Léa Balage El Mariky : conférence de presse du groupe Écologiste et social à l'Assemblée -24/06/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et tous. Je vais commencer ce point presse par vous parler de la situation au proche et Moyen-Orient en vous soumettant deux éléments qui semblent extrêmement inquiétants aux yeux du groupe écologiste et social. Le premier élément, c'est que nous sommes en train d'assister à la fin du droit international comme un cadre collectif de résolution des conflits.
Un cadre qui a été instauré euh à la moitié du 20e siècle, qui n'a pas été là simplement parce que nous serions des fans de traités internationaux ou convaincus qu'il fallait des juristes pour régler le désordre du monde. Et bien parce que ce cadre est le seul collectif et démocratique qui existe pour construire des paix justes et durables entre les peuples. Et là, on assiste depuis 13 jours à cette à une guerre préventive sans motif légitime de la part du gouvernement de Benjamin Netaniau à une guerre déclenchée également par des frappes déclenchées par les États-Unis qui aux yeux même du président de la République sont illégales. et donc une guerre avec des informations, des renseignements qui sont en réalité contradictoires et dont on nous dit que la cible a été atteinte, que la réussite est déjà paraachevée par le gouvernement tant d'Israël que l'administration de Trump.
Mais en réalité, nous n'en savons rien et c'est euh la raison pour laquelle je crois qu'il faudra débattre en toute transparence demain euh lors de notre session dédiée en vertu de l'article 51 de la Constitution. C'est une demande répétée maines et main de fois par le groupe écologiste et sociale parce que nous pensons que la voix de la France est de plus en plus faible sur la scène internationale. Faible parce qu'elle est assez peu crédible en réalité.
On a un jour la condamnation, je le disais de des frappes américaines euh et de leur inefficacité sur le plan de la résolution d'un conflit puisque on ne libère pas un peuple en le jetant sous les bombes et on a on aura la sécurité qu'avec un accord avec l'Iran. Et dans le même temps, le président de la République qui indiquait que Israël avait un droit à se défendre alors qu'il s'agissait purement et simplement d'une attaque. Donc voilà, une crédibilité qui a amoindri également par l'absence de reconnaissance de l'État de Palestine.
Une promesse déjà votée ici il y a 11 ans, toujours pas tenue par le président de la République. Et c'est extrêmement inquiétant parce que la fin du droit international, la fin de la diplomatie française et de la crédibilité de la diplomatie française et européenne, c'est aussi le retour des impérialismes béliqueux. Et quand on connaît l'état du monde, je crois qu'on devrait s'en inquiéter encore davantage.
Le deuxième élément que je voulais partager euh c'est c'est encore un élément d'inquiétude, pardon pour le ton morose de mon intervention, mais c'est la puissance des lobby dans notre République. Je vais vous donner trois exemples. Le premier exemple, c'est la loi du plomb qui va se terminer par une CMP encore obscure parce que les parlementaires n'avaient pas le courage de voter pour la réintroduction d'un pesticide qui abîme notre santé. et bien ils vont faire leur magouille dans le hclos très confortable d'une commission mixte par terre.
C'est exactement la même chose pour le projet de la 69, on le sait qui est un projet qui va détruire des écosystèmes. C'est déjà en cours pour ne rapporter rien en terme de gain pour les mobilités, rien en terme de temps économisé par rapport au coût pharamineux économique mais aussi environnemental de ce projet. Et enfin, je voudrais terminer par un point qui me semble important.
Il a été encore révélé la semaine dernière par le rapporteur général de la commission des finances au Sénat, c'est le fameux dispositif Koukum. Euh donc je vous fais pas la pédagogie parce que ça me prendrait 1 heure 1h30. Mais ces optimisations fiscales sur les dividendes versées notamment à des actionnaires étrangers ont été suspendus par le parlement et en réalité nous avons une administration fiscale qui a fait une instruction qui va à l'encontre de ce dispositif qui pourtant a été voté par le parlement.
Il s'agit entre 3 et 4,5 milliards d'euros de perte juste pour l'année 2024. Euh et donc on va nous demander de nous serrer la ceinture pour 40 milliards d'euros. On va nous demander de faire une rigueur budgétaire jamais atteinte.
Et là parce que et ça a été très clairement dit par le rapporteur russon du Sénat, très clairement dit parce que le lobby bancaire a eu une porte d'entrée au sein de Bercy et bien le dispositif KumKum a pu perturer et l'optimisation fiscale également. Moi, j'en appelle à une vigilance collective parce que nous faisons notre travail de parlementaire. J'ai euh j'ai j'ai même euh fait un recours contre cette cette instruction de Bercy pour qu'elle puisse être annulée.
L'audience s'est tenue avant hier, pardon, hier et nous en aurons les résultats bientôt. Mais nous avons là véritablement la puissance des lobby qui est en train de d'être révélée devant nous et je crois que nous devons être extrêmement vigilante gardien de la démocratie que nous sommes collectivement. Merci.
Bon, quelques mots, ça nous surprendra pas sur le concl. à Nouncio Abemous Naufragium. Le pape François Zé a finalement échoué dans le subterfuge qu'il avait essayé de poser devant l'Assemblée nationale pour pour gagner du temps.
Je je le dis un peu en en badinant comme ça mais le sujet est grave et et sérieux et nous avons entendu ce matin un premier ministre qui veut encore gagner du temps. La vérité c'est que s'il avait voulu que ce conclave aboutisse il aurait mis la pression sur le MEDF. Il aurait joué son rôle à plein conscient de l'enjeu qui est qui est posé.
Euh la question des retraites, elle est au cœur de la crise démocratique euh qui traverse notre pays depuis plus de 2 ans. Euh nous avons eu une réforme euh qui a été imposée brutalement aux Françaises et aux Français, qui a eu face à elle euh un mouvement social uni, unanime, euh une opinion publique euh qui n'a pas varié d'un Yota entre 70 et 90 % des gens opposés à cette réforme. Elle n'a pas rencontré l'assentiment du parlement puisqu'on a eu le 493.
C'estàd que cette réforme n'a bénéficié d'aucun des consentements habituellement admis en démocratie. ni le peuple, ni les représentants des salariés, les organisations syndicales, ni le parlement, l'Assemblée nationale. Pire, elle a été sanctionnée.
C'est parce qu'il y a eu cette réforme des retraites notamment que la Macronie a été lourdement sanctionnée aux élections européennes et donc que le président de la République a dissou et les Français convoqués aux urnes au mois de juin et au mois de juillet 2024, on dit très clairement qu'il voulait tourner la page. Or, nous avons depuis ça a été le cas avec la nomination de monsieur Barnier et son gouvernement macronise. C'est encore plus le cas avec la nomination de monsieur Baou qui était un macroniste de la première heure.
Nous avons des gens là qui arquebouté veulent nous dire en fait c'est le bilan d'Emmanuel Macron rien que le bilan d'Emmanuel Macron. Tout le bilan d'Emmanuel Macron et bien en fait ce n'est pas possible. Voilà donc cette méthode qui a été proposée a échoué, il est temps maintenant d'en finir parce que là le premier ministre et je le dis avec beaucoup de gravité pour maintenir cette réforme des retraites est prêt à un quoi qu'il en coûte démocratique.
Et ce qui se joue là, c'est aussi la confiance de nos concitoyens dans les institutions et le respect des urnes et le respect de la volonté populaire qui s'est exprimée à travers nos élections aux uns et aux autres le 7 le 7 juillet dernier. Et donc, mais évidemment, j'imagine que vous aurez des questions sur ce sujet. Et donc, nous, nous sommes pour qu'il y ait un changement de gouvernement.
Nous sommes pour que la censure soit votée dans des délais brefs et que ce gouvernement illégitime depuis l'origine, mais dont l'illégitimité et la fragilité renforcée par l'échec de ce conclable s'en aille et que nous puissions passer à autre chose. Euh, bonjour. Les les assoumis, pardon, on les assoumis ont l'intention de déposer une motion de censure.
Ils disent qu'il leur manque une quinzaine de signatures. Est-ce que vous seriez prêt à signer la leure ou euh est-ce que vous vous attendez de voir ce que va faire le PS par exemple qui est actuellement ? Alors, le groupe écologiste et social veut une motion de censure commune du Nouveau Front populaire.
Faire bloc. Euh nous avons été élus tous sur cette promesse d'arabrogation de la réforme borne. Elle a été un des moteurs puissants de mobilisation qui a contribué à nos élections et qui nous a amené à être en majorité relative ici.
Et donc nous, nous voulons une motion de censure commune du Nouveau Front populaire euh unie, sans enfantillage sectarisme entre nous avec une écriture qui nous rassemble. Et donc nous sommes prêts euh avec nos camarades et collègues du groupe GDR à prendre la plume si nécessaire pour proposer euh à nos collègues du Nouveau Front populaire, mais nous l'espérons à toutes celles et tous ceux qui y compris dans la Macronie ne voudrai pas se résoudre à ce déni de démocratie. Il jamais trop tard pour que les consciences s'éveillent en tout cas pour la signer avec le Nouveau Front populaire.
Nous sommes prêts à faire nous cette proposition de rédaction et d'écriture. L'enjeu est trop important. Voilà, les Françaises et les Français attendent de nous que nous allions au bout du combat contre cette réforme des retraites.
Je rappelle que nous avons voté à l'Assemblée nationale une résolution de nos collègues GDR qui est le premier vote qui est intervenu ici sur la réforme des retraites, même s'il n'était que symbolique, mais qui a donné un mandat mandat d'abroger cette réforme et bien nous irons au bout. Et donc notre groupe en lien avec le groupe GDR fera les propositions qu'il faut dans les heures qui viennent pour que nous puissions ensemble déposer une motion de de censure commune. Il ne serait pas entendable pour celles et ceux qui nous regardent, même pour nous-mêmes qu'il y ait deux motions de censure qui disent la même chose et qui cherchent à atteindre le même objectif.
Clément Perou pour la chaîne parlementaire. Je voudrais revenir à la la semaine dernière, il y a eu un amendement prévoyant un moratoire sur les énergies éoliennes et solaires qui a été voté au Parlement à deux voies près. On s'est aperçu que les députés écologistes au moment du vote étaient assez rares dans l'hémiciple.
Comment vous vous expliquez cette faible mobilisation de de vos élus au moment de ce vote ? Moi, j'aimerais retourner la question au groupe macroniste. En proportion, nous n'étions pas moins nombreux que les macronistes en réalité.
Euh vous savez, on assiste depuis euh quelques semaines et en réalité depuis plusieurs mois parce que c'est euh c'est comme ça que c'est instrumentalisé à des reculs sur la question écologique et sur les droits environnementaux. Et ces reculs, ils proviennent de quoi ? D'impact qui a été fait entre les macronisques, les LR et le Rassemblement national pour sauver le premier ministre et les membres de son gouvernement.
Et donc, il s'agissait de voter contre la loi simplification qu'ils soutenaient eux-mêmes, euh qui a également produit un certain nombre de recul sur les ZFE, sur le ZAN, euh sur les droits sociaux, sur la capacité de la science à orienter les politiques publiques. Les Macronistes devaient être vendbout contre cette loi qui ne disait tout et son contraire était extrêmement dommageable et allait entacher le bilan d'Emmanuel Macron. Résultat des courses, il y en a h qui votent pour, 14 qui s'abstiennent et tout le groupe n'est pas là.
Donc en réalité, nous nous sommes là quand il s'agit de défendre nos propositions, mais on n'est pas là pour sauver le culte des Macronistes, ni le bilan d'Emmanuel Macron. Je le dis très clairement parce qu'en fait, je suis en colère. Je suis en colère parce que ils sont toujours en train d'essayer de nous chercher et de nous mettre la responsabilité quand ce sont eux qui sont en train de détricoter le droit de l'environnement.
Le la ZFE c'était ni fait ni affire. On a fait des propositions pour que ça fonctionne mieux. On s'est dit le dispositif tel qu'il existe, il ne vaut mieux pas le supprimer mais l'améliorer.
On a fait des amendements dans ce sens. Ils n'ont pas été capables d'émettre ne serait-ce qu'un avis de sagesse pour que ils puissent être adoptés. Et ensuite, il faudrait nous expliquer que les reculs environnementaux, ce seront la c'est la responsabilité des écologistes.
Enfin, de qui se moque-ton ? Ce sont leurs responsabilités et le pacte et qu'ils sont en train de faire avec le Rassemblement national pour faire croire qu'ils s'en sont les premiers opposants. Dans dans les discussions du conclave, il y a eu quand même un bouget notamment de syndicat de CTT en reconnaissant que le l'objectif des 64 ans n'était plus euh n'était plus constant ni valable.
Est-ce que vous vous acceptez ça ? Vous trouvez qu'il y a il y a une une évolution de ce syndicat ? Alors, c'est pas exactement comme ça que ça a été formulé, mais je vous laisse mettre de vos propos.
Le conclave est en réalité parti sur de bien mauvaises bases quand le MEDEF a mis un vétoire constant contraint sans aller chercher de nouvelles ressources. Donc en réalité moi je comprends que les syndicats aient à un moment donné au fur et à mesure quitteraient la table. Et quand euh la CFDT nous dit cela, elle nous dit aussi que euh ils n'ont pas été capable de traiter la moindre des choses, c'est-à-dire la dignité de celles et ceux qui travaillent, à savoir la question de la pénibilité au travail, la pénibilité comme un facteur de départ précoce à la retraite.
Cela n'a pas été pris en compte par le MEDEF et c'est une des raisons de l'échec de ce conclave. Il faut le dire aussi très clairement, celles et ceux qui ont voulu cet échec du conclave, ce sont celles et ceux qui en réalité n'en ont rien à faire, que les personnes travaillent leurs deux dernières années de d'emploi dans des des conditions extrêmement difficiles, en mauvaise santé ou bien soit contrainte à rester au chômage parce que plus personne ne souhaite les salariés. Ş.
Léa Balage El Mariky