Visite officielle du Premier ministre Sébastien Lecornu au barrage de Vouglans
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 84 %Attaque 6 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:35Fait
« Mesmer décide avec ses ministres à l'époque de dire bah voilà, on va avoir un plan rapide qui va nous permettre notamment de construire les premières tranches nucléaires de ce pays. »
- 4:10Fait
« Les critiques venant d'ailleurs autant des oppositions à l'Assemblée nationale qu'au Sénat ou dans certaines forces syndicales à l'époque. »
- 5:37Fait
« Il y a pas de schéma dans lequel on peut être dépendant et je crois que tous les travaux préparatoires de la PPE ont été évidemment menés par Roland l'escur mais je remercie aussi les les prédécesseurs. »
- 6:21Fait
« C'est comment on est capable d'électrifier plus vite. L'électrification du pays par la demande, par la consommation passe aussi par l'offre. »
- 7:02Fait
« Derrière ce sont surtout les appels d'offre qui vont sortir suite à ce décret qui vont donner le rythme justement de cette production d'électricité. »
- 7:38Fait
« On vient traduire dans les textes le choix que nous faisons sur le nucléaire et pas tellement que pour le nucléaire sur le parc des centrales existantes mais sur le nouveau nucléaire. »
- 8:15Fait
« C'est la capacité à pouvoir réinjecter beaucoup d'argent dans l'hydroélectricité française et puis derrière le ministre l'Escure et ses équipes qui vont prendre la main pour essayer de dessiner un plan d'électrification qui devra au fond converser en miroir avec cette PPE. »
- 12:51Sophie MourlonChiffre
« Nous avons donc aujourd'hui une production électrique qui est décarbonée à plus de 95 % et disponible en abondance ce qui permet le développement des usages électriques. »
- 13:35Thomas VerincFait
« Le bilan prévisionnel, c'est une méthode, les coûts complets du système. Pas de coût cachés, pas d'impasse. On regarde ce qui se passe dans toutes les configurations. »
- 14:18Thomas VerincFait
« Prolonger les réacteurs existants rentables pour la France dans toutes les configurations. Construire des nouveaux réacteurs, rentabilité avérée dans les scénarios d'électrification. »
- 15:47Thomas VerincFait
« Un système avec des énergies renouvelables, c'est un système centralisé avec du pilotage en temps réel. »
- 16:29Thomas VerincFait
« On doit aujourd'hui trouver le même type de solution technique pour faire fonctionner notre système et on est capable de le faire. »
- 17:13Thomas VerincFait
« Décarbonation rapide, c'est + 10 % en 5 ans. Est-ce que c'est difficile ? Oui. Est-ce que c'est inédit ? Non. C'est ce qu'on a fait dans les années 80 90. »
- 17:58Thomas VerincFait
« La France est en situation de faire à la fois de l'électrification de l'industrie lourde, des transports, du bâtiment et du numérique. »
- 20:46Roland l'escurFait
« On a besoin du nucléaire parce qu'il est facilement pilotable, mais on sait qu'il met un paquet de temps à être construit évidemment. »
- 21:29Roland l'escurChiffre
« On était à moins de 300 TW en 2023 au plus bas. On est aujourd'hui à 360 TW. »
- 22:13Roland l'escurChiffre
« On parle de 2,5 Go en plus d'ici 2035. C'est énorme surtout dans les moments de pointe où on a le besoin de plus d'électricité. »
- 22:58Roland l'escurChiffre
« Pour l'éolien marin, on va accélérer. Vous savez qu'on n'est pas très haut, à peine 1 Go actuellement, on va aller vers 3,6 Go en 2030, 15 Go en 2035. »
- 23:41Roland l'escurChiffre
« Entre 55 et 80 2035. Cette fourchette peut sembler large, mais on l'a vu tout à l'heure, les scénarios de demande eux aussi le sont. »
- 25:00Roland l'escurChiffre
« On a plus de 75 % de l'énergie dans ces territoires encore et ailleurs qui est carbonée. »
- 26:10Monique BarbuFait
« Pour nous en France, le meilleur moyen de regagner notre souveraineté, de retrouver du pouvoir d'achat pour les Français, de ne plus être dépendant des prix du gaz et du pétrole qui nous viennent de l'extérieur, c'est de construire un grand programme électrique. »
- 26:53Monique BarbuFait
« Cette PPE, elle vient pas non plus de n'importe où. Il y a en fait un triptique qui s'est construit, c'est la stratégie nationale bascarbone que nous avons publié en décembre. »
- 27:37Monique BarbuChiffre
« Sur l'industrie par exemple, il faut qu'elle soit de mains électrique. Et Roland l'escur accompagné avant-hier le président chez Arcelor Mital qui a annoncé la création d'un investissement sans précédent de 1,3 milliards pour un four électrique. »
- 28:19Monique BarbuChiffre
« Roland a aussi annoncé, je crois hier, le un soutien de 1,6 milliards d'euros pour électrifier se sit industriels qui sont parmi les 50 plus émetteurs de la France. »
- 29:01Monique BarbuChiffre
« On a fait jusqu'à 69 millions milliards d'investissements l'année dernière et nous avons aujourd'hui 35 sites capables en France d'accueillir de nouveaux data center. »
- 29:45Monique BarbuChiffre
« On aimerait viser pour la pour l'année 300000 pompes à chaleur pour cette année. »
- 30:29Monique BarbuPromesse
« Nous voulons qu'en 2026 une voiture sur trois achetées soit une voiture électrique. »
- 31:56Monique BarbuFait
« Construire des alternatives électriques aux technologies sur lesquelles notre monde a reposé depuis des siècles produire de l'acier sans charbon. propulser une voiture sans essence. »
- 1:01:07Chiffre
« On l'a dit tout à l'heure, c'est plus de 5 milliards, c'est plus de 2,5 Go, c'est plus de 11 % de la production. »
- 1:01:49Fait
« La France n'est pas que la métropole, c'est aussi beaucoup de zones non interconnectées qui ont des grands défis de sécurité, d'approvisionnement, de décarbonation, d'équilibre du système électrique »
- 1:04:45Fait
« À Mayotte, il y a une urgence énergétique compte tenue de la très grande fragilité suite au passage du cyclone Chido. »
- 1:12:58Promesse
« Le premier réacteur nucléaire entrerait en service en 2038. »
- 1:24:31Chiffre
« 50 % de l'industrie française est connectée au réseau que nous opérons. »
- 1:36:05Chiffre
« 3700 € payés par chaque Français d'énergie dont la moitié c'est du chauffage. »
- 1:49:13Fait
« concrétiser la préférence européenne de la manière la plus ambitieuse qu'il soit avec des clauses de contenu local qui soient les plus explicites possibles. »
- 1:51:12Fait
« l'argent, elle coûte toute de l'argent et c'est par nature même le principe même d'un investissement. »
- 1:51:50Fait
« un modèle économique autour de l'énergie mais au fond il est pas forcément toujours compris et pardon de le dire de manière un peu désagréable mais y compris parmi les élites. »
- 1:52:30Chiffre
« 60 % de consommation des carbonés et cetera en 2030 c'est impossible ? Bah non, il suffit tout simplement de regarder les gros agrégats pour voir que c'est complètement possible et qu'il faut accélérer. »
- 1:53:14Fait
« le vrai sujet, c'est entre ce qui est décarboné et le fossile. »
- 1:55:11Fait
« toute chose égale par ailleurs, celles et ceux qui aujourd'hui disent à peu près n'importe quoi sur les questions énergétiques sont en général ceux d'ailleurs qui disaient à peu près n'importe quoi pendant la gestion du Covid. »
Temps de parole
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Dur de nous accueillir, la député de la circonscription, le préfet, l'ensemble des des élus locaux dans une terre qui est fondamentalement imprégné de questions énergétique. Et évidemment l'hydroélectricité, on va y revenir, fait partie de nos éléments d'identité de notre histoire sur lequel on a eu beaucoup de difficultés ces 15 ou 20 dernières années. En ce moment, on a une loi dite Baptistelle qui est discutée effectivement au Parlement également portée par le le député Bolot. Et au fond, faire ici le lancement de notre stratégie de cluriannuel pour l'énergie dit aussi quelque chose de la réconciliation qu'on essaie d'avoir et de mener entre les différentes filières énergétiques. Je l'ai dit lorsque j'ai été nommé à à Matignon par le président
de la République au fond que il y avait un décalage qui devenait de plus en plus préoccupant entre la géopolitique globale, la situation internationale et notre vie politique intérieure. On a eu évidemment l'ensemble des discussions budgétaires de l'automne dernier, mais je crois qu'il y a bien une thématique qui démontre bien qu'il y avait une urgence à tracer un chemin qui certes ne sera pas forcément consensuel, on va y revenir, mais dans lequel ne pas décider pour le coup devener fondamentalement dangereux pour notre souveraineté, pour notre capacité à produire, pour notre capacité à organiser nos filières. Et je remercie celles et ceux qui les représentent ici aujourd'hui et qui vont avoir la parole dans un instant, c'est évidemment la question de l'énergie.
Pendant au fond longtemps, j'étais jeune secrétaire d'état à l'énergie il y a 8 ans, la question énergétique, elle était au fond largement animée par deux aspects. Le prix évidemment, on va y revenir, notamment pour les consommateurs d'électricité, les particuliers mais aussi le monde économique parce qu'il y a pas de développement industriel et il y a pas de développement même numérique de main ou d'une économie sans production d'électricité. Et l'autre facteur, c'était évidemment nos engagements internationaux climatiques et notre capacité à décarboner. Mais on le voit bien depuis maintenant singulièrement 3 4 ans. La question de l'énergie, elle pose de nouveau des questions redoutables en matière de souveraineté et d'indépendance. Et on l'a vu avec
cette dépendance au gaz russe et dont on voit très directement aujourd'hui que cette dépendance de la Russie se dirige désormais vers les États-Unis d'Amérique. dépendance vis-à-vis des hydrocarbures qui nous viennent du Moyen-Orient avec une situation politique et géopolitique on ne peut plus complexe avec donc aussi les chocs qui vont avec sur notre économie et donc une question assez redoutable avec d'ailleurs certains liens avec nos politiques aussi de défense en matière de souveraineté militaire c'est jusqu'à quel point veut-on rester dépendant d'un certain nombre de régions du monde cette nuit enfin tôt ce matin j'ai repris les les déclarations de Pierre Mesmer lorsqu'il était premier ministre ministre pour moi un modèle parce qu'il a été ministre des armées pendant
pratiquement 9 ans. Il est compagnon de la libération. C'est lui qui a été un des papcléaire militaire dans ce pays mais c'est aussi un des papas du nucléaire civil avec le plan Mesmer. Et au fond, on est à la fin de 1973, début 1974, il y a le premier choc pétrolier. Là, une part des filières économiques, des Françaises et des Français, de l'opinion publique, de la classe politique réalise quand même que la dépendance est un problème et que surtout on ne peut plus mettre tous nos œufs dans le même panier. C'est pour ça d'ailleurs qu'il décide d'un grand plan d'électrification parce que la consommation augmente. Le TGV, l'électroménager, les logements individuels avec le chauffage électrique et Mesmer décide avec ses ministres à l'époque de dire bah voilà, on va avoir
un plan rapide qui va nous permettre notamment de construire les premières tranches nucléaires de ce pays. Et en regardant justement les déclarations de Mesmer et les réactions aux déclarations de Mesmer, c'est pas complètement inintéressant dans le contexte dans lequel on est. Déjà, la première critique qui est faite, c'est que il y avait quelque chose d'autoritaire et qu'il y avait pas eu de débat au Parlement, dans lequel le gouvernement de l'époque dit qu'il y a urgence à réagir et dans lequel au fond on sait ce qu'il faut faire. Donc comme tout le monde sait ce qu'il faut faire, c'est peut-être pas la peine d'en parler pendant des heures. La deuxième critique qui est faite, c'est de dire "Mais voyons, qui va consommer toute cette électricité qui est
produite. Vous allez bien voir qu'on produit trop et que c'est complètement fou de construire des réacteurs nucléaires parce qu'il y aura trop d'électricité produite." Les critiques venant d'ailleurs autant des oppositions à l'Assemblée nationale qu'au Sénat ou dans certaines forces syndicales à l'époque. Et puis la critique de dire "Mais vous êtes complètement fou. L'uranium c'est une dépendance vis-à-vis de l'extérieur. On va se lier les mains avec un certain nombre de nouvelles dépendances. On va mettre tous nos œufs dans le même panier et puis en plus on va ruiner EDF." Et au fond, moi j'aime l'histoire quand on regarde un tout petit peu la semaine qu'on vient de vivre et les débats de 1973 1974, ça rend assez humble. Alors ça rend visiblement pas tout le
monde humble, mais moi en tout cas fondamentalement ça m'a rendu humble. Et donc avec humidité, je vous propose de rentrer dans le débat sur justement quelle est la stratégie énergétique pour les années qui vont venir. Les années qui vont venir et c'est aussi intéressant du débat qu'on a vécu cette semaine avec des réactions un tout petit peu épidermiques sur la base de chiffres qui n'étaient pourtant pas encore publ parce qu'on va les publier dans un instant. des réactions épidermiques sur au fond un rapport à tout cela qui est très courtmiste. Alors que le débat de ce matin, il va nous amener à nous poser des questions pendant 4 5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans en fonction évidemment des décisions que nous allons prendre. Et au fond, c'est le point de démarrage
et c'est pour ça que je commençais par l'hydroélectricité. Il y a pas de schéma dans lequel on peut être dépendant et je crois que tous les travaux préparatoires de la PPE ont été évidemment menés par Roland l'escur mais je remercie aussi les les prédécesseurs. Il y a Marc et Agnè un certain nombre d'acteurs qui sont largement engagés sur ces sujets gar depuis tant d'années qui au fond bah notre sujet c'est le carbone et pour la première fois nos intérêts climatiques correspondent à nos intérêts géopolitiques. une chance, ça aurait pu diverger et pour la première fois aussi nos intérêts industriels, climatiques et géopolitiques correspondent aux intérêts du consommateur et à sa facture d'électricité et ça c'est un alunement qui au fond nous amène à une seule vraie question,
c'est comment on est capable d'électrifier plus vite. L'électrification du pays par la demande, par la consommation passe aussi par l'offre. Et c'est ce que certains ne veulent pas comprendre dans ce débats public, c'est que il y a une corrélation essentielle entre l'offre et la demande, surtout dans des moments où des chocs industriels sont à venir en matière de consommation énergétique. Je vais pas être trop long. En tout cas, vous le comprenez bien, ce n'est pas qu'un décret qui sera signé, enfin qui a été signé, qui sera publié demain matin au journal officiel. C'est un plan qui est plus complet, une stratégie globale. Le décret d'ailleurs n'étant pas tout parce que derrière ce sont surtout les appels d'offre qui vont sortir suite à ce décret qui vont donner le rythme
justement de cette production d'électricité. Derrière ce sont des décisions qui vont continuer d'être prises en matière nucléaire. président et merci de nous accueillir et je remercie à travers vous l'ensemble des équipes de DF qui sont ici parce qu'on leur doit beaucoup dans cette histoire justement cette épopée énergétique du pays. Mais enfin clairement on vient traduire dans les textes le choix que nous faisons sur le nucléaire et pas tellement que pour le nucléaire sur le parc des centrales existantes mais sur le nouveau nucléaire. notre ancien délégué général pour l'armement Joël Bar qui a cette mission de délégué interministériel, il reviendra sans doute. Et puis parce que c'est un mensonge que de dire que 100 % de la consommation d'électricité du pays ne
peut venir que du nucléaire, bah ça nous permet de pivoter vers des filière renouvelables qui elle là aussi beaucoup de gens ne veulent pas voir mais ont changé fondamentalement d'aspect et de visage ces 20 dernières années parce que certaines filières désormais sont fondamentalement souveraines en tout cas sont développées sur l'ensemble du territoire que les nouveaux les nouvelles technologies notamment numérique d'intelligence artificielle va mener à des sauts importants de maîtrise du pilotage du stockage autant de sujets évidemment sur lequel nous allons revenir ce matin. En tout cas, le décret demain, la loi dit Bolo Baptistel en avait de parlementaire madame la députée entre l'Assemblée nationale et le Sénat. Je sais à qui je le dis ici parce que
c'est attendu depuis maintenant 15 ou 20 ans et c'est la capacité à pouvoir réinjecter beaucoup d'argent dans l'hydroélectricité française et puis derrière le ministre l'Escure et ses équipes qui vont prendre la main pour essayer de dessiner un plan d'électrification qui devra au fond converser en miroir avec cette PPE. Et c'est pour ça que je remercie un certain nombre de représentants d'autres filières ici, monde agricole, monde du logement, madame la ministre, monde du transport parce que l'électrification par définition c'est tout asimute dans l'ensemble des filières. On pourra pas tout traiter ce matin. Je juste avoir un mot pour Corse et Outreem, les zones dites non interconnectées sur lequel on aura aussi une déclinaison de ces stratégies parce que paradoxalement dans
nos territoires ultramarins dans lequels il ne manque ni mer, ni vent ni soleil, on a encore une dépendance aux hydrocarbures qui est plus que préoccupante et madame la ministre de l'environnement cher Monique qui en plus va en contradiction avec nos engagements internationaux en la matière et donc ça fait évidemment partie des points de vigilance à avoir dans les temps qui viendront. Je suis pas plus long. Merci en tout cas de vous être libéré pour ce qui est plus qu'une table ronde qui est un moment aussi de partage. Je veux que la parole soit la plus libre possible. Il y a des sujets ils sont clivant. Parle beaucoup président du pilotage des centrales nucléaires ces derniers temps. Il y a des sujets qui sont éminemment techniques, qui sont malheureusement
trop simplifiés dans le débat public. La réalité c'est que une fois de plus, il faut avancer. Donc essayons de traiter euh avec notre modérateur l'ensemble des sujets pour avoir une feuille de route qui au moins nous emmène jusqu'à l'élection présidentielle et évite ce surplace qui est absolument délétaire.
Merci monsieur le Premier ministre. Alors nous allons avoir quelques prises de parole avant ce tour de table. Sophie Mourlon, directrice générale de la direction de l'énergie du climat. C'est à vous. Bonjour. Merci beaucoup. Merci monsieur le premier ministre. Quelques mots de la programmation pluriannuelle de l'énergie qui est encore en vigueur à l'heure à laquelle on se parle. La programmation pluriannuelle de l'énergie adoptée en 2020 et qui avait été préparée à partir de 2017 pour en tirer un premier bilan. Euh cette programmation, elle prévoyait euh les sorts de la production d'énergie renouvelable décarbonée avec des objectifs importants sur les énergies renouvelables, gaz, carburant, électricité, chaleur. Ces objectifs ont
été globalement atteints avec des contrastes. On a par exemple dépassé les objectifs de de 2023 pour la production des pompes à chaleur, le biogaz ou les biocarburants. Et en revanche, on est encore en de çaa des objectifs qu'on s'était fixés pour la géothermie ou l'éolien en mer, par exemple. Cette programmation de 2020, elle prévoyait également la fermeture de 14 réacteurs nucléaires, mais également des études, des études sur la faisabilité et la pertinence d'un programme de nouveau nucléaire et sur les options de développement du nucléaire et des énergies renouvelables pour le mix électrique. Ces études, elles ont été conduites, elles ont été publiées en
2022 et c'est sur la base de ces études et des travaux ultérieurs que la nouvelle programmation qui va être adoptée a pu être construite. Cette programmation pluriéannuelle de l'énergie, elle prévoyait également la baisse des consommations et en particulier la baisse des consommations d'énergie fossile. Vous l'avez dit, monsieur le Premier ministre, c'est un élément déterminant parce que la dépendance de la France aux énergies fossiles reste un point important sur sa facture énergétique et en particulier en période de crise. Ces objectifs de baisse des consommations d'énergie fossiles, ils ont été atteints avec une baisse de 14 % entre 2019 et 2023 et euh
on a pu mettre quasiment un terme à la production d'électricité à partir de charbon euh puisque ces deux dernières années la production d'électricité à partir de charbon est inférieure à 0,1 % de notre mix électrique. Nous avons donc aujourd'hui une production électrique qui est décarbonée à plus de 95 % et disponible en abondance ce qui permet le développement des usages électriques. Mais on y reviendra ce matin puisque c'est un des objectifs sur lequels il reste beaucoup de travail. On peut dire aussi que cela nous a permis de travailler certainement de traverser pardon certainement dans de meilleures conditions la crise énergétique de 2022-2023 qui avait été provoquée par l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
par les difficultés à ce moment-là de notre parc nucléaire et par une sécheresse historique qui a sévi en 22 23 et qui avait réduit également la disponibilité de notre hydroélectricité. Voilà pour quelques éléments de bilan premier ministre. Merci Sophie Mourlon. Thomas, si on peut passer le micro à Thomas Verinc, directeur exécutif chez RTE qui va nous présenter les scénarios de RTE qui éclairent le débat public en tant parce que c'est une des missions de RTE très claire du débat public. Merci monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres. Donc effectivement RTE parmi ces missions documente différents scénarios, différentes options en matière de production, en
matière de consommation, d'électricité. C'est un travail qui est technique, scientifique, minutieux, parfois aride, mais c'est ce qu'il faut pour qu'on puisse prendre des décisions qui sont éclairées sur la base de fait technique et économique. Le bilan prévisionnel, c'est une méthode, les coûts complets du système. Pas de coût cachés, pas d'impasse. On regarde ce qui se passe dans toutes les configurations. C'est un socle de résultats techniques. Au cours des dernières années, on a tout étudié de la fermeture de réacteur nucléaire à la construction de nouveau, de scénario de moratoire sur les
renouvelables à la franche accélération. Ça nous donne des convictions, des certitudes. Prolonger les réacteurs existants rentables pour la France dans toutes les configurations. Construire des nouveaux réacteurs, rentabilité avérée dans les scénarios d'électrification. idem pour les énergies renouvelables. Ça permet aussi d'éviter des faux semblants. On parle toujours nucléaire d'un côté, renouvelable de l'autre. Mais qu' y a-t-il de commun entre l'éolien offshore qui partage les mêmes constantes peut-être que l'hydraulique ou parfois que le nucléaire et les mêmes types d'investissement par rapport au solair ? Donc en fait, il faut différencier. Euh donc le bilan prévisionnel, c'est aussi des analyses sur les risques risques de manquer d'électricité à terme
dans des scénarios où on combine l'électrification rapide et moratoire que ce soit sur le nucléaire ou les renouvelables. Risque économique si jamais on a peu d'électrification mais qu'on met beaucoup beaucoup de production. Tous ces risques qui sont techniques, ils sont documentés, on les connaît. C'est aussi des solutions euh pour exploiter le système électrique, bah il faut le piloter en temps réel. Beaucoup de gens disent un système avec beaucoup d'énergie renouvelable, c'est un système décentralisé. Ce n'est pas le cas. Un système avec des énergies renouvelables, c'est un système centralisé avec du pilotage en temps réel. Et l'objectif, c'est que au cours des prochains mois et des prochaines années, on soit en situation d'exploiter
ce nouveau système qui nous permettra de produire plus d'électricité et de remplacer du gaz et du pétrole. Pour ça, on a un guide. ce qui a été fait. Le premier ministre a parlé du plan Mesmer dans le déploiement du plan Mesmer dans les années 80 à la fin des années 80, début des années 90. On avait des problèmes qui ressemblaient à ceux d'aujourd'hui. La production, ça allait bien. Elle avait retrouvé son niveau. La consommation elle suivait pas la trajectoire des années 70. On a trouvé des façons de traiter des excédents d'électricité avec un bon plan d'électrification. On a trouvé la façon d'avoir de la flexibilité. On pense à nos chauffaux qui s'activent automatiquement la nuit. belle réussite he des années 80, ça fonctionne extrêmement bien. On doit aujourd'hui
trouver le même type de solution technique pour faire fonctionner notre système et on est capable de le faire et les prérequis techniques de ces systèmes ont été exposés par RTE. Qu'est-ce qui va se passer dans les prochaines années ? Deux possibilités. Première, une électrification rapide du type plan mesmè. On a appelé ça scénario, c'est le scénario vert que vous voyez, décarbonation rapide. décarbonation rapide, c'est + 10 % en 5 ans. Est-ce que c'est difficile ? Oui. Est-ce que c'est inédit ? Non. C'est ce qu'on a fait dans les années 80 90. dans décarbonation rapide, même si on est économe, on remplace du pétrole et du gaz par de l'électricité et donc la
consommation augmente. L'autre scénario, ça s'appelle décarbonation lente. Dans celui-là, nous retrouvons en 2030 la consommation antérieure au Covid. dans ce scénario là effectivement on va plus lentement on décalme moins vite mais on le fait aujourd'hui. Je voulais finir par deux bonnes nouvelles. La première c'est que aujourd'hui ces scénarios c'est plus uniquement de la prospective projets derrière des projets concrets. Juste sur la grande industrie ou le numérique il y a 170 grands projets existants. Si on les concrétise tous au-dessus de décarbonation rapide. On a ajouté 25 GW de nouveaux projets en 2 ans. C'est très rapide. La France va vite est attractive. La deuxième bonne
nouvelle, c'est que nous avons l'électricité qui est abondante et qui est compétitive sur les marchés. Rappelez-vous il y a 3 ans, il y a 3 ans, le risque de pénurie, c'était il y a pas si longtemps. Parmi vous, différentes filières venaient, vous vouliez réserver des quotas d'électricité pour 2030 et 2035 par peur d'en manquer. Nous ne sommes plus dans cette situation. La France est en situation de faire à la fois de l'électrification de l'industrie lourde, des transports, du bâtiment et du numérique. D'autres pays ne sont pas dans notre situation. Ça me semble donc un excellent point de départ pour réfléchir à notre politique énergétique dans les prochaines années. Merci Thomas Verinc. La parole passe à
Roland l'escur. Monsieur le ministre. Merci. Merci Nicolas. Monsieur le premier ministre. Mesdames, messieurs les ministres, passés et présents. Mesdames et messieurs les élus, mesdames et messieurs surtout les membres de la grande famille de l'énergie française. On est vraiment dans une réunion de famille aujourd'hui et je voudrais revenir 4 ans en arrière, presque jour pour jour, le 10 février 2022 à Bfort quand le président de la République a tracé un nouvel avenir pour les filières énergétiques françaises qui je pense a fait beaucoup d'heureux dans la salle, quelle que soit la partie de la famille dont il dont ils font partie. et on se retrouve 4 ans plus tard après un travail énorme de consultation, de réflexion, un travail au parlement, un travail dans les territoires qui a été
mené par au fond toutes celles et ceux qui sont présents aujourd'hui. Et je pense que ce travail, il a été utile parce qu'on arrive aujourd'hui sur une copie, j'espère en tout cas qu'elle va vous en convaincre, qui est à la fois rigoureuse, raisonnable mais ambitieuse et qui nous permet, monsieur le premier ministre, de faire face à la triple urgence que vous avez mentionné. Elle est géopolitique, elle est économique et elle est climatique. Ces trois urgences, elles convergent et il faut maintenant s'atteler de manière très concrète à y faire face. Et donc on vise, c'est inscrit sur cette diapositive plus 120 terw de production en 2035. Monique Barbu évoquera la partie demande tout à l'heure. Certains diraient il faut attendre que la demande soit là pour augmenter la production. D'autres
diraient il faut attendre que la production soit là pour augmenter la demande. Évidemment, il faut faire les deux. Sinon, on risque très vite de se retrouver dans des situations comme vous l'avez dit, on se retrouvait il y a il y a 3 4 ans. C'est un peu plus de 20 % de hausse de la production par rapport à celle qu'on avait l'année dernière. C'est évidemment ambitieux mais c'est aussi atteignable. Et comme on est devant la famille de l'énergie française, je voudrais dire que pour arriver à ça, il faut enterrer définitivement les querelles de famille. Définitivement. On a besoin du nucléaire parce qu'il est facilement pilotable, mais on sait qu'il met un paquet de temps à être construit évidemment. Et ça fait partie des défis majeurs auxquels EDF et tout l'écosystème de la filière
nucléaire va faire face dans les dans les mois qui viennent. On remonte une slide différente. On a aussi besoin du renouvelable parce que le renouvelable bah il est un peu moins flexible en production mais il est plus flexible en construction et si on veut augmenter les capacités de production à court terme, il va falloir faire du renouvelable. Alors les slides vont plus vite que le ministre. Donc je voudrais qu'on revienne sur le nucléaire quand même parce qu'il est essentiel, c'est la base comme on l'appelle dans le métier, c'est la colonne vertébrale de notre production. On était à moins de 300 TW en 2023 au plus bas. On est aujourd'hui à 360 TW. Merci monsieur le président et merci à toutes les équipes de DF qui ont travaillé d'arrache-pied pour arriver là
où on est. Mais on va continuer en 2035, on sera entre 380 et 420 TW et comme vous allez livrer les OPR2 en temps et en heure dès 2038, on pourra inaugurer un nouvel EPR2 euh et on en sera tous très heureux. C'est la base. C'est ce qui permet de contribuer entre 70 et 85 % suivant les années des années à venir à notre production électrique. Évidemment, on en a besoin. On va s'appuyer dessus. Ça fait partie des forces de la France, vous l'avez dit, monsieur le premier ministre, depuis 50 ans. Grâce à la proposition de loi en cours d'examen, on peut aussi investir diapositive suivante dans nos barrages. On est sur un très beau barrage qui date de de plusieurs décennies. Vous allez pouvoir investir, y compris ici euh dans ce qu'on appelle les fameux steps, les
pompes qui permettent de mieux gérer les pointes électriques. On parle de 2,5 Go en plus d'ici 2035. C'est énorme surtout dans les moments de pointe où on a le besoin de plus d'électricité. C'est 7 750000 foyers qui vont pouvoir être dans les moments de pointe, être directement approvisionnés sans pression sur le réseau grâce à ces investissements. 11 % de capacité de production en plus. On va évidemment poursuivre sur l'éolien. On a entendu à la fois les messages politiques. On a aussi entendu l'impact de la révolution technologique qui fait qu'aujourd'hui on peut remotoriser des éoliennes en place. On sera à 31 GW pour l'éolien terrestre entre 35 et 40 en 2035. Pour l'éolien marin, on va
accélérer. Vous savez qu'on n'est pas très haut, à peine 1 Go actuellement, on va aller vers 3,6 Go en 2030, 15 Go en 2035. Tout ça sont des chiffres assez techniques. Derrière ces deux photos là, il y a à peu près 15 millions de françaises et de Français qui peuvent être approvisionnés en électricité. Et quand on passe à l'autre énergie renouvelable qu'on connaît tous, le solaire, on a aussi sur la diapositive suivante, pardon, à peu près 15 en fait 17 millions de concitoyens français qui peuvent être approvisionnés si on poursuit le développement du photovoltaïque à la fois en développant ce qui est dans les tuyaux, si je puis dire, des projets qui ont été acceptés et qu'on doit maintenant mettre en œuvre dans les champs 48 Go d'ici 2030 et
entre 55 et 80 2035. Cette fourchette peut sembler large, mais on l'a vu tout à l'heure, les scénarios de demande eux aussi le sont. Et ce que le premier ministre a souhaité, c'est qu'on ait une clause de revoyure qui nous permettra dès 2027 en fait de savoir sur quel type de scénario on est et d'adapter évidemment les capacités de production à ces différents scénarios. Alors, les spécialistes ici le savent, l'énergie décarbonée ce n'est pas seulement l'électricité. Donc on va évidemment continuer à travailler sur d'autres sources extrêmement importantes. La chairleur renouvelable, le biométal, les biocarburants hydrogène. On va aussi, je rassure ceux qui sont inquiets, qui nous ont écrit ces derniers jours, continuer à travailler sur les nouvelles énergies
maré motrices et et poursuivre les expérimentations. Évidemment, l'innovation, c'est important. Puis vous l'avez dit, monsieur le premier ministre, faudrait terminer par parler des territoires d'outre mer et de la Corse. Ils sont partout dans le monde. Ça fait partie de notre fierté mais reconnaissons-le, ils sont aujourd'hui les parents pauvres de la décarbonation. On a plus de 75 % de l'énergie dans ces territoires encore et ailleurs qui est carbonée. Alors qu'on a évidemment des atouts énormes dans tous ces territoires. La géothermie, l'éolien offshore, le solaire, les barrages, ils sont partout sur cette carte. Il faut qu'on investisse. Vous m'avez demandé, on va le faire monsieur le premier ministre, de relancer la PPE dans les outresemes. On va le faire très vite de
manière à ce que les parents pauvres deviennent les enfants riches. Voilà, je serai pas plus long. Merci à tous et à toutes. Vous avez parlé des gouvernements qui dans les années 70 font qu'aujourd'hui on a l'énergie décarbonée en volume et pas cher. Soyons à la hauteur de manière à ce que nos enfants dans 30 40 ans puissent aussi nous remercier. Ce sera ici ou ailleurs, mais nous remercieront j'espère d'avoir mis la France au niveau. Merci.
Merci monsieur le ministre. Et pour conclure ce propos introductif, madame la ministre Monique Barbu. Monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, mes chers amis. Alors, c'est vrai pour une fois, vous avez un ministre de l'économie, un ministre de l'industrie et un ministre de la transition écologique aligné. Chacun voyant midi à sa porte, la mienne, c'est de sortir des énergies fossiles. Et donc là aujourd'hui, nous sommes tous là parce que en réalité pour nous en France, le meilleur moyen de regagner notre souveraineté, de retrouver du pouvoir d'achat pour les
Français, de ne plus être dépendant des prix du gaz et du pétrole qui nous viennent de l'extérieur, c'est de construire un grand programme électrique. Et donc je crois que là vous ne verrez pas une différence entre nous tous. Et c'est vrai que cette PPE, elle vient pas non plus de n'importe où. Il y a en fait un triptique qui s'est construit, c'est la stratégie nationale bascarbone que nous avons publié en décembre qui dit voilà voilà les secteurs sur lesquels il faut que nous travaillons, voilà à quel résultat il faut que nous
arrivions. Ensuite, nous avons aujourd'hui ce que nous sommes en train de dévoiler qui est la PPE et je pense que d'ici le mois d'avril, nous aurons un plan d'électrification chiffré aussi secteur par secteur. Alors, ceci étant sur ce plan, euh on sait autour de quoi il va s'organiser. Il va s'organiser autour de quatre chantiers. Je dirais deux chantiers que j'appelle des chantiers de souveraineté qui sont l'industrie et le numérique. Sur l'industrie par exemple, il faut qu'elle soit de mains électrique. et
Roland l'escur accompagné avant-hier le président chez Arcelor Mital qui a annoncé la création d'un investissement sans précédent de 1,3 milliards pour un four électrique. C'est le premier investissement de ce type en Europe et il est en France et c'est ce type d'investissement que nous allons poursuivre. Roland a aussi annoncé, je crois hier, le un soutien de 1,6 milliards d'euros pour électrifier se sit industriels qui sont parmi les 50 plus émetteurs de
la France. Ces sept sites à eux seuls représentent l'équivalent de la rénovation thermique de 1,5 millions d'habitation. Donc on parle de choses colossales. Je disais l'autre chantier de souveraineté c'est le numérique. Et là même chose en 2025 on a été le pays le plus attractif sur les data center. On a fait jusqu'à 69 millions milliards d'investissements l'année dernière et nous avons aujourd'hui 35 sites capables en France d'accueillir de nouveaux data
center et ça aussi c'est notre force. Nous avons aussi deux chantiers qui apparaîtront dans ce plan d'électrification qui concerne le pouvoir d'achat des Français, le bâtiment et le transport. Sur les bâtiments, clairement, il faut continuer à aller plus loin avec les pompes à chaleur. Il faut les produire en France et il faut créer aujourd'hui. Et c'est ce quoi nous continuons à travailler et on sera prêt d'ici le mois d'avril. un nouveau modèle de financement sur ces pompes à chaleur. Aujourd'hui, euh l'année dernière, je crois que c'était 180000 pompes à chaleur. On aimerait
viser pour la pour l'année 300000 pompes à chaleur pour cette année. Sur les transports, bien évidemment, nous pensons tous au véhicules électriques. Personne n'imaginait que la R5 électrique aurait le succès qu'elle a eu. Et ben, nous devons encore accélérer pour rendre cette révolution de de l'électrique qui soit accessible à tous les territoires et à toutes les bourses. Nous voulons qu'en 2026 une voiture sur trois achetées soit une voiture électrique. Alors bien évidemment, on ne va pas
imposer ces mesures depuis Paris et pour chaque secteur concerné par le plan d'électrification, nous allons avoir des groupes de travail qui vont réunir les filières, les organisations professionnelles et les élus afin que nous soyons tous d'accord sur les solutions qui sont aussi acceptables socialement et économiquement. C'est pourquoi dès la semaine prochaine avec Roland l'escur, nous réunirons les filières autour de ces quatre objectifs d'électrification. Et je vous donne tous rendez-vous vendredi prochain à Rocklore où avec Philippe Tabarot, nous aurons un premier
groupe de travail sur l'électrification de la logistique et nous allons continuer comme ça jusqu'au mois d'avril sur l'ensemble des secteurs. En conclusion, ce triptique va nous permettre de nous réindustrialiser tout en diminuant nos émissions. Et ce programme d'électrification, je voulais aussi le souligner, est couplé aussi à une bascule technologique. Construire des alternatives électriques aux technologies sur lesquelles notre monde a reposé depuis des siècles produire de l'acier sans charbon. propulser une voiture sans
essence. C'est tout cela qu'il faut voir dans cette révolution d'électrification. Et donc nous allons maintenant accélérer ce déploiement dans un objectif bien sûr industriel mais aussi climatique et de faire en sorte que en 2030 60 % de l'énergie qui soit consommée en France soit de l'énergie décarbonée. Vous avez été nombreux à parler du plan Mesmer il y a 50 ans qui était un plan de souveraineté, un choc de souveraineté. Et bien aujourd'hui, notre choc à nous, c'est un choc pour notre indépendance et pour notre climat. Merci
monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, monsieur Thomas Verinc et madame Sophie Mourlon. Merci pour ce propos introductif. Nous allons désormais passer à la table ronde où les principaux capitaines d'industrie et représentants des fédérations de professionnels vont pouvoir prendre la parole. J'aurais l'honneur d'animer cette table ronde en à peu près 1 heure. Vous serez 18 à parler. Donc je vous remercie d'être précis dans vos messages. Euh mais avant ça, je vais me présenter donc Nicolas Goldberg. Moi, je suis consultant dans le secteur énergétique. Je gravite autour de la plupart d'entre vous. Vous je suis également responsable énergie auing tank terranova. Écoutez moi, je vais vous dire, cette programmation énergétique, ça fait plusieurs années que je la suis.
Je pense parler au nom de nous tous quand je vous dis que très honnêtement n'y croyais plus voilà que on a eu plusieurs faux départ des tentatives des reconcertations. Ce qu'on peut dire c'est que au moins cette PPE elle aura été concertée et que elle est aussi aboutie qu'elle peut être et que s'en suivra plusieurs plans justement car ce n'est qu'un outil au service d'un plan d'électrification, d'accompagnement des usages, de décarbonation dans différents secteurs, d'accompagnement du pouvoir d'achat et d'électrification dans les zones non interconnectées. Donc en tout cas, c'est un bon point de départ. Alors, je vais vous passer la parole les uns après les autres. On va commencer par un grand bloc sur euh la thématique de l'électrification. Monsieur Bernard
Fontana, président de DF, c'est vous qui allez avoir l'honneur de parler en premier. Alors sur la partie consommation puisqu'on reviendra à vous évidemment pour la partie production, déjà merci de nous accueillir sur ce barrage que vous opérez aujourd'hui en concession. Le régime va évoluer, on y reviendra avec vous madame Baptistelle. Mais alors pour parler de de l'éléphant dans la pièce qui est l'électrification, c'est un sujet stratégique pourf mais stratégique également pour la France pour utiliser tous ces terra dont nous disposons. Le plan 2DF, c'est 150 TW de consommation en plus dans les prochaines années, notamment en s'appuyant sur la grande industrie avec les contrats les contrats long termes. Ma question pour vous, comment EDF accompagne de tels investissements dans
la consommation électrique et dans le passage d'une consommation fossile à une consommation électrique supplémentaire ? Merci. Donc, monsieur le premier ministre, mesdames, messieurs les ministres et les élus, chers amis, effectivement d'abord une grande priorité pour nous. Nous avons des clients bien s'en occuper, les rassurer sur la capacité à avoir une électricité qui est disponible, compétitive. ça a été souvent cité, souveraine et bas carbone et pour cela euh mettre une grande priorité sur l'électrification. Alors, il y a les clients particuliers, on a 5000 conseillers en France, tous en France qui sont là pour les accompagner et les conseillers pour l'électrification.
On a parlé beaucoup des des industriels ou des professionnels et pour eux c'est une politique commerciale avec des contrats à 4 3 4 5 ans qui sont très compétitifs qui sont à leur disposition. Ils en ont signé près de de 18000 récemment et on les accompagne les contrats à long terme pour qu'ils aient une visibilité qui leur permettent aussi qu'il soit incitatif pour investir. Alors il y a notre collègue d'aluminium d'inquer qui est là ça ça a été fait. Je pensais à Safran aussi qui qui va investir et puis bien sûr Arcormital, on a pu signer un contrat sur 18 ans avec des incitations, ils ont une visibilité et alors ils peuvent engager des investissements de cette nature. Il y a eu Excelium récemment aussi qui peut bénéficier de
10 TW par an. Ça donne une visibilité aux industriels et pour leur permettre de faire. Mais on voit que il faut aussi travailler les procédés. Qu'est-ce qu'on peut faire pour électrifier les procédés ? Donc avoir des des discussions professionnelles spécialisées et moi je crois beaucoup à ces opportunités qui qui sont devant nous. Il y a les data center qui ont été évoqués. Effectivement nous mettons aussi à disposition des terrains souvent des anciennes centrales électriques à partir de de charbon ou de fi qui sont qui sont connectés où on peut aller très vite parce que le facteur temps est important. Donc ça a été le cas déjà avec HCORE et Éclairon et nous en avons d'autres que nous allons effectivement mettre à leur disposition. le il y a les deux sujets qui ont été
évoqués également qui sont des grandes priorités pour nous, c'est la mobilité, comment on peut aider. Alors, nous avons des des relations avec notamment dans la mobilité lourde et un plan pour mettre à disposition des bandes de recharge que les gens soient absolument rassurés qu' il puissent recharger. Et puis les les pour le bâtiment, les pompes à chaleur pour nous, c'est on mettre le paquet sur les paques, c'est clairement dans nos priorités. Donc on se retrouve tout à fait dans les thèmes qui ont été évoqués à l'instant. Merci monsieur le président. On reviendra à vous pour la partie production mais effectivement l'électrification ça a déjà commencé et ce projet de d'arcelormital d'avoir des fours électriques est quand même assez symbolique et envoie un un bon signal.
Alors Nicolas de Varen pour l'uniden, je je me tourne vers nous. Donc vous vous représentez les gros industriels électrointensifs. Il y a pas d'industrie sans énergie, sans énergie abondante et peu chè. Alors certains de vos adhérents ont déjà signé des contrats à long terme pour bénéficier d'une électricité décarbonée et compétitive dans la durée avec une visibilité. Et donc comment cette visibilité donnée va provoquer accélérer des investissements de remplacement des énergies fossiles et une consommation électrique supplémentaire ? Merci monsieur le premier ministre. Oui, aujourd'hui nous c'est 200 usines 70 TWh, c'est-à-dire 70 % de la consommation électrique de l'industrie en France. Et nous espérons nous espérons porter euh ces 70 TWh grâce à la décarbonation à sensiblement 100
voire 120 TWh horizon 2035-2040. Nous avons point essentiel une consommation en base et nous avons un lien de ce point de vue-là historique avec l'hydroélectricité. tout le bonheur d'être ici aujourd'hui sur un site hydroélectrique et ensuite bien évidemment ce lien organique avec le parc nucléaire. trois conditions pour nous pour investir. D'abord, il y a deux mots que nous nous détestons de I, c'est l'incertitude et l'incohérence. Probablement pas les seuls, mais pour décider de d'investissement à tendre retour, 10 ans ou 15 ans, il faut lever ces deux obstacles. Trois conditions d'attractivité qui sont fond de la France, une une terre extrêmement attractive de ce point de vue- là. La disponibilité, la
prévisibilité sur l'électricité, sur l'électron. Et ça c'est un point fondamental. J'étais hier en Allemagne au plus grand salon électrique d'Europe et les Allemands nous env cette disponibilité et cette prévisibilité. Il nous envie également le système électrique dans son ensemble, non seulement la production dont on parle facilement et beaucoup, mais aussi des réseaux et des transports. L'intégration à la fois sur le transport et la distribution est quelque chose d'extrêmement essentiel. Et vous savez que l'Allemagne aujourd'hui de ce point de vue-là est une grande position de faiblesse et ils sont loin d'avoir réglé leurs problèmes. Disponibilité, prévisibilité, deuxièmement bas carbone bien évidemment et décarboné. C'est le deuxième facteur d'attractivité et ça reste une constante
pour nos stratégies. Nos groupes qui sont souvent des groupes mondiaux ont une stratégie de décarbonation et quoi qu'il se passe dans la tête de certains aux États-Unis ou ailleurs, ils ont des feuilles de route de décarbonation, ils s'y tiendront parce que les marchés le leur demandent. Alors, les marchés ne valorisent pas encore exactement euh au bon prix les produits bas carbone. Ce sera un des grands enjeux, hein, vous le savez, pour l'acier vert et autres. Mais pour autant, il n'empêche que de plus on descend de les chaînes de valeur, plus cette demande euh de produits bas carbone ou décarbonés se confirme. Le troisème notre liste bien évidemment, c'est la compétitivité. Et la compétitivité pour nous, elle s'articule essentiellement autour de contrat. Nous
avons retrouvé, merci Bernard, nous avons retrouvé euh la voix d'un dialogue équilibré euh constructif avec EDF qui est notre partenaire historique. Nous souhaitons bien sûr pouvoir conclure des contrats à long terme avec d'autres mais et cette loi nous l'avons retrouvé à travers des différentes formules contractuelles, des contrats ADOC, des contrats dit en ruban, mais également ces CAPN dont l'attractivité va se renforcer avec la réhausse du la réhausse qui vient d'être indiquée de la fourchette de production. C'est un facteur très important auquel nous sommes extrêmement sensibles. Voilà. Et donc cette construction et c'est pour ça que cette perspective nous a permis de sortir de l'arène alors dans un contexte de marché qui est effectivement de notre point de vue plus
détendu mais pour autant cette nouvelle perspective contractuelle à 5 ans, à 8 ans, à 10 ans, à 15 ans, voire à 18 ans pour certains euh nous permet d'avancer et fait de la France incontestablement un territoire attractif. Je pense qu'il faut capitaliser sur cette sur ça. Disons que la France est le territoire de l'or blanc pour prendre cette comparaison. Alors, contrairement à l'or jaune, euh il ne doit surtout pas se tésoriser, il doit se consommer mais incontestablement c'est un facteur d'attraction majeur et tous les investisseurs internationaux, il y sensibles. Merci Nicolas Devaren alors nous allons maintenant passer la parole à un grand consommateur puisque près de 1 % de la consommation électrique, c'est chez lui, Guillaume de Goys, pour aluminium aluminium d'Inker. Alors, première
fonderie européenne, ce qui permet de sécuriser la production la production primaire, ce qui est essentiel dans un monde à la géopolitique contrarié puisque c'est au-delà de d'être une production, c'est un outil de souveraineté nationale mais aussi européenne. Alors, vous avez d'ailleurs été un des premiers à signer un contrat long terme avec EDF à l'arrivée de Bernard Fontana ici présent. Alors, expliquez-nous comment ça a été déterminant pour investir dans de dans de nouveaux fours électriques et sécuriser cet outil de production décarboné et souverain. Merci monsieur le premier ministre et et vous vous tous ici présents. Merci pour pour ça et pour nous donner de la visibilité. Je vais pas revenir sur les mots de de Nicolas que je partage bien
évidemment complètement pour nous. cette visibilité et le contrat de 10 ans que nous avons signé il y a quelques mois maintenant nous donne cette visibilité va nous permettre d'investir. C'est avec grand plaisir que nous avons été lauréat annoncé hier sur le GPID, donc les grands projets industriels de décarbonation. Ça va nous permettre euh de d'entrer dans cet investissement qu'on estime aujourd'hui à peu près 340 millions d'euros euh pour la décarbonation du site d'aluminium d'Inker qui fait partie des 50 sites les plus émetteurs et euh le les diapositives le présentaient. Pourquoi c'est important en terme de souveraineté ? C'est que l'aluminium on en a besoin et on a besoin de le produire chez nous parce que c'est clé pour les pompes à chaleur, c'est clé pour les véhicules
électriques, c'est clé pour transporter l'électricité. Euh donc on a besoin de ça ici en France et vous pouvez compter sur nous industriel pour continuer à investir investir sur le long terme avec de l'électricité décarbonée compétitif pour que nous puissions renforcer cette souveraineté dont nous avons tous besoin. Merci. Alors effectivement, on a parlé des fours de d'Arscè Orbital, mais il y a sep projets dont vous faites partie qui ont été sélectionnés dans les appels d'offre européens pour se décarboner et ça aussi ça va être de l'électrification en plus. Et là-dessus, la France, on peut quand même se féliciter parce qu'on a raflé quand même la plupart des des projets et là-dessus collectivement on peut s'en féliciter. Alors Christian Buchel pour l'Union française de
l'électricité, je me tourne vers vous. consommer plus d'électricité, ça nécessite euh de réenchanter ce discours autour de l'électrification puisqu'on on a eu quelques discours parfois un peu négatif sur l'électrification. Donc comment est-ce qu'on réenchante ce l'électrification en en parlant de progrès technologique, de modernité et de de prospérité économique et peut-être d'histoire. Donc en tout cas, merci de poser la question de cette façon-là. Euh dans le plan d'électrification des usages qu'on a déposé sous le sapin de Noël, monsieur le premier ministre et madame la ministre, monsieur le ministre, toute la filière, hein, donc les producteurs d'électrons, quelle que soit la technologie, les réseaux, les les entreprises qui fournissent les services
auprès des clients euh et les acteurs de flexibilité de batterie. Effectivement, il y a beaucoup de mesures techniques et on va les apporter, madame la ministre, dès le 13, hein, si j'ai bien compris. Il y a beaucoup de mesures techniques. Il y a des mesures fiscales, nous appelons un un choc de fiscalité. Il faut rappeler que l'électricité est deux à trois fois plus taxée que les énergies fossiles qui pourtant sont importées. Mais j'aime beaucoup la question parce que la question dans les 50 mesures en fait, on a commencé par une question qui n'est pas technique qui est ben quel est le récit sur l'électricité ? On a commencé à travailler ce sujet très collectivement avec les personnes qui sont dans la salle mais beaucoup. Et peut-être faut-il le travailler avec les
Français ce récit parce que ce récit dit qu'on a un patrimoine qui est unique et que depuis de siècles, plus de deux siècles en fait, il y a pas une innovation technologique, il y a pas une rupture une révolution qu'elle soit économique ou qu'elle soit culturelle ou sociale qui ne s'est pas fait sans l'électricité. On a regardé la l'exposition de l'électricité à Marseille en 1908, pardon de revenir en arrière, mais elle est fantastique. Il y a évidemment l'exposition universelle, la fait électricité en 1937. Enfin, tout ça pour dire qu'on a un patrimoine un peu unique dans le monde. La deuxième chose qu'on a vu dans ce récit, c'est que nous avons des scientifiques alors depuis très longtemps hein, donc en père, si on est entre 17e et 18e siècle,
Marie Curry, mais on a peu parlé des prix Nobels récents de la de la physicienne voilà Anne Lulier qui a qui a travaillé sur les lasers par exemple. Donc on a la science aussi dans notre pays et puis l'électricité, elle a une caractéristique, c'est qu'elle est à la fois invisible et silencieuse et donc elle est tellement liée au progrès qu'on la voit pas. J'ai beaucoup aimé les expressions sur aussi sur les data centers, sur les les consommateurs qui viennent de s'exprimer. ben elle ne se elle ne se voit pas, elle est silencieuse mais effectivement elle apporte tout ce progrès. Et et l'autre, on va dire caractéristique qu'on a trouvé en France qui se retrouve pas dans tous les pays au monde, c'est qu'on a un patrimoine industriel. Alors il y a les acteurs de la production, des
réseaux, il y a les équipes entiers sont dans la dans la salle aussi, mais on a des leaders mondiaux sur toute la chaîne électrique. Sur toute la chaîne électrique, dans les équipements, dans l'ensemble de l'ensemble de la chaîne, on a des leaders mondiaux. Donc la France, elle a tout ce qu'il faut. pour passer parce que je le rappelle quand même euh nous ne sommes qu'à 27 % de part d'électricité dans l'énergie finale consommée dans notre pays et nous avons tout. Nous avons un superbe récit pour passer je sais pas peut-être très vite 2035 à 50 % de part d'électricité dans les usages finaux. En tout cas, toute la filière que je représente là, on a nos propositions mais elles sont évidemment euh à disposition pour travailler très vite. On est larme au pied pour y
participer à cette électrification du pays. Merci. Merci Christian Buchel. Alors, puisqu'on parle de récit autour de l'électricité, parlons également modernité avec vous Laurent Bataille. Donc à la FIEC, vous accompagnez les nouveaux usages numériques euh électriques et numériques. Alors à ce titre là, il faut rappeler que la France l'année dernière a été le premier pays et de loin à attirer les investissements dans les data centers. Ça a été diffusé dans les slides tout à l'heure. Donc vous à la FIEC, comment est-ce que vous vous préparez et comment est-ce que vous anticipez la croissance du Nomérique dans nos usages qui entraînera une consommation supplémentaire d'électricité ? Oui, merci. Effectivement la FIC hein et à la convergence à la fois du matériel
électrique, de l'électronique et des technologies de communication euh et donc du numérique. Euh si on regarde le numérique aujourd'hui euh dans le contexte euh de cette électrification et il a deux impacts majeurs et c'est une double chance. C'est d'abord une chance qui permet d'accompagner l'électrification des usages mais également les infrastructures. C'est là, monsieur le premier ministre, vous parliez du pilotage qu'en fait le numérique et par exemple l'intelligence artificielle. Mais de façon générale, toutes les technologies d'optimisation permettent ce qu'on appelle les smart grid, donc les réseaux intelligents euh qui sont nécessaires puisqu'ils deviennent plus complexes et doivent par exemple accueillir les renouvelables sur le réseau, le numérique rend cela
possible. Euh ça permet également le pilotage dans le bâtiment, dans le logement de façon à ce qu'on consomme l'électricité au meilleur moment. Et on a l'avantage dans un certain nombre des nouveaux usages de l'électricité d'avoir de l'inertie. C'est-à-dire qu'on peut décider quand est-ce qu'on l'utilise, soit pour chauffer, soit pour la stocker dans la batterie d'un véhicule électrique. Donc le pilotage a un rôle majeur à jouer. Et donc le numérique va rendre cette électrification beaucoup plus rapide et efficace et également compétitive pour les Français. 2e sujet, c'est le numérique en tant qu'infrastructure, les fameux data centers. Pourquoi est-ce que c'est un un sujet majeur ? D'abord parce que les
data center, c'est une infrastructure clé pour le pays. C'est une question de souveraineté. Aujourd'hui, dans un data center, il y a l'ensemble des données mais également les applicatifs systèmes qui font tourner les usines, les entreprises, les collectivités locales et donc ce sont des actifs critiques qu'il faut que l'on ait sur notre territoire. Or, il y a actuellement une vague majeure d'équipement data center très clairement tiré par les on a eu une vague avec les data center pour le cloud. On a maintenant une vague pour les data center pour l'Ail et aujourd'hui l'Europe n'a pas bougé très vite sur cette vague hein. Juste pour donner les ordres de grandeur, l'Europe a 18 % de la capacité cloud mondiale
pour 20 % de l'économie mondiale, seulement 4 % de la capacité en EA. Il y a donc une vraie opportunité pour l'Europe d'attirer ces infrastructures. C'est une question de souveraineté, de développement économique euh mais également de développement durable. Parce que si ces data centers viennent en France, on saura utiliser notre électricité décarbonée qui est 20 fois plus décarbonée que certaines régions des États-Unis où ils sont aujourd'hui beaucoup construits. Et donc c'est également un sujet de développement durable. On a une vraie opportunité ici. Ça fait 18 mois qu'il y a une vraie mobilisation des filières pour accélérer la possibilité de connecter ces grands actifs qui seront donc décarbonnés au
réseau. Il reste du progrès à faire de façon à vraiment gagner cette bataille de l'attractivité pour les data center en France. La filière est prête, elle est également prête à contribuer au développement du réseau et à son pilotage au travers de la flexibilité également par exemple au travers de la réutilisation de la chaleur fatale. Donc on pense que le numérique de ce point de vue-là peut contribuer énormément à la trajectoire de cette PPE pour le pays. Merci. Merci Laurent Bataille pour la FIEC. On va passer le micro à Vous lirez réagir peut-être monsieur le ministre non ou François François de Roche pour l'AFPAC. Alors on a eu le bilan du déploiement
des pompes à chaleur avec la PPE2. C'est un des succès de la PPE2 mais là il va falloir passer à la vitesse supérieure. Donc comment est-ce que on équipe les bâtiments mais aussi l'industrie en pompe à chaleur domestique ou industrielle et comment on s'assure qu'elle soit qu'elle soit bien fabriquée en France ? Un vrai défi. Monsieur le Premier ministre, mesdames, messieurs les ministres, mesdames, messieurs, tout d'abord, les technologies pompe à chaleur, qu'ell soi R, RR ou géothermique, elles permettent en fait de réduire très fortement les factures des ménages. Donc c'est des gains de pouvoir d'achat en fait pour nos concitoyens. En plus, elles produisent donc du
chauffage, de l'eau chaude sanitaire et voire même parfois du rafraîchissement. Et les dans les bâtiments, c'est donc un vrai levier en fait de la décarbonation. Peut-être que vous le savez pas, mais la France est aujourd'hui le premier marché européen de la pompe à chaleur. Et sous l'impulsion des pouvoirs publics, le la France est aussi maintenant le premier pays à mettre en place la préférence européenne. Donc je vais arriver à votre question Nicolas avec la la mise en place de l'agrément PAC et ça c'est une chance en fait pour nos industries, c'est une chance pour notre filière pompe à chaleur pour créer des emplois locals, attirer des
investissements et développer fortement les pompes à chaleur. Euh au travers de l'AfC, l'ensemble de la filière, elle est mobilisée pour atteindre les engagements en fait de la SNBC he qui sont assez challenging he comme on dit hein. Mais c'est très ambitieux mais on il faut créer les conditions de l'accélération en fait de ce marché de la pompe à chaleur. L'AFPAC a déposé à publié la semaine dernière en fait huit propositions d'accélération. Donc j'espère qu'on pourra en discuter. Et afin de structurer également le déploiement qualitatif des pompes à chaleur, nous allons créer inaugurer le 11 mars prochain le centre d'expertise des pompes à chaleur qu'on a baptisé le CPAC qui a pour mission en fait de
rendre chaque projet de rénovation de faire en sorte que soit proposé en fait une pompe à chaleur. Voilà. Merci. Merci beaucoup. Et pour terminer ce tour de table sur la consommation et les bâtiments, Emmanuel Cos ancienne ministre et aujourd'hui pour l'Union sociale pour la pour l'habitat. Alors dans le bâtiment et le logement social, en particulier, les nouveaux logements sont équipés en électrique grâce aux nouvelles réglementations thermiques. Mais le vrai challenge, c'est d'arriver à faire basculer le stock des bâtiments vers l'électricité tout en préservant le pouvoir d'achat, surtout pour les ménages les plus précaires. Alors, comment fait-on ? Merci Nicolas pour la question. Monsieur le Premier ministre, mesdames messieurs les ministres, tout d'abord, merci pour la confiance de me
proposer de travailler sur la question du logement. Euh ce jour est important, moi j'ai fait la première PPE, donc je mesure la gravité des discussions. Oui, ça fait rire certains, mais euh voilà, en tout cas, c'est des sources des enjeux stratégiques importants. Euh et je pense que sur le logement, en fait, ce qui est important, c'est il y a deux choses. évidemment décarboné, ça c'est une nécessité, mais aussi parce qu'en fait aujourd'hui dans le logement, on subit déjà très fortement les enjeux de l'adaptation du changement climatique et que la décarbonation c'est un tout avec bien d'autres sujets qui sont notamment le rafraîchissement, les enjeux de renaturation parce qu'en fait on commence à avoir, vous le savez, de ce qu'on appelle des bouilloirs thermiques
et ce n'est pas simplement une image, c'est une réalité quotidienne et il faut qu'on aille beaucoup plus vite que la détérioration du climat. Donc décarboner. Oui. Après, il faut trouver des solutions concrètes. Et je crois que l'objectif de ce groupe de travail, c'est aussi de traduire vos objectifs massif et des solutions qui comme ça ont l'air absolument simples et très faciles à mettre en œuvre. Au fait qu'il faut aller dans chaque logement, dans chaque bâtiment et en fait c'est de la dentelle. Et donc c'est pour ça que l'électrification, elle se passera certainement par des différentes solutions et nous on doit travailler des solutions très concrètes qui interroge tant la technique que les réseaux que le prix parce qu'à la fin sur le logement la question c'est l'usager et la
question au-delà de la souveraineté. Moi, je trouve très intéressant qu'on puisse parler de la souveraineté de l'énergie qu'on utilise. Il faut aussi qu'on ait en en tête le l'intérêt pour nos locataires, nos propriétaires, l'individu qui à la fin va devoir assumer sa charge d'énergie et donc nos choix ont un impact majeur sur ces sujets-là, notamment pour les publics qui sont les plus précaires. Mais il y a pas que la question de la précarité évidemment énergétique, c'est l'ensemble de la fourniture du logement. Alors le logement social, vous avez quand même une chance, c'est qu'il est beaucoup plus en avance sur la décarbonation que bien d'autres secteurs, notamment l'habitat privé, mais je pense qu'on peut faire évidemment encore beaucoup mieux. Il y a aussi beaucoup de
questionnements aujourd'hui sur les solutions qu'on nous propose. Euh il va falloir qu'on trouve aussi euh et quelqu'un a parlé tout à l'heure des enjeux fiscaux et des enjeux législatifs et techniques. Il y en il y a aussi encore beaucoup de blocages et nous espérons trouver dans les semaines qui viennent les éléments qui nous permettraient en tout cas d'avancer. Et puis je le dis quand même, électrifier dans le bâtiment et dans le logement, c'est pas juste changer de vecteur énergétique, c'est faire des travaux parce que si nous les faisons pas, nous courons à la catastrophe. Donc ne pensons pas qu'il faut juste changer d'énergie. Il va falloir aussi améliorer la qualité des bâtiments dont on parle. Merci. Merci Emmanuel Cos. Et effectivement dans la PPE, on a des objectifs de
rénovation énergétique qui sont très ambitieux qu'on a jamais atteint jusque- là, mais on espère s'améliorer. Alors ça ça clos ce premier tour de table autour de la thématique de la consommation. On voit bien que nous aurons plus de consommation électrique dans les années à venir, que ce soit dans l'industrie, les bâtiments, le transport. Euh mais donc il nous faudra plus de produ de production bas carbone, qu'elle soit électrique ou non. Euh ça va ouvrir ce deuxè volet de de cette table rondre. Avant ça euh euh tout le monde pourra pas prendre la parole mais je vois plusieurs parlementaires et ex-ministres parmi vous. Donc je voulais quand même nommer les travaux que certains d'entre vous font. Madame Anéas Panagier Runaché, ancienne ministre euh et ministre de l'énergie à l'époque de la
tempête énergétique en 2022 notamment. Vous avez aussi fait beaucoup de travaux sur la SFEC euh 2023 si je me souviens bien et dire si on attendait cette cette PPE euh avec impatience. Vous avez été aussi appuyé par Olga Gvernet ici présente he qui a fait avancer un petit peu la PPO en lançant les débats au moment où vous étiez où vous étiez ministre. Je vois Jean-Luc Fugi, président à l'Assemblée du Conseil supérieur de l'énergie. Monsieur Chelen Berger, Raphael Schelenberger, député du Hain euh qui a été à la tête de la commission d'enquête sur la perte de souveraineté énergétique et qui mène en ce moment une mission pour débloquer l'électrification chez chez les industriels. Ma Brgeon, ancienne parlementaire et
maintenant porte-parole du gouvernement. Vous avez mené la loi MUPA à l'époque de la tempête énergétique mais aussi la loi d'accélération sur sur le nucléaire qui permet déjà d'avancer sur les travaux que vous menez monsieur Fontana pour relancer le nucléaire et Marie-Noel Baptistel. Alors le micro va passer va passer chez vous puisque aujourd'hui nous sommes sur un barrage hydroélectrique. C'est la première énergie renouvelable de France. euh les investissements étaient bloqués puisque nous sommes dans un nous sommes encore dans un contentieux de 15 ans avec la Commission euh la Commission européenne, mais vous vous avez porté une mission puis une proposition de loi euh justement pour sortir de de ce contentieux et reprendre les investissements sur cette énergie bas
carbone et pilotable. Alors, qu'est-ce qui nous reste à faire justement pour sortir de ce contentieux et reprendre les investissements dans cette belle énergie ? Monsieur le premier premier ministre, mesdames et messieurs les ministres. Oui, effectivement, il nous reste une petite étape mais j'ai envie de dire qu'on a déjà beaucoup avancé. Effectivement, nous avons fait adopter à l'Assemblée nationale jeudi dernier la proposition de loi que nous avons porté avec mon collègue Philippe Bolot. C'est un peu l'aboutissement de 13 ans de travaux, de mission, de rapports, d'avancées, de déception euh de discussions avec la Commission européenne qui se sont renforcé ces derniers mois euh au travers de la
dernière mission en collaboration très étroite avec le gouvernement et nous avons conduit ça en parallèle et je voulais remercier le gouvernement pour son engagement très volontariste sur ce sujet et il y a longtemps qu'on avait pas vu une avancée telle que celle-là. Donc merci beaucoup. Alors qu'est-ce que nous attendons aujourd'hui ? C'est évidemment l'examen à au Sénat pour que cette proposition cette loi devienne effective et qu'on puisse relancer les investissements de cette filière d'excellence française. Vous avez dit à plusieurs reprises combien elle est précieuse pour l'équilibre du système électrique, pour la gestion du multi-usage, pour la gestion des risques
aussi et des aléas. et on voit combien on on y est confronté de de plus en plus. Donc on espère que le Sénat délibérera euh favorablement pour qu'on puisse relancer ces investissements. On l'a dit tout à l'heure, c'est plus de 5 milliards, c'est plus de 2,5 Go, c'est plus de 11 % de la production. Donc c'est tout à fait significatif et nous le faisons à la fois pour la souveraineté énergétique de la France, pour cette filière d'excellence et pour les agents qui sont des passionnés et qui la font vivre au quotidien. Merci Marie-noël Baptistel et parmi les autres parlementaires qui travaillent effectivement beaucoup sur l'énergie, Philippe Bolot. Donc vous avez
accompagné la mission sur l'hydraulique qui a abouti à cette proposition de loi à la à l'Assemblée. Monsieur Marc Ferat, ancien ministre aujourd'hui parlementaire, vous prendrez la parole plus tard dans cette table ronde pour nous parler des emplois industriels, sujet qui vous tient à cœur. Alors, on va essayer de dézoomer un petit peu. La France n'est pas que la métropole, c'est aussi beaucoup de zones non interconnectées qui ont des grands défis de sécurité, d'approvisionnement, de décarbonation, d'équilibre du système électrique, sachant qu'il n'y a pas de nucléaire et peu d'interconnexion. Alors Frédéric Mion pour Albioma euh comment la comment faire des territoires non interconnectés, des
vitrines de décarbonation réussis en s'appuyant le plus possible sur ces ressources locales et en préservant également les finances publiques parce que on sait qu'importer des biocarburants bioliquides de l'autre bout du de la planète, ben ça ça ça coûte cher. Merci monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, monsieur le président, euh oui, les départements d'outreem sont des zones non interconnectées, c'est-à-dire que il faut y produire localement la totalité de l'électricité qui est consommée, la différence de la plaque continentale européenne. Et ce sont aussi les premières victimes du dérèglement climatique.
Donc l'enjeu stratégique du développement des ENR dans ces zones, c'est de contribuer à la décarbonation pleine et entière du mix afin d'apporter une réponse à ce dérèglement climatique pour augmenter la résilience de ces territoires. Évidemment, aujourd'hui, nous nous réjouissons de la PPE nationale, mais monsieur le Premier ministre, le travail n'est pas fini puisque euh chaque région ultramarine a la compétence pour euh disposer de sa propre PPE et nous attendons et nous appelons de nos vœux la publication des prochaines PPE ultramarines. Alors, je vais vous faire faire un petit tour rapide puisque la situation de
chacun des DOMES est très différente. à Mayotte, il y a une urgence énergétique compte tenue de la très grande fragilité suite au passage du cyclone Chido. Nous attendons la PPE avec impatience. Je crois pouvoir dire, monsieur le ministre, qu'elle n'est pas loin, monsieur le ministre l'Escure, qu'elle n'est pas loin de votre bureau. À Saint-Martin également, petit territoire euh collectivité ultramarine dans les Antilles. Nous qui avaient été dévastés par le cyclone Irma, nous attendons aussi avec impatience la PPE puisque le réseau est très fragile et il jongle et le gestionnaire du réseau dont je salue le travail jongle avec des moyens de production qui sont très largement obsolètes. Donc, il nous faut des PPE pour résoudre et pour répondre à
ces situations d'urgence. Il nous faut aussi des PPE en Martinique et en Guadeloupe pour d'autres raisons, mais pour puissamment faire évoluer le mix vers une moindre dépendance au aux hydrocarbures, ça a été assez largement souligné et c'est le deuxième enjeu stratégique dans ces dans ces zones. La dépendance aux hydrocarbures dans ces zones est très très très forte. Et cette fois, je prendrai l'exemple de la Réunion où pour le coup, nous sommes à 96 % d'énergie renouvelable grâce à l'abandon du charbon que nous utilisons dans nos propres centrales chez Albioma et du FU qui était utilisé chez EDF dans ces dans ces moteurs. Cela dit, il est prévu à horizon 2050, puisque les domes
font aussi des exercices de prévision à long terme, un doublement de la consommation d'électricité à la Réunion sous le double effet de la croissance démographique plus 100000 habitants et de l'électrification des flottes de véhicules. Donc, il va falloir produire plus d'électricité décarbonée à la Réunion et partout ailleurs. Pour se faire, il est bien évidemment important de s'appuyer sur toutes les ressources locales dont disposent ces territoire. La première d'entre elles, on l'oublie souvent, c'est la biomasse. La biomasse locale. Chez Al Bioma, nous mobilisons de la bagasse qui est le résidu de la canne à sucre pendant la campagne sucère et nous contribuons de
ce fait à la stabilité de cette industrie sucère malmenée. Aujourd'hui, nous valorisons aussi les déchets la fraction énergie contenue dans vos poubelles grises après recyclage et après valorisation matière. Donc, ce sont deux deux vecteurs très importants et la biomasse de même que l'énergie issue des déchets sont des énergies dites pilotables, dispatchales, hein, donc qui contribuent à la sécurité des réseaux, à la différence de certaines d'entre elles qui sont plus intermittentes. Il faut donc penser complémentarité du mix et éventail de solutions équilibrées. au-delà de la biomasse des déchets, la
géothermie qui n'a pas été cité, les DOMES sont des zones volcaniques et où le potentiel de géothermie est avéré. Et enfin, le solaire bien évidemment puisque là où il y a de la canne à sucre, il y a du soleil. Je terminerai par un tout petit mot, un souhait. J'ai parlé des PPE, il faut également un fort alignement de toutes les parties prenantes qui qui contribuent à la définition des politiques énergétiques. L'État, les régions, l'ADéal, le préfet, les agriculteurs pour ne pas les les citer. C'est très important puisque nous devons ensemble lever des contraintes très fortes qui pénalisent le développement de ces énergies. Aujourd'hui, il faut mettre en cohérence des des documents, les différentes
strates de documents administratifs qui s'imposent à l'exercice de notre métier. La strate communale, les plans d'urbanisme, mais également la strate supra commune avec tous les schémas que vous connaissez, les plans, les zonages de protection du milieu naturel. Enfin, très important de ne pas oublier la prise en compte de la spécificité des rupes, des régions ultrapériphériques dans le cadre de l'évolution de la réglementation européenne. Je vous remercie. Merci. Euh alors, puisqu'on parle de renouvelable en général, Julien pour le syndicat des énergies renouvelables, vous êtes le représentant des professionnels énergies renouvelables électriques, mais pas que. Euh mais avec vous, on va aborder la
question de l'éolien et du solaire. euh qui joue quand même un rôle majeur, qui progresse qui progresse beaucoup. Comment ces énergies renouvelables contribuent-elles à répondre aux besoins du système électrique et des consommateurs ? Oui, bonjour. Merci euh monsieur le premier ministre. Mesdames et messieurs les ministres, je voudrais juste commencer par une pensée particulière pour Annie Espagier Runaché qui a non seulement pris la barre en pleine tempête énergétique qui a l'origine de deux lois d'accélération et de la stratégie française énergie climat V0 qui reste quand même la charpente de ce dont on discute aujourd'hui. Et j'en profite aussi pour remercier Sophie Morelon et Laurent Cuni parce que dans les tempêtes, il y a aussi des incertitudes y compris
politiques. Ils ont toujours été des interlocuteurs extrêmement à l'écoute et attentif à tout ce qu'on a pu porter. remercie et j'en profite aussi pour remercier Jean-Luc Fugit qui peut tête du CSE joue un rôle extrêmement utile. La PPE était très attendue. C'est pas juste de l'électricité, c'est aussi attendu par les les gaziers qui font du gaz renouvelable pour les réseaux de chaleur et de froid de récupération. Et puis s'agissant de l'électricité, c'est pas juste le cerc qui mène ce combat de l'électricité renouvelable. On le fait dans une forme d'alliance de conviction avec Anne-Catherine de Tourtier pour France renouvelable et Daniel Bourg pour Enner Plan. Monsieur le Premier ministre, vous nous avez reçu vendredi matin 2h, c'est par rien, dans un agend
premier ministre et surtout c'était la première fois depuis 12 ans, ce qui un deuxième point que je je souhaite soulever. Euh je trouve cette réunion est extrêmement constructive, elle permet d'aboutir aux arbitrages que vous avez annoncé aujourd'hui. Euh sur les hauliens, on est d'abord très satisfait évidemment que d'abord on est globalement satisfait de tous ces arbitrages sur lesoliens en mer. On est vraiment content que vous ayez maintenu cette grande ambition qui peut vraiment faire la fierté de la France. Je profite que je suis sur les rivages de la mer pour vous remercier d'avoir bien conservé dans cette PPE ce petit sujet mais important de de l'hydrenn qui tient à cœur au Normand mais aussi au Breton. Euh donc ça c'était important euh sur l'éolien terrestre. Merci d'avoir
maintenu une ambition. Alors, il y a une petite discussion sur ce qui peut être fait en reconstruction de parc et en parc nouveau. Je connais parfaitement la sensibilité du sujet, mais comme Anne Catherine de Tourier, moi-même nous vous avons dit vendredi dernier, tout l'objectif ne pourra pas se faire uniquement avec ce qu'on appelle le repowering. Et de toute façon, l'élément le plus déterminant aujourd'hui, c'est d'arriver à régler ces questions de plafond de hauteur qui limite la taille des éoliennes et qui empêche en fait d'être simplement plus performant et de faire plus d'électricité avec moins d'éoliennes, ce qui est un objectif qu'on peut tous partager. sur le solaire, on est même un peu au-dessus du scénario R3. Je pense que c'était important pour offrir une visibilité
industrielle au projet de Giga Factory parce que c'est aussi ça concours de réellement la souveraineté nationale. C'est toutes les familles du Solaire qui doivent concourir à ça. C'était important qu'elles aient cette cette visibilité et je crois aujourd'hui qu'elles l'ont. Et au lien Solairire, je crois qu'on est tous aussi des acteurs du système énergétique responsable. Euh, on a des solutions à proposer, vous en avez un peu parlé tout à l'heure avec du stockage. On est aussi des acteurs du réseau et je sais à quel point pour RTE, c'est important que les acteurs du renouvelable participent à la gestion du réseau en améliorant la manière qu'ils peuvent avoir de répondre aux différents signaux. Puis aussi un réseau de distribution qui est absolument indispensable pour les consommateurs
mais pour les producteurs que nous sommes aussi. Alors peut-être qu'on se souviendra de cette journée comme celui celle de la PPE3 mais peut-être aussi comme le traité de Sau Mortier qui aura enterré les guerres de religion monsieur le premier ministre pour former l'équipe de France des énergies dont l'objectif est la conquête de la souveraineté énergétique de notre pays. C'est pas vraiment de moi en fait. C'est surtout vous qui vous nous l'avez dit vendredi dernier mais c'est quand même ça l'ambition positive qui doit tous nous réunir. Je pense qu'elle est assez rationnelle. Je sais bien qu'il y aura une échéance importante en 2027, mais ce sujet de la souveraineté par la décarbonation, je vois pas quel genre de clivage il veut il peut proposer. Donc merci beaucoup pour cette PPE.
Merci Jul Nissen. Alors production décarbonée des grandes ambitions dans les renouvelables. He vous avez parlé de l'éolien offshore, il y a un cap qui est maintenu. Il y aura des appels d'offre qui vont suivre parce que c'est très piloté par l'État. Donc euh dans des énergies qui sont aussi bien pilotées par l'État, il y a celle du nucléaire évidemment qui est essentielle euh colonne vertébrale de notre système électrique. Et alors cette PPE acte euh la relance du nucléaire avec pour commencer six nouveaux réacteurs nucléaires. Une option sur les H suivants. Alors dans le planning à date, le premier réacteur nucléaire entrerait en service en 2038. là où les premiers atteindront déjà euh leurs 60 ans, on voit la nécessité de relancer ce nucléaire pour à minim prendre le relais
des de ceux qui existent. Euh alors après des décennies en construction de de central et des pertes de savoir-faire, le défi est de taille. Donc comment est-ce que vous vous organisez chez EDF pour arriver à tenir les les délais et les coûts et ainsi redémontrer notre savoir-faire dans la construction d'un nucléaire performant et compétitif ? En effet, bon déjà aussi la la PPE permet de continuer à travailler sur les le parc existant, augmenter la durée de vie, augmenter la puissance, préparer leur adaptation aux au aux conditions euh futures. Donc c'était ce sont des très gros chantiers aussi qui mobilisent beaucoup de gens. Effectivement, bien là, monsieur le premier ministre, vous citiziez les anciens, le plan Mesmer, ben j'ai relu aussi les anciens. C'est
tout simple, il faut avoir un design bien identifié et répéter répéter répéter et euh et travailler en partenariat avec l'industrie. Donc c'est vraiment ça qui qui qui qui nous fait avancer et sous le contrôle de la DINE, merci Joël qui nous challenge et nous conseille aussi. Et donc nous mobilisons pour en pour être en mesure d'en d'en faire six plus potentiellement 8 parce que l'idée est d'avoir des gains par effet de série. Sur les six premiers, on prévoit de d'améliorer de 15 % le coût à chaque paire. Après ça peut s'aplatir un peu mais il y a encore des des gains qui pourront être allés recherchés en effet de série. Alors, il faut s'organiser
avec une maîtrise d'œuvre, une maîtrise d'ouvrage, les partenaires comme comme je le disais et puis au-delà de ça, il nous faut une politique industrielle parce que ce sont des investissements importants. Nous pouvons nous appuyer sur une supply chain française et qui se met déjà au travail avec le GIFEN et le GIFEN prévoit de recruter 10000 personnes par an. Nous-même, nous recrutons également 10000 personnes pour pour être au rendez-vous de de de ces compétences là. Donc, un chantier formidable pour nous. Il nous faut bien sûr financer tout cela. La PPE permet de renforcer la position de la France vis-à-vis de de la Commission européenne où le dossier de financement a été a été mis en place. Et donc bien c'est un
travail de long cours mais bien on retrouve les réflexes de nos anciens et je suis absolument convaincu que la France est capable de de faire ce programme les équipes des DF mais aussi nos partenaires industriels que je remercie. Merci à vous Thomas Verin on va revenir à vous puisque vous êtes le pilote du système électrique de l'équilibre de système. Donc vous RTE est le mieux placé pour connaître les enjeux et les besoins du système électrique. En tant qu'éclaireur du débat public sur l'électricité, vous avez établi les scénarios d'offre et de demande que vous nous avez présenté. Euh dans ces scénarios, il y a aussi euh différentes hypothèses de consommation, production
que ça induit en modulation euh du nucléaire et décrètement des renouvelables, hein. Euh tout ça est chiffré dans euh vos rapports. Mais vous êtes aussi optimiseur du d'un système électrique qui va devoir s'adapter à une plus grande variabilité, à des moyens de production parfois plus petits, peut-être moins moins pilotable, moins observable. Vous êtes opérateur d'une infrastructure qui va devoir se renforcer et sur lesquelles il va y avoir de nombreux investissements pour accueillir l'électrification. C'est votre SDDR, le schéma décenal de développement du réseau. Alors, question simple pour vous suite à toute cette introduction. Comment prévoyez-vous de faire évoluer l'équilibre du système électrique et l'investissement dans ces infrastructures essentielles pour
accueillir l'électrification ? Merci. Merci Nicolas Goldberg d'avoir rappelé que RTE c'est pas uniquement le bilan prévisionnel mais c'est aussi de l'exploitation et de l'infrastructure. Et en réalité quand dans les années 70 on était à 10 % de part de l'électricité dans la consommation totale qu'on est monté à 25 % jusqu'au début des années 2000, bah ça a été aussi une période de renforcement de l'infrastructure de réseau et de modification de son pilotage. Et donc là comme on a un plan qui est aussi ambitieux, ben il faut faire pareil. Alors sur l'exploitation, la première chose c'est que les énergies renouvelables toutes doivent être piloté.
Aujourd'hui, elles le sont. Regardez cette nuit, vous pouvez voir l'application de RTE Eodomix. Des énergies renouvelables, des éoliennes se sont arrêtées au moment où il y avait beaucoup de production. C'est normal, c'est bien. Mais comme c'est ça va se se développer, il va falloir qu'on encadre la façon dont ce pilotage se fait pour pas que ça se fasse de manière anarchique. Ce sont des milliers d'installations qui sont réparties sur le territoire et dont on va devoir s'assurer qu'elles s'arrêtent au bon moment dans les bonnes proportions et qu'elles repartent au bon moment et dans les bonnes proportions. On travaille pour mettre en place un nouveau cadre avec les administrations, avec les filières et dès le printemps, il doit être opérationnel
sur le nucléaire et sa modulation. Comme je l'ai dit, c'est pas du tout un oublier de nos analyses. Au contraire, il faut reconnaître deux choses. La première, c'est que le parc nucléaire module depuis longtemps. Et la deuxième, c'est que la modulation à laquelle il sera confronté à l'avenir va changer en nature, en fréquence, en profondeur. Nous, on va devoir s'adapter à ça. Et si certaines tranches devaient moins moduler, bah on doit pouvoir le mettre en œuvre dans le système électrique. Il faut juste qu'on s'adapte, qu'on le sache et on exploitera le système électrique de sorte à ce que ces tranches ne modulent pas. Je le dis, il n'y a pas de priorité technique d'injection. Donc, on peut mettre en place un système où certaines tranches ne modulent pas. Il faut
l'anticiper et par contre ça nécessite qu'on construise autour un système où il y aura peut-être plus de batterie, plus de steps et je souscris he les steps c'est un outil essentiel pour le pilotage du système électrique et plus de réseau. Et sur l'infrastructure, on a aujourd'hui un système transport et distribution et je vois Marianne Lig qui est là qui est très performant et je remercie Nico Varen pour les industriels d'avoir mentionné que ça faisait partie de la compétitivité du pays. Il faut qu'il le reste. Je pense que dans les dans la compétition internationale, le réseau c'est clé. Aujourd'hui, vous avez des pays sur dans lesquels il y a des difficultés. En général, c'est pas des difficultés de production, sont des difficultés sur le réseau. Les pays qui vont s'en sortir sont ceux
qui auront une très grande fiabilité. Elle a beaucoup de valeur. On a parlé des data centers tout à l'heure, ils veulent de l'électricité fiable, donc fiabilité du réseau, coût et en réalité, on investit plutôt moins que nos grands voisins. Et agilité, on investit un peu moins, mais il faut qu'on investisse aux bons endroits. Je prends un exemple. Euh à Dquercque, au Havre, à Fausse, on va mettre 3 milliards d'euros pour tripler la capacité d'accueil de ces zones. Si en 2024 on avait arrêté nos investissements à Dquerkque alors qu'il y avait un doute sur certains grands investissements qui ont été confirmés il y a 2 jours, ça aurait plus été possible de repartir et d'assurer 2029.
Si on avait pas eu confiance et qu'on avait pas au sommet de l'intelligence artificielle l'année dernière annoncer une offre fast track, on aurait pas eu un investisseur international qui a benchmark et la France et toute l'Europe et qui a été attiré par le fait d'avoir 1 GW de puissance garantie avant 2030 parce que la France peut être attractive en terme de délai de raccordement. Et donc nous en tant que gestionnaire de réseau, on va devoir faire notre travail qui est de gérer le court terme les aléas, les tempêtes. Je pense que Marianne en parlera mieux que moi, tout en gardant le câ de temps long qui est de moderniser notre infrastructure et de la développer en ayant en tête l'indépendance énergétique de la France. Merci Thomas Verin qui vous avez
mentionné le travail des administrations. Donc c'est le cas de monsieur Laurent Cuni ici présent à la DGEC où on travaille toujours plus pour mieux intégrer les énergies renouvelables au réseau et les rémunérer correctement dans c'est un cadre de maîtrise de la dépense publique. Madame Sophie Mourlon également qui avait animé en son temps le débat le forum jeune autour de la stratégie française de l'énergie et du climat. Et j'en profite également pour me mentionner Xavier Ursa au Jfè pour mobiliser tous les acteurs du nucléaire et faire de ce nouveau programme nucléaire une réussite. Alors je vais passer maintenant la parole à votre à votre homologue Thomas Verin mais côté côté distribution Marianne Marianne Legot. Donc RTE gère les
autoroutes de l'électricité et Nédis c'est les câbles la plus basse tension qui arrivent jusqu'à chez nous. 35 fois le tour de la Terre, 1,4 million de euh de lignes de lignes électriques. Alors, votre réseau nécessite aussi des investissements pour raccorder les nouveaux acteurs, les pompes à chaleur, les bornes, les bornes électriques, mais aussi peut-être surtout pour être résilient au changement climatique parce que Thomas l'a évoqué, vous allez être confronté à de nouveaux aléas, des tempêtes, il y en a eu une aujourd'hui avec un objectif à chaque fois de remettre le courant à 90 % des clients en 48 he ce qui est exceptionnel, un miracle à chaque fois. Alors, comment ces investissements s'organisent autour de vous pour rendre le système
électrique robuste et résilient au changement climatique ? Merci Nicolas. Monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres. Effectivement, je crois que produire de l'électricité décarbonée, la consommer avec des usages plus importants, plus diversifiés, c'est essentiel. Mais pour que ça fonctionne, il faut relier ceux qui produisent et ceux qui consomment. Et pour ça, il faut un réseau de transport CRTE de distribution, c'est INEDIS, 1,4 million de kilomètres de ligne, le plus grand réseau européen. Et donc dans le euh les visuels qui ont été projetés, il n'y avait pas de mention des réseaux, mais moi je le prends de manière très positive, c'est parce que ça fonctionne tellement bien que c'est une évidence.
Pour autant, il faut quand même investir pour trois objectifs qui ont été cités ce matin et continuer à les développer. Premier objectif, donc nous investissons, si je donne le chiffre 2025 milliard 6 d'investissement en France pour une en 2025. Premier objectif, c'est raccorder des énergies renouvelables toujours plus nombreuses. 1,2 millions de sites renouvelables sont connectés au réseaux opérés par Nedis dont 850000 autoconsommateurs et ça c'est un changement, une évolution massive. Et nous avons connecté en 2025 6,8 GW supplémentaires de NR et c'est x
3 par rapport à 2021. Donc on est parfaitement en ligne avec l'ambition qui vient d'être d'être annoncée. Le deuxème objectif et on a consacré à ce premier objectif 1,1 milliard en 2025. Le deuxème c'est du côté de la consommation. Les usages à développer ont été cités. C'est si on veut plus de data center, plus de bandes de recharge électrique, plus de ports dont les caisses sont électrifiés, plus de de camion électrique. Il faut plus de pompes à chaleur. Il faut raccorder tout ça une nouvelle fois au réseau opéré par Nedis. Et là, du côté de la consommation, nous avons connecté 8 GW supplémentaires en 2025. 50 % de
l'industrie française est connectée au réseau que nous opérons. Donc là aussi euh développer ces usages, c'est rendre possible ce que nous appelons chez Nedis la deuxème électrification de la France parce que c'est ça qui est en train de se passer et qu'il faut continuer à à pousser. Et le trè objectif de ces investissements et c'était 1,4 milliards en 2025, ben c'est rendre ce réseau pour que les Français quand ils appuyent sur le bouton et l'électricité comme c'est le cas aujourd'hui le rendre plus résilient à des alléas climatiques qui malheureusement sont plus nombreux xis 2 en alléat climatique qui induisent plus de 100000 clients coupés entre 23 24 et les 4 années précédentes. X 2.
Aujourd'hui, la tempête Nils est en train de traverser les façades sud-ouest et puis elle va jusqu'en Langdo d'occosillon. À 8h30, c'était 900000 clients coupés. Pour mémoire Kan dévasté Normandie et Bretagne. C'est des 1,2 million de foyers français coupés. Donc il faut bien sûr investir pour rendre le réseau plus enfoui, plus résilient, plus digital, mais il faut aussi avoir des capacités opérationnelles pour quand la Léa se produit être capable d'envoyer des équipes et des équipes supplémentaires. Donc aujourd'hui, nous avons mobilisé 3000 techniciens salariés d'inédit et prestataires. Nous envoyons des hélicoptères, des groupes électrogènes, du matériel, des camions
et cetera pour réalimenter le plus vite possible les Français qui sont aujourd'hui privés d'électricité. Et nous le faisons en effet dans des délais qui sont plutôt bons par rapport à des à des homologues y compris de pays très développés. Je finirai en disant que pour réussir ce formidable défi industriel, bien sûr, il suffit pas d'investir, il faut aussi deux choses, des compétences et donc il faut investir dans l'humain et nous allons recruter 3500 nouveaux salariés, nous sommes 41000 dès cette année pour attirer des jeunes, des jeunes techniciens, des techniciennes dans ces métiers qui sont extrêmement porteurs de sens. C'est un vrai service public de la transition écologique. Puis à deuxième condition,
il faut une supply chain, il faut une filière industrielle elle-même résiliente et elle-même localisé en France et en Europe. Nous avons fait 4,5 milliards d'achats en 2025 en travaux, en équipement, 90 % en France et en Europe. Donc je pense que ce véritable défi, il montre que le réseau c'est est porteur d'avenir et qu'il est la colonne vertébrale de tout ce que nous devons continuer à accélérer. En tout cas chez Nedis, on est prêt à relever ce défi. Merci Marianne Legot. Oui, puisqu'on parle d'investissement en milliards, vous avez déjà fait un un investissement en milliards avec le programme Linky qui s'est terminé avec succès. programme qui permet effectivement l'autoconsommation
que vous avez mentionné mais aussi un rétablissement des clients en cas de coupure plus rapidement puisque c'est ce qui vous rend le réseau basse tension visible et qui permet de mieux cibler les investissements sur le réseau électrique pour avoir une électricité de qualité puisque l'électricité a une qualité quand elle arrive chez vous 220 V 50 Hz. On va quitter rapidement le monde de l'électricité pour aller au monde de l'énergie hors électricité. Je me tourne vers vous, Olivier Doger donc représentant de France Gaz France Gaz renouvelable. Euh alors l'électrification c'est important mais l'électrification ne peut pas tout. On a besoin d'autres vecteurs énergétiques, notamment du gaz qui est aujourd'hui majoritairement fossile. Bien qu'on ait une production de gaz renouvelable qui
progresse et qui va devoir progresser, qui permet une production locale de gaz mais pas que également de de digesta qui permet à nos agriculteurs d'avoir une source de revenu complémentaire et d'être un peu plus autonome sur certains intrans intrans agricoles. Alors vous, comment vous voyez les objectifs de cette PPO sur les gaz verts et ce qu'il représente pour nos agriculteurs ? Oui, merci. Oui, pour les les arbitrages, les objectifs. Je voudrais aussi remercier, je suis le seul agriculteur, je dirais et et j'ai voilà, je suis dans la grande famille de l'énergie maintenant et et je pense que c'est très important parce qu'on parle bien sûr de l'électricité. Il y a toute la partie non agricole, la sortie du carbone, voilà, la fin de la parenthèse fossile. Et rappelez-vous qu'avant la
parenthèse fossile, c'est l'agriculture qui faisait et les sols qui faisaient et 25 % du territoire étaient destiné au non alimentaires. Je dis pas qu'il faut faire 25 % de du territoire en non alimentaire parce que sinon voilà. Mais il n'empêche que c'est le retour et c'est tout à fait bien que le monde agricole réintègre parce que sur une partie sur une grosse partie, merci de parler de géopolitique monsieur le premier ministre parce que elle existe bien sûr sur l'énergie, elle existe sur l'alimentation avec des problèmes politiques, avec des problèmes climatiques, avec des problèmes sanitaires aujourd'hui. Et ces ces ces deux filières finalement sont très complémentaires. C'estd que l'intégration de la bioéconomie dans le monde agricole permet aussi de faire une
évolution des systèmes agricoles, une transition des systèmes agricoles et au contraire ça accompagne et ça améliore je dirais la partie alimentaire. Christian Lambert aimait bien dire "On est une agriculture de solution sur le carbone et sur et sur les transitions et c'est aussi des solutions pour l'agriculture. C'est véritablement ça et c'est dans ce sens un peu d'économie circulaire. Il y a une complémentarité, il y a surtout pas d'opposition et souvent ce sont des projets de territoire dans les territoires à taille humaine entre guillemets. Donc il y a aussi un enjeu d'acceptabilité territoriale qui est qui est qui est très important. C'est aussi ça a été dit mais c'est c'est important aussi souvent des filières et c'est plus qu'important compétitives
pilotables et qui répondent à des vrais enjeux de de de marché derrière mais aussi de de gestion et ces filières là sont là très rapidement et j'arrive sur le biogaz mais très rapidement justement aussi sur l'agribolisme. On voit très bien que l'agribolisme permet de garder et je remercie d'ailleurs madame la ministre Pierre Runachet d'avoir mis dans la loi à perdre cette définition de l'agribolisme qui n'existait pas mais qui permet sans disruption de la production alimentaire au contraire de produire de l'énergie qui aujourd'hui devient pilotable avec la gestion de la cloche et qui surtout en terme de de prix de revient rentre dans le prix du marché le biogaz parce que le biogaz justement ça permet de valoriser alors les effluants mais aussi de valoriser
les couverts végétaux. On va avoir une agriculture qui va de plus en plus avoir besoin de couvert végéta pour des raisons de carbone pour stocker du carbone pour des raisons de biodiversité pour des raison d'échange donc si on peut arriver à en valoriser une partie sans excès bien sûr une partie mais aussi valoriser les effluents des éleveurs recréer. Je dis souvent qu'un méthaniseur, c'est une usine à engrais, c'est une pour dire du gaz, mais c'est on a un enjeu de d'engrais organique qui est très fort si on sort de l'engrais minéral. Ça permet de produire, ça se remplacera pas suffisamment mais c'est une brique importante. Donc il y a un côté très complémentaire de la production alimentaire sur ces il y a d'autres filières, j'y rentre pas mais derrière tout ça bien sûr il y a des il
y a besoin d'outils. Donc là j'appelle et je sais que ça on va essayer d'aller assez vite pour mettre en place des outils notamment dans le biogaz où il y a la CPB quoi. La la la la la trajectoire je dirais de la CPB qui est plus qu'urgente parce qu'aujourd'hui tout est bloqué. les acheteurs et notamment ben se limitent à 2 ou 3 ans parce que quand il y a pas de visibilité, on nachète pas et du coup les financiers reculent et on voit aujourd'hui un doute chez beaucoup de financiers chez banquiers en disant on n pas confiance aux ENR et du coup voilà donc il y a un vrai besoin d'aller vite derrière que ça soit sur le gaz et aussi sur les appels d'offre électro voilà sur l'ensemble de de ce qui est décidé aujourd'hui. Il y a l'enjeu des cog, monsieur le premier ministre, des
cogénérateurs, excusez-moi, je suis un peu des cogénérations qui ont qui vont arrêter pour une raison de prix d'électricité qui rentre pas dans le dans le prix de compétitivité mais à qui il faut trouver des solutions notamment par les CPB. C'est pour ça qu'il faut aller vite sur les CPB, mais peut-être aussi pour certains par d'autres solutions. C'est quand même les premiers, c'est les précurseurs au début des années 2000. Il y en a plusieurs centaines. Alors en macro, ça représente pas beaucoup mais sur le territoire et individuellement ça serait dommage s'ils sont souvent insérés dans l'élevage, ça veut dire que souvent l'arrêt du métaniseur entraînera aussi l'arrêt d'élevage. Donc on est dans une situation importante et puis l'autoconsommation sur tous ces
sujets-là. L'agriculture consomme et d'ailleurs je dans le plan de de d'électrification, on est en train de regarder pour la partie agricole parce qu'il y a aussi un vrai enjeu au niveau agricole. Euh je vais pas beaucoup plus loin. Euh juste important aussi d'aligner notamment au sein de la SPEC euh les différentes politiques notamment les les objectifs et les ambitions au niveau agricole et les ambitions au niveau biomasse, au niveau attente par rapport à la bioéconomie. C'est-à-dire qu'il faut véritablement avoir une ambition pour l'agriculture de production qui répond à tous ces enjeux aussi bien alimentaires que non alimentaire et une dynamique qui permette de le faire au risque de voir des importations importantes. Et puis monsieur le premier, je terminerai par
ça. Il y a bientôt le salon de l'agriculture et et j'ai un j'ai un souhait suite à cette PPE qui vient de sortir, c'est que dans votre discours, dans vos différentes voilà, vous parliez justement de ces sujets de bioéconomie, c'est un atout important pour aussi donner des perspectives aux agriculteurs. On a la stratégie européenne de bioéconomique qui qui arrive, la stratégie française qui est aussi en discussion. C'est non seulement des solutions pour les autres secteurs, c'est des solutions pour le carbone, c'est des solutions pour le climat, mais c'est aussi des solutions pour aider aux transitions agricoles qui sont aujourd'hui et vous le savez bien compliqué économiquement mais aussi par rapport au climat. Donc voilà, faisons de de de ça un atout général et merci de
considérer l'agriculture dans la famille de de de la grande famille de l'énergie. Merci. Oui, merci Olivier Doget puisque vous êtes aussi administrateur à la FNSEA et président de France Agroltaïme et on voit là les liens qu'il y a entre l'énergie et l'agriculture qui sont deux mondes qui vont devoir apprendre à se parler. D'autant plus que effectivement tout ne sera pas électrique, il y aura beaucoup de bioénergie et là-dessus le monde agricole est très attendu hein, puisque ce sera le premier fournisseur de bioénergie pour le système énergétique. Alors, toujours pour continuer dans ces énergies non électriques, Nicolas Garnier pour pour la Morse, on voit on doit aussi parler de chaleur décarbonée dans les dans la PPE 2 comme dans la
PPEO3, il y a des objectifs de d'extension des réseaux de chaleur et de création de nouveaux réseaux de chaleur. Donc, comment est-ce que vous vous jugez ces ces possibilités en lien avec les élus locaux puisque les réseaux de chaleur urbains, c'est quand même un sujet très local. Monsieur le premier ministre, messieurs mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, chers amis, je voudrais partager avec vous deux évidences qui sont aussi deux ambitions et deux défis. La première évidence, c'est que tout kilow est consommé sur un territoire, distribué sur un territoire, transporté sur un territoire, produit sur un territoire. Et je parle à l'ancien élu local qu'on a rencontré à de plusieurs reprises avec le président d'Amorce. Il est assez évident que cette transition
énergétique qui a des enjeux nationaux évidents qu'on vient d'évoquer passe aussi y compris en terme d'adhésion, en terme de projet sociétal par la question des territoires. Deuxème élément et de ce point de vue, je peux vous dire que peut-être qu'une des pistes dans la réalisation de cette PPE sera et c'est notre proposition un contrat d'objectif et de partenariat entre l'État et les collectivités territoriales pour être clairement contributeur de ces objectifs qui ont été présentés. La deuxième évidence dont je voudrais vous parler, c'est qu'effectivement au-delà des débats de paroisse, a dit monsieur le ministre ou de famille sur la mode de production, il y a quand même une évidence, c'est que le premier besoin énergétique de ce pays, c'est de la chaleur hein et que la
moitié de la facture énergétique ou alors au passage, j'ai failli faire le clin d'œil, monsieur le ministre, mais vous avez remarqué comment on est sobre aujourd'hui, hein. Demain matin, tout le monde tout le monde au lit. Euh plus sérieusement, et cette chaleur, effectivement, elle représente la moitié de la facture des Français. 3700 € payés par chaque français d'énergie dont la moitié c'est du chauffage et demain probablement du froid dont on n pas beaucoup parlé depuis ce matin. Et à la convergence de ces deux évidences, il y a deux ambitions. La capacité à engager les territoires dans la transition énergétique, la capacité à développer cette chaleur renouvelable. Euh et cette ambition, elle passe en particulier par ce qu'on appelle les réseaux de chaleur. Euh ces réseaux de
chaleur, c'est pas un cousin éloigné de la famille énergétique, c'est vraiment un vrai membre de la fraterie, monsieur le ministre, je pense. Et aujourd'hui, il y en a partout. Si nous avions eu une demi-heure de plus, nous vous aurions amené au Poisa, à 10 km ou 15 km d'ici ou à la Moura ou à d'autres endroits. Il y a des réseaux de chaleur partout sur le territoire, ruraux, urbain, portés par des élus locaux et on est à quelques jours des élections municipales. Je peux vous dire que contrairement à ce qu'on croit, ce sujet de l'énergie est au cœur des municipales et ce qu'on demande aujourd'hui aux élus, je parle sous le le contrôle de l'ancien président d'intercommunalité de France, cher Sébastien, ça va être effectivement la capacité à dire "Monsieur le maire,
monsieur le président d'Interco, en quoi vous allez m'aider à payer ma facture, en quoi vous allez m'aider à avoir du confort d'été et cetera." Finalement, ce réseau de chaleur, c'est le symbole de la transition énergétique pour un élu local parce que c'est utiliser des ressources locales, c'est développer de l'économie et de l'emploi à l'échelle locale, c'est distribuer et c'est rendre un service aux populations tout en maîtrisant leur facture. Donc on appelle à ce que ces réseaux de chaleur soient effectivement aussi au cœur du jeu, au côté de l'électrification, souhaitable et durable. Et pour ça, et ben il faut effectivement envisager, c'est l'occasion de dire un dernier merci à quelqu'un qu'on a pas cité qui est juste mon mon voisin de droite, le
travail de LAADM sur le fond chaleur. Je pense que c'est pas moi qui le dise, c'est la Cour des comptes qui dit que c'est probablement le plus beau levier de la transition énergétique en terme de coût bénéfice. On est tous dans une période où l'argent est rare, cher, doit être efficace et ce fond chaleur, il est nécessaire. Je parle sous le contrôle d'Agnès, de Jean-Luc et d'autres pour dire que ce fond chaleur mérite effectivement probablement d'être dopé. Mais je crois qu'il y a consensus, mais je sais que les arbitrages sont difficiles. Dernier point, finalement, l'histoire commence. Euh, merci à vous et je le dis au même titre que que d'autres. Merci d'avoir osé ce geste de courage et de responsabilité que de sortir cette PPE que nous attendions. Certains disent 4 ans, d'autres 10 20
ans. En tout cas, ça fait un moment qu'on attend. Ça nous donne de la visibilité. Maintenant, l'histoire commence et juste si je terminais par un clin d'œil, il faut la réaliser. Il faut la réaliser de manière symétrique. Je pense qu'on serait déçu si une partie de cette histoire était réalisée, l'autre ne l'était pas. Et peut-être en visant et ça c'est pour Jules en particulier les fourchettes hautes en particulier en martin d'énergie renouvelable. Nous nous pensons que nous nous en sommes capables. Je représente les élus locaux que je salue. La production d'énergie renouvelable est possible sur les territoires dès lors qu'elle est concertée d'ailleurs qu'elle est elle fait l'objet d'un dialogue. Donc nous on croit à ce potentiel là. Donc heureux de pouvoir l'écrire l'histoire avec vous.
Merci. Et effectivement, je voulais parler du fond chaleur renouvelable qui est opéré par l'ADEM dont Sylvain Vassorman à côté de vous et l'éminent président. Alors continuons sur le le local et les territoires. Benoît Lecacheux pour Holoce, je me je me tourne vers vous. Donc on va produire des technologies de la transition. Pour les panneaux solaires, il faudra avoir des critères de localité, mais ça c'est quand même compliqué compte tenu de la concurrence de la Chine. Donc comment est-ce qu'on fait là-dessus ? Merci pour la question, c'est pas la première fois qu'on me la pose. Donc oui, en effet, je pense qu'il est possible de fabriquer des panneaux solaires en France. Je pense que c'est indispensable et je pense qu'il y a quatre éléments incontournables pour y
parvenir. Le premier, il a été évoqué plusieurs fois aujourd'hui, c'est la visibilité. Il faut donner une visibilité long terme à nos clients, à nos investisseurs pour qu'ils soutiennent un projet industriel comme celui-là. Le deuxième élément, vous venez de le mentionner, c'est qu'on a besoin comme tout industriel pendant la période nécessaire pour atteindre une compétitivité d'être dans un cadre qui soit protecteur et où on soit pas en confrontation directe avec des concurrents qui ont des règles sociales, environnementales de financement très différentes des nôtres. Et donc pour ça, la préférence européenne est pour nous un élément important. Le troisème élément qui est qui est aussi important, c'est de nouer des partenariats techniques avec les leaders mondiaux de
ces industries aujourd'hui puisque il faut qu'on acquière ce savoir-faire industriel que nous n'avons pas en Europe. Et pour ça, il faut travailler avec les gens qui maîtrisent ces technologies et il faut retransférer les technologies vers la France pour pour y parvenir. Et le 4ème élément, c'est la le besoin de produire à l'échelle, à très grande échelle pour être compétitif et d'intégrer dans nos modes de production industriel les dernières technologies robotisation, digitalisation, intelligence artificielle et pour ça on a en Europe des champions qui nous permettent de le faire. Donc je pense qu'il est tout à fait possible de produire des cellules et des modules photovoltaïques en France. Je pense qu'aujourd'hui avec la PPE qui vient d'être annoncée, on a
coché la case visibilité. On devrait pas tarder à cocher la case préférence européenne. On a noué au sein de l'Olis les partenariats qui nous permettent de de répondre au 3e et au 4e élément que j'ai j'ai mentionné. Et donc on va produire des panneaux solaires en Moselle et on va créer 2000 emplois industriels en lien avec ce projet. Merci à vous. Euh bonne nouvelle pour cette ces créations d'emplois dans les territoires. Alors si on continue sur les emplois, il y aura chaque tour, je me tourne vers vous pourens énergie. Donc le développement de l'éolien en mer, ça a été fait de long enfin c'est un objectif de de longue date avec des usines en France qui permettent de redynamiser euh les ports les ports français. Alors, quel quels enjeux vous
voyez à faire de l'éolien en mer, un des piliers de la souveraineté euh industrielle et avec des industriels qui sont qui ont au moins leurs usines euh en France et sur nos ports ? Merci euh monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les élus et mes collègues de l'industrie et de l'énergie. Alors, contrairement à monsieur le ministre Roland l'escur, je ne n'ai pas vécu au Canada. Je suis libanaise. Je me permettrai de garder mon manteau puisque au Liban, la chaleur, l'électricité et la résilience sont dans le cœur mais pas dans le corps. Donc en ce qui concerne donc l'éolien en mer et les réseaux en mer également sont aujourd'hui des infrastructures stratégiques pour atteindre un système énergétique compétitif, résilient, souverain en
France et en Europe. Donc, il faut les considérer comme tel. Chez Siemens Energy, on fait notre part du travail puisque sur 100000 salariés dans le monde, 66000 sont en Europe où nous avons également 22 sites de production. Nous sommes un des leaders des technologies énergétiques dans la production bas carbone, la transmission électrique et également la décarbonation avec des électrolires fabriqués en Europe que vous avez inauguré, monsieur le ministre. Et en France, plus spécifiquement, on a 2000 salariés et on n'est pas à Paris, on est dans les territoires avec une usine de fabrication d'éolienne au Havre, un centre de compétence dans l'est de la France pour la maintenance des turbines à vapeur du parc nucléaire français et un centre de compétences réseau électrique et data center à
Grenoble dédié justement à ces enjeuxl. Et au global, au niveau du groupe, on a embauché 12000 salariés en 2025 qui montrent le dynamisme de la filière énergétique. Alors, quels sont voilà nos enjeux et et nos demandes, monsieur le premier ministre ? Elles sont, j'espère, simples. Une bonne exécution de la stratégie et le made in Europe. Alors, cette bonne exécution, parce que vous le savez, la visibilité de la de la PPE était indispensable et merci à nouveau à tout le monde, à tous les efforts qui ont été faits pour aujourd'hui pouvoir la publier. Mais une stratégie ne vaut rien si elle n'est pas exécutée rapidement et simplement. Et je donnerai quelques exemples. La directrice générale de l'énergie et du climat a rappelé la PPE2. Je retournerai à la PPE
de 2009 où l'objectif pour l'éolien en mer était de 6 GW en 2020. Objectif que nous atteindrons au début des années des années 2030. Donc nous souhaitons que l'éolien en mer et les nouveaux objectifs de la PPE3 ne soient pas atteints en 2045 mais bien en 2035. Et pour cela, il faut lancer les cahiers des charges des appels d'offre et les attribuer dans les calendriers initialement prévus. Il faut aussi continuer la simplification puisque un projet éolien en mer continue de prendre 10 ans, même chose pour le réseau en mer et la moitié de ce temps est dédié à des étapes administratives essentiellement. Donc il faut et aujourd'hui les la mesure de la compétitivité de la France et de l'Europe, c'est le temps administratif par rapport à ses concurrents aux États-Unis ou en Chine.
et d'autres éléments de simplification notamment dans les réseaux en mer et on en discute avec Thomas Verin et qui était dans le paquet réseau européen passer à des appels d'offre fonctionnel, c'est-à-dire un appel d'offre de 1000 à 2000 pages plutôt que plus de 20000 pages pour des industriels comme nous et qui nous permettent à ce moment-là de faire plus avec notre appareil productif, c'est-à-dire livrer 2 ans plus tôt 10 % moins cher pour nos besoins en réseau en Europe. Donc voilà pour les éléments. Le premier point et puis le made in Europe en faire un avantage compétitif en Europe et en France. la France et faire de lance sur le sujet, nous en sommes reconnaissants. Et ce n'est pas du protectionnisme, c'est un outil et des règles équitables comme c'est le cas dans d'autres régions
du monde. Et pour nous, ça passe notamment par des critères de contenu local ciblés sur les technologies stratégiques de l'éolien des réseaux, potentiellement les électrolyseur et et s'assurer surtout que ces critères ainsi que la cybersécurité soit utilisé de manière harmonisée en Europe puisque sinon on perd la force du marché unique, ce qui est indispensable pour nous. Et enfin, un dernier point qu'on travaille avec monsieur le ministre Sébastien Martin, euh les terreurs et les aiments permanents qui doit être une filière soutenue en Europe et en France, notamment avec des investissements ciblés qui sont un organe assez critique pour la filière de l'éolien en mer et d'autres filières également. Donc à nos yeux, ces différents outils exécution made in Europe feront en sorte qu'on
s'assure que la France et l'Europe reste une puissance géo-industrielle des technologies de l'énergie. Merci et à ce Merci et à ce titre, il y a le CMACT européen dont on espère une transposition efficace en France. Alors pour conclure cette table ronde, monsieur Marc Ferat, ancien ministre de l'industrie aujourd'hui parlementaire, l'électrification, la production d'énergie décarboné, ce sont des emplois locaux. Comment est-ce qu'on fait poursuivre dans cette voie et conserver ces emplois locaux au service des territoires et de la nation ? Merci monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, merci de me permettre de conclure. Je vais essayer de faire vite parce que outre le remarquable effort de de sobriété en matière de chaleur, je crois qu'il y a
un buffet campagnard jura qui nous attend et dans lequel tout le monde se projette. Ce que j'ai retenu de nos échanges au fond, c'est que notre stratégie énergétique et notre stratégie industrielle sont les deux phases d'une même pièce. Ça a été dit, nos industriels ont besoin d'électricité ou d'énergie décarbonée à bon prix pour pouvoir être compétitif. Et ils le sont, ils le sont de plus en plus. On a parlé d'Arscellor, on a parlé de d'aluminium d'Inker, on a parlé des projets qui vont bientôt sortir de terre sur nos territoires comme celui de Safran. Euh je pense que ça c'est un élément très important, mais il faut pas perdre de vue également que nos énergéticiens sont également pourvoyeur d'emploi. Et euh ce que disait l'escure très justement tout
à l'heure, à savoir qu'il faut sortir de cette querelle de famille, je pense qu'on parviendra à sortir de cette querelle de famille en montrant que derrière cette PPE, il y a des emplois dans les territoires, il y a des emplois dans les pompes à chaleur, il y a des emplois dans le nucléaire. La filière va recruter 100000 personnes dans les 10 prochaines années. Il y a des emplois dans l'éolien en mer et pour qui a visité les usines du Havre par exemple de Siemens Energie et bien on en est convaincu. Je pense que ça fait partie de l'acceptabilité de notre stratégie énergétique globale que de montrer ces impacts territoriaux. Et je pense que on doit aussi être conscient d'une difficulté qui peut surgir. Notre stratégie, tout le monde la partage,
c'est de sortir d'une dépendance, celle des énergies fossiles. Il ne faudrait pas que sortir de cette dépendance nous amène à une autre dépendance, celle qui peut se faire jour vis-à-vis des composants asiatiques, chinois, notamment concernant les énergies renouvelables. Et pour ça, Hirachak Toura l'a très bien dit, on a aujourd'hui des outils sur lesquels on doit s'appuyer. On doit s'appuyer sur les critères de résilience du NZIA. On doit faire ce que nous faisons sur le photovoltaïque en imposant des critères d'empreinte carbone qui des facto flèchent peuvent permettre de flécher sur la production locale. Mais on doit aussi aller plus loin et ça je sais que c'est un combat que Roland l'escur et Sébastien Martin mènent avec beaucoup de d'opinatreté au niveau européen, c'est-à-dire
concrétiser la préférence européenne de la manière la plus ambitieuse qu'il soit avec des clauses de contenu local qui soient les plus explicites possibles. Si on y arrive et on va y arriver, je pense que on a toutes les raisons d'être optimiste et je pense qu'on a toutes les raisons de penser que demain l'énergie sera une fierté française. Merci. Merci monsieur le ministre et merci d'avoir évoqué effectivement le Net Zero Industry Act européen qui permet d'avoir du contenu plus local dans les technologies de la transition. Être optimiste, on peut l'être un peu plus. En tout cas, moi je le suis un peu plus maintenant que je sais qu'on va signer ces décrets de PPE. Donc merci à vous monsieur le premier ministre pour avoir porté porté ce sujet. Naturellement
c'est à vous que revient l'honneur de conclure cette table ronde. Sachant que cette PPE c'est une première étape mais il y a évidemment plein de choses qui nous attendent sur le plan électrification sur les projets d'avenir. Ça a été évoqué. Merci à vous. Euh merci à l'ensemble des intervenants. Je pense qu'on a fait un large tour d'horizon. C'est pas complet. Effectivement, il y aura des revoyures avec un certain nombre de sujets plus spécifiques sur lequels il faudra approfondir. Je pense que ça a été dit sur les alertes sur l'éolien terrestre. On voit bien d'ailleurs que ça suscite beaucoup de passion et beaucoup d'approximation. D'ailleurs, plus un sujet est passionnel, plus en général il est approximativement traité. C'est bien notre problème. Euh et donc je pense que
là pour le coup faudra revenir sur ce qu'est la remotorisation, la planification aussi locale, comment on arrive aussi à avoir beaucoup plus de transparence dans la manière dont les zonages sont faits. Enfin, je pense que là, il y a il y a beaucoup beaucoup de de demandes qui nous viennent des élus locaux et plutôt que effectivement d'en faire un sujet simpnellement euh conflictuel et d'ailleurs pour dire oui à un projet ou pour dire non à un projet qu'on arrive à le faire le plus rapidement possible et pour créer justement de la visibilité. Mais il y a beaucoup trop de conflictualité sur ces sujets. Je reviens pas sur tout cela. On a peut-être pas assez parlé d'argent public et qu'au fond, je suis un peu surpris de voir dans la presse que tel ou tel type d'énergie coûterait de
l'argent, elle coûte toute de l'argent et c'est par nature même le principe même d'un investissement. Et on peut pas dire que on bénéficie des investissements du passé sans se poser des questions sur les investissements à venir. Et comme à chaque fois vu notre modèle, mais je vois quelques tweets qui sont arrivés ici ou là plus politiques, en plus avec des gens qui ne comprennent même pas comment c'est financé avec la subtile répartition entre ce qui relève d'un investissement public pur, argent du contribuable de l'État, ce qui relève de l'investissement des filières en tant que telle et ce qui relève évidemment de la consommation d'électricité et accessoirement de son export. Donc on le voit bien là aussi un modèle économique autour de l'énergie mais au fond il est
pas forcément toujours compris et pardon de le dire de manière un peu désagréable mais y compris parmi les élites. Et donc ça c'est c'est une difficulté et je crois qu'il faudra aussi qu'on arrive à à redonner plus de transparence euh et de d'explication sur tout ça. Beaucoup de sujets qui sont au fond très grand public n'ont pas été suffisamment traités ce matin mais vous l'avez fait en en partie. On n pas assez parlé effectivement de géothermie, de biomasse. Beaucoup de gens sont sortis cette semaine en disant "Mais comment ça 60 % de consommation des carbonés et cetera en 2030 c'est impossible ?" Bah non, il suffit tout simplement de regarder les gros agrégats pour voir que c'est complètement possible et qu'il faut accélérer. C'est vrai la méthanisation aussi beaucoup. Je me
rappelle il y a 8 ans comme jeune secrétaire d'État sur nos débats sur le l'injection sur la la bref donc tous ces sujets évidemment sur lequel il faudra revenir l'hydrolien et autres. pour prendre un peu de d'allonge, bon je crois que le plan Mesmer 2 est lancé, on peut l'appeler comme ça. C'est la bonne méthode et je soufflais au président de DF. Je crois que c'est la première fois en tout cas moi depuis un petit bout de temps que il y a pas justement ce dialogue en miroir entre consommateurs et merci à toutes et tous d'avoir pris le la justement ce ce accepté cette méthodologie avec les producteurs. Et au fond, le clivage doit pas exister entre le renouvelable et le nucléaire. Le vrai sujet, c'est entre ce qui est décarboné
et le fossile. Et c'est ça qui est très étonnant, c'est que c'est à la fois consensuel, mais bizarrement ça n'apparaît pas clairement dans le débat public. Donc ça veut dire que il y a un loup. Et donc derrière, c'est par le dialogue entre la consommation et les consommations au pluriel et les productions évidemment qu'on arrivera à s'en sortir. La deuxième des choses, c'est que je pense que les cibles retenues et je remercie les équipes d' RTE parce que vous avez je crois réussi à le faire sans pression dans un moment dans lequel il y en avait beaucoup. J'ai essayé de faire en sorte avec les ministres que le gouvernement ne soit pas source de pression justement parce que au mois de décembre, vous avez donné des scénarios qui sont hyper sérieux avec des parties prix euh avec des
analyses qui sont techniques et les cibles telles qu'elles sont publiées aujourd'hui et telles qu'elles seront publiées demain au journal officiel, ce sont des cibles qui tiennent compte de ces scénarios. donc avec des vraies bornes euh qui sont transparentes, qui sont techniques, qui sont légitimes et avec des choix politiques après que le gouvernement assume sur un certain nombre de ces scénarios en disant bah voilà pour des raisons de souveraineté, des raisons d'indépendance, des raisons d'emploi, personne n'en parle mais Marc vient de le faire, des raisons de territorialisation de ses emplois, on a choisi un certain nombre de ces de ces scénarios. Pour être honnête, ces cibles, je pense que ce sont les seuls qui pouvaient être retenus. Et c'est ce qui explique d'ailleurs ce
pourquoi au fond c'était soit la PPE sortait soit elle ne sortait pas. Et c'est peut-être aussi pour ça qu'elle était bloquée. Et ces cibles, comme ce sont les seuls qui sont au final défendables rationnellement, techniquement, industriellement, elles vont forcément et par nature être attaquées politiquement. Elles vont l'être parce que c'était tellement facile d'opposer les ENR au nucléaires. Comme on est en train de faire autre chose qui est un peu plus compliqué et sur du temps beaucoup plus long, bah évidemment c'est plus compliqué à attraper politiquement. Donc on va forcément entendre tout et n'importe quoi. Je crois que ça a déjà bien commencé depuis le début de la semaine sur ce sujet. Néanmoins, faut faut pas céder à ça parce que je vais pas être très
politiquement correct, mais il faut qu'on assume la technicité et le sérieux qu'il faut avoir sur ces débats. Ils sont beaucoup trop graves et c'est pour ça que j'ai commencé mon introduction avec ce que Mesmer lui-même avait connu dans les décisions qu'il avait pris dans les années 70 parce que toute chose égale par ailleurs, celles et ceux qui aujourd'hui disent à peu près n'importe quoi sur les questions énergétiques sont en général ceux d'ailleurs qui disaient à peu près n'importe quoi pendant la gestion du Covid. Et c'est terrifiant de voir que des questions très techniques quand elles sont politisées à l'extrême et vulgarisées à l'extrême mène en général au grotesque. Et on n'est pas loin du grotesque dans la plupart des commentaires tels qu'on les a vu cette
semaine. Alors moi je demande au aux acteurs que vous êtes, je crois que vous l'avez fait ce matin, c'est de garder le le sang froid et le sérieux qui est le vôtre. La patience, ça vous en avez fait preuve. Je crois que c'est pour ça qu'il fallait que le politique lui prenne sa responsabilité. C'est ce que nous faisons, mais de garder justement le même sens de l'intérêt général, le même patriotisme et la même rationalité dans la manière d'aborder cette question parce que c'est comme ça qu'on restera encore la France. Et si on veut pas décrocher sur un sujet qui peut être très brutal en matière de compétition internationale dans les décennies qui viendront, bah faut justement garder ce cap. En tout cas, c'est ce que le gouvernement va faire à vos côtés. au
fond, dans le moment qui est le nôtre, beaucoup de gens parleront des sujets. Moi, je vais essayer avec les collègues ministres d'être l'équipe de ceux qui démerdont les problèmes au fond. Et voilà, un problème, je crois qu'on a plus ou moins bien démerdé pour demain au journal officiel. Il était temps de le faire parce que il en allait justement ou non d'un déclin ou d'une source de progrès pour le pays. Merci à toutes et à tous en tout cas.
Merci à vous.
Sébastien Lecornu