Nicolas Dupont-Aignan sur Europe 1 (21 juin 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteRéponse directe
La convention climat, l'exercice de style vous a-t-il convaincu ?
- 0:31OuverteRéponse directe
Trois jours de violences à Dijon, la réponse de l'État est-elle suffisante ?
- 0:40OuverteRéponse directe
Le retour dans les salles de cinéma demain, nouvel acte du déconfinement.
- 8:19OuverteRéponse partielle
Est-ce normal d'en arriver là, Daniel Simonnet ?
- 10:36OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, point agir.
- 13:28OuverteRéponse directe
Laetitia Krupa, avant vous Daniel Simonnet, juste sur la posture du ministre de l'Intérieur ce matin.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:26InvitéFait
« nous retrouvons énormément de mesures qu'on a déjà défendues, à la fois dans le programme de la France insoumise, l'avenir en commun »
- 1:50InvitéFait
« sur la baisse du temps de travail, extrêmement forte »
- 1:53InvitéFait
« la taxe sur les dividendes, qui permet justement de redistribuer les richesses au service des questions écologiques »
- 3:39PrésentateurFait
« C'est ce gouvernement qui a fermé le dernier train qui ramenait les primeurs de Perpignan »
- 3:51PrésentateurFait
« C'est ce gouvernement qui a réduit les déductions fiscales »
- 4:12PrésentateurFait
« on est en train de déployer la 5G, sans aucune question sur les dangers de la 5G »
- 4:18PrésentateurFait
« En Suisse, il y a eu une interruption, un moratoire, il y a eu une étude là »
- 8:49InvitéFait
« la politique du chiffre que Nicolas Sarkozy avait instituée et qui n'a pas été modifiée par les gouvernements successifs »
- 9:04InvitéFait
« Il faut arrêter le contrôle d'identité sans motif et instaurer un récépissé, dater, signer, motiver contre le contrôle au faciès »
- 9:21InvitéFait
« le ministre de l'Intérieur, M. Castaner, nous annoncer un jour qu'il interdit tel geste d'étranglement et qui, le lendemain, sous la pression des syndicats de police, le restaure »
- 11:30PrésentateurFait
« on n'interpelle plus, on ne condamne pas, on n'expulse pas »
- 17:36PrésentateurFait
« nous sommes le seul pays du monde où vous pouvez agresser un policier et sortir avec sursis »
- 18:58InvitéChiffre
« plus d'un parent sur deux ne veut pas que son enfant retourne à l'école demain »
- 21:06PrésentateurFait
« la plus grave crise économique et de chômage depuis 1945 dans notre pays »
Temps de parole
- Présentateur30 %
- Invité26 %
- Invité 220 %
- Présentateur 216 %
- ?8 %
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L'accueil ce soir dans les studios d'Europe, Daniel Simonnet, bonsoir. Bonsoir. Conseillère de Paris, en campagne dans le 20ème arrondissement, vous remenez tout juste du terrain d'ailleurs.
Exactement. Au reprise de la France insoumise.
Le député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, bonsoir à vous. Bonsoir, Wendy Bouchard. Et la journaliste politique, spécialiste de la communication politique, Laetitia Krupa. Bonsoir Laetitia. On va réagir
au
sujet du moment avec vous, la convention climat, les mesures remises il y a quelques instants à Elisabeth Borne, l'exercice de style et le font surtout. Trois jours de violences à Dijon, la réponse de l'Etat est-elle suffisante, notamment face à ces violences contre et dans ce débat autour des violences policières aussi. Et puis le retour dans les salles de cinéma demain, nouvel acte du déconfinement. Les artistes qui se mobilisent de plus en plus pour dénoncer certaines incohérences du gouvernement.
Et
d'abord, retour sur l'actualité de ce week-end, puisqu'Emmanuel Macron a plaidé dimanche dernier pour reconstruire une économie forte, écologique et solidaire. Avec cette convention climat qui rejoint la poussée écologique des derniers scrutins qu'on ne peut plus négliger, Daniel Simonnet, très clairement.
Très
clairement, c'est vraiment intéressant parce que quand vous regardez les propositions de la convention climat,
nous
nous retrouvons énormément de mesures qu'on a déjà défendues, à la fois dans le programme de la France insoumise, l'avenir en commun, et que les députés d'ailleurs ont déjà relayé. Par exemple, je pense à une bataille que reprend la convention climat, par exemple sur la renégociation du CETA, les accords de libre-échange, qui en fait poussent à un déménagement des marchandises dans le monde entier, totalement anti-écologique. Eh bien, on voit que la convention climat porte cette question-là. Mais c'est aussi la défense du fret, et donc du transport de marchandises, et du transport aussi des personnes. Et on se souvient de toute la bataille sur la SNCF.
On pourrait penser aussi à la mesure, même si elle n
'a
pas été retenue, mais qui est importante, sur la baisse du temps de travail, extrêmement forte. Ou encore la taxe sur les dividendes, qui permet justement de redistribuer les richesses au service des questions écologiques, sur tous ces dossiers-là. Le gouvernement, en fait, à chaque fois, s'est opposé à ces mesures-là, lorsque le groupe France insoumise les portait à l'Assemblée nationale. Et on voit bien que quand on fait une conférence sur le climat, eh bien, les citoyens, ils portent ces messages-là. Mais je le vois aussi dans le débat qui est celui des municipales à Paris, mais qui traverse beaucoup de municipalités.
La lutte contre l'envahissement publicitaire est une bataille écologique importante.
Or,
toutes les collectivités, bien souvent, ont des dérives libérales qui les amènent à, au contraire, chercher des nouvelles recettes dans l'envahissement publicitaire. Ou les
chantiers
pour
la rénovation thermique, parce que là, on est
très à la plus aussi dans les grandes villes. Il y a vraiment l
'enjeu. Quel moyen il y a derrière ? Après, il y a des manques. Il n
'y a
rien sur la question du nucléaire.
Ce que je regrette. On cible d'abord des énergies carbone, donc ce n
'est
pas tout à fait insensé. Mais c'est une bataille
écologique importante de sortir du nucléaire.
Nicolas Dupont-Aignan, l'exercice de style de démocratie participative vous a-t-il convaincu dans cette volonté de mettre les citoyens, de les replacer au cœur de ces préoccupations
? Alors
d'abord, je suis assez prudent, parce qu'il y a des bonnes mesures. Moi, que nous défendons à debout la France depuis longtemps. Je pense à la rénovation des logements, je pense aux frettes ferroviaires. Mais attention, cette convention citoyenne, elle est assez particulière, parce qu'on a tiré au sort 150 citoyens. On ne sait pas vraiment d'ailleurs comment. Et la meilleure représentation citoyenne, c'est le suffrage, et c'est notamment le référendum. Donc, premier point. Deuxième point. Vous savez, les idées, on sait ce qu'il faut faire
pour
moins polluer. Notamment,
il
y a la question du frette. C'est curieux. C'est ce gouvernement qui a fermé le dernier train qui ramenait les primeurs de Perpignan, les fruits et légumes, et qui a supprimé ce train. Sur l'isolation, c'est quand même curieux. C'est ce gouvernement qui a réduit les déductions fiscales.
Le gouvernement qui appelle à se
réinventer, Nicolas Dupont-Aignan. Oui,
alors, il y a un moment, si vous voulez,
moi j'ai l'impression que plus, moins on le fait,
plus
on en parle. Et puis, on n'aborde pas certains sujets fondamentaux, parce que ce n
'est
pas à la mode chez les écolos. Pour moi, c'est le sujet santé-environnement. Par exemple, on est en train de déployer la 5G, sans aucune question sur les dangers de la 5G. En Suisse, il y a eu une interruption,
un
moratoire, il y
a
eu une étude là. On n'en parle pas. Donc, c'est un peu, j'allais dire, l'écologie spectacle. Alors, si ça peut faire avancer certains dossiers, et vraiment changer de politique, sur des choses très concrètes, isolation des fenêtres, que les gens puissent déduire fiscalement, remettre en place des trains de ferroutage, pour éviter la pollution par les camions. Mais il
faut
que ce soit concret. Parce que les Français, vous voyez, j'ai vu, par exemple, il
y a
la proposition de l'écocide, et il
y a
la proposition de mettre dans la Constitution. On
a eu le débat, sous Jacques Chirac,
avec le principe de précaution. On a mis le principe de précaution. Ça n
'a
rien changé. Donc,
moi, je veux bien qu'on fasse plaisir... Et puis ça a du sens au niveau
international, ou du moins européen.
Enfin, il faut arrêter. Mais attendez, le gouvernement n'a
jamais autant signé, accepter d'accords de libre-échange. Pendant le confinement, il y a eu le Mexique, le Mercosur, qui est dans les tuyaux. Vous
vous rejoignez avec David Sommet.
Là -dessus, je suis d'accord avec elle. On n'est pas d'accord sur beaucoup de choses.
Mais
là
-dessus, on ne peut pas d'un côté
parler d'environnement tous les matins et signer en douze à Bruxelles des accords qui favorisent le moins-disant environnemental.
Alors,
justement, mettre en scène ainsi l'environnement, et là, je fais appel à la décrypteuse de communication et de sens communicationnel aussi, Laetitia Krupa, cette conférence sur le climat avec ses citoyens qui ont siégé dans la troisième Assemblée de France, quand même le Conseil économique, social et environnemental, ce sont des images qui peuvent marquer, je ne sais pas durablement, mais qui ont du sens en tout cas.
Oui, enfin, en tout cas, les signaux sont forts. Vous avez raison, Wendy, la convention, elle a été annoncée en avril 2019. Je vous rappelle que c'était à l'issue du grand débat national qui répondait à la crise des gilets jaunes, qui demandait justement davantage de démocratie horizontale, comme je l'appelle, démocratie participative.
Donc, dans ce sens-là, le signal était bon, était fort, et Emmanuel Macron le sait très bien, c'est un calcul politique qui était plutôt gagnant pour lui, sauf que finalement, Emmanuel Macron, qui souhaitait présenter aux Français un référendum à questions multiples, c'est-à-dire qu'il avait laissé entendre dans la semaine, il avait laissé échapper quelques offres en disant qu'il y aurait trois ou quatre questions au référendum, notamment sur l'isolation thermique du logement. Finalement, la convention a décidé autrement, et a décidé de me remettre au référendum de deux questions. Vous avez évoquées, les caussiers inscrire la lutte contre le changement climatique dans la Constitution.
Or, ça met le président au pied du mur. Si vous voulez, il a pris à son propre piège. C'est Emmanuel Macron qui n'arrête pas de vous dire que l'écologie est une urgence, et que ça va être un des grands chantiers de son quinquennat. On est quand même à plus de la moitié, on ne l
'a
toujours pas vu. Il y a Nicolas Hulot qui a démissionné en perte de fracas, qui a démontré que...
Et
qui y bravo tout
le
soir. Heureusement qu'il va dire bravo, mais je suis assez d'accord qu'il faut maintenant la concrétisation de toutes ces mesures. Mais si vous voulez, Macron et Lolo, je vous rappelle que quand même, c'était en août dernier,
il
me semble, août 2019, où Emmanuel Macron, face à une caméra, nous disait j'ai changé et j'ai compris l'urgence écologique, donc je vais l'inscrire dans mon programme. On attend toujours, maintenant Emmanuel Macron, qui est à la manœuvre avec cette convention citoyenne, doit amener ses conclusions, je crois que c'est lundi prochain, le 29
juin. Le 29, il sera traité par l'actualité de
fait, pour accélérer peut-être le processus. Bien sûr, parce que est-ce que cette majorité, la majorité de Macron, va voter les mesures finalement ? Voilà ce que disent les 150 citoyens. Est-ce que le politique aura enfin le courage de prendre ces mesures-là ?
Merci, c'était le premier sujet d'actualité. qui nous réunit, Daniel Simonnet, Nicolas Dupont-Aignan, Laetitia Crepard.
À
la une encore, je voudrais vous faire part de ce qu'on a appris aujourd'hui dans le Parisien, ces CRS agressés au Mans, qui ne répliquent pas de peur d'être mis en cause. L'un a eu la jambe cachée, son collègue n'a pas osé frapper une femme qui lui portait des coups, de peur d'être mis en cause. C'est en écho à ce qu'on reproche aux policiers, ces violences policières, aujourd'hui des CRS qui acceptent une pluie de coups, de peur de répliquer. Est-ce normal d'en arriver là, Daniel Simonnet
?
Alors, écoutez, moi, je ne peux pas me prononcer sur un fait sur lequel je n'ai pas tous les éléments. Oui, au moins sur la posture. Sur la posture, enfin, on
n
'y croit pas deux secondes. Moi, je peux vous donner des tonnes et des tonnes d'anecdotes dans les quartiers populaires et par exemple dans mon arrondissement où les policiers, pour certains d'entre eux, ne se comportent pas comme il le faudrait. Donc, comment changer la situation ? Il faut, par exemple, abandonner la stratégie de la politique du chiffre que Nicolas Sarkozy avait instituée et qui n'a pas été modifiée par les gouvernements successifs. Ce qui fait qu'un commissariat est mieux noté si vous faites X contrôle d'identité que si vous participez véritablement à la résolution d'une enquête.
Mieux noté, peut-être pas
mieux loti.
Il faut arrêter le contrôle d'identité sans motif et instaurer un récépissé, dater, signer, motiver contre le contrôle au faciès. Il y a également tout le débat autour des gestes. Il est complètement hallucinant de voir le ministre de l'Intérieur, M. Castaner, nous annoncer un jour qu'il interdit tel geste d'étranglement et qui, le lendemain, sous la pression des syndicats
de police, le
restaure. Donc là, après, on est dans ce que vous dites dans une bataille plutôt médiatique, communicationnelle. Il ne
s
'agit pas d'empêcher la police de faire son travail. Il faut, au contraire, lui permettre de faire son travail. Et son travail, c'est de jouer le rôle de gardien de la paix. Et le gardien de la paix... Ce qu
'ils font pour l'essentiel. On recevait une policière hier qui disait de jeter l'amalgame sur les 150 000 fonctionnaires de police.
En fait, mon problème,
il n'est
pas
de dénigrer les agents. Le problème, il est de modifier le fonctionnement de la police et la façon dont on les fait travailler sur le terrain. Moi, je souhaite qu'on retrouve une police de proximité, qu'on retravaille. En 2000, 2001,
on travaillait... Avec les équipes de police, avec les
acteurs jeunesse, on n'était pas dans le
même
travail. Regardez, ce qui s'est passé à Dijon montre aussi qu'il y avait 40 policiers. Ils ne sont pas venus sur le terrain. Ils ne sont pas venus sur le terrain. Comment se fait-il que les services de renseignement ne savaient pas ce qui allait se passer ? Parce qu'on a totalement désorganisé les services du renseignement. On leur a ôté les moyens humains leur permettant de
faire leur travail.
Nicolas Dupoignan, point agir. Écoutez, moi, je trouve que la situation est dramatique. Où sont les manifestants pour défendre les 18 policiers qui sont gravement blessés chaque jour ? Parce que vous parlez de ce qui s'est passé aujourd'hui, mais c'est tous les jours. Alors, Omar Sy, de Los Angeles, où d'ailleurs, ils ne manifestent pas pour les policiers qui sont à terre, qui sont violentés. Moi, je trouve ce qu'on a vécu depuis un mois et complètement surréaliste. Bien évidemment, tout le monde est contre les bavures et tout le monde est contre le racisme. Mais l'amalgame
qui a été fait
à
l'égard de nos policiers... Je ne vous ai pas interrompu,
madame.
Je ne vous ai jamais entendu contre le racisme. Je ne vous ai pas interrompu, si
je peux finir ma phrase. L'amalgame scandaleux qui a été fait aboutit à légitimer l'agressivité, la violence de délinquants qui se croient tout permis, qui ne sont ni interpellés, ni condamnés, ni expulsés quand ils sont étrangers. Et la réalité de ce qui se passe dans le pays, c'est qu'aujourd'hui, on a une police paralysée parce que le ministre de l'Intérieur a cédé à la démagogie médiatique d'une minorité qui déteste la France, qui déteste la police, qui veut imprimer
sa loi les trafiquants de drogue, les trafiquants de drogue,
qui dans les quartiers se permettent des choses incroyables. Alors bien évidemment,
il y a parfois... Et le maître Christophe
Castaner, pardon, Nicolas Dupont-Aignan, qui dit ce matin dans Le Parisien, a assumé de bousculer les choses. Non mais
Christophe Castaner
n'a plus la légitimité d'être ministre de l'Intérieur. Je vous le dis. Et la situation est dramatique. Alors, il faut bien évidemment qu'il y
ait
des comportements exemplaires. Mais
moi,
j'aimerais qu
'il
y
ait
le même discours quand un policier est à terre, violenté par des personnes qui se disent antiracistes et qui font du racisme antipolicier. Ce qui se passe dans notre pays est insupportable.
Et la première chose à faire, si je
peux
finir ma phrase, Madame
Simonnet, ma première chose à faire, c'est de fouiller, de fond en compte, toutes les cités pour condamner, arrêter, condamner les détenteurs d'armes. Car ce qu'ont découvert les Français sur les images, à Dijon, c'est ce qu'il y a dans des centaines de quartiers.
Alors
des armes factices, manifestement, après enquête.
Oui, mais qu'elles soient factices
ou pas. D'ailleurs, il
y
en a beaucoup de vrais. Beaucoup de vrais, je peux vous le dire. parce que, et là j'ai un point d'accord avec Madame Simonnet, vous voyez, ça va vous étonner, c'est que la consigne générale des autorités, c'est on n'entre plus parce que les autorités ne sont pas défendues par la justice. Et donc quand vous laissez des trafiquants de drogue tenir des quartiers, c'est pas dix quartiers en France, c'est des centaines, et bien à la fin, ça monte en puissance et on aboutit à ce qu'on a vu. Donc s'il n
'y
a pas un changement radical de politique pénale, de politique de police et de sécurité et de politique pour les étrangers en France, où il faut les expulser immédiatement quand il
y
a des délits graves, et bien nous aurons ce qu'on a vu à Dijon tous les jours dans notre pays. Laetitia Koupa, avant vous Daniel Simonnet, juste sur la posture du ministre de l'Intérieur ce matin, qui réagit évidemment à une période où il est extrêmement malmené, bousculer les choses, il veut rester ministre de l'Intérieur, et cette photo aussi qui vous a fait réagir sur les réseaux sociaux, Laetitia Koupa.
Oui, cette photo, rien ne va dans cette photo, rien ne va dans la une, voilà, et dans cette photo prise en contre-pied où il semble sûr de lui,
c
'est en fait, je trouve que c'est vraiment contre-productif parce que figurez-vous, Wendy, que j'ai trouvé l'interview plutôt réussie, mais
beaucoup
trop tardive, c'est-à-dire qu'elle ne sert plus à rien, cette interview. À
partir du moment où les syndicats veulent parler
maintenant à Édouard Philippe, plus à Christophe Castaner.
Voilà, c'est fini, Christophe Castaner, il n'est plus du tout légitime, il est décrédibilisé, il y
a
un problème de confiance du peuple dans la police, de la police, dans leur ministre, du ministre finalement aussi, je pense, avec sa base parce qu'il n'a plus de lien de confiance, donc là, il y a une crispation des relations, une triangulation de la tension qui fait que tout est bloqué, que rien n'est possible et que de toute façon, on aura sans cesse ces débats polarisés sur il y a eu un flic qui s'est fait effectivement agresser et finalement, un autre policier a eu certaines violences sur un individu. Si vous voulez, on n'arrivera à rien avec ce genre de débat de cas isolés.
Sur cas isolés, il faut que tout soit remis à plat et effectivement, comme Christophe Castaner incarne ce ministère, il me semble qu'il faudrait que cela change. Il faut en changer de ministre ?
Clairement, pour vous, ça fait
longtemps que Castaner aurait dû démissionner ou être démissionné.
Vous
savez, aujourd'hui, c'est les un an de la mort de Steve à
Nantes.
C'est un terrible anniversaire.
Et
vous avez une grande marche blanche qui était organisée et le dispositif de, entre guillemets, maintien de l'ordre montre une volonté encore une fois de provocation et d'escalade. donc il faut sortir, il faut être dans une stratégie de désescalade de la violence au niveau des tactiques de maintien de l'ordre et puis il faut aussi entendre ce que dit l'effenseur des droits qui dit lui-même, M. Jacques Toubon, qu'il y
a
un problème systémique dans la police qui conduit à des pratiques discriminatoires. C'est-à
-dire
que le racisme dans la police, ce n
'est
pas simplement le problème de cas isolés, enfin isolés quand vous êtes sur des pages Facebook de 8 000 et 9 000 personnes, ce
n
'est pas si isolés que ça, mais c'est un problème systémique. Si des consignes sont données pour faire du contrôle au faciès, eh bien oui, ça veut dire qu'il
y a
des consignes
discriminatoires et que l'employeur est donnée. C'est le défenseur
des droits qui le dit
Jacques Toubon. C'est scandaleux, le défenseur des droits il n'est pas sorti dans une banlieue depuis 20 ans. Et les policiers se plaignent eux-mêmes d
'être victimes de racisme par leurs collègues dans la police. Donc il faut que
ça change. Il faut un grand plan de formation et arrêter
ces
consignes.
Écoutez, vraiment, vous savez, moi j'ai toujours été, j'ai toujours condamné avec la plus grande fermeté, la moindre bavure et j'ai toujours détesté quand il n'y avait pas d'exemplarité. Mais de là à dire qu'il y
a
des contrôles au faciès. Si on interdit à
tout policier de contrôler quelqu'un
parce qu'il est noir, jaune, vert, rouge, eh
bien il n'y aura plus de contrôle. Il y a-t-il un motif à ses contrôles ? C'est scandaleux de dire ça.
C'est scandaleux
de dire ça.
L
'idée
du récépissier n
'a toujours pas été retenue, mais évoquée souvent. On ne contrôle pas
sans motif et sans... Le récépissier, daté, signé, motivé, nécessite
voilà un policier, une
motivation.
On termine avec Mme Simonnet,
au jour d'aujourd'hui, nous sommes dans un pays
où
la délinquance est extrême. Pourquoi ? Parce qu'on n'interpelle plus, on ne condamne pas, on n'expulse pas. La chaîne pénale est cassée. Quand vous avez des agresseurs de policiers,
j'en ai eu un dans ma commune, si je peux terminer ma phrase,
Mme Simonnet, quand un policier a été menacé de mort et a failli mourir, on lui a jeté une pierre énorme sur la tête de dos. Les juges français condamnent à six mois avec sursis l'agresseur. Quand dans un pays, nous sommes le seul pays du monde où vous pouvez agresser un policier et sortir avec sursis, ça n'existe dans aucune autre démocratie. Donc quand on commence comme ça, pendant des années, on légitime l'utilisation de la violence contre les policiers, les gendarmes,
les pompiers, les médecins ne peuvent plus rentrer. n'est
condamné lorsqu'il commet une bavure policière, on
aggrave une action pour les bavures. Or, il est important en République il y a eu des condamnations, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Il y a eu des condamnations. Nicolas
Dupont-Aignan et Laetitia Cropat.
On
ne
va
pas reprendre ce débat, mais vous connaissez les positions. Merci. Je voudrais qu
'on
termine avec ce nouvel acte de déconfinement, le retour de tous les élèves de manière obligatoire. La formule n'était-elle pas trop péremptoire, Laetitia Cropat ?
À
partir de demain, on passe du volontariat à l'obligation en quelques jours, quelques heures.
Oui, en quelques heures. Et c'est vrai que sur le terrain, elle a été perçue comme telle. En tout cas, il faut toujours se demander quand on est politique comment sera reçu le message. C'est bien de l'envoyer, c'est bien d'avoir des intentions. On a compris vraiment de façon très claire l'intention d'Emmanuel Macron. Mais sur le terrain, elle est reçue vraiment de façon brutale. Et la meilleure façon de voir que ça ne convient pas, en tout cas, au terrain, quand je dis terrain, c'est à la fois les établissements scolaires, mais aussi les parents. Quand vous regardez les enquêtes d'opinion, les chiffres sont quand même très clairs.
C'est-à-dire que plus d'un parent sur deux ne veut pas que son enfant retourne à l'école demain. Donc, il y a la peur qui s'est installée, la peur qui a été diffusée par le politique pour que le confinement se passe dans les meilleures conditions possibles. Cette peur, il faut aujourd'hui la déconstruire. Peut-être qu'une semaine pour déconstruire cette peur par rapport à la propagation du virus, c'est un peu court. Mais c'est aussi louable. C'est-à-dire que, effectivement, l
'enfant doit retrouver l'école. Dans votre arrondissement, dans le 20ème, Daniel Simonel, les établissements ouvriront et accueilliront le maximum d'enfants.
Vous
avez fait le tour ? Oui, mais alors, avec des difficultés.
Vous avez, par exemple, des écoles où, comme il n
'y a
pas de poste de remplacement, nous-mêmes, pour les congés maternités, on se retrouve avec des classes qui ne vont pas pouvoir rentrer complètement. Donc, la désorganisation, elle continue parce qu'il y a un vrai double discours. Vous savez, le ministre, M. Blanquer, parlait de la lutte contre le décrochage et c'est pour cela qu'il fallait absolument organiser la reprise. scolaire du 11 mai puis la reprise complète là. Mais il y a des suppressions de classes qui sont prévues à la rentrée en zone d'éducation prioritaire dans les quartiers politiques de la ville.
Donc, quand ils organisent des dédoublements des petites sections, eh bien, ils ne créent pas des postes supplémentaires et on va se retrouver avec des suppressions de classes et des classes à plus de 28 élèves en quartier politique de la ville. C'est une catastrophe. Donc, il
y a
une hypocrisie dans ce gouvernement qui est complète.
Nicolas Dupont-Aignan, pour terminer, dans l'Essonne, demain, ça devrait se passer de manière positive ? moi, je vais vous dire, il faut appeler un chat un chat. On est à la fin de
l
'année scolaire, dans 10 jours, c'est fini. Donc, on fait un grand... toujours de la communication. Moi, j'avais toujours dit qu'il fallait reprendre l'école au 1er septembre tôt et qu'il fallait surtout organiser cet été des stages de rattrapage et ça existe pour que les enfants qui ne partent pas en vacances puissent avoir à la fois des centres de loisirs adaptés avec du rattrapage scolaire. Ça me paraît de la priorité. Mais vous voyez, on se quitte là. On a parlé écologie, sécurité, mais on est à la veille de sans doute la plus grave crise économique et de chômage depuis 1945 dans notre pays.
Et
donc, moi, ce que j'aimerais, et ce sera l'occasion d'une autre émission,
j
'espère, avec ou sans moi, mais qu'on parle de ce qui est en train de nous tomber sur la tête et je voudrais que le plan de relance soit à la hauteur parce que les enfants iront peut-être à l'école mais leurs parents sont chômeurs et ça,
ça
m'inquiète énormément. Nicolas Dupont-Aignan,
en
effet, sujet capital qu'on a traité dans d'autres circonstances mais
on y reviendra. On y reviendra. Non, non,
mais vous avez raison, c'est l'enjeu de demain aussi. Député de l'Essonne, président de Debout la France. Merci.