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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 26 mars 2018 13 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileJusticeInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan invité de Sud Radio Matin

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse directe

    Vous attendez un grand hommage national pour le gendarme Arnaud Beltrame, mort en héros ?

  • 1:24OuverteRéponse directe

    Quelles mesures pour les fichiers S ? Notamment pour la rétention administrative ?

  • 5:55OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron, face à cette situation, il prône fermeté et humanité. Mais est-ce que vous le sentez comment ?

  • 6:56OuverteRéponse directe

    Les yeux dans les yeux, vous lui dites quoi ce matin au président de la République ?

  • 7:38RelanceRéponse directe

    Vous êtes aussi un élu local. Vous savez très bien que ce ne sont que des mots.

  • 9:04FerméeRéponse partielle

    Est-ce que le salafisme est un délit ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:08Invité politiqueFait
    « La réalité, c'est qu'il a été égorgé, et que d'autres seront égorgés si on n'expulse pas tous ceux qui prêchent cette haine. »
  • 1:50Invité politiquePromesse
    « Il faut rétablir l'état d'urgence. »
  • 3:07Invité politiqueChiffre
    « Je lis dans le journal Le Monde qu'il y a 17 mosquées salafistes à Marseille. »
  • 4:58Invité politiqueChiffre
    « Le président de la République a réduit le programme de construction de places de prison. Il avait prévu 15 000, il a annoncé 7 000. »
  • 7:01Invité politiqueFait
    « Il a tout l'arsenal, notamment l'article 16. S'il voulait expulser 10 000 personnes de France, il pourrait le faire. »
  • 8:37Invité politiqueFait
    « La prison en Haute-Marne qui a été fermée, qui était vide, haute sécurité, parce que l'administration pénitentiaire trouvait qu'elle avait mauvaise réputation. »
  • 9:32Invité politiquePromesse
    « Je suis partisan de l'interdiction des frères musulmans et du salafisme en France. »
  • 11:56Invité politiqueChiffre
    « J'ai fait mon choix au second tour comme 10 500 000 électeurs. »
  • 12:16Invité politiqueChiffre
    « À Debout la France, nous sommes le seul parti d'opposition à M. Macron à progresser. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan64 %
  • Présentateur11 %
  • ?11 %
  • Invité5 %
  • Présentateur 25 %
  • Invité 22 %

≈ 46,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

Le Grand Matin Sud Radio. 8h moins le quart, Le Grand Matin Sud Radio, et c'est l'heure du petit déjeuner politique, avec

0:07
Nicolas Dupont-Aignan

ce matin Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l'Essonne.

0:10
Présentateur

Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Vous attendez un grand hommage national pour le gendarme Arnaud Beltrame, mort en héros ? C'est la moindre des

0:18
Nicolas Dupont-Aignan

choses.

0:19
Locuteur

Et

0:19
Nicolas Dupont-Aignan

c'est la moindre des choses parce que chacun peut se dire, est-ce que j'aurais été capable de faire ça

0:23
Locuteur

?

0:24
Nicolas Dupont-Aignan

Mais le meilleur hommage national, c'est pas d'entendre encore, pour la énième fois, les tons larmoyants des autorités coupables

0:31
Locuteur

de

0:32
Nicolas Dupont-Aignan

non-assistance à pays en danger.

0:34
Locuteur

Et

0:34
Nicolas Dupont-Aignan

je souhaite qu'à la suite de cet hommage national, on mette carte sur table et qu'on dise aux Français qu'il y

0:40
Locuteur

a

0:40
Nicolas Dupont-Aignan

une autre politique possible et qu

0:42
Locuteur

'on

0:42
Nicolas Dupont-Aignan

ne

0:42
Locuteur

va

0:42
Nicolas Dupont-Aignan

pas se laisser égorger, puisque le mot n'est même pas prononcé, comme ça, éternellement. Oui, c'est-à-dire, vous voulez dire, l'acte qui a été commis contre le

0:50
Locuteur

gendarme ? Depuis ce matin, j

0:52
Nicolas Dupont-Aignan

'écoute, je lis, on ne sait même pas le prononcer cet acte. Les autorités l'ont caché. Nous l'avons dit sur Sud

0:58
Locuteur

Radio.

0:59
Nicolas Dupont-Aignan

Les autorités l'ont caché, ça veut dire que c'est une société, ou plutôt des autorités politiques ou médiatiques, qui ne savent même plus nommer

1:05
Locuteur

les

1:06
Nicolas Dupont-Aignan

choses, parce qu'on ne veut pas affoler les Français. La réalité, c'est qu'il a été égorgé, et que d'autres seront égorgés si on n'expulse pas tous ceux qui prêchent cette haine et qui la mettent en œuvre dans notre pays et qu'il est temps d'agir.

1:17
Locuteur

Et on sait qu

1:18
Nicolas Dupont-Aignan

'il y

1:18
Locuteur

a

1:18
Nicolas Dupont-Aignan

des mesures précises, et j'en avais proposé au président Hollande, 25 mesures dont la plupart n'ont pas été mises en œuvre depuis plusieurs années.

1:24
Présentateur

Alors, quelles mesures ? Notamment pour les fichiers S, Nicolas Dupont-Aignan, c'est quoi ? C'est la rétention administrative, comme le réclament certains chez Les Républicains, Laurent Wauquiez, même Manuel Valls aussi, qu

1:36
Nicolas Dupont-Aignan

'il évoque. C'est une évidence. Mais il y a plusieurs choses. D'abord, l'état d'urgence. Personne n'en parle. Pourquoi avoir levé l'état d'urgence

1:42
Locuteur

? Je

1:43
Nicolas Dupont-Aignan

m'y ai été opposé à l'époque.

1:44
Locuteur

Je

1:44
Nicolas Dupont-Aignan

n

1:44
Locuteur

'ai

1:44
Nicolas Dupont-Aignan

pas voté cette loi, parce que c'était une loi de moins dix ans, sécuritaire, de protection. Je l'ai dit, vous retrouverez mes déclarations. Il faut rétablir l'état d'urgence. Premier point. Pour se donner les moyens juridiques, car nous ne les avons pas aujourd'hui, d'abord d'expulser les étrangers fichés S. Premier point. Deuxième point, de voter le rétablissement de la double peine pour les délinquants étrangers. Ça fera de la place dans les prisons. Troisième point, d'interdire le retour de tous les djihadistes, de leurs enfants, qui ont été combattre

2:14
Locuteur

en

2:15
Nicolas Dupont-Aignan

Syrie.

2:15
Locuteur

Parce

2:16
Nicolas Dupont-Aignan

que ce sont des futures bombes dans notre pays. Et puis, quatrième point, de trouver un système pour les fichés S, à géométrie variable, bracelet électronique,

2:24
Locuteur

ou

2:25
Nicolas Dupont-Aignan

internement administratif. Si on ne fait pas ça,

2:28
Locuteur

puisque

2:29
Nicolas Dupont-Aignan

nous n'avons pas les moyens matériels de surveiller 20 000 personnes

2:32
Locuteur

ou 15 000 personnes. C

2:33
Présentateur

'est la grande difficulté.

2:34
Locuteur

Il

2:34
Présentateur

faudrait mettre quasiment 2-3 policiers.

2:37
Locuteur

Parce qu'on ne

2:39
Nicolas Dupont-Aignan

traite pas la cause du phénomène. C'est tout. Et je ne parle pas de la lutte contre la petite délinquance qui dérive, puisque ces quartiers sont aux mains d'une voyoucratie qui dérive vers le salafisme. J'ajoute enfin une mesure que j'avais proposée, parce que tout ça,

2:55
Locuteur

on

2:55
Nicolas Dupont-Aignan

le propose depuis deux ans quand même. C'est ça qui est insupportable dans ce qui se passe. C'est de fermer les mosquées salafistes.

3:01
Locuteur

Des

3:01
Nicolas Dupont-Aignan

pays arabes l'ont fait. L'Egypte, Abu Dhabi, d'autres, la Tunisie.

3:07
Locuteur

Et

3:07
Nicolas Dupont-Aignan

je lis dans le journal Le Monde qu'il y

3:08
Locuteur

a

3:08
Nicolas Dupont-Aignan

17 mosquées salafistes à Marseille.

3:10
Locuteur

Et

3:11
Nicolas Dupont-Aignan

on laisse

3:11
Locuteur

ces

3:12
Nicolas Dupont-Aignan

gens-là prêcher la haine dans notre pays.

3:13
Présentateur

Là, vous attendez des

3:14
Locuteur

mesures fortes de la part d'Emmanuel Macron. Il n'en prendra

3:18
Nicolas Dupont-Aignan

pas. Vous avez vu son discours compatissant le soir. C'est-à-dire que ce sont des gens qui,

3:24
Locuteur

depuis des années... On était

3:24
Présentateur

davantage dans le recueillement et l'hommage

3:27
Locuteur

après ce qui s'est produit.

3:28
Présentateur

C'est maintenant qu'il

3:29
Locuteur

faut la fermeté. Il faut

3:30
Nicolas Dupont-Aignan

arrêter. Le recueillement, comme prétexte à l'inaction, ça fait deux ans que ça dure. On connaît les mesures qu'il faut prendre. Je ne dis pas

3:37
Locuteur

que

3:38
Nicolas Dupont-Aignan

ces mesures vont empêcher tout attentat. Personne ne peut le dire. En revanche, ce que je dis, c'est que si on n'expulse pas les dangereux et qu'on n'enferme pas les Français, qui sont dangereux, qui sont radicalisés, si on ne ferme pas les mosquées, si on n'agit pas, nous aurons d'autres attentats réguliers. Et moi, je ne veux pas m'habituer à vivre avec ça comme certains nous le demandent.

4:01
Présentateur

Quand on parle aussi du quartier Osanam de Carcassonne, on disait que c'était un quartier où on ne pouvait quasiment pas pénétrer à l'intérieur et que ces jeunes adultes, comme Radouane Latkim, étaient complètement laissés sans contrôle, sans véritable contrôle, notamment de la part des familles. Les

4:20
Locuteur

maires lancent un cri

4:21
Présentateur

d'alarme.

4:21
Nicolas Dupont-Aignan

Mais c'est la réalité dans toute la France.

4:23
Locuteur

Je vous invite dans ma

4:24
Nicolas Dupont-Aignan

circonscription demain matin. Rodéo, trafic de drogue. Mais dans toute la France, vous avez des centaines de quartiers où une petite voyoucratie mène la danse.

4:37
Locuteur

Et

4:38
Nicolas Dupont-Aignan

ces gens sont libérés éternellement par la justice, des magistrats laxistes qui appliquent des lois laxistes. La nouvelle police de

4:43
Locuteur

proximité peut servir à quelque

4:45
Nicolas Dupont-Aignan

chose

4:46
Locuteur

? Mais non,

4:47
Nicolas Dupont-Aignan

mais non. Il y

4:48
Locuteur

a

4:48
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, il faut durcir le code pénal. Mais pour ça, il faut construire les places de prison. Il y a huit jours,

4:53
Locuteur

le

4:54
Nicolas Dupont-Aignan

président de la République a réduit le programme de construction de places de prison. Il avait prévu 15 000. Il a annoncé 7 000. 7 000,

5:02
Locuteur

ce

5:02
Nicolas Dupont-Aignan

ne

5:02
Locuteur

sont

5:02
Nicolas Dupont-Aignan

même pas

5:02
Locuteur

les

5:03
Nicolas Dupont-Aignan

places nécessaires pour permettre l'emprisonnement individuel. La situation est catastrophique dans nos prisons. Madame Belloubet, garde des Sceaux, s'émeut du sort des djihadistes français qui sont en Irak et qui risquent la peine de mort et veulent les rapatrier. Madame Belloubet met le téléphone en prison pour les délinquants et ne soutient pas le personnel pénitentiaire.

5:25
Locuteur

Mais la

5:26
Nicolas Dupont-Aignan

situation est surréaliste. Mais quand on le dit, on vous regarde de travers, on n'a même pas le droit de le dire en France. Alors, je ne dis pas encore une fois que ce sera facile.

5:35
Locuteur

Il

5:35
Nicolas Dupont-Aignan

faut des investissements lourds. Il faut des places de prison. Il faut avoir le courage d'expulser les dangereux. Il faut changer de logiciel. Sinon, nous allons avoir des drames dans notre pays.

5:45
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan a invité ce matin de Sud Radio. Question politique encore avec Michael Darmon dans un instant et Christophe Bordet.

5:52
Invité

Pour revenir un instant sur le président de la République, Emmanuel Macron, face à cette situation, il prône fermeté et humanité. Mais est-ce que,

6:01
Locuteur

Emmanuel

6:02
Invité

Macron, vous le sentez comment ? Gêné aux entournures avec cette histoire ?

6:05
Nicolas Dupont-Aignan

Écoutez, il paye son choix d'avoir fait lever l'état d'urgence. Il est responsable de la levée de l'état d'urgence. Il est responsable de la faiblesse vis-à-vis du communautarisme salafiste. Voilà la

6:17
Locuteur

réalité. Donc,

6:17
Invité

indirectement, il est responsable de ce qui s

6:19
Locuteur

'est

6:19
Invité

passé

6:19
Locuteur

à Trenne ? Je ne dirai pas ça

6:20
Nicolas Dupont-Aignan

parce que c'est trop facile. C'est trop facile. Je ne suis pas dans ce registre. En revanche, je dis que les Français, maintenant, et je les appelle, à ne plus céder. À ne plus céder à cette petite musique de démission et de renoncement qui a envahi notre pays depuis tant d'années. Et

6:37
Locuteur

le

6:37
Invité

président est dans la démission et le renoncement.

6:39
Locuteur

C

6:39
Invité

'est

6:39
Locuteur

un peu ça, quand même. Pour l'instant, sa

6:40
Nicolas Dupont-Aignan

politique est dans la démission et le renoncement, oui. Alors, il est face à l'histoire. Soit il continue à suivre sa majorité, à continuer à ne pas connaître. En fait, il ne connaît pas, à mon avis, ce qui se passe dans nos banlieues puisque rien n'est fait depuis qu'il est élu.

6:55
Locuteur

C'est exactement comme sous Hollande.

6:56
Invité

Les yeux dans les yeux, vous lui dites quoi ce

6:58
Locuteur

matin au président de la République ? Je lui dis

6:59
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il a tout l'arsenal, notamment l'article 16. S'il voulait expulser 10 000 personnes de France, il pourrait le faire. Il y

7:04
Locuteur

a

7:04
Nicolas Dupont-Aignan

un article 16 dans la Constitution. Donc, la question majeure, la question est de savoir si les Français comprennent qu'on est en état de guerre face à un ennemi sournois implanté sur notre territoire et si on s'attaque à cet ennemi ou pas,

7:19
Locuteur

ou

7:20
Nicolas Dupont-Aignan

on se laisse égorger au fur et à mesure du temps. C'est une question majeure. Je ne dis pas que c'est facile,

7:25
Locuteur

mais

7:26
Nicolas Dupont-Aignan

je dis que le consensus national que le président de la République demande, ce doit être un consensus sur l'action, pas sur le commentaire, comme sous François Hollande et comme sous sa présidence depuis qu'il est élu.

7:36
Locuteur

Nicolas Dupont

7:37
Présentateur

-Aignan, question de Michael Darmon.

7:38
Locuteur

On

7:39
Invité

entend vos mots extrêmement forts et puissants, mais vous êtes aussi un élu local. Vous savez très bien que ce ne sont que des mots. Il faut 7 ans pour construire une prison.

7:47
Locuteur

Vous

7:47
Nicolas Dupont-Aignan

plaisantez, il y a

7:48
Locuteur

des casernes vides dans notre

7:49
Nicolas Dupont-Aignan

pays.

7:49
Locuteur

5 ans à 7 ans pour construire des prisons qui soient

7:52
Invité

dignes de ce nom. Mais dignes de ce nom, ça veut dire quoi ? D'abord, un, qui puisse répondre aux questions de sécurité que vous évoquez, deux, qui soient dignes de ce nom. Pourquoi vous utilisez au fond ce langage, alors que vous savez pertinemment que

8:02
Locuteur

la politique

8:03
Invité

publique ne peut pas être appliquée

8:04
Locuteur

aussi

8:04
Nicolas Dupont-Aignan

rapidement que vous le dites

8:05
Locuteur

?

8:05
Nicolas Dupont-Aignan

C'est faux.

8:06
Locuteur

C

8:06
Nicolas Dupont-Aignan

'est faux, ça c'est le prétexte à l'inaction ? Ou c'est pas plutôt

8:09
Locuteur

pour vous le prétexte à récupérer des électeurs de Marine Le Pen et tous ceux qui vous

8:13
Nicolas Dupont-Aignan

manquent ? Écoutez, il y a des casernes vides dans notre pays. C'est quoi cette espèce d'impuissance

8:18
Locuteur

? C'est tout

8:19
Nicolas Dupont-Aignan

simplement construire

8:20
Invité

une prison.

8:20
Locuteur

Il y a des casernes vides, il

8:22
Nicolas Dupont-Aignan

suffit de les remplir. Et vous savez que, par exemple, le président de la République... Des camps, quoi ? Je vais vous donner un exemple. Vous

8:27
Locuteur

préférez des camps ou des prisons

8:28
Nicolas Dupont-Aignan

? Oh,

8:29
Locuteur

arrêtez.

8:30
Invité

Non, je vous pose la question parce que je voudrais

8:31
Locuteur

comprendre la politique. Arrêtez des centres de détention.

8:32
Nicolas Dupont-Aignan

Mais, regardez, il y a la prison en Haute-Marne qui a été fermée, qui était vide, haute sécurité, parce que l'administration pénitentiaire trouvait qu'elle avait mauvaise réputation. Une des prisons les plus sûres de France, elle est vide. Alors, arrêtez avec ce discours. C'est un discours qui...

8:47
Locuteur

Non, ce n'est pas un discours, c'est du questionnement. Oui, mais c'est un prétexte

8:50
Nicolas Dupont-Aignan

à l'inaction.

8:51
Locuteur

Vous êtes également un responsable politique. Et je sais très bien que les petits trafiquants de

8:54
Nicolas Dupont-Aignan

drogue, dans ma cité, sont relâchés par une justice inconsciente. Je sais très bien aussi qu'il y a des salafistes qui prêchent dans nos cités en permanence.

9:04
Locuteur

Est-ce que le salafisme

9:05
Nicolas Dupont-Aignan

est un

9:05
Locuteur

délit ? Ce n'est pas moi qui l'ai dit. Regardez l'article du Monde, le journal Le Monde. Vous lisez Le

9:09
Nicolas Dupont-Aignan

Monde. Ce journal qui est

9:13
Locuteur

l'instrument du renoncement dans notre pays.

9:14
Invité

Sur votre lancée, s'il vous plaît. Écoutez la question. Est-ce que, s'il vous plaît, est-ce que, pour vous, le salafisme est un délit

9:21
Locuteur

? Pour

9:22
Invité

moi, il faut

9:22
Locuteur

en

9:23
Nicolas Dupont-Aignan

faire

9:23
Invité

un délit, c'est-à

9:24
Nicolas Dupont-Aignan

-dire

9:24
Locuteur

qu'il faut l'expulser de France. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.

9:26
Invité

Est-ce qu'avoir une religion et poursuivre

9:29
Nicolas Dupont-Aignan

le rite salafiste est un délit ? C'est le débat que nous devons avoir. Je suis partisan de l'interdiction des frères musulmans et du salafisme en France. Madame Kosciusko-Morizet, qui n'est pas suspecte

9:38
Locuteur

à l'extrémisme, le demandait exactement.

9:41
Nicolas Dupont-Aignan

Pourquoi des pays arabes l'ont interdit, à votre avis ? Pourquoi la Tunisie

9:46
Locuteur

? Pourquoi

9:47
Nicolas Dupont-Aignan

les pays luttent ? Parce que cela,

9:48
Locuteur

je me souviendrai toujours. Le courant

9:49
Invité

musulman à l'intérieur de

9:51
Locuteur

l'Islam. Non, vous les sentez

9:51
Nicolas Dupont-Aignan

parce qu'ils alimentent

9:53
Locuteur

la haine et le terrorisme.

9:55
Nicolas Dupont-Aignan

Mais peut-être faudra-t-il aussi renoncer au petit voyage au Qatar d'une grande partie de notre personnel politique et de nos hommes d'affaires français ? Est-ce qu'il faut dissoudre

10:02
Locuteur

l

10:02
Invité

'association d'amitié France-Qatar des parlementaires ?

10:07
Nicolas Dupont-Aignan

Qui vont beaucoup plus souvent que les journalistes ? Il ne faut peut-être pas la dissoudre.

10:11
Locuteur

Il

10:11
Nicolas Dupont-Aignan

faut simplement dire au Qatar, maintenant ça suffit. D'ailleurs je vois que Abu Dhabi a rompu les relations avec le Qatar qui est pourtant à quelques dizaines de kilomètres et que nous, nous avons un tapis rouge.

10:19
Locuteur

Donc

10:20
Nicolas Dupont-Aignan

je demande simplement une cohérence. Je demande qu

10:23
Locuteur

'un

10:24
Nicolas Dupont-Aignan

jour, les Français, les hommes politiques, la classe médiatique, qui serine cette petite musique du renoncement en permanence, disent aux Français, oui on va se défendre.

10:34
Locuteur

Parce

10:35
Nicolas Dupont-Aignan

que moi je n

10:35
Locuteur

'ai

10:35
Nicolas Dupont-Aignan

pas envie de voir mon pays égorgé sans rien dire. C'est tout. Ça ne veut pas dire qu'il

10:39
Locuteur

y

10:39
Nicolas Dupont-Aignan

a toutes les réponses. Ça ne veut pas dire, et je l'ai dit M. Darmon, qu'on pourra empêcher tout attentat. Simplement, il faut gagner cette guerre. Il ne

10:46
Locuteur

faut

10:46
Nicolas Dupont-Aignan

pas la perdre.

10:47
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, ce matin sur Sud Radio. Et question d'un auditeur, d'une auditrice, me semble-t-il. C'est Nicole qui est avec nous au 0826 300 300. Bonjour Nicole. Bonjour à vous tous, et bonne journée, parce que pour l'instant, c'est un peu gris chez moi. Oui,

11:02
Locuteur

oui,

11:02
Présentateur

oui. Alors,

11:03
Locuteur

vous

11:04
Présentateur

êtes où ? Au

11:06
Locuteur

sud

11:07
Présentateur

de Saint-Gaudens. Alors, posez votre question, Nicolas Dupont-Aignan. Figurez-vous que M. Dupont-Aignan n'est pas du tout ma tasse d'oté, politiquement parlant. Mais je reconnais qu'il ne dit pas que des âneries. Bon, votre question.

11:21
Locuteur

Il

11:21
Présentateur

y

11:21
Locuteur

a des

11:21
Présentateur

fois,

11:22
Locuteur

j

11:22
Présentateur

'adhère, j'adhère. Par contre, moi, ce que je lui reproche, c'est son attitude avec cette alliance avec le FN au moment des présidentielles. Parce qu'il faut quand

11:32
Locuteur

même...

11:34
Présentateur

Je ne

11:34
Locuteur

sais

11:34
Présentateur

pas, moi... Pour moi, il est en disgrâce, monsieur, vous

11:37
Locuteur

voyez ? Par rapport à

11:38
Présentateur

son attitude. Attendez,

11:41
Locuteur

mais il va vous

11:42
Présentateur

répondre, parce que, Nicole, si vous faites un commentaire, il n'y

11:44
Locuteur

aura

11:44
Présentateur

pas de question. Donc, Nicolas Dupont-Aignan, sur votre alliance avec le Front National, vous en êtes où, d'ailleurs ?

11:49
Nicolas Dupont-Aignan

C'est très intéressant, le terme de madame. Et je la remercie

11:52
Locuteur

en

11:52
Nicolas Dupont-Aignan

disgrâce. Parce qu'en France, il y

11:54
Locuteur

a

11:54
Nicolas Dupont-Aignan

une pensée unique. J'ai fait mon choix au second tour comme 10 500 000 électeurs. Voilà. Et candidat à la présidentielle au premier tour, j'estimais que je devais choisir. Et j'ai choisi en connaissance de cause. Pour autant, on a fait croire que j'allais devenir Front National. Je reste indépendant. J'ai été réélu dans ma circonscription alors que toute la presse pensait que j'allais être battu. Mon mouvement ne s'est jamais aussi bien porté. À Debout la France, nous sommes le seul parti d'opposition à M. Macron à progresser. Et nous travaillons à un patriotisme républicain, ferme et juste. Voilà. Et je ne change pas d'attitude.

Mais je prends mes responsabilités avec une classe politique qui est lâche la plupart du temps.

12:31
Présentateur

Merci Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, était l'invité de Sud Radio ce matin.