Marine Tondelier : "le RN est l'allié de Poutine et Trump, ce sont des patriotes de pacotille" (BFM)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:41OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous le dernier sondage du Parisien qui place Marine Le Pen en tête face à Édouard Philippe au second tour ?
- 2:04RelanceÉludée
Est-ce qu'il n'est pas temps de vous retirer pour éviter l'éclatement des candidatures à gauche ?
- 3:56OuverteRéponse directe
Quels sont vos arguments pour l'union de la gauche malgré les divergences ?
- 5:11FerméeRéponse partielle
Un retrait de votre candidature enverrait-il un message fort aux électeurs de gauche ?
- 5:49OuverteRéponse directe
Les divergences au sein de la gauche sont-elles désormais insurmontables ?
- 7:37OuverteRéponse directe
Les sondages mesurent-ils vraiment la popularité ou reflètent-ils une réalité politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:44Marine TondelierFait
« Personne ne gagnera seul. Et moi, je veux bien qu'on se raconte que 2027, ça doit être à gauche l'histoire d'une partie de la gauche qui essaie de tuer une autre partie de la gauche. »
- 4:32Marine TondelierFait
« On ferait mieux de regarder le péril qui menace beaucoup d'électeurs à nous qui seront en première ligne si l'extrême droite arrive au pouvoir. »
- 15:18Marine TondelierFait
« En Belgique, ils ont un système qui dit bah l'extrême droite, il parle pas sur le service public, c'est le cordon sanitaire. »
- 16:31Marine TondelierFait
« J'étais venu parler de fond. On devait parler de l'Ukraine, on devait parler de l'immigration, on devait parler d'écologie si c'était possible. »
- 17:15Marine TondelierChiffre
« L'aide bilatérale de la France à l'Ukraine, c'est 0,3 % de notre PIB. »
- 19:04Marine TondelierChiffre
« Il y a 9000 milliards de flux successoraux qui vont passer d'une génération à l'autre, des héritages pour le faire simplement lié à la pyramide des âges telle qu'elle est aujourd'hui. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
C'est bonsoir Marine Tondelier. Bonsoir madame D feuille et merci beaucoup de me permettre d'intervenir depuis chez moi et beaumont parce que ça devient compliqué là les allers-retours pour Paris. J'entam ma 37e semaine de grossesse. Donc tant que je peux continuer à faire campagne, je le fais. Mais de chez moi, c'est quand même plus pratique. C'est plus simple forcément. Je vous entendrai dans un instant sur le dernier sondage du Parisien en vue de la présidentielle, mais je je ne peux pas ne pas réagir à ce petit message qui vous accompagne là sur votre droite, dans votre bureau. May the force be with you. La force est de votre côté Marine Tondelier. Ah ben écoutez pour tout vous dire, on a improvisé voilà avec votre technicien où on allait mettre cette caméra. Je me
rappelais plus qu'il y avait ça l'écrit derrière, sinon j'aurais rajouté le e qui a l'air d'être tombé d'ailleurs. Et donc et donc voilà, on prend des phrases inspirantes et on en tire beaucoup de force, n'est-ce pas ? Parce que si l'on en croit ce nouveau sondage donc du Parisien qui donne aujourd'hui Marine Le Pen au second tour face à Édouard Philippe, c'est compliqué pour la gauche, notamment en raison de l'éclatement des candidatures au moins 5 dont la vôtre. Vous êtes à 4 % Marine Tondelier. Bref, là en l'état c'est quand même la défaite assurée. On est d'accord pour la gauche ? Qui aurait pu prédire madame Darfeuille comme aurait dit Emmanuel Macron le 31 décembre 2022 sur le climat ? Cette phrase qui aurait pu prédire, on s'est beaucoup moqué de lui parce que il
l'admettait qu'il avait pas prédit la crise climatique, ce qui était quand même un peu décevant de la part d'un responsable politique en 2022. Mais là je peux vous dire qu'il aurait pu prédire que séparé la gauche ne gagnerait pas. Vous parlez à la responsable politique de gauche, secrétaire national des écologistes, qui à la tête d'un mouvement qui depuis des années et à forceurie depuis des mois pour la présidentielle prenne l'union. Dire que séparer chacun cours à la défaite et dire que personne ne gagnera seul. Donc je fais depuis des mois campagne sur ce slogan pour l'écologie et pour l'Union, ça n'est pas pour rien et je ne lâcherai rien ni sur l'écologie ni pour l'Union. C'est un geste fort, une promesse forte, un engagement fort que prend notre mouvement et vous pouvez
compter sur nous. Nous ne serons jamais le problème, toujours la solution. Mais il va falloir que chacun accepte que la solution doit dépasser chacun d'entre nous. Et moi aujourd'hui, ce que je vois se dérouler, c'est oui, vous avez raison. La chronique d'une défaite annoncée qui n'est pas inéducable votre personne. Vous êtes vous êtes à 4 % est-ce qu'il n'est pas temps, ça dépasse ? Non non non madame, ça dépasse pas ma personne madame. Est-ce qu'il n'est pas temps de vous retirer ? commence à faire ça dépasse toutes les personnes. Madame Darfeuille, ça ne dépasse pas ma personne, ça dépasse toutes les personnes. Personne ne gagnera seul. Et moi, je veux bien qu'on se raconte que 2027, ça doit être à gauche l'histoire d'une partie de la gauche qui essaie de
tuer une autre partie de la gauche en sommant les écologistes d'appuyer sur la détente. Mais ne vous échappera pas que vous pouvez supprimer ma candidature et toute autre candidature écologiste à vie du jeu politique français. Tant qu'il y aura une candidature de Jean-Luc Mélenchon d'un côté et une candidature socialiste, on ne sait pas encore laquelle de l'autre qui refuse de se parler, le résultat sera exactement le même. Il y en a un qui est incapable d'être au deuxème tour et l'autre incapable de le gagner. Donc excusez-moi, il est peut-être temps de faire ce que nous demandons depuis des mois, de s'asseoir autour d'une table, de discuter, de trouver un chemin de victoire. Je suis persuadée qu'il existe et quand je vous dis que ma candidature est pour l'écologie et pour l'Union,
c'est que je suis persuadé qu'il n'y a que les écologistes qui sont capables de faire travailler tout ce monde un chemin de victoire. Peut-être que tout le monde n'acceptera pas, mais je suis d'accord avec vous madame BF. Mais alors, qu'est-ce que je fais ? Je vais me coucher, je ressors plus ma chambre d'ici d'ici Noël. [rires] Mais donc oui, j'appelle à l'Union. J'ai écrit à tous mes partenaires, j'ai appris J'ai écrit à tous nos partenaires le 16 août dernier. Ils sont 16 en tout d'ailleurs. On a eu des contacts avec chacun d'entre eux. On va les rencontrer dans les semaines qui viennent et on écrira un chemin de victoire possible pour la gauche. Après, je vais vous dire, moi je ne suis pas magicienne. Donc la volonté des écologistes, elle est claire,
intangible. On se battra jusqu'au bout pour ça. Si personne ne veut rien entendre, que voulez-vous que je vous dise ? Ils emporteront la responsabilité mais nous jusqu'au bout nous chercherons son chemin de victoire parce qu'il est possible c'est ça le pire et vous savez j'ai fait cet été 5000 km en vanne électrique à travers la France les électeurs de gauche et écolo, ils sont d'accord avec nous ils disent "Mais OK, on a compris que un tel est pas d'accord avec l'autre sur tel sujet, l'autre sur tel autre. OK, mais moi je suis pas là pour faire le jeu de cette différence. à la fin entre ces quelques différences parfois majeures hein et l'arrivée de l'extrême droite en France en fait si on arrive pas à faire la différence et à doser le fait que plutôt que se regarder
entre nous dans des débats nombrilistes, on ferait mieux de regarder le péril qui menace beaucoup d'électeurs à nous qui seront en première ligne si l'extrême droite arrive au pouvoir. Alors franchement on ne sert à rien. On ne sert à rien. Et moi, j'en voudrais énormément aux personnes qui prennent pas confiance de ça et qui prennent pas les bonnes décisions pour empêcher pour tout faire pour empêcher ce qui se qui se prépare et cette catastrophe à ce que vous dites. Vous dites que finalement vous retirez aujourd'hui, ça ne changerait rien mais ce serait quand même déjà un envoyer un message aux électeurs de gauche qui sont insupportés par justement l'éclatement des candidatures. Message que c'est et puis deuxème question vous répondrez au message qui doit se retirer pour les hommes qui
veulent rien entendre. Un très bon message madame Darfeuille. Non c'est pas c'est ça n'a rien à voir. C'est pas le message qu'on va envoyer. C'est l'anana qui depuis des mois alerte si ce qui sur ce qui va se passer qui est unitaire pour un pour de pour trois pour quatre doit se désister sans aucune discussion ni programmatique ni rien d'autre d'ailleurs pour deux hommes qui n'ont pas voulu de la primaire qui veulent pas spécialement de discussion pour une solution qui les dépasse. En fait si c'est ça la situation de la gauche française c'est quand même aussi un peu un problème et ça ne nous fera pas gagner ce que vous me proposez.
si c'est la nana écologiste qui est unitaire pour trois par ailleurs je vous le dis mais aujourd'hui les meilleures chances de la gauche de se qualifier au second tour on est d'accord que ces Jean-Luc Mélench ont la meilleure chance oui mais moi je veux pas quelqu'un qui se qualifie au deuxème tour je veux qu'on gagne ce deuxème tour et vous admettez aujourd'hui que même si on s'en approche rien n'est joué queon connaît pas encore la nature du candidat socialiste que même celui qui sortira de la primaire socialiste sera peut-être remplacé par la suite par François Hollande qui se tient en embuscade. Enfin, ce jeu, il est quand même hyper flou. Donc, vous avez fait suffisamment de journalisme politique pour savoir ce que valent les sondages aussi loin de
l'élection. Il mesure essentiellement la popularité, la notoriété des candidats et donc il est certain que des candidats qui ont déjà été candidats plusieurs fois à des élections nationales, que ce soit européennes ou présidentielles, qui ont eu leurs photos devant les sorties d'école de chaque enfant dans ce pays, c'est pas la même notoriété que moi, par exemple qui plus jeune, qui n'a jamais été candidate à une élection nationale. C'est ça que mesure les sondages et c'est normal, mais on peut pas dire bah voilà le le sondage là qui est sorti hier qui est d'ailleurs différent de celui d'avant-hier et différent celui de demain, c'est une photo figée du jeu. On est comme si le deuxième tour, le premier tour et le deuxième tour était demain. C'est pas comme ça que ça marche
la politique. Donc nous le disons, c'est aujourd'hui la chronique d'une défaite annoncée pour la gauche. Je suis d'accord avec vous là-dessus mais je ne suis pas d'accord sur deux choses. Premièrement, je ne me résigne pas. les écologistes ne se régneront pas et le chemin de victoire est encore possible si chacun entend que les certitudes envers soi-même ça ne suffit pas dans la vie même quand on est un homme politique très très fort et très important et deuxièmement qu'il faut se mettre autour de la table trouver des solutions et qu'on le doit à nos électeurs parce que vous savez le lendemain du deuxème tour quand il se passera ce que tout le monde voit arriver on pourra pas juste dire qui aurait pu prédire tout le monde sait ce qui va se passer le risque de victoire de l'extrême
droite et tout le monde sait ce qu'ils en feront on entend votre appel à l'union votre refus de la résignation, mais on constate aussi et je pense que c'est le cas de beaucoup de ceux qui nous écoutent ce soir, la profondeur des divergences qu'il y a au sein même de la gauche. On peut avoir même le sentiment que vous n'êtes pas d'accord sur sur grand-chose, sur l'économie, sur l'Europe, sur l'Ukraine, sur certains aspects de l'écologie comme la part du nucléaire par exemple, sur le conflit en Moyen-Orient. Voilà, je pourrais continuer la liste comme ça encore longtemps et ces divergences à sont profondes. Est-ce qu'elles ne se le sont pas désormais au point d'être difficilement réconciliable surtout dans un calendrier aussi court que celui qui nous mène au premier tour de l'élection
présidentielle ? Ben, je pense que ça ferait plaisir à beaucoup de monde de pouvoir se le raconter ce que vous faites ce soir et je ne vous cache pas que oui, il y a des sujets sur lesquels on a des discussions à voir à gauche, mais premièrement, moi je ne mets pas la poussière sous le tapis. Je dis juste que je n'ai pas passé mon temps à faire le jeu des cette différences et que mes adversaires dans cette élection, quoi que je pense de tel ou tel point du programme de partenaire de gauche, mes adversaires sont la droite et l'extrême droite. J'espère que c'est simple, j'espère que c'est clair et j'espère que tous mes camarades de gauche seraient capable d'en dire autant. Deuxièmement, je constate et c'est pour ça que je vous dis que l'écologie sera toujours partie de la
solution, l'écologie est devenue le point central de cette rentrée politique à gauche, celui sur lequel je vois une compétition de mes partenaires qui ont été beaucoup moins vocaux sur le sujet à des moments où c'était compliqué dans l'opinion sur l'écologie. Après cet été d'enfer, tout d'un coup, c'est la compétition à gauche de qui est le plus écologiste. Et ben écoutez, ça me réjouit. Et troisièmement, ce n'est pas hasard si dans le courrier que nous avons écrit à tous nos partenaires au mois d'août pour les rencontrer et travailler un chemin de victoire, nous avons listé un certain nombre de sujets euh l'Europe, l'internationale, la justice sociale, la crise démocratique dont nous ne devons être capable de discuter ensemble pour trouver non pas un programme qui mette tout le monde
exactement d'accord, mais un programme qu'on serait capable de mettre en œuvre ensemble. Parce que vous voyez, moi je fais pas du de la politique pour dire "Regardez mon programme de 577 propositions qui est sorti en en juillet, allez le voir sur notre site et les écologistes.fr, c'est le meilleur et regardez les sur papier glacé, je suis très fière, il est magnifique. Moi, je fais de la politique pour mettre en œuvre mes idées, pour protéger les électeurs que j'ai décidé de protéger, pour protéger même des Français qui votent pas pour nous ou qui votent plus du tout, mais qui ont intérêt à ce qu'on mette en œuvre notre programme, c'est-à-dire à peu près 99 % des Français. Voilà pourquoi je fais de la politique et je ne renoncerai pas à gagner et à mettre en place nos idées. Voilà
sur ce point justement mes camarades. Si vous avez entendu le discours de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui à la braderie de de Lille, euh il a beaucoup parlé d'écologie, beaucoup plus que du rassemblement de la gauche. C'est une bonne chose qui parle beaucoup d'écologie. Et ben écoutez, je note que nous sommes devenus le point central d'attention à gauche et que tout le monde parle d'écologie. c'est tant mieux. Vous savez, on n' jamais décidé que l'écologie, il y avait que nous qui devions en parler. On s'est même senti très très seul comme je vous le disais à l'instant dans certains moments où l'écologie était attaquée, était moquée, était décriée. On s'est retrouvé seul contre tous. Et ben là euh on se remarque qu'après cet été d'enfer, tout le monde dit bah oui, en fait faut être
écologiste, c'est ça qu'il faut faire maintenant. et que se joue à la rentrée une compétition de qui est le plus écologiste à gauche. Ça nous met au centre du jeu et ça confirme que l'écologie n'est pas juste un parti qui milite pour l'unité mais aussi la condition de l'unité et sera fondamental dans le chemin de victoire dans la solution qu'on doit trouver ensemble dans les semaines qui viennent. Mais précisément sur ce point, comment vous expliquez avec toutes les crises climatiques que l'on vit et notamment ce qui s'est passé euh cet été que et je mets des guillemets, vous ne profitiez pas de cette situation ? Je veux dire, après ce qui s'est passé cet été, vous devriez être annoncé comme au premier tour, euh pardon, au second tour de la présidentielle largement en tête. Et
pourtant, ça n'est pas le cas. Pourquoi ? Parce que les Français n'ont pas pris la mesure de l'urgence ou parce qu'ils ne vous font pas confiance ? Alors premièrement madame Darfeuille, la manière dont vous posez la question est terrible. Pourquoi vous ne profitez pas de la crise climatique ? Moi je suis pas je dis je mets des guillet pour électoralement ni d'incendie ni de catastrophe climatique et je ne souhaite pas profiter de la détresse des français. Je ne suis pas chagard. Deuxièmement deuxièmement je oui je vois très bien donc je vous réponds. Deuxièmement je pense que tout le monde doit se remettre en question. Vous savez, la manière dont le traitement politico-médiatique de la crise climatique a été organisé est une catastrophe. On a subi des polémiques.
Un mois sur les écologistes seraient contre la clime. Un deuxè mois sur les écologistes seraient responsables des incendies puisqu'ils auraient voulu interdire le débroussaillage. C'était deux fake news totalement fausses basé sur rien amené sur vos plateaux par des politiques de droite et d'extrême droite relayé par certains éditorialistes et qui infusent et qui continuent d'infuser aujourd'hui puisque quand on me dit madame Tondelier sur la clim vous avez dit ça en fait on me dit pas ça comme ça. On me dit madame Tondelier, les écologistes ont longtemps été contre la clime mais maintenant vous avez changé d'avis. Non non pas du tout. Moi, j'ai jamais été contre la clime et mon mouvement non plus. Donc vous voyez, il y a un truc, un poison qui se se s'infiltre un peu dans le débat
politico-médiatique et qui répond à la fameuse loi de Brandon. C'estàd que quand vous mentez, quand vous passez un message, quand vous passez un message simple, bah vous voulez recommencer QFD. Quand vous mentez, quand vous donnez un message simpliste qui est là pour dénigrer, pour diffamer, ça prend une seconde et ça se répand partout comme une traînée de poudre dans les médias, sur les réseaux sociaux. Pour désamorcer ce mensonge, je dois moins dépenser et là on voit beaucoup de temps. D'ailleurs, vous voulez couper ça vous déplaît mais je vais vous le dire quand même là. Ça vous déplaît mais je veux vous le dire quand même. Ça me prend une minute d'ou pour expliquer que c'était faux. et le et la vérité et le rétablissement de la vérité prend toujours beaucoup plus de temps et
touche beaucoup moins de monde que le mensonge. Et c'est pour ça que moi je porte dans le débat public aussi l'interdiction du mensonge en politique parce que j'en ai ral de me faire moquer sur des propositions qu'on porte depuis de 40 ans qui aujourd'hui montrent ce que l'on disait depuis 40 ans quand on voit l'été qu'on a passé. Et au lieu de dire "Les écologistes avaient raison, on se prend des mensonges comme si on était des témoins gênants qu'il faut faire disparaître parce qu'on sait où, quand, comment, pourquoi dans un roman policier." Donc il faut surtout nous faire terire pour qu'on puisse pas en parler. Et on explique ensuite ah bah les écologistes en plus vous êtes même pas capable de profiter. Le mot que vous avez employé est terrible électoralement la situation.
Si j'arrive à poser ma question, les écologistes, ils sont ils sont allés, ils sont à 15 % en Suède, ils sont à 10 % en Belgique, ils sont dans ces ea là également en Allemagne. Est-ce qu'il y a pas un moment aussi où vous devez vous interroger sur la raison pour laquelle vous êtes à 4 % qui va au-delà de ce que vous présentez comme étant les mensonges du monde politico-médiatique ? Est-ce qu'il y a pas simplement un sujet dans la manière dont vous présentez votre offre politique aussi ? Ouai mais vous inquiétez pas, je m'interroge tous les jours, vous inquiétez pas. Pour moi, je fais mon travail. Vous savez, moi la Suède, j'y ai habité. J'y habité un an, il y trouve. C'est un pays où tous les politiques avaient compris l'écologie, où ils sont aujourd'hui à plus de 70 %
d'énergie renouvelable dans leur mix énergétique. C'est un pays où ça paraît évident à tout le monde. En France, on se bat depuis des années contre des politiques qui n'ont rien compris, qui racontent n'importe quoi sur le sujet ou qui même quand ils font mine d'avoir compris, font de la communication et pas de l'action. qui commande des Canadaires et qui annulent la commande, qui disent "On va faire une base en Gironde" et qui tout d'un coup disent "Non, finalement on l'a fait pas" et on se rend compte cet été que du coup cette base à mon marsan n'existe toujours pas et a pas permis d'intervenir vite en gironde. Des politiques qui ont diminué le fond vert par 4 en 2 ans. C'est ça les politiques qui nous gouvernent. Et puis on a un système médiatique qui est pas non plus
le même. Vous voyez par exemple en Belgique, ils ont un système qui dit bah l'extrême droite, il parle pas sur le service public, c'est le cordon sanitaire. Ils ont pas la même concentration des médias entre les mains des milliardaires. Ils n'ont pas c'est pas le même système. Donc ça n'explique pas tout. Vous avez raison. Moi je pense que les Français sont traumatisés par ce qui s'est passé cet été. Ils sont aussi traumatisés parce qu' va se profiler pour 2027 de plus en plus précisément. C'était-à-dire la victoire de l'extrême droite. Et donc on a deux deux péril existentiels aujourd'hui dans notre pays. L'effondrement climatique comme dans plein d'autres pays et la menage de l'extrême droite. Et là malheureusement on n'est pas les seuls non plus. Et moi,
c'est ça dont j'étais venu parler. plutôt que parler d'écologie, j'ai eu quatre questions sur Jean-Luc Mélenchon, de sur Raphaëlman, des questions de popo de commentaires inintéressant de sondage qui ne veulent rien dire et moi j'étais venu parler de fond. On devait parler de l'Ukraine, on devait parler de l'immigration, on devait parler d'écologie si c'était possible. J'essaie toujours mais non, on est en train non pas de faire de la politique du fond. Vous ne parlez que de tactique et ben moi ça ne m'intéresse pas. Je préférais parler de proposition. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que cet entretien était inércé par là, on finira peut-être par là. Non, on avait jamais dit qu'on commence pas forcément vos vos auditeurs qui ont envie en fait de savoir ce qu'on leur
propose concrètement pour améliorer leur quotidien et pour les protéger des deux périls dont je viens de parler. Sur l'aide à l'Ukraine et cette polémique lancée par le Rassemblement national. Euh Jordan Bardella dit peu au prou, hein, la même chose aujourd'hui que euh Louis Aliot qui disait "Vendredi, il faut couper euh le robinet de l'aide aux Ukrainien." Euh avec vous, avec les écologistes, cette aide, elle sera indéterminée, non conditionnée, sans limite. Mais écoutez, aujourd'hui, l'aide bilatérale de la France à l'Ukraine, c'est 0,3 % de notre PIB. 03 % de notre PIB. En sachant que ce qui se joue en Ukraine, c'est évidemment la vie des Ukrainiens. Il y a encore eu 10 morts la nuit dernière et mais c'est aussi la paix, la sécurité et la liberté sur tout
notre continent en en Europe. La ligne de front qui est tenue par les Ukrainiens aujourd'hui en Ukraine contre Vladimir Poutine et la dernière qui protège toute l'Europe parce qu'après l'Ukraine, ce sera la Pologne, les pays baltes et puis ensuite les suivants. Poutine ne s'arrêtera pas là. Et donc expliquer aujourd'hui que l'Ukraine, bon ben c'est un peu leur problème, on va s'en désolidariser. C'est terrible pour les Ukrainiens, c'est terrible pour le droit international, pour la liberté des peuples à disposer d'eux-même et pour la justice qu'on devrait faire régner sur le plan mondial. Mais c'est aussi complètement antipatriotique pour la France. Et vous savez l'extrême droite, il faut pas se leurer hein. Pourquoi à votre avis Marine Le Pen est soutenue
par Poutine qui lui a prêté beaucoup d'argent, on le sait via la Russie par Donald Trump, par Elon Musk qui a mis la plus grande plateforme de réseaux sociaux du monde au service de l'extrême droite, c'est parce qu'elle est le cheval de 3 de la France et de l'Europe. Les gens voient bien que l'Europe aujourd'hui, il y a plus qu'à peu près ça qui tient à côté des impérialismes qui menacent au niveau mondial la liberté, la paix et la sécurité. Et donc ils veulent faire vaciller l'Europe. Et pour faire vaciiller l'Europe, ils ont trouvé un moyen accessible en 2027, c'est de faire basculer la France et leur cheval de tr c'est Marine Le Pen. Ces gens sont des patriotes de Pacoti. Ils nous mettent en danger. Ils sont les relaés sur notre territoire de toutes
celles et ceux qui détestent la France. Une question de fond, pardon, mais il y a quand même une question de fond dans dans le contexte budgétaire. Il y a beaucoup de Français euh qui sont proiniens, qui ne veulent pas la victoire de la Russie, mais qui se demandent aujourd'hui alors qu'on leur demande de faire des efforts si la France a encore les moyens de soutenir les Ukrainiens. Vous, qu'est-ce que vous dites sur ce sujet-là ? Ah ben là, on touche des sujets intéressants et je vous remercie de me poser la question comme ça parce que moi, j'entends que par exemple les betterraviers des Haut-Fance, j'ai rencontré encore récemment la foire de Chalon la semaine dernière, disent "Bah voilà, nous nos betteraves, bah on a été concurrencé par les betteraves
ukrainiennes où il y avait un apiculteur qui était concurrencé par le miel ukrainien. Il y en a d'autres qui disent "Bah voilà, moi je préférais qu'on mette l'argent dans l'hôpital et dans les écoles." Et c'est normal qu'il pose ces questions-là dans un moment où le pacte social est en train de se rompre en France, où tout est tendu et où des politiques qui nous ont mis dans cette situation-là d'ailleurs expliquent toute la semaine qu'il n'y a pas d'argent. De l'argent, il y en a jusque 2040, il y a 9000 milliards de flux successoraux qui vont passer d'une génération à l'autre, des héritages pour le faire simplement lié à la pyramide des âges telle qu'elle est aujourd'hui. Et ben vous voyez, il suffirait vous leur dites quoi ? comprennent sur les héritages de plus d'un de plus de 4
millions d'euros par voilà un héritage de plus de 4 millions d'euros vous prenez 10 % et plus de 13 millions d'euros ça c'est les héritages les 01 % d'héritage les plus élevés vous prenez 20 % et vous supprimez quelques niches fiscales très injustes sur les flux successoraux vous récupérez 15 milliards par an jusque 2040 on peut faire tellement de choses avec ça et donc je pense que les français disent pas faut laisser tomber plus de justice ils veulent plus de justice. pas les aides telles qu'elles sont aujourd'hui, mais vous faites payer les plus riches ce soutien aux Ukrainien. Vous fléchez l'impôt. Non. Non. Oui. Moi ce que je dis c'est que en France aujourd'hui les gens voient leur consentement à payer baisser
parce qu'ils comprennent bien que ce n'est pas juste. Ils comprennent bien que vous, moi, tous les [raclement de gorge] gens qui nous regardent ce soir, nous payons moins d' nous payons plus d'impôts sur le revenu proportionnellement à nos revenus que les 1 % les plus riches du pays. Personne ne peut accepter ça. Et donc, ils ont bien compris quand on leur dit on va faire des réductions budgétaires sauf sur la loi de programmation militaire. Nous, on a soutenu la notre programmation militaire. Les 6 milliards en plus, c'est vital pour l'avenir de notre pays. Mais euh si on prend cet argent sur l'hôpital, sur l'école et sur l'écologie, les gens peuvent pas consentir à ça. Eux, ce qu'ils disent c'est "Attendez, pourquoi on n'a pas fait la taxe du ? Pourquoi on taxe pas
les héritages des 1 % les plus riches qui héritent plus de 4 millions d'euros comme ça alors que en général ils ont eux-mêmes déjà beaucoup d'argent ? Pourquoi c'est pas juste ? Et pourquoi du coup c'est nous les précaires en France ceux qui dépendent du service public qui devons faire contribuer à l'effort pour l'Ukraine. L'effort pour l'Ukraine, il doit être mieux partagé pour être mieux accepté. Et la France a besoin pour sa sécurité et sa liberté future que les forces soient acceptées et soient justes pour qu'ils soient compris vous êtes parti d'accord avec ce que disait Louis Aliot même si vous ne soutenez pas la manière dont il le dit et et et vous allez pas au bout du raisonnement du ration national mais vous dites on a plus les moyens de soutenir les Ukrainiens comme ça
absolument pas absolument pas madame Darfeuille je vous dis premièrement monsieur Louis Aot Lui son raisonnement c'est "Ah, les Français sont plus trop d'accord, on va peut-être se calmer avec l'aide à l'Ukraine." Moi, je vous dis, l'aide à l'Ukraine, c'est vital, c'est fondamental et monsieur Alliot est un cheval de 3 des Russes et des Américains en France pour affaiblir notre pays. C'est un patriote de Pacotille. Et je vous dis, puisque l'aide à l'Ukraine est vitale et puisque évidemment c'est dur, c'est long et que les Français ne vont pas forcément bien, si on veut que ça tienne, il faut que ce soit juste. Et donc je ne remets absolument pas en cause de l'aide à l'Ukraine. Je pense même qu'il faudra en faire plus et en faire longtemps parce que c'est vital
pour notre pays. Mais je vous dis aussi pour que ça tienne en France, pour que ce soit acceptable et pour que ce soit juste et ben c'est comme pour la transition écologiste, il faut que l'effort soi équitablement partagé. Et aujourd'hui, le système fiscal français qui concerne les entreprises, qui concerne les impôts sur le revenu, il n'est pas juste. Les ultra riches s'en sortte beaucoup mieux que vous, que moi et que toutes celles et ceux qui nous regardent. Et c'est pas acceptable. Ça ne tiendra pas comme ça. Ça s'appelle des privilèges. Et moi je pense qu'il est temps dans ce pays d'abolir une deuxième fois les privilèges. Comment vous avez trois politiques qui vous écoutent sur ce plateau. Marine Tondelier, Thomas Ménager du Rassemblement national, Patrick Vignal
évidemment conseiller politique de Gabriel Atal ancien député Renaissance et Auréliie Trouvé député la France insoumise de la scène Saint-Denis. Je voudrais qu'il soit là, enfin je voulais qu'il soit là sur le plateau au moment où j'allais vous interroger sur cette proposition de loi pour sanctionner les mensonges politique délibéré jusqu'à l'inéligibilité afin de de renforcer la qualité du débat politique. C'est un vrai sujet pour le coup. Je suis d'accord avec vous. Ce que j'ai pas compris, c'est sur la forme. Comment vous le mettez en place ? qui décide de qui m Et bien écoutez, le pays de Gale a adopté une loi récemment qui montre que c'est possible d'avoir un dispositif très partagé dans la classe politique qui n'était pas la même au pays de Gale
qu'en France, mais bon, on verra comment ça réagit sur votre plateau. Et donc ça a parut logique au Pé de Gal à tout le monde de faire ça. J'étais aujourd'hui à la braderie de Lille et vous savez au moment du Front populaire, le maire de Lille c'était Roger Salangro. Je sais pas si vous connaissez cette histoire, mais Roger Salangrot s'est suicidé en 1936 parce que l'extrême droite, la presse d'extrême droite à l'époque a expliqué une chose fausse qu'il avait déserté pendant la Première Guerre mondiale. Il se trouve qu'il avait en fait été fait prisonnier par les Allemands, donc il avait disparu. Donc il y a eu un procès engagé comme si il était déserteur. Et puis évidemment quand tout le monde a compris l'histoire, cette procédure a été annulée. Mais l'extrême droite en 36
quand il devient ministre de l'intérieur ressort cette histoire. Fake news, fake news, fake news. Et il est tellement s blessé dans son honneur qu'il se suicide alors même que la chambre des représentants vote sur le fait qu'il n'est que que c'est faux, le le rétablit dans son honneur mais il il en meurt en fait, il se suicide et cette histoire est terrible. Les fake news, ça a toujours hésité en politique mais aujourd'hui avec les réseaux sociaux, avec les chaînes d'actualité en direct, ça se répond comme une traînée de poudre. Oui. Ah bah c'est bien, c'est déjà pas mal. Donc moi ce que je dis c'est que je ne veux pas faire un ministère de la vérité. Je veux pas faire un ministère de la vérité avec quelqu'un dans un bureau qui décide ce qui est vrai ou pas. Je pense
que l'erreur par exemple est humaine et peut exister en politique. Par exemple, si Édouard Philippe voilà dit bah moi je conteste la DES française et vraiment faut agir urgemment. Et il omet de rappeler qu'il était premier ministre et donc en partie responsable de ça. Bon ça fait partie de la manhonnêteté habituelle du débat politique. Passons. Il y a des gens des fois qui se trompent. Moi ça m'est arrivé une ou deux fois de me tromper sur un chiffre quand on m'a appelé. J'ai dis bah je suis désolé, je c'est une erreur. Voilà. Par contre, quand je vois un sénateur, les Républicains dans complément d'enquête il y a 2 jours dire "Oui, sur la CTA MIPRIL, j'ai fait une fake news et je l'assume en ajoutant de manière très paternaliste à la journaliste Mapovame euh si vous saviez les gens
comprennent rien. Donc moi je simplifie, je fais exprès." Bon bah ça c'est un problème. des gens qui revendiquent le mensonge en politique et la loi de Brandolini que je vous ai expliqué tout à l'heure montre bien que mentir ça prend une seconde et ça se répond comme une traînée de poudre mais que rétablir la vérité prend beaucoup plus de temps et et ne touche jamais tous ceux qui ont eu accès au mensonge et moi je le sais à deux titres je le connais comme écologist j'ai fait mon travail j'ai compris pourquoi vous avez fait cette proposition et d'où c'est parti mais je ne comprends toujours pas comment vous la mettez en place vous vouliez réagir la candidate au présidentiel on n plus au café du commerce aujourdhu Aujourd'hui, on est en train de réfléchir à un projet. Qu'est-ce que
c'est que le mensonge ? Comment vous allez le qualifier ? Il y a des gens qui ont dit que il y a quelques années, ils étaient pour un thème. Aujourd'hui, dit "J'ai réfléchi, j'ai consulté les Français, j'ai changé d'avis." Enfin, je veux dire franchement enfin c'est pas du niveau d'une candidate à la présidentielle. Je suis désolé. Ça c'est pas un mensonge. Ça c'est pas un mensonge. Par exemple monsieur, un mensonge c'est dire c'est par exle si Gabriel Atal disait le fond vert n'a pas été divisé par 4 en 2 ans. Bah ça c'est un mensonge. Si le sénateur républicain dit là c'est à mi pride c'est pas dangereux il y en a dans le collier antipus de votre chien. C'est faux. Et quand on lui dit c'est faux, il dit oui je sais que c'est faux. Bah, j'assume, je le dis quand même, bah
c'est des mensonges et en fait on est un niveau de tension sur les sujets de liberté publique, de santé publique. On peut pas permettre ça. Alors moi, je veux pas un ministère de la vérité avec trois politiques qui décident ce qui est vrai ou pas dans le pays. Je veux que la justice fasse son travail avec un endroit où ce soit fait de manière indépendante qui qu'on distingue bien dans la loi ce qui ce qui relève du mensonge délibéré que l'on laisse la possibilité comme au pays de Gale de s'excuser ou de retirer ce qu'on a dit et que les peines puissent aller oui jusqu'à l'inéligibilité et jusqu'à la révocation. C'est le cas au pays de Gale parce que à un moment si on veut un débat public de qualité dans une élection aussi importante que 2027 il faut qu'on mette des cadres. Donc je
veux qu'on puisse réguler les réseaux sociaux et je veux aussi qu'on puisse réguler le mensonge en politique. Et celles et ceux qui seront contre, c'est qu'ils ont quelque chose à se reprocher.
Marine Tondelier