Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewyoutube.com· 24 avril 2026 28 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesDéfenseInstitutions & élections

Interview avec Florian Philippot

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Florian Philippot, bonjour. Vous êtes un non-politique français, président du mouvement Les Patriotes.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui se passe il y a deux jours ? Le retrait du véto hongrois a permis la validation de 17 milliards pour la France.

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de cette nouvelle élection en Hongrie et en Bulgarie tout récemment ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Sur la question de la guerre d'Iran, quel est le rôle de l'Europe et de Macron ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vous alertez sur le confinement énergétique. Quelles mesures pourraient être imposées par l'Union européenne ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous organisez une manifestation le 9 mai prochain qui s'appelle la journée du Frexit. Selon vous, de quoi ils ont peur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Florian PhilippotChiffre
    « chaque habitant en France est endetté à 50 000 euros. C'est-à-dire qu'une famille de 4 personnes, c'est presque 200 000 euros. »
  • 3:00Florian PhilippotChiffre
    « la levée du véto hongrois, c'est 90 milliards et c'est 17 milliards payés par la France. »
  • 4:00Florian PhilippotFait
    « Orban mettait le veto hongrois contre les 90 milliards, mettait le veto hongrois sur des mesures qui étaient absurdes »
  • 11:00Florian PhilippotFait
    « il va falloir faire des restrictions de circulation, des restrictions de liberté, des rationnements, gérer la pénurie »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Florian Philippot, bonjour. Bonjour. Vous êtes un non-politique français, président du mouvement Les Patriotes.

Le contexte géopolitique international reste très tendu. Le conflit ukrainien, d'un côté la guerre au Moyen-Orient, ont des répercussions directes sur la population européenne et sur la population en France. L'endettement, là je me répète, mais il y a deux jours on a fait une interview et on s'est dit que chaque habitant en France est endetté à 50 000 euros.

C'est-à-dire qu'une famille de 4 personnes, c'est presque 200 000 euros. Qu'est-ce qui se passe il y a deux jours ? Le retrait du véto hongrois a permis la validation de 17 milliards pour la France.

Avec cette dette monumentale, est-ce qu'on a encore ces moyens de payer pour les autres ? Non, bien sûr. La question est claire et la réponse l'est tout autant.

Chacun comprend bien qu'avec les chiffres que vous rappelez, on ne peut pas normalement, dans un monde normal, si on défendait nos intérêts, on ne peut pas dilapider l'argent comme ça. Car effectivement, avec la levée du véto hongrois, c'est 90 milliards et c'est 17 milliards payés par la France. Alors on nous dit que c'est un prêt conditionné, remboursé par l'Ukraine, quand elle aura gagné la guerre et que les Russes verseront des réparations de guerre.

Je ne sais même pas si les gens qui prononcent ces phrases croient à ce qu'ils disent. C'est-à-dire que nous, on attend encore les réparations de guerre de l'Allemagne en 1918, qu'on a eu très peu. Traité de Versailles, je crois qu'on ne les aura jamais.

Mais donc, la réalité, c'est qu'évidemment qu'il n'y aura jamais de réparation de guerre payée par la Russie à l'Ukraine. Et donc, c'est un don. Donc, nous venons de donner, nous Français, 17 milliards d'euros supplémentaires, car il y a tout le reste à l'Ukraine.

À un moment où le Cornu vient de nous dire, il faut récupérer 6 milliards parce que la guerre d'Iran nous coûte cher. Et il a pris 2 milliards sur l'hôpital, sur la santé. Donc, on déshabille nos paysans, l'hôpital public, tout ce qui est nécessaire aux Français pour s'acharner dans une guerre qui dure depuis plus de 4 ans, qui est absurde, qui n'est pas la nôtre, qui est perdue d'avance.

Enfin, tout ce qu'on avait nous expliqué se réalise. Mais vous savez pourquoi ? On le fait parce qu'il faut un ennemi qui s'appelle la Russie.

Et cet ennemi, on espère, l'Union européenne espère qu'elle permettra de fédérer l'Europe en un État avec son armée et même sa dissuasion nucléaire européenne. Il y a quelques jours, vous avez le commissaire européen à la défense, M. Kubilus, qui a annoncé qu'il y aurait bientôt un nouveau traité européen consacré à la défense.

Lui, il a même parlé d'une armée européenne de 100 000 hommes. Donc, s'il n'y a plus cette guerre de Russie, cette guerre d'Ukraine, alors tous leurs projets s'effondrent. C'est pour ça qu'on l'entretient, quitte à faire mal au peuple français, à l'endetter et à l'appauvrir encore plus.

Que pensez-vous de cette nouvelle élection en Hongrie et en Bulgarie tout récemment ? Alors, en Hongrie, on va voir ce que va faire Peter Magyar. Simplement, moi je constate, je suis quelqu'un de très pragmatique.

Orban avait tout le système contre lui, Magyar avait tout le système avec lui. Alors, on peut ensuite estimer que Magyar fera peut-être mieux que prévu, etc. On verra bien.

En tout cas, pour l'instant, je constate ça. Et je constate que Orban mettait le veto hongrois contre les 90 milliards, mettait le veto hongrois sur des mesures qui étaient absurdes, essayait de résister, même si je pense qu'il a été victime de l'usure quand même du pouvoir. Il était là depuis 16 ans et il a été victime aussi de la propagande européiste.

Car n'oublions pas que Zelensky a réparé l'oléoduc Drouzba, qui alimente la Hongrie en pétrole russe, le lendemain de la défaite d'Orban. Mais tout ça a pesé dans la campagne. C'est-à-dire que les hongrois se sont dit, oui, avec Orban on aura des problèmes peut-être.

Peut-être qu'on aura des problèmes même pour se chauffer cet hiver, bien malgré Orban. Mais il a été victime de cette ingérence en réalité. Et puis on a vu la Commission européenne déclencher pendant la campagne, le 16 mars très exactement, donc quasiment un mois avant le scrutin qui a eu lieu le 12 avril, elle a déclenché ce qu'on appelle la réponse rapide du mécanisme DSA, le règlement DSA.

Ce qui a eu pour conséquence que tous les réseaux sociaux d'Orban ont été invisibilisés le dernier mois de campagne, très fortement. Ça c'est documenté. Son Facebook, tous ces réseaux ont été invisibilisés, ces soutiens aussi.

Donc c'est une ingérence dans la campagne, mais ça on n'en parle pas. Ça c'est une bonne ingérence. Ça c'est l'ingérence du camp du bien.

Il y a toujours l'ingérence russe, mais celle-là on n'en parle pas. Je ne sais pas si ça aurait suffi à Orban pour gagner, je ne suis pas certain, parce que je pense encore une fois qu'il y avait l'usure du pouvoir, mais il y a eu de très fortes ingérences. Donc après, qu'est-ce qui va se passer ?

J'espère que la Hongrie ne va pas se normaliser totalement, mais je le crains. Il reste très critique par rapport au pacte migratoire, cela dit. Il reste critique.

Magyar, vous savez, il a fait une campagne avec les Hongrois. Et donc s'il avait fait une campagne délirante, européiste et pro-guerre en Ukraine, il aurait perdu. Donc il le sait.

Donc la question c'est ça, en fait, c'est est-ce qu'il a enfumé pendant la campagne en faisant des promesses...

Électorales ? Oui, qui effectivement n'étaient pas très européistes et pas très pro-guerre, et ce qui lui a permis de gagner d'ailleurs, parce qu'il n'a pas effrayé les Hongrois. Assez pragmatique.

Pragmatique. Mais est-ce que c'est la réalité ce qu'il va faire ? Ou est-ce que maintenant qu'il est au pouvoir, il va abandonner ses promesses de campagne, il va devenir le petit toutou d'Ursula von der Leyen ?

C'est ça la seule interrogation. De toute façon, on le saura vite, on va le voir dans les semaines et les mois qui viennent, avec les premières décisions qu'il sera amené à prendre. On verra si effectivement c'est plutôt la continuité d'Orban finalement, parce qu'il vient du même parti à la base, ou est-ce que c'est une normalisation de la Hongrie.

Concernant la Bulgarie, il vient d'y avoir les élections législatives, je crois que c'est le 19 avril. Le système n'a pas l'air très heureux de la victoire du candidat qui a gagné, un ancien pilote de chasse, un ancien général de l'armée bulgare, qui n'est pas très heureux de l'euro, du passage à l'euro, puisqu'il voulait bloquer ça par référendum, qui vient d'avoir lieu en Bulgarie contre la vie de la population, et qui n'a pas envie de soutenir l'Ukraine. Il l'a dit.

J'ai même vu d'ailleurs Valérie Ayet, une députée européenne macroniste, s'alarmer de cette élection en Bulgarie. Et moi, quand je vois le système où Valérie Ayet s'alarmer, quand je vois Van der Leyen s'agiter, je pense que c'est plutôt une bonne décision. On va revenir aux affaires européennes.

Un petit mot sur le Moyen-Orient. Donc, cessez-le-feu a été prolongé hier entre les États-Unis et l'Iran. Donald Trump ne semble plus vraiment contrôler ce qui se passe, parce qu'il a sous-estimé l'Iran, ses capacités technologiques et militaires, ses capacités d'intelligence iranienne.

Selon vous, l'Europe, le rôle de l'Europe dans cette affaire, est-ce que Macron a bien joué, mal joué, avec l'histoire du détroit de Hormuz ? Sur la question de la guerre d'Iran, un, quel est le sens de cette guerre ? Pourquoi Trump, pourquoi les États-Unis sont dans cette guerre ?

Qui déstabilise grandement sa base électorale, puisqu'il avait promis l'inverse. Et deuxièmement, quel est le sens pour les États-Unis de cette guerre ? Alors, est-ce qu'il a juste suivi Netanyahou ?

Parce qu'on sait l'hostilité historique entre Israël et l'Iran, et cette volonté d'aller en guerre contre l'Iran depuis bien longtemps, si ça n'est que ça, c'est extrêmement grave pour les États-Unis. Car aujourd'hui, on ne comprend pas du tout les buts de guerre. Enfin, c'est très erratique.

C'est-à-dire, on nous dit, on va bientôt libérer le détroit d'Hormuz. Enfin, je signale qu'avant la guerre, il était ouvert. Donc, ça ne peut pas être un but de guerre, puisque c'est la guerre qui a créé la fermeture.

Donc, tout ça est absurde. Donc, même si un jour, il était ouvert, et encore dans quelles conditions ? Péage, pas péage ?

Avant, il était ouvert sans péage. Donc, moi, je constate que pour l'instant, ça a juste fait des milliers de morts, innocents. Ça a déstabilisé complètement la région.

Ça a déstabilisé les flux énergétiques mondiaux. Ça commence à créer une crise économique mondiale. Et ça ferme ce fameux détroit d'Hormuz.

Donc, c'est vraiment absurde, en fait. Donc, il faut que cette guerre s'arrête le plus vite possible. L'Iran n'avait pas attaqué les États-Unis avant.

Enfin, tout ça n'a aucun sens. Vraiment aucun sens. Pour le coup, aucun sens.

Donc, la réalité, c'est que la France, moi, je ne parle pas d'Europe, parce que je pense que la politique étrangère de l'Europe, ça ne peut pas exister. Nous n'avons pas les mêmes intérêts. La France, pour le coup, sur cette guerre, me semble moins catastrophique que sur l'Ukraine.

Je pense que Macron...

C'est plus loin, ce n'est pas tout à fait notre région. Voilà. Peut-être aussi, d'ailleurs, qu'on a un petit peu plus de liberté, en fait, par rapport au système européiste que l'Ukraine.

Donc, peut-être que c'est plus les permanences de la France qui s'expriment. Et la permanence, alors, très affaiblie, très amoindrie, par rapport à ce qu'a été la France du général de Gaulle, ou même encore sous Jacques Chirac. Mais vraiment, quelques permanences qui existent encore.

C'est-à-dire que, normalement, on est un acteur qui parle à tout le monde. Que nous, on n'est pas en guerre contre l'Iran. Je rappelle qu'on avait même des marchés...

Ça m'a fait penser à la Russie. On était numéro un sur l'automobile, avant les sanctions américaines. Vous regardez, d'ailleurs, des images de Téhéran aujourd'hui.

Vous voyez beaucoup de Peugeot, vous voyez beaucoup de Citroën. On était numéro un et on a été chassés par les sanctions américaines. Et d'ailleurs, ensuite, ils nous ont remplacés par General Motors.

Vous voyez, on est toujours le...

Et c'est pareil, en Russie, on était très bons. Renaud, Auchan, Laura Merlin. On est un employeur étranger.

C'est extraordinaire. Et on a une capacité à se tirer une balle dans le pied, par idéologie et par trahison, en fait, par esprit de trahison, qui est phénoménal. Bon, sur l'Iran, on ne doit certainement pas intervenir.

Macron essaie de faire un peu le malin avec sa coalition sur Hormuz. Mais j'espère que ça ne donnera rien. Voilà.

J'espère qu'on se tiendra à distance de cette affaire. Que nous, on parle à tout le monde, y compris à l'Iran. Que nous n'avons pas à être le larbin de ceux qui ont déclenché la guerre.

C'est une guerre israélo-américaine. Ils se débrouillent. C'est à eux de rétablir la situation.

C'est à eux de réparer leurs bêtises. Ce n'est pas à nous d'intervenir et de le faire à leur place. Ça, c'est vraiment mon opinion.

Peut-être un effet positif, c'est que Trump a l'air tellement énervé contre les membres de l'OTAN qu'il pourrait avoir envie de casser son jouet. L'OTAN. Mais il en parle.

Il en parle. Pour l'instant, il ne l'a pas fait. J'aimerais qu'il le fasse.

Ça nous arrangerait, car moi, je suis pour la sortie de la France de l'OTAN, comme de l'Union européenne, bien sûr. Et donc, en fait, pour la fin de l'OTAN. Je pense que l'OTAN aurait dû disparaître en même temps que le pacte de Varsovie en 1991.

Il n'y a plus d'illusion alors pour la France, parce qu'on considère historiquement les États-Unis comme un grand allié de la France. Est-ce que maintenant, ça change dans l'esprit peut-être de la population française ? Écoutez, je pense que si on a en tête que les États-Unis sont un grand allié de la France, on n'a pas compris l'histoire du XXe siècle, l'histoire du XXIe siècle.

Comment ça ? À ce moment-là, je conseillerais à ces gens-là de lire Éric Branca, notre ami...

Qui est notre proche à inviter le 4 mai pour une grande conférence. Écoutez, je ne savais pas, vous voyez, je vous fais une transition, et qui sera d'ailleurs à nos assises de la souveraineté d'Arras aussi en septembre. On va lancer les inscriptions en mai.

L'ami américain, De Gaulle le savait très bien, même Mitterrand l'avait avoué avant de mourir. Il avait dit, un pays nous fait la guerre et ce sont les États-Unis d'Amérique. Et les Français ne le savent pas.

Une guerre impitoyable, disait-il. Évidemment, la réalité, c'est que non, les Américains ne sont ni nos amis ni nos alliés. Il peut y avoir un moment, un instant T, des choses qu'on peut faire ensemble de manière pragmatique.

Mais je pense que ça doit être ça, d'ailleurs, la politique d'une nation. Comme le disait encore une fois le général De Gaulle, une nation n'a pas d'amis. Elle n'a que des intérêts.

Il faut que, sur telle ou telle crise, on regarde de manière très pragmatique, très très pragmatique, en considérant, et ça c'est vraiment une mission de la France qu'on doit parler absolument à tout le monde, on doit regarder sur telle crise internationale ou tel enjeu international, avec qui on a intérêt à coopérer, avec qui on a intérêt à travailler ensemble. Et sur certains sujets, peut-être avec les États-Unis d'Amérique, sur certains sujets, peut-être contre les États-Unis d'Amérique, et peut-être avec la Russie, et peut-être, vous voyez, avec les BRICS. Enfin, il n'y a pas d'autre politique possible, en réalité.

Et d'ailleurs, c'est ce que font eux-mêmes les États-Unis. Les États-Unis peuvent considérer un jour que la Russie est un diable, et le lendemain, travailler de manière très pragmatique, et à des intérêts économiques et énergétiques communs. Ça n'est pas moi qui vais leur reprocher cela.

Je pense que c'est juste normal, c'est ce qu'on devrait faire. Justement, la question énergétique très importante. Vous alertez sur le confinement énergétique.

Déjà, le mot confinement, en soi, nous rappelle des souvenirs pas très agréables, et assez récents. Quelles mesures pourraient être prises, imposées par l'Union européenne ? Alors, le terme n'est pas de moi, il est du commissaire européen à l'énergie.

Et il est très utilisé en Italie, où il parle de « lockdown énergético ». Ça fait peur. Alors, ils ont un mot anglais, « lockdown ».

L'italien a l'air encore plus envahi par les anglicistes que le français. Enfin, bon, nous, on dit confinement et tant mieux. Confinement énergétique, mais c'est vrai que c'est un mot qui rappelle le Covid, je pense volontairement.

Le commissaire européen à l'énergie vient de dire, nous en avons pour des mois, voire des années de souffrance. Non. Alors, évidemment, derrière, lui, il nous dit, il va falloir faire des restrictions de circulation, des restrictions de liberté, des rationnements, gérer la pénurie, une pénurie qui n'existe pas vraiment.

Peut-être même des passes, passes carburants, ce qui, par exemple, existe déjà là depuis quelques semaines au Sri Lanka et qui pourrait être un magnifique modèle pour l'Union européenne, on s'en doute. Sachant qu'en Italie, il y a déjà une réflexion avancée vers un confinement énergétique avec des premières mesures sur les aéroports. La solution face à cela, c'est de rouvrir les vannes russes.

Il y a du pétrole et du gaz russes. Comment oser le dire ? Je le dis parce que moi, j'ose dire ce que je veux, ce que je pense.

Et que c'est absurde, et je le dis depuis le premier jour, ces sanctions anti-russes, levées par le Japon, levées par la Corée du Sud, levées par les États-Unis, évidemment, doivent être levées. C'est une évidence. On manque de pétrole et de gaz ?

Il y en a bon marché. Et bien, allons le chercher. De toute façon, il y a une continuité stratégique.

Sur ce grand continent eurasiatique, il y a un sens stratégique à ce qu'on travaille avec la Russie. Et c'est pour ça que, de manière acharnée, les néoconservateurs américains et tous les ennemis d'une France et de pays européens qui puissent exister par eux-mêmes se sont acharnées méthodiquement à casser ce lien. On le voit depuis des décennies.

Alors, soit on est complice de cela et on collabore à cela et on estimera qu'il faut une guerre contre la Russie, mais à ce moment-là, on ne défend pas les intérêts français. On joue contre les intérêts français. Soit on est vraiment dans la défense de nos intérêts nationaux et on reprend le dialogue avec la Russie.

Le ministère russe de l'énergie, là, c'est justement un peu suite de notre question, ordon la fin du transit pétrolier kazakh. Toujours via les gazoducs russes. Et cette coupure tombe pour l'Allemagne en pleine crise en Iran et alerte, met un péril à l'industrie allemande.

Un mot sur l'industrie française. D'ailleurs, une tribune que j'ai citée la dernière fois sur la protection de l'industrie française, je pense, initiée par Natacha Polony, sur organisation de référendums pour mettre la protection de l'industrie française dans la Constitution. Oui, alors, il y a deux sujets.

D'abord, sur l'Allemagne, l'arroseur à arroser. Écoutez, l'Allemagne soutient les sanctions de l'Union européenne contre la Russie. Donc, elle se prive d'énergie.

Pas cher. A-t-elle protester quand les gazoducs Nord Stream 1 et 2, en septembre 2022, ont été sabotés ? Par des forces ukraino-otanesques.

Bon, les enquêtes l'ont montré. Absolument pas protesté. Absolument pas protesté.

Donc, écoutez, elle ne peut pas la...

C'est tout. J'ai envie de dire, Poutine, il s'amuse là. Il bloque l'accès énergétique à l'industrie allemande.

Elle n'avait qu'à réfléchir à l'industrie allemande. Ce n'est pas moi qui vais me plaindre de l'affaiblissement de l'industrie allemande. Je vais vous dire, parce qu'ils nous ont fait tellement de mal pour détruire l'industrie française à leurs bénéfices depuis des décennies.

Je ne vais pas pleurer là-dessus. Mais nous subissons aussi le contre-coût, en réalité. Car on est dans le même système, le même marché européen d'électricité, la même folie de ses sanctions, la même folie européiste.

Donc, sur l'industrie française, un, fin des sanctions, énergie bon marché. Deux, nous avons les centrales nucléaires, énorme avantage, et l'hydroélectrique d'ailleurs, énorme avantage par rapport à l'Allemagne. Pour cela, il faut pouvoir le faire nous-mêmes.

Reprendre la main sur notre système énergétique national, monopole public d'EDF-GDF, ça marchait très bien, ce n'était pas cher, c'était indépendant. Il a fallu que l'Europe casse tout ça. Donc, pour ça, il va falloir sortir de l'Union européenne.

Et trois, patriotisme économique, industriel, agricole aussi d'ailleurs, pour nos paysans. Ça suppose priorité dans la commande publique, dans nos marchés publics, pour les produits français, artisanaux, industriels, agricoles. Et ça, c'est interdit par le droit européen, vous le savez bien.

Donc, tout ça mène à la reprise d'indépendance, c'est-à-dire à la sortie de l'Union européenne. J'ai vu cette tribune, le but, très bien, les modalités, appelons-moi la sortie de l'Union européenne. Qu'est-ce qu'on va mettre dans la Constitution ?

D'abord, ça n'est pas son rôle. La Constitution, ce n'est pas un projet de loi. On ne va pas y mettre tout ce qu'on a envie d'y mettre, parce qu'on n'ose pas défier le droit européen.

Parce que je vois bien, le RN nous dit, il faut réguler nous-mêmes l'immigration, donc on va le mettre dans la Constitution. D'abord, un, ça ne marche pas, parce que l'Union européenne considère que la Constitution est en dessous du droit européen, en dessous de la moindre directive. Ça, c'est décidé depuis très longtemps par le droit européen, et même aujourd'hui, le Conseil constitutionnel français dit la même chose, sauf l'identité constitutionnelle des États, mais c'est extrêmement restreint, on ne sait pas ce que c'est.

Donc, ça ne fonctionnerait d'abord pas, ce n'est pas suffisant, et ensuite, c'est absurde, la Constitution n'est pas un catalogue de politiques. La Constitution doit régir le fonctionnement des institutions. C'est tout.

Alors, là, ce serait pareil, là, ce ne serait pas sur l'immigration, mais ce serait sur l'industrie française. Comme on n'ose pas quitter l'Union européenne et l'euro, gros problème pour l'industrie française, on va mettre dans la Constitution la politique industrielle. Mais tout ça, c'est absurde.

Quittons l'Union européenne. Ça, au moins, on est sûr que ça marche, et on reprend le contrôle, et on n'a pas besoin de bidouiller comme ça la Constitution française, parce qu'on n'ose pas défier le droit européen. Enfin, c'est absurde.

Enfin, je ne sais pas quoi répondre d'autre que cela. C'est-à-dire que la Constitution n'est pas faite pour cela. Deux, ça ne marche pas.

Et trois, c'est pour moi le signe d'un manque de courage. Le vrai courage, c'est de quitter l'Union européenne, c'est d'agir en adulte, pas en adolescent rebelle. On n'est pas des adolescents rebelles à faire des petits coups comme ça dans notre coin.

On est des adultes responsables. On n'est pas contents avec l'Union européenne. Eh bien, on déchire le traité européen et on s'en va.

Enfin, qu'est-ce que ça a d'extraordinaire ? C'est tout à fait normal. Je vais revenir vite fait sur la guerre en Ukraine parce que malheureusement, cette guerre est au cœur, notamment du dialogue franco-russe.

On parle souvent de l'aide financière. Beaucoup, tout le temps, l'aide financière. OK, mais il y a un autre point important.

Le ministère de la Défense russe a déclaré, a mis sur leur site la liste d'entreprises européennes qui fabriquent les drones sur le sol européen, ce qui veut dire de facto que l'Europe s'implique encore plus tous les jours dans cette guerre. Est-ce que ça peut dégénérer maintenant ? Parce que là, il y a deux semaines, j'ai interviewé un universitaire qui m'a dit clairement « Nous sommes en guerre contre la Russie. » La guerre qui n'a jamais été déclarée.

Oui, oui. C'est-à-dire que dès que vous endossez ce statut de co-belligérant, vous prenez des risques. Je crois, je ne sais plus qui c'est, c'est Medvedev qui a publié la liste des sites industriels qui fabriquent des drones.

En effet, il a repris justement cette déclaration du ministère de la Défense. D'ailleurs, il n'y a pas de site en France. Je n'ai pas vu de site français.

Pas encore. Pas encore. Il y en a, mais effectivement pas encore.

Bon, écoutez, vous voyez où on en est ? Le niveau, c'est triste. Entre nos pays, entre nos deux pays, ce niveau d'agressivité, de menace, c'était absurde.

On va se bombarder les uns les autres. Puis ça finira en guerre thermonucléaire et tout le monde aura perdu. C'est ça qu'on veut ?

Ou est-ce qu'on peut se dire à un moment « Attendez, attendez, attendez. » Je ne dis pas qu'on sera d'accord tout le temps avec la Russie, que la Russie sera toujours d'accord avec la France. On est réaliste.

Enfin, quand même, on peut se mettre autour d'une table. On peut discuter. On peut redevenir adulte, là aussi.

Adulte. Sérieux. Et on va peut-être éviter d'emmener trois générations dans une guerre infinie, coûteuse, dangereuse et peut-être qui se finira extrêmement mal.

Donc, moi, je serai président de la République. Immédiatement, je reprends le contact avec la Russie. Immédiatement.

Enfin, c'est vraiment une des premières mesures même que je fais. Et je peux le faire parce que j'ai repris ma souveraineté en quittant l'Union européenne et l'OTAN. Vous voyez, tout ça se tient.

On ne peut pas parler d'un sujet sans parler des autres. Vous organisez une manifestation le 9 mai prochain qui s'appelle la journée du Frexit. J'ai remarqué qu'il y a plusieurs personnes qui viennent, même au dialogue franco-russe ou sur d'autres, dans d'autres médias alternatifs, ont du mal prononcer ce mot Frexit.

Selon vous, de quoi ils ont peur ? C'est quoi leur risque principal ? Alors, Frexit...

Ceux qui ne veulent pas. Alors, moi, je ne fétichise pas un terme. On peut dire Frexit, sortie de l'Union européenne, reprise d'indépendance.

On peut dire, certains ont même inventé un terme français. « Au revoir ». C'est joli, mais c'est peut-être plus compliqué à utiliser.

Peu importe. Sorti de l'Union européenne. Tout le monde comprend ce que ça veut dire.

Pourquoi ? D'abord, il faut leur poser la question. Un.

Deux. Manque de courage. Je ne peux pas me l'expliquer.

On sait qu'il n'y a pas d'autre solution. Il n'y a pas d'autre solution. On va entrer en campagne présidentielle française.

Ça va être la foire à la saucisse, comme tous les cinq ans, du gadget pour changer l'Europe. Alors, vous avez entendu M. Retailleau dire « On va mettre l'Espagne au banc des nations ».

Bien sûr. On va mettre maintenant l'Espagne au banc des nations. Enfin, n'importe quoi.

Parce que, comme ils n'osent pas dire qu'il faut sortir de Schengen, l'Union européenne et la CEDH pour contrôler l'immigration, il préfère partir dans un truc délirant parce qu'il sait qu'on dépend effectivement des décisions de nos voisins puisqu'on n'est pas un pays souverain. Donc, on va faire une guerre contre l'Espagne maintenant. Tout ça est absurde.

Alors, j'ai vu Bardella dire « On va changer l'Europe sur l'énergie. Je vais changer le marché européen d'électricité. N'importe quoi, tu ne changeras rien du tout.

Puisqu'il faudrait l'unanimité au même moment des 27 pays membres exactement à la virgule près sur le même projet. » Donc, c'est très bien que non. Puisque l'Allemagne particulièrement bloquera ça.

Puis, les Verts nous diront « On va changer l'Europe sur l'écologie, j'imagine. Mélenchon sur le pacte social, j'en sais rien. » Rien, rien ne changera, en fait.

Et ils le savent déjà. Et ils ont fait les mêmes promesses il y a 5 ans, il y a 10 ans, il y a 15 ans. On va continuer combien de temps comme ça ?

Il y a urgence vitale, là. Le pronostic vital de la France, il est engagé. On n'a plus le temps.

Tous ces gens nous font perdre du temps avec leurs fausses promesses à endormir les Français ou à leur faire croire des trucs déraisonnables qui n'existeront jamais. Donc, vos interlocuteurs qui seraient pour la souveraineté de la France ou qui ont compris l'impérieuse nécessité d'être un pays indépendant pour exister dans le monde, ce qui est une vérité éternelle, intemporelle, universelle. Pour tous les pays, ce n'est pas que la France.

Vous n'existez pas si vous n'êtes pas un pays indépendant. Ça ne peut pas exister. Bon, écoutez, s'ils l'ont compris, qu'ils le disent et qu'ils rejoignent le combat avec nous, côte à côte, je ne leur demande pas de prendre leurs quatre patriotes.

S'ils veulent le faire, tant mieux. S'ils ne veulent pas le faire, faisons-le en rassemblement, en alliance, côte à côte et avançons. On n'a plus le temps de tous ces gadgets.

Vous me parliez tout à l'heure de mettre un truc dans la Constitution. On n'a plus le temps. Tout ça, ce sont des gadgets qui n'existeront jamais qui nous font perdre un temps fou, qui ralentissent le phénomène de compréhension des Français de ce qui est en train de se passer.

On n'a plus le temps. On doit juste quitter l'Union européenne et se débarrasser de l'Union européenne. Ça ne doit plus exister.

Et si nous sortons de l'Union européenne, il n'y a plus d'Union européenne, il n'y a plus d'euros instantanément. Il n'y a rien à craindre de cela. Rien.

On a vécu pendant des siècles comme un pays libre. On vivra pendant des siècles comme un pays libre. Il y a aujourd'hui 90, 95% des pays du monde qui sont des pays libres.

Tous ceux qui ne sont pas dans l'Union européenne, ils ne sont pas morts. La Suisse n'est pas morte. Le Royaume-Uni n'est pas en train de mourir.

Il vient de redevenir la cinquième puissance économique mondiale. Donner FMI. Alors qu'on le donnait pour mort après l'exsangue, après le Brexit, tout ça a été faux.

Donc voilà. Donc la réalité, arrêtons d'avoir peur de son ombre. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

Il faut avancer. Donc effectivement, venez tous samedi 9 mai. Pourquoi on fait la journée du Brexit le 9 mai ?

Parce que c'est le jour de la fête de l'Europe pour tous les européistes. Ils vont vous demander de mettre le drapeau européen, le torchon bleu à étoile partout. Il paraît que c'est le seul jour d'ailleurs où les mérus ont l'obligation de le mettre.

Bon, moi j'appelle les mers à désobéir. Et puis, on célèbre une phrase du 9 mai 1950 de Robert Schumann sur la coalition du charbon et de l'acier. Qui est aussi citée dans l'ami américain d'Eric Branca.

Oui, Schumann, Monet, tout ça c'était des traîtres. Alors Monet, particulièrement, c'était très haut niveau. C'était quand même quelqu'un qui disait qu'il fallait détruire le général de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale.

C'était très grand ami avec Roosevelt. Enfin, c'était contre la France libre. Tous ces gens-là ont toujours œuvré contre la France.

Alors c'est ça qu'on célèbre. Schumann frappé d'indignité nationale à la libération, je le rappelle. Donc nous, en sorte de contre-quemps, de contre-programmation, on a mis la journée nationale du Frexit.

Rendez-vous samedi 9 mai, Paris, 15h, place des Pyramides. Vous savez, c'est sous la magnifique statue dorée de Jeanne d'Arc. Très symbolique.

Symbolique. Très, très symbolique de la résurrection nationale. Merci beaucoup, Florian Philippot, pour notre dialogue d'aujourd'hui et de maintenir le dialogue en chorus avec nous.

C'est très important. Merci à vous.