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interviewPS - Parti socialiste· 17 février 2023 107 min

80e Congrès | Débat général des textes d'orientation (IV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Là, on va rentrer dans la dernière ligne droite de la journée, mais l'une des plus passionnantes, parce que vous avez des intervenants absolument géniaux qui vont se succéder les uns après les autres. Il y en a un certain nombre, donc on va leur demander plus que jamais, puisqu'il y a beaucoup de courtes interventions, de se succéder en regardant le petit écran et en le respectant. Et je vais appeler pour commencer, mais je sais qu'il se respectera ces cinq minutes, Laurent Bommel et ensuite Mickaël Delafosse. C'est un clip Bommel, oui, c'est pour annoncer Bommel. C'est très flatteur, merci beaucoup.

Chers camarades, les polémiques des derniers jours, qui semblent donc s'être résolues par l'adoption de ce protocole de gouvernance, ne devront pas occulter cette vérité historique. C'est que le congrès de Marseille est sans doute le congrès d'Epinay de notre génération. Quand les plus jeunes militants qui ont participé à ce congrès se souviendront plus tard de ce moment, je pense qu'ils se souviendront d'un moment où les socialistes ont fixé une orientation stratégique claire et où, fixant une orientation stratégique claire, ils ont aussi finalement clarifié leur identité politique.

On a beaucoup dit ces derniers temps qu'il fallait que nous affirmions davantage notre spécificité au sein de la coalition. C'est vrai. Mais moi, je veux aussi rappeler à la tribune, certes en cette heure un peu tardive du congrès, que le choix du rassemblement et l'identité socialiste ne sont pas contradictoires. D'abord, pour une raison simple et qui a déjà été évoquée, c'est que le Parti socialiste, c'est l'efficacité. Et le choix du rassemblement est le choix de l'efficacité. Ce qui définit depuis longtemps le Parti socialiste, ce qui le définit et le différencie des petits partis de témoignage, c'est que le Parti socialiste n'existe pas simplement pour déployer un drapeau.

C'est que le Parti socialiste n'existe pas simplement pour entretenir le confort moral et identitaire de ses militants. Le Parti socialiste, il existe pour inscrire les idées progressistes et humanistes dans la réalité, pour contribuer à la transformation effective des structures de l'économie et de la société. Et donc un Parti socialiste qui fait 2% ou 5% dans un scrutin national une fois, c'est un accident, c'est une crise, mais un Parti socialiste qui s'habituerait à faire 2% ou 5% dans tous les scrutins nationaux cesserait d'être un Parti socialiste. Et notre choix du rassemblement de la gauche, c'est celui-là, c'est celui de la lucidité.

C'est le choix d'un grand parti qui connaît et comprend une situation politique et qui ne se laisse pas guider par la nostalgie, par les affects, par les aversions ou par le narcissisme des petites différences. Mais l'autre raison pour laquelle le rassemblement de la gauche et l'identité socialiste ne sont pas contradictoires, c'est que le Parti socialiste est un parti de gauche. En nous réinscrivant dans le rassemblement de la gauche, nous réaffirmons une appartenance idéologique. En nous réinscrivant dans le rassemblement de la gauche, nous nous réinscrivons dans un espace de valeurs dont beaucoup de nos électeurs pensaient à tort et parfois à raison que nous étions sortis.

Le droit d'inventaire que nous avons exercé à Ivry a été méritoire. Mais reconnaissons-le, rien n'a mieux symbolisé notre évolution. Rien n'a mieux dit aux Français que les socialistes étaient redevenus socialistes que cet accord que nous avons passé en juin dernier avec les autres partis de gauche. Rien n'a plus donné de notoriété positive, cette notoriété que vous gagnez non pas en faisant le buzz par des polémiques mais parce que vous incarnez quelque chose de positif. Rien n'a plus donné de notoriété à notre premier secrétaire Olivier Faure que cet acte stratégique courageux et visionnaire qu'il a posé en juin dernier.

Non seulement le rassemblement de la gauche est cohérent avec notre identité mais je pense même qu'il en est la garantie. Car après 35 ans de vie dans ce parti, je pense que le problème fondamental du parti socialiste ce sont ces cordes de rappel. Si nous ne nous donnons pas la gauche et le mouvement social comme cordes de rappel nous savons que d'autres forces, le patronat, la technostructure libérale surtout quand nous gouvernons, s'engouffrent dans la brèche et nous font dériver loin de nos bases. Olivier et nous avec lui avons compris ces leçons de notre propre histoire et en juin dernier comme de ce congrès, nous avons finalement choisi nos cordes de rappel.

Chers camarades, je veux, avant de conclure, vous parler d'une autre corde de rappel. Dans la nuit qui a précédé l'accord de la NUPES, je participais à la négociation. Je suis sorti à un moment donné pour aller retrouver le premier secrétaire et j'ai croisé dans la rue une jeune femme qui m'a reconnu et qui m'a interrogé sur cette négociation. Et comme je commençais à lui parler de nos difficultés par rapport à nos circonscriptions, elle m'a interrompu et m'a simplement dit « Cet accord, ne le faites pas pour vous, faites-le pour nous ».

Et ce qui m'intéresse dans cette anecdote, ce n'est pas simplement de rappeler l'aspiration unitaire du peuple de gauche, c'est le fait que probablement cette jeune femme avait voté pour Mélenchon, probablement même qu'elle n'avait jamais voté pour le Parti socialiste dans sa vie, mais qu'elle était consciente de ce que le Parti socialiste peut apporter et doit apporter à la construction d'une victoire et à l'exercice des responsabilités. Eh bien, je crois que c'est notre fil directeur, notre feuille de route jusqu'en 2027. Nous avons maintenant un protocole de gouvernance, très bien. Nous avons une orientation majoritaire et une seule. Nous avons un premier secrétaire et un seul.

Alors mettons-nous au travail et soyons au rendez-vous de l'espérance de celles et ceux qui ont besoin, oui, qui ont besoin dans ce pays, que la gauche existe et gouverne. Merci Laurent, que les jeunes femmes donc reconnaissent dans la rue. Et j'appelle Mickaël Delafosse, le maire de Montpellier, qui nous fait le plaisir de nous parler pendant 12 minutes. Bonjour à tous, chers camarades, chers amis. Salut Luc. Effectivement, l'ambiance est meilleure que ce qu'elle n'était hier. Il faut saluer ceux et celles qui ont eu cette intelligence. Nous ne perdrons donc pas 10 000 adhérents et 400 élus qui partiront à bas bruit. Nous pourrons dire que nous sommes ensemble riches de nos diversités.

Et cher Patrick Menucci, tu l'as dit avec beaucoup de force et je veux aussi relever l'émotion qui fut la tienne dans ton propos. Elle est inspirante. Nous n'étions pas sur la même sensibilité, mais la force des socialistes, et puisque Laurent vient de faire la référence à Epinet, c'est bien cette diversité où on cherche à additionner nos forces, à respecter nos sensibilités. Et comme le disait François Mitterrand, commençons par rassembler les socialistes pour ensuite rassembler la gauche. Car ce rassemblement, mes camarades, mes amis, nous le vivons. Nous le vivons dans nos collectivités territoriales et nous ne l'avons jamais délaissé. Jamais.

Il n'y a pas eu de victoire possible à Nancy, à Saint-Denis, à Saint-Ouen, à Montpellier, contre des opposants de droite, parce que nous avons fait le rassemblement de la gauche. Nous n'avons pas conservé des conseils départementaux sans accord avec nos partenaires de gauche. Et dans ce rassemblement, nous avons toujours eu une exigence qu'il nous faut tenir, et je ne fais ici le procès à personne, c'est de dire ce que nous sommes pour ensuite discuter avec les autres qui, eux aussi, s'affirment, et que parce que nous savons que ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise, nous pouvons afficher la gauche qui nous rassemble, l'union de la gauche, le rassemblement de la gauche.

Cette information, elle est effective au niveau local, et nous le savons, la condition sine qua non des victoires. Mais pour que nous puissions réussir le rassemblement, disons et travaillons à ce que nous sommes. Nous le sommes, riches d'une histoire. Cette histoire, elle est glorieuse, et ça a été très bien dit par de très nombreux orateurs. L'histoire des socialistes a changé la vie des gens. Elle a changé la vie des gens. Et les socialistes ont toujours eu des procès d'intention quand ils gouvernaient parce qu'ils n'étaient pas assis à gauche, parce qu'ils étaient des traîtres. Oui, nous avons changé et engagé des réformes profondes dans la société, et nous sommes des repères.

Alors, Laurent, je n'ai pas, comme toi, rencontré une jeune femme au lendemain d'une négociation électorale, mais souvent, j'ai aussi entendu à ma manière des gens qui ont dit « Ah, il faut que vous vous repreniez, les socialistes, parce que s'il n'y a pas un parti socialiste fort, il n'y a pas de victoire possible de la gauche en France. » C'est à cela, mesdames et messieurs, mes chers camarades, et à nos partenaires que nous devons travailler, dire qui nous sommes, dire qui nous sommes pour ensuite discuter avec les autres.

Je veux ici prendre quelques sujets que nous avons portés à refondation, mais que nous versons au débat du Parti socialiste, qui prennent d'abord la gravité d'un contexte, celui d'un vent mauvais qui s'ouvre sur toutes les démocraties européennes et qui ébranle aussi nos frères socialistes en Europe, même quand ils gouvernent. Je veux parler de la tentation autoritaire de l'extrême droite et de la droite extrême, mais aussi du populisme qui traverse et met en danger partout en Europe nos démocraties.

Et nous, les socialistes, dans ces vents-là, nous devons fidélité à notre histoire, à nos valeurs, pour donner dans la démocratie des grilles d'analyse et des capacités de projection à ceux qui peuvent être travaillés par le populisme chic du en même temps, le populisme brun de la peur de l'autre et ce populisme qui travaille dans la gauche, qui consiste à dire qu'il n'existe plus de gauche ou de droite, mais que du haut ou du bas, du nous ou du vous. C'est cela que nous devons continuer à porter, ce camp de la raison. Et je voudrais appuyer ma démonstration à travers trois thèmes. Le premier, c'est celui de la laïcité.

Ce thème, we are, we are, ce thème qui vient de nos rangs de l'Assemblée et de nos parlementaires dans la loi de 1905, mais qui aujourd'hui est utilisé par l'extrême droite qui joue sur la confusion des mots pour faire que la grande valeur de Concorde devienne une valeur d'exclusion. Et pourquoi se sont-ils engouffrés et se sont-ils emparés de ce thème ? Parce que nous-mêmes, nous avons parfois minoré cette question, pas nos convictions, mais d'autres expressions dans le débat démocratique, au point que cette valeur si peu affirmée par la famille politique qui, historiquement, l'a portée, eh bien, se retrouve captée.

Et aussi, disons-le, parce qu'il y a un retour du religieux qui travaille nos sociétés, parce que la République n'est pas assez sociale et que les communautarismes cherchent à s'insérer dans certains de nos quartiers, eh bien, il y a ceux que nous défendons au quotidien parce qu'ils sont les services publics, se sentent parfois en difficulté face aux pressions religieuses. Eh bien, les socialistes, en affirmant leur identité sur la laïcité, peuvent être fidèles à l'histoire de la gauche, répondre à ceux et celles qui nous attendent sur ces sujets et être dans la clarté avec leurs autres partenaires de gauche.

De la même manière, les socialistes dans leur histoire, puisqu'il a été fait, et c'est normal, et Boris, tu l'as très bien fait sur les questions sociales, mais il a été fait sur pourquoi nous, au début du XXe siècle, nous n'avons pas fait le choix d'être dans le camp révolutionnaire, parce que Jaurès proposait un chemin en disant qu'il faut élire des députés au Parlement, parce que si les lois sont injustes, parce que si la société est violente, il faut des règles, des règles pour protéger, pour définir un nouvel ordre social, tout comme il faut des règles pour garantir l'ordre républicain.

Eh bien, nous, à gauche, quand le débat arrive, et que nous croisons les milieux populaires qui nous disent qu'ils ont peur parce qu'ils se sentent en situation d'insécurité, nous devons être très fermes à ceux qui disent que la police tue, et rappeler que les fonctionnaires de police protègent et garantissent la sécurité de chacun d'entre nous.

Et c'est ce que nous faisons, nous, les socialistes, quand nous gérons nos communes en lien avec les départements, que nous développons des polices municipales qui coopèrent avec la police nationale, que nous développons les tiges pour lutter contre la primo-délinquance et donner une chance à la réinsertion, mais quand nous posons le discours de la règle, nous posons un discours républicain, et là encore, nos électeurs ont une capacité à nous entendre. Les socialistes doivent continuer à s'affirmer. Je regarde ce compteur. J'en ai un dans mon bureau sur le nombre de jours qui me restent pour tenir mes promesses. Très important. Non, non, non, j'ai perdu du temps. Autre sujet.

Je crois que beaucoup de choses ont été très justement dites sur la réforme des retraites. Nous savons aujourd'hui qu'il y a d'énormes fragilités sociales dans notre pays. Il y a des champs qui sont des champs de travail que nous voulons verser au débat commun des socialistes, qui sont d'ailleurs portés par certains. C'est les nouvelles formes de pauvreté. Il y en a une qui est une pauvreté invisible, mais que nous côtoyons, qui est peu portée socialement, peu portée, les femmes seules avec enfants, celles qui connaissent la précarité parce que la charge mentale est là. Quel dispositif de protection, de mise en sécurité sociale nous pouvons faire ? Nous avons tant à faire.

Nous le voyons dans nos collectivités territoriales, comment nous pouvons essayer d'agir. Ce sont des champs qu'il nous faut explorer. Tout à l'heure, Nicolas Meilleur-Rossignol a lancé une idée qu'il nous faut porter, cette idée de sécurité sociale, écologique, pour accompagner la grande transition indispensable de notre monde qui a trop consommé de carbone, mais qui ne doit jamais exclure les plus fragiles, mais au contraire, les embarqués. Et c'est par exemple ce que beaucoup de mes collègues maires font, Olivier, à Clermont, Johanna, à Nantes, Mathieu, à Nancy, Nicolas, à Rouen, qui est de lancer ce mouvement autour de la gratuité des transports.

Voilà une mesure sociale, écologique, d'une sécurité sociale, écologique. Oui, je prends ces exemples-là. Je les prends parce que les socialistes ne sont pas rien dans la gauche. Ils sont ceux qui ont un talisman. Ils parlent, mais ils agissent. Et dans nos collectivités territoriales, nous apportons la preuve des idées que nous défendons, ce qui nous donne la crédibilité pour pouvoir engager, là où nous pensons que ce n'est pas possible, des perspectives de transformation.

Quand nos concitoyens nous attendront sur la grande question du logement, nous pourrons rappeler en permanence l'action des maires socialistes en faveur du logement social, la lutte contre les marchands de sommeil, l'encadrement des loyers ou la lutte contre Airbnb, cette multinationale qui fait tant de mal aux classes moyennes et aux classes populaires dans nos villes. Cette preuve-là est un des atouts du Parti socialiste. Portons-le, disons-le, et je veux terminer là-dessus. Nous aurons deux échéances électorales, celles des européennes, et je crois que la clarté est au rendez-vous. Nous porterons et défendrons nos valeurs européennes.

Et peut-être il y aura des rassemblements avec ceux qui sont dans la clarté en s'opposant clairement à Vladimir Poutine et en voulant approfondir le projet européen. Il y aura ensuite, en 2026, des élections municipales. Et je le dis à tous les camarades nombreux qui portent nos couleurs et nos valeurs dans l'opposition et qui traversent des déserts, mangent des cailloux, humiliés par des maires qui ne respectent pas la pluralité. La force des socialistes, c'est d'être un collectif, de ne jamais négliger un talent qui pourrait conquérir ou un camarade qui, avec abnégation, porte nos valeurs. Nous devrons les uns et les autres nourrir les programmes électoraux.

Parce que si, en 2026, les socialistes sont en rendez-vous de conquêtes électorales au niveau territorial, avec leur identité, un esprit de rassemblement, et bien comme en 1977, il peut y avoir un 1981. Cette question de la stratégie électorale est absolument essentielle. Alors, mes camarades, au terme de mes 11 minutes, cher Luc, je voudrais le dire de manière très claire. Travaillons. Travaillons. Travaillons en usant de la raison, en ne cédant jamais aux bruits et à la fureur. Soyons, puisque Marseille est une référence, fidèle à l'écrivain d'Alger, Albert Camus. Ayons le courage de la nuance. Il faut des voix de la nuance dans une démocratie parce qu'elles sont les voix de l'exigence.

Parce que quand on parle à l'intelligence des gens, ce que nous faisons depuis un siècle, et bien quand on leur parle avec sincérité, crédibilité, et bien nous pouvons les emmener et convaincre. Convaincre d'abord ceux et celles à gauche, électeurs, mais aussi nos partenaires. Ne rien renier de notre identité et être ouverts. Alors, mes chers camarades, j'ai beaucoup parlé de notre histoire, mais nous ne recevons rien en héritage si ce n'est un nom, une identité si belle. Mais nous devons continuer à la faire vivre dans un esprit de conquête. pour cela, ça commande travail, exigence, rassemblement.

Mes chers camarades, c'est peut-être Épinay, Marseille doit être un congrès conquérant d'un point de vue électoral dans les horizons qui nous attendent. Soyons conquérants par les idées pour être conquérants électoralement. Merci, merci Michael. J'appelle Jérôme Guedge pour 5 minutes. Ah, Jérôme Guedge et ensuite Claire Donzel. Le hasard fait bien les choses, Michael. Parce que si durant ce congrès, nous avons pu l'un et l'autre parfois emprunter des chemins différents, pas forcément avec la même véhémence dans les expressions, nous avons cette véhémence en partage quand il est question du sujet dont j'avais prévu de vous parler à cet instant.

Celui qui te tient à cœur et qui, je précise, tient à cœur à l'ensemble des socialistes, qui est en partage à l'ensemble des socialistes, c'est bien évidemment la question de la laïcité. Et dans la période qui s'est écoulée, je veux le dire que collectivement, et j'ai souvenir, cher Michael, du débat passionnant que nous avions fait ensemble aux universités d'été à Blois, c'est parce que nous avons fait ce travail ensemble dans le prolongement de l'impulsion qu'Olivier Faure avait pu donner à un moment où nous avions besoin, oui c'est vrai, de réaffirmer l'ancrage laïque du Parti Socialiste qui fait partie à part entière de son ADN, mais nous l'avions fait dans des moments cruciaux.

Je pense bien évidemment à la décision du Bureau national du Parti Socialiste de novembre 2019, quand, sous l'impulsion d'Olivier et de toutes celles et ceux qui étaient autour de la table et qui ont pris avec lucidité la décision de ne pas participer à la marche du CCIF parce que nous considérions qu'il y avait là un dévoiement du combat laïque, qu'il y avait là des adversaires de la laïcité qui dévoyaient ce combat, c'est bien la preuve que nous avons été capables sur ce sujet-là de faire preuve de cette fidélité à l'histoire du Parti Socialiste. Et en le faisant, nous le sommes, je le dis fidèles aussi, à l'exigence que Jean Jaurès nous disait de ce sujet.

Car si la République doit être laïque et sociale, elle restera laïque parce qu'elle aura su être sociale. Ces deux combats sont absolument indissociables. Et je sais que nous les avons évidemment tous en partage. Souvent, on nous dit, et nous le disons nous-mêmes, qu'il ne faut pas abandonner des combats identitaires de la gauche que nous avons parfois considérés comme tellement consubstantiels de notre combat que nous considérions qu'il n'y avait pu à les mener. Le travail, c'est nous. La nation, c'est nous. La laïcité, c'est nous. La défense des classes populaires, c'est nous.

Nous refusons en effet la stigmatisation et l'instrumentalisation de la laïcité qui est faite de part et d'autre dans cette terrible tenaille identitaire avec évidemment la droite et l'extrême droite qui pervertissent cette belle valeur, cette belle dimension de protection en stigmatisant une partie de nos concitoyens, ceux de confession musulmane. De la même manière que nous refusons le relativisme porté par certains qui veulent y faire là le terreau de l'essentialisation, de la racialisation, de la différenciation du corps social. C'est fidèle à cette ligne que nous pourrons mener le combat.

Alors, être fidèle à la parole de Jaurès qui nous demande de construire la République laïque et sociale en n'oubliant jamais cette dimension sociale, c'est d'adosser à ce combat intransigeant pour défendre la laïcité et à cet instant bien évidemment, comme je l'avais fait à la tribune de Villeurbanne, je veux rappeler que nous sommes les dépositaires de la mémoire de Samuel Paty, nous sommes celles et ceux qui, chaque jour et à chaque instant, doivent considérer que c'est à l'école de la République que nous portons le fer et que la formation des enseignants, le soutien d'effectifs qui doit leur être apporté, c'est notre ADN.

Mais aux côtés de l'école, évidemment, premier des services publics, oui, c'est la revendication que l'outil de ces conquêtes sociales, de ce partage, parce que nous sommes résolument des partageux, partage des savoirs, partage des pouvoirs, partage des richesses, ce sont les services publics. Dans ces services publics, oui, il y a évidemment le service public de la police et de la justice, car nous sommes attachés à l'ordre républicain. Oui, il y a le service public de l'éducation. Oui, il y a tous les travailleurs sociaux, toutes celles et ceux qui font vivre ce lien sur le pays. Et à côté de ça, c'est le réarmement de l'ensemble de nos politiques sociales.

Et nous n'avons pas à rougir de ce que nous avons pu faire. Je pense par exemple en matière de mixité sociale à l'école, sous l'impulsion de Najat Vallaud-Belkacem, ce qui est expérimenté par exemple en Haute-Garonne. Nous avons fait la démonstration que nous pouvons tendre le coup à la malédiction du destin, du sort et de l'assignation qui est faite les uns aux autres. Et nous devons aussi, pour être résolus sur ces sujets, être ceux qui portent une politique résolue de lutte contre les discriminations, parce que les discriminations qui subsistent dans notre pays abîment le pacte républicain, trahissent la promesse républicaine.

Et au-delà des paroles et des incantations, c'est l'incarnation, parce que nous pouvons défendre le CV anonyme, parce que nous pouvons défendre la lutte contre les discriminations, notamment avec les emplois qui demeurent fermés aux étrangers, dans les discriminations, dans l'accès au logement, avec le réarmement de la politique judiciaire. Voyez-vous, et je termine par là, sur tous ces sujets, pour évacuer les incertitudes et les doutes.

Moi, comme député socialiste, élu dans le cadre de la nouvelle Union Populaire, Écologique et Sociale, je sais que dans l'accord que nous avons passé à ce moment-là, sur ces sujets, et je le dis bien, sur ces sujets, il n'y a pas une seule difficulté sur les questions de lutte contre les discriminations, sur les questions de défense de la République, sur les questions de défense de la laïcité. Ce qui figure dans ce qui nous a rassemblés et permis d'être présents, ne nous pose pas de problème.

Et si tenté qu'il devait y avoir des problèmes, alors soyez assurés que c'est notre force à nous de députés et de militants socialistes de en permanence rappeler la force de ce que nous défendons parce que, et je termine par là, nous sommes la gauche sérieuse. La gauche sérieuse comme socialiste, comme écologiste, comme républicaine, comme internationaliste, comme européenne, comme universaliste, comme solidaire, comme égalitaire entre les hommes et les femmes, cette gauche sérieuse, elle a besoin du parti socialiste dans le cadre du rassemblement de la gauche.

C'est ce que nous faisons à partir d'aujourd'hui pour réaffirmer cette identité et oui, demain, pour assumer le leadership de cette gauche. Alors, Claire Donzel, on ne te demande pas de parler aussi fort que Jérôme,

27:31
Pierre Pribetich

mais Claire Donzel

27:33
Présentateur

pour 4 minutes et ensuite Chahines Kironi.

27:35
Pierre Pribetich

On m'avait dit 6.

27:37
Présentateur

Et bien là, c'est 4. Non mais c'est...

27:43
Pierre Pribetich

Mes chers...

27:44
Présentateur

Ce n'est pas moi qui décide.

27:45
Pierre Pribetich

Mes chers camarades, mes chers camarades, comme vous l'avez constaté, la table ronde, les tables rondes sur l'égalité n'ont pas été suivies de l'expression des théos qu'elles méritaient. Or, cette question de l'égalité homme-femme est cruciale pour la société, pour la gauche, pour le PS. Nos camarades l'ont largement évoqué en dénonçant, nos camarades parlementaires, en dénonçant la réforme trop actuelle des retraites. C'est la raison pour laquelle je reviens vers vous pour en faire une petite rappel. Je voulais saluer tout à l'heure la présence de Laurence Rossignol, vice-présidente du Sénat et présidente de l'Assemblée des femmes.

Elle a dû repartir, mais je souhaitais saluer sa participation à nos travaux. Mon intervention va s'attacher à promouvoir un féminisme du réel qui transforme la vie quotidienne. Un tout récent rapport du Haut Conseil à l'égalité dresse un bilan plus que pessimiste sur l'égalité femmes-hommes, au sens où il révèle que le sexisme, loin de régresser, connaît un nouvel essor, y compris ou a commencé au sein des nouvelles générations. Nul n'ignore désormais la prégnance des violences envers les femmes qu'elles se déroulent dans l'espace public ou dans l'espace privé.

Les violences sont une des faces des injustices et inégalités subies par les femmes et représentent en quelque sorte leur aboutissement, leur point ultime. Aussi, c'est contre le sexisme que socialistes, féministes, parce que socialistes, nous devons lutter. Le sexisme que nous devons éradiquer, c'est lui qui permet au conjoint ou à l'ex de frapper ou de tuer. Lui qui autorise les propos salaces du voisin, du collègue ou de l'inconnu. Les mains baladeuses, les propos déplacés, les atteintes corporelles et sexuelles que le supérieur hiérarchique s'accorde en homme de pouvoir. C'est le sexisme qui justifie les écarts de revenus entre les femmes et les hommes.

C'est le sexisme qui justifie l'inégalité de répartition des tâches entre conjoints. C'est le sexisme qui banalise les atteintes à la parité politique. Et c'est le sexisme qui, au sein de notre parti, relègue les militantes et leurs paroles. Nous, hommes et femmes socialistes, ne nous en accommodons pas. Au sein de Debout les socialistes, nous proposons pour la société française, d'abord une éducation à l'égalité comme objectif à l'ensemble de la société et plus précisément au gouvernement dans la transversalité interministérielle. Car traiter les conséquences du sexisme est un puissant fond.

C'est un amont qu'il faut éradiquer le sexisme en commençant par une éducation généralisée à l'égalité. En matière d'égalité des revenus, nous réclamons que ce soit appliqué, voire rétabli, les lois roudies sur l'égalité salariale. Elles datent de 1982 et l'écart des salaires demeure de l'ordre de 27%, dont 9% ne repose ni sur la qualification ni sur la durée du temps de travail, du pur sexisme donc. Il nous faut revoir aussi la hiérarchie des métiers au regard de leur utilité sociale et revaloriser les métiers majoritairement féminins.

La révélation massive des femmes parmi les Gilets jaunes puis parmi le bataillon des premiers de corvée pendant la pandémie ont mis en évidence l'urgence à traiter la précarité des métiers du bas de l'échelle et plus spécifiquement leur féminisation. Il nous faut aussi réparer l'injustice fiscale des couples séparés. L'un, l'une le plus souvent, devant déclarer au fisc la pension alimentaire reçue pour l'éducation des enfants et l'autre pouvant la déduire de ses revenus. Il nous faut aussi réviser l'attribution des pensions alimentaires dues pour l'éducation des enfants.

Leur moyenne est de 250 euros, ce qui signifie que pour la justice, soit il est normal qu'un enfant vive en dessous du seuil de pauvreté, soit qu'il est tout aussi normal que le parent éducateur principal soit un plus gros contributeur. Une autre injustice concerne l'attribution de l'allocation handicapée. Son découplage des revenus du conjoint est une question de justice majeure que nous devons prendre à bas le corps.

J'accélère un petit peu puisque j'ai peu de temps, mais pour notre partie aussi, il faut appliquer strictement les statuts et il nous faut réaffirmer le droit et réaliser le droit à formation, non pas la formation des femmes à la prise de parole, non, la formation de tous les responsables à tous les niveaux du parti à la gestion équitable et donc féministe des réunions. Voilà, nous le voyons, nous le voyons, féministe parce que socialiste, nous le sommes tous et toutes et plus que jamais au lendemain du rapport inquiétant du HCE que j'ai évoqué. On entend parler parfois de progrès de l'égalité, et bien non, l'égalité, elle, elle est ou elle n'est pas et elle n'est pas pour l'heure.

Relevons nos manches, chers camarades, chers camarades, pour que l'égalité républicaine que nous revendiquons soit l'égalité réelle. Merci.

32:31
Présentateur

Merci, chère Claire. Chahines, Kirouni, pour 5 minutes, elle se prépare, mais je sais qu'il est prêt. Pierre Pribetich.

32:47
Philippe Brun

Merci, bonsoir, chers amis. après plus d'une semaine de guerre des roses, nous finissons enfin par trouver, non sans mal, le chemin du dialogue. Un dialogue qui reste encore à tisser dans la durée tant la séquence que nous venons de vivre a été violente. Une séquence qui a abîmé le parti, meurtrit les militantes et les militants sincères au moment où nous commencions à reconstruire notre crédibilité, à renouer avec la gauche, avec une partie de notre électorat. Le congrès que nous vivons ici à Marseille, sur la planète Marseille, est un congrès historique, stratégique, déterminant pour le parti et l'ensemble de la gauche.

Il confirme d'abord l'orientation choisie par une majorité de militantes et militants, celle inscrite dans le texte gagné, à savoir l'union de la gauche et des écologistes, la NUPES, qui a réussi plus de 49% des votes. Ce congrès pose le rassemblement et l'unité de notre parti comme indispensable autour de la reconnaissance d'Olivier Faure comme premier secrétaire et d'une gouvernance respectueuse des résultats. Une orientation qui inscrit l'union comme un cadre de combat commun, la taxation des super profits, la lutte contre la réforme des retraites en sont des illustrations.

L'union comme cadre de dialogue qui n'exclut aucune composante de la gauche, une orientation qui ne remet aucunement en question l'indépendance de chacune de ces composantes, ni dilution, ni soumission, ni obsession. Rien, absolument rien, qui nous empêche d'exister, de travailler et de porter nos propres choix, de nous revendiquer profondément européens, laïcs, féministes. Et c'est bien cette stratégie d'union qui a replacé le PS au cœur de la gauche qui nous a permis d'être à nouveau audibles. L'union de la gauche et des écologistes, la NUPES, a fait renaître l'espoir et remis au cœur des débats la question du modèle de société auquel nous aspirons.

Alors, chers camarades, affirmons-nous pour combattre les politiques iniques menées par Emmanuel Macron. Affirmons-nous face à une extrême droite qui creuse son sillon et à un capitalisme décomplexé sans foi ni loi qui creuse les inégalités, fracture notre société, écrase les plus modestes ici et à l'autre bout du monde, épuise nos recraces naturelles et détruit notre planète. Pour cela, il nous faut retrouver entre nous une capacité de dialogue, d'un pouvoir de retravailler ensemble, de débattre. La séquence que nous venons de vivre nous a fragilisés collectivement, personne n'en est sorti grandi. La gouvernance proposée offre un espace de partage de vision, de stratégie et d'action.

Face à notre affaiblissement, à celui de la gauche, il n'y a pas à ce jour d'espace central. Il n'y a pas à ce jour d'espace pour une aventure en solitaire. Il y a en revanche un espace central à réinvestir pour retrouver les responsabilités nationales. Si nous ne voulons pas qu'en 2027, la gauche soit éliminée dès le premier tour et nous réveiller avec le Rassemblement national à la tête de notre pays, il est de notre responsabilité de retrouver au PS, quels que soient les choix faits par les uns et par les autres, notre unité d'action. Parce que ce dont je suis convaincu, c'est que nous réussirons tous ensemble ou nous échouerons tous ensemble.

Alors, travaillons, chers camarades, pour que la prochaine station soit bien celle de l'espérance. je vous remercie.

37:05
Présentateur

Merci, Chahines, Pierre Pribetich et ensuite, Audrey Gatian. Pierre,

37:12
Jérôme Guedj

pour six minutes. Mes chers amis, mes chers camarades, puisque nous sommes tous depuis le pacte de gouvernance collective amis, mes chers amis, je voudrais évoquer la problématique plus large qui naît de la crise du Covid. Je ne vais pas faire une intervention très classique PS, mais peut-être vous amener quelques éléments de réflexion en six minutes. La crise du Covid nous réinterroge sur la place du travail de notre société. Cette révolution sociétale à bas bruit a modifié, je le pense, profondément l'ensemble de la perception chez les jeunes générations qui ont une autre relation au travail, mais aussi chez l'ensemble de nos concitoyens.

L'économie mondialisée depuis 40 ans, depuis des décennies, a installé à la fois la dissociation de la production et de la distribution, mis en place un commerce électronique, travaillé le mythe des usines à l'extérieur et de la conception dans les pays entre guillemets évolués, mais a aussi généré des liens, une forme d'esclavage, un fil à la patte pour reprendre une formule, avec notamment les mails et l'ensemble de l'activité numérique. Et donc, face au nouveau capitalisme, il nous faut un nouveau socialisme. Et c'est là, lorsque l'on interroge l'avis, qu'il faut se poser ce que nous devons porter et réfléchir. D'abord, un modèle social protecteur financé.

Et je salue la citation de Camus qu'a reprise Mikaël, à savoir avoir le courage de la nuance, mais aussi une formation adaptée, à la fois initiale, continue, et qui croise besoin et envie de chacune et de chacun. Enfin, plus profondément avec les philosophes, les sociologues, l'organisation des séquences de la vie, de la naissance, je dirais, à l'ultime, avec notamment cette nouvelle étape, et il a été rappelé et la formule d'Ambroise Parra, Croisa, pardon, une nouvelle étape de la vie.

Et c'est cela qu'il nous faut inventer, c'est-à-dire un socialisme qui mêle le développement durable et l'économie de 2023, avec la nécessité de refuser naturellement, mais c'est longuement développé, ce projet sur les retraites, avec ensuite une volonté de faire le pouvoir de vivre un élément essentiel du projet socialiste, avec cette volonté de générer sans doute une réflexion sur la relation entre le monde salarié et le travail au sein des entreprises. Il y a 20 ans, le 4 août 1982, les lois au roux naissaient, avec 4 lois au roux qui impliquaient et ainsi négociations annuelles, expression directe des salariés, mise en place des comités d'hygiène et de sécurité de travail.

Bref, ces lois qui ont représenté un tiers de l'évolution du code du travail ont bouleversé la relation des salariés au travail. Il nous faut réfléchir à des nouvelles lois, à un nouvel équilibre entre les salariés et les entreprises. Je n'oublie pas naturellement les plateformes qui ont modifié la vie et qui constituent aussi une forme de prolétariat entre guillemets du 21e siècle avec sa précarité et son exploitation. Il nous faut là aussi engager des réflexions qui nous permettent d'aller plus loin et d'envisager aussi d'engager une réflexion sur ce lien de subordination du contrat de travail avec l'évolution du travail et du salarié.

Avoir sans doute des négociations de branches plus fréquentes et faire en sorte justement de redéfinir ce qui peut être des éléments de pénibilité parce que la pénibilité elle se mesure assez facilement. C'est le reste de temps qu'il nous reste lorsque nous avons fini notre activité salariée. C'est ça la pénibilité. Ne jamais comparer l'espérance de vie je fais référence à ma profession d'un professeur d'université quelle que soit la lourde charge de porte-décret avec l'espérance de vie d'un couvreur ou d'un maçon. Il nous faut là aussi porter une lucidité sur l'effectivité des tâches qui sont demandées à l'ensemble de nos concitoyens et des salariés.

Voilà ce à quoi les socialistes doivent s'engager. C'est-à-dire avoir une vision plus large que simplement les batailles qui sont nécessaires et je ne suis pas le dernier à y participer.

mais définir un nouveau triptyque entre un modèle social protecteur, une formation adaptée mais aussi l'organisation des séquences de vie parce que nous ne vivons pas tous de la même manière dans le même environnement et la fierté des socialistes rassemblés ici à Marseille devant le port qui accueillit tant de générations tant d'immigration faisons en sorte de proposer à nos concitoyens un nouveau modèle social des lois aux roues qui permettent au 21e siècle d'aller plus loin dans cette relation indispensable pour notre économie en essayant d'y intégrer à la fois l'écologie la relation le bien-être des salariés la lutte aussi contre toutes les formes de discrimination et faisons en sorte que ce modèle ce nouveau modèle soit débattu dans une convention thématique qui permette ainsi d'être fier d'être socialiste merci beaucoup merci Pierre Audrey

43:20
Présentateur

elle est là elle est là on dit bien Gatian bon

43:27
Jérôme Guedj

alors Audrey Gatian qui joue à domicile

43:31
Marc Gricourt

je vais rectifier on dit Gatian mais c'est pas très grave parce que toute ma vie on m'a aussi dit Gatian donc au final je me suis un peu habituée et je réponds aux deux noms mes chers camarades le congrès n'est pas encore fini mais bon il est quand même bien avancé et quel bonheur d'être toutes et tous ensemble socialistes rassemblés j'avais et j'ai toujours d'ailleurs des amis qui étaient assez sceptiques sur notre congrès et qui me disaient mais vous n'y arriverez jamais tu n'as pas entendu ce qui a été dit par un tel par une telle et moi depuis le début j'en ai dit si on va y arriver parce que vous ne savez pas ou en tout cas peut-être qu'à l'extérieur on ne le sait pas assez mais l'amour et le sens des responsabilités qu'on a aussi pour ce parti et ça ça compte et c'est pour ça qu'on y est arrivé et encore bravo et félicitations à notre premier secrétaire Olivier Faure et à toutes celles et tous ceux qui ont permis ce rassemblement des socialistes Marseille fait l'union c'est intégré dans notre ADN depuis 2020 ici et Benoît Payan notre formidable maire de Marseille l'a rappelé Marseille fait l'union et quel historique et beau congrès beau 80e congrès pardon alors on a parlé de la devise de Paris moi je voudrais quand même rappeler la devise de Marseille qui est Marseille resplendie par ses hauts faits et je crois que ces jours-ci on a été à la hauteur de notre devise marseillaise et maintenant et maintenant qu'est-ce qu'on fait Dénabal a dit hier maintenant on se relève les manches et on retourne au combat contre la droite et l'extrême droite pour changer la vie des français mardi on sera toutes et tous contre la réforme des retraites une réforme on l'a dit injuste et on l'a aussi précisé dans la table ronde de cet après-midi particulièrement injuste pour les femmes et je voulais quand même redire que socialiste donc féministe c'est quelque chose qui pendant tout mon engagement au parti socialiste depuis 2006 maintenant m'a beaucoup marqué car oui notre parti est un parti féministe et on doit apporter les valeurs féministes cette convention nationale sur l'égalité femmes-hommes qui va s'ouvrir est pour moi un très bel enjeu et va être un très beau moment de féminisme pour justement réancrer et réaffirmer nos valeurs féministes car on doit continuer à amplifier la lutte pour l'égalité femmes-hommes y travailler dans notre parti être exemplaire évidemment et continuer à faire progresser l'égalité réelle dans la société et je sais qu'ensemble contre la réforme des retraites pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes pour la justice sociale nous pouvons changer la vie ensemble nous pouvons et nous savons gagner j'ai une immense confiance en nous mes camarades de nombreux combats politiques nous attendent nous répondrons présents et présents comme à chaque fois tous ensemble socialistes je vous remercie

46:23
Présentateur

merci merci Audrey et merci à tous d'être très respectueux de vos timings à chaque fois Stéphane Troussel pour 5 minutes et ensuite Nathalie Gunders la montée des escaliers n'est pas décomptée dans le temps merci bien chers amis chers camarades il est tard et à regarder vos visages je me dis que vous n'avez plus qu'une hâte c'est bientôt de quitter cette salle ils sont un peu plus apaisés et réjouis qu'hier parce que effectivement disons-le nous sommes nous sommes heureux nous sommes heureux parce que nous avons choisi la voie de l'unité du rassemblement après ce psychodrame que nous avons vécu ces derniers jours mais en même temps disons-le nous sommes ici quand même entre nous un peu dans une bulle et soyons soyons lucides soyons lucides parce que nos concitoyens pour nos concitoyens ces querelles nos querelles nos misères comme reprenait l'expression hier Gülsen et bien nos misères de congrès nos querelles elles sont insignifiantes pour nos concitoyens insignifiantes pour nos concitoyens quand ils comptent quand ils recomptent deux fois trois fois leur ticket de caisse insignifiantes pour les artisans asphyxiés par la flambée des prix de l'électricité insignifiantes pour les femmes qui savent que la réforme des retraites sera encore plus injuste pour elles alors nous devons comprendre que lorsque nous sommes affaiblis lorsque la gauche est affaiblie notre pays n'a plus le choix qu'entre le statu quo macroniste libéral dévastateur ou l'extrême droite qui se nourrit de cette dévastation ce choix qui n'en est pas un nous devons le refuser de toutes nos forces parce que nous savons que lorsque nous coulons et bien d'autres eux se laissent porter par le courant et nous savons vers quoi ils mènent nous le répétons maintenant toutes et tous comme une évidence et je l'ai entendu dans la bouche de plein d'orateurs au cours de ce congrès l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir n'est plus une chimère les esprits permettez-moi d'insister sur cet aspect là les esprits y sont d'ailleurs préparés par une banalisation de la parole raciste qui a de plus en plus de tribunes médiatiques pour se répandre qui gagne une partie croissante de nos élites qui se libère de manière toujours plus décomplexée cette banalisation je vous le dis c'est le silence assourdissant qui a accompagné les propos délirants de Michel Houellebecq appelant à chasser à chasser tout bonnement nos concitoyens musulmans cette banalisation c'est la polémique indigne indigne qu'a déclenché l'interview de l'acteur Omar Sy attaqué non pas pour ce qu'il dit mais pour ce qu'il est pour ce qu'il représente qui sera toujours pour certains entouré entouré d'un allô de soupçons un français noir musulman issu de l'immigration et bien et bien je nous mets en garde collectivement jamais jamais nous devons faiblir dans le combat antiraciste c'est la responsabilité historique de la gauche c'est la responsabilité du parti socialiste c'est la responsabilité de chacune et de chacun d'entre nous y compris je le dis dans un congrès face à des comportements individuels inacceptables comme j'en ai vécu dans mon département en Seine-Saint-Denis mais le combat mais le combat sur le terrain moral aussi essentiel soit-il n'est pas suffisant il peut même sonner creux aux oreilles de certains de nos concitoyens là où la gauche a perdu pied parce qu'elle n'a pas su protéger de la désindustrialisation des ravages de la mondialisation du déclassement là où l'extrême droite guette ceux qui par colère par désespoir ou par adhésion sont désormais prêts à plonger à leur tour dans son abysse face à ce constat nous devons faire un choix clair continuer de perdre pied jusqu'à nous noyer définitivement dans nos chamailleries d'incarnation ou de casting ou comme nous l'avons décidé donner une impulsion pour remonter à la surface sortir la tête de l'eau pour se reconnecter au quotidien des françaises et des français écouter la société mobilisée qui agit et qui pense déjà à côté de nous reconstruire un projet qui part du réel étant vers l'idéal un projet qui parle à nouveau aux catégories populaires à toutes les catégories populaires où qu'elles soient un projet qui incarne une rupture mais une rupture crédible d'une radicalité tenable sérieuse un projet qui redonne comme espoir de faire en commun de vivre en commun de réussir en commun alors pour y parvenir je ne connais qu'une méthode nous mettre au travail ensemble reprendre notre bâton de pèlerin avec toute la détermination l'humilité mais aussi la patience que cela implique et je sais qu'Olivier notre premier secrétaire a la volonté d'emprunter ce chemin alors oui cheminons ensemble pour y parvenir je ne connais qu'un seul outil la république cette république dont nous avons pour mission qu'elle soit sociale et écologique afin que ses piliers ne vacillent pas pour de bon les défis sont immenses je pense d'abord à la question du travail je vois les victimes toujours plus nombreuses de cette résurgence du travail à la tâche ces nouveaux esclaves de l'ubérisation qu'avons-nous à leur offrir quand notre code du travail ne leur garantit plus ni droit ni protection qu'avons-nous à proposer aux aux auxiliaires de vie aux caissières aux manutentionnaires aux caristes ces métiers de seconde ligne qui à Marseille comme à Saint-Denis ont tenu le pays pendant la crise mais sont toujours aussi peu considérés mal payés je pense aussi à la question fondamentale des richesses comme vous j'ai vu les chiffres indécents vertigineux du dernier rapport d'Oxfam 200 milliards d'euros de plus pour les 42 milliardaires français depuis l'année 2020 alors que nous sommes censés être en crise qu'attendons-nous pour repenser la question de l'impôt si essentiel pour s'attaquer aux inégalités à la racine le moment est venu de taxer les ultra riches voilà ce que nous disent eux-mêmes 200 millionnaires dans le rappel en marge du forum de Davos à quel point de rupture sommes-nous donc arrivés pour que même les plus riches s'inquiètent désormais des conséquences de leur sécession sur la viabilité de notre société et comme président du département de la Seine-Saint-Denis le plus jeune et le plus populaire de France métropolitaine je peux aussi parler d'éducation pilier de la promesse républicaine pourtant devenue aujourd'hui une machine à reproduire les inégalités allons-nous continuer d'accepter que seul un étudiant sur 10 soit un enfant d'ouvrier alors qu'il représente 30% des 18-23 ans après avoir porté l'ambition que 80% d'une classe d'âge ait le bac voilà un des nouveaux combats dont la gauche doit se saisir sur l'ensemble de ces défis comme sur bien d'autres je reste convaincu que le parti socialiste a une voix singulière à faire entendre et que nous devons pour cela nous lancer corps et âme dans un travail de fond en harmonie avec nos partenaires politiques et toute la société mobilisée un travail inlassable pour construire des solutions d'une gauche non pas de gouvernement mais au gouvernement face à toutes ces vulnérabilités sociales et climatiques oui il existera toujours un espace pour reconstruire des réponses de gauche cet espace cet espoir c'est un espoir celui de changer la vie c'est un rempart pour stopper l'extrême droite dans sa course vers le pouvoir alors chers amis chers camarades puisqu'on nous disait mort cette fois peut-être pour de bon et bien n'ayons peur de rien nous avons nous avons nous avons tout à gagner soyons de nouveau ceux qui osent ceux qui proposent ceux qui surprennent soyons là où on ne nous attend pas soyons là où on ne nous attend plus mais pourtant là où justement tout se joue merci à vous merci Stéphane Nathalie Nathalie Gunders pour 7 minutes et ensuite Angèle Louvier

54:31
Chaynesse KHIROUNI

camarades à cet instant en prenant la parole ce que je veux vous dire c'est d'abord ma joie de militante oui ma joie puisque nous sommes entrés dans ce congrès divisé sous les regards inquiets des militantes et des militants et dédaigneux des autres et finalement nous en sortons rassemblés oui chers camarades l'esprit et le devoir des responsabilités ont triomphé permettant le rassemblement on peut l'applaudir mais camarades on peut le dire aussi avec fierté le parti socialiste est de retour oui les socialistes sont de retour et avec eux l'espoir pour tous ceux qui doutaient de sa capacité à se réveiller et ce que je veux vous dire ensuite c'est mon engagement en tant qu'élu local de porter haut et fort nos valeurs porter tout d'abord la justice sociale et fiscale dans cette période si difficile pour les françaises et les français les plus modestes alors que les plus riches ne cessent de s'enrichir porter l'égalité aussi pas celle des mots mais celle des actes qui permet à chacune et à chacun de trouver sa juste place dans notre société et où grâce à un système éducatif redevenu performant chaque enfant dès son plus jeune âge se voit accorder les mêmes chances sans déterminisme social porter l'égalité oui aussi et surtout l'égalité entre les femmes et les hommes en termes de salaire et en termes de reconnaissance porter la laïcité car elle est au coeur même de notre pacte républicain et de notre vivre ensemble porter la tranquillité aussi la tranquillité à laquelle aspirent nos concitoyennes et nos concitoyens la tranquillité qui suppose une société apaisée une société qui respecte les différences qui combat avec acharnement toute forme de discrimination toute forme de harcèlement sexuel ou moral et une société qui n'insulte pas la police et où la sécurité est considérée comme une garantie à offrir à celles et à ceux qui en souffrent le plus dans les quartiers dans les cités tous ces françaises et ces français les plus modestes qui sont les premières victimes de l'insécurité porter enfin la transition écologique car c'est l'enjeu majeur pour notre planète bien sûr pour nous et surtout pour les générations futures alors oui mes camarades c'est mon devoir c'est notre devoir et c'est ma promesse de porter ces valeurs en tant qu'élu local et ce que je veux vous dire enfin c'est que dans tous les territoires nous avons des élus qui innovent des élus qui se battent pour que leurs administrés aient une vie plus facile et une vie moins dure et mes camarades j'en suis certaine c'est depuis les territoires que viendront les solutions alors l'exemple de Mickaël Delafosse à Montpellier de Benoît Payan ici à Marseille de Johanna Roland à Nantes de Nicolas Maillère Rossignol à Rouen d'Anne Hidalgo à Paris d'Hélène Geoffroy à Villeurbanne de Jean-François Debas à Bourg-en-Bresse de Vaud-en-Velin de Vaud-en-Velin ah pardon j'ai dit Villeurban de Vaud-en-Velin aussi bon je ne vais pas toutes les citer mais il y a les villes comme Le Mans les villes comme Lille comme Brest ou comme Dijon puisque je suis élue à Dijon et bien tous ces exemples doivent nous inspirer je pense qu'on peut applaudir ses collègues et camarades élus et maires de ces communes alors mes camarades depuis plusieurs mois avec refondation nous avons entrepris un travail de réflexion et de proposition et ce travail nous devons le poursuivre et amplifier la dynamique qu'il a suscité au service de notre parti alors l'avenir est devant nous écrivons-le ensemble avec courage avec obstination avec détermination pour préparer les échéances électorales futures mais surtout dans l'intérêt des françaises et des français merci

58:51
Présentateur

merci Nathalie Angèle Louvier donc pour 4 minutes et ensuite puisqu'on parlait des maires des belles villes Marc Griscourt

59:00
Laurent Baumel

j'ai été épisodée vous m'avez dit 6 mais comme je t'ai dit

59:07
Présentateur

non non mais on arrête c'est 4 minutes non mais tu m'arrêtes

59:10
Laurent Baumel

tu m'arrêtes je vais m'arrêter

59:12
Présentateur

tu as un décompte sous tes yeux

59:14
Laurent Baumel

d'accord mais je le vois très mal donc c'est pas grave

59:17
Présentateur

mais les 6 sont très gros

59:18
Laurent Baumel

chers camarades quand tu ne sais pas où tu vas alors souviens-toi d'où tu viens lorsque je suis j'ai quitté Paris pour arriver à Marseille je me suis surpris en train de m'interroger sur notre identité de socialiste quels pourraient bien être en termes de différenciation stratégique les caractéristiques du parti socialiste et du socialisme j'ai osé 3 traits j'ai d'abord pensé à la centralité puis à l'innovation sociale et enfin à notre rapport à l'Europe sur la centralité centralité ne signifie pas que nous serions revenus des centristes nous savons depuis la déclaration d'un éliminant socialiste que le centre n'est ni de gauche ni de gauche la centralité c'est la capacité d'être au coeur de la gauche pour le dire clairement être son coeur quand on est socialiste c'est pouvoir dire comme avec François Météran en parlant des autres composants de la gauche ils ne sont pas socialistes mais ils sont tous là la deuxième caractéristique que je voudrais partager avec vous et qui me vient à l'esprit c'est que les socialistes ont toujours été aux avant-postes du progrès social grâce à leur ingénosité leur inventivité mis au service du collectif de tout temps le progrès social dans sa conception dans sa déclinaison est toujours sorti des actes du parti socialiste la défense des libertés publiques je vais être une revienne si je dis les radios libres la défense des droits des femmes les congés payés le revenu j'en passe l'économie sociale et solidaire pour exprimer ses avancées mais la faiblesse et le manque de pertinence de notre production actuelle attestent que nous n'avons pas travaillé et je veux être aimable nous n'avons pas assez travaillé le troisième critère c'est la haute idée que nous nous faisons de l'Europe et de la mission des bâtisseurs que nous nous sommes assignés il n'y a pas d'Europe sans les socialistes cela n'est pas dit que nous serions d'accord avec les marchands de l'Europe les héritiers de Jacques Delors n'aspirent pas au repu de soi ce ne sont pas des grincheux qui se réjouissent de piétiner les traités et qui estiment que la turbulence en matière européenne est une vertu en soi pour aller plus loin s'agissant de la question du souvédérisme et j'aimerais faire un raccourci en disant qu'il est comme le cholestérol il y a le bon et le mauvais et je crains que certains accords portent la marque d'une posture dégrée de caractérielle et peut-être même d'un populisme qui se cache alors que notre vision de l'Europe et notre participation à l'édification sont portées avec lucidité par un dynamisme d'expérience il ressort de ma réflexion à haute voix que centralité que la centralité fait notre force que l'innovation sociale demeure notre ADN et que l'Europe notre nouvelle frontière tout accord qui porterait à tête à ces trois traits caractéristes que je développais serait mortifère pour notre parti socialiste c'est la raison pour laquelle arriver avec le palin de mon chameau je repars joyeuse je suis très heureuse que notre parti a su surpasser tous les égaux et que nous avons par une volonté unanime cheminé travaillé pour aboutir au rassemblement mes chers camarades je remontrerai demain à Paris plus heureuse que jamais

1:03:40
Présentateur

merci Angèle Marc-Euglicourt pour trois minutes c'est pas beaucoup donc trois minutes si vous voulez pas dîner à minuit et ensuite ça mes chers camarades alors moi aussi je suis très heureux très heureux en tant que militant socialiste il commence à être un peu un vieux militant socialiste en tant que maire de cette ville de Blois que j'ai l'honneur de diriger avec une équipe réunissant toute la gauche depuis 2008 et puis en tant que premier vice-président de la région Centre-Val-de-Loire pour mon deuxième mandat où nous sommes depuis un an toute la gauche toute la gauche réunie la gauche qu'on pourrait appeler aujourd'hui la NUPES et donc je suis fier aussi de cette capacité que nous avons dans nos collectivités à réaliser cette unité de la gauche alors ce congrès ce congrès si particulier nous aura permis plusieurs choses il nous aura déjà permis pour la gauche pour notre parti pour les françaises et les français de confirmer une ligne politique claire à gauche et il nous faut maintenant nous concentrer nous concentrer sur l'essentiel l'essentiel c'est notamment de retrouver crédibilité confiance et perspective cela ne peut se faire que dans l'unité et le travail ça a été répété par beaucoup l'unité et le travail mais aussi l'union de la gauche cela dans une ligne politique claire à gauche ce qui a été approuvé d'ailleurs par une large majorité de nos militantes et militants c'est de Jaurès que nous tenons tout ce que nous pensons et tout ce que nous sommes notre ADN nous le connaissons et il nous est commun que l'on se prénomme Hélène Nicolas Olivier ou Emma ou chacun d'entre nous c'est notre ADN commun travaillons sur ce qui fait le socle le socle et la grandeur de notre histoire la grandeur de la république parmi les priorités il y a évidemment nos services publics l'éducation certains en ont parlé et je ne m'étendrai pas l'éducation pour redonner les mêmes chances à tous nos jeunes de l'école primaire jusqu'à l'université sans oublier aussi l'apprentissage notre jeunesse première des priorités car elle est l'avenir la sécurité la justice et puis un domaine que je connais particulièrement bien la santé la santé redéfinissons une vraie politique nationale de santé publique qui n'existe plus depuis plusieurs décennies c'est évidemment la question de l'accès aux soins dans nos villes c'est la question d'une grande politique de prévention c'est la question du médico-social c'est la question de notre hôpital public notre hôpital public comme l'a dit Patrick Cannaire tout à l'heure qui est malade comme jamais et là aussi il nous faut de l'ambition la question des modalités de financement de notre hôpital public la question des statuts et des rémunérations de tous les personnels de l'agent hospitalier jusqu'au médecin et puis la question bien sûr de l'obligation d'installation dans les territoires qui sont déficitaires notre hôpital est le pivot de notre système de santé public en France je voudrais aussi que nous soyons en capacité de nous engager sur la garantie demain à donner à nos collectivités les moyens pour qu'elles puissent continuer à porter les services publics du quotidien qui font la qualité de vie de nos concitoyens de chacune et de chacun de nous dans nos territoires dans nos villes en particulier dans le domaine de l'accès à l'éducation à la culture au sport sur les questions d'environnement sur les questions de mobilité tout cela guidé bien sûr par nos valeurs nos valeurs de gauche et nos valeurs de socialiste les valeurs de justice d'égalité de solidarité et de laïcité alors oui il nous faut du pragmatisme et je crois que nous avons démontré depuis très longtemps notre capacité à bien gérer que ce soit au niveau national ou dans nos collectivités mais il nous faut aussi de la radicalité parfois nous prenons des décisions radicales dans nos collectivités et au niveau national il y a eu de la radicalité en 1936 en 1981 en 1997 oui c'était des mesures radicales souvent notamment dans le domaine social alors pour rappeler l'histoire en 1920 Léon Blum a surassemblé tous les socialistes construire notre identité notre responsabilité est grande la situation de la France de l'Europe du monde l'exige face aux défis environnementaux aux défis économiques aux défis sociaux aux défis sociétaux aussi et aux défis démocratiques alors moi je le veux je le veux et nous le voulons je ne le veux pas pour moi et ma génération je le veux pour notre jeunesse il y a beaucoup de jeunes ici des socialistes mais beaucoup à l'extérieur qui ne le sont pas pour nos enfants nos petits-enfants notre histoire est un atout le présent une opportunité et l'avenir une chance alors mes chers camarades dans le respect de notre ligne politique à gauche au sein de la NUPES où nous devons redevenir en effet incontournable où nous pouvons redevenir le pivot central de la gauche et je voudrais saluer moi aussi le travail engagé par notre premier secrétaire Olivier Faure et toute la direction nationale notamment depuis l'année dernière alors ici à Marseille on pourrait dire que c'est le congrès de la clarification dans cette ville qui selon les termes de l'élu marseillais qui nous a accueillis hier la plus belle ville du monde disait-il et bien après la clarification de Marseille j'espère que lors du campus d'été à Blois dans la deuxième plus belle ville de France nous aurons la confirmation de cette clarification et je terminerai je terminerai par citer l'un de ceux qui guide depuis longtemps notre pensée François Mitterrand je crois que je crois pour demain comme hier à la victoire de la gauche à condition qu'elle reste elle-même qu'elle n'oublie pas que sa famille c'est la gauche et hors du rassemblement il n'y a pas de salut mes camarades au travail merci Marc tu as explosé ton temps de parole mais uniquement parce que tu nous reçois chaque année maintenant à Blois tu avais un bonus spécial que n'a pas Sarah par an qui est riche et qui a donc trois minutes et ensuite Aymeric la vitola

1:10:33
Nathalie Koenders

mes chers camarades on nous dit depuis le début de ce congrès que c'est un congrès historique historique parce que depuis Épinay c'est un congrès qui tranche une question stratégique celle de la place des socialistes au sein de la gauche et qui nous a permis de montrer une fois de plus que nous étions garants de l'unité de notre famille cependant ce congrès ne peut être qu'historique que s'il écrit dès aujourd'hui une nouvelle page de notre histoire cette nouvelle page elle est passée par notre unité et on en a fait à démonstration tout à l'heure nous savons rester unis face aux dangers de l'histoire qui risquent de se répéter nous savons rester unis face aux batailles qui nous attendent et qui dès demain nous mèneront dans la rue à défendre les droits des français après l'unité dès demain c'est un autre combat qui s'ouvre celui de l'élargissement parce que mes camarades nous avons à nos portes beaucoup de socialistes qui attendent de rentrer au parti socialiste nous avons depuis les accords que nous avons passés en juin dernier plus de 2000 nouveaux adhérents nous avons y compris dans ma fédération des dizaines de jeunes qui font le choix aujourd'hui de s'engager au parti socialiste parce qu'ils ont vu que nous étions et que nous allions être dans les années à venir le baril centre de cette nouvelle gauche qui se redessine il faut désormais aller plus loin il faut lancer de grands chantiers pour élargir encore encore et toujours cette base militante et surtout la diversifier lançons dans les prochaines semaines une grande campagne d'adhésion et je pense que sur cette base avec un tarif modulé nous pouvons faire entrer encore plus de jeunes qui n'ont pas les moyens de rejoindre notre organisation lançons aussi des discussions avec ceux qui sont les plus proches de nous et ceux qui nous ont quittés ces dernières années les amis d'Emmanuel Morel les amis de Génération les amis de Place Publique ceux qui aujourd'hui se disent c'est vrai que le parti socialiste au final c'est notre ADN et donc voyons comment se passent les choses mais pourquoi pas et moi j'en ai beaucoup autour de moi qui se le disent lançons cette nouvelle unité des socialistes et allons chercher les socialistes là où ils sont c'est à dire parfois en périphérie de nous-mêmes et enfin il faut je pense mes camarades relancer l'espoir parce qu'un parti qui est uniquement dans la contestation ou bien dans le sérieux la rigueur de la gouvernance n'est pas un parti qui attire ni la jeunesse ni les classes populaires le socialisme de l'espoir celui de la joie celui que nous portons dans les Hauts-de-France c'est celui qui va renouer avec les classes populaires et avec la jeunesse qui malheureusement s'est trop souvent éloigné de l'engagement politique alors nous devons nous devons porter cet espoir nous devons porter cette joie et avant toute chose nous devons porter un idéal de justice parce que nous devons toujours préférer la justice à l'ordre et c'est là le message fondamental des socialistes c'est que nous sommes un parti juste un parti sincère engagé mes camarades nous avons réussi à passer ce congrès dès demain de nouveaux chantiers s'ouvrent on y va tous ensemble

1:13:32
Présentateur

merci Sarah et Marie Clavitola pour 7 minutes et ensuite Olivier Nicolas considérez qu'on aura terminé vers 20h30 je dis ça pour alors bon on m'avait dit 6 donc et bien 5 alors non mais vu l'heure la salle clairsemée je propose que nous ayons un vote des délégués bon j'espère pas être trop je vais pas être trop dans l'enfilade des camarades précédents donc moi je voulais aborder la question du travail et à l'image de l'intervention que j'ai entendue précédemment de Pierre pourquoi aborder cette question du travail et du monde salarié dans notre pays parce que la réalité du monde ouvrier la construction historique y compris du mouvement socialiste c'est toujours basé sur cette question fondamentale et les premières coopératives syndicats ouvriers ont alimenté la pensée socialiste sur le sujet et je crois que ça fait partie de nos fondamentaux et j'ai pas assez entendu parler aujourd'hui même s'il y a eu une table ronde précédemment sur la question du travail on a beaucoup parlé des retraites mais je crois que la pensée socialiste doit s'affiner sur cette question fondamentale du travail nous le savons c'est un combat historique de la gauche pour nous socialistes gens de gauche nous considérons que le travail doit être une émancipation à la fois personnelle des collectives dans notre société nous savons que nous avons fort à faire face aux libéraux qui ne considèrent que le travail sous le prisme d'une quête de profit et je crois que notre parti parti des 35 heures doit se poser un certain nombre de questions sur le travail tel qu'il est organisé dans notre société moderne je me souviens d'ailleurs que sur la question des 35 heures il y avait eu un travail dans notre parti à la fois via des conventions des débats dans les sections et que tous les militants socialistes avaient été associés y compris sur la structuration de la pensée et du dépôt de la loi des 35 heures dont nous pouvons être collectivement fiers de ce que nous avons pu porter je crois que dans la société dans laquelle nous sommes dans l'évolution avec un chômage de masse qui augmente et quand le chômage de masse diminue c'est la précarité des travailleurs et des travailleuses dans notre pays je crois que nous devons penser le travail et être en capacité de porter un projet politique sur le sujet on le voit dans la société moderne désormais vous avez des activités qui créent du revenu sans travail je pense notamment et tout le monde le voit chaque jour aux youtubeurs qui par des vidéos en postant la vie quotidienne peuvent avoir des sources de revenus alors qu'on ne peut pas qualifier leur activité d'un travail un travail effectif je crois que nous socialistes nous devons porter l'idée que le travail est un développement individuel doit être en capacité de porter une émancipation pour chacun et nous devons continuer la bataille des droits parce que c'est ce qui a toujours été au fondement de la bataille des socialistes faire en sorte que nous associons la question du travail à la question des droits qui vont avec le travail je crois que nous devons aussi penser les métiers de demain et que notre force politique doit accompagner la possibilité et la volonté que dans notre société nous favorisions les métiers du lien les métiers de la transition écologique pour être aussi en cohérence avec le projet politique que nous portons à chaque intervention sur la nécessité de lier la question sociale et la question écologique je crois aussi que nous pouvons et nous devons nous réinventer sur le sujet peut-être évoquer le droit à la paresse et d'ailleurs je vous invite pour ceux qui ne l'ont pas lu il y a un roman paresse pour tous qui est assez éloquent vous avez une personne qui se décide d'être candidate à la présidentielle avec comme slogan droit à la paresse je ne dis pas qu'il faut s'inspirer de tout ce qu'il y a dans le roman ça reste une fiction mais je crois que nous socialistes nous qui avons été le parti des 35 heures il est temps aussi de revendiquer le fait que nous ayons été le parti des 35 heures et peut-être aussi de suivre des modèles comme nous les voyons en Espagne en Islande de semaines de 4 jours de réduction du temps de travail et de se dire que quand on réduit le temps de travail on favorise aussi la diminution du chômage dans notre pays j'ai entendu Pierre donc je ne dévoilerai pas plus sur la question et la nécessité de faire en sorte que dans nos entreprises il y ait une nouvelle démocratie sociale je crois aussi que le parti socialiste doit s'attacher à porter un statut social pour les auto-entrepreneurs on le voit bien c'est un sujet majeur de notre société où on fait croire aux gens qui peuvent monter n'importe quelle activité sous un statut d'auto-entrepreneur qui ne crée aucun droit si ce n'est le droit de pouvoir s'exploiter soi-même et je crois que notre parti notre parti doit avoir un discours ferme sur cette question-là oui au travail mais oui au statut social et oui à tous les droits sociaux qui vont avec le travail on évoque la bataille des retraites la bataille des retraites c'est ni plus ni moins que du salaire différé des salariés de ce pays c'est une grande conquête sociale alors profitons aussi de cette bataille des retraites pour faire la bataille du travail faire la bataille du temps de travail faire la bataille des droits sociaux faire en sorte que notre parti se réinvente aussi sur cette question-là et que nous parce que je l'entends à cette tribune en permanence nous invoquons l'histoire nous disons que les socialistes ont une grande histoire mais cette histoire notre quête fondamentale c'est cette question de la place de la société et de considérer que oui nous pouvons travailler oui nous devons avoir des droits mais nous devons aussi avoir le droit au repos parce que qui dit droit au repos pour les travailleurs et les travailleuses dans ce pays c'est le droit à la culture c'est le droit à l'éducation c'est le droit à l'émancipation intellectuelle et je crois que notre parti là-dessus doit avoir une position forte donc ce que je proposerai comme débouché on va dire dans notre parti c'est de à travers des conventions à travers un débat au sein de nos sections de nos fédérations que ce sujet-là tout le monde doit s'en emparer ce n'est pas un sujet qui doit être uniquement apporté par nos parlementaires même s'ils sont compétents en la matière mais je crois que c'est un sujet qui doit être porté par l'ensemble des militants et des militantes de notre parti saisissons-nous de cette question-là tout le monde a quelque chose à dire sur cette question-là y compris des vécus personnels qui peuvent se transformer en propositions politiques collectives et ça a été dit on a bien vu que le travail a muté et y compris la crise sanitaire a changé les modes de travail sur la question du télétravail que dit le parti socialiste sur le fait de travailler à la maison et de ne plus avoir de rapports sociaux comme on a pu les connaître au début du siècle où malgré tout les salariés se rencontraient et donc pouvaient organiser aussi des batailles pour des conquêtes sociales là-dessus que dit le parti socialiste je crois qu'il faut là-dessus aussi que nous travaillons sur cette question du travail et ce que je nous invite à faire collectivement dans les prochaines semaines et les prochains mois je vous remercie merci Emmerich sous les applaudissements notamment de Delphine Labèze la mère de Périgueux qui est avec nous ce soir alors j'en suis où du coup Olivier Nicolas pour 3 minutes qui lui vient de beaucoup plus loin

1:21:40
Jérôme Guedj

Pierre et ensuite Nesrine Rezag mes chers camarades bonsoir quand on s'appelle Olivier Nicolas je trouve que c'était le jour ou jamais

1:21:50
Présentateur

c'était le jour ou jamais pour s'exprimer à la tribune d'un congrès merci bien mes chers camarades il me revient en ma qualité de secrétaire national

1:22:03
Jérôme Guedj

aux Outre-mer de la direction sortante du parti socialiste de vous rappeler alors il est dommage que ce soit devant une salle un peu clairsemée que le socialisme français n'est pas seulement hexagonal et c'est vrai que depuis toujours

1:22:19
Présentateur

il existe en tout cas depuis que nous sommes des citoyens libres il existe une gauche dans cette partie de la république qu'on appelle les Outre-mer une gauche diverse une gauche vivante une gauche fertile et une gauche qui se bat comme vous contre les nombreux mauvais coups portés à notre pacte social par les gouvernements de droite beaucoup et puis par particulièrement Emmanuel Macron et au sein de cette gauche des Outre-mer il y a des socialistes qui depuis plus d'un siècle se sont donné la mission de faire vivre nos idéaux et nos idées dans des territoires où le besoin de justice sociale et d'égalité réelle sont historiquement criants et j'ose le dire plus que jamais criants aujourd'hui parce que nous continuons à faire face à des fléaux bien connus le chômage de masse avec des taux qui dépassent les 20% dans plusieurs territoires la vie chère avec des produits de produits de nécessité qui sont plus élevés de 20 à 40% des services publics très dégradés l'eau l'assainissement mais aussi les transports la collecte des déchets le traitement des déchets et puis je ne parle même pas de l'éducation ou de la santé oui mes chers camarades dans une république presque partout en souffrance vous devez savoir et vous ne devez jamais oublier que les Outre-mer font partie des territoires qui souffrent le plus de la pauvreté de la mise à mal des politiques de solidarité de l'inégale répartition des richesses des inégalités hommes-femmes mais aussi de l'insécurité et je veux rajouter à tous ces mots les menaces qui pèsent sur nos territoires qui sont presque tous des îles à part la Guyane en matière de risque environnemental car oui le changement climatique c'est la disparition de notre biodiversité je rappelle que la biodiversité des Outre-mer c'est 90% de la biodiversité de la France le changement climatique c'est aussi la montée des eaux le recul de nos traits de côte oui nos plages sont grignotées des falaises s'effondrent c'est aussi une vulnérabilité aux épisodes cycloniques de plus forte intensité que ce soit dans l'Atlantique dans le Pacifique ou dans l'océan Indien c'est-à-dire les océans où la France est présente grâce aux Outre-mer en résumé voici donc des territoires qui probablement encore davantage que tous les autres ont besoin d'une gauche au pouvoir ils ont besoin de la gauche au pouvoir et singulièrement de socialistes en responsabilité cet objectif de reconquête du pouvoir que nous partageons avec vous au niveau national il est aussi le nôtre au niveau local nous devons tout autant reconstruire notre force politique afin de répondre à tous ces défis que j'ai cités j'ai la chance depuis un an d'être à la tête d'une fédération celle de la Guadeloupe qui aujourd'hui avec les nouvelles adhésions frôle la barre des 400 militants en quartier elle est aujourd'hui la première des Outre-mer et elle peut s'appuyer sur un groupe d'élus présent à tous les niveaux de responsabilité nous avons deux députés sur les quatre de la Guadeloupe deux sénateurs sur trois qui seront renouvelables cette année tous membres des groupes socialistes une douzaine d'élus régionaux et départementaux six maires sur 32 dont le président de l'association départementale des maires et une centaine d'élus municipaux voyez le parti vit en Guadeloupe même dans les défaites de 2017 de 2021 de 2022 même sonné nous sommes restés debout convaincus que nous surmonterons tôt ou tard l'adversité et les vents contraires mais la Guadeloupe n'est pas seule dans les Outre-mer la Martinique avec notre camarade Béatrice Bellet Saint-Pierre-et-Miquelon avec notre camarade Frédéric Beaumont La Réunion avec notre camarade député Philippe Naillet sont des fédérations qui sont bel et bien présentes et malgré des réalités locales difficiles elles continuent d'exister et de permettre que jamais le soleil ne se couche sur notre parti socialiste mais il y a encore plus encourageant c'est de savoir que dans deux territoires où nos fédérations avaient dû baisser pavillons ces dernières années des initiatives ont été prises pour leur permettre de renaître je parle de la Guyane et de Mayotte deux territoires où la République est challengée quotidiennement parce qu'ils sont confrontés à des réalités sociales des réalités démographiques des réalités économiques qui là encore appellent des réponses et des engagements socialistes alors mes chers camarades il nous faudra soutenir et accompagner tous ces camarades car ils sont aujourd'hui sur des terres de mission où nous avons peu ou pas d'élus du tout et il y a hélas bien d'autres territoires de l'Hexagone qui sont dans ce cas là et c'est là où nous aurons besoin d'un pôle outre-mer fort au sein de la future direction nationale un pôle qui permette d'abord à nos réflexions d'ensemble de toujours intégrer les outre-mer dans notre production d'idées car il y a toujours à s'interroger sur la dimension outre-mer de telle ou telle problématique et il y a toujours à s'interroger sur la pertinence de telle ou telle solution dans nos territoires alors oui il faut un pôle outre-mer qui permette ensuite de refonder notre logiciel politique à destination de ces territoires quelle politique mettrons-nous en oeuvre quand nous reviendrons aux responsabilités en l'espèce nous ne partons pas de zéro et j'en terminerai là car sous le quinquennat Hollande nous avons traduit en deux lois importantes notre volonté d'un retour de l'Etat dans les outre-mer la première c'était une loi sur la régulation économique première loi du quinquennat Hollande car les économies ultramarines si on les livre au marché libre ce sont des prix exagérément élevés des distorsions de concurrence à foison des rentes et des profits captés au profit d'un petit nombre d'acteurs économiques ce chantier a été abandonné par le président Macron la seconde c'était l'égalité réelle évidemment dernière loi du quinquennat promulguée en février 2017 elle non plus n'a jamais été mise en oeuvre par le président Macron voilà donc deux axes que nous allons devoir remettre sur le métier au sein d'une commission outre-mer qu'il nous faudra relancer au sein de notre parti car elle est en sommeil depuis trop longtemps aux côtés des groupes parlementaires nous travaillerons je termine avec ces outre-mer la France est devenue une fédération qui s'ignore et nous aurons à réfléchir aux moyens institutionnels que la République se donne pour traiter de manière différenciée des situations différentes je suis convaincu que tous les socialistes partagent cette pleine conscience que la République est certes indivisible mais elle porte en elle une diversité de réalité une diversité culturelle une diversité de couleurs une diversité religieuse mais une communauté de destin un destin commun comme on dit en Nouvelle-Calédonie alors à cet égard en dépit de tous nos maux les Outre-mer sont aussi un laboratoire sur lequel nous aurions tort de ne pas nous pencher de façon plus attentive

1:28:31
Jérôme Guedj

afin d'imaginer les solutions d'avenir dans la République inclusive et ouverte que nous voulons pour la France je vous remercie merci Olivier

1:28:42
Présentateur

c'est quand vous rédigez un texte de 7 minutes et que vous avez 3 minutes forcément vous faites 7 minutes même en parlant vite mais bon comme tu viens de 6000 kilomètres tu avais un indice là aussi absolument non mais c'est plus on est d'accord allez Nesrine Nesrine Rezag et ensuite Philippe Brun

1:29:02
Pierre Pribetich

le 92 en force donc le truc qui est devant toi

1:29:06
Jérôme Guedj

c'est un c'est un compte à rebours

1:29:08
Pierre Pribetich

ok ok bon tu m'arrêtes ah ok il est bien grand chers amis chers camarades avec beaucoup d'émotion que je me retrouve sur cette scène et au niveau de cette tribune j'ai beaucoup entendu aujourd'hui et au cours de ce week-end des personnes des camarades socialistes qui parlaient du congrès fondateur qui c'était celui d'Epinay je ne l'ai pas connu ce n'est pas de ma génération aujourd'hui je suis fière et heureuse de pouvoir écrire et nous écrire et écrire tous ensemble cette histoire où nous pouvons parler du congrès qui est fondateur celui de Marseille parce que ma génération et la génération de demain portera ce congrès là ce congrès nous dégage une ligne politique qui est claire j'ai entendu en tant qu'élu local à Nanterre dans le 92 dire que les socialistes n'avaient pas de ligne claire que les socialistes étaient soit de droite soit de gauche on ne savait pas parce que certains sont partis chez Macron les socialistes sont de gauche et je pense et on le pense aujourd'hui avec cette ligne politique qui s'est dégagée dès le premier vote du 12 janvier que les socialistes sont de gauche et on peut en être fiers aujourd'hui cette ligne politique nous permettra dès demain d'aller conquérir nos territoires je prends cet exemple comme le département des Hauts-de-Seine le département du 92 un département où on dégage aujourd'hui plus de 6 millions 6 milliards ou millions plutôt d'excédents est-ce qu'aujourd'hui on pense que c'est bien un département les départements qui doivent travailler pour la sociale pour le social pour la jeunesse pour les personnes âgées aujourd'hui on dégage des excédents et nous sommes même pas capables aujourd'hui de pouvoir dire stop à cela donc dès demain retroussons nos moches comme le disait Djeneba allons reconcourir nos territoires et allons travailler pour les français et dans l'intérêt des français

1:31:07
Présentateur

merci merci merci Philippe Brun voilà c'est sûrement des gens qui ont entendu tes fantastiques interventions à l'assemblée Philippe

1:31:25
Invité politique

oui et mes assistants parlementaires que je remercie pour leur leur sympathie qui auront une prime à la suite de ce congrès mes chers camarades mes chers amis

1:31:35
Présentateur

nous avons aujourd'hui réussi à affirmer l'unité des socialistes et ce après avoir réussi en juin dernier à affirmer l'unité de la gauche tout entière et dans ce travail qui est le nôtre il nous reste encore à faire unité avec ceux qui ne votent plus pour nous avec ce peuple invisible ces gens qui n'ont plus que leur travail pour vivre et qui se refusent à la gauche depuis que la gauche s'est refusée à eux ils sont ouvriers intérimaires ils sont employés de la grande distribution ils sont caristes préparateurs de commandes ils sont chauffeurs routiers elles sont aides-soignantes assistantes maternelles aides à domicile les métiers du soin et du lien et ces personnes aujourd'hui ne votent plus pour nous comment les reconquérir comment les faire revenir vers nous il y a bien sûr la ligne et la priorité des combats sociaux mais il y a je crois aussi la question de la représentation 80% des députés de l'Assemblée nationale dont je suis sont cabres alors que 80% des français ne le sont pas dans les années 70 il y avait 50 députés ouvriers à l'Assemblée nationale il y en a aujourd'hui seulement 3 la situation s'empire d'année en année la politique devient une profession réglementée et le langage politique une langue étrangère si le parti socialiste veut renouer avec les classes populaires et les classes moyennes s'il veut être ce grand parti de ceux qui n'ont que leur travail pour vivre il doit aujourd'hui et c'est ma conviction réserver ses investitures à des ouvriers et à des employés nous avons fait avec difficulté et le travail est encore grand la parité femme homme et bien moi je vous propose mes chers camarades que nous fassions dès les prochaines échéances législatives bien sûr européennes régionales départementales municipales la parité populaire 40% d'investitures pour nos ouvriers les ouvriers les employés les profils qui existent aujourd'hui dans nos sections profils que nous devons évidemment former je suis heureux que notre premier secrétaire Olivier Faure ait mis dans sa contribution et dans son texte d'orientation un hommage à l'école de l'engagement que nous avons créée avec beaucoup de militants et qui fait aujourd'hui cette oeuvre de formation à destination de ces invisibles qui sont invisibles à l'Assemblée nationale invisibles à la représentation politique mais qui sont tout dans la société alors mes chers camarades je vous propose le grand remplacement des énarques dont je suis par les ouvriers les employés les caissières les préparateurs de commandes et les caristes le socialisme nouveau est arrivé et le nouveau socialisme sera populaire ou ne sera pas merci Philippe Samir Halal antépénultième intervenante de la journée et ensuite Aubin Vériac

1:34:45
Pierre Pribetich

mais oui dis donc quelle assemblée mes chers camarades quelle joie de nous retrouver tous ensemble ici à Marseille dans cette belle ville où le ciel est aussi accueillant que sa population oui mais bon comme vous l'avez rappelé je suis des Hauts-de-France et particulièrement du Pas-de-Calais où nous avons également le sens de l'accueil mais un peu moins de soleil je voulais féliciter mais oui il est dans le coeur après ce petit point météo je voulais féliciter ça devient du grand n'importe quoi je voulais féliciter Olivier Faure notre premier secrétaire national mais bon il n'est pas là donc ma félicitation Olivier merci également à Hélène et Nicolas qui ont également oeuvré à préserver l'unité de notre parti là où nous on promettait du sang et des cendres nous avons prouvé que la rose refleurit toujours merci à tous le congrès ne se résume pas qu'à ce week-end c'est un processus qui a démarré il y a plusieurs semaines déjà et si on peut parler de succès c'est aussi et avant tout une réussite collective les camarades se sont investis nous avons rédigé de nombreuses contributions thématiques plus de 300 nous avons organisé des débats dans nos sections dans nos fédérations nous avons regroupé nos fédérations je pense que nous serons tous d'accord pour dire que ces débats se sont déroulés dans le respect de la pluralité de nos idées et dans la bonne camaraderie comme je vous l'ai dit je suis originaire du Pas-de-Calais je suis secrétaire de la section des Nains-Beaumont et il me semblait important non mais je vais bien il me semblait important de saluer le travail et l'investissement de chacune et de chacun pour animer et gérer nos collectifs entretenir la camaraderie c'est aussi le travail le travail d'un secrétaire de section et je ne parle pas là que de servir l'apéro même si c'est sympa et ça contribue à la camaraderie nous sommes aussi les garants de la bonne tenue de nos élections internes alors merci à toutes et à tous même si j'aimerais qu'il y ait un peu plus de toutes merci de faire vivre à l'échelle locale notre parti notre collectif merci de faire de notre parti socialiste un parti uni aujourd'hui Marseille est un bel exemple de ce que nous pouvons faire de mieux différent mais uni Marseille devait être un point d'arrivée de ce congrès mais je pense très sincèrement qu'elle sera le point d'un nouveau départ merci

1:37:39
Présentateur

merci Samira donc Aubin et ensuite Yann Chantrel conclura cette journée bon merci aux amis des derniers orateurs d'être restés en particulier pour ce qui me concerne nos camarades dromois donc merci à eux en particulier chers amis chers camarades ce congrès de Marseille ce 80e congrès du parti socialiste est un congrès de vérité nous avons eu partout en France dans nos sections dans nos fédérations comme nous l'avons aujourd'hui dans cette enceinte un débat franc sincère et libre ne nous y trompons pas c'est là une force et non une faiblesse ce congrès pose une question essentielle celle de notre devenir celle de notre incarnation et celle de notre place à gauche car oui partout où je regarde dans cette salle je ne vois que des hommes et des femmes de gauche qui ont fait ce choix de rester au parti socialiste qui ont tenu ferme face aux épreuves que nous avons collectivement traversées qui sont engagés depuis toujours dans les nombreux combats que nous avons portés ensemble pour l'égalité pour l'émancipation et pour la justice sociale camarades cessons les faux procès entre nous je le dis à cette tribune avec beaucoup de clarté le désaccord que nous actons avec Olivier Faure ce n'est pas un désaccord sur l'union nous sommes pour l'union car c'est l'histoire du parti socialiste car c'est par l'union qu'il est grand qu'il est audible et qu'il gagne le désaccord que nous manifestons c'est sur le périmètre de cette gauche nous disons la France insoumise est à l'extrême gauche nous disons que l'extrême gauche si elle peut être utile au débat public est incompatible avec nos valeurs et que oui l'essentiel nous sépare irrémédiablement notre parti est un parti universaliste par lequel nous affirmons que tout être humain d'où qu'il vienne quel que soit son nom sa couleur de peau ou le dieu qui l'invoque a le droit inaliénable sacré de vivre dans la paix et dans la liberté ici comme ailleurs notre parti est un parti laïque qui refuse le communautarisme qui dénonce partout l'emprise religieuse des intégrismes et qui ne reconnaît que la loi de la république notre parti est un parti qui croit que la solution au grand défi de notre époque est celle de la coopération internationale de l'entente entre les peuples comme nous la bâtissons à travers le projet européen depuis la fin de la seconde guerre mondiale le peuple de France mes chers camarades n'attend pas de ses représentants qu'ils érigent des murs ni qu'ils lèvent des barricades ce que les français nous demandent ce qu'ils demandent à la gauche c'est du sérieux de l'application et de la responsabilité et lorsqu'ils ne trouvent plus à gauche une voix qui s'élève pour les défendre dignement lorsqu'ils ne trouvent plus cela à gauche où vont-ils chez Marine Le Pen en 2023 faut-il être radicaliste pour être de gauche faut-il être outrancier irrévérencieux et impertinent pour être de gauche faut-il faire de l'excès de l'exagération et de l'exubérance la norme pour être de gauche et bien nous nous disons non nous disons non au Trump et autres Bolsonaro nous disons non au populisme non au complotisme non aux idéologies faciles et sans nuance est-ce que la police tue ?

non est-ce que le travail est une valeur de droite ? non est-ce que l'Europe est la source de tous nos malheurs ? non est-ce que c'est l'OTAN qui cherche à annexer l'Ukraine ? non est-ce que la désignation unanime peut remplacer le vote ? non est-ce que la République c'est un seul homme ?

non c'est le peuple tout entier nous ne sommes pas des autocrates ici nous sommes des démocrates alors camarades ne transformons pas les tempêtes en ouragans mais fixons un cap sûr un cap socialiste vers lequel emmener la France et les français magnifique totalement synchro et donc Yann Chantrel qui soit soit il a beaucoup de fans soit il a beaucoup d'assistants parlementaires à toi Yann pour conclure cette journée

1:42:26
Invité politique

chers camarades j'ai la lourde responsabilité de conclure cette journée de congrès nous sommes réunis aujourd'hui justement à l'occasion de notre congrès dans un moment important de lutte collective contre la politique de casse gouvernementale incarnée par cette réforme des retraites profondément injustes et brutales s'il y a une chose que cette réforme permet c'est de réhabiliter notre idéal socialiste cette aspiration que nous devons sans cesse poursuivre avec abnégation c'est celle d'un monde meilleur fondé sur une organisation sociale basée sur l'égalité et la lutte constante contre toute forme d'injustice l'aspiration d'avoir également un droit à la retraite après toute une vie de labeur car le travail n'est pas un bloc uniforme il y a le travail qui libère qui émancipe et il y a celui qui aliène et détruit les corps l'exigence socialiste c'est de se battre contre toute forme d'aliénation c'est de construire une société de l'émancipation à travers de nouveaux droits pour permettre une organisation du travail qui concilie la famille la vie militante et le respect de nos corps pour cela nous devons rompre avec l'idéologie néolibérale qui s'insigne partout et qui violente appauvrie marchande tout ou la règle de la concurrence du tous contre tous prédomine sur les valeurs de générosité d'entraide de solidarité de justice sociale valeurs qui constituent notre patrimoine commun de socialistes en tant que socialistes au pouvoir nous échouerons toujours à simplement vouloir gérer la société à sa marge ceux qui gèrent la société ce sont les partisans de l'immobilisme et du statu quo ce sont ceux qui veulent et qui ont intérêt que rien ne change ils accaparent déjà tous les pouvoirs qu'ils soient politiques économiques médiatiques pour eux il est essentiel que rien ne change car le terreau des inégalités est le socle de leur abondance en tant que socialiste il est essentiel pour nous que tout change c'est pour cela que nous ne devons pas nous tromper d'adversaires nos adversaires ce ne sont pas les insoumis ce ne sont pas les écologistes ce ne sont pas les communistes c'est le gouvernement actuel c'est la droite et l'extrême droite qui entretiennent et vivent de la division des français soyons à la hauteur du moment de répétition historique que nous vivons avec une extrême droite aux portes du pouvoir responsabilité historique de nous unir ce que Olivier Faure notre premier secrétaire a eu le courage de faire oui car ça demandait du courage de rompre avec le social-libéralisme et ainsi de nous remettre au coeur de la gauche afin qu'il puisse à nouveau n'avoir la moindre ambiguïté sur le fait que nous appartenons pleinement à cette belle famille de pensée comme 3 millions de nos compatriotes j'ai vécu 12 ans à l'étranger j'ai pu ainsi constater la force et le rayonnement du modèle social français et j'ai pu aussi assister malheureusement ces dernières années à la désintégration méticuleuse de celui-ci nous vivons dans une stratégie de diversion permanente afin de passer sous silence les vrais mots de la société française la diversion la plus venimeuse dans notre pays c'est la guerre à l'immigré le problème ça n'est pas l'immigré ça a été très bien dit par Philippe Brun c'est la fiche de paix le problème c'est de travailler et de ne pas pouvoir en vivre avec dignité le problème c'est que notre pays est l'un des pays où la reproduction sociale est la plus forte nous avons décrit sur l'ensemble des bâtiments de notre république une devise qui n'est qu'un vœu pieux pour une grande partie de nos compatriotes nous devons être ce parti de transformation pas un parti d'accompagnement de la mondialisation ultra libérale avec laquelle nous devons rompre nous devons initier des grandes transformations mais elles ne s'éraliseront que si nous les rendons désirables nous avons exercé le pouvoir nous connaissons les forces qui entravent c'est cet exercice du pouvoir qui doit nous permettre de réenchanter l'avenir de nos compatriotes avec un projet de société fondé sur un réformisme radical vous le savez en tant que militants nous pouvons être amenés à perdre espoir ces moments de rassemblement sont là aussi pour démontrer que nous ne sommes pas seuls pour nous serrer les coudes sentir que nous appartenons à un collectif à travers des idéaux qui nous transcendent ce à quoi nous devons aspirer dès maintenant c'est que les socialistes soient de nouveau à l'avant-garde d'une gauche de combat à l'avant-garde