours compatissant le soir. C'est-à-dire que ce sont des gens qui,
depuis des années... On était
davantage dans le recueillement et l'hommage
après ce qui s'est produit.
C'est maintenant qu'il
faut la fermeté. Il faut
arrêter. Le recueillement, comme prétexte à l'inaction, ça fait deux ans que ça dure. On connaît les mesures qu'il faut prendre. Je ne dis pas
que
ces mesures vont empêcher tout attentat. Personne ne peut le dire. En revanche, ce que je dis, c'est que si on n'expulse pas les dangereux et qu'on n'enferme pas les Français, qui sont dangereux, qui sont radicalisés, si on ne ferme pas les mosquées, si on n'agit pas, nous aurons d'autres attentats réguliers. Et moi, je ne veux pas m'habituer à vivre avec ça comme certains nous le demandent.
Quand on parle aussi du quartier Osanam de Carcassonne, on disait que c'était un quartier où on ne pouvait quasiment pas pénétrer à l'intérieur et que ces jeunes adultes, comme Radouane Latkim, étaient complètement laissés sans contrôle, sans véritable contrôle, notamment de la part des familles. Les
maires lancent un cri
d'alarme.
Mais c'est la réalité dans toute la France.
Je vous invite dans ma
circonscription demain matin. Rodéo, trafic de drogue. Mais dans toute la France, vous avez des centaines de quartiers où une petite voyoucratie mène la danse.
Et
ces gens sont libérés éternellement par la justice, des magistrats laxistes qui appliquent des lois laxistes. La nouvelle police de
proximité peut servir à quelque
chose
? Mais non,
mais non. Il y
a
un moment, il faut durcir le code pénal. Mais pour ça, il faut construire les places de prison. Il y a huit jours,
le
président de la République a réduit le programme de construction de places de prison. Il avait prévu 15 000. Il a annoncé 7 000. 7 000,
ce
ne
sont
même pas
les
places nécessaires pour permettre l'emprisonnement individuel. La situation est catastrophique dans nos prisons. Madame Belloubet, garde des Sceaux, s'émeut du sort des djihadistes français qui sont en Irak et qui risquent la peine de mort et veulent les rapatrier. Madame Belloubet met le téléphone en prison pour les délinquants et ne soutient pas le personnel pénitentiaire.
Mais la
situation est surréaliste. Mais quand on le dit, on vous regarde de travers, on n'a même pas le droit de le dire en France. Alors, je ne dis pas encore une fois que ce sera facile.
Il
faut des investissements lourds. Il faut des places de prison. Il faut avoir le courage d'expulser les dangereux. Il faut changer de logiciel. Sinon, nous allons avoir des drames dans notre pays.
Nicolas Dupont-Aignan a invité ce matin de Sud Radio. Question politique encore avec Michael Darmon dans un instant et Christophe Bordet.
Pour revenir un instant sur le président de la République, Emmanuel Macron, face à cette situation, il prône fermeté et humanité. Mais est-ce que,
Emmanuel
Macron, vous le sentez comment ? Gêné aux entournures avec cette histoire ?
Écoutez, il paye son choix d'avoir fait lever l'état d'urgence. Il est responsable de la levée de l'état d'urgence. Il est responsable de la faiblesse vis-à-vis du communautarisme salafiste. Voilà la
réalité. Donc,
indirectement, il est responsable de ce qui s
'est
passé
à Trenne ? Je ne dirai pas ça
parce que c'est trop facile. C'est trop facile. Je ne suis pas dans ce registre. En revanche, je dis que les Français, maintenant, et je les appelle, à ne plus céder. À ne plus céder à cette petite musique de démission et de renoncement qui a envahi notre pays depuis tant d'années. Et
le
président est dans la démission et le renoncement.
C
'est
un peu ça, quand même. Pour l'instant, sa
politique est dans la démission et le renoncement, oui. Alors, il est face à l'histoire. Soit il continue à suivre sa majorité, à continuer à ne pas connaître. En fait, il ne connaît pas, à mon avis, ce qui se passe dans nos banlieues puisque rien n'est fait depuis qu'il est élu.
C'est exactement comme sous Hollande.
Les yeux dans les yeux, vous lui dites quoi ce
matin au président de la République ? Je lui dis
qu'il a tout l'arsenal, notamment l'article 16. S'il voulait expulser 10 000 personnes de France, il pourrait le faire. Il y
a
un article 16 dans la Constitution. Donc, la question majeure, la question est de savoir si les Français comprennent qu'on est en état de guerre face à un ennemi sournois implanté sur notre territoire et si on s'attaque à cet ennemi ou pas,
ou
on se laisse égorger au fur et à mesure du temps. C'est une question majeure. Je ne dis pas que c'est facile,
mais
je dis que le consensus national que le président de la République demande, ce doit être un consensus sur l'action, pas sur le commentaire, comme sous François Hollande et comme sous sa présidence depuis qu'il est élu.
Nicolas Dupont
-Aignan, question de Michael Darmon.
On
entend vos mots extrêmement forts et puissants, mais vous êtes aussi un élu local. Vous savez très bien que ce ne sont que des mots. Il faut 7 ans pour construire une prison.
Vous
plaisantez, il y a
des casernes vides dans notre
pays.
5 ans à 7 ans pour construire des prisons qui soient
dignes de ce nom. Mais dignes de ce nom, ça veut dire quoi ? D'abord, un, qui puisse répondre aux questions de sécurité que vous évoquez, deux, qui soient dignes de ce nom. Pourquoi vous utilisez au fond ce langage, alors que vous savez pertinemment que
la politique
publique ne peut pas être appliquée
aussi
rapidement que vous le dites
?
C'est faux.
C
'est faux, ça c'est le prétexte à l'inaction ? Ou c'est pas plutôt
pour vous le prétexte à récupérer des électeurs de Marine Le Pen et tous ceux qui vous
manquent ? Écoutez, il y a des casernes vides dans notre pays. C'est quoi cette espèce d'impuissance
? C'est tout
simplement construire
une prison.
Il y a des casernes vides, il
suffit de les remplir. Et vous savez que, par exemple, le président de la République... Des camps, quoi ? Je vais vous donner un exemple. Vous
préférez des camps ou des prisons
? Oh,
arrêtez.
Non, je vous pose la question parce que je voudrais
comprendre la politique. Arrêtez des centres de détention.
Mais, regardez, il y a la prison en Haute-Marne qui a été fermée, qui était vide, haute sécurité, parce que l'administration pénitentiaire trouvait qu'elle avait mauvaise réputation. Une des prisons les plus sûres de France, elle est vide. Alors, arrêtez avec ce discours. C'est un discours qui...
Non, ce n'est pas un discours, c'est du questionnement. Oui, mais c'est un prétexte
à l'inaction.
Vous êtes également un responsable politique. Et je sais très bien que les petits trafiquants de
drogue, dans ma cité, sont relâchés par une justice inconsciente. Je sais très bien aussi qu'il y a des salafistes qui prêchent dans nos cités en permanence.
Est-ce que le salafisme
est un
délit ? Ce n'est pas moi qui l'ai dit. Regardez l'article du Monde, le journal Le Monde. Vous lisez Le
Monde. Ce journal qui est
l'instrument du renoncement dans notre pays.
Sur votre lancée, s'il vous plaît. Écoutez la question. Est-ce que, s'il vous plaît, est-ce que, pour vous, le salafisme est un délit
? Pour
moi, il faut
en
faire
un délit, c'est-à
-dire
qu'il faut l'expulser de France. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
Est-ce qu'avoir une religion et poursuivre
le rite salafiste est un délit ? C'est le débat que nous devons avoir. Je suis partisan de l'interdiction des frères musulmans et du salafisme en France. Madame Kosciusko-Morizet, qui n'est pas suspecte
à l'extrémisme, le demandait exactement.
Pourquoi des pays arabes l'ont interdit, à votre avis ? Pourquoi la Tunisie
? Pourquoi
les pays luttent ? Parce que cela,
je me souviendrai toujours. Le courant
musulman à l'intérieur de
l'Islam. Non, vous les sentez
parce qu'ils alimentent
la haine et le terrorisme.
Mais peut-être faudra-t-il aussi renoncer au petit voyage au Qatar d'une grande partie de notre personnel politique et de nos hommes d'affaires français ? Est-ce qu'il faut dissoudre
l
'association d'amitié France-Qatar des parlementaires ?
Qui vont beaucoup plus souvent que les journalistes ? Il ne faut peut-être pas la dissoudre.
Il
faut simplement dire au Qatar, maintenant ça suffit. D'ailleurs je vois que Abu Dhabi a rompu les relations avec le Qatar qui est pourtant à quelques dizaines de kilomètres et que nous, nous avons un tapis rouge.
Donc
je demande simplement une cohérence. Je demande qu
'un
jour, les Français, les hommes politiques, la classe médiatique, qui serine cette petite musique du renoncement en permanence, disent aux Français, oui on va se défendre.
Parce
que moi je n
'ai
pas envie de voir mon pays égorgé sans rien dire. C'est tout. Ça ne veut pas dire qu'il
y
a toutes les réponses. Ça ne veut pas dire, et je l'ai dit M. Darmon, qu'on pourra empêcher tout attentat. Simplement, il faut gagner cette guerre. Il ne
faut
pas la perdre.
Nicolas Dupont-Aignan, ce matin sur Sud Radio. Et question d'un auditeur, d'une auditrice, me semble-t-il. C'est Nicole qui est avec nous au 0826 300 300. Bonjour Nicole. Bonjour à vous tous, et bonne journée, parce que pour l'instant, c'est un peu gris chez moi. Oui,
oui,
oui. Alors,
vous
êtes où ? Au
sud
de Saint-Gaudens. Alors, posez votre question, Nicolas Dupont-Aignan. Figurez-vous que M. Dupont-Aignan n'est pas du tout ma tasse d'oté, politiquement parlant. Mais je reconnais qu'il ne dit pas que des âneries. Bon, votre question.
Il
y
a des
fois,
j
'adhère, j'adhère. Par contre, moi, ce que je lui reproche, c'est son attitude avec cette alliance avec le FN au moment des présidentielles. Parce qu'il faut quand
même...
Je ne
sais
pas, moi... Pour moi, il est en disgrâce, monsieur, vous
voyez ? Par rapport à
son attitude. Attendez,
mais il va vous
répondre, parce que, Nicole, si vous faites un commentaire, il n'y
aura
pas de question. Donc, Nicolas Dupont-Aignan, sur votre alliance avec le Front National, vous en êtes où, d'ailleurs ?
C'est très intéressant, le terme de madame. Et je la remercie
en
disgrâce. Parce qu'en France, il y
a
une pensée unique. J'ai fait mon choix au second tour comme 10 500 000 électeurs. Voilà. Et candidat à la présidentielle au premier tour, j'estimais que je devais choisir. Et j'ai choisi en connaissance de cause. Pour autant, on a fait croire que j'allais devenir Front National. Je reste indépendant. J'ai été réélu dans ma circonscription alors que toute la presse pensait que j'allais être battu. Mon mouvement ne s'est jamais aussi bien porté. À Debout la France, nous sommes le seul parti d'opposition à M. Macron à progresser. Et nous travaillons à un patriotisme républicain, ferme et juste. Voilà. Et je ne change pas d'attitude.
Mais je prends mes responsabilités avec une classe politique qui est lâche la plupart du temps.
Merci Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, était l'invité de Sud Radio ce matin.
Nicolas Dupont-Aignan