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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 21 octobre 2026 13 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéÉconomie & entreprisesEurope & international

"On va y aller et on va te pourrir la réunion" : Mélenchon sur la rencontre avec Lecornu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:27OuverteRéponse partielle

    Pourquoi le gouvernement organise-t-il cette réunion avec les partis politiques ?

  • 2:10RelanceRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon, vous dites "on va te pourrir la réunion". Que voulez-vous dire par là ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen, vous dites que la réunion ne servira à rien. Pourquoi ?

  • 4:52RelanceRéponse partielle

    Le gouvernement accuse LFI d'être responsable des violences. Qu'en pensez-vous ?

  • 6:58OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous l'instrumentalisation de la situation française à l'étranger ?

  • 9:52OuverteRéponse directe

    Quelle est votre analyse du bilan économique du gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « Aucune violence n'est légitime, aucune. Ni verbale, ni physique, ni contre les biens, ni contre les personnes. »
  • 2:10Fait
    « On va y aller. On va te pourrir la réunion. »
  • 6:58Fait
    « Ils font campagne sur le dos de la France en tenant des commentaires inacceptables autant que stupides. »
  • 9:07Fait
    « Les Français vivent sous la menace, il y a un ennemi commun qui crée des intérêts communs. »
  • 11:10Fait
    « Sa politique économique c'est un échec et ils veulent continuer la même chose. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Pour le 3e thème à présent, sur cet affrontement politique, le gouvernement face à la convergence des colères et avec on va l'écouter maintenant le chef de l'État qui s'est exprimé de l'étranger, on le disait tout à l'heure et il estime effectivement qu'il y a trop de gens ambigus. On l'écoute et on commente cela juste après. Il y a trop de gens ambigus, trop de gens pour expliquer qu'il y avait des violences légitimes. Non, il y a aucune violence légitime, aucune. Vous les avez interviewés, vous les avez dans vos antennes. Donc aucune violence n'est légitime, aucune. Ni verbale, ni physique, ni contre les biens, ni contre les personnes.

Le début de la violence c'est la justification du reste. En démocratie, il y a rien qui justifie la violence. Voilà, rien ne justifie la violence, trop de gens ambigus, il ne il ne ne nomme pas mais on peut deviner à qui il s'adresse. Bah oui. Et lui ne nomme pas mais les autres ont nommé précédemment, c'est-à-dire hier et encore avant-hier. C'est-à-dire effectivement il y a une stratégie ou une tactique, je sais pas très bien, du gouvernement qui était de mettre tout sur le dos de LFI alors que c'est leur accréditer d'un énorme pouvoir.

C'est vrai qu'ils ont euh accompagné le mouvement bien au début, poussé le mouvement bien au début aussi, mais après il y a des il y a des d'autres convergences, d'autres personnes qui viennent et qui suivent le mouvement et c'est pas c'est pas eux qui sont les seuls responsables de tout ça. Mais il est vrai que quand on entend hier soir euh suite à la proposition de la de réunion avec les partis politiques.

Alors on a eu les syndicats aujourd'hui qui ont été réunis par Sébastien Le Cornu avec manifestement pas grand-chose ou même quasiment rien à leur proposer et que demain ça va être la même chose avec les partis politiques et que euh Marine politiques et on le rappelle qui sont donc reçus ont reçu à Matignon absolument et que du côté du Rassemblement National on dit que ni Bardella ni Jordan Bardella pardon, ni Marine Le Pen décide d'y aller mais de leur envoyer je Je dire un 3e couteau ou 4e couteau parce que c'est pas ça serait pas correct mais en gros symboliquement donc considérer qu'ils n'ont pas eux à y aller ça sera je crois Edwige Diaz qui ira et que Jean-Luc Mélenchon dit on va y aller mais on va leur pourrir leur réunion.

Euh Et ben justement justement on va on va les écouter à la fois Jean-Luc Mélenchon et également Marine Le Pen. Alors nos discussions toutefois n'auront de sens que si nous partageons une sans ambiguïté une exigence la condamnation de la violence. ? La République tient par cette conviction commune qu'aucun désaccord aucune colère aucune ambition politique ne peut justifier le recours à la violence. Cette conviction engage chacun d'entre nous dans ses paroles comme dans ses actes. Tu vas nous faire signer un ? C'est ça que tu ? Tu crois vraiment qu'on va le ? Bien sûr que non. On va y aller. On va te pourrir la réunion.

2:46
Non speech

[applaudissements]

2:47
Locuteur

Et du coup on va leur dire nous on vient ici pour discuter avec vous des revendications. Quand est-ce que vous donnez une réponse aux revendications qu'ont présentées les lycéens les étudiants et les ? Nous n'allons pas sécher. Maintenant nous ne sommes pas dupes euh de ce que souhaite faire le gouvernement à chaque fois qu'il est en difficulté il organise une réunion. Bon euh c'est vrai qu'on commence à se lasser du procédé d'autant que cette réunion va probablement se transformer en cirque euh puisque LFI a d'ores et déjà annoncé qu'ils y allaient euh pour pourrir la réunion. Je je cite les propos euh de Jean-Luc Mélenchon.

Marie-Ève Malouines ont vu les propos que l'on vient d'entendre à la fois de Jean-Luc Mélenchon euh qui a été applaudi lorsqu'il dit effectivement qu'il va pourrir la réunion et à Marine Le Pen qui dit qu'elle ne va pas sécher mais que ça sert à rien ça paraît compliqué pour demain. C'est compliqué Jean-Luc Mélenchon euh est excessif Marine Le Pen est à l'inverse dans le côté chez au-dessus de tout ça mais en même temps faut reconnaître que le gouvernement et le président ont été d'une maladresse extrême.

Je retrouvais mes notes de président de la République dimanche soir où le 1er ministre va organiser des réunions avec les partis, les organisations syndicales euh pour condamner les violences. Bah si on fait une réunion, c'est qu'il l'a mis en préalable. Il le dit en préalable. Et après il dit il y a des gens ambigus. Donc si c'est une réunion pour pas pour une réunion avec des partis politiques, c'est pour faire un constat au moins partagé et après échanger sur les solutions. Si c'est d'ores et déjà je vous je vous demande de de venir pour vous faire rendre gorge, ça peut pas fonctionner.

Quand le Premier ministre à l'Assemblée passe toutes ses interventions euh à à mettre en cause LFI dans une obsession sur LFI comme le rappelait Nathalie, c'est pas créer les conditions d'une discussion entre partis politiques que l'on veut responsable. Il faut sortir de cet affrontement. Oui, ils sont pas dans le même camp. Mais le but du jeu, c'est quand même d'être à la même table pour discuter sous ou alors euh c'est c'est de la mise en scène de chaque côté et le seul sujet, c'est je ne comprends pas quel est l'intérêt de cette mise en cause aussi large sur tous les débordements de LFI. On voit bien que LFI n'est pas partout.

L'ultra-gauche, c'est pas LFI même s'il y a des gens de LFI euh qui qui ont participé à la jeune garde. Mais il faut pas Non mais il y a une culture euh il y a une culture LFI sur le l'appel à la rue euh sur les jugements sur la police euh qui n'est pas récente. Donc ça fait un bon moment que ce discours est une sorte d'incubateur à violence. Donc c'est pas totalement étrange de mettre le le le Rassemblement national en cause le LFI en cause en considérant que c'est vrai que dès le début Clémence Guetté, Louis Boyard ont accompagné le mouvement voire un petit peu poussé. À partir de là, euh c'est exactement la même chose.

Alors moi ce qui me choque à titre personnel, alors mais d'abord Marine Le Pen dit qu'elle n'ira pas parce que Jean-Luc Mélenchon a dit qu'il allait pourrir la réunion mais elle avait décidé de pas y aller avant. Donc déjà ça c'est un argument d'habillage qui n'est n'est euh le véritable argument. De toute façon, qu'elle campe sur une position du "Je suis au-dessus de tout ça." de même qu'elle est intervenue 2h avant Emmanuel Macron dimanche pour montrer qu'elle avait une forme de présidentialité, ça c'est normal aussi, c'est de la stratégie. Que Jean-Luc Mélenchon ait parlé avant, ça c'est normal aussi, c'est de la stratégie.

Ce que quand je quand je parle de gouvernement en fin de vie, c'est que tout est biaisé. On peut imaginer que samedi soir ou dimanche soir, au vu de ce qu'il y avait dans les rues, et c'est pas des choses que j'ai vues simplement à la télé, au vu de de de du regard de l'étranger sur nous, Hmm. C'est-à-dire on va parler dans un instant avec avec Huguette tous ceux qui se réjouissent et qui sont susceptibles de nous prêter de l'argent. Au regard de notre déficit, au regard de tout ça, il y a eu une espèce de de de non pas d'accord, mais se dire "On va aller discuter, on n'est pas dupes.

Si vous voulez juste nous faire condamner les violences, on n'est pas dupes, mais on peut condamner les violences et dire "On est intraitables sur les revendications." Mais simplement, même ça, on peut plus le faire. Ce qui rend la situation effrayante. Oui, mais l'invitation méritait d'être un peu moins agressive. Ça pouvait être on toutes les deux de condamnation de la violence et tout, leur donne une porte de sortie pour [raclement de gorge] pas vouloir faire preuve de bonne volonté.

J'en profite justement pour rebondir et pour parler de ce que l'on avait promis au début de cette émission sur le risque de voir ces manifestations, la manière dont elles sont observées à l'étranger, voire instrumentalisées depuis l'étranger dans un contexte, on le sait, de tensions internationales et de possibles ingérences. Vous nous avez rejoints, Huguette, sur ce plateau.

J'aimerais, avant de vous entendre, que l'on regarde, parce que c'est très instructif, si vous allez sur le site Instagram, enfin sur le site de la Maison Blanche, le compte officiel de la Maison Blanche, regardez ces images, elles sont postées, donc c'est le site officiel de la Maison Blanche, qui ne met pas de commentaires, qui met tout simplement ces images et qui fait comprendre, et là aussi il y a des échéances électorales Huguette que bah la France c'est le chaos et c'est d'ailleurs Donald Trump qui le dit.

Oui et d'ailleurs Emmanuel Macron s'est montré cinglant vis-à-vis de dirige de deux dirigeants étrangers puisque à journaliste qui le questionnait sur les questions sur les notions d'ingérence et bien il a dit Emmanuel Macron je cite "Ils font campagne sur le dos de la France en tenant des commentaires inacceptables autant que stupides." Deux personnes sont visées deux personnalités Trump et Netanyahu.

Alors sans les nommer ils font d'abord allusion à à Donald Trump on vient de voir effectivement ce qu'il a posté sur le son réseau social et dans son mythe dans dans ses meetings puisque actuellement il est en tournée électorale et bien il parle d'une France qui est je cite prise d'assaut pillée et incendiée par des migrants des djihadistes et des communistes.

Alors pourquoi s'en prend-il de cette façon à la France bah en fait il est en mauvaise posture à 10 jours des élections de mi-mandat et il reprend son argument favori dans les meetings l'immigration en disant "Regardez ce qui se passe en France si les démocrates gagnent aux États-Unis et bien ça sera le même chaos." Et le deuxième dirigeant donc qui a été vertement critiqué c'est Benyamin Netanyahu qui a tenu des propos similaires en affirmant je cite que la France a cédé à l'invasion à l'invasion pardon de l'islam extrémiste et lui aussi il affronte des élections délicates en début de semaine prochaine.

Je rajoute d'ailleurs que le premier ministre israélien a même dans une interview à une chaîne de télévision appuyé sans la nommer Marine Le Pen en disant "Les Français vivent sous la menace il y a un ennemi commun qui crée des intérêts communs." Et puis enfin dernière salve et dernière remarque d'Emmanuel Macron à la question de ce journaliste il a fait allusion aux images créées par l'intelligence artificielle notamment celle de ce couple de octogénaire qui a deux minutes dans la rue soi-disant dépouillé, c'était évidemment totalement faux mais cette image a circulé sur les réseaux notamment sur des réseaux israéliens.

Voilà et effectivement bien se méfier de ce que vous voyez sur les réseaux sociaux parce que malheureusement la manipulation fait partie également d'une d'une stratégie ça vous inspire quoi d'ailleurs lorsque vous voyez vous en tant que citoyen que finalement la faiblesse de la France la faiblesse de l'Europe parce que la France n'est pas le seul pays concerné et bien bénéficie profite à à d'autres j'allais dire démocratie libérale parfois qui utilise ces images. Moi à titre personnel, ça me désole en fait de voir mon pays dans cet état.

Le problème, c'est qu'on a une impasse démocratique parce que avec la depuis la dissolution de 2024 on a une polarisation de la société et on voit on sent bien que l'élection présidentielle c'est pas certain qui va régler la question. On a une impasse économique parce que comme je le disais tous les indicateurs sont dans le rouge et le problème fondamental, je suis désolé mais ce bloc central ne se remet pas en question. Ce ce bloc central a un bilan, il a gouverné pendant 9 ans, il a écouté personne, il était sûr d'avoir raison, c'est la catastrophe partout. ils se remettent pas en question, de qui qu'est-ce que ?

Bah c'est simple la la politique qu'ils ont appliqué en gros sur le plan économique, c'est une politique de l'offre. Ils donneraient ? C'est-à-dire vous considérez qu'ils sont ils sont disqualifiés pour la suite, c'est ça que vous voulez ? Bah moi si vous voulez, j'ai une approche comme dans la vraie vie, je considère que tout le monde peut se remettre en question. Vous voyez j'ai comme une personne. Mais concrètement ça encore que Bah bah politiquement oui. Et [raclement de gorge] Édouard Philippe et Gabriel Attal et voilà tous diraient on a été nul. Bon. Mais ça coûte rien ça de de de dire on était nul.

Moi j'ai Non mais Non mais par contre ce qui pourrait se passer c'est que moi j'entends Édouard Philippe et Gabriel Attal et notamment Édouard Philippe qui est très clair. Il dit bah nous on a appliqué la politique de l'offre, c'était super, ça a super bien marché. Ah bah oui, on voit le résultat et il faut la continuer. Je suis désolé, c'est lui qui se disqualifie parce que sa politique économique c'est un échec et ils veulent continuer la même chose. mais personne vous oblige à voter pour lui, c'est ça que je suis en train de dire.

Je suis en train de dire qu'il y a quelque chose, une espèce de d'élément qui qui rend tout absolument tordu, c'est les mythes terme comme comme comme tu le disais tout à l'heure, c'est les élections pour Netanyahu. Ce sont tous des jeux qui sont en prêt.

Et alors Poutine, c'est même pas des élections, c'est sa croisade sur la décadence de l'Europe, c'est-à-dire on est complètement décadent dans une mais mais tout ça euh on le on peut l'analyser, mais c'est ce justement des éléments qui peuvent influencer nos choix et la façon dont on réagit à ce qui se passe en te disant en se disant que si on a une un bilan économique catastrophique, un bilan une image à l'étranger qui va mais les les touristes viendront pas euh enfin je veux dire Bah bien sûr. Mais comment on fait pour redresser les ? Bah il y a des élections, c'est fait pour ça et à à demander aux candidats de faire des propositions qui tiennent la route.

Sauf que le problème c'est que les élections, elles sont quand même largement je dirais insuffisantes parce que on a un niveau de débat public honnêtement qui est pas au niveau. Les analyses ne sont pas au niveau. Non non mais je mets c'est une responsabilité collective, vous voyez bien sûr. Mais mais c'est pas au niveau, les politiques ne sont pas au niveau pour la plupart du temps. Notamment, je veux dire le bloc central qui est le bloc respectable, entre guillemets, bah il devrait se remettre en question, vous voyez, pour essayer de dire faisons le bilan de ce qu'on a fait, qu'est-ce qui a marché, qu'est-ce qui n'a pas marché.

Globalement, rien n'a marché et on est en train de s'entêter dans les solutions qui n'ont pas marché.