« C’est la grande bascule du monde ! » Caroline Galactéros et Florian Philippot
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Bonjour à tous. Je suis absolument ravi aujourd'hui de recevoir sur cette chaîne une personne que vous connaissez, que vous appréciez beaucoup, dont vous appréciez les analyses. Il s'agit de Caroline Galacteros qui a par ailleurs sa chaîne que je vais je vais laisser Caroline Galactos présenter sa propre chaîne si elle le souhaite dans un instant. sa chaîne YouTube qui est très intéressante.
Je vous invite à vous y abonner et et on est toujours euh voilà ravi de de la recevoir parce que ces analyses géopolitiques sont particulièrement pertinentes. Comment allez-vous cher Caroline ? Mais ça va très bien cher Floriant.
Je suis ravie moi aussi d'être là avec vous. Alors oui, ma chaîne YouTube P guerre, nous sommes bientôt 140000 abonnés. Enfin, vous êtes avec moi 140000 abonnés et euh bah il faut que elle se développe bien sûr et j'essaie en tout cas euh de délivrer via ce canal euh bah un certain nombre de pensées, d'analyses, de suivi de l'actualité, d'entretien aussi que dont d'ailleurs j'ai eu le plaisir de vous recevoir.
Voilà, j'essaie de j'essaie de contribuer à à éclairer nos concitoyens, mais aussi il y a énormément de gens qui me suivent depuis l'étranger sur les questions internationales. C'est traduit en plusieurs langues. Enfin voilà, c'est c'est tout à fait. venez nombreux.
On va on mettre on va la mettre en lien sous la vidéo en description pour comme ça vous aurez facilement le lien vers cette chaîne effectivement très intéressante. Euh et puis c'est vrai que vous faites aussi entendre un une des analyses qu'on n pas qu'on voit parfois parce que vous êtes vous-même parfois sur les plateaux et on en est ravi pour mais mais voilà pas assez. On a parfois le sentiment d'un politiquement correct qui s'est pourtant trompé sur tout qui continue de s'exprimer.
Bref, alors on va commencer, on va parler des deux fronts. Voici Moyen-Orient et Ukraine, hein, évidemment euh même s'il y a des connexions, donc certains cherch évidemment à faire des connexions, je vais en parler dans un instant. Euh intéressé euh d'abord l'actualité là en ce moment, au moment où on se parle, on sait plus très bien sur quel pied danse Donald Trump.
Euh d'un côté, il donne le sentiment en repoussant les ultimatums contre l'Iran de peut-être vouloir se dépétrer de cette NAS. Et d'un autre côté, je sais pas, le Pentagone dit ce vendredi matin, on pourrait envoyer 10000 hommes au sol. Donc on a Est-ce que ça traduit une vraie hésitation de votre point de vue, une tactique délibérée ou des influences divergentes à l'intérieur de l'administration américaine sur cette guerre ?
Je me demande si ce sont pas les trois. Ben voilà, les trois, mon capitaine. Oui.
Oui, mais c'est vrai, je pense qu'il y a un peu de tout cela. Alors, d'abord, il y a une réalité qui est que cette cette offensive américaino-isélienne ne se passe pas du tout. En tout cas, comme l'espéraient les Américains, les Israéliens, je pense que c'est autre chose.
Je pense qu'il y a une divergence dans les objectifs entre les deux alliés, donc dans les objectifs, dans les attentes et donc sur les résultats aussi. C'est-à-dire qu'Israël finalement, tant que les États-Unis sont à ses côtés et euh et même s'ils sont empétrés, si vous voulez, c'est de toute manière une implication qui lui semble ou qu'elle interprète que les dirigeants israéliens interprètent comme bénéfique. Les Américains, c'est un autre sujet.
Donc Trump, oui, il est soumis à des pressions colossales de toute nature. À la fois par sa base MAGAGA qui est quand même un peu dérouté pour dire le moins euh de ce qu'il s'est mis à faire, c'est-à-dire exactement l'inverse de ce qu'il avait promis, hein. Plus de guerre.
Si maintenant on fait que ça. Voilà, on est reparti dans une espèce de de de de c'est c'est c'est comme une maladie, quoi. C'est c'est une espèce de de truc maîtrisé.
Voilà. La la solution à tous les problèmes, ben c'est d'aller d'entrer, de taper, d'enlever, de tuer, d'assassiner, de machiner. Bon là, voilà.
Donc là, la base là, elle est elle est perdue pour dire le moins et elle risque de se venger ou en tout cas d'exprimer sa frustration dans les mythmes, ce qui arrive. Donc ça c'est un problème quand même pour lui. Bien sûr.
Après il est il a lancé cette affaire très clairement sous très forte pression de l'allié israélien et et de ses réseaux bien sûr au sein au sein de de l'appareil politique et administratif et technocratique américain. Et et ben les Iraniens, les Iraniens qui ne s'en laissent plus compter et qui ont déjà été agressés plusieurs fois récemment, toujours au cours de négociation si vous voulez. C'est là que c'est là que c'est très difficile à interpréter parce que en fait alors on peut dire oui Trump est un être impéri visible, il considère que c'est un avantage dans la négociation comme dans l'action et donc il passe son temps à brouiller les pistes et c'est très bien et à la fin tout le monde est perdu mais c'est pas grave, lui il sait où il va.
Euh oui et non. Euh il sait sans doute où il aimerait aller. Il oublie juste Mais il l'oublie, j'allais dire pas seulement sur le théâtre iranien, il l'oublie aussi face aux Russes, hein.
Il l'oublie aussi face aux Chinois. D'ailleurs, il oublie que la vie n'est pas faite uniquement euh de wishful thinkings, hein, de de voilà de rêve éveillé sur la dominance éternelle et l'hégémonisme invaincu. Euh bon, américain.
Il y a aussi les autres en face. Et les autres en face, bah oui, ça peut être le Venezuela, mais quand c'est l'Iran, la Chine ou la Russie, c'est un peu une autre sauce. Donc les Iraniens se battent, se défendent, infligent quand même de lourds dégâts, très lourds dégâts aux États-Unis, aux États aux forces même des Américains.
On parle de plusieurs milliers déjà d'intercepteurs, plusieurs milliers de missiles balistiques entre nous, entre les Américains, les Israéliens et les Européens, enfin en majeure partie quand même américaine qui ont été gaspillés en 3 en même pas un mois hein. C'est ça. Voilà.
Donc donc c'est si vous voulez c'est sans issu cette affaire. Quant au déploiement de troupe alors il avait commencer avec 2500 marines dont la moitié possiblement déployable à terre. L'île de Carg, comment prendre l'île de cargue qui est quand même nécessite a priori qu'on traverse Remouse.
Léger petit problème. Bon alors on peut y aller effectivement depuis l'Arabie Saoudite, on peut y aller depuis le Pakistan. Donc on voit bien que euh les réseaux américains et le et tout l'appareil américain travaille au corps les Saoudiens et les Pakistanais notablement en ce moment pour peut-être permettre un certain nombre de choses.
On voit aussi que tous les alliés euh du golf bah sont déstabilisés par la réaction iranienne. Mais encore une fois la réaction iranienne elle aurait pu être anticipée. Elle était annoncée.
Elle était annoncée par les iran a toujours dit qu'elle qu'ils allaient faire comme ça. était clair et net. Donc si on le laisse faire et si on fait malgré tout ce qu'on pense euh euh ce qu'on veut euh bah soit c'est qu'on on a encore une fois sous-estimé l'ennemi, sa résistance, sa résilience, sa souveraineté, c'est son anticipation, ses forces, ses forces morales, ses forces réelles et cetera.
Je pense que c'est une grosse part du problème. Voilà, c'est qu'on a on a un problème, c'est qu'on est en Occident, que ce soit les Américains, nous les Israéliens et cetera, mais euh on on est pétri d'idéologie. C'est c'est tout le problème, mais c'est le problème jusque sur nos plateaux, c'est le problème partout.
Euh et donc on est incapable en fait de gérer les véritables situations parce qu'à partir du moment où l'idéologie, le le culte de l'idée, si vous voulez euh euh vient taper euh contre le réel et qu'il y a une dissonance et qu'elle est béante, et ben évidemment on est on est impuissant en fait. On est on est on est incapable. Alors on a le gigantisme quand on est américain, gigantisme militaire, gigantisme en renseignement.
Bon, mais c'est le géant empétré si vous voulez. C'est Gulliver empétré quoi. C'est un c'est un c'est un peu ça.
L'empêtrement l'empêtrement était quand même très très prévisible. Oui. Puisqu'il se ça finit toujours comme ça en fait.
Si on regarde les dernières décennies, ça ne se passe jamais bien. Ça se passe jamais bien ce genre de guerre. C'est pour ça, pardonnez-moi, je je mon idée.
Euh c'est pour ça que je pense qu'une des question qu'on doit se poser, c'est vraiment quel est finalement l'objectif ? Parce que si l'objectif c'est d'arriver à faire baisser l'éventuel menace nucléaire iranienne, casser les réseaux terroristes ou activistes ou islamistes au Moyen-Orient, euh faire que l'Iran puisse ne pas avoir intérêt à développer son missile balistique à défaut de l'arme nucléaire. Euh bah là c'est un désastre complet.
Euh c'est nul. Euh et alors je vous parle même pas du fait de ah c'est la démocratie iranienne, c'est la liberté des femmes iraniennes et cetera. Enfin bon là si vous voulez c'est du grand guignol total.
On on ce qu'on fait produit l'inverse bien sûr comme toujours. La cohésion nationale contre l'agresseur. Ça produit l'encouragement à se sanctuariser via le nucléaire ou via un programme balistique de plus en plus puissant.
Ça produit des contralliances. C'est c'est nul. C'est nul.
Voilà. Si maintenant l'objectif est de semer la zizanie, le chaos et de faire qu'à un moment donné, mais là encore, c'est du wishful thinking, les Russes comme les Chinois est intérêt à lâcher les Iraniens. Bon, moi je je veux bien voir ça, mais je ne pense que je ne le verrai pas.
Euh euh là euh bah finalement euh entre les wishful thinking et la politique du pire qu'on assume, ben dans ce cas-là c'est une réussite là. Là c'est vraiment un bazar. Voilà.
Alors après, il faut accepter les pertes, le fric perdu, enfin l'argent perdu dans par tonne, par milliard de milliards de milliards. La disruption des des de tout un tas de mécanismes financiers, économiques avec des conséquences sociales colossales pour les Américains mais aussi pour leurs alliés européens. Bon, je sais bien que nous ne comptons pour rien, même pas pour du beurre maintenant.
Mais euh euh là, c'est clair, je veux dire, c'est on nous on nous inflige ce camouflet tous les jours. Là, on est on est vraiment réduit à ce que nous sommes devenus et à ce que nous avons accepté de devenir à vrai dire, à force de servilité. La servilité nous a finalement affaibli.
Ça ne nous a rien rapporté. Rien. Bien sûr, ça rapporte ça ne rapporte absolument jamais rien et on le voit effectivement le il y avait un grand papier du monde ce matin qui expliquait que Israël craignait énormément un désengagement américain baclé parce que il est possible que le l'un des scénarios c'est que Trump s'en aille arrête tout en disant on a gagné puisquil estime il estime qu'il y a déjà eu un changement de régime alors qu'il y a pas eu de changement de régime.
Euh mais bref, donc voilà et puis pour éviter les dommages collatéraux de tout point de vue, y compris électoraux effectivement partir et on sent que Israël pousse pour que ça ne se passe pas comme ça. Euh qu'est-ce que quelle marge de manœuvre a Netaniaou pour essayer de continuer à pousser le conflit ? Bah faire casser toute négociation possible.
Écoutez, il a tué euh il a tué Larry Janny qui était le négociateur possible, sérieux et crédible. euh de l'appareil iranien. Euh ils ont tué un nombre, enfin ils ont ils ont décapité là pour le coup quand même considérablement le la tête de ce régime.
Alors bien sûr d'autres montes qui ne seront pas forcément plus souples. Justement c'est là qu'on se dit qu'Israël ne cherche absolument pas le l'apaisement. C'est c'est pour moi c'est manifeste fin de la menace. quand vous vous privez de tous les interlocuteurs avec lesquels vous pourriez faire quelque chose si vous voulez euh bon bah il y a un moment où il faut quand même en tirer quelques conclusions.
Donc la pression la pression est forte sur Donald Trump à mon avis toujours effectivement pour continuer à ce que les Américains s'angluent même si ça leur coûte cher même s'il y a des morts et cetera pour l'instant bon il y a pas trop de morts américains mais enfin il y en a quand même petite douzaine he bon il a six qui sont tombées de leur sont qui se sont plantés avec un avion et puis il y a eu six tués ou cinq ou six tués euh mais on imagine et tous les experts militaires un peu sérieux le disent ce que pourrait donner une tentative d'invasion terrestre de l'Iran, c'est qui est un pays, c'est c'est pas l'Albanie, mais c'est bien pire si vous voulez. C'est c'est c'est c'est c'était rissé de montagne. C'est encore une fois, j'ai essayé de l'expliquer sur divers médias et dans dans mes émissions.
C'est une défense complètement décentralisée. Complètement décentralisée. Comme d'ailleurs leur réseau électrique.
Quand on dit on va taper le réseau, on vailer, on va oblitérer, n'est-ce pas, les infrastructures énergétiques de l'Iran. Mais bon courage, bon courage. C'est un pays de presque 100 millions d'habitants, hein, qui tous les jours dans les rues se rassemblent par centaines et centaines de milliers dans plein de villes.
Alors, je veux bien qu'on me dise "Ah mais non, mais ils sont ils sont sous le jou de cet abominable régime, ils sont tous payés." Euh non, non, non, non, non. C'est-à-dire qu'on a produit encore une fois la poursuite de la de de de la le renforcement de nos adversaires, si vous voulez, de nos voilà, de ce qu'on considère comme étant nos adversaires.
Mais pourquoi ? Parce qu'on voit toujours les conflits de la même manière. C'est aniler l'autre, c'est pas chercher un équilibre.
Voilà. Donc Trump, je sais pas ce qu'il va faire. à mon avis, il a il aurait tout intérêt à négocier sérieusement, mais quand on voit le plan en 15 points qu'il a proposé, encore une fois, c'est des plans de capitulation.
C'est comme de dire à la Russie qui gagne militairement sur le terrain, "Ah ben non, il va falloir rendre c, il va falloir rendre ça, il va falloir payer." Euh non, parce qu'en fait, il y a une réalité. La réalité, c'est que c'est l'Iran qui a la main pour l'instant.
Alors bien sûr, l'Iran n'est pas les États-Unis en terme de force militaires, mais ils ont une capacité et la manière dont la guerre se fait asymétrique de d'attrition. Bon, ils ont la capacité de faire durer, de faire saigner euh et de gêner politiquement et économiquement et financièrement non seulement les États-Unis, mais l'ensemble des mécanismes du du commerce mondial. Notre entretien passionnant avec Caroline Galacteros reprend dans un instant.
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Je vous rappelle par ailleurs que le mercredi 15 avril, je suis en réunion publique dîner euh avec vous tous à Bruxelles. C'est mercredi soir, inscription dès maintenant par le lien sous la vidéo en description. et je vous attends aux patriotes.
Voilà, si vous voulez vous battre à nos côtés pour la paix, pour la France libre, sortie de l'OTAN, sortie de l'UE et pour des solutions concrètes du plus grand mouvement souverainist résistance de France, les patriotes, c'est maintenant qu'il faut venir. Vous pouvez venir maintenant, vous êtes les bienvenus tout de suite. C'est maintenant que les choses importantes se jouent.
Je crois qu'on on est tous en train de bien le comprendre. Vous pouvez donc adhérer ou réadhérer aux patriotes dès maintenant par le premier lien sous la vidéo en description ou aider les patriotes à faire leurs actions car on a pas de financement public, 0 € par un don mouvement. C'est le deuxième lien sous la vidéo en description.
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Profitez-en. L'entretien reprend. On le voit d'ailleurs.
Voilà, on le voit ça. Com on commence à le sentir. C'est très concret.
Est-ce que les États-Unis sont pas d'ailleurs en train de se fâcher que ou en tout cas de donner un sentiment d'impuissance à tous leurs alliés arabes puisqu'on voit qu'ils se font bombarder et que finalement bah les États-Unis se sauvent un peu quoi ? Euh donc est-ce que ça vaut le coup demain d'être encore un allié des États-Unis dans la région ? Ça va être la question qui va se poser.
Et ben, je pense que c'est une, de ce point de vue-là, c'est une heure de vérité considérable parce qu'effectivement euh les pays, les tous les États du Golf qui sont tous euh en fait des proxis à leur manière aussi américains et depuis très longtemps, mais qui en tiraient des avantages et des bénéfices en terme de sécurité, croyait-il, depuis le début des années 20, parce que ça date en fait de l'assassinat du général Soleimani par la CIA sur ordre de Trump. euh et des frappes en répercussion et cetera. Il y a toute cette dégradation à quelques quelques années déjà.
Euh ils se rendent compte qu'en fait ouais, ils sont bons pour accueillir des bases, ils sont bons pour acheter des armes, ils sont bons pour tout faire tout en dollar parce que ça sert le système américain et la dette américaine et et le et le et l'Amérique qui vit au-dessus de ses moyens depuis tellement longtemps. Mais quand il s'agit de prendre des frappes de représaille, ben en fait on les dépossède, on les déshabille des quelques systèmes de défense antiaérien qui peuvent avoir et on les on les file aux Israéliens. Donc là voilà donc je sais pas ce qui vaevenir des accords d'Abraham non plus.
Ça c'est quand même le la grande idée israélo-américaine. Bon et ils attendaient que l'Arabie Saoudite vienne les rejoindre et ils ont tout fait pour casser la normalisation des relations entre les Saoudiens et les Iraniens et la fin de la guerre du Yémen et cetera. Euh donc tous toutes les cartes sont rebattes.
Mais moi si j'étais les États du golf, je jouerais euh sur tous les tableaux. C'est-à-dire, je n'irai pas pour autant me mettre dans la main des Russes ou des Chinois, mais je jouerai, je je comprendrai que je je ne suis rien. Je ne suis comme d'habitude qu'un instrument.
Voilà, c'est ça le problème. Qu'est-ce qu'un allié ? Qu'est-ce qu'un allié aux œufs de des États-Unis ?
En fait, c'est une vieille question. C'est une très vieille question. Et c'est pour ça que pour l'instant alors il y a plein de dans tout dans le flow de nouvelles qu'on a euh nonstop qui est très difficile à suivre à moins d'avoir des équipes et cetera ce que je n'ai pas euh euh vous avez euh soi-disant euh des Saoudiens qui expliquent que si l'Iran continue à faire des frappes de de représaille sur eux, ils vont réunir tous les pays du monde s'unite contre l'Iran.
Vous avez soit-disant Mohamed Ben Salman qui aurait dit à des gens, c'est sorti dans le Wall Street Journal, je crois, qui aurait dit que il encourageait les Américains à poursuivre. C'est quand vous y pensez l'Iran, quel serait l'intérêt de l'Arabie Saoudite que les États-Unis continuent à taper l'Iran pour que l'Iran continue à taper les Saoudiens ? Moi, je veux bien que in the grand scheme of things, les Saoudiens s'imaginent qu'il qu' il vont prendre le pas sur tout le monde et cetera.
Mais là pour l'instant concrètement, ils sont surtout en très mauvaise posture. Et je parle pas de Bahrain qui vient de se faire encore taper de radars, un d'alerte précoce et un autre euh je je sais plus enfin enfin deux gros radars. Euh et voilà, les frappes continuent.
L'Iran n'a pas fini. L'Iran s'est préparé. L'Iran monte en gamme.
L'Iran a commencé par affaiblir considérablement et faire être utilisé en fait tout le l'arsenal d'intercepteur américanoisraélien. Il y en a encore bien sûr, mais voilà. Donc après, il a baissé le rythme de ses représailles et maintenant il dure, il attend parce qu'il sait que ça son pouvoir de négociation est là.
En même temps, il y a plus de confiance. Donc qu'est-ce qu'on négocie ? Les Iraniens, ils voulaient quoi ?
Ils voulaient la fin des sanctions. Maintenant, ils veulent des milliards de réparation pour tout ce qu'on a détruit. Mais oui, la barre a monté.
Voilà, la barre a monté. Euh, ils veulent que les Américains quittent le golf. Bon, ça retire toute leur base des pays retir tout leur base.
Mais ça, ça veut dire qu'il faudrait que les pays arabes leur demandent. Enfin, ça ça à mon avis c'est c'est quand même une là c'est une révolution géopolitique. Voilà.
Voilà. Non, je je enfin je ne vois pas ça, mais je pense que ce sera une mini révolution au sens où à la fin et je ne sais pas quelle sera la fin euh et j'espère qu'il va y avoir une fin parce que là les Iraniens payent cher, payent très très cher et c'est pas leur désir de liberté qu'il payent hein, c'est leur richesse, c'est leur c'est le potentiel de leur pays, c'est effectivement le fait que ce pays ne se soumet pas. Voilà, ne se soumet pas.
Est-ce que certains disent que en réalité derrière l'Iran, c'est la Chine qui est visée avec euh l'idée que la Chine et les Bricks voulaient un système de monnaie pour se dédolariser sur le pétrole. Donc c'est pour ça que Trump, bien sûr, il y a les pressions israéliennes, mais il y aurait aussi un but américain d'éviter la dédolarisation, de gêner enfin de désorganiser les systèmes d'approvisionnement d'hydrocarbure de la Chine. Euh et donc là euh ça redonnerait un but stratégique américain à cette guerre.
Euh vous qu'est-ce que vous pensez de tout ça ? Oui, je mais tout à fait, mais je je pense que pour les stratèges américains, pas pour Trump, pour les stratèges américains qui sont derrière, qui sont dans les fondation, qui sont à les CIA, qui sont au Pentagone, qui sont au département d'État, enfin, il y a quand même tout un tas de gens qui réfléchissent. Bon euh bien sûr le le la cible ultime de tout cela euh c'est la Chine en ce sens que la Chine encore une fois dit non, la Chine est récale citrante.
La Chine la Chine n'a pas l'intention de brider sa croissance pour faire plaisir à Donald Trump quoi. Voilà. Bon donc c'est un c'est c'est ça c'est la mutation de fond géostratégique de la planète. h court depuis au moins depuis à mon avis le début des années 2010 de manière assez claire avec le lancement des routes de la soie qu'on a totalement sous-estimé.
Moi j'ai assisté à des conversations lunaires en France sur les routes de la soie. On m'explique "Mais non mais c'est ridicule mais chinois n'y arriveront jamais." Bon, OK.
Voilà. Donc on a on a on est on est vraiment on est très très loin de de comprendre l'ampleur de ce qui se passe. Euh donc il y a ce grand cette grande bascule et il y a la résistance en fait de l'empire décadant, de l'empire déclinant à cette bascule.
Donc oui, effectivement, il s'agit de couper pour prendre une image les mamelles de la croissance chinoise que sont la Russie, l'Iran, le Venezuela. Donc, ce sont évidemment c'est pas la même ampleur de manœuvre bien sûr entre le Venezuela, la Russie et la Chine. Voilà, il y a des différences mais il y a cette idée et de toute manière il y a une idée qui est une qui est une nécessité vécue comme absolument vitale par les responsables américains, quel qu'ils soient d'ailleurs démocrate, républicain, mais chacun a sa méthode mais l'objectif est le même, c'est de faire en sorte que le dollar demeure la monnaie de contrôle de l'économie mondiale au profit des États-Unis.
Ça c'est la base. Donc euh et ils se sont tirés une balle dans le pied en en en faisant du dollar une arme de sanction et de et de et de comment dirais-je de de euh d'emprisonnement en fait de de d'emprisonnement d'un certain nombre d'états qui leur résistai tel que c'est là que la fiabilité et l'attractivité du dollar a commencé à affaiblir. Parce qu'à partir du moment où un certain nombre d'États se sont rendus compte qu'en fait d'autres ou eux étaient totalement vulnérables euh dans leur économie, dans leur développement, dans leur futur, dans leur souveraineté euh à leur exposition, du fait de leur exposition au dollar énorme de leur de du fait que leur économie était en dollar en fait.
Et ben ils ont commencé à se dire "Mais attends, s'il y a des alternatives, pourquoi pas ? Donc il y a le pétro dollar mais demain il y aura peut-être le pétroan." Voilà.
Alors ça va prendre du temps bien sûr et et il y aura des vicissitudes et des aléas et on voit bien que les Américains de ce point de vue-là par exemple cherchent à casser l'édifice des bricks via l'Inde. Voilà, prix l'Inde point c'est le pour eux c'est le maillon faible euh et ils font tout ce qu'ils peuvent pour pour sortir l'Inde en fait de l'orbite mentale euh des bricks aussi brick ou prête et mental. C'estàd que l'Inde se dise non, j'ai besoin absolument d'être du côté américain pour pouvoir me développer alors qu'elle pourrait se dire j'ai besoin des deux déjà et la marge du monde va quand même vers à un moment donné un équilibre qui sera un tout petit peu plus équitable parce que derrière tout ça et pourquoi il y a-t-il une telle fureur finalement des peuples qui se rebellent que ce soient les Russes que ce soient les Iraniens mais parce que c'est totalement inéquitable tout ça.
Donc il y a un moment où ça n'est plus supportable. Al quand vous êtes faible, bah vous pouvez rien faire. Mais quand vous avez réussi à vous sortir des limbes soit de de du désastre post-soviétique, post dissolution de l'URS pour la Russie, soit bah de l'air Mao pour les Chinois.
Bon, ça a pris 30 ans mais ils l'ont fait. Voilà. Euh et ben à ce moment-là, vous pouvez commencer à offrir au monde autre chose, une autre euh une une voix de secours, une un peu d'espoir et bien sûr et en tirer profit naturellement et en tirer profit parce qu'à la fin tout c'est quand même un jeu euh voilà de puissance euh de de gain de bon mais avec des méthodes différentes.
C'est c'est ce qu'on voit d'ailleurs aussi sur un autre conflit parce que euh il y en a un en ce moment qui se qui est un peu oublié qui essaie de se remuer, c'est Zelenski. Ah oui. Euh il a été cherché, il cherche maintenant de l'argent manifestement parce qu'il a compris que dans les pays européens, il y en avait plus beaucoup.
Euh il est allé en Arabie Saoudite maintenant il cherche de nouveaux créanciers. Euh et il a un problème, c'est qu'on a appris par le Washington Post que le les Européens donc nous on a acheté des armes américaines que les États-Unis devaient envoyer à l'Ukraine, ce qui était déjà une mauvaise chose. Mais alors en plus finalement on a acheté ces armes et elles sont détournées pour aller vers le Moyen-Orient.
Euh mais c'est quand même payé par nous. Donc ce qui est un problème pour nous, ce qui est un problème pour cette guerre et ce qui est un problème pour Zelenski qui n'a pas les armes promises. Euh comment vous analysez ce qui l'impact de cette guerre sur ce cet autre front qui est russo-rainien ?
Euh est-ce que ça va se précipiter finalement la défaite de l'Ukraine ? Et est-ce que ça risque Paris Fédriet de rendre encore plus hystérique l'Union européenne qui qui ne veut pas admettre la réalité ? Ce que je pense c'est que plus les Américains ont de difficultés en Iran et plus il va devenir à un moment donné urgent de de trouver une façon de se tirer de ce bourbier sans perdre la face, plus la Russie va être utile.
Hm hm. Et si la Russie, c'est-à-dire Poutine, est utile, il y a un moment où il va y avoir un effet de réalité, de seconde réalité qui est de se dire qui devrait déjà avoir eu lieu depuis très longtemps, mais enfin bon, manifestement, on fait de la résistance mentale, c'est de se dire "Bon, c'est perdu, il faut maintenant calmer le jeu avec la Russie après avoir tout fait pour l'affaiblir." Parce que quand on entend Marco Rubio dire euh la guerre en Ukraine n'est pas notre guerre, c'est quand même un truc de fou si vous voulez.
Quand vous savez tout ce que les États-Unis ont fait pour que il advienne ce qu'il est advenu euh depuis c'est je sais pas ça fait ça fait 25 ans, je veux dire. Bon tout ça là aussi on joue sur le fait que les gens n'ont plus de mémoire, ne savent plus, sont abreuvés d'info en continu et et s'y perdent. Euh donc c'est une guerre américaine, mais c'est une guerre américaine qui en fait non seulement a été perdue aussi, n'a fait que renforcer le lien russo chinois aussi au lieu de le de l'affaiblir.
Mais c'est logique à partir du moment où vous faites en sorte que la Russie n'ait plus le choix, bah elle a plus le choix effectivement, elle se tourne vers l'est. Bon, donc pour revenir à votre question, je pense que plus ça va aller mal pour les États-Unis en Iran, enfin sur le front Moyen-Oriental, plus ils vont avoir intérêt à à jouer avec Poutine et donc à faire des concessions qui sont des concessions d'évidence et donc à faire en sorte que Zel à débrancher Zelinski d'une manière ou d'une autre. Euh je enfin je je parle pas de manière violente mais à faire en sorte que on arrive à euh bah la reconnaissance qu'il faut finir, il faut en finir avec cette histoire euh que la Russie euh oui, ça peut être un front euh gelé, interminable où on essaie de faire saigner les Russes mais dans ce cas-là, on va payer ailleurs.
On va le payer ailleurs. Voilà. Quant à l'Europe, bah l'Europe on peut dire qu'elle s'est plantée d'un bout à l'autre comme d'habitude.
Elle a suivi les États-Unis. Euh maintenant, elle se met à contetemps de Trump, du Trump début de son retour qui voulait faire la paix où là tout a été fait vraiment pour lui mettre des bâtons dans les roues à la fois à l'intérieur même du système américain mais aussi en Europe. Donc nous sommes vraiment des des des agents de malheur par rapport à la paix et à la guerre hein, qui est quand même mon propos.
Euh et donc euh l'Europe, il va falloir aussi qu'elle se rende compte que là elle s'est tirée, c'est pas une balle dans le pied, c'est tout un chargeur. Je veux dire, c'est ahurissant. On est on est tributaire maintenant des Américains pour l'énergie.
Euh avec ce qui se passe au Moyen-Orient, on est encore plus affaibli. On n' rien compris au rôle qu'on aurait pu avoir avec l'Iran, pour l'Iran, pour remettre au contraire du Lion. Si vous voulez, notre encore une fois notre alignement ne nous a rien rapporté.
Notre désalignement par rapport au Trump qui revient ne nous a rien rapporté et et c'est la crise qui arrive en fait. Oui, et ils veulent même manifestement empêcher justement cette histoire que la Russie de remettre la Russie dans le jeu puisqu'on a vu cette semaine à la fois Kayaas et Jean- Noël Barreot aligné dans les éléments de langage déclaraient d'un coup que il était très probablement certain que la Russie aidait militairement l'Iran, qu'elle était responsable de morts américains. Ça en fait, on sent qu'il il souhaitent continuer d'entretenir la flamme américaine contre la Russie pour que l'Ukraine soit pas oubliée.
Enfin, le jeu est quand même grossier là. Donc il souhaite mettre au lieu au lieu de mettre du lian, il souhaite au contraire retendre la situation pour que les États-Unis continue d'aider l'Ukraine contre la Russie. Euh c'est l'Europe et donc l'Europe parce que l'Europe ne fait ne peut rien faire concrètement même toute seule pour pour l'Ukraine sans les Américains.
Donc les Européens, ils sont pris eux-mêmes dans dans dans le ils continuent leur jeu là agressif en Ukraine. Enfin, c'est un truc c'est complètement fou. Oui, c'est un truc complètement fou.
Outre le fait que c'est absolument dérisoire parce que expliquer que la Russie, que ce soit le cas ou pas, aide l'Iran, euh bah ouais. Et et que font les États-Unis ? Que font les Britanniques ?
Et que font les Européens pour l'Ukraine contre la Russie ? Enfin, si vous voulez, si les Russes se mettaient à notre niveau et commençaient à faire "Ah ben c'est toi qui dit qui est, c'est moi qui a fait, moi je te réponds". Euh c'est très facile.
Ils ont ils ont des munitions. Donc mais effectivement, il s'agit de convaincre Trump et de jouer sur voilà son narcissisme, son ego. Mais mais tout le monde essaie de jouer sur l'ego de Trump.
Tout le monde a compris que c'était son point faible. son son ego et son point faible. Oui, d' on voit cette hystérie qui s'excrime aussi intérieurement puisqueen ce moment c'est vraiment plein feu contre Orbane.
Il y a des législatives le 12 avril en Hongrie parce qu'il a mis son vétoine. Ouais, absolument. et et ça euh on a l'impression que ils seraiit prêts à tout pour qu'ils perdent les élections.
Enfin, on a ce qui laisse penser qu'ils sont donc prêts à tout pour continuer à financer, armer comme ils peuvent l'Ukraine. Bah, qu'est-ce qui explique encore une fois de moins en on arrive de moins en moins à comprendre, qu'est-ce qui explique cet acharnement euh sur une cause aussi perdue et aussi coûteuse pour nous ? Je pense que enfin je crois que ça a beaucoup parce que moi je enfin je n'arrive pas à penser qu'on soit que que nos dirigeants soient à ce point aveugle sur ce qui se passe et sur ce qu'ils ont fait et sur ce qu'est l'Ukraine d'aujourd'hui et sur ce qu'est le gouvernement ukrainien d'aujourd'hui et sur la corruption et sur enfin si vous voulez on nous sort des scandales.
On a l'impression qu'on découvre l'eau chaude. Enfin bon euh tout ça est clair, tout ça est connu, tout ça est su. Bon euh on le on le lance de temps en temps dans le grand public parce qu'il faut euh voilà faire monter les uns, faire descendre les autres.
Bon euh c'est c'est de l'opportunisme tactique mais euh donc nos responsables savent bien ce qu'ils font. Donc pourquoi le font-ils ? Effectivement, c'est la bonne question.
Moi, je crois que parce que c'est enfin c'est au moins en partie parce qu'il y a quand même une conscience, j'allais dire reptilienne enfin indirecte euh de l'énormité de ce qui a été fait et et et de et de l'inéquité en fait et et de la gravité de ce qui est faite parce que on parle quand même d'une guerre qui du côté ukrainien, c'est-à-dire du côté de ceux que l'on est censé sous soutenir que l'on souhaite voir se développer exister, prospérer. On parle quand même de plus d'un million de morts et même certains vont beaucoup plus loin que ça. Donc on est quand même on a prêté la main et plus que la main, on a prêté tout le corps à un conflit désastreux, perdu, coûteux, extrêmement coûteux. euh d'autant plus dans l'état actuel de nos économies euh et moralement très difficilement justifiable.
Voilà. Donc pourquoi on continue à ce point ? Et ben parce que le jour où on va euh où imaginer que tout sorte, que tout se voit, que tout soit dit mais autrement que sur nos canaux, que tout que tout soit euh h24 sur les grands les grands médias du monde, mais toute cette toute cette classe politique internationale qui qui n'est pas seulement européenne ou française, qui est internationale, qui a prêté la main à en plein cœur de l'Europe pour des résultats aussi nuls.
Euh, elle va quand même devoir à un moment donné rendre des comptes ou alors les peuples sont définitivement avachis ter. Ouais, ce serait dévastateur. Il y aurait le grand coup de ballo dévastateur.
C'est-à-dire que parce que bon, les Américains leur système est extrêmement juridique. Il est il est d'un cynisme total. il est il est d'une hypocrisie habissale.
Bon mais et il y a cette espèce a il y a ces permanentes commissions parlementaires, il y a ces permanentes euh action en justice et cetera. Mais imaginez qu'on fasse ça ici chez nous, qu'on s'y mette hein. Euh je pense qu'il y a beaucoup de destiné qui seraient extrêmement euh en danger, on va dire qu'à menacé.
Donc voilà, il faut mettre la poussière sous le tapis, continuer, continuer, continuer. Espérer qu'on va passer entre les gouttes et surtout alors la paix, l'avenir, la prospérité, la fin de la guerre, la sécurité européenne, alors tout ça tout ce qui moi me me m'occupe, m'importe, m'inquiète, me alors ça mais c'est la 12e roue du caros à vrai dire. Voilà.
Donc on on creuse on creuse notre tombe. On creuse notre tombe. On et on continue dans cette hypocrisie qui est qui est pour moi dévastatrice démocratiquement pour nos pays parce que quand même les gens s'en rendent compte.
Bon il y a il y a la partie qui veut se rendre compte de rien et qui considère qu'elle s'en soit elle s'en fout soit c'est son intérêt de se rendre compte de rien. Je parle de la population hein. Ouiouais bien sûr.
Euh qui est la partie haute généralement hein. C'est Ouioui oui. Tranquille.
Mais on a vu effectivement même dans les sondages en France l'effondrement du soutien à l'Ukraine c dernièrement. Voilà. Et puis conscience des gens voilà qui qui commence à à se dire "Mais attends mais mais qui est-ce qu'on soutient en fait là ?
Parce que euh bon la figure du Zelinski Churchilien si vous voulez c'est bon là ça fait longtemps qu'elle est déboulonnée là. Voilà, on commence à voir quand même ce que c'est que ce régime. Cet homme n'est qu'un cet homme il est là parce qu'on l'a mis là mais mais c'est tout ce qu'il y a autour en dessous à côté et que nous soutenons.
Voilà que nous soutenons. Bah on est vraiment là dans on est vraiment sur quelque chose de mafieux. Enfin, quand on voit même les menaces de mort contre Orban, enfin on est sur quelque chose qui Oui.
Oui, mais regardez. Oui, il y a des menaces de mort contre Orban, mais on a buté, on a on a tué, on a fait assassiner l'ayatolarney. Oui.
Oui, bien sûr, bien sûr. Non, non, mais aucun problème. Il y a il y a il y a plus de tabou en la matière.
Non, non, il y a une barbarie générale. Ouais. Voilà.
L'assassinat de chef d'état ou de gouvernement, c'était quand même un peu un tabou international. Bien sûr, bien sûr. Je sais même pas s'il y a pas dans la charte de Lenu ou dans alors tout le monde s'en fout de la charte de Lenue, mais enfin c'est quand même quelque chose de très important dont on devrait beaucoup se préoccuper de sa sauvegarde et de la rétablir et de la renforcer parce que c'est la seule en fait c'est la seule c'est le seul bouclier qui nous reste hein parce que la sauvagerie elle peut s'exercer contre n'importe qui bien sûr hein.
Aujourd'hui c'est l'Iran, demain ça peut être un autre puis un peu au jour ça peut être nous. Ça peut être une France qui décidait de redevenir souveraine par exemple. Voilà.
Non, mais que les gens réfléchissent à ça effectivement parce que voilà c'est donc l'arbitraire. L'arbitraire c'est pas parce qu'on croit être dans le camp du bien, du bon ou d'être les plus forts que il faut trouver ça génial l'arbitraire. L'arbitraire non, c'est la jungle.
C'est c'est l'inverse d'une vie en société et encore moins en société internationale. Voilà, c'est pas possible en fait. Il faut se restreindre, il faut il faut s'autoestreindre, s'auto pour ça que c'est quand même pas mal que on ait l'arme nucléaire parce qu'on sent on voit que les pays qui sont pas attaqués, c'est quand même les pays qui ont la dissuasion nucléaire.
Absolument. Absolument. Non mais ça c'est et et je pense que là aussi ce qu'on vient de faire à l'Iran, il faut pas oublier que son fils c'est pas c'est pas un père de l'année hein, c'est un dur hein.
C'est c'est Ah oui, on radicalise le régime, c'est sûr. Voilà, on a tout radicalisé et on fait ça partout et après on s'étonne, on comprend pas. Ben ben ouais mais en fait si si tu comprends pas, il est évident qu'un Iran alors l'Iran grâce à la fatoie de Ramene père Ouais euh avait dit non à l'armé voilà au nom de motif relique estim que c'était un pouvoir qui relevait d'un pouvoir divin quasiment voilà exactement ben tout à fait euh et que donc ce n'était pas donc c'était interdit donc c'était interdit maintenant Moi, il faut se mettre à leur place aussi.
Je veux dire, faut comprendre ce qu'ils sont en train de vivre. Ouais, bien sûr. Pas que le système, les gardiens, ceux qui dirigent et cetera, les 92 millions d'Iraniens.
Alors, bien sûr, il y a une partie qui n'aimait pas ce régime, qui avait envie d'en changer, partie moderniste, il y a une opposition à l'étranger parce qu'à l'intérieur évidemment, il y en a pas et cetera. Mais il y a aussi tout un tas de gens qui ont et et c'est c'est là aussi c'est une incompréhension très profonde de notre côté qui est très dommageable parce que ça nous fait prendre de mauvaises décisions et ça nous a fait sous-estimer complètement la réaction de la population. Euh il y a un attachement euh j' nationaliste en fait et comme ce régime n'est pas qu'une théocratie si vous voulez comme on le présente chez nous, c'est quelque chose de beaucoup plus euh diffus et ancré si vous voulez.
Il y a quand même cette idée que l'Iran est souverain avec ce régime qui a tous les défauts de la création peut-être à nos yeux et aux yeux de plein d'Iraniens mais qui malgré tout les préservent. Voilà. Est-ce qu'il préfèrent avoir les Américains chez eux ?
Non. Est-ce qu'il préfère avoir les Israéliens chez eux ? Non.
C'est une évidence. Comment est-ce qu'on peut croire le contraire ? Et ben si.
Pourtant voilà où nous en sommes. Oui. Oui.
Rien que dire ça, c'est important parce que on nous somme de dire "Vous êtes pour ou contre le régime." On a jamais dit qu'on était pour le régime. Enfin, moi j'ai aucun lien avec ce régime, je connais pas et j'en ai pas une image formidable.
Mais si euh on ne comprend pas la complexité des choses et qu'on oublie par exemple que l'Iran, bah c'était la Perse qui est aussi il y a aussi une profondeur civilisationnelle historique énorme énorme et que on veut pas voir le réel effectivement on va être dans un une on va être dans un film de Walt Disney avec les gentils et les méchants, mais on voit où ça mène quoi. Oui, ça ça mène toujours au pire. On va peut-être finir sur un point de réflexion.
Finalement là, on a deux conflits Ukraine-Russie, Moyen-Orient avec tous les liens entre bon il y a rien n'est jamais totalement dissocié mais enfin bon c'est quand même deux théâtres d'opération différent. Euh finalement on s'achemine vers défaites de l'Occident. Oui.
Euh est-ce que ça y est les années 2020 2030 c'est la grande bascule du monde où on va avoir bah la concrétisation après l'économie. qu'on a une un monde maintenant où c'est plutôt les bricks, c'est plutôt ce monde organisé autour de la Russie, de la Chine et d'autres qui dominent et non plus l'Occident qui a fini de qui en finit plus de tomber et qui a fini par par perdre. Alors euh est-ce que est-ce que la France question subsidiaire, est-ce que la France peut échapper à ce dilemme d'un peu binaire ?
Oui, justement, c'est ce que j'allais dire. C'est c'est peut-être un peu manikéen. Ouais.
Justement, c'estàd qu'effectivement du point de vue occidental, on est on aime ce manikquéisme et on voudrait arriver à remettre finalement les Chinois, les Russes, les Iraniens et tout ce qui résiste euh sous le boissau euh terminer, remettre le couvercle et et et tout va bien et on continue comme avant. Bon. Ça ça n'est pas possible.
Effectivement, on est dans cette grande reconfiguration violente puisque nous prenons le parti de gérer cela violemment mais ça je dirais que nous sommes responsables de ce point de vue-là. C'estàdire nous refusons, nous refusons tous les mécanismes, j'allais dire de compromis de dis regarder ce qui est devenu l'ONU. Regardez, voilà, on sort des accords, on Bon donc on refuse en fait que notre domination ne ne puisse pas s'exprimer comme on le souhaite.
Bon, donc ça c'est le voilà, c'est le c'est le bac à sable dans lequel tout le monde se trouve. Bon, est-ce qu'on va perdre ou gagner ? Bah, ça va dépendre de notre intelligence de situation.
On perdra d'autant plus qu'on continuera dans des dans des des des pulsions euh destructrices euh dont nous ne sommes plus seuls à avoir les moyens. Encore une fois, c'est ça et je pense que les modèles, surtout le modèle chinois, modèle russe, c'est encore autre chose, mais le modèle chinois euh il est attirant pour des millions et des milliards, à vrai dire de gens maintenant parce que il c'est une forme de c'est un modèle de puissance évidemment, c'est un modèle de déploiement, d'influence et cetera, mais c'est pas forcé un modèle guerrier, c'est pas un modèle de de d'agressivité guerrière, concrète, militaire et ça veut pas dire qu'il n'en ont ils ne s'en donne pas les moyens. Ça veut pas dire qu'ils ne sont pas capables de réagir, loin de là.
Mais ça n'est pas j'arrive, je te prends ce que tu as, je me mets à ta place et puis maintenant tu t'écrases comme le dit Trump hein. Tu t'écrases parce que parce que en fait je suis le plus fort. Voilà.
Bah je suis le plus fort donc tu vas mourir. Voilà. Bah c'est comme ça hein.
Et puis si tu es pas content, ben c'est c'est le même prix et c'est même plus cher encore. Donc c'est c'est là où nous sommes. Nous pêchons à la fois par prétention, par ignorance, par arrogance, par infantilisme, par idéologie, par tout.
On a on c'est je sais pas c'est les c'est l'espasme de de l'impérialisme. Moi, je trouve ça je suis toujours j'arrive toujours à m'étonner. de ce niveau d'imbécilité en fait.
Je je l'avait peut-être aussi déjà dans les années 90 avec toutes ces guerres ou début 2000, mais sauf qu'aujourd'hui c'est encore plus coûteux parce que le monde a basculé. Oui, parce que le monde a basculé dans les années 90 et ce qui c'est ce qui est arrivé au moment de la fin de l'URS, on s'est imaginé que c'était faisable. C'est ça.
Et qui suffirait après de mettre un ravissant petit napron, n'est-ce pas, où il y aurait marqué droit de l'homme, droit de la femme, droit du droit du chien, droit du chat et euh et et développement et blab blabla et démocratie euh pour en fait masquer euh notre prédation qui est qui est qui est planétaire en fait, qui est permanente. Parce que si vous regardez les raisons véritables de tous ces conflits, bon oui, là c'est le surceut de l'empire qui est menacé et affaibli. Bien sûr, c'est la Chine qui est la cible, mais c'est toujours la même chose.
C'est le gaz, le pétrole, les ressources, les terres rares, les machins, les moteurs de la croissance, les enfin ça n'a rien à voir avec les droits de l'homme. Évidemment, bien sûr. Les hommes là-dedans généralement, ils font les frais.
Alors, il y en a qui se prêtent au jeux. Les Ukrainiens se sont prêtés au jeu, certains au Moyen-Orient se sont prêtés au jeu et cetera parce que il se les Kurdes se prêtent au jeu aussi à ses volontiers. Je pense à eux.
Bon voilà des États ou des ou des peuples qui se disent bah après tout j'ai peut-être plus à gagner là à faire ça. Là les curdes on a eu un peu ralbol apparemment de Oui là là comment ils ont dit non comprendre. Voilà.
En tout cas, pour l'instant, mais je n'en sais rien à vrai dire, mais les informations qu'on peut avoir, c'est que pour l'instant la tentative israélo-américaine de les mobiliser n'a pas fonctionné à l'intérieur de l'Iran, enfin pour les curdes iraniens. Bon, euh non, ça n'a pas ça n'a pas donné parce qu'ils comprennent bien qu'ils vont comme les autres faire le coup de feu et puis après être lâchés, largué en race campagne quand ils auront fait ce qu'on ce qu'on attend d'eux. Alors, dans ce monde de la grande refiguration, comme vous selon vos termes, le la France aurait vu sa position géographique et historique euh pourrait avoir un rôle très intelligent.
Enfin, je je crois non. Ouais. Et on l'a pas aujourd'hui.
On va pas parler du bilan mais nos lignes de force sont parfaitement justement celles qui épouseraient ce nouveau monde. Pense on va finir là-dessus hein pour avoir une touche de perspective. Oui, oui, de perspective.
Mais oui, mais bien sûr. Moi, je crois je crois beaucoup évidemment en la France et en nos atouts, même si parfois je suis désespérée de voir où nous en sommes. Euh mais nous serions l'état idéal aussi parce que nous avons eu ce rêve impérialiste, ce rêve universaliste, ce rêve colonial, avec des réalisations, avec des échecs, avec tout un tas de choses, avec toute notre histoire.
Bon euh donc nous nous aurions, je dirais la richesse mentale, culturelle, intellectuelle euh vo politique et moral, mais la vraie morale, hein, pas le euh pour euh justement prendre cette complexité, prendre ce euh tout ce qu'il faudrait remettre en remettre en forme, remettre en compromis, remettre en équilibre. Euh et pour pouvoir participer à ça. Alors oui, on est une moyenne puissance bien sûr, mais on a besoin de gens comme ça.
On a besoin de médiateurs, on a besoin de de gens qui qui est d'État et de et d'hommes d'état euh qui euh qui acceptent d'avoir des rôles difficiles, ingrat souvent, voire carrément secret. Moi je c'est la meilleure des influences hein. C'est celle qui ne se voit pas, qu'on a pas besoin d'en faire toujours des tonnes.
On peut être très utile et très discret et d'ailleurs souvent les plus utiles sont les plus discrets. Voilà donc on pourrait faire tout ça et on en et on en retirerait des fruits considérables considérables. C'est c'est à la fois, j'allais dire vis-à-vis des peuples, vis-à-vis de l'image qu'on peut donner de soi, parce qu'il y a rien de pire qu'un grand état ou une grande puissance ou une grande nation ou une grande idée qui s'avilie et qui s'abétit dans le la servilité, hein.
C'est c'est désastreux en terme d'influence internationale. Je crois que là, on est on est mal. Euh et on pourrait euh en plus, j'allais dire économiquement, on pourrait être beaucoup plus intelligent.
Nous sommes, comme je le dis chaque fois et comme je le répète, nous sommes euh un morceau de rasie. Voilà. Donc, il faudrait arrêter de se concevoir comme euh de concevoir l'Europe comme quelque chose qui serait un continent détaché euh territorialement, géographiquement euh du continent eurasiatique.
Ça, c'est ce qu'on m'a appris quand j'étais petite. L'Europe l'Europe Oui. Oui, bien sûr.
Elle ne faisait pas partie de En fait, c'est pas un continent l'Europe, c'est un ensemble. Voilà, ensemble géopolitique euh mais interne à la grandeur rasie. Donc on devrait savoir profiter de cela.
Ça ne veut pas dire encore une fois euh perdre nos alliés traditionnels et cetera, mais l'alliance n'est pas l'allégance. L'alliance n'est pas l'alignement, l'alliance n'est pas la servilité. L'alliance n'est pas la réduction à juste l'exécution des volontés de l'autre.
Voilà. Tout ça suppose effectivement une vision mondiale stratégique. On a l'outroverse bien sûr et puis la souveraineté parce que on a du mal à imaginer de faire tout ça si on est soumis à tout un tas d'organisations supranationales.
Il faut le goût, il faut l'amour de la souveraineté. Il faut qu'on se rende compte que c'est c'est ça c'est précieux, c'est fondamental, c'est un trésor en fait. Et les le le portrait robot que vous décrivez, j'ai pensé à l'inverse de Macron parce que vous pouvez parler de discrétion.
Macron en politique étrangère parle beaucoup pour être parfaitement inefficace en réalité. Oui, mais il a il a ce travers de beaucoup de chefs d'état aujourd'hui dans le camp occidental et de Trump le premier. Hm hm.
C'est-à-dire que Trump derrière à la limite il y a encore derrière une influence qui peut être réelle. Mais oui, parce qu'il y a pas du mal parce qu'il y a la masse. Mais mais il y a cette espèce de croyance un peu naïve en la valeur performative du du mot de de l'image.
S'imagine que voilà, il suffit de dire pour que les choses soient. Euh non, au contraire, généralement, il faut il faut parler très peu, très très très peu. Voilà. et et agir en sous main, agir différemment, agir et les choses se savent mais c'est autre chose.
C'est autre chose. C'est ça. C'est beaucoup plus subtile et efficace.
Voilà. Et bien, on va conclure là-dessus. Un grand merci encore cher Caroline Galacteros hein.
On a votre chaîne en lien s père sous la vidéo en description. Voilà, suivez. Voir.
Voilà. Exact. Allez voir et encore merci et puis à très bientôt.
À très bientôt Floriant. Merci de cette invitation. Au revoir.
Au revoir. Et bien un immense merci à Caroline Galactéros. Vous avez sa chaîne sous la vidéo donc en description.
Paix et guerre et puis c'est toujours passionnant et vous voyez à quel point les enjeux sont là. Très importants les enjeux justement de guerre, de paix, d'accès à l'énergie pas cher, aux ressources, d'avenir et de l'influence de la France, de sécurité, de prospérité, de d'indépendance, de souveraineté. Tout ça c'est fondamental. et et donc merci de partager la vidéo.
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Florian Philippot